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Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Je suis maintenant prêt à me prononcer sur la question de privilège soulevée hier par le député de Calgary‑Centre.
Selon le député, la décision prise du consentement unanime pour ajourner la séance du 21 juin 2022 constitue une violation de ses privilèges. Il a souligné que, en raison des problèmes techniques avec le système de vidéoconférence, il avait été dans l’impossibilité de participer aux délibérations de la Chambre quand cette décision a été prise. À son avis, cette situation est équivalente à d’autres circonstances antérieures où l’accès physique des députés à la Chambre avait été entravé et il demande à la présidence de déterminer qu’il y a, de prime abord, matière à question de privilège.
Je remercie le député d’avoir soulevé la question. Comme je l’ai dit hier dans ma déclaration, la séance du 21 juin a été suspendue en raison d’un problème de connexion à l’extérieur de la Chambre des communes.
Il est clair pour la présidence qu’il n’y avait aucune tentative délibérée de nuire à la capacité du député de prendre part aux délibérations. Quand il a été porté à l’attention de la présidence qu’une panne généralisée empêchait les députés de participer aux travaux, la séance a été suspendue. Lorsqu’il est devenu évident qu’il serait impossible de résoudre le problème rapidement, suivant des discussions avec les représentants de tous les partis, la séance a repris pour permettre la présentation d’une motion d’ajournement. Cette motion a été adoptée avec l’accord unanime de tous les députés présents.
La présidence reconnaît que le député n’a pas pu consentir à cette décision. C’est précisément parce que certains députés n’étaient pas en mesure de participer que la Chambre a convenu d’ajourner plus tôt. La décision a été prise avec une volonté manifeste de protéger les droits des députés participant par vidéoconférence. Poursuivre la séance dans de telles circonstances aurait été plus problématique pour les privilèges des députés que la décision d'ajourner.
Par conséquent, la présidence ne peut conclure qu’il y a matière à question de privilège.
Je remercie les députés de leur attention.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2022-06-23 10:03 [p.7213]
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8)a) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles et sous forme électronique, la réponse du gouvernement à cinq pétitions.
Pendant que j'ai la parole, je propose:
Que la Chambre passe maintenant à l'ordre du jour.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Le vote porte sur la motion.
Si un député d'un parti reconnu présent à la Chambre désire demander un vote par appel nominal ou que la motion soit adoptée avec dissidence, je l'invite à se lever et à l'indiquer à la présidence.
Le leader parlementaire de l'opposition a la parole.
Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
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2022-06-23 10:05 [p.7213]
Monsieur le Président, je demande un vote par appel nominal.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Convoquez les députés.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je déclare la motion adoptée.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 10:49 [p.7215]
Madame la Présidente, relativement à l'étude de l'affaire émanant du gouvernement no 19, je propose:
Que le débat ne soit plus ajourné.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Conformément à l'article 67.1 du Règlement, il y aura maintenant une période de questions de 30 minutes. J'invite les honorables députés qui souhaitent poser des questions à se lever ou à activer la fonction « main levée » pour que la présidence ait une idée du nombre de députés qui désirent participer à cette période de questions.
Compte tenu du nombre de députés qui souhaitent poser des questions, je veux qu'il soit bien clair que je ne donnerai pas la parole parti par parti. Je vais plutôt balayer la Chambre du regard. Cela dit, si une personne d'un même parti indique sans arrêt qu'elle veut intervenir alors que d'autres députés n'ont pas encore pu participer, je vais donner la priorité à ceux qui n'ont pas pris la parole.
Le leader parlementaire de l'opposition a la parole.
Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
Voir le profil de John Brassard
2022-06-23 10:51 [p.7215]
Madame la Présidente, si la situation n’était pas si triste, je trouverais cela drôle, mais je n’ai pas envie de rire.
Le leader du gouvernement à la Chambre propose que nous revenions à un système hybride cet automne, alors qu’aucune autre assemblée législative au Canada, provinciale ou territoriale, ni aucune autre assemblée législative dans le monde n'utilise encore ce système. Même notre modèle, le Parlement britannique, qui a repris ses séances en présentiel et non en format hybride en juillet dernier, ne fait pas ce que fait le leader du gouvernement à la Chambre, et son partenaire néo-démocrate, le leader du NPD à la Chambre, en est complice.
Nous n’avons aucune raison de ne pas reprendre cette question en août ou en septembre. S’il est nécessaire de revenir à un Parlement hybride, alors nous pourrons nous entendre pour le faire, mais maintenant, nous nous y opposons.
J’ai entendu le raisonnement du leader du gouvernement à la Chambre et du leader parlementaire du NPD, qui, soit dit en passant, doivent penser qu’ils sont médecins. Le Dr Leader du NPD à la Chambre et le Dr Leader du gouvernement à la Chambre prévoient qu'un nouveau variant fera son apparition d’ici l'automne. De toute évidence, ils sont les meilleurs immunologues, virologues et épidémiologistes au monde, parce que les responsables de la santé publique au Canada affirment que nous devons revenir à la normale.
Il n’y a aucune raison de faire ce qu’ils disent. Pourquoi les libéraux nous forcent-ils à revenir à un Parlement hybride alors qu’il n’y a aucune raison de le faire? C’est parce qu’ils veulent se cacher. C’est tout. Ils évitent la reddition de comptes et la transparence. Ils veulent se cacher et ne pas rendre de comptes aux Canadiens, aux Canadiens qui nous ont élus.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
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2022-06-23 10:53 [p.7215]
Madame la Présidente, plus une personne est en colère, plus elle démontre son opposition aux questions dont nous débattons.
Examinons un peu les mesures dont parle mon collègue. S’il s’y oppose, lui et ses collègues ne seront pas tenus de s’en servir. S’ils ne veulent pas se prévaloir des mesures hybrides, qu’ils ne s’en servent pas.
Je suis certain qu’au moment de voter, aujourd’hui, tous les députés conservateurs seront présents. Je suis certain que tous les députés voteront en personne. Après ce discours enflammé sur la gravité de ces mesures, je suis certain que tous les députés du Parti conservateur seront présents à la période des questions aujourd’hui. Tous voteront en personne parce que, évidemment, c’est un affront terrible à la démocratie, n’est-ce pas? Cette colère est réelle, et comme cette colère est réelle, ils seront tous ici en personne.
Voici ce qui s’est passé. Au début de la pandémie, nous n’avions évidemment aucune idée de ce qui nous attendait. Nous avons élaboré des dispositions qui nous donneraient la souplesse...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
À l'ordre. J'ai indiqué comment je procéderais et je demanderais aux députés de bien vouloir respecter le parlementaire qui a la parole. Il reste 27 minutes et demie pour les questions et les observations, ce qui est amplement suffisant selon moi pour permettre à d'autres députés de poser des questions ou de faire des observations.
Je prie les députés de garder le silence d'ici là.
Si le leader du gouvernement à la Chambre pouvait conclure, je pourrais passer à la prochaine question.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 10:54 [p.7215]
Madame la Présidente, je suis certain qu'il y aura beaucoup d'autres questions, alors je pourrai revenir sur ce point.
Je précise que, au lieu de débattre constamment de cette question, nous pourrions offrir une stabilité au Parlement pour la prochaine année et nous donnerions au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre l'occasion d'examiner ce qui peut ou ne peut pas être utilisé au-delà de ces mesures. Cette façon de faire assurerait la stabilité et la transparence et nous donnerait l'occasion d'examiner ce qui a fonctionné, ce qui est la bonne approche à adopter.
Des voix: Oh, oh!
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
J'entends encore des voix, alors que je ne le devrais pas. Je prie donc les députés d'attendre d'avoir la parole.
Nous passons aux questions et observations. Le député de Montcalm a la parole.
Voir le profil de Luc Thériault
BQ (QC)
Voir le profil de Luc Thériault
2022-06-23 10:55 [p.7216]
Madame la Présidente, jusqu'à maintenant, je n’ai pas entendu beaucoup d’arguments de la part du leader du gouvernement.
Ce que je ne comprends pas, dans l'attitude de ce gouvernement, c'est son empressement à vouloir tout de suite décider d’un Parlement hybride, alors que les mesures sanitaires sont complètement assouplies dans les transports en commun, là même où il pourrait y avoir le plus de problèmes. Je ne comprends pas pourquoi nous devons décider de cela aujourd’hui, alors qu'il n’y a pas de hausse marquée de cas.
Je pense que nous pourrions prendre une telle décision au retour de la Chambre. Apparemment, ce n'est pas possible. Il semble y avoir une urgence de décider aujourd’hui d’un Parlement hybride, alors que ce n’est pas le sens du travail que nous devons faire. Ici, c’est la maison du peuple.
Je ne comprends pas. J’aimerais qu'on me donne des arguments. Je n’en ai pas encore entendu de la part du leader, hormis la volonté d'accommoder présentement son monde.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 10:56 [p.7216]
Madame la Présidente, cette semaine, dans le contexte actuel, beaucoup de députés sont atteints de la COVID‑19. La seule possibilité pour eux de participer aux débats du Parlement et de voter est d’utiliser le système hybride. La pandémie se poursuit. Des personnes meurent chaque jour, malheureusement. Il s'agit d'une situation très sérieuse.
Cette flexibilité donnera la possibilité aux députés d’utiliser ou non le système hybride. Si la situation s’améliore au fil du temps et que les députés ne veulent plus utiliser le système hybride, la décision leur reviendra. Il n’y a aucune obligation pour eux d’utiliser le système hybride.
Toutefois, si un changement survenait, comme ce fut le cas avec le variant Omicron, nous aurions besoin de flexibilité et de nous adapter. C’est exactement ce que la motion propose de faire.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Madame la Présidente, c'est fou, cette opposition exagérée des conservateurs à ce qui est une bonne mesure pleine de gros bon sens, compte tenu de tout ce que le leader du gouvernement à la Chambre a dit sur l'importance de permettre aux députés de participer aux débats. Même si les députés sont atteints de la COVID et même s'ils sont incapables d'être présents à la Chambre, les gens qu'ils représentent ne perdraient pas leur voix ni leur vote, ce qui est important. Toutefois, nous avons assisté hier soir au spectacle malheureux des conservateurs qui ont monopolisé tout le débat sur la question, refusant d'entendre les autres partis et refusant de céder la parole pour que d'autres puissent s'exprimer sur le sujet.
J'aimerais demander au leader du gouvernement à la Chambre si la mesure à l'étude est, en partie, due au fait que les conservateurs ont été si égoïstes en essayant de monopoliser tout le temps de la Chambre et en refusant de permettre à d'autres voix de se faire entendre sur l'importante motion.
Des voix: Oh, oh!
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Encore une fois, il semble que ce soient toujours les mêmes fautifs qui sont en train de chahuter et de crier. Je dirai simplement que si un député n'a pas la parole, il devrait se taire.
Le leader du gouvernement à la Chambre a la parole.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 10:58 [p.7216]
Madame la Présidente, je pense que nous devons tous prendre un peu de recul. Il est ici question de poursuivre ce que nous avons depuis deux ans et qui nous a donné une marge de manœuvre incroyable pour représenter nos concitoyens, même lorsque nous sommes malades. Pas plus tard que la semaine dernière, cinq députés ont attrapé la COVID‑19 et nous en comptons d’autres cette semaine, ce qui ne les empêche pas de continuer de représenter leurs concitoyens.
Ce serait pour un an. Si certains sont vraiment contre — et je sais que certains n’aiment vraiment pas l’idée, et je comprends —, le comité de la procédure et des affaires de la Chambre déterminera si de telles dispositions peuvent s'appliquer en dehors de la pandémie ou seulement dans un contexte de pandémie, mais ce serait pour une période d’un an. Un comité tiendra compte de toutes les préoccupations qui ont été exprimées. N'empêche que cette question soulève les passions. Nous devons nous en remettre à un processus parlementaire qui statuera sur cette question et en examinera le bien-fondé, mais le mécontentement exprimé par certains députés est disproportionné par rapport à la question dont nous sommes saisis aujourd’hui.
Voir le profil de Kody Blois
Lib. (NS)
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2022-06-23 10:59 [p.7216]
Madame la Présidente, force est de conclure, d’après ces échanges, que les conservateurs craignent que cette proposition n’entraîne un déficit démocratique. Et pourtant, j’ai constaté qu’au moment de voter, un certain nombre d’entre eux ont utilisé les outils mis à notre disposition.
Ce que je n’ai pas entendu par contre, et j’aimerais l’entendre, c’est ce que pense le leader du gouvernement à la Chambre de tout cela, car il s’agit de propositions constructives sur la façon de trouver un équilibre entre l’utilisation d’outils en ligne et le fait de veiller à ce que les députés de l’opposition se sentent en mesure d’exiger des comptes du gouvernement, ce qui est probablement déjà le cas. Ils ont des craintes, mais il n’y a pas eu de débat constructif. Je suppose que ce débat pourra prendre place au comité de la procédure. Nous avons, certes, été en mesure de mettre ces outils en œuvre, mais s’il existe des façons de veiller à ce que le gouvernement rende des comptes à tous les députés, c’est à cet endroit qu’il faudra en parler.
Le député peut-il nous en dire un peu plus sur la façon dont ce processus se déroulera?
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:00 [p.7216]
Madame la Présidente, mon collègue a tout à fait raison.
Je dirai tout d’abord que, dans mes discussions avec tous les partis de l’opposition, j’ai clairement indiqué dès le départ que j’étais ouvert à toute idée sur la façon de répondre à leurs préoccupations. Malheureusement, l’opposition n’a pas réagi: silence radio de ce côté. Nous allons cependant continuer de demander comment améliorer la situation dans l’immédiat, tandis que nous continuons de rechercher un maximum de souplesse pour agir en temps de pandémie.
Nous sommes un très grand pays, et nous ne voulons pas que les députés malades se retrouvent dans une situation où ils doivent choisir entre représenter leurs concitoyens et...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Il y a un rappel au Règlement.
Le député de Battle River—Crowfoot a la parole.
Voir le profil de Damien Kurek
PCC (AB)
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2022-06-23 11:01 [p.7217]
Madame la Présidente, cela concerne ce que le leader parlementaire du gouvernement vient de dire sur le fait que les partis de l'opposition n'ont émis aucun commentaire au sujet d'un Parlement hybride...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Ce n'est pas un rappel au Règlement. Il s'agit d'un point de discussion et de débat, et je demanderais au député de poser une question.
Le leader parlementaire du gouvernement doit conclure.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:02 [p.7217]
Madame la Présidente, je tiens à être très clair lorsque je parle de commentaires. Quand les députés me disent simplement qu'ils s'opposent à cette idée, je comprends. Ils sont contre. Au comité de la procédure, nous pourrons discuter des raisons de cette opposition et tenir un débat vigoureux. J'aimerais toutefois qu'on présente des exemples précis et concrets de ce qui pourrait être fait pour améliorer la situation. Je n'ai rien entendu en ce sens, mais je suis évidemment ouvert à toute suggestion.
Voir le profil de Mike Morrice
PV (ON)
Voir le profil de Mike Morrice
2022-06-23 11:02 [p.7217]
Madame la Présidente, si je comprends bien, en ce moment, nous ne débattons pas vraiment de la motion, mais bien de la clôture à l’égard de cette motion, et nous en sommes à la dernière journée de l'approche actuelle. J'aimerais que le leader parlementaire du gouvernement nous donne une explication raisonnable de la nécessité de cette clôture.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:02 [p.7217]
Madame la Présidente, il y a plusieurs raisons. La première est que nous devons prendre une décision à ce sujet afin de pouvoir assurer la stabilité du Parlement. La motion demande un an, et cela donnerait également l’occasion au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre d’y jeter un coup d’œil et d’en examiner les mérites relatifs.
Par ailleurs, nous avons débattu de cette question ad nauseam. Je vois l’ancien leader parlementaire du Parti conservateur en face de moi et je pense au nombre de conversations que nous avons eues avant les séances, et au nombre de conversations que j’ai eues avec l’actuel leader parlementaire à ce sujet. Chaque fois que nous essayons d’ouvrir cet endroit, nous passons des semaines à en parler, et ce qui est rapporté aux médias, c’est le débat sur la question de savoir si le Parlement utilisera le système hybride ou non. Au lieu de parler des questions cruciales du jour, nous avons ce débat prolongé sur la question de savoir si oui ou non le format hybride est quelque chose que nous devrions utiliser en plein milieu d’une pandémie.
Tout ce que je dis, c’est allons-y pour une période d'un an. Assurons-nous que, pendant que dure cette incertitude, nous avons un système stable en place, puis faisons appel au comité parlementaire pour évaluer son utilité, ou son inutilité, en dehors d’une situation de pandémie.
Voir le profil de Lianne Rood
PCC (ON)
Madame la Présidente, ce que je vois de la part des libéraux, c’est qu’ils veulent se cacher derrière des écrans d’ordinateur pour éviter la responsabilité et la transparence. Nous entendons les responsables de la santé publique nous dire que nous sommes en train de sortir de la pandémie et que le reste du monde a recommencé à travailler normalement.
Nous avons une institution ici. Nous sommes ici depuis plus de 150 ans et nous avons été capables de maintenir le Parlement en activité alors que les gens souffraient d’autres maladies, ou pire, pendant de nombreuses années. Les gens de ma circonscription de Lambton-Kent-Middlesex m’ont élue pour que les représente dans cette enceinte. Pourquoi les libéraux veulent-ils continuer à se soustraire à la démocratie et à se cacher derrière un écran au lieu d’être ici en personne? Nous devrions être dans cet endroit. Lorsque nous avons des problèmes de connectivité Internet en milieu rural dans des endroits comme ma circonscription, où l’Internet est instable, le système ne fonctionne pas.
Nous devons être ici. Cela a fonctionné pendant plus de 150 ans, et nous devons continuer à être présents.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:04 [p.7217]
Madame la Présidente, les institutions du Parlement nous sont incroyablement chères. Je sais que chaque personne ici présente a un profond respect pour nos processus et systèmes démocratiques et les veut efficaces. Je peux revenir sur le début de la pandémie, sur les conversations constructives que nous avons eues avec tous les partis quant à la nécessité pour le Parlement de s’adapter et de prévoir d’autres arrangements. Comme la pandémie n'est toujours pas terminée et que nous ne savons pas ce qu'elle nous réserve, car aucun d’entre nous n’est doué de clairvoyance, cette mesure nous apporte de la stabilité.
Si le député d’en face pense qu’un élément n'offre pas la même reddition de compte qu’un autre, nous aurons l’occasion d’en débattre. Ce n’est pas une opinion qui est partagée universellement. Je comprends que la façon de répondre à une question préoccupe le député d’en face. Or, il est tout aussi préoccupant pour les députés de ne pas pouvoir participer au débat parce qu’ils sont malades ou de ne pas avoir le choix, pour représenter leurs concitoyens, entre rentrer travailler tout en étant malade, risquant ainsi de rendre d’autres personnes malades et de disséminer la maladie dans tout le pays, et travailler virtuellement et...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Nous reprenons les questions et observations. Le député de Drummond a la parole.
Voir le profil de Martin Champoux
BQ (QC)
Voir le profil de Martin Champoux
2022-06-23 11:06 [p.7217]
Madame la Présidente, en écoutant les questions et les réponses, je me rends compte que c'est finalement un échange de grand vide. Les mesures hybrides pour maintenir le Parlement en fonction durant la pandémie étaient une bonne idée, mais ce, dans un contexte de pandémie. On se sort cependant progressivement de cette pandémie. On peut croire que, plus les mois vont avancer, plus on va s'en sortir.
De tous les sujets, celui qui monopolise nos travaux aujourd'hui et qui est le plus important aux yeux du gouvernement, c'est la prolongation d'un an du Parlement hybride. C'est pourtant une chose que nous pourrions faire au retour de la Chambre à l'automne, que nous pourrions faire en fonction de l'évolution de la situation.
J'ai l'impression que certains de nos collègues ont trouvé bien pratique le fait de pouvoir rester dans le confort de leur foyer, parce qu'ils habitent loin et qu'ils peuvent manger des chips pendant les travaux parlementaires. Or, ce n'est pas la bonne raison.
J'aimerais entendre une vraie bonne raison pour justifier qu'on discute aujourd'hui de prolonger d'un an le Parlement hybride, alors qu'on pourrait raisonnablement le faire lors de la rentrée à l'automne en fonction de la situation du moment. Ce serait la bonne chose à faire.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:07 [p.7218]
Madame la Présidente, il est évident que tout le monde veut que la pandémie cesse. Or, ce n'est pas le cas. La pandémie se poursuit. C'est la réalité, aujourd'hui.
Nous devons donc demeurer flexibles, parce qu'il est vraiment important que chaque député puisse représenter ses concitoyens. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin d'un système aussi flexible que le système hybride.
Selon le député de l'autre côté, la Chambre aurait normalement dû terminer ses travaux hier. Aujourd'hui est donc un jour extraordinaire. Il est bon d'utiliser une journée qui n'existe pas normalement pour terminer ce débat afin que nous puissions poursuivre notre travail à l'automne, et ce, sans distraction.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
Voir le profil de Leah Gazan
2022-06-23 11:08 [p.7218]
Madame la Présidente, nous avons beaucoup discuté de cette question à la Chambre, et j’ai souvent entendu dire, entre autres choses, que les gens qui travaillent en ligne ne travaillent pas. Ces propos sortaient parfois de la bouche des conservateurs, et pourtant, j'en vois un certain nombre qui, comme moi, sont en ligne aujourd'hui. Ils visent peut-être les députés de leur propre parti.
Nous avons travaillé très fort pendant la pandémie. Voilà une occasion d'attirer plus de femmes en politique. Cette formule nous permettra aussi de contribuer à la lutte contre la crise climatique en réduisant les déplacements des députés. Nous sommes aux prises avec une urgence climatique.
Je me demande si l’honorable leader parlementaire pourrait faire des commentaires à ce sujet.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:09 [p.7218]
Madame la Présidente, je suis heureux que les députés aient la possibilité d’utiliser ces mesures. De toute évidence, nous en tirons des leçons. Aujourd’hui, de nombreux conservateurs utilisent le mode de travail en ligne. Lorsque nous voterons plus tard dans la journée, de nombreux conservateurs utiliseront l'application. Tous les députés ont utilisé et utilisent encore une forme ou une autre de ce système.
Il est clair qu'au sein des caucus, les opinions varient sur ce qui fonctionne ou ce qui ne fonctionne pas. Voilà pourquoi nous devrions tirer parti de cette journée spéciale. Normalement, nous ne serions pas ici aujourd'hui. Nous devrions être chez nous, dans notre circonscription. Nous sommes ici plus longtemps qu’à l’accoutumée afin de statuer sur cette question et nous donner une année, et afin que ce débat qui suscite les passions des deux côtés de la Chambre se déroule en bonne et due forme au comité de la procédure sur la question de savoir si ces dispositions sont utilisées en dehors des circonstances liées à la pandémie.
Voir le profil de Frank Caputo
PCC (BC)
Madame la Présidente, le leader du gouvernement à la Chambre veut un dialogue, alors voici un dialogue. Cette mesure est censée être motivée par la COVID, et ce que nous voyons de ce côté-là de la Chambre, c’est qu’elle sert d’excuse pour ne pas se présenter dans cette enceinte. Nous voyons des gens qui sont ici le matin, sur vidéo l’après-midi, puis ici le lendemain matin. Après la période des questions, nous voyons des députés des banquettes ministérielles se précipiter à l'extérieur pour voter à distance. Comment peut-on dire qu'ils respectent cet endroit s’ils ne votent pas de leur siège juste après avoir assisté à la période des questions?
Si le leader du gouvernement à la Chambre veut une proposition, que diriez-vous de celle-ci? Si les députés sont préoccupés par la COVID, ils devraient rester chez eux et travailler à distance. Si cela n’a rien à voir avec la COVID, pourquoi ne sont-ils pas ici?
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:11 [p.7218]
Madame la Présidente, le député pourrait peut-être poser cette question aux membres de son propre caucus qui participent virtuellement aujourd’hui et qui voteront virtuellement aujourd’hui. Il pourrait demander aux membres de son propre caucus pourquoi ils utilisent le système et pourquoi ils le trouvent utile. Peut-être qu’il pourrait adresser ces critiques à son propre caucus...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je demanderais au député de Kamloops—Thompson—Cariboo et au secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes (Sénat) de cesser leur conversation. S'ils souhaitent discuter, ils peuvent le faire à l'extérieur.
Le leader du gouvernement à la Chambre a la parole.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:11 [p.7218]
Madame la Présidente, comme je l'ai dit, je comprends que cet enjeu soulève vraiment les passions des deux côtés. Nous avons tous à cœur de représenter nos concitoyens. Nous attachons tous de la valeur à cette institution. Notre amour profond pour la démocratie est ce qui nous a amenés à cet endroit et nous a poussés à consentir d'énormes sacrifices au service des résidants de notre circonscription. Certains croient fermement, comme le député d'en face, qu'on ne devrait pas maintenir le système hybride. J'aimerais, évidemment, que la pandémie prenne fin, mais elle sévit toujours, et le système hybride nous permettra de conserver une certaine marge de manœuvre au cours de l'année prochaine, notamment en laissant aux députés le choix d'utiliser ces dispositions ou non. La motion proposée permettra aussi à un comité parlementaire d'entreprendre une étude sur les délibérations hybrides.
Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Voir le profil de Denis Trudel
2022-06-23 11:12 [p.7218]
Madame la Présidente, je me sens à la fois un peu triste et pas respecté ce matin à la Chambre.
Aujourd'hui, c'est le 23 juin, la veille de la fête nationale du Québec; à cause de l'incompétence du gouvernement libéral à gérer son agenda et des mesures d'obstruction du Parti conservateur, la plupart des députés du Québec à la Chambre ne pourront pas, aujourd'hui, être dans leur circonscription pour célébrer leur fête nationale.
En plus, j'ai l'impression, depuis quelques semaines, que je me lève plus souvent à la Chambre pour débattre de la façon dont on va débattre que de débattre vraiment de mesures et de projets de loi qui vont aider les Canadiens.
Je suis vraiment très triste et je ne me sens pas respecté en tant que parlementaire du Québec aujourd'hui à la Chambre.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:13 [p.7218]
Madame la Présidente, c'est un peu bizarre, parce qu'il y a un an que le calendrier a été fixé.
À ce moment, le Bloc québécois a fait le choix de siéger aujourd'hui. Ce n'est pas un jour additionnel et ce n'est pas du tout une surprise. Si cela pose problème aujourd'hui, le 23 juin, pourquoi n'était-ce pas un problème pour le Bloc québécois quand le calendrier a été déterminé? Cela me semble bizarre.
Le Bloc québécois est fâché que la Chambre siège quand elle est censée siéger.
La Chambre est censée siéger, les amis.
Pour moi, c'est bizarre. Je ne comprends pas du tout cet argument.
Voir le profil de Bonita Zarrillo
NPD (BC)
Madame la Présidente, je dois dire que ce débat est extrêmement capacitiste. Même hier, certains propos capacitistes étaient tout simplement déchirants. Je me demande à quoi ressemblerait ce débat si 338 d'entre entre nous étaient immunodéprimés, souffraient de comorbidités ou avaient des enfants ou des parents habitant sous leur toit qui subissaient une greffe de cellules souches, une chimiothérapie ou toute autre maladie grave.
J’ai été dans la même pièce que des personnes dont je sais que le conjoint avait subi un transfert de cellules souches. Elles ont été forcées de venir ici parce qu’elles font partie du personnel. Nous sommes ici, dans notre espace capacitiste, et nous nous attendons que les personnes qui nous soutiennent viennent faire leur travail. La dernière chose que je voudrais faire en tant que députée, si j’étais malade ou si un membre de ma famille l’était, c’est de venir ici et de contaminer un membre du personnel qui compose avec une personne atteinte d'une maladie grave à la maison.
C’est vraiment décevant. Dans ma circonscription de Port Moody-Coquitlam, Anmore et Belcarra, un certain nombre de personnes mourraient si elles attrapaient la COVID-19. Elles sont constamment confrontées à ce discours capacitiste. Je n’en peux plus. Peut-être que le député…
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Le leader du gouvernement à la Chambre a la parole.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:15 [p.7219]
Madame la Présidente, la députée d’en face soulève un excellent point. Les députés n’ont pas tous le même état de santé. J'ai appris deux ou trois choses pendant les trois années où j’ai assumé les fonctions de whip. Premièrement, il y a la difficulté d’être un être humain. Il y a tellement d’histoires que nous n’entendons pas sur ce que les autres vivent, et j’ai énormément de sympathie pour tous les députés et les sacrifices qu’ils font. Deuxièmement, ceux qui sont malades au cours d’une pandémie, ou qui souffrent d’autres maladies ou sont immunodéprimés doivent avoir la possibilité de continuer à représenter leurs concitoyens. La députée a tout à fait raison.
Je ferai une dernière remarque sur cette question. Je vois un enfant dans cette enceinte, et j’adore cela. Il n’y a pas si longtemps, lorsque j’ai été élu en 2004, ce geste aurait été considéré comme odieux. La présence d’un enfant dans la Chambre aurait été considérée comme irrévérencieuse. Des députés auraient dit dans le hall d’entrée à quel point la présence d’un enfant dans la Chambre était indécente et irrespectueuse. J’ai entendu de tels propos. Certains disaient qu’ils ne permettraient jamais cela et que ceux qui étaient en faveur profanaient et détruisaient cet endroit.
Les institutions évoluent au même rythme que notre compassion et notre compréhension les uns pour les autres, et c’est de cela qu’il s’agit.
Voir le profil de Laila Goodridge
PCC (AB)
Madame la Présidente, je comprends certains commentaires qui ont été faits et je suis heureuse de pouvoir amener parfois mon enfant à la Chambre en raison des longues heures de travail et des difficultés que nous vivons en tant que parlementaires, mais le fait que cette mesure soit adoptée à toute vapeur au cours des deux derniers jours de la session parlementaire sans qu’il y ait de véritables possibilités de débat est odieux. C’est inacceptable.
Si les députés d’en face veulent vraiment améliorer les choses, discutons-en. Ne nous contentons pas d’une solution de fortune à la situation actuelle. Discutons-en sérieusement en septembre pour réellement régler le problème au lieu d'adopter cette solution expéditive.
Tous les autres systèmes parlementaires au Canada sont déjà revenus aux réunions en personne. Il y a tellement de gains à faire en reprenant ces conversations du début. Je pense vraiment que ce que nous faisons en ce moment nuit à la démocratie, parce que nous n’avons pas eu de débat convenable. Bien qu’il y ait de très bons arguments, nous n’avons pas eu le temps d’étudier la question et de nous assurer que nous faisons ce qu’il y a de mieux pour les Canadiens.
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Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:18 [p.7219]
Madame la Présidente, tout d’abord, je suis très heureux de voir que la députée d’en face peut amener son enfant à la Chambre. Je suis très heureux que nous ayons des dispositions qui reconnaissent que les responsabilités parentales sont extraordinairement difficiles et que ce sont les fonctions les plus importantes que nous aurons à assumer dans notre vie. Il faut leur accorder la priorité, et je salue le fait qu’elle soit de cet avis et que tous les députés, qu’ils aient un enfant ou non, soient de cet avis.
En fait, nous débattons de cette question depuis deux ans. Au début de chaque session parlementaire, nous avons eu l’occasion de nous exprimer dans les médias, à la Chambre et au Bureau de régie interne. Nous avons eu des débats approfondis. Je dis que nous devons, pendant que nous sommes toujours en pleine pandémie, maintenir ces dispositions pendant encore une année et tenir ensuite un débat distinct sur ce qui va se passer.
Je tiens à souligner quelque chose de déroutant. Lors du dernier vote sur l’ordre du jour, 66 députés conservateurs ont voté à distance et 44 ont voté en personne.
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 11:19 [p.7219]
Madame la Présidente, aujourd'hui, j'apprends quelque chose.
La tradition veut que la fête nationale des Québécois soit fêtée les 23 et 24 juin. En effet, le 23 juin, généralement, le Parlement ne siège pas, sauf s'il y a urgence, ce qui n'est arrivé qu'à quelques reprises dans le passé. Le 23 juin est réservé aux urgences.
Cette motion aurait facilement pu être déposée plus tôt, puisque le gouvernement avait amplement de temps. Le Bloc québécois a toujours assuré sa collaboration, notamment pour le projet de loi C‑14, pour lequel il a libéré deux jours pour permettre à ce Parlement de finir le mercredi et aux Québécois du Bloc québécois et des autres partis d'aller fêter avec leur monde.
Notre demande était légitime. Ce gouvernement a refusé avec véhémence le fait que les Québécois ont une fête à fêter ce soir et demain. Nous avions demandé soit qu'on ne siège pas jeudi soit qu'on siège, mais avec l'horaire du vendredi pour que nous puissions quitter la Chambre plus tôt pour être avec notre monde à la fête du Québec. Ce gouvernement a dit non. Est-ce que la situation aurait été la même si on avait travaillé le 30 juin?
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Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:20 [p.7220]
Madame la Présidente, il y a un an, nous avons eu l’occasion de revoir le calendrier, qui comprenait le 23 juin. Personne ne s’est opposé à l’inclusion du 23 juin. À ce moment-là, le calendrier a été approuvé, à l’unanimité, pour que nous siégions tous ces jours-là. Et rien ne laissait entrevoir la possibilité que nous allions partir plus tôt. Je n’ai jamais dit à mes concitoyens que c’était le calendrier, mais que nous n’allions peut-être pas le respecter. La plupart d’entre nous entretiennent peut-être l’espoir que la Chambre ne siégera pas jusqu’à la fin du calendrier, mais s’il y a un problème grave, pourquoi…
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
À l'ordre. L'honorable député de La Prairie a posé une question, mais il semble qu'il est en train de débattre avec quelqu'un d'autre. Je suis certaine qu'il a envie d'écouter la réponse.
Je demande à l'honorable leader du gouvernement à la Chambre de terminer sa réponse, avant que je donne la parole à quelqu'un d'autre pour poser une brève question avant la fin du temps imparti.
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Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:21 [p.7220]
Madame la Présidente, je dirai simplement que c'est la première fois que j'entends dire que le 23 pose problème. C'est littéralement la première fois. Pour les calendriers futurs, je dirais que si le Bloc y voit un problème, il n'a qu'à manifester son désaccord à l'égard de cette journée.
Voir le profil de Greg Fergus
Lib. (QC)
Voir le profil de Greg Fergus
2022-06-23 11:22 [p.7220]
Madame la Présidente, je vais poser une courte question ou une série de courtes questions.
Le leader du gouvernement à la Chambre peut-il nous dire si la pandémie est terminée? Le député est-il en mesure de déterminer si les taux d'infection vont monter ou descendre pour la suite de la pandémie? S'agit-il simplement d'une police d'assurance pour que la Chambre ait la souplesse nécessaire pour veiller à ce que tous les députés puissent continuer de représenter les résidants de leur circonscription dans cette enceinte?
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Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Holland
2022-06-23 11:22 [p.7220]
Madame la Présidente, à l'évidence, la pandémie n'est pas terminée. D'ailleurs, je rappelle ce qui est arrivé en novembre et en décembre. À ce moment-là, les conservateurs réclamaient la fin des séances en mode hybride. Ils affirmaient que la pandémie était terminée, que de telles dispositions n'avaient plus leur raison d'être, qu'il s'agissait d'une perte de temps et que nous inventions une situation qui pourrait s'avérer tout autre. Puis, le variant Omicron est arrivé.
Quand le variant Omicron est arrivé, nous avons tous dû nous prévaloir des dispositions permettant la tenue de séances en mode hybride pour revenir en arrière. Voilà précisément ce que cette souplesse nous permet de faire. Personne n'est obligé d'utiliser ces dispositions. Qu'ils ne les utilisent pas si c'est ce qu'ils souhaitent...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je suis désolée. Le temps est écoulé.
Je dois interrompre les délibérations et mettre aux voix sur-le-champ la motion dont la Chambre est saisie.
Le vote porte sur la motion.
Si un député d'un parti reconnu présent à la Chambre désire demander un vote par appel nominal ou que la motion soit adoptée avec dissidence, je l'invite à se lever et à l'indiquer à la présidence.
La députée de Kelowna—Lake Country a la parole.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
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2022-06-23 11:23 [p.7220]
Madame la Présidente, je demande un vote par appel nominal.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Convoquez les députés.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Je déclare la motion adoptée.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:07 [p.7221]
Monsieur le Président, je suis heureux de poursuivre ce débat très important, même si les circonstances sont malheureusement différentes de celles d’hier soir. De toute évidence, le gouvernement, en invoquant la clôture à l’égard de cette motion, cherche à limiter tout débat approfondi à ce sujet et à censurer les députés qui ont été élus à la Chambre. Il y a de ce côté-ci 119 députés qui ont reçu des millions de votes, et pourtant, après à peine quelques heures de débat, nous allons décider que le Parlement hybride se poursuivra à l’automne.
Pour récapituler ce que j’ai dit hier soir, aucune autre assemblée législative au Canada, qu'elle soit provinciale ou territoriale, ni ailleurs dans le monde, pas même le Parlement modèle de la Grande‑Bretagne, n'a un système hybride. Toutes les assemblées législatives fonctionnent en personne à l’heure actuelle. En fait, le Parlement britannique a repris les séances en personne en juillet dernier.
Nous serions la seule exception, non seulement au sein du Commonwealth, mais à l’échelle mondiale, à utiliser un système hybride. Comment en sommes-nous arrivés là? Le leader du gouvernement à la Chambre et son partenaire du NPD, grâce à leur accord de coalition, ont décidé que c’est la voie que nous emprunterons en l’absence de données scientifiques, de preuves ou de toute autre forme de décision de notre part. Ils décident arbitrairement et unilatéralement de l’orientation que nous allons prendre.
Comme je l’ai dit plus tôt, les deux partis ont fait valoir que, d’une façon ou d’une autre, il y aura un variant de l’hémisphère Sud qui nous atteindra. Le médecin leader du gouvernement à la Chambre et le médecin du NPD laissent ainsi entendre qu’ils en savent plus que les responsables de la santé publique. J’ai des petites nouvelles pour la Chambre: les responsables de la santé publique des gouvernements de tout le pays ont aboli les mesures sanitaires. Ils ont aboli l’obligation du port du masque et ils sont également revenus à la normale au sein de leurs assemblées législatives.
Pourquoi sommes-nous l’exception? Peut-être que les épidémiologistes, les virologues et les immunologues les plus réputés au monde, c'est-à-dire le médecin leader du gouvernement à la Chambre et le médecin du NPD, ont conclu que nous sommes différents ici par rapport au reste du pays.
Cela se résume à une simple conclusion. À mon avis, et de l’avis de nombreux membres de notre caucus, ils méprisent complètement cette institution. Ils méprisent complètement le Parlement, qu’ils considèrent comme une nuisance. Ils y voient un obstacle à leur programme idéologique.
Le gouvernement a certes démontré, au fil du temps, son manque de respect envers le Parlement. Il a présenté de nombreuses motions. Je me rappelle le début de la pandémie. L’un des premiers points à l'ordre du jour était la proposition d’une mesure législative, par le gouvernement, qui lui aurait donné des pouvoirs illimités de dépenser et d’imposer jusqu’en janvier 2022. Les députés peuvent imaginer les conséquences que cela aurait eues.
Le gouvernement allait, dans les faits, prendre le contrôle de la Chambre pour rendre inutiles les partis de l’opposition, et les millions de Canadiens qui ont élu des députés pour les représenter dans cette enceinte. Il allait prendre le contrôle du Parlement et s'arroger des pouvoirs illimités d'imposition et de dépense. N’eût été de l’opposition, de la voix de millions de Canadiens et des médias qui ont remis en question les motifs du gouvernement, nous nous serions peut-être retrouvés dans une situation où il aurait exercé un plein contrôle sur la Chambre.
Voilà le peu de respect que les libéraux ont pour le Parlement. Voilà le peu de respect qu’ils ont pour nos institutions démocratiques, et il y a d’autres exemples.
Les députés se souviendront de la motion no 6 présentée durant la dernière législature. Là encore, le gouvernement cherchait à s’emparer du contrôle opérationnel de la Chambre, rendant l’opposition inutile. La motion no 11 en est un autre exemple où nous avons vu les conservateurs débattre durant des séances qui se sont prolongées en soirée. Le gouvernement n’y a même pas participé. Les libéraux ont dit que c’était pour prolonger le débat, mais comment peuvent-ils prétendre cela, alors qu’ils n’ont même pas participé au processus? Et, bien sûr, il y a la motion no 19, en vertu de laquelle les libéraux auraient encore une fois décidé unilatéralement du programme de la Chambre en septembre et de son fonctionnement.
Il y a quelques semaines, j’ai adressé une lettre au leader du gouvernement à la Chambre et aux autres leaders à la Chambre, une lettre que le Président a également reçue, dans laquelle je proposais des solutions très raisonnables et pratiques sur la façon dont la Chambre pourrait revenir à une certaine normalité. Si nous ne signalons pas aux Canadiens que nous revenons à la normale, quel genre de message envoyons-nous?
L’une des solutions raisonnables et pratiques que j’ai proposées consistait à examiner cela en août ou en septembre. Si une variante de l’hémisphère sud devait se retrouver ici, comme le laissent entendre le leader du gouvernement à la Chambre et son partenaire du NPD, pourquoi ne pas revenir sur cette question en août et en septembre? Depuis deux ans, nous avons démontré que nous avons les outils nécessaires et que nous sommes capables de réagir au quart de tour si cela est nécessaire.
L’argument du gouvernement, c'est que nous avons besoin de certitudes. Eh bien, il y a des certitudes. Il y a des certitudes dans le pays en ce moment même parce que les consignes sanitaires, l’obligation de porter un masque et l’obligation vaccinale sont levées. Je ne sais pas à quelles données, scientifiques ou autres, les libéraux se fient, mais, en tout cas, ils ne nous en font pas part, ni à nous, ni aux députés du Bloc, ni à ceux des autres partis, pour que nous puissions prendre une décision éclairée. Ils recourent à une méthode arbitraire pour prendre totalement le contrôle de la Chambre, comme ils en ont l'habitude.
Comme je le disais, ce procédé porte vraiment atteinte à nos institutions démocratiques. Le gouvernement, pour tout dire, ne veut pas d’opposition: il veut un auditoire.
Le premier ministre a montré son mépris pour le Parlement. Il a montré son mépris pour les institutions et les partis de l’opposition. Il n’y en a pas meilleur exemple que certains des scandales que nous avons connus, y compris le scandale actuel, avec le mépris de la séparation entre, d'une part, l’exécutif et le gouvernement et, d'autre part, nos institutions, qui sont censées fonctionner indépendamment du gouvernement et de l’exécutif.
Le gouvernement a prouvé à maintes reprises qu’il s’immiscera dans le fonctionnement des institutions chères aux Canadiens. Nous voyons ces institutions s'affaiblir et nous assistons certainement à un déclin de notre démocratie.
Comme je l’ai dit hier soir, même les observateurs estiment qu’il est temps de revenir à la normale à la Chambre. Même les observateurs disent que cela suffit, que c'est terminé. Nous devons revenir à la normale pour montrer au reste des Canadiens que tout revient à la normale, et si nous ne montrons pas l'exemple au Parlement, quel sera le message, alors? Nous ne pouvons pas vivre dans une crainte perpétuelle. Nous ne pouvons pas vivre dans un État où le gouvernement attise la peur des citoyens. Voyons où nous en serons en septembre et prenons une décision à ce moment-là.
Cette semaine, nous aurions pu nous pencher sur bien d’autres questions. Je dirais que notre pays est en plein chaos, entre l’inflation qui s’emballe, la crise de l'abordabilité qui frappe les Canadiens ou encore le fiasco des passeports, sans compter d’autres facteurs encore, en particulier ce qui s'entend en Nouvelle‑Écosse à propos de l'ingérence du gouvernement, du Cabinet du premier ministre et du cabinet du ministre de la Sécurité publique dans une enquête en cours, et c'est sans mentionner les scandales passés. Nous aurions pu nous pencher sur bien des questions autres que l’hypothèse émise par le leader du gouvernement à la Chambre et son comparse du NPD. Nous aurions pu nous pencher sérieusement sur ces questions. Nous aurions pu proposer des solutions pour aider les Canadiens qui sont en ce moment même aux prises avec la crise de l'abordabilité.
Je dirais que les conservateurs l’ont fait à maintes reprises. Au cours des derniers mois, nous avons proposé des solutions comme la réduction des impôts, la réduction de la taxe sur l’essence et l’élimination de la taxe sur le carbone pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, mais le gouvernement a systématiquement rejeté ces propositions. Nous avons prouvé à de nombreuses reprises que nous voulons trouver des solutions et travailler pour aider les Canadiens, mais depuis que l’accord de coalition entre le NPD et les libéraux est entré en vigueur, le NPD a voté 95 % du temps avec le gouvernement libéral pour rejeter ces propositions.
C’est un parti qui avait l’habitude de défendre les familles de travailleurs. Le NPD avait l’habitude de défendre des principes. Des députés de ce parti avaient vraiment un sens moral. Ils avaient des valeurs, ils défendaient ce qui était bien et ils dénonçaient ce qui était mal. Maintenant, à cause de promesses, ils sont systématiquement solidaires des libéraux. Le gouvernement actuel n'arrive même pas à offrir les services les plus élémentaires au pays, et pourtant, le NPD a conclu un accord avec lui afin d’instaurer un régime de soins dentaires et l’assurance-médicaments. Pensons-y: le gouvernement n'arrive même pas à fournir les services les plus élémentaires, et pourtant, le NPD compte sur lui pour mettre en place des systèmes compliqués. Mon Dieu, quel beau sapin les néo-démocrates se sont fait passer.
De plus, ils ont vendu leurs valeurs et leur morale, les choses qu’ils avaient l’habitude de défendre ici. Ils avaient l’habitude de défendre ce qui est bien et de s’opposer à ce qui est mal. Ils ont vendu ces valeurs en se vouant à la grâce de Dieu.
J’ai des petites nouvelles pour les députés du NPD: si le gouvernement ne peut même pas fournir des services élémentaires aux Canadiens, comment peut-on s’attendre à ce qu’il tienne ses promesses aux termes de cet accord en tant que gouvernement de coalition? Les Canadiens attendront longtemps.
Cependant, en attendant, ce que nous voyons de la part du NPD à la période de questions est dégoûtant. Le NPD pose des questions au gouvernement sur la reddition de comptes, tout en l’appuyant dans tout ce qu'il fait dans au moins 95 % des cas. C’est vraiment dégoûtant. Les députés du NPD auraient pu suivre l’exemple de ceux qui les ont précédés, comme Thomas Mulcair, qui défendait des valeurs et des principes ici et qui assumait vraiment un rôle d’opposition, et d’autres comme Jack Layton et Tommy Douglas, qui se sont battus pour les travailleurs canadiens. Où est passé ce NPD?
Je vais faire une prédiction dès maintenant: à cause de l’accord qu’il a conclu avec le gouvernement libéral, qu’il continue à soutenir, le NPD se dirige vers un abîme d’insignifiance. Le NPD continuera à soutenir le gouvernement dans toutes les affaires de corruption, de copinage, d’ingérence politique, de non-respect de ses promesses et de non-respect de ce qu’il a promis aux Canadiens, à commencer par une réforme électorale. Cela aurait dû être un signal pour le gouvernement.
Il n’aime pas ce que je dis, alors il…
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Le secrétaire parlementaire invoque le Règlement.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Gerretsen
2022-06-23 12:20 [p.7223]
Madame la Présidente, je ne vois aucun problème à débattre de la question avec le député. Cependant, ce dont nous débattons présentement, c'est le fonctionnement du Parlement en mode hybride. Or, tout ce dont le député parle depuis les six ou sept dernières minutes, c'est la relation entre...
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
L’écouteur du député est trop près de son micro, ce qui est très difficile pour l’interprétation.
Le secrétaire parlementaire a la parole.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Gerretsen
2022-06-23 12:20 [p.7223]
Madame la Présidente, je présente mes excuses aux interprètes pour ma maladresse.
Je disais donc que pendant les six ou sept dernières minutes, le député n'a pas parlé de la motion à l’étude. Je me demande si vous pourriez l’encourager gentiment à revenir au sujet du débat en cours.
Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je rappelle aux députés qu’il y a une certaine souplesse dans le cadre de nos débats, mais je leur rappelle aussi qu’ils doivent aborder le sujet dont la Chambre est saisie. Je suis convaincue que le leader de l’opposition officielle à la Chambre reviendra au sujet du débat.
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