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Lib. (MB)
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2022-09-29 10:05 [p.7899]
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
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Lib. (MB)
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2022-09-29 10:17 [p.7901]
Monsieur le Président, c’est vraiment étonnant. La différence entre les conservateurs et les libéraux est le fait que le gouvernement libéral reconnaît l’importance de développer et d’encourager une économie qui fonctionne pour tous les Canadiens. Les conservateurs, en revanche, préconisent une politique un jour, et une autre politique le lendemain.
Si l'on y pense, parlons de l’inflation. Le Canada, par rapport à d’autres pays, se porte exceptionnellement bien. Il suffit de regarder les États‑Unis, l’Europe et l’Angleterre.
Cela ne signifie pas que nous ignorons la question. En fait, nous avons présenté le projet de loi C‑30. Le projet de loi C‑30 garantit que les particuliers obtiendront un remboursement de la TPS bonifié. Au départ, les conservateurs avaient dit non. Maintenant, ils font volte-face et appuient cette initiative libérale. Plus ils accorderont de temps à l'actuel gouvernement, plus ils constateront qu’ils aiment ses politiques. Après tout, ils critiquent le déficit, mais ils ont voté pour les milliards et les milliards de dollars qui sont consacrés au déficit. Ils ont voté en sa faveur.
Pourquoi les Canadiens devraient-ils croire un parti qui ne comprend pas les principes économiques de base? Il suffit de regarder l’idée ridicule de la cryptomonnaie qu'a avancée l'actuel chef conservateur, qui a tenu des propos dont le manque de sagesse a amené des milliers de Canadiens à perdre beaucoup d’argent.
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NPD (MB)
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2022-09-29 11:35 [p.7914]
Madame la Présidente, je tiens tout d'abord à préciser que j'entends partager mon temps de parole avec la députée d'Edmonton Strathcona.
C'est la première fois que j'ai l'occasion de prendre la parole à la Chambre depuis le décès de mon père, Bill Blaikie, samedi dernier. J'espère avoir le temps, à un moment donné, de lui rendre hommage plus convenablement et dignement, mais pour l'instant, je m'en voudrais de ne pas remercier chaleureusement tous mes collègues, les gens de la Colline du Parlement et ceux d'ailleurs.
Des Canadiens des quatre coins du pays m'ont envoyé de touchants messages sur la façon dont la vie et l'œuvre de mon père les ont inspirés dans leur propre travail. Je suis très reconnaissant de ces messages, tout comme ma mère, Brenda; mes sœurs, Rebecca, Jessica et Tessa; et toute notre famille. Je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont fait part de leurs messages.
Bien entendu, nous en sommes particulièrement touchés, ce qui aurait aussi été le cas de mon père, car il aimait vraiment le Parlement, malgré toutes ses imperfections, ses déceptions et ses défauts. Cet amour était né de sa profonde conviction que le Parlement, employé à bon escient par les parlementaires pendant leur mandat, peut être un espace de dialogue positif et constructif permettant de faire progresser notre pays.
C'est dans cet esprit que j'aimerais aujourd'hui faire part de quelques réflexions sur la motion de l'opposition conservatrice. Je pense que deux aspects de cette motion méritent d'être dénoncés.
Le premier aspect concerne ce que la motion propose, en tant que tel, à savoir que le gouvernement devrait, en ce moment, mettre l’accent sur des réductions d’impôt générales pour combattre l’inflation. Même si les conservateurs proposent cette mesure en toute bonne foi, ils se trompent. Il y a longtemps qu’ils disent que lorsqu’il y a plus d’argent à dépenser que de marchandises à acheter, l’inflation grimpe. Les réductions d’impôt générales ne sont pas ciblées, contrairement à un soutien du revenu destiné aux personnes se trouvant réellement dans une situation précaire. Lorsque ces personnes font leur épicerie, elles doivent se demander si elles devront rapporter des aliments sur les étagères. Ou encore, elles mènent une vie d'itinérant ou risquent de basculer dans l'itinérance parce qu'elles ont perdu leur habitation ou sont sur le point de la perdre. Par opposition, même si nous subissons les désagréments de l’inflation et que nous devons parfois renoncer à certains achats qui nous plairaient vraiment, il reste que certains d'entre nous n'ont pas à se priver de l'essentiel, en fin de compte. Fournir un revenu aux personnes qui courent vraiment le risque de manquer d'argent est la solution pour que le Canada traverse cette période exceptionnelle de pression inflationniste que tout le monde ressent d’une manière ou d’une autre. Nous devons faire en sorte que le Canada s'en sorte le mieux possible. Nous devons réduire les dommages au minimum, et le nombre de familles canadiennes qui les subissent doit être aussi petit que possible.
C’est pourquoi le NPD croit qu’il faut doubler le remboursement de la TPS. C’est pourquoi nous nous battons pour une augmentation des paiements de l’Allocation canadienne pour le logement. C’est pourquoi nous sommes convaincus que chercher à changer structurellement le coût des produits et des services dont les Canadiens ne peuvent pas se passer, comme les garderies, les soins dentaires et les médicaments sur ordonnance, est une meilleure façon de combattre l’inflation justement parce que cette façon de procéder évite ce que disent craindre les conservateurs.
Nous avons appris hier, lors de la réunion du comité des finances, que, même selon le Fonds monétaire international ou FMI, accorder des réductions d’impôt générales en ce moment alimenterait les pressions inflationnistes. C'est exactement ces pressions que les conservateurs affirment vouloir combattre. Or, on peut dire sans risquer de se tromper que le FMI n'a pas la réputation d'être une organisation progressiste. Depuis des dizaines d'années, il se fait l’apôtre de la déréglementation, des allègements du fardeau fiscal et de la rationalisation des services publics. Des réductions d’impôt générales causeraient de l'inflation parce qu'elles remettraient plus d’argent dans les poches des personnes qui en ont le moins besoin. Plus une personne est riche, plus elle a déjà de l’argent à dépenser, et ce sera encore plus le cas si elle bénéficie d’une réduction générale du fardeau fiscal.
Tout à l’heure, un député conservateur a parlé des étudiants qui vivent dans des refuges pour sans-abri et des mères célibataires qui craignent de se retrouver à la rue. Eux et les aînés qui vivent d'un faible revenu fixe ne profiteront pas autant d’une réduction générale des impôts que les gens qui habitent les quartiers aisés. Si nous souhaitons aider les personnes qui en ont vraiment besoin, nous devons le faire avec des mesures ciblées de soutien du revenu. C’est ainsi qu’il faut procéder, non seulement pour aider les personnes qui en ont le plus besoin, mais aussi pour éviter de mettre trop d’argent dans les poches de ceux qui ont déjà un revenu disponible passablement élevé.
C’est pourquoi il y a une telle différence d’approche entre les néo-démocrates et les conservateurs. On peut dire que je pense parfois que le gouvernement libéral se sent pris entre deux feux, et que sa recette serait de ne rien faire, de regarder le débat se dérouler entre les conservateurs et les néo-démocrates et de rester en retrait.
C’est pourquoi il est important de faire pression, et je suis reconnaissant aux Canadiens d’avoir élu 25 néo-démocrates au Parlement pour faire ce travail de pression. Lorsque nous avons proposé pour la première fois de doubler le remboursement de la TPS, les libéraux ont dit non. C’était il y a bien plus de six mois, et, graduellement et grâce à la persévérance des néo-démocrates de la Chambre et de très nombreuses voix de la société civile à l’extérieur de la Chambre, nous avons pu amener le gouvernement à changer de cap.
C’est un succès pour le Parlement. C’est un exemple d’un Parlement que les Canadiens ont élu et qui fait le travail qu’ils veulent qu’il fasse. Parfois, c’est désordonné, et ce n’est pas toujours joli ou amusant à regarder, mais il y a un travail qui se fait ici, et c’est grâce à la sagesse des Canadiens qui ont élu un Parlement minoritaire avec des voix fortes de plusieurs côtés de la Chambre que nous pouvons avancer.
La deuxième chose que je veux souligner à propos de cette motion, une chose qui m'énerve profondément et que nous avons déjà entendue un peu plus tôt aujourd’hui, c’est la question de l’augmentation des cotisations à l’assurance-emploi et au RPC comme si c’était une taxe sur la masse salariale. S’il ne s’agissait que d’un débat sur les mots, cela n’aurait pas d’importance. Cela m’est parfaitement égal si les comptables appellent les cotisations à l’assurance-emploi et au RPC des taxes sur la masse salariale. Si c’est ce qu’ils veulent faire dans leur profession pour faciliter la comptabilité, grand bien leur fasse.
Lorsque les politiciens commencent à parler de lutter contre « l’augmentation des taxes sur la masse salariale » comme d’un euphémisme pour lutter contre le financement adéquat de notre régime d’assurance-emploi, je trouve cela problématique. Lorsque des politiciens utilisent « réduction des taxes sur la masse salariale » comme un euphémisme pour nuire aux pensions des Canadiens et refuser l’augmentation de ces dernières, surtout lorsqu’ils disent de manière contradictoire à quel point ils se soucient des personnes âgées à revenu fixe, je trouve cela problématique. C’est un problème majeur de cette motion et de ce que nous avons entendu de la part des conservateurs aujourd’hui.
Des personnes qui n’étaient pas sans abri il y a quelques années le sont aujourd’hui et continuent de se débattre avec les difficultés de l’économie dans laquelle nous sommes. Il y a beaucoup d’emplois disponibles dans certains secteurs de l’économie, mais la situation de l’emploi reste difficile dans d’autres secteurs. Il y a des gens qui sont formés et qui ont de l’expérience dans certains secteurs, mais ceux-ci sont toujours en difficulté, comme le tourisme et l’hôtellerie, par exemple. Les difficultés de ces industries sont variées.
Le secteur de l’hôtellerie se remet, mais si l’employeur n’est prêt à offrir que trois quarts de travail de trois heures, l’avis de recherche dans la vitrine ne signifie pas ce que beaucoup de Canadiens pensent qu’il signifie. Il ne s’agit pas d’un emploi à temps plein, bien rémunéré et permettant de subvenir aux besoins d’une famille.
Oui, nous devons rebâtir le régime d’assurance-emploi. Nous le savons. Nous le savions avant la pandémie. Il est donc d’autant plus honteux pour le gouvernement d’être revenu, le 24 septembre, aux règles de l’assurance-emploi en vigueur avant la pandémie, sans avoir trouvé de solution et sans révéler le détail des consultations qu’il a menées ou avoir mis en place un meilleur système en premier lieu. L’assurance-emploi laissait beaucoup trop de gens pour compte avant la pandémie. Nous le savons tous.
Nous savons tous que le système devait être modifié, et pourtant, nous nous éloignons des règles temporaires de la pandémie, qui n’étaient pas parfaites, mais qui étaient certainement meilleures que ce que nous avions auparavant, et nous sommes retournés en arrière. Oui, les cotisations d’assurance-emploi, après avoir été gelées pendant la pandémie, vont augmenter. Cela fait partie intégrante de l’assurance qui permet aux gens de ne pas perdre leur maison lorsqu’ils perdent leur emploi dans des circonstances économiques difficiles.
Un parti qui défendrait vraiment les intérêts des travailleurs comprendrait cela et n’essaierait pas de masquer son opposition à un régime d’assurance-emploi adéquat par des euphémismes tels que la réduction des charges sociales. Il en va de même pour le Régime de pensions du Canada. Nous en sommes à un point où le Régime de pensions du Canada va finalement avoir une autre tranche pour les travailleurs à l’avenir. Ils vont devoir commencer à y cotiser, tout comme les employeurs. C'est ainsi que l'on améliore les pensions publiques, de sorte que moins de politiciens conservateurs et d’autres à l’avenir se lèveront pour dire à quel point ils sont tristes que les personnes âgées n’aient pas un revenu adéquat. C’est ce qui ne va pas avec ce qui se passe ici.
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NPD (MB)
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2022-09-29 11:45 [p.7915]
Madame la Présidente, la réponse courte est non, je ne crois pas qu'elle le fasse, pour beaucoup des raisons que j'ai données dans mon discours. Je suis heureux que le gouvernement libéral ait choisi de mettre en œuvre bon nombre des initiatives proposées par le NPD afin de réduire les effets de l'explosion des prix que subissent les Canadiens.
Je vais profiter de l'occasion pour en proposer une autre. J'invite le gouvernement à reprendre notre proposition de faire en sorte que l'augmentation de la Sécurité de la vieillesse ne s'applique pas qu'aux aînés de 75 ans et plus, mais à tous les aînés qui sont admissibles à la Sécurité de la vieillesse. Les aînés, peu importe leur âge, vivent tous les mêmes pressions financières et ils devraient tous avoir droit aux mêmes prestations. Il est insensé qu'il y ait un système à deux paliers pour les aînés canadiens qui reçoivent des prestations de la Sécurité de la vieillesse ou toute autre prestation de soutien du revenu.
J'invite le gouvernement à également mettre en œuvre cette proposition. Nous en serions heureux.
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NPD (MB)
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2022-09-29 11:48 [p.7915]
Madame la Présidente, je remercie le député de Durham de ses bons mots. J'apprécie vivement l'expression de sa sympathie.
Il y a une tension dans la position des conservateurs qui transparaît même dans la question du député. En effet, il demande comment on peut réduire le coût des intrants, tout en reconnaissant que la conjoncture économique, notamment l'inflation, est en grande partie attribuable aux pressions provenant de la chaîne d'approvisionnement et non de la demande. Cependant, les conservateurs soutiennent le plus souvent que les problèmes sont liés à la demande et aux dépenses. Ils affirment que le gouvernement dépense trop et que c'est ce qui fait flamber les prix. Or, de nombreux facteurs contribuent à l'inflation. Je me réjouis que les conservateurs reconnaissent que certains autres facteurs engendrent l'inflation, en dehors des dépenses gouvernementales.
Comme le député le sait déjà, à mon avis, la meilleure façon de s'attaquer au problème est de mettre en place des mesures d'allégement ciblées jumelées à des mesures de soutien du revenu pour les gens qui en ont réellement besoin. J'estime que de simplement réduire les impôts et les taxes pour tout le monde entraînera de la part des mieux nantis une augmentation de la demande qui accentuera la poussée inflationniste à un moment où une telle pression supplémentaire n'est pas souhaitable.
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NPD (MB)
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2022-09-29 11:50 [p.7916]
Madame la Présidente, je ne pense pas que mon collègue sera surpris d'apprendre que les négociations avec un gouvernement libéral peuvent être très décevantes, dans certains cas.
Dans une négociation, il y a deux côtés. Nous avons fait de notre mieux pour nous assurer que, là où il y avait un terrain d'entente, nous pouvions faire des progrès.
Il est décevant que les libéraux ne soient pas des néo‑démocrates et qu'ils ne veuillent pas faire tout ce que nous voulons faire. Cependant, nous comprenons bien qu'il appartenait aux Canadiens et aux Canadiennes d'élire un Parlement et qu'il nous appartient, à nous, de nous battre pour tout ce que nous pouvons faire. C'est décevant…
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Lib. (MB)
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2022-09-29 12:01 [p.7918]
Madame la Présidente, je veux revenir sur les observations de la députée au sujet du Régime de pensions du Canada parce que, pendant de nombreuses années sous Stephen Harper, le Régime de pensions du Canada a simplement fait du surplace. Alors premier ministre, Stephen Harper a refusé de rencontrer les premiers ministres des provinces et de chercher avec eux des moyens d’améliorer la retraite. Une des initiatives qu’a prises le gouvernement actuel, il y a quelques années, a été de collaborer avec les provinces pour parvenir à une entente sur le Régime de pensions du Canada.
Par ailleurs, les députés conservateurs parlent souvent du Régime de pensions du Canada comme d’une taxe. Or, il ne s’agit pas d’une taxe, comme la députée l’a si justement dit. Il s’agit d’un investissement des personnes qui travaillent aujourd’hui afin d’avoir une meilleure pension demain, quand elles prendront leur retraite.
La députée pourrait-elle nous dire ce qu’elle pense du fait que les conservateurs veulent simplement qualifier de taxe un investissement dans une retraite future afin d'essayer de jouer sur les émotions, ce qui est extrêmement tendancieux?
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Lib. (MB)
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2022-09-29 12:52 [p.7926]
Madame la Présidente, j'aime à penser que ce qui est proposé par le Parti conservateur est une autre occasion pour nous d'exprimer réellement le contraste qui nous oppose. En effet, quelle différence il y a entre le Parti conservateur et le parti au pouvoir, le Parti libéral du Canada! Le premier ministre, les ministres et, en fait, tout le caucus libéral ont à cœur de veiller à ce que l'économie fonctionne pour tous les Canadiens. C'est notre priorité.
Personne ne devrait être étonné qu'en 2015, lorsque nous avons formé le gouvernement, nous ayons pris un engagement envers la classe moyenne du Canada et ceux qui aspirent à en faire partie. Les députés n'ont qu'à voir les politiques que nous avons adoptées, qu'il s'agisse de mesures budgétaires ou de mesures législatives, pour se rendre compte que nous avons été cohérents pratiquement depuis le premier jour.
Lors de la pandémie mondiale, et j'insiste sur le mot « mondiale », nous avons réagi en soutenant les Canadiens. Nous les avons soutenus de façon marquée. Nous étions là pour des millions de Canadiens, des petites entreprises et des particuliers. Nous avons dépensé des milliards de dollars pour les soutenir, et les conservateurs ont en fait voté pour une bonne partie de ces dépenses. Pourtant, aujourd'hui, ils nous les reprochent. Il y a un mot dans le dictionnaire qui décrirait bien cette attitude, mais il est antiparlementaire et je ne le dirai pas. Cependant, je peux dire aux députés que le Parti conservateur du Canada s’agite dans tous les sens pour toutes sortes de questions économiques et environnementales. Les conservateurs ne sont pas cohérents.
Mardi dernier, dans un débat d'urgence, ils ont parlé de taxes, et ils ont utilisé l'exemple de la tarification de la pollution. Les députés se souviendront que Stephen Harper y était favorable, mais les conservateurs ont décidé qu'ils ne l'étaient plus. Ils sont montés aux barricades en disant que c'était une taxe, et non une tarification de la pollution. L'ancien chef du Parti conservateur, celui qui a précédé la cheffe intérimaire, avait très clairement appuyé le principe de la tarification de la pollution. Les candidats du Parti conservateur du Canada ont fait campagne sous la direction de ce chef aux dernières élections, et ils étaient tous pour la tarification de la pollution. Cependant, une fois de plus, les membres du Parti conservateur font volte-face. Ils ont changé d'orientation après avoir fait campagne en approuvant la tarification de la pollution. Ils sont maintenant contre cette idée, et ils parlent maintenant d'autres taxes.
En matière de cohérence, l'exemple vient de haut au Parti conservateur. De quoi le chef du Parti conservateur a-t-il déjà parlé? Mon collègue de Kingston et les Îles a soulevé la question à quelques reprises, tout comme la ministre des Finances. Au sein du caucus libéral, nous sommes nombreux à ne pas comprendre pourquoi, lors de la course à la direction, le nouveau chef de l’opposition officielle a dit à tous ceux qui voulaient l’entendre d’investir dans la cryptomonnaie. C’était un bon moyen de lutter contre l’inflation, disait-il. Il a conseillé aux Canadiens et à ses partisans d’y investir.
Nous devons compatir avec les personnes qui ont suivi les conseils du chef conservateur. Qui sait? Ce n’était peut-être pas son idée à lui, mais celle d’un autre conservateur. Je ne sais pas. Il reste que c’était une idée stupide. Au bout du compte, combien de Canadiens ont perdu des milliers de dollars parce qu’ils ont écouté il y a à peine quelques mois celui qui est aujourd'hui le chef du Parti conservateur?
La Banque du Canada est une institution reconnue dans le monde entier pour son indépendance ainsi que pour sa bonne gestion de la masse monétaire et de son incidence sur l'économie canadienne. Eh bien, le chef du Parti conservateur avait une idée: il congédierait le gouverneur de la Banque du Canada. N’est-ce pas bizarre?
Il y avait même des conservateurs qui étaient contre. Je me souviens d’au moins un député qui a perdu sa place dans la première rangée et qui s’est vu imposer un changement de rôle pour avoir dit haut et fort que c’était une idée stupide. Il a osé dire à un puissant ses quatre vérités, diraient bien des gens en fin de compte.
Les conservateurs disent vouloir alléger le fardeau fiscal des Canadiens à cause de l’inflation. Deux choses me viennent à l’esprit. Premièrement, ils doivent cesser de jouer à l’autruche et reconnaître que l’inflation sévit partout dans le monde. Aux États-Unis, le taux d’inflation est plus élevé. En Europe et en Angleterre, le taux d’inflation est plus élevé. Cela ne veut pas dire que le Canada ne doit rien faire.
Le pays est dirigé par un gouvernement progressiste qui, depuis 2015, a toujours été là de façon très concrète et tangible pour les Canadiens. En fait, nous avons présenté deux mesures législatives afin d'apporter une aide pour ainsi dire immédiate aux Canadiens. En ce qui concerne le remboursement de la TPS, nous savons tous que le projet de loi C-30 a été renvoyé au comité. Il s’agissait de mettre de l’argent dans les poches de 11 millions de Canadiens pour les aider à faire face à l’inflation. Au départ, les conservateurs s’y opposaient. Difficile à croire! Comment peuvent-ils s’opposer à quelque chose alors qu’ils réclament des allégements fiscaux et que c’est ce que nous accordons aux Canadiens? Nous allions mettre de l’argent dans les poches des contribuables, ce à quoi les conservateurs s’opposaient au départ.
Je tiens néanmoins à remercier les conservateurs pour qu'on ne dise pas que je ne le fais jamais. Je leur suis reconnaissant d'avoir encore changé d’avis. Cette fois-ci, 11 millions de Canadiens vont profiter du changement de cap des conservateurs, qui appuient le renvoi du projet de loi au comité. Je suis optimiste et je touche du bois. J’espère que le projet de loi sera adopté par le comité et qu’il franchira l’étape de la troisième lecture. J'espère que nous traverserons ces étapes assez vite. Nous devons en profiter avant qu’ils ne changent encore d’idée, mais leur dernière volte-face est encourageante.
Le projet de loi C-31 apporte de l’aide dans deux domaines. D’abord, pour la première fois dans l’histoire du Canada, les parents recevraient des soins dentaires pour leurs enfants de moins de 12 ans. Qui s’y opposerait? En cette période d’inflation, certains parents doivent amener leurs enfants au service des urgences de l’hôpital pour recevoir des soins dentaires, parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer un dentiste. Le gouvernement présente un projet de loi qui les aiderait à le faire. Il est difficile de croire que les conservateurs s’y opposeraient.
Ensuite, ce projet de loi prévoit une aide supplémentaire pour les personnes qui ont de la difficulté à payer leur loyer. Il s’agit de centaines de dollars par personne et de millions de dollars à l’échelle du pays. Une fois de plus, les conservateurs nous indiquent qu’ils n’appuieront pas le projet de loi C-31. C’est bien malheureux.
D’une part, ils disent qu’il faut soutenir les Canadiens. D’un autre côté, s’ils ressentent de la honte, nous pouvons les convaincre de faire volte-face, comme ils l’ont fait dans le cas du projet de loi C-30. Nous avons cependant encore un peu de travail à faire pour les convaincre que permettre à des enfants de moins de 12 ans de recevoir des soins dentaires est une bonne idée et qu’ils devraient l’appuyer. Il faudra aussi les convaincre que le soutien au loyer est une mesure qu'ils devraient appuyer. Espérons que le projet de loi C-31 sera adopté.
Le gouvernement du Canada en fait beaucoup pour stimuler l'économie et aider les Canadiens. Nous mettons l’accent sur une économie dont les retombées profitent à tous les Canadiens. En même temps, nous comprenons l’importance des soins de santé, qu’il s’agisse des soins de longue durée, de la santé mentale, des soins dentaires ou de la collaboration avec les provinces. Nous ne sommes toutefois pas un guichet automatique. Nous devons donc tous cultiver notre sens des responsabilités.
Les Canadiens méritent des soins de santé de la meilleure qualité qui soit. Le gouvernement et le ministre sont déterminés à les leur offrir.
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Lib. (MB)
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2022-09-29 13:04 [p.7927]
Madame la Présidente, je crois que Stephen Harper n'a jamais été un fervent partisan du Régime de pensions du Canada, et c'est la raison pour laquelle, pendant une décennie, il n'y a jamais eu la moindre discussion concernant l'examen d'une telle augmentation. Peu après avoir formé le gouvernement en 2015, le premier ministre a fait savoir que nous voulions être en mesure d'améliorer le Régime de pensions du Canada. À l'époque, nous avions un ministre qui est allé négocier et nous avons pu rallier tout le monde pour être en mesure d'améliorer le Régime de pensions du Canada. Ainsi, les travailleurs d'aujourd'hui disposeront de plus d'argent au moment de la retraite. Il est tout simplement faux d'essayer d'affirmer qu'il s'agit d'une taxe. C'est très trompeur. Il s'agit d'un investissement dans leur avenir. Les travailleurs d'aujourd'hui investissent en vue de leur retraite. Je suis très fier que nous ayons un gouvernement qui reconnaît la valeur du Régime de pensions du Canada et qui a réuni les provinces pour le mettre en place, ce que le Parti conservateur n'a pas réussi à faire.
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Lib. (MB)
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2022-09-29 13:05 [p.7927]
Madame la Présidente, je vais citer la ministre des Finances, qui a dit ceci hier:
[...] en fait, nous avons réduit les impôts et amélioré la situation des Canadiens de la classe moyenne. Aujourd'hui, en Ontario, une mère célibataire ayant deux enfants de moins de 6 ans et gagnant 60 000 $ par année paie près de 5 600 $ de moins en impôts que sous les conservateurs. Elle recevra près de 8 900 $ de plus grâce à la réduction des frais de garde d'enfants et à la prestation dentaire. Sa situation financière sera améliorée de plus de 14 400 $ par rapport à ce qu'elle était sous les conservateurs.
Les faits sont éloquents. Au bout du compte, quand le Parti conservateur a eu l'occasion de voter en faveur d'un allégement fiscal pour la classe moyenne du Canada, il a voté contre. Il s'agissait d'une mesure législative concrète. Les conservateurs auraient pu voter en faveur des allégements fiscaux pour la classe moyenne du Canada, mais ils ont voté contre. Pire encore, quand le gouvernement a présenté une mesure visant à faire payer un impôt supplémentaire au 1 % le plus riche du Canada, le Parti conservateur a de nouveau voté contre cette dernière.
Le gouvernement est déterminé à travailler pour les Canadiens et avec les Canadiens pour que nous ayons une économie et une société saines.
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Lib. (MB)
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2022-09-29 13:08 [p.7928]
Madame la Présidente, je crois qu'aucun autre gouvernement dans l'histoire du Canada n'a autant investi dans le logement. Il va falloir plus qu'un seul ordre de gouvernement pour résoudre ce dossier. Les municipalités et les provinces vont devoir se joindre à nous si nous voulons résoudre la crise du logement. Voilà quelque chose que nous...
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Monsieur le Président, malheureusement, nous connaissons très bien la façon de penser du ministre de la Justice.
Il a déclaré dernièrement, au Sénat, qu'il avait de l'empathie pour de dangereux trafiquants de drogues parce qu'ils cherchaient simplement à « mettre du pain sur la table ». Je suis sérieux. Pourtant, les crimes violents échappent à tout contrôle, ce qui prouve bien l'inefficacité de la politique de tolérance envers les criminels préconisée par les libéraux.
Alors que des collectivités et des villes du pays sont terrorisées par des gangs et par la violence armée, le gouvernement refuse d'imposer les peines maximales prévues pour ces crimes terribles.
Quand le ministre abandonnera-t-il sa politique d'indulgence envers les criminels et commencera-t-il à les mettre sous les verrous?
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NPD (MB)
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2022-09-29 15:09 [p.7949]
Monsieur le Président, en cette Journée internationale de l'avortement sécurisé, le premier ministre a déclaré qu'il s'engageait à faire respecter « le droit fondamental des femmes de choisir », mais il y a un problème.
Les libéraux n'ont toujours pas révoqué le statut d'organisme de bienfaisance des centres d'aide à la grossesse qui répandent de la désinformation sur les soins liés à l'avortement. Ils ont promis de le faire. Bien que cela figure dans la lettre de mandat de la ministre des Finances, rien n'a été fait.
Plutôt que de se féliciter d'être pro-choix, quand les libéraux passeront-ils à l'action pour révoquer le statut d'organisme de bienfaisance des centres qui induisent les femmes en erreur et les couvrent de honte?
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
Voir le profil de Leah Gazan
2022-09-29 15:12 [p.7949]
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Alors que j'essayais de poser une question, le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan s'est mis à me chahuter. Je sais qu'il lui est difficile de contenir sa masculinité toxique, mais je crois que les Canadiens s'attendent à beaucoup mieux de la part d'un député.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2022-09-29 15:33 [p.7952]
Monsieur le Président, les conservateurs ne cessent de répéter qu'il faut éliminer la tarification de la pollution. Dans Winnipeg-Nord, 80 % des habitants que je représente ont un gain net. Ils reçoivent plus d'argent grâce à la tarification de la pollution et au remboursement subséquent, mais les conservateurs tentent de donner l'impression que les habitants de Winnipeg-Nord sont pénalisés sur le plan financier.
Comment le député justifie-t-il de telles déclarations aux Canadiens qui sont visés par la tarification de la pollution, comme en Ontario et dans les Prairies? Il s'agit des provinces où la tarification fédérale de la pollution est en vigueur, et pourtant, les gens y reçoivent des remboursements 80 % supérieurs à ce qu'ils paient. Comment explique-t-il cela?
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