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PCC (ON)
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2022-06-23 10:05 [p.7213]
Monsieur le Président, je demande un vote par appel nominal.
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PCC (ON)
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2022-06-23 10:51 [p.7215]
Madame la Présidente, si la situation n’était pas si triste, je trouverais cela drôle, mais je n’ai pas envie de rire.
Le leader du gouvernement à la Chambre propose que nous revenions à un système hybride cet automne, alors qu’aucune autre assemblée législative au Canada, provinciale ou territoriale, ni aucune autre assemblée législative dans le monde n'utilise encore ce système. Même notre modèle, le Parlement britannique, qui a repris ses séances en présentiel et non en format hybride en juillet dernier, ne fait pas ce que fait le leader du gouvernement à la Chambre, et son partenaire néo-démocrate, le leader du NPD à la Chambre, en est complice.
Nous n’avons aucune raison de ne pas reprendre cette question en août ou en septembre. S’il est nécessaire de revenir à un Parlement hybride, alors nous pourrons nous entendre pour le faire, mais maintenant, nous nous y opposons.
J’ai entendu le raisonnement du leader du gouvernement à la Chambre et du leader parlementaire du NPD, qui, soit dit en passant, doivent penser qu’ils sont médecins. Le Dr Leader du NPD à la Chambre et le Dr Leader du gouvernement à la Chambre prévoient qu'un nouveau variant fera son apparition d’ici l'automne. De toute évidence, ils sont les meilleurs immunologues, virologues et épidémiologistes au monde, parce que les responsables de la santé publique au Canada affirment que nous devons revenir à la normale.
Il n’y a aucune raison de faire ce qu’ils disent. Pourquoi les libéraux nous forcent-ils à revenir à un Parlement hybride alors qu’il n’y a aucune raison de le faire? C’est parce qu’ils veulent se cacher. C’est tout. Ils évitent la reddition de comptes et la transparence. Ils veulent se cacher et ne pas rendre de comptes aux Canadiens, aux Canadiens qui nous ont élus.
Voir le profil de Lianne Rood
PCC (ON)
Madame la Présidente, ce que je vois de la part des libéraux, c’est qu’ils veulent se cacher derrière des écrans d’ordinateur pour éviter la responsabilité et la transparence. Nous entendons les responsables de la santé publique nous dire que nous sommes en train de sortir de la pandémie et que le reste du monde a recommencé à travailler normalement.
Nous avons une institution ici. Nous sommes ici depuis plus de 150 ans et nous avons été capables de maintenir le Parlement en activité alors que les gens souffraient d’autres maladies, ou pire, pendant de nombreuses années. Les gens de ma circonscription de Lambton-Kent-Middlesex m’ont élue pour que les représente dans cette enceinte. Pourquoi les libéraux veulent-ils continuer à se soustraire à la démocratie et à se cacher derrière un écran au lieu d’être ici en personne? Nous devrions être dans cet endroit. Lorsque nous avons des problèmes de connectivité Internet en milieu rural dans des endroits comme ma circonscription, où l’Internet est instable, le système ne fonctionne pas.
Nous devons être ici. Cela a fonctionné pendant plus de 150 ans, et nous devons continuer à être présents.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:07 [p.7221]
Monsieur le Président, je suis heureux de poursuivre ce débat très important, même si les circonstances sont malheureusement différentes de celles d’hier soir. De toute évidence, le gouvernement, en invoquant la clôture à l’égard de cette motion, cherche à limiter tout débat approfondi à ce sujet et à censurer les députés qui ont été élus à la Chambre. Il y a de ce côté-ci 119 députés qui ont reçu des millions de votes, et pourtant, après à peine quelques heures de débat, nous allons décider que le Parlement hybride se poursuivra à l’automne.
Pour récapituler ce que j’ai dit hier soir, aucune autre assemblée législative au Canada, qu'elle soit provinciale ou territoriale, ni ailleurs dans le monde, pas même le Parlement modèle de la Grande‑Bretagne, n'a un système hybride. Toutes les assemblées législatives fonctionnent en personne à l’heure actuelle. En fait, le Parlement britannique a repris les séances en personne en juillet dernier.
Nous serions la seule exception, non seulement au sein du Commonwealth, mais à l’échelle mondiale, à utiliser un système hybride. Comment en sommes-nous arrivés là? Le leader du gouvernement à la Chambre et son partenaire du NPD, grâce à leur accord de coalition, ont décidé que c’est la voie que nous emprunterons en l’absence de données scientifiques, de preuves ou de toute autre forme de décision de notre part. Ils décident arbitrairement et unilatéralement de l’orientation que nous allons prendre.
Comme je l’ai dit plus tôt, les deux partis ont fait valoir que, d’une façon ou d’une autre, il y aura un variant de l’hémisphère Sud qui nous atteindra. Le médecin leader du gouvernement à la Chambre et le médecin du NPD laissent ainsi entendre qu’ils en savent plus que les responsables de la santé publique. J’ai des petites nouvelles pour la Chambre: les responsables de la santé publique des gouvernements de tout le pays ont aboli les mesures sanitaires. Ils ont aboli l’obligation du port du masque et ils sont également revenus à la normale au sein de leurs assemblées législatives.
Pourquoi sommes-nous l’exception? Peut-être que les épidémiologistes, les virologues et les immunologues les plus réputés au monde, c'est-à-dire le médecin leader du gouvernement à la Chambre et le médecin du NPD, ont conclu que nous sommes différents ici par rapport au reste du pays.
Cela se résume à une simple conclusion. À mon avis, et de l’avis de nombreux membres de notre caucus, ils méprisent complètement cette institution. Ils méprisent complètement le Parlement, qu’ils considèrent comme une nuisance. Ils y voient un obstacle à leur programme idéologique.
Le gouvernement a certes démontré, au fil du temps, son manque de respect envers le Parlement. Il a présenté de nombreuses motions. Je me rappelle le début de la pandémie. L’un des premiers points à l'ordre du jour était la proposition d’une mesure législative, par le gouvernement, qui lui aurait donné des pouvoirs illimités de dépenser et d’imposer jusqu’en janvier 2022. Les députés peuvent imaginer les conséquences que cela aurait eues.
Le gouvernement allait, dans les faits, prendre le contrôle de la Chambre pour rendre inutiles les partis de l’opposition, et les millions de Canadiens qui ont élu des députés pour les représenter dans cette enceinte. Il allait prendre le contrôle du Parlement et s'arroger des pouvoirs illimités d'imposition et de dépense. N’eût été de l’opposition, de la voix de millions de Canadiens et des médias qui ont remis en question les motifs du gouvernement, nous nous serions peut-être retrouvés dans une situation où il aurait exercé un plein contrôle sur la Chambre.
Voilà le peu de respect que les libéraux ont pour le Parlement. Voilà le peu de respect qu’ils ont pour nos institutions démocratiques, et il y a d’autres exemples.
Les députés se souviendront de la motion no 6 présentée durant la dernière législature. Là encore, le gouvernement cherchait à s’emparer du contrôle opérationnel de la Chambre, rendant l’opposition inutile. La motion no 11 en est un autre exemple où nous avons vu les conservateurs débattre durant des séances qui se sont prolongées en soirée. Le gouvernement n’y a même pas participé. Les libéraux ont dit que c’était pour prolonger le débat, mais comment peuvent-ils prétendre cela, alors qu’ils n’ont même pas participé au processus? Et, bien sûr, il y a la motion no 19, en vertu de laquelle les libéraux auraient encore une fois décidé unilatéralement du programme de la Chambre en septembre et de son fonctionnement.
Il y a quelques semaines, j’ai adressé une lettre au leader du gouvernement à la Chambre et aux autres leaders à la Chambre, une lettre que le Président a également reçue, dans laquelle je proposais des solutions très raisonnables et pratiques sur la façon dont la Chambre pourrait revenir à une certaine normalité. Si nous ne signalons pas aux Canadiens que nous revenons à la normale, quel genre de message envoyons-nous?
L’une des solutions raisonnables et pratiques que j’ai proposées consistait à examiner cela en août ou en septembre. Si une variante de l’hémisphère sud devait se retrouver ici, comme le laissent entendre le leader du gouvernement à la Chambre et son partenaire du NPD, pourquoi ne pas revenir sur cette question en août et en septembre? Depuis deux ans, nous avons démontré que nous avons les outils nécessaires et que nous sommes capables de réagir au quart de tour si cela est nécessaire.
L’argument du gouvernement, c'est que nous avons besoin de certitudes. Eh bien, il y a des certitudes. Il y a des certitudes dans le pays en ce moment même parce que les consignes sanitaires, l’obligation de porter un masque et l’obligation vaccinale sont levées. Je ne sais pas à quelles données, scientifiques ou autres, les libéraux se fient, mais, en tout cas, ils ne nous en font pas part, ni à nous, ni aux députés du Bloc, ni à ceux des autres partis, pour que nous puissions prendre une décision éclairée. Ils recourent à une méthode arbitraire pour prendre totalement le contrôle de la Chambre, comme ils en ont l'habitude.
Comme je le disais, ce procédé porte vraiment atteinte à nos institutions démocratiques. Le gouvernement, pour tout dire, ne veut pas d’opposition: il veut un auditoire.
Le premier ministre a montré son mépris pour le Parlement. Il a montré son mépris pour les institutions et les partis de l’opposition. Il n’y en a pas meilleur exemple que certains des scandales que nous avons connus, y compris le scandale actuel, avec le mépris de la séparation entre, d'une part, l’exécutif et le gouvernement et, d'autre part, nos institutions, qui sont censées fonctionner indépendamment du gouvernement et de l’exécutif.
Le gouvernement a prouvé à maintes reprises qu’il s’immiscera dans le fonctionnement des institutions chères aux Canadiens. Nous voyons ces institutions s'affaiblir et nous assistons certainement à un déclin de notre démocratie.
Comme je l’ai dit hier soir, même les observateurs estiment qu’il est temps de revenir à la normale à la Chambre. Même les observateurs disent que cela suffit, que c'est terminé. Nous devons revenir à la normale pour montrer au reste des Canadiens que tout revient à la normale, et si nous ne montrons pas l'exemple au Parlement, quel sera le message, alors? Nous ne pouvons pas vivre dans une crainte perpétuelle. Nous ne pouvons pas vivre dans un État où le gouvernement attise la peur des citoyens. Voyons où nous en serons en septembre et prenons une décision à ce moment-là.
Cette semaine, nous aurions pu nous pencher sur bien d’autres questions. Je dirais que notre pays est en plein chaos, entre l’inflation qui s’emballe, la crise de l'abordabilité qui frappe les Canadiens ou encore le fiasco des passeports, sans compter d’autres facteurs encore, en particulier ce qui s'entend en Nouvelle‑Écosse à propos de l'ingérence du gouvernement, du Cabinet du premier ministre et du cabinet du ministre de la Sécurité publique dans une enquête en cours, et c'est sans mentionner les scandales passés. Nous aurions pu nous pencher sur bien des questions autres que l’hypothèse émise par le leader du gouvernement à la Chambre et son comparse du NPD. Nous aurions pu nous pencher sérieusement sur ces questions. Nous aurions pu proposer des solutions pour aider les Canadiens qui sont en ce moment même aux prises avec la crise de l'abordabilité.
Je dirais que les conservateurs l’ont fait à maintes reprises. Au cours des derniers mois, nous avons proposé des solutions comme la réduction des impôts, la réduction de la taxe sur l’essence et l’élimination de la taxe sur le carbone pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, mais le gouvernement a systématiquement rejeté ces propositions. Nous avons prouvé à de nombreuses reprises que nous voulons trouver des solutions et travailler pour aider les Canadiens, mais depuis que l’accord de coalition entre le NPD et les libéraux est entré en vigueur, le NPD a voté 95 % du temps avec le gouvernement libéral pour rejeter ces propositions.
C’est un parti qui avait l’habitude de défendre les familles de travailleurs. Le NPD avait l’habitude de défendre des principes. Des députés de ce parti avaient vraiment un sens moral. Ils avaient des valeurs, ils défendaient ce qui était bien et ils dénonçaient ce qui était mal. Maintenant, à cause de promesses, ils sont systématiquement solidaires des libéraux. Le gouvernement actuel n'arrive même pas à offrir les services les plus élémentaires au pays, et pourtant, le NPD a conclu un accord avec lui afin d’instaurer un régime de soins dentaires et l’assurance-médicaments. Pensons-y: le gouvernement n'arrive même pas à fournir les services les plus élémentaires, et pourtant, le NPD compte sur lui pour mettre en place des systèmes compliqués. Mon Dieu, quel beau sapin les néo-démocrates se sont fait passer.
De plus, ils ont vendu leurs valeurs et leur morale, les choses qu’ils avaient l’habitude de défendre ici. Ils avaient l’habitude de défendre ce qui est bien et de s’opposer à ce qui est mal. Ils ont vendu ces valeurs en se vouant à la grâce de Dieu.
J’ai des petites nouvelles pour les députés du NPD: si le gouvernement ne peut même pas fournir des services élémentaires aux Canadiens, comment peut-on s’attendre à ce qu’il tienne ses promesses aux termes de cet accord en tant que gouvernement de coalition? Les Canadiens attendront longtemps.
Cependant, en attendant, ce que nous voyons de la part du NPD à la période de questions est dégoûtant. Le NPD pose des questions au gouvernement sur la reddition de comptes, tout en l’appuyant dans tout ce qu'il fait dans au moins 95 % des cas. C’est vraiment dégoûtant. Les députés du NPD auraient pu suivre l’exemple de ceux qui les ont précédés, comme Thomas Mulcair, qui défendait des valeurs et des principes ici et qui assumait vraiment un rôle d’opposition, et d’autres comme Jack Layton et Tommy Douglas, qui se sont battus pour les travailleurs canadiens. Où est passé ce NPD?
Je vais faire une prédiction dès maintenant: à cause de l’accord qu’il a conclu avec le gouvernement libéral, qu’il continue à soutenir, le NPD se dirige vers un abîme d’insignifiance. Le NPD continuera à soutenir le gouvernement dans toutes les affaires de corruption, de copinage, d’ingérence politique, de non-respect de ses promesses et de non-respect de ce qu’il a promis aux Canadiens, à commencer par une réforme électorale. Cela aurait dû être un signal pour le gouvernement.
Il n’aime pas ce que je dis, alors il…
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:21 [p.7223]
Madame la Présidente, c’est tout à fait pertinent. Je suis bien conscient que chaque fois qu’un député de ce côté-ci et même du Bloc québécois, d’ailleurs, commence à dire des choses que le député n’aime pas, il invoque le Règlement simplement pour perturber l’interaction. C’est dommage. S’il n’aime pas ce que j’ai à dire, tant pis.
Je veux me concentrer aussi sur quelques autres éléments essentiels dans ce débat sur le retour à un système hybride à l’automne.
Ce qui n’est pas pris en compte, et je sais que madame la Présidente en est parfaitement consciente, c’est qu’il y a eu une augmentation des blessures chez nos interprètes. Nous avons reçu de nombreux rapports au cours des dernières années selon lesquelles le nombre de blessures a été multiplié par neuf chez les personnes qui travaillent si fort pour assurer ici une interprétation de classe mondiale, et quand je dis « de classe mondiale », je veux dire qu’elle n’a pas son pareil ailleurs dans le monde.
Nous constatons une augmentation des accidents de travail. On nous dit que ces accidents vont se poursuivre tant que nous continuerons à avoir un système hybride ici à la Chambre et en comité. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement et le NPD proposent de mettre en péril la santé et la sécurité de nos interprètes, d’autant plus que des avertissements et des signaux d’alarme ont été lancés.
Nous assistons à une diminution du nombre d’interprètes, et ces accidents de travail n'y sont absolument pas étrangers. Cette situation met en péril la composante bilingue de notre Parlement pour nous tous, en particulier pour les francophones ici présents et pour les auditeurs francophones, et elle remet en question l’avenir du bilinguisme et la capacité des interprètes à relayer ce qui se dit aux Canadiens francophones. Je pense que nous devons en tenir compte sérieusement alors que nous envisageons de passer à cette formule de Parlement hybride.
Il n’y a rien d’étonnant pour la Chambre que nous voulions signaler aux Canadiens que nous revenons à une certaine normalité, mais il n’y a aucune raison, aucune donnée scientifique, aucune preuve et aucun raisonnement qui expliquent pourquoi nous nous penchons sur la question dans les dernières heures de cette session parlementaire, tout cela parce que le leader du gouvernement à la Chambre et le leader du NPD à la Chambre ne veulent pas revenir à la normale. C’est la seule raison. Ils veulent poursuivre le déclin de la pertinence de cette institution en permettant aux ministres et aux députés de ne pas être présents. C’est triste.
Je porte ce bracelet à mon poignet. Il dit: « Nous nous souviendrons. » Je l’ai déjà dit ici, parce que je pense souvent aux vies qui ont été perdues et aux familles qui ont été décimées par la guerre. Ceux qui ont défendu notre pays dans des pays lointains pour nous permettre à tous d’avoir le privilège de siéger dans notre symbole de la démocratie ne se sont pas battus pour que nous puissions siéger par Zoom. Ils ne se sont pas battus pour que les ministres puissent échapper à toute responsabilité. Ils ne se sont pas battus pour assister au déclin de notre démocratie. Ils se sont battus pour renforcer notre démocratie et garantir qu’elle soit viable pour les années à venir, mais ce que le gouvernement propose limite et diminue notre institution démocratique.
Je sais que le gouvernement prétendra le contraire, mais nous l’avons vu. Nous avons constaté un manque de reddition de comptes et de transparence. Nous avons vu le gouvernement se défiler en utilisant ces outils. Nous l’avons constaté avec le projet de loi C‑11. Nous avons vu le chaos qui s’est installé au comité pendant que la présidente était installée dans son salon et qu’elle essayait de composer avec un projet de loi complexe et substantiel comprenant des centaines d’amendements.
Mais c’est fait, c’est terminé. Le glas de ce mode de fonctionnement a sonné. À l’époque, il a servi à quelque chose, mais il ne sert plus à rien quand aucune autre assemblée législative provinciale ou territoriale, au Canada ou ailleurs dans le monde, n’utilise de système hybride. C’est terminé. On n’en parle plus.
Dans le temps qu’il me reste, je propose, avec l’appui du député de Fundy Royal, que la motion soit modifiée:
a) au paragraphe i), par substitution, aux mots suivants les mots « soit adoptée », de ce qui suit: « ou adoptée avec dissidence, pourvu qu’une demande de vote par appel nominal ait préséance et soit suivie d’une indication que la motion est adoptée avec dissidence »;
b) au paragraphe p), (i) par adjonction, après le mot « vidéoconférence », de ce qui suit: « pourvu que les députés participant à distance soient au Canada »; (ii) par adjonction, après les mots « utilisation des ressources de la Chambre soit établie », de ce qui suit: « sous réserve des dispositions du paragraphe j) de l’ordre adopté le lundi 16 mai 2022 »; (iii) par adjonction, après l'alinéa (vi), de ce qui suit: « (vii) toute délibération d’un comité portant sur une motion relative à l’exercice de son pouvoir de convoquer des personnes et d’exiger la production de documents et de dossiers n'ayant pas donné lieu à une décision devra être interrompue, selon la première occurrence, après quatre heures de débat ou une semaine de séance après que la motion ait été proposée, et toutes les questions nécessaires pour disposer de la motion soient alors mises aux voix immédiatement et successivement, sans autre débat ni amendement »;
c) au paragraphe q), (i) par substitution, aux mots de l'alinéa (ii), de ce qui suit: « les membres participant à distance se trouvent au Canada et soient comptés pour fins de quorum »; (ii) par adjonction, après l'alinéa (v), de ce qui suit: « (vi) toute délibération d’un comité portant sur une motion relative à l’exercice de son pouvoir de convoquer des personnes et d’exiger la production de documents et de dossiers n'ayant pas donné lieu à une décision devra être interrompue, selon la première occurrence, après quatre heures de débat ou une semaine de séance après que la motion ait été proposée, et toutes les questions nécessaires pour disposer de la motion soient alors mises aux voix immédiatement et successivement, sans autre débat ni amendement. »
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:32 [p.7225]
Madame la Présidente, le fait est que, constitutionnellement, Ottawa est le siège du pouvoir. C’est le siège du Parlement, et c’est là que les gens sont censés être.
Est-ce que je pense que le fait de tenir des séances hybrides pendant la pandémie a servi à quelque chose? J’ai très bien expliqué dans mon discours d’hier soir qu’au plus fort de la pandémie, oui, cela a servi parce qu’il y avait beaucoup d’inconnu à ce moment-là. Tous les partis s’entendaient pour agir, et je donne tout le crédit au personnel administratif.
Cependant, en ce qui concerne la question d'aujourd’hui, nous sommes en train de normaliser le processus d’un Parlement hybride à l’automne, alors qu’aucune autre assemblée législative dans le monde ou même dans ce pays ne le fait. Pourquoi en parlons-nous maintenant? Si nous voulons parler de la façon de moderniser le Parlement, nous pouvons le faire, et le comité de la procédure et des affaires de la Chambre est le lieu approprié pour le faire.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:34 [p.7225]
Madame la Présidente, cette question a été abordée il y a quelques semaines lors d’une réunion des leaders parlementaires. Le leader du Bloc Québécois à la Chambre a clairement indiqué au leader du gouvernement à la Chambre que c’était important, tout comme pour nos députés du Québec, parce que c’est une fête de grande importance au Québec. Au moment où nous en avons parlé, rien n’indiquait que nous allions traiter de la motion no 19. En fait, les libéraux l’ont annoncée lundi soir, sachant que le débat se poursuivrait jusqu’à jeudi et que le vote aurait lieu à 20 h 30.
Je tiens à assurer à mon collègue que nous avons fait tout ce que nous pouvions pour que le vote ait lieu le plus tôt possible, en tenant compte non seulement des députés du Bloc québécois, mais aussi de nos députés du Québec, qui comprennent l’importance de la fête nationale au Québec. Je suis simplement désolé que le leader parlementaire du gouvernement libéral ne réalise pas ou ne comprenne pas à quel point c’est important. Au fond, ce qu’il a fait...
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:37 [p.7226]
Madame la Présidente, je remercie la députée de comprendre qu'il y aura un immense abîme de non-pertinence après les prochaines élections, quand l'électorat canadien attendra les néo-démocrates au tournant pour avoir conclu une entente avec les libéraux. Les libéraux ont accédé au pouvoir avec 32 % du vote. C'est uniquement parce qu'il n'a pas obtenu la majorité des sièges à la Chambre que le premier ministre a invité le NPD à former une coalition.
Si tous les beaux progrès dont parle la députée se concrétisent, je ravalerai mes paroles. Le gouvernement libéral a fait des promesses au NPD, mais on sait que les libéraux n'ont jamais été capables de tenir parole. Le Canada est en situation de crise et de chaos. Le gouvernement n'arrive même pas à fournir certains services élémentaires. Si les néo-démocrates s'imaginent s'en tirer indemnes, je regrette de leur dire qu'ils ont tort et qu'ils ne joueront plus un rôle pertinent après les prochaines élections.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:38 [p.7226]
Madame la Présidente, je faisais partie du comité de la procédure lorsque nous nous sommes penchés sur cette question au début de la pandémie. La préoccupation a toujours été que cette mesure devienne permanente. Je crois d'ailleurs que le gouvernement libéral et ses partenaires du NPD ont comme objectif de la rendre plus permanente.
Il y avait aussi d'autres préoccupations. Certains députés de circonscriptions où les résultats étaient serrés pourraient en profiter pour être constamment en mode électoral. Je soupçonne que ce sera probablement le cas pour les libéraux et les néo-démocrates.
Comme je l'ai dit hier soir au sujet de quelqu'un qui souhaite rester dans sa collectivité, notre pays fait toute la largeur du continent, et on s'attend à ce qu'un élu vienne siéger à Ottawa. Les députés qui souhaitent rester dans leur circonscription devraient briguer un poste de maire, de conseiller municipal ou de commissaire d'école. Ils ne devraient pas tenter de devenir députés, car on s'attendra alors à ce qu'ils viennent travailler ici.
Voir le profil de John Brassard
PCC (ON)
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2022-06-23 12:41 [p.7226]
Madame la Présidente, je n'ai qu'une chose à répondre, et c'est que d'autres assemblées législatives, comme le Congrès des États‑Unis et le Parlement britannique, sont revenues aux séances traditionnelles en personne. Pourquoi devraient-elles être différentes de nous?
Je serai heureux de répondre à une question du député de Kingston et les Îles.
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PCC (ON)
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2022-06-23 12:42 [p.7227]
Madame la Présidente, pour montrer le peu de respect que j'ai pour ce député, je passerai maintenant à la prochaine question.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Monsieur le Président, nous parlons de responsabilité et de tradition. Je me demande simplement ce que mon collègue pense du message que nous transmettons en parlant de leadership. Je pense que le message que nous envoyons aux Canadiens lorsque nous disons que s’ils sont malades, ils doivent quand même aller travailler est assez désuet. Est-ce le message que nous devrions transmettre à nos électeurs?
Je parle souvent à mon neveu Andy de l’importance du leadership. N’est-ce pas faire preuve d’un véritable leadership que de donner l’exemple en disant que, lorsque les gens sont malades, ils devraient rester à la maison jusqu’à ce qu’ils se sentent mieux? Nous pourrions alors utiliser les traditions de la Chambre, comme le pairage, pour que les députés puissent se rétablir avec l’appui de leurs collègues parlementaires. N’est-ce pas là une meilleure approche que la pratique habituelle qui consiste à se cacher du Parlement, à se soustraire à la reddition de comptes et à se servir du Parlement virtuel pour échapper à ses responsabilités?
Voir le profil de Eric Melillo
PCC (ON)
Voir le profil de Eric Melillo
2022-06-23 14:09 [p.7234]
Monsieur le Président, encore une fois, le gouvernement veut mettre en place des mesures législatives à l'égard des armes à feu qui auront une incidence sur les propriétaires d'arme à feu respectueux des lois et qui ne feront pratiquement rien pour prévenir les crimes commis avec des armes à feu. Le projet de loi C‑21 propose une interdiction arbitraire à l'égard des armes de poing qui ne fera rien pour mettre fin à la contrebande d'armes à feu ni pour prévenir la violence des gangs.
Cela dit, les conservateurs appuient certaines mesures de ce projet de loi, comme celles visant à garder les armes à feu hors de la portée des auteurs de violence familiale. Malgré les efforts des conservateurs pour faire adopter rapidement ces mesures du projet de loi, la coalition néo‑démocrate—libérale s'est mobilisée pour s'y opposer, ce qui indique, selon moi, que leurs objectifs sont plus politiques que pragmatiques.
De ce côté-ci de la Chambre, nous appuierons toujours des mesures raisonnables qui visent à protéger les Canadiens et à tenir les armes à feu hors de la portée des criminels plutôt que l'approche laxiste du gouvernement à l'égard de la criminalité.
Voir le profil de Cheryl Gallant
PCC (ON)
Monsieur le Président, en juillet, la coalition néo‑démocrate—libérale entamera le processus visant à faire passer l'âge de la retraite à 75 ans. La décision qu'a prise la coalition néo‑démocrate—libérale de faire de la discrimination fondée sur l'âge en créant diverses catégories d'aînés du point de vue des prestations de la Sécurité de la vieillesse a concrétisé les pires craintes des aînés.
La coalition socialiste alourdit le fardeau financier des aînés pour rembourser la dette excessive du Canada. Les aînés perçoivent cette discrimination fondée sur l'âge comme un moyen de forcer les Canadiens de moins de 75 ans à demeurer sur le marché du travail pour continuer à payer des impôts, afin d'alimenter la politique inflationniste des libéraux, qui consiste à percevoir des impôts, à emprunter et à gaspiller. La coalition subtilise ainsi aux aînés les économies qui devraient leur servir à vivre leur âge d'or.
L'inflation érode la valeur des économies. Il s'agit d'un changement majeur au sein de la société. Les Canadiens sont forcés de travailler plus longtemps et ils ont besoin de le faire. La coalition socialiste doit être tenue responsable des politiques inflationnistes de gauche, qui privent les Canadiens de la retraite dont ils ont rêvé.
Voir le profil de Melissa Lantsman
PCC (ON)
Voir le profil de Melissa Lantsman
2022-06-23 14:46 [p.7241]
Laissez-le recommencer, ça va.
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