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NPD (BC)
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2023-02-07 10:21 [p.11330]
Madame la Présidente, ce matin, j’ai eu le privilège d’accueillir dans mon bureau des représentants du Congrès du travail du Canada afin de parler de la transition juste et de la nécessité d’inclure les travailleurs dans les discussions. Ils m’ont exprimé leurs inquiétudes à propos des changements climatiques. Ils m’ont dit à quel point ils sont inquiets pour leurs enfants et leurs petits-enfants.
Le député peut-il nous en dire davantage sur l’impact des changements climatiques et ce que les Canadiens lui disent à ce sujet à l’échelle du pays?
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NPD (BC)
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2023-02-07 10:35 [p.11332]
Madame la Présidente, je ne connais pas la situation du député, mais dans la circonscription de Port Moody—Coquitlam, les deux principales répercussions sur les budgets sont le logement et les garderies. Le NPD a une solution en matière de garde d’enfants, et il a aussi une solution en matière de logement. Ce que je ne vois pas, c’est le Parti conservateur qui appuie des initiatives visant à rendre les services de garde d’enfants plus abordables, et cela a certainement contribué à l’état actuel du marché et au problème du logement axé sur le marché que nous observons au pays.
Si nous parlons aujourd’hui d’abordabilité, les conservateurs vont-ils appuyer le projet de loi sur les garderies? Que peut-on faire de plus pour créer des logements abordables au Canada?
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NPD (BC)
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2023-02-07 10:49 [p.11334]
Madame la Présidente, nous sommes bien sûr confrontés à la crise climatique. En Colombie‑Britannique, les conditions météorologiques extrêmes vont des incendies aux inondations. Des personnes ont perdu la vie, et des millions de dollars en dommages ont été subis. La solution que proposent les conservateurs, selon laquelle il ne faut pas s’attaquer à la crise climatique au moyen de la tarification du carbone, n’est pas la bonne.
Ce qu’il faut, c’est que le gouvernement s’attaque aux grandes pétrolières. Le ministre est censé venir du secteur de la défense de l’environnement. Pourquoi ne s’attaque-t-il pas à cela et n’impose-t-il pas une taxe sur les bénéfices exceptionnels aux grandes pétrolières? L’an dernier, ce secteur a réalisé des bénéfices records de 147 milliards de dollars. Pourquoi ne taxons-nous pas les grandes pétrolières pour faire face à la crise climatique?
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours. J'aimerais qu'on reparle un peu du ministre de l’Environnement et du Changement climatique, qui attaquait le parti de l'opposition officielle en disant qu'il n'avait pas de plan, que le plan était inexistant. J'aimerais que ma collègue nous parle du fait que, malgré le prix sur la pollution, le gouvernement libéral ne parvient pas à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.
N'est-ce pas attribuable à toutes les décisions contradictoires, comme Trans Mountain, Bay du Nord et les subventions aux pétrolières, qui viennent anéantir les efforts de ce gouvernement qui parle des deux côtés de la bouche?
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours. Je voudrais que nous reparlions d'un point que je trouve particulièrement pertinent, c'est-à-dire la peur ou la frilosité des libéraux de s'attaquer aux profits des grandes pétrolières. Il y a là deux poids, deux mesures envers M. et Mme Tout-le-Monde.
On a souligné le fait que les pétrolières ont doublé leurs profits, que le gouvernement continue à leur donner des subventions et qu'il n'ose pas les imposer davantage, malgré l'appel du secrétaire général des Nations unies.
Selon ma collègue, pourquoi les libéraux n'osent-ils pas aller là, alors que c'est une réponse assez facile et évidente?
Voir le profil de Randall Garrison
NPD (BC)
Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole aujourd’hui pour parler, encore une fois, de l’important sujet du changement climatique. Malheureusement pour les conservateurs, je crois que nous avons eu sept motions à propos de la taxe sur le carbone, mais pas une seule au sujet du problème du changement climatique.
Nous savons que même si nous avions stabilisé le changement climatique en 2015, les coûts qui y sont associés auraient déjà enlevé 25 milliards de dollars à la croissance du PIB au Canada. Par conséquent, le coût économique de l’inaction en matière de changement climatique est très important.
Nous pouvons parler du coût économique toute la journée, mais nous devons aussi parler d’autres coûts directs comme les incendies et les inondations. Nous devons parler du coût des soins de santé, de l’augmentation des problèmes pulmonaires et des problèmes d’asthme. Nous devons parler des conséquences des incendies en ce qui concerne la fumée et la qualité de l’eau potable, car des toxines sont libérées dans l’atmosphère et se retrouvent dans notre eau potable.
À toutes ces choses, s'ajoutent les pertes réelles subies par les familles et les particuliers.
En 2021, un énorme dôme de chaleur s’est abattu sur la Colombie‑Britannique et sur tout l’Ouest canadien. Au cours de la semaine du 25 juin au 1er juillet 2021, le bureau du coroner de la Colombie‑Britannique a estimé qu’il y avait eu 619 décès liés à la chaleur. En effet, 619 familles ont perdu des êtres chers à la suite d’un événement que la Columbia Climate School de l’Université Columbia a étudié très attentivement et a carrément attribué au changement climatique. L'établissement attribue le dôme de chaleur à deux facteurs: la perturbation du courant-jet, d'une part, et le réchauffement des océans et du sol, d'autre part.
Selon la Columbia Climate School de l’université Columbia, au lieu de s'attendre à ce qu’un dôme de chaleur se produise tous les 100 ou 200 ans, il faut désormais nous attendre à ce genre d’événement tous les 10 ans.
Pendant cette semaine-là, le village de Lytton a établi un nouveau record de température au Canada: 49,6 degrés Celsius. Le lendemain, après avoir établi ce record, un incendie de forêt a balayé la ville, tuant deux personnes et détruisant toute la ville de Lytton. Plus de 200 maisons ont été détruites.
Nous pouvons citer de grandes statistiques associées au changement climatique, mais lorsque nous regardons réellement ce qui arrive aux gens, aux familles et aux collectivités et ce qui arrivera de plus en plus souvent à mesure que le changement climatique progresse, il semble malvenu de passer tout notre temps à parler d’une taxe sur le carbone, et ce pour deux excellentes raisons. La première est, encore une fois, que les répercussions les plus importantes du changement climatique coûteront bien plus cher que n'importe quelle taxe sur le carbone liée au climat. Je n’ai même pas parlé de choses comme la baisse du rendement agricole et la perte des pêcheries qui se profilent à l’horizon, toutes ces choses que nous voyons venir en raison du changement climatique.
J’ai oublié de dire au début, madame la Présidente, que je vais partager mon temps de parole avec la députée de Vancouver-Est. Je m’en excuse.
Lorsque nous parlons de la motion conservatrice aujourd’hui, les conservateurs continuent de répéter et de ramener leur slogan, que j’hésite le répéter moi-même et qui parle du triplement de quelque chose.
De fait, nous le savons, rien n’a vraiment triplé. En fait, nous savons que les familles devront faire face à des coûts croissants en raison des incendies et des coûts liés à la chaleur et qu'elles devront aussi faire face à une augmentation des primes d’assurance pour leur habitation, car les compagnies d’assurance essaient de récupérer leurs pertes attribuables à ces catastrophes climatiques.
En fait, si on se penche sur l’augmentation de la taxe sur le carbone, qui est conçue pour réduire nos émissions et qui s’est avérée être l’un des moyens les plus efficaces pour y parvenir, il faut savoir que le 1er avril de cette année, la taxe passera de 50 à 65 $ la tonne. Je ne vois pas dans quelle méthode de calcul cela correspond à une multiplication par trois.
Si l’on considère la hausse de la taxe sur le litre d’essence, elle passera de 11 à 14 ¢ le litre. Là encore, il n’y a pas de multiplication par trois. De plus, c’est bien moins que les profits démesurés que les compagnies pétrolières réalisent à nos dépens pendant cette crise climatique.
Se concentrer sur la taxe sur le carbone semble, au mieux, mal orienté, surtout lorsque plus de la moitié des familles au Canada ne sont pas touchées par la taxe sur le carbone pour de choses comme le chauffage domestique.
En Colombie‑Britannique, nous avons un régime différent. Par conséquent, retirer la taxe sur le carbone du chauffage domestique ne réduirait en rien les coûts pour les Britanno‑Colombiens ou les Québécois, qui ont également un autre régime.
Je vais dire poliment que c’est un tour de passe-passe avec les chiffres. Nous savons actuellement que huit ménages sur dix récupèrent plus dans leurs remboursements que ce qu’ils paient en taxe sur le carbone. Les conservateurs aiment citer un rapport du Bureau du directeur parlementaire du budget, qui parle de 2030 et de ce qui pourrait arriver dans sept ou huit ans. Encore une fois, parler de triplement et utiliser des chiffres comme ceux qui sont cités ici est, au mieux, inexact.
Qu’a dit le NPD au sujet de choses comme le coût du chauffage domestique? En cette période d’inflation, c’est certes une grande préoccupation. Je me souviens qu'une fois où cette motion a été présentée, nous avons demandé aux conservateurs d’accepter un amendement pour appuyer le retrait de la TPS sur le chauffage domestique pour tous les ménages au Canada, et ils ont refusé. Ils étaient tellement concentrés sur la taxe sur le carbone qu’ils ont refusé une mesure qui aurait aidé tous les ménages canadiens à faire face à la fois aux coûts, en particulier du chauffage domestique, ainsi qu'à la réduction généralisée de leurs revenus et à la difficulté de joindre les deux bouts à la fin du mois.
Dans le discours d'introduction qu'il a prononcé aujourd'hui au sujet de la motion à l'étude, le chef de l’opposition a parlé d'énergie nucléaire. J'ai aussi entendu d'autres députés, dont des députés libéraux, parler de l'énergie nucléaire comme si elle offrait une solution aux changements climatiques. Le député de Carleton a affirmé que ce serait une bonne façon de réduire les émissions. Regardons de plus près cette vision rétrograde et dépassée du monde.
L'énergie nucléaire coûte beaucoup trop cher et exige une mise en œuvre beaucoup trop longue pour offrir quelque solution que ce soit à la crise des émissions que nous vivons actuellement. Alors qu'il faut réduire les émissions immédiatement, planifier et construire une nouvelle centrale nucléaire nécessite plus de 10 ans, en moyenne, du début à la fin. En fait, si l'on tient compte des retards que connaissent les projets de construction, il faudrait maintenant 15 ans, environ, avant qu'une nouvelle centrale nucléaire soit en activité. Il serait alors beaucoup trop tard pour intervenir afin de régler la crise climatique qui sévit actuellement. Imaginons qu'on décide quand même de construire des centrales nucléaires. Combien en coûtera-t-il de développer l'énergie nucléaire plutôt que des sources d'énergie renouvelable?
Actuellement, le coût total calculé à partir des meilleurs chiffres que j’ai pu trouver pour l’énergie solaire et éolienne, y compris le coût du stockage et le coût des réseaux qui doivent être construits, s’élève à environ 2 000 $ par kilowattheure de production pour les énergies renouvelables. Ce chiffre a chuté de 69 % au cours de la dernière décennie. La technologie s’améliore et, grâce aux économies d’échelle, le coût des énergies renouvelables continue de baisser chaque année.
Au cours des dix dernières années, le coût du nucléaire a, en revanche, augmenté de 25 % sur la même période. Rien n’indique que ce coût va baisser. Dans le cas des projets d’énergie nucléaire à grande échelle, le coût est estimé à plus de 10 000 $ par kilowattheure. C’est cinq fois le coût des énergies renouvelables. C’est cinq fois plus d’énergie que l’on pourrait produire pour le même investissement avec les énergies renouvelables plutôt qu’avec le nucléaire, et bien sûr, cela pourrait être fait maintenant plutôt que dans 10 ou 15 ans.
Certaines personnes aiment parler de la nouvelle technologie nucléaire, à savoir les réacteurs nucléaires à petite échelle. Or, le coût de ces derniers est estimé à 16 000 $ par kilowattheure. C’est 16 % de plus qu’un projet à grande échelle et huit fois plus que les énergies renouvelables. Par conséquent, quelle que soit la façon de calculer et de comparer, même en faisant preuve de beaucoup d'imagination, il est insensé de considérer l’énergie nucléaire comme une solution à la crise climatique. Nous devons plutôt discuter des énergies renouvelables.
Par ailleurs, je m'intéresse depuis que je suis député aux caractéristiques des emplois dans le secteur de l’énergie renouvelable et je constate qu'ils font appel en grande partie aux compétences que possèdent déjà les travailleurs de l’industrie actuelle de l'énergie dans des endroits comme l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve. Nous devons nous concentrer sur les investissements dans les énergies renouvelables qui créent des emplois assez bien rémunérés pour faire vivre une famille.
Nous ne pouvons pas vraiment demander aux familles de travailleurs ordinaires de payer le coût de cette transition avec leur emploi et leur maison. Nous devons nous assurer que ces nouveaux emplois dans les énergies renouvelables, ces emplois durables, seront offerts aux travailleurs tandis que nous avançons vers un avenir où, espérons-le, nous pourrons éviter la catastrophe climatique qui se profile à l’horizon.
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NPD (BC)
Madame la Présidente, je pense que le député touche le cœur du problème.
Nous pouvons parler de ce qui pourrait arriver à l’avenir, mais nous savons ce que nous pouvons faire maintenant. En participant au marché du carbone, nous pouvons envoyer les bons signaux à l’économie. Toutefois, je suis un peu sceptique sur la vitesse à laquelle le marché du carbone apportera les changements dont nous avons besoin. Ce que j’aimerais voir immédiatement, c’est un investissement à grande échelle dans des projets d’énergie renouvelable, en commençant par les provinces de l’Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador, où le besoin est le plus pressant de remplacer tout de suite les emplois que les travailleurs risquent de perdre à l'avenir.
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NPD (BC)
Madame la Présidente, je vais me montrer très indulgent et répondre au député que considérer les énergies renouvelables comme extrêmement coûteuses et peu fiables revient à regarder dans le rétroviseur. Cela ne tient pas compte du monde réel de l’énergie renouvelable de notre époque, où les coûts baissent considérablement depuis dix ans.
Nous verrons très bientôt de nombreuses économies dans le monde se tourner complètement vers les énergies renouvelables et s’éloigner des hydrocarbures. Le Canada doit emprunter le même chemin.
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NPD (BC)
Madame la Présidente, je crois que nous pouvons nous entendre sur une chose: chaque fois que des initiatives novatrices sont prises pour lutter contre les changements climatiques, comme c'est souvent le cas au Québec, le gouvernement fédéral doit intervenir et les appuyer le plus tôt possible.
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NPD (BC)
Madame la Présidente, je pense qu'on ne saurait trop insister sur le fait que suivre la voie de l'énergie nucléaire était une erreur dès le départ et que c'est d'autant plus vrai aujourd'hui compte tenu du coût de celle-ci, sans parler de la production de déchets nucléaires dont la durée de vie est pratiquement infinie.
Nous devons prêter attention aux intérêts des entreprises qui prônent l'idée que l'énergie nucléaire est une solution au changement climatique. Ce n'est pas une solution, car elle est coûteuse et dangereuse.
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NPD (BC)
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2023-02-07 11:52 [p.11344]
Madame la Présidente, je suis heureuse de participer à ce débat aujourd’hui.
Il ne fait aucun doute que les gens ont de la difficulté à absorber la hausse du coût de la vie qui se reflète sur l’épicerie, le logement et l’énergie. Peu importe de quoi il s'agit, les gens ont du mal à joindre les deux bouts, alors que les milliardaires et les grandes entreprises s’enrichissent plus que jamais. Les grandes sociétés pétrolières et les PDG s’enrichissent sur le dos des Canadiens, qui doivent faire face à l’augmentation du coût de la vie et aux conséquences dévastatrices des conditions météorologiques extrêmes causées par la crise climatique.
Ma province, la Colombie‑Britannique, tente toujours de se remettre des inondations et des incendies de forêt dévastateurs. En 2021, en Colombie‑Britannique, il y a eu 1 600 incendies qui, ensemble, ont brûlé 8 700 kilomètres carrés de terres. Au cours de l’été 2021, le village de Lytton a été réduit en cendres, désastre dont le coût est estimé à 78 millions de dollars. C’est sans compter le traumatisme émotionnel et les dommages causés à la collectivité et aux personnes qui ont subi cette perte.
Puis il y a eu les inondations de novembre 2021, lorsque les localités de Merritt, Princeton et Abbotsford, dans le Sud de la Colombie‑Britannique, ont été inondées, ce qui a entraîné des dommages estimés à 450 millions de dollars. Là encore, on ne parle pas du traumatisme émotionnel avec lequel les gens sont encore aux prises.
Bien sûr, la Colombie‑Britannique n’est pas la seule à connaître des conditions météorologiques extrêmes. Cela se produit partout dans le monde. Cela se produit ici même au Canada, d’un bout à l’autre du pays. Je ne vais pas continuer à énumérer tous les exemples, car nous les connaissons tous et nous en avons déjà parlé à la Chambre. Cependant, ce qui est clair, c’est qu’il est urgent d'agir pour faire face à la crise climatique.
Les conservateurs choisissent de fermer les yeux et de faire la sourde oreille à cette réalité. Pour être claire, la tarification du carbone n'a pas d'incidence sur les recettes et toutes les recettes sont retournées à la province ou au territoire où elles ont été générées. Les ménages reçoivent 90 % des recettes provenant de la redevance sur les combustibles par le biais d’un remboursement direct, qui est versé sur une base trimestrielle dans ma province, la Colombie‑Britannique. Un supplément est également offert aux personnes qui vivent dans de petites collectivités et des collectivités rurales.
Le directeur parlementaire du budget a estimé que huit ménages sur dix recevront un remboursement plus élevé que ce qu’ils paient en redevances sur les combustibles. L’affirmation des conservateurs selon laquelle 60 % des ménages subissent une perte nette est fondée sur l’estimation effectuée par le directeur parlementaire du budget de l’impact économique de la tarification fédérale du carbone en 2030. C’est dans sept ans, je tiens à le préciser officiellement. Ces estimations comprennent une perte d’efficacité économique prévue à cause de la tarification du carbone et ne tentent pas de tenir compte des coûts économiques et environnementaux de la crise climatique. Je viens d’évoquer le coût des inondations et des incendies de forêt pour la Colombie‑Britannique. Cela n’a pas été pris en compte.
En ce qui concerne uniquement l’incidence fiscale directe, dans le même rapport, le directeur parlementaire du budget a constaté que « pour la grande majorité des ménages dans les provinces où le filet de sécurité fédéral s'applique, les remboursements dépassent les coûts en carbone ». Les avantages nets du système fédéral de tarification du carbone sont largement progressifs par tranche de revenus. Les ménages ayant les revenus les plus faibles reçoivent les transferts nets les plus élevés, et seuls les ménages les plus riches paient plus que ce qu’ils récupèrent sous forme de remise.
Pourquoi s'encombrer de faits qui nuisent aux beaux discours? Pourquoi s'encombrer de faits qui empêchent les conservateurs de recueillir des fonds pour servir leurs intérêts politiques au détriment de la crise climatique? Au lieu de se concentrer sur de vraies solutions, ils choisissent de faire de la basse politique. Voilà qui est clair.
Les conservateurs ont rejeté la proposition du NPD de soustraire le chauffage domestique à la TPS. Cette mesure aurait aidé réellement les Canadiens ordinaires qui ont du mal à payer leurs factures d'énergie. Or, les conservateurs se sont opposés à cette proposition et l’ont rejetée. Voilà la vérité.
Ils refusent également de s’en prendre aux plus gros pollueurs et aux ultrariches. Lorsque les néo-démocrates ont réclamé une taxe sur les profits exceptionnels des grandes entreprises pour rendre la vie plus abordable, les conservateurs et les libéraux ont voté contre l’idée de faire payer leur dû aux grandes pétrolières pour aider les familles à faire face au coût élevé de la vie. Ils ont refusé de s’en prendre aux grandes sociétés pétrolières, qui ont réalisé des profits records de l’ordre de 147 milliards de dollars l’an dernier. Les conservateurs ont plutôt choisi de leur donner un passe-droit.
Dans le cadre du système canadien de tarification du carbone, les plus gros pollueurs paient le plus faible taux de taxe sur le carbone. Des échappatoires permettent aux sociétés pétrolières et gazières de ne payer qu’une infime partie des coûts associés à la pollution qu'elles génèrent. En fait, 80 à 90 % des émissions sont exemptées. Suncor ne paie qu’un quatorzième du prix total de la taxe sur le carbone. Ces échappatoires doivent être éliminées afin que les grandes sociétés pétrolières paient leur dû pour la pollution qu'elles génèrent. Qui plus est, le secrétaire général des Nations unies a déclaré: « Les pollueurs doivent payer. ». Il a exhorté les pays à mettre en œuvre une taxe sur les profits exceptionnels des entreprises du secteur des combustibles fossiles.
Le gouvernement conservateur du Royaume‑Uni a déjà instauré un impôt de 25 % sur les bénéfices exceptionnels réalisés dans le secteur pétrolier et gazier. L’Union européenne a annoncé son intention d’instaurer une taxe sur les bénéfices exceptionnels. L’Espagne, la Grèce, l’Italie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie ont toutes mis en place un impôt semblable, mais les libéraux et les conservateurs s’opposent à ce que les grandes sociétés pétrolières et les ultrariches paient leur juste part.
Le NPD a une perspective très différente. La cupidité des entreprises doit cesser. Les familles ont du mal à joindre les deux bouts et une façon de les aider à faire face au coût élevé de la vie est d’instaurer un impôt sur les bénéfices exceptionnels des ultrariches. Tant les libéraux que les conservateurs doivent se mobiliser et soutenir la population du pays. Ils ont voté contre la motion du NPD visant à instaurer une taxe sur les bénéfices exceptionnels pour les ultrariches afin d’aider les familles en difficulté. Cela n’a aucun sens.
Soit dit en passant, le système fédéral de tarification du carbone ne s’applique qu’aux provinces et aux territoires qui ne mettent pas de prix sur la pollution ou qui ne répondent pas les normes fédérales. Dans tout le pays, le Québec, la Nouvelle‑Écosse, Terre‑Neuve‑et‑Labrador, les Territoires du Nord‑Ouest, la Colombie‑Britannique et le Nouveau‑Brunswick ont tous leur propre régime de tarification du carbone qu’ils ont déjà mis en place. Cela signifie que les discours des conservateurs n’aideraient pas vraiment ces provinces et territoires.
Le chef de l’opposition prétend être là pour soutenir les travailleurs et la classe moyenne, comme il l’a déclaré dans son intervention aujourd’hui. Toutefois, que veulent les travailleurs? Ils veulent que le gouvernement et les conservateurs soutiennent la lutte contre la cupidiflation. Ils veulent des mesures dans ce sens. Ils veulent un impôt sur les bénéfices exceptionnels ou une taxe sur les profits excessifs des patrons ultrariches. Ils veulent de vraies solutions, pas que des slogans. Les discours qui sèment la discorde et les propos alarmistes n’aideront pas les Canadiens à faire face aux difficultés quotidiennes.
Je m’en voudrais de ne pas réagir au commentaire insultant du chef des conservateurs. Il a qualifié ma circonscription d’enfer sur terre. Il est honteux qu’il utilise ce vocabulaire pour décrire une circonscription de ce pays. Bien sûr, notre collectivité éprouve des difficultés; nous éprouvons des difficultés. Cependant, il y a dans notre collectivité des personnes qui travaillent tous les jours et qui risquent leur vie pour aider leurs concitoyens. Il est inacceptable que le chef conservateur qualifie ma circonscription d’enfer sur terre et il doit présenter des excuses.
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NPD (BC)
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2023-02-07 12:03 [p.11345]
Monsieur le Président, tout d’abord, le député se trompe. Il n’y a pas de gouvernement de coalition. Le NPD ne fait pas partie du gouvernement libéral. Nous avons une entente de soutien sans participation, mais nous ne faisons pas partie du Cabinet. Nous n’y siégeons pas. S’il y avait un gouvernement néo-démocrate, les politiques seraient différentes, c’est certain.
Pour ce qui est de la crise climatique, je crois que le député n’a pas entendu ce que j’ai dit. Je l’invite à venir en Colombie-Britannique voir les dégâts causés par les incendies et les inondations et ce qui se passe. Les conservateurs peuvent continuer de nier l’existence des changements climatiques ou ils peuvent prendre leurs responsabilités et faire payer les riches et faire en sorte que les grandes sociétés pétrolières et gazières paient leur juste part, afin que nous puissions vraiment combattre la crise climatique et aider les Canadiens à faire face à leurs problèmes quotidiens.
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NPD (BC)
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2023-02-07 12:05 [p.11346]
Monsieur le Président, je tiens à corriger le député. S'il avait prêté attention à mon discours, il aurait entendu que je citais en fait le secrétaire général des Nations unies.
Cela dit, nous pensons en effet qu'il faut s'attaquer à la crise climatique. Cela ne fait aucun doute. C'est précisément ce que nous demandons au gouvernement de faire en obligeant les plus gros pollueurs à payer leur juste part, mais les libéraux continuent d'exempter les sociétés pétrolières et gazières. En fait, ils vont même jusqu'à leur accorder une subvention pour qu'elles n'aient pas à payer leur juste part.
Avec l'entente de soutien et de confiance, nous faisons pression sur les libéraux à chaque étape du processus pour qu'ils agissent. Voilà pourquoi nous voyons un soupçon de progrès pour ce qui est des subventions.
Pour répondre au dernier commentaire du député concernant le projet de loi, en l'absence de solutions de rechange, nous devons proposer des options pour faire face à la crise climatique. C'est pourquoi nous avons pris cette décision pour ce projet de loi.
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NPD (BC)
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2023-02-07 12:07 [p.11346]
Monsieur le Président, ma collègue soulève exactement le bon point concernant l’incidence réelle sur les gens. Dans ma circonscription, et particulièrement dans le secteur est du centre-ville, les gens peuvent réellement suffoquer et mourir lorsqu’il y a un tel dôme de chaleur. Dans les maisons de chambres où ils vivent, il n’y a pratiquement pas de circulation d’air. C’est pourquoi les gens sont descendus dans la rue. Pour trouver une solution afin de résoudre la crise du logement, il faut investir dans le logement en tant que droit de la personne fondamental.
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NPD (BC)
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2023-02-07 13:19 [p.11357]
Monsieur le Président, je remercie la députée pour son discours. J'aimerais parler de certaines des principales dépenses budgétaires dans Port Moody—Coquitlam: le logement et les services de garde d'enfants. Je m'arrêterai plus particulièrement au logement.
Aujourd'hui, nous discutons de la taxe sur le carbone, mais en réalité, l'allégement de l'une ou l'autre des taxes sur le carbone ne toucherait que très peu de personnes. Par contre, tout répit au chapitre du logement abordable aurait des effets considérables. Je me demande si la députée serait prête à nous faire part de certaines des solutions que proposent les conservateurs pour contrer la crise du logement abordable, car le Canada a désespérément besoin de plus de logements de ce type.
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