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Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
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2022-06-23 12:39 [p.7226]
Madame la Présidente, avec tout le respect que je dois au leader parlementaire de l'opposition officielle, la pandémie de COVID‑19 n'est pas terminée. Mon mari est extrêmement malade à la maison actuellement parce qu'il a contracté la COVID‑19. J'ai passé un test de dépistage ce matin, et il s'est révélé négatif. Je ne veux mettre personne en danger.
Aujourd'hui, il suffit de chercher sur Google de façon désinvolte pour trouver des avis scientifiques. Si le leader parlementaire de l'opposition nous dit qu'il n'existe aucune donnée scientifique, c'est parce qu'il choisit de se montrer aveugle. Les Centers for Disease Control des États‑Unis disent craindre une autre flambée. Je pense à ce qui se passe actuellement au Portugal. Il y a des avertissements émis par le Dr Zain Chagla, de l'Université McMaster, et le Dr Isaac Bogoch, que nous avons suivi très attentivement et qui dit qu'il faut examiner les données sur les eaux usées.
Il s'agit d'un virus qui mute. C'est ce qu'il fait. Il ne mute pas pour devenir de moins en moins dangereux: ses mutations le rendent parfois moins dangereux, parfois plus dangereux. Ce que j'ai constaté à la Chambre depuis le 13 mars 2020, date à laquelle nous avons ajourné nos travaux à cause de la pandémie de COVID‑19, c'est que chaque mesure d'adaptation fait l'objet d'une énorme lutte parlementaire. Conséquemment, nous prononcer sur cette question maintenant nous fera gagner du temps à l'automne.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:41 [p.7226]
Madame la Présidente, je n'ai qu'une chose à répondre, et c'est que d'autres assemblées législatives, comme le Congrès des États‑Unis et le Parlement britannique, sont revenues aux séances traditionnelles en personne. Pourquoi devraient-elles être différentes de nous?
Je serai heureux de répondre à une question du député de Kingston et les Îles.
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NPD (ON)
Je suis désolée, mais nous devons reprendre le débat.
Le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre invoque le Règlement.
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Lib. (ON)
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2022-06-23 12:41 [p.7226]
Madame la Présidente, je crois que vous constaterez qu'il y a consentement unanime pour poser une dernière question au député de Barrie—Innisfil.
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NPD (ON)
D'accord?
Des voix: D'accord.
La vice-présidente adjointe (Mme Carol Hughes): Le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre a la parole.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
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2022-06-23 12:42 [p.7226]
Madame la Présidente, je me demande si le leader à la Chambre de l'opposition peut essayer de clarifier quelque chose pour moi.
Ce matin, lorsqu'une motion a été présentée pour passer à l'ordre du jour, 66 conservateurs ont voté à distance et 44, en personne. Il s'agit de données publiques qui sont accessibles sur le site Web. Lorsque la motion de clôture a été mise aux voix, 52 conservateurs ont voté à distance. Cela signifie que 14 conservateurs se trouvaient à moins de 10 minutes de marche de la Chambre et ont été en mesure de venir ici, car ils avaient voté à distance plus tôt.
Le leader de l'opposition à la Chambre peut-il expliquer à la Chambre comment les conservateurs peuvent s'opposer aussi farouchement à cette technologie alors qu'ils l'utilisent couramment?
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:42 [p.7227]
Madame la Présidente, pour montrer le peu de respect que j'ai pour ce député, je passerai maintenant à la prochaine question.
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NPD (ON)
À l'ordre, je vous prie.
Je donne la parole à une députée pour un recours au Règlement, et il ne s'agit pas de celui qu'a présenté le secrétaire parlementaire.
La députée de Saanich—Gulf Islands invoque le Règlement.
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PV (BC)
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2022-06-23 12:43 [p.7227]
Madame la Présidente, je n'ai pas besoin de vous le signaler, je le sais, mais l'article 18 du Règlement indique qu'« aucun député ne doit parler irrévérencieusement » d'un autre député. Au-delà des expressions offensantes et des injures, « parler irrévérencieusement » signifie aussi dire, comme le député vient de le faire, qu'il a tellement peu de respect pour le député qu'il s'en va. Je suis désolée, mais ces propos vont à l'encontre de l'article 18 du Règlement.
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NPD (ON)
Je remercie la députée de Saanich—Gulf Islands pour son recours au Règlement. Je rappelle aux députés de se montrer respectueux les uns envers les autres. La session achève, et c'est aujourd'hui notre dernière journée. Je suis certaine que les greffiers seront heureux, comme nous tous, de pouvoir se reposer un peu.
Je demande aux députés de se montrer respectueux les uns envers les autres. Je donne maintenant la parole au député de La Prairie.
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BQ (QC)
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2022-06-23 12:44 [p.7227]
Madame la Présidente, j'aimerais d'abord mentionner que je partagerai mon temps de parole avec le député de Joliette.
Encore une fois, on présente une motion visant à prolonger les travaux parlementaires en format hybride. Il faut comprendre une chose: le Parlement hybride n'est pas une panacée. Plusieurs problèmes y sont liés. C'était censé être temporaire, et j'espère que c'est encore le cas.
Premièrement, il y a les problèmes d'interprétation. Il est souvent arrivé que l'interprétation ne fonctionne pas ou que les interprètes tombent malades pour des raisons diverses. C'est extrêmement exigeant pour les ressources humaines. Nous devons en être conscients.
Deuxièmement, il y a la reddition de compte. Le gouvernement se cache derrière un fonctionnement en deux dimensions. Il est toujours plus facile pour les ministres de cacher leur incompétence derrière les écrans que de le faire en personne. C'est un peu moins gênant. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Parti libéral aime beaucoup le Parlement hybride. C'est une façon de ne pas rendre de comptes. Comme on le sait, ce gouvernement n'aime pas le Parlement. Il n'aime pas discuter ni négocier. Il aime imposer sa loi.
Le gouvernement était minoritaire. Grâce au NPD, il est devenu majoritaire, et, grâce au leader du gouvernement à la Chambre des communes, il est maintenant autoritaire. On ne négocie plus. Pourtant, la prolongation du Parlement hybride devrait être négociée par une entente commune ou un consensus. On change la façon de gérer le Parlement. Ce n'est pas rien. Je ne me trompe pas en disant que cela a changé.
La démocratie exige que les ministres et les députés soient présents. On peut ainsi faire davantage de travaux parlementaires en discutant notamment de dossiers en cours ou de futurs comités. On a les moyens de le faire lorsqu'on est en présentiel. C'est un gouvernement qui se sauve. En voyant toutes les crises que ce gouvernement fait subir aux Québécois et aux Canadiens, on comprend pourquoi il se sauve. C'est un gouvernement incompétent, rien de moins.
Avant-hier, le 21 juin, nous avons eu des problèmes justement liés au Parlement hybride. Cela montre à quel point c'est fragile. Alors qu'au Bloc québécois, nous voulons pouvoir être capables de poursuivre les travaux parlementaires dans un contexte de pandémie, nous aurions aimé discuter plus longuement de la prolongation du Parlement hybride, et non pas nous la faire imposer comme c'est le cas aujourd'hui. Il n'y avait pas urgence d'agir.
Nous savons finalement, et nous l'espérons, que le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre se penchera sur la prolongation du Parlement hybride pour savoir quelle sera la suite des choses. Il faut savoir et constater que cela ne va pas si bien. Certaines choses sont problématiques.
Quelle est la position des autres partis?
Comme je l'ai dit, les libéraux ne veulent pas de Parlement. Ils ne veulent pas discuter. Cela fait donc leur affaire. La position du gouvernement est la suivante: moins de présence au Parlement et davantage de réponses en virtuel, ce qui est beaucoup plus facile. Si nous les laissions aller, le Parlement ne fonctionnerait qu'en mode hybride jusqu'à la fin des temps.
Pourquoi parlons-nous de Parlement hybride?
Nous en parlons à cause de la pandémie. Pourtant, quand on demande aux néo-démocrates pourquoi ils veulent un Parlement hybride, ils ne nous parlent pas de la pandémie. Ils nous disent qu'il s'agit d'une conciliation travail-famille et d'une façon de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Le gouvernement du NPD — puisque le NPD fait maintenant partie du gouvernement — a donné son accord au projet de Bay du Nord et à l'augmentation des subventions au pipeline Trans Mountain. Ensuite, les néo-démocrates viennent nous dire qu'il faut diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
La vérité, comme le disait le leader à la Chambre de l'opposition officielle, c'est que les néo-démocrates veulent rester chez eux, parce qu'ils habitent loin et que prendre l'avion fait mal aux oreilles. Voilà quelle est leur position. Ils aiment participer, mais à distance.
La réalité, c'est que, quand on est élu député, on a des comptes à rendre, on a des responsabilités et on a des devoirs envers ses concitoyens. Siéger au Parlement est le premier de ces devoirs. Se sauver derrière un écran ne fera pas en sorte qu'on travaille mieux. Personne ici n'y croit, mais telle est la position du gouvernement du NPD.
Le Bloc québécois pense que le mode virtuel ne doit pas être la norme, mais l’exception, dans un contexte de COVID‑19. Il faut que les gens puissent utiliser le virtuel s’ils ont le virus ou s'ils ont fréquenté une personne qui l’a attrapé. Le mode virtuel doit servir juste pour ces cas-là. Alors, comment expliquer que, depuis deux ans, nous n’avons à peu près pas vu plusieurs députés? Ont-ils la COVID éternelle? Ont-ils plongé dans une petite piscine remplie de COVID? Est-ce qu'ils ont découvert deux virus avec qui ils se promènent en permanence parce qu'ils s'en sont fait des amis? C'est cela, la réalité. Je ne nommerai personne, car on les connaît et, surtout, on sait quel parti fait cela.
Si on veut que cela devienne une conciliation travail-famille, si on veut brûler moins de gaz à effet de serre, ce sera au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre d'en discuter et de se prononcer sur la permanence d'un Parlement hybride.
À ce sujet, sur la façon dont pensent les députés du NPD, la COVID‑19 ou la pandémie n'est pas la vraie raison. Ils veulent un Parlement hybride pour toujours, et nous ne sommes pas d'accord sur cela.
Pourquoi en parler un 23 juin, alors que nous avons collaboré avec le gouvernement depuis plus de deux semaines pour que nous puissions justement être libérés aujourd'hui?Rappelons que le Parlement a voté pour la reconnaissance de la nation québécoise. J'annonce aux députés qu'aujourd'hui et demain auront lieu les festivités de la Saint‑Jean‑Baptiste, et nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes obligés de siéger, alors que ce n’est à peu près jamais le cas. Je crois que c'est arrivé quatre fois au cours des 40 dernières années.
Nous avions demandé au leader du gouvernement de reporter cette discussion à l'automne, et ce, pour trois raisons. D'abord, c'est ce qu'on fait depuis le début. C'est en début de session qu'on détermine la façon de fonctionner. Ensuite, il n'y a pas d'urgence, car nous retournons dans nos circonscriptions respectives. Enfin, cela va permettre de mieux colliger l'information.
Les libéraux ont dit plus tôt qu'on est en pandémie et qu'on ne sait pas comment la situation va évoluer. Raison de plus d'attendre et de colliger l'information pendant trois mois de manière à prendre des décisions plus éclairées, mais là, on parle de prolonger le Parlement hybride pendant un an. Aurait-on eu besoin d'un an ou de six mois? Peut-être qu'au mois de septembre nous aurions eu plus de réponses à nos questions, des réponses plus intelligentes. Manifestement, ce ne sont pas les réponses intelligentes qui enthousiasment les libéraux. On le voit avec le dossier des passeports, entre autres choses.
Nous avions donc proposé de reporter la discussion à l'automne aussi parce que nous avons des problèmes avec le Parlement hybride. Comme je l'ai dit plus tôt, nous trouvons que c'est une entrave à la démocratie et que ce ne doit pas être la norme. Je tiens à le répéter, car c'est important. Ce doit être une exception.
Il y a un fait historique que j'aimerais mentionner. Je sais que le député de Kingston et les Îles s'amuse à faire la liste de ceux qui votent et de ceux qui ne votent pas. Il ne s'occupe pas de son parti, mais, peu importe. Quand les députés du Bloc québécois n'étaient pas présents à la Chambre c'était parce que la plupart du temps, sauf exception, ils avaient attrapé la COVID‑19 ou côtoyé une personne l'ayant eue. Le mode virtuel pour nous était l'exception. De notre côté, nous essayons de faire preuve d'exemplarité. Pour nous, ce ne sont pas simplement des paroles, mais des gestes. Le fait de reconnaître la nation québécoise ne peut pas être juste des paroles. Il faut des gestes. Encore une fois, on a vu que le gouvernement parlait, mais n'agissait pas.
Pour toutes ces raisons, le Bloc québécois votera contre la motion.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2022-06-23 12:53 [p.7228]
Monsieur le Président, la semaine dernière, je n’ai pas pu participer à la séance ici en présentiel, parce que le résultat de mon test s’était avéré positif. Heureusement, le résultat de mon dernier test était négatif, ce qui indique que j’ai vraiment eu la COVID‑19. J’ai pu participer aux travaux de la Chambre grâce au Parlement hybride. C’était la semaine dernière. J’ai eu l’occasion d’aborder un certain nombre d’enjeux à la Chambre. Cela m’a aussi permis de voter.
Il est tout à fait irresponsable d’essayer de faire disparaître la pandémie. Qu’on le croie ou non, la pandémie durera encore au moins pendant ces prochains mois. Ce que nous faisons, c’est offrir à nos collègues la chance de faire preuve de leadership envers leurs électeurs en évitant de se tenir dans certains environnements. Je n’aurais pas voulu venir ici avec un résultat positif pour prononcer un discours ou pour voter. J’ai ainsi fait preuve de leadership, et c’est le genre de leadership dont nous devrions faire preuve face à nos concitoyens.
Mon collègue ne convient-il pas qu’il était responsable de ma part de participer aux débats par la méthode hybride la semaine dernière au lieu de venir en personne malgré un résultat positif au test de dépistage?
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 12:55 [p.7228]
Monsieur le Président, le député de Winnipeg-Nord dit que c'est faire preuve de leadership. Je le remercie. Il fait preuve de leadership parce qu'il est une exception.
Comme je l'ai expliqué, nous sommes en faveur de l'idée selon laquelle un député atteint de la COVID‑19 ne se présente pas à la Chambre mais puisse quand même participer à ses travaux. Si mon collègue avait écouté comme il faut, il aurait compris que je favorise cette intervention et ce comportement. Je lui dis donc bravo.
Oui, le député de Winnipeg-Nord est souvent à la Chambre, on le sait très bien. D'ailleurs, quand j'ai constaté son absence la semaine passée et sa participation virtuelle, je me suis dit qu'il s'était passé quelque chose et nous avons parié qu'il avait la COVID‑19. Lui, il ne pourra jamais dire qu'il ne fait pas sa job au Parlement.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Monsieur le Président, nous parlons de responsabilité et de tradition. Je me demande simplement ce que mon collègue pense du message que nous transmettons en parlant de leadership. Je pense que le message que nous envoyons aux Canadiens lorsque nous disons que s’ils sont malades, ils doivent quand même aller travailler est assez désuet. Est-ce le message que nous devrions transmettre à nos électeurs?
Je parle souvent à mon neveu Andy de l’importance du leadership. N’est-ce pas faire preuve d’un véritable leadership que de donner l’exemple en disant que, lorsque les gens sont malades, ils devraient rester à la maison jusqu’à ce qu’ils se sentent mieux? Nous pourrions alors utiliser les traditions de la Chambre, comme le pairage, pour que les députés puissent se rétablir avec l’appui de leurs collègues parlementaires. N’est-ce pas là une meilleure approche que la pratique habituelle qui consiste à se cacher du Parlement, à se soustraire à la reddition de comptes et à se servir du Parlement virtuel pour échapper à ses responsabilités?
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 12:57 [p.7229]
Monsieur le Président, cela revient un peu à ce que je disais. Il est sûr que, durant une pandémie, on peut être contagieux parce qu'on a attrapé la COVID‑19. Dans de tels cas, il est approprié de pouvoir continuer à travailler en mode virtuel.
Cela étant dit, quand la pandémie sera terminée ou qu'elle aura fortement diminué d'intensité, aura-t-on encore besoin d'un modèle hybride, ou pourra-t-on simplement revenir aux activités que mentionne mon collègue?
Il faudra en discuter entre leaders, de façon transpartisane, pour déterminer la meilleure façon de procéder. C'est là qu'on aura de saines discussions qui garderont le parlementarisme bien vivant au Parlement. C'est ce à quoi les Québécois et les Canadiens s'attendent de nous.
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