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Voir le profil de Luc Thériault
BQ (QC)
Voir le profil de Luc Thériault
2022-06-23 10:55 [p.7216]
Madame la Présidente, jusqu'à maintenant, je n’ai pas entendu beaucoup d’arguments de la part du leader du gouvernement.
Ce que je ne comprends pas, dans l'attitude de ce gouvernement, c'est son empressement à vouloir tout de suite décider d’un Parlement hybride, alors que les mesures sanitaires sont complètement assouplies dans les transports en commun, là même où il pourrait y avoir le plus de problèmes. Je ne comprends pas pourquoi nous devons décider de cela aujourd’hui, alors qu'il n’y a pas de hausse marquée de cas.
Je pense que nous pourrions prendre une telle décision au retour de la Chambre. Apparemment, ce n'est pas possible. Il semble y avoir une urgence de décider aujourd’hui d’un Parlement hybride, alors que ce n’est pas le sens du travail que nous devons faire. Ici, c’est la maison du peuple.
Je ne comprends pas. J’aimerais qu'on me donne des arguments. Je n’en ai pas encore entendu de la part du leader, hormis la volonté d'accommoder présentement son monde.
Voir le profil de Martin Champoux
BQ (QC)
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2022-06-23 11:06 [p.7217]
Madame la Présidente, en écoutant les questions et les réponses, je me rends compte que c'est finalement un échange de grand vide. Les mesures hybrides pour maintenir le Parlement en fonction durant la pandémie étaient une bonne idée, mais ce, dans un contexte de pandémie. On se sort cependant progressivement de cette pandémie. On peut croire que, plus les mois vont avancer, plus on va s'en sortir.
De tous les sujets, celui qui monopolise nos travaux aujourd'hui et qui est le plus important aux yeux du gouvernement, c'est la prolongation d'un an du Parlement hybride. C'est pourtant une chose que nous pourrions faire au retour de la Chambre à l'automne, que nous pourrions faire en fonction de l'évolution de la situation.
J'ai l'impression que certains de nos collègues ont trouvé bien pratique le fait de pouvoir rester dans le confort de leur foyer, parce qu'ils habitent loin et qu'ils peuvent manger des chips pendant les travaux parlementaires. Or, ce n'est pas la bonne raison.
J'aimerais entendre une vraie bonne raison pour justifier qu'on discute aujourd'hui de prolonger d'un an le Parlement hybride, alors qu'on pourrait raisonnablement le faire lors de la rentrée à l'automne en fonction de la situation du moment. Ce serait la bonne chose à faire.
Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
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2022-06-23 11:12 [p.7218]
Madame la Présidente, je me sens à la fois un peu triste et pas respecté ce matin à la Chambre.
Aujourd'hui, c'est le 23 juin, la veille de la fête nationale du Québec; à cause de l'incompétence du gouvernement libéral à gérer son agenda et des mesures d'obstruction du Parti conservateur, la plupart des députés du Québec à la Chambre ne pourront pas, aujourd'hui, être dans leur circonscription pour célébrer leur fête nationale.
En plus, j'ai l'impression, depuis quelques semaines, que je me lève plus souvent à la Chambre pour débattre de la façon dont on va débattre que de débattre vraiment de mesures et de projets de loi qui vont aider les Canadiens.
Je suis vraiment très triste et je ne me sens pas respecté en tant que parlementaire du Québec aujourd'hui à la Chambre.
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BQ (QC)
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2022-06-23 11:19 [p.7219]
Madame la Présidente, aujourd'hui, j'apprends quelque chose.
La tradition veut que la fête nationale des Québécois soit fêtée les 23 et 24 juin. En effet, le 23 juin, généralement, le Parlement ne siège pas, sauf s'il y a urgence, ce qui n'est arrivé qu'à quelques reprises dans le passé. Le 23 juin est réservé aux urgences.
Cette motion aurait facilement pu être déposée plus tôt, puisque le gouvernement avait amplement de temps. Le Bloc québécois a toujours assuré sa collaboration, notamment pour le projet de loi C‑14, pour lequel il a libéré deux jours pour permettre à ce Parlement de finir le mercredi et aux Québécois du Bloc québécois et des autres partis d'aller fêter avec leur monde.
Notre demande était légitime. Ce gouvernement a refusé avec véhémence le fait que les Québécois ont une fête à fêter ce soir et demain. Nous avions demandé soit qu'on ne siège pas jeudi soit qu'on siège, mais avec l'horaire du vendredi pour que nous puissions quitter la Chambre plus tôt pour être avec notre monde à la fête du Québec. Ce gouvernement a dit non. Est-ce que la situation aurait été la même si on avait travaillé le 30 juin?
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Lib. (QC)
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2022-06-23 11:22 [p.7220]
Madame la Présidente, je vais poser une courte question ou une série de courtes questions.
Le leader du gouvernement à la Chambre peut-il nous dire si la pandémie est terminée? Le député est-il en mesure de déterminer si les taux d'infection vont monter ou descendre pour la suite de la pandémie? S'agit-il simplement d'une police d'assurance pour que la Chambre ait la souplesse nécessaire pour veiller à ce que tous les députés puissent continuer de représenter les résidants de leur circonscription dans cette enceinte?
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
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2022-06-23 12:33 [p.7225]
Madame la Présidente, je remercie le leader de l'opposition officielle de son discours.
J'aimerais l'entendre concernant les propos que je qualifierais de condescendants qu'a eus le leader du gouvernement face à la nation québécoise.
Ce soir, normalement, nous célébrons la fête nationale du Québec à Montréal, à Québec et un peu partout. En effet, on laisse le 23 juin au calendrier en cas d'urgence à régler, par exemple, la question des passeports. Est-ce que cette motion-ci était si urgente? Je ne le crois pas.
J'aimerais entendre mon collègue plus particulièrement sur ce qui suit. La Chambre est régie par deux choses: la règle et l'usage. La règle, c'est qu'on siège le 23 juin;, l'usage, c'est qu'on ne le fasse pas parce que le plus élémentaire respect l'exige. Dans quelques mois, le leader du gouvernement va se lever à la Chambre et demander notre consentement pour finir plus tôt afin de permettre aux députés libéraux d'assister au congrès libéral.
En quoi est-ce que le congrès libéral est plus important que la nation québécoise?
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BQ (QC)
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2022-06-23 12:44 [p.7227]
Madame la Présidente, j'aimerais d'abord mentionner que je partagerai mon temps de parole avec le député de Joliette.
Encore une fois, on présente une motion visant à prolonger les travaux parlementaires en format hybride. Il faut comprendre une chose: le Parlement hybride n'est pas une panacée. Plusieurs problèmes y sont liés. C'était censé être temporaire, et j'espère que c'est encore le cas.
Premièrement, il y a les problèmes d'interprétation. Il est souvent arrivé que l'interprétation ne fonctionne pas ou que les interprètes tombent malades pour des raisons diverses. C'est extrêmement exigeant pour les ressources humaines. Nous devons en être conscients.
Deuxièmement, il y a la reddition de compte. Le gouvernement se cache derrière un fonctionnement en deux dimensions. Il est toujours plus facile pour les ministres de cacher leur incompétence derrière les écrans que de le faire en personne. C'est un peu moins gênant. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Parti libéral aime beaucoup le Parlement hybride. C'est une façon de ne pas rendre de comptes. Comme on le sait, ce gouvernement n'aime pas le Parlement. Il n'aime pas discuter ni négocier. Il aime imposer sa loi.
Le gouvernement était minoritaire. Grâce au NPD, il est devenu majoritaire, et, grâce au leader du gouvernement à la Chambre des communes, il est maintenant autoritaire. On ne négocie plus. Pourtant, la prolongation du Parlement hybride devrait être négociée par une entente commune ou un consensus. On change la façon de gérer le Parlement. Ce n'est pas rien. Je ne me trompe pas en disant que cela a changé.
La démocratie exige que les ministres et les députés soient présents. On peut ainsi faire davantage de travaux parlementaires en discutant notamment de dossiers en cours ou de futurs comités. On a les moyens de le faire lorsqu'on est en présentiel. C'est un gouvernement qui se sauve. En voyant toutes les crises que ce gouvernement fait subir aux Québécois et aux Canadiens, on comprend pourquoi il se sauve. C'est un gouvernement incompétent, rien de moins.
Avant-hier, le 21 juin, nous avons eu des problèmes justement liés au Parlement hybride. Cela montre à quel point c'est fragile. Alors qu'au Bloc québécois, nous voulons pouvoir être capables de poursuivre les travaux parlementaires dans un contexte de pandémie, nous aurions aimé discuter plus longuement de la prolongation du Parlement hybride, et non pas nous la faire imposer comme c'est le cas aujourd'hui. Il n'y avait pas urgence d'agir.
Nous savons finalement, et nous l'espérons, que le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre se penchera sur la prolongation du Parlement hybride pour savoir quelle sera la suite des choses. Il faut savoir et constater que cela ne va pas si bien. Certaines choses sont problématiques.
Quelle est la position des autres partis?
Comme je l'ai dit, les libéraux ne veulent pas de Parlement. Ils ne veulent pas discuter. Cela fait donc leur affaire. La position du gouvernement est la suivante: moins de présence au Parlement et davantage de réponses en virtuel, ce qui est beaucoup plus facile. Si nous les laissions aller, le Parlement ne fonctionnerait qu'en mode hybride jusqu'à la fin des temps.
Pourquoi parlons-nous de Parlement hybride?
Nous en parlons à cause de la pandémie. Pourtant, quand on demande aux néo-démocrates pourquoi ils veulent un Parlement hybride, ils ne nous parlent pas de la pandémie. Ils nous disent qu'il s'agit d'une conciliation travail-famille et d'une façon de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Le gouvernement du NPD — puisque le NPD fait maintenant partie du gouvernement — a donné son accord au projet de Bay du Nord et à l'augmentation des subventions au pipeline Trans Mountain. Ensuite, les néo-démocrates viennent nous dire qu'il faut diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
La vérité, comme le disait le leader à la Chambre de l'opposition officielle, c'est que les néo-démocrates veulent rester chez eux, parce qu'ils habitent loin et que prendre l'avion fait mal aux oreilles. Voilà quelle est leur position. Ils aiment participer, mais à distance.
La réalité, c'est que, quand on est élu député, on a des comptes à rendre, on a des responsabilités et on a des devoirs envers ses concitoyens. Siéger au Parlement est le premier de ces devoirs. Se sauver derrière un écran ne fera pas en sorte qu'on travaille mieux. Personne ici n'y croit, mais telle est la position du gouvernement du NPD.
Le Bloc québécois pense que le mode virtuel ne doit pas être la norme, mais l’exception, dans un contexte de COVID‑19. Il faut que les gens puissent utiliser le virtuel s’ils ont le virus ou s'ils ont fréquenté une personne qui l’a attrapé. Le mode virtuel doit servir juste pour ces cas-là. Alors, comment expliquer que, depuis deux ans, nous n’avons à peu près pas vu plusieurs députés? Ont-ils la COVID éternelle? Ont-ils plongé dans une petite piscine remplie de COVID? Est-ce qu'ils ont découvert deux virus avec qui ils se promènent en permanence parce qu'ils s'en sont fait des amis? C'est cela, la réalité. Je ne nommerai personne, car on les connaît et, surtout, on sait quel parti fait cela.
Si on veut que cela devienne une conciliation travail-famille, si on veut brûler moins de gaz à effet de serre, ce sera au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre d'en discuter et de se prononcer sur la permanence d'un Parlement hybride.
À ce sujet, sur la façon dont pensent les députés du NPD, la COVID‑19 ou la pandémie n'est pas la vraie raison. Ils veulent un Parlement hybride pour toujours, et nous ne sommes pas d'accord sur cela.
Pourquoi en parler un 23 juin, alors que nous avons collaboré avec le gouvernement depuis plus de deux semaines pour que nous puissions justement être libérés aujourd'hui?Rappelons que le Parlement a voté pour la reconnaissance de la nation québécoise. J'annonce aux députés qu'aujourd'hui et demain auront lieu les festivités de la Saint‑Jean‑Baptiste, et nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes obligés de siéger, alors que ce n’est à peu près jamais le cas. Je crois que c'est arrivé quatre fois au cours des 40 dernières années.
Nous avions demandé au leader du gouvernement de reporter cette discussion à l'automne, et ce, pour trois raisons. D'abord, c'est ce qu'on fait depuis le début. C'est en début de session qu'on détermine la façon de fonctionner. Ensuite, il n'y a pas d'urgence, car nous retournons dans nos circonscriptions respectives. Enfin, cela va permettre de mieux colliger l'information.
Les libéraux ont dit plus tôt qu'on est en pandémie et qu'on ne sait pas comment la situation va évoluer. Raison de plus d'attendre et de colliger l'information pendant trois mois de manière à prendre des décisions plus éclairées, mais là, on parle de prolonger le Parlement hybride pendant un an. Aurait-on eu besoin d'un an ou de six mois? Peut-être qu'au mois de septembre nous aurions eu plus de réponses à nos questions, des réponses plus intelligentes. Manifestement, ce ne sont pas les réponses intelligentes qui enthousiasment les libéraux. On le voit avec le dossier des passeports, entre autres choses.
Nous avions donc proposé de reporter la discussion à l'automne aussi parce que nous avons des problèmes avec le Parlement hybride. Comme je l'ai dit plus tôt, nous trouvons que c'est une entrave à la démocratie et que ce ne doit pas être la norme. Je tiens à le répéter, car c'est important. Ce doit être une exception.
Il y a un fait historique que j'aimerais mentionner. Je sais que le député de Kingston et les Îles s'amuse à faire la liste de ceux qui votent et de ceux qui ne votent pas. Il ne s'occupe pas de son parti, mais, peu importe. Quand les députés du Bloc québécois n'étaient pas présents à la Chambre c'était parce que la plupart du temps, sauf exception, ils avaient attrapé la COVID‑19 ou côtoyé une personne l'ayant eue. Le mode virtuel pour nous était l'exception. De notre côté, nous essayons de faire preuve d'exemplarité. Pour nous, ce ne sont pas simplement des paroles, mais des gestes. Le fait de reconnaître la nation québécoise ne peut pas être juste des paroles. Il faut des gestes. Encore une fois, on a vu que le gouvernement parlait, mais n'agissait pas.
Pour toutes ces raisons, le Bloc québécois votera contre la motion.
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 12:55 [p.7228]
Monsieur le Président, le député de Winnipeg-Nord dit que c'est faire preuve de leadership. Je le remercie. Il fait preuve de leadership parce qu'il est une exception.
Comme je l'ai expliqué, nous sommes en faveur de l'idée selon laquelle un député atteint de la COVID‑19 ne se présente pas à la Chambre mais puisse quand même participer à ses travaux. Si mon collègue avait écouté comme il faut, il aurait compris que je favorise cette intervention et ce comportement. Je lui dis donc bravo.
Oui, le député de Winnipeg-Nord est souvent à la Chambre, on le sait très bien. D'ailleurs, quand j'ai constaté son absence la semaine passée et sa participation virtuelle, je me suis dit qu'il s'était passé quelque chose et nous avons parié qu'il avait la COVID‑19. Lui, il ne pourra jamais dire qu'il ne fait pas sa job au Parlement.
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 12:57 [p.7229]
Monsieur le Président, cela revient un peu à ce que je disais. Il est sûr que, durant une pandémie, on peut être contagieux parce qu'on a attrapé la COVID‑19. Dans de tels cas, il est approprié de pouvoir continuer à travailler en mode virtuel.
Cela étant dit, quand la pandémie sera terminée ou qu'elle aura fortement diminué d'intensité, aura-t-on encore besoin d'un modèle hybride, ou pourra-t-on simplement revenir aux activités que mentionne mon collègue?
Il faudra en discuter entre leaders, de façon transpartisane, pour déterminer la meilleure façon de procéder. C'est là qu'on aura de saines discussions qui garderont le parlementarisme bien vivant au Parlement. C'est ce à quoi les Québécois et les Canadiens s'attendent de nous.
Voir le profil de Stéphane Lauzon
Lib. (QC)
Monsieur le Président, on sait qu'on arrive dans la période estivale et qu'aujourd'hui est une journée occupée. Nous savons aussi que certains de nos collègues ont eu la COVID‑19 ces derniers jours et les semaines passées.
J'ai participé à une activité cette semaine durant laquelle j'étais assis à la table d'honneur. Hier, les participants ont reçu un appel pour leur conseiller de se tester, puisque plusieurs personnes ont contracté la COVID‑19 pendant les sorties effectuées pendant la semaine.
Nous savons que nous sommes encore à risque. Nous sommes encore en pandémie et notre gouvernement a été prudent et instauré un Parlement hybride. Tout l'été, nous allons côtoyer nos concitoyens durant les festivités.
J'aimerais donc demander à mon collègue s'il est d'accord pour dire que les activités auxquelles nous allons participer cet été ne vont rien faire pour diminuer le nombre des cas de COVID‑19 que nous pourrions avoir à la rentrée et qu'il est donc raisonnable de prendre cette décision aujourd'hui.
Voir le profil de Alain Therrien
BQ (QC)
Voir le profil de Alain Therrien
2022-06-23 12:59 [p.7229]
Monsieur le Président, mon collègue veut savoir s'il est raisonnable de prendre cette décision aujourd'hui. En quoi le fait d'attendre de prendre cette décision en septembre changerait-il quoi que ce soit à son laïus? Cela ne changerait absolument rien.
Au contraire, attendons de voir si la COVID‑19 continue. À ce moment-là, on va peut-être prolonger d'un an le mode hybride du Parlement. Cependant, si on voit que la pandémie s'estompe fortement, on pourra ne prolonger ce mode hybride que pendant six mois. On va avoir des décisions à prendre, mais on aura justement la saison estivale pour récolter les informations nécessaires pour prendre la meilleure décision possible en septembre.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2022-06-23 13:00 [p.7229]
Monsieur le Président, aujourd'hui, le 23 juin, et demain, les Québécoises et les Québécois se rassemblent pour se célébrer. Évidemment, j'invite tout le monde à célébrer fièrement notre fête nationale. Les grands rassemblements à Québec et à Montréal se tiennent ce soir.
Dans ma circonscription, on célébrera ce soir à Joliette, Saint-Charles-Borromée, Notre-Dame-des-Prairies, Rawdon, Crabtree, Saint-Michel-des-Saints et Sainte-Marcelline.
Après deux années de pandémie, ce jour de fête nationale est particulièrement bien désigné pour renouer avec le plaisir de célébrer ensemble fièrement notre amour du Québec et celui de notre langue nationale.
Rassembleuse et inspirante, la 188e édition de la fête se tiendra sur le thème « Notre langue aux mille accents », qui évoque l'immense richesse que constitue notre belle langue nationale pour la culture et l'identité québécoises. Le Québec est une société dynamique, novatrice et ouverte sur l'avenir. Cet épanouissement de notre nation, nous le souhaitons en français. À ce sujet, je veux reprendre ici les mots de Michel Tremblay publiés aujourd'hui dans le Journal de Montréal:
J’ai cherché un nouvel argument pour prévenir contre le danger que court la langue française au Québec. Il me semblait que tout avait été dit et redit. Puis me sont revenus en tête les derniers vers du Vaisseau d’or d’Émile Nelligan: « Qu’est devenu mon cœur, navire déserté? Hélas, il a sombré dans l’abîme du rêve. » Il ne faut pas laisser la langue française sombrer dans l’abîme du rêve, il faut la faire fleurir, il faut la faire régner!
Je désire aussi prendre quelques instants pour reprendre cette fois-ci Gilles Vigneault, aussi publié par le Journal de Montréal:
Langage est un pays nomade et sédentaire!
Les mots... ses habitants, font le tour de la terre.
Si tu les reconnais, si ces mots sont les tiens,
Ils sont ton passeport... ce pays t’appartient!
Le pays de chacun est une étrange chose
Qui dort de longs hivers comme au jardin, la rose. Puis s’éveille au printemps quand j’allais l’oublier
Composant un jardin nombreux et singulier
Il est tout à la fois: maison, jardin, navire,
L’océan, la fontaine et l’arbre et le papier.
À peine ces mots-là sortis de l’encrier,
J’entends le vent qui chante. Une voile qui vire
M’invite à préparer le voyage au long cours...
Que proposent les mots sur la planète entière
Dans l’espace et le temps, sans souci des frontières...
Faut-il partir de nuit? À la pointe du jour?
La nuit fait un miroir de la moindre fenêtre
Et me fait voir les mots par lesquels me connaître.
À l’aube... on se croit bien attendu quelque part. Lutèce, Athènes, Rome... était-ce mon histoire?
Le mot LANGAGE, immense et profond territoire, Me dira d’où je viens, où je vais... et je pars!
Avant de citer ces deux géants, il y a quelques instants, j’ai dit « on célébrera » dans ma circonscription, parce que « on » exclut la personne qui parle. Ce soir, nous allons vraisemblablement être encore en train de siéger à la Chambre.
Pourtant, au Québec, il est d’usage que les élus locaux, nationaux et fédéraux soient présents lors de ces festivités. C’est un moment privilégié pour rencontrer les citoyennes et les citoyens que nous représentons. Ce ne sera pas possible pour moi cette année. Ce ne sera pas possible pour nous après deux années de pandémie. C’est que nous avons demandé au gouvernement de terminer plus tôt cet après-midi, en reprenant l’horaire du vendredi, mais il a refusé. Le leader du gouvernement a bêtement fermé la porte à cet accommodement. Tout cela pour discuter de la présente motion.
Le gouvernement propose de reconduire le Parlement hybride d’une année, comme si cet enjeu était pressant et comme si nous n'étions pas capable de discuter de cela à notre retour à la fin de l’été. Non, ce gouvernement et son leader têtus ont choisi de priver les députés du Québec de pouvoir célébrer avec les gens de leur circonscription notre fête nationale. Voici une illustration concrète de l’estime que portent les libéraux au Québec. Voici comment on reconnaît la nation québécoise au Canada. Nous nous en souviendrons.
Tout au long du printemps, le gouvernement a multiplié les bâillons pour adopter rapidement les projets de loi. La Chambre n’avait pas besoin de siéger jusqu’à tard ce soir. Or, le gouvernement et son leader manquent de sensibilité à l’égard de ma nation. C’est pourquoi je choisis ici de donner des noms d’oiseaux à ce gouvernement, c’est tout ce qu’il mérite: vilain merle, faucon, bécasse, vieux hibou, pie, butor, rossignol, buse, manchot, coq, dindon et vautour. J’arrête ici même s’il mérite que je continue.
Cette insensibilité n’est pas étrangère au fait que cette session ait été marquée par un choc des valeurs entre le gouvernement fédéral et le Québec, ainsi que par l’ineptie d’un Parti libéral peinant à assurer le fonctionnement de base de l’État. Le premier ministre a officialisé son intention de s’attaquer à la loi 21 du Québec sur la laïcité de l’État, ainsi qu’à la loi 96 du Québec sur la protection du français.
Il a déposé un projet de loi sur les langues officielles qui ne protège pas le français au Québec, mais bien le droit d’angliciser les milieux de travail fédéraux. Il a cautionné l’effritement du poids politique de la nation québécoise au Parlement canadien.
Dans tous les dossiers, ce gouvernement incarne un choc des valeurs entre le Canada et le Québec. Au Bloc québécois, nous allons poursuivre notre travail plus que jamais essentiel de défendre et promouvoir les intérêts du Québec.
La session a également été le théâtre d’une démonstration d’incompétence fédérale. Si gouverner, c’est prévoir, la crise des passeports trace le portrait d’un caucus ministériel usé, qui peine à assurer les services de base aux Québécois.
Le nombre de ministres libéraux ayant terminé la session sur la sellette en raison de bévues gênantes est inquiétant. C’est un gouvernement incapable d’être proactif, qui préfère les coups d’éclat devant les caméras à la saine gestion quotidienne des affaires de l’État.
De plus, au sujet des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que sur la demande des corps policiers de la mise en œuvre de la Loi sur les mesures d’urgence, les libéraux semblent avoir sciemment menti aux Québécois et aux Canadiens.
Nous avons porté la demande de pouvoirs accrus pour le Québec en immigration devant un gouvernement réfractaire.
Nous avons constaté la résistance des partis fédéraux à la laïcité de l’État, lorsque nous avons proposé d’abolir la prière à la Chambre.
Nous avons soulevé le débat sur l’imposition de critères idéologiques au financement de la recherche scientifique, réflexion à laquelle le gouvernement s’est refusé.
Le Bloc québécois a porté l’inquiétude des Québécois en matière de violence par arme à feu, notamment en déposant le projet de loi C‑279 pour créer une liste des organisations criminelles, devant un gouvernement fédéral laxiste relativement au trafic d’armes et au crime organisé.
Nous nous sommes également portés à la défense de l’environnement devant un Parlement canadien qui, en pleine crise climatique, est en faveur du projet pétrolier Bay du Nord.
Nous avons également poursuivi notre combat pour l’augmentation du financement des soins de santé et pour l’abolition des deux classes d’aînés en bonifiant la pension de la Sécurité de la vieillesse de toutes les personnes âgées de 65 ans et plus.
Si les libéraux voulaient convaincre les Québécois qu’ils ont tout à gagner à s’occuper eux‑mêmes de l’ensemble de leurs affaires publiques, ils ne s’y prendraient pas autrement. Ils ont utilisé la majorité artificielle dont ils se sont dotés avec le NPD pour se dresser contre le Québec. Les Québécoises et les Québécois en prennent acte. Nous nous en souviendrons.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2022-06-23 13:08 [p.7230]
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de son intervention, mais je ne suis malheureusement pas en accord avec le principe.
Le Parlement hybride, pour le Bloc québécois, c'est lorsqu'on a la COVID‑19, qu'on est en contact avec des gens qui l'ont et qu'on pourrait être contagieux. Le temps que la pandémie passe, on peut utiliser le mode hybride. Selon nous, il n'y avait aucune urgence d'adopter cette motion aujourd'hui, le 23 juin, alors que le Québec au complet célèbre la nation.
Quand il y a des événements importants à célébrer dans notre circonscription, le mode hybride nous permet évidemment d'y être, et je suis solidaire de ma collègue relativement à l'événement auquel elle a fait référence. Toutefois, on parle présentement de l'ensemble des élus du Québec, qui devraient être dans leur circonscription.
Il faut bien faire la distinction entre la règle et l'usage. La règle dit qu'on siège, mais l'usage veut habituellement qu'on finisse plus tôt, voire qu'on ne siège pas. Le leader du gouvernement n'a aucune sensibilité pour la nation québécoise. Nous nous en souviendrons lorsqu'il nous demandera d'avoir une sensibilité afin que les libéraux puissent finir plus tôt, selon l'usage, pour le congrès du Parti libéral.
Nous nous rappellerons que les libéraux ne valent pas plus que la nation québécoise.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2022-06-23 13:10 [p.7231]
Monsieur le Président, il dit cela en se levant, en prenant du temps pour poser une question et en prolongeant d'autant le débat. Puis, il nous traite d'hypocrites ici. C'est incroyable.
Voilà, coupons court au débat. Il n'y a rien d'autre à ajouter.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2022-06-23 13:11 [p.7231]
Monsieur le Président, je ne peux pas m'empêcher d'être complètement éberlué de voir que le député ministériel souhaite qu'il n'y ait pas de débat. C'est l'antithèse de ce que nous faisons ici. Je pense qu'il s'est échappé et je suis sûr qu'il va se lever pour présenter ses excuses et retirer ses paroles.
J'ai bien aimé les propos du député de Joliette, comme toujours, mais pas tous. J'ai trouvé un peu étrange son approche à la capitaine Haddock de nommer des oiseaux pour attaquer les gens. Je n'ai rien contre les oiseaux, mais je ne sais pas pourquoi il utilisait des noms d'oiseaux pour des gens qui, je pense, ne méritaient pas autant d'estime.
Comme Québécois, comme personne qui doit célébrer la Saint‑Jean‑Baptiste, comment se sent-il aujourd'hui d'être ici à la Chambre des communes?
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