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Voir le profil de Greg McLean
PCC (AB)
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2022-06-16 18:54 [p.6853]
Madame la présidente, j’ai entendu les propos du ministre et j’aimerais lui poser une question à propos de la quantité de nourriture produite dans le monde. Comment sera-t-il possible de continuer à produire cette quantité de nourriture étant donné que nous réduisons un si grand nombre des intrants pour les producteurs alimentaires, y compris les engrais produits en Ukraine en raison du conflit avec la Russie. Parallèlement, le Canada cherche à réduire sa propre production d’engrais. Je fais référence aux engrais à base d’ammoniac, qui représentent environ 35 % des engrais dans le monde. Si nous arrêtons de produire des engrais, la production alimentaire va diminuer dans le monde, et il y aura beaucoup plus de personnes affamées. Un monde dont la population passera de 8 milliards d’habitants à 10 milliards d’habitants aura moins de nourriture.
Le ministre croit-il que cette formule changera dans un proche avenir?
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PCC (AB)
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2022-06-16 19:04 [p.6854]
Madame la présidente, je tiens d'abord à dire que je suis encouragé d'entendre le ministre dire que le gouvernement libéral comprend maintenant l'importance de certaines choses comme les engrais, l'édition génomique et la technologie des semences ainsi que le rôle que ces éléments joueront dans la sécurité alimentaire, car je dirais que nous sommes en pleine crise d'insécurité alimentaire. Ce n'est pas quelque chose qui arrivera plus tard, mais quelque chose qui est déjà en train de se produire. J'ose espérer que le ministre comprend le rôle géopolitique essentiel que l'agriculture canadienne peut jouer non seulement au Canada, mais à l'échelle internationale.
Pour mettre les choses en perspective, mentionnons que l'Ukraine est le grenier d'une grande partie de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique. L'incertitude entourant le conflit en Ukraine a certainement un effet considérable sur le prix de ces denrées, et pas seulement en Europe. Ceux qui croyaient que le Canada serait épargné ont été bien naïfs.
Nous avons eu l'honneur de recevoir le ministre ukrainien de l'Économie au comité l'autre jour, et je veux mentionner ce qu'il a dit. Il a affirmé que l'Ukraine subit catastrophe après catastrophe, et que la situation là‑bas avait la plus grande incidence mondiale observée depuis la Seconde Guerre mondiale. Il a ajouté que les agriculteurs ne produisaient plus d'aliments, mais qu'ils devaient maintenant faire la queue pour en obtenir. C'est très pertinent, et cela donne une idée de la gravité de la situation.
La ministre ukrainienne de l'Agriculture a aussi comparu devant le comité. Elle a dit que les soldats russes occupaient maintenant 23 % du territoire ukrainien. Ils volent du grain, ils détruisent des infrastructures essentielles, et ils bloquent les ports de l'Ukraine. Cela nuira sérieusement à la capacité de l'Ukraine d'exporter tous les produits qu'elle a pu récolter ce printemps et pourra récolter l'année prochaine. Comme la ministre l'a dit, cela provoquera des troubles sociaux, une famine et, très probablement, des conflits partout dans le monde, surtout dans la Corne de l'Afrique. La façon dont le Canada réagira à cette tragédie et à cette crise de l'insécurité alimentaire sera déterminante.
J'ai un point de vue différent de celui de la ministre, car je pense que l'agriculture canadienne peut jouer un rôle crucial pour régler la crise de l'insécurité alimentaire. Ces dernières semaines et ces derniers mois, j'ai parlé à des agriculteurs canadiens partout au pays alors que cette crise commençait, et chacun d'entre eux m'a dit que nous avions une obligation morale d'intervenir et de faire tout notre possible pour régler cette crise de l'insécurité alimentaire. Ces agriculteurs veulent répondre présents pour aider leurs alliés et leurs amis en Ukraine. Assurément, dans l'Ouest canadien en particulier, notre secteur agricole s'est développé grâce aux immigrants ukrainiens qui ont travaillé la terre après être arrivés au Canada il y a plus de 100 ans. Nous leur devons beaucoup.
Toutefois, pour que les agriculteurs canadiens puissent le faire, qu'ils puissent atteindre ce potentiel et aider à régler cette crise, ils ont besoin d'outils. Les agriculteurs comprennent évidemment que beaucoup de variables sont hors de leur contrôle, mais ils s'attendent à pouvoir compter sur le gouvernement pour certaines choses. Ils veulent pouvoir compter sur un régime fiscal et un cadre réglementaire concurrentiels, sur des chaînes d'approvisionnement efficaces et fiables, sur des programmes de gestion des risques de l'entreprise efficaces et solides, et sur un accès aux marchés mondiaux. Il me semble malheureusement que pour tous ces points, le gouvernement est en train de laisser tomber l'agriculture, ce qui nous empêche certainement d'atteindre notre plein potentiel, d'augmenter nos récoltes — pas seulement pour répondre aux besoins nationaux, mais aussi aux besoins mondiaux — et d'améliorer notre capacité à agir en temps de crise, comme nous le voyons aujourd'hui.
La taxe fédérale sur le carbone imposée aux agriculteurs canadiens par le gouvernement en est un exemple. Aujourd'hui, les Grain Farmers of Ontario sont venus au comité pour discuter du projet de loi C‑8, que les libéraux décrivent comme le programme de remboursement du carbone pour les agriculteurs. Les libéraux ne cessent de nous dire que la taxe sur le carbone est sans incidence sur les recettes et que les Canadiens récupèrent ce qu'ils paient pour la taxe sur le carbone. Pourtant, les Grain Farmers of Ontario ont affirmé au comité aujourd'hui qu'ils récupèrent entre 13 % et 15 % de ce qu'ils paient pour la taxe sur le carbone. C'est loin d'être sans incidence sur les recettes. Je dirais d'ailleurs que le gouvernement induit les Canadiens en erreur en prétendant que ce programme est sans incidence sur les recettes. C'est loin d'être le cas. Cela empêche les agriculteurs canadiens d'innover, d'investir et de faire croître leur entreprise, sans parler de leurs rendements.
La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante confirme ces chiffres des Grain Farmers of Ontario en affirmant que ce qu'un agriculteur paie pour la taxe sur le carbone passera en moyenne de 14 000 $ à 45 000 $ à la suite de l'augmentation d'avril. Selon le ministère des Finances, un agriculteur moyen récupère à l'heure actuelle 800 $ par année. Ainsi, les agriculteurs paient 45 000 $ et récupèrent 800 $. Comme je l'ai dit, c'est loin d'être sans incidence sur les recettes.
Ce programme est dévastateur et inutile pour les agriculteurs canadiens, surtout que nous avons proposé une bien meilleure solution par la voie du projet de loi C‑234, qui exempterait de la taxe sur le carbone les combustibles agricoles, notamment le gaz naturel et le propane utilisés pour chauffer les étables et sécher le grain. Cela permettrait aux agriculteurs de réinvestir cet argent dans les choses dont ils ont besoin pour améliorer leurs activités d'exploitation.
Selon l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture, le lien entre le prix de l'énergie, exacerbé par la taxe sur le carbone, et les engrais fait peser sur le secteur agricole un risque important. L'expert renommé en commerce agricole Robert Saik a dit que, pour assurer la durabilité et la santé du secteur agricole, nous devons prendre des décisions fondées sur les connaissances scientifiques et non sur l'idéologie.
Le Programme alimentaire mondial estime que 800 millions de personnes sont aux prises avec l'insécurité alimentaire dans le monde. En raison du conflit déclenché par l'invasion illégale de l'Ukraine par la Russie, l'organisation s'attend à ce que 13 millions de personnes s'ajoutent à ce nombre. Cela nous montre à quel point la situation est grave et à quel point il est important que les agriculteurs canadiens soient concurrentiels et puissent atteindre leur plein potentiel.
Pour mettre les choses en perspective, je signale que les États‑Unis n'ont pas imposé de taxe carbone à leur secteur agricole. Les États‑Unis sont notre plus grand partenaire commercial, mais aussi notre plus grand concurrent sur la scène mondiale. En fait, les États‑Unis ne punissent pas non plus leurs agriculteurs avec un droit de douane sur les engrais. Le Canada est le seul pays du G7 à imposer un droit de douane sur les engrais.
Nous avons demandé au gouvernement libéral d'exempter de droits de douane les engrais achetés en Russie avant le 2 mars, afin de ne pas imposer ce fardeau aux agriculteurs canadiens. Soyons très clairs: ce n'est pas Vladimir Poutine qui pait ce droit de douane ni l'armée russe. Seuls les agriculteurs canadiens le paient. Nous avons vu les chiffres et ce droit de douane va coûter aux agriculteurs canadiens, surtout dans l'Est du Canada, environ 150 millions de dollars par an.
Ce sont 150 millions de dollars pris directement dans les poches des agriculteurs canadiens qui s'en vont dans les coffres du gouvernement libéral. En plus de l'impact financier, nous verrons que les agriculteurs utiliseront moins d'engrais. La conséquence sera un moins bon rendement. Il y a déjà eu une diminution de 40 % des rendements l'année dernière à cause des aléas de la météo. Si ceux-ci causent encore des diminutions de rendement ou si le rendement ne revient pas à la normale, l'impact sera considérable. Le prix des aliments augmentera non seulement au pays, mais partout dans le monde, et cela aura un impact sur notre capacité à régler les problèmes d'insécurité alimentaire partout sur la planète. Cela ne punit pas Vladimir Poutine; il n'y a que les agriculteurs canadiens qui soient punis.
La ministre de l'Agriculture ukrainienne a également affirmé que l'Ukraine avait besoin de semences, de machinerie, de carburant et d'installations de stockage temporaires pour son grain et ses marchandises. Ce dont l'Ukraine a besoin c'est que l'agriculture canadienne tourne à plein régime afin qu'elle puisse contribuer et répondre aux besoins exprimés. Or, en cette période de crise alimentaire mondiale, alors qu'il faudrait que le secteur agricole canadien en fasse plus qu'à l'habitude, les libéraux ont décidé d'alourdir la bureaucratie, la réglementation et le fardeau fiscal auxquels sont assujettis les agriculteurs canadiens.
Un autre exemple est l'étiquetage sur le devant des emballages, qui représente un fardeau bureaucratique de 2 milliards de dollars pour l'industrie. Cela aura des répercussions non seulement sur les éleveurs canadiens de bœufs, de porcs et de veaux, mais aussi sur les transformateurs, les fabricants et les consommateurs. Nous parlons de la crise de l'insécurité alimentaire et de l'impact qu'elle aurait sur les gens du monde entier, de l'Europe et de la Corne de l'Afrique. Cependant, l'insécurité alimentaire est aussi un problème ici, au Canada. Si nous ne sommes pas en mesure de prendre soin des nôtres, comment pouvons-nous nous attendre à prendre soin d'autres personnes lorsqu'elles en ont besoin?
Cela envoie également un message très effrayant à nos partenaires commerciaux. Pourquoi devraient-ils importer du bœuf et du porc canadiens lorsque nous admettons au monde entier que nous croyons que nos produits sont mauvais pour la santé?
En conclusion, en temps de crise, au lieu de traiter l'agriculture canadienne avec dédain ou comme une vache à lait de la taxe sur le carbone, les libéraux doivent considérer l'agriculture canadienne moderne et les familles agricoles comme une solution, comme un moyen de contribuer, en tant qu'outil géopolitique clé, à la lutte contre le totalitarisme et des gens comme Vladimir Poutine.
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PCC (AB)
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2022-06-16 19:15 [p.6856]
Madame la présidente, mon collègue a tout à fait raison. Nous savons maintenant que cela va coûter environ 150 millions de dollars aux agriculteurs canadiens. Nous soutenons les sanctions contre la Russie, car il est très important qu'elle soit tenue responsable de ses actions illégales. Cependant, nous ne voulons pas que les agriculteurs canadiens en fassent les frais.
Nous avons demandé au gouvernement libéral d'exempter des droits de douane tout engrais provenant de Russie et acheté avant le 2 mars. Une autre option consistait à offrir, au minimum, une indemnisation aux agriculteurs, c'est-à-dire rembourser aux agriculteurs canadiens les droits de douane payés sur les engrais achetés avant le 2 mars. Cependant, dans ces deux cas, le gouvernement libéral a refusé d'intervenir et d'aider les agriculteurs canadiens.
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PCC (AB)
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2022-06-16 19:17 [p.6856]
Madame la présidente, quelques années avant la pandémie de COVID‑19, j’ai eu le privilège de me rendre au Guatemala avec la World Foodgrains Bank. Ce qui est le plus impressionnant avec les programmes de ce genre, c'est qu’ils ne sont pas nécessairement axés sur l’argent. Ils ont pour objectif d’aider les communautés à apprendre comment cultiver leur propre nourriture, en leur fournissant les biens, les ressources et la technologie nécessaires pour y arriver et accroître leur autonomie.
Pour répondre à la question de la députée, je crois sincèrement que le Canada a un rôle central à jouer sur le plan du financement de la sécurité alimentaire dans le monde. Toutefois, plutôt que d’indexer ces fonds ou de les jumeler à d’autres mécanismes, il faudrait les diriger vers les organismes du secteur privé ou les ONG afin d’optimiser l’autosuffisance des pays concernés.
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PCC (AB)
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2022-06-16 19:19 [p.6857]
Madame la présidente, je suis vraiment heureux que mon estimée collègue m'ait posé cette question, car cela me donne l'occasion de répéter qu'il existe ce que j'appellerais une fausse perception selon laquelle l'agriculture canadienne est le problème, alors que je dirais qu'elle est plutôt la solution.
Nous avons vu à quel point les agriculteurs canadiens ont amélioré leurs activités et leur technologie, sans parler de toutes les innovations. J'ai mentionné l'édition génomique. Il existe des variétés de graines qui résistent à la sécheresse et aux parasites. Elles nous ont permis d'obtenir de meilleurs rendements sur les mêmes surfaces de terrain pour une fraction des intrants. Qu'il s'agisse de pulvérisation, de carburant, de culture sans labour ou d'agriculture de précision, nous faisons des progrès, et ce sans devoir payer de taxe sur le carbone. Voilà pourquoi je parle du succès incroyable de l'agriculture canadienne.
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PCC (AB)
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2022-06-16 19:20 [p.6857]
Madame la présidente, je sais que mon collègue connaît très bien ce domaine. Alors que tout coûte plus cher, y compris les engrais pour les agriculteurs, et compte tenu du fait qu'il y a moins d'engrais à cause de la guerre entre la Russie et l'Ukraine, les gens et les agriculteurs vont commencer à devoir faire des choix. Les agriculteurs pourraient choisir de ne pas épandre d'engrais sur leurs terres parce que cela coûte trop cher. Le député pourrait-il nous expliquer quel effet aurait une telle décision sur la production alimentaire?
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PCC (AB)
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2022-06-16 19:20 [p.6857]
Madame la présidente, si les agriculteurs peuvent trouver des façons de travailler plus efficientes et plus rentables tout en protégeant leurs terres et en améliorant leurs rendements, ils le feront. Ils utilisent les engrais de façon aussi efficiente que possible grâce à des programmes comme le programme de gestion 4B.
Pour répondre à la question du député, il est absolument crucial de noter que, si les agriculteurs utilisent moins d'engrais, les rendements diminueront. C'est l'évidence même. Dans le contexte d'une crise alimentaire mondiale, ce n'est pas la voie à suivre.
Par ailleurs, les libéraux ont aussi dit qu'ils voulaient réduire de 30 % les émissions provenant des engrais, peu importe ce que cela signifie. En fait, cela signifie qu'on demande aux agriculteurs canadiens d'utiliser moins d'engrais alors qu'ils en font déjà un usage aussi efficient que possible. En effet, l'usage des engrais est de 70 % plus efficient au Canada que dans tout autre pays. C'est une grande réussite de l'agriculture canadienne, je le répète. C'est une réussite que nous devrions célébrer au lieu de la critiquer.
Voir le profil de Damien Kurek
PCC (AB)
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2022-06-16 19:21 [p.6857]
Madame la présidente, le député pourrait-il dire à la Chambre combien il est important de prendre conscience des liens étroits qui existent entre les enjeux de sécurité alimentaire et les enjeux de sécurité énergétique, et surtout, de ce que le Canada pourrait faire pour contribuer à ces deux facettes absolument essentielles de l'économie mondiale?
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PCC (AB)
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2022-06-16 19:22 [p.6857]
Madame la présidente, il a tout à fait raison. Devant cette invasion illégale de l’Ukraine, le Canada voit qu’il a deux outils géopolitiques très importants à son arsenal, et il s’agit de l’énergie et de l’agriculture. Nous devrions faire tout en notre pouvoir pour développer ces deux industries pour qu’elles puissent jouer un rôle essentiel partout dans le monde.
Malheureusement, le gouvernement a adopté une approche bien différente pour ces deux domaines essentiels. J’ai trouvé très intéressant que le gouvernement libéral, après l’invasion, ait déclaré qu’il fallait augmenter la production de pétrole par 35 000 barils par jour. Il a tout fait en son pouvoir pour étouffer cette industrie, et ce n’est pas comme si elle pouvait se rétablir du jour au lendemain. Je vais expliquer à la Chambre pourquoi.
La plupart de nos appareils de forage ont quitté le Canada. Sur le plan du travail, la plupart de nos plus brillants éléments dans le secteur de l’énergie ont quitté le Canada, et ils ne reviendront pas uniquement parce que les libéraux disent qu’ils vont intensifier temporairement la production d’énergie. Je trouve cela très hypocrite de la part du gouvernement, car nous nous évertuons depuis des années à dire combien l’agriculture et l’énergie sont des secteurs importants non seulement pour l’économie du Canada, mais aussi pour la sécurité mondiale et, maintenant qu’il y a un conflit en Ukraine, le gouvernement se réveille.
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PCC (AB)
Voir le profil de Damien Kurek
2022-06-16 19:31 [p.6858]
Monsieur le président, je suis heureux que nous ayons la possibilité de discuter ce soir de l'importance de la sécurité alimentaire mondiale.
Chose certaine, l'un des sujets dont les gens de ma circonscription me parlent souvent est le lien étroit entre la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique. C'est particulièrement évident en Ukraine. Ces questions sont étroitement liées, que l'on pense simplement au lien industriel entre l'agriculture moderne et l'industrie énergétique, notamment le gaz naturel nécessaire pour produire de l'engrais azoté.
J'aimerais savoir comment, selon mon collègue du Bloc, nous pouvons faire en sorte que le Canada joue un rôle productif pour relever les défis liés à l'insécurité alimentaire tout en jouant un rôle de premier plan dans la sécurité énergétique mondiale.
Voir le profil de Richard Lehoux
PCC (QC)
Voir le profil de Richard Lehoux
2022-06-16 19:36 [p.6859]
Monsieur le président, je remercie mon collègue de son discours et ses préoccupations en lien avec le milieu de l'agriculture. Selon lui, quelles seraient les meilleures approches pour soutenir notre agriculture canadienne afin de subvenir à nos besoins, mais aussi d'aller un peu plus loin dans notre aide internationale?
Voir le profil de Rachael Thomas
PCC (AB)
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2022-06-16 19:52 [p.6861]
Monsieur le président, je crois que la députée d'en face a très bien expliqué le problème, et je souscris à bon nombre des arguments qu'elle a soulevés à cet égard. Elle a aussi souligné le fait que ce problème touche d'abord des gens, et je l'en remercie, car je crois que nous devons tenir compte de la dimension humaine.
La députée a aussi dit qu'il faut investir plus d'argent pour résoudre ce problème. Ma question est donc la suivante: d'où viendra l'argent nécessaire?
Je ne crois pas avoir entendu la députée d'en face parler de l'importance de l'entrepreneuriat, de l'innovation, des propriétaires de petite entreprise et de l'industrie au Canada, ni de l'importance de relancer ce secteur de notre économie pour que ces gens puissent contribuer à financer ces types d'initiatives. Le gouvernement n'a pas d'argent à lui, alors je suis simplement curieuse de savoir d'où viendrait cet argent, selon la députée.
Voir le profil de Dave Epp
PCC (ON)
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2022-06-16 20:07 [p.6863]
Monsieur le président, mon collègue serait-il d'accord pour dire qu'il y a deux causes à la faim dans le monde? On pense bien entendu en ce moment à la pénurie alimentaire causée ou exacerbée par la situation en Ukraine, mais il y a aussi, tout simplement, le coût des aliments, en particulier dans les pays du Sud, qui cause la faim dans le monde. La nourriture devient inabordable à tellement d'endroits.
Je me demande si le député a quelque chose à dire à ce sujet.
Voir le profil de John Barlow
PCC (AB)
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2022-06-16 20:17 [p.6865]
Monsieur le président, dans son discours, le ministre a parlé de l'importance des engrais. Or, il ne s'agit pas seulement de l'accès aux engrais, mais aussi de leur abordabilité. Dans de nombreuses régions du pays, le coût des engrais a grimpé de 100 %.
Le Canada est le seul pays du G7 à imposer des droits de douane de 35 % sur les engrais russes. Nous avons demandé à maintes reprises au gouvernement libéral de suspendre ces droits pour les engrais achetés avant le 2 mars. Nous savons maintenant que ces droits coûtent environ 150 millions de dollars par année aux agriculteurs canadiens.
Le ministre vient d'expliquer que le gouvernement a versé 100 millions de dollars à la plus importante société minière de la planète, qui atteint des recettes records de vente d'engrais, pas pour augmenter la production à l'usine située près de Saskatoon, mais pour s'assurer qu'on y utilise des véhicules électriques. Ne conviendrait-il pas qu'il vaudrait mieux utiliser ces 100 millions de dollars pour dédommager les agriculteurs à l'égard des droits que le gouvernement impose lui-même sur les engrais?
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