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Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Comme aucun autre député ne souhaite intervenir, conformément à l'ordre adopté le mardi 21 juin, la motion est adoptée et le projet de loi C-28 est réputé avoir été lu pour la deuxième fois, renvoyé à un comité plénier, avoir fait l'objet d'un rapport sans proposition d'amendement, avoir été agréé à l'étape du rapport, lu pour la troisième fois et adopté avec dissidence.
Voir le profil de Mark Holland
Lib. (ON)
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NPD (ON)
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2022-06-16 18:58 [p.6854]
Madame la présidente, je suis très préoccupé par le fait que la nourriture et la faim sont instrumentalisées dans la guerre que mène Poutine contre le peuple ukrainien et, maintenant, contre le monde entier. Cette situation est révélatrice d’une déstabilisation plus vaste qui est en train de se produire. Nous venons d’en apprendre plus sur l’état du fleuve Colorado, dont 80 % du débit est consacré à l’agriculture et qui nourrit 40 millions de personnes. La crise climatique dans le Sud-Ouest aura de graves répercussions sur l’agriculture, dont nous dépendons également. Poutine bloque les ports et utilise la nourriture et la faim comme une arme, et les changements climatiques ne font qu’accroître la déstabilisation.
J’aimerais demander au ministre quelles mesures le Canada prendra à long terme pour assurer la sécurité alimentaire ainsi que notre capacité à réagir à la déstabilisation mondiale que nous vivons en 2022.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
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2022-06-16 19:01 [p.6854]
Madame la présidente, dans son discours, le ministre a dit une chose qui m'a frappé: « l'aide internationale prévient les conflits. » À mon avis, c'est primordial. Je crois que nous sommes tous reconnaissants de vivre dans un pays aussi incroyable et comprenons tous que cela nous impose certaines responsabilités sociales dans le monde. Plus que cela, en offrant une aide internationale, nous contribuons à la sécurité mondiale et à la paix dans le monde.
J'inviterais le ministre à en dire un peu plus long sur cette observation qu'il a faite.
Voir le profil de Brian Masse
NPD (ON)
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2022-06-16 19:34 [p.6859]
Monsieur le président, l'un des problèmes avec les engrais s'observe le long des Grands Lacs. En effet, une fertilisation excessive a entraîné la prolifération d'algues dans la voie maritime du Saint-Laurent et dans les Grands Lacs. La planification et les mesures de soutien sont déficientes pour protéger nos ressources d'eau potable et prévenir les répercussions sur l'habitat des poissons. Cette situation compliquera de façon soutenue la durabilité de ces types de régions.
Que pense le député de la nécessité d'investir beaucoup plus dans les Grands Lacs? Les États‑Unis y investissent plus d'un demi‑milliard de dollars. Notre engagement envers la Commission des pêcheries des Grands Lacs est enfin équivalent, mais nous sommes encore à la traîne.
J'aimerais savoir ce qu'en pense le député.
Voir le profil de Anita Vandenbeld
Lib. (ON)
Monsieur le président, je tiens à remercier ma collègue d'Edmonton Strathcona de son engagement dévoué dans ce dossier. Je pense que nous partageons en grande partie le même engagement et la même passion à l'égard de ce qui est une véritable crise dans le monde.
Je souhaite poser une question à ma collègue concernant le chiffre de 250 millions de dollars par an qu'elle a cité. Je sais que le ministre a parlé tout à l'heure de 514 millions de dollars juste pour la crise actuelle, plus les 100 millions de dollars que nous donnons à la Banque africaine de développement. Toutefois, même l'année dernière, nous avons versé 306 millions de dollars uniquement au Programme alimentaire mondial, et cela n'inclut pas tout ce que nous faisons en matière d'aide alimentaire. Pourrait-elle expliquer d'où vient ce chiffre?
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
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2022-06-16 19:59 [p.6862]
Monsieur le président, j'ai bien aimé l'intervention de la députée aujourd'hui, sauf lorsqu'elle a mentionné que le Canada ne joue pas dans la cour des grands et que c'est pour cette raison qu'il n'a pas obtenu le siège au Conseil de sécurité de l'ONU. Je l'encourage à rendre visite à nos soldats qui participent à l'opération Unifier et à l'opération Reassurance en Europe de l'Est et à parler à des représentants d'autres pays sur le terrain pour savoir si le Canada joue, oui ou non, dans la cour des grands. Je suis certain qu'elle entendra une histoire très différente de celle qu'elle a racontée à la Chambre.
Quand je parle d'aide internationale et que je souligne que le Canada contribue aux efforts pour soutenir les gens dans le besoin dans d'autres régions du monde, il arrive inévitablement que certains me demandent pourquoi on ne s'occupe pas d'abord des gens au pays. Ils me demandent si on ne devrait pas s'occuper des Canadiens avant de commencer à dépenser de l'argent pour aider des gens ailleurs dans le monde.
Je ne suis absolument pas d'accord avec l'idée que nous ne devrions pas prendre part et contribuer à ces divers programmes. Je souscris à l'argument invoqué par la députée: si nous ne finançons pas ces programmes maintenant, le coût sera beaucoup plus élevé plus tard.
Voir le profil de Dave Epp
PCC (ON)
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2022-06-16 20:07 [p.6863]
Monsieur le président, mon collègue serait-il d'accord pour dire qu'il y a deux causes à la faim dans le monde? On pense bien entendu en ce moment à la pénurie alimentaire causée ou exacerbée par la situation en Ukraine, mais il y a aussi, tout simplement, le coût des aliments, en particulier dans les pays du Sud, qui cause la faim dans le monde. La nourriture devient inabordable à tellement d'endroits.
Je me demande si le député a quelque chose à dire à ce sujet.
Voir le profil de Charlie Angus
NPD (ON)
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2022-06-16 20:10 [p.6864]
Monsieur le président, nous sommes dans une époque très troublante parce que les croyances en matière de mondialisation ont été pulvérisées. Nous avons vu ce qui s’est passé dans la foulée de la pandémie de COVID‑19. Les réseaux de chaînes d’approvisionnement, l’accessibilité à l’équipement de protection individuelle et la capacité de fournir le matériel à nos propres collectivités ont été sévèrement compromis. Voilà que Poutine utilise les denrées alimentaires comme arme de guerre, menaçant le monde d’une famine potentielle. De plus, la crise climatique crée aussi des problèmes dans les chaînes d’approvisionnement. Plus tôt, j’ai abordé la crise du fleuve Colorado. Ce dernier approvisionne une grande part du secteur agricole dans le Sud des États‑Unis, qui fournissent les marchés mondiaux.
J’aimerais que le député réponde à la question d’ensemble et nous dise si oui ou non le gouvernement se penche sur notre manière de gérer les problèmes d’approvisionnement et l’instabilité dans un monde où les structures globales s’écroulent et où des criminels comme Poutine utilisent la faim comme arme de guerre. Nos vieux systèmes ne fonctionnent plus. Quelles solutions le gouvernement envisage-t-il sur le plan des nouvelles stratégies pour aider le Canada à renforcer sa sécurité alimentaire et aider d’autres pays à renforcer la leur?
Voir le profil de Dave Epp
PCC (ON)
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2022-06-16 20:23 [p.6866]
Monsieur le président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Regina—Lewvan.
J'aurais aimé parler davantage ce soir de la sécurité alimentaire canadienne que de l'insécurité alimentaire mondiale.
Avant d'être élu, j'ai été agriculteur la plus grande partie de ma vie. J'ai passé beaucoup de temps dans des organisations agricoles, et j'ai aussi travaillé avec une organisation non gouvernementale à vocation internationale. Cette dernière a été mentionnée ici ce soir. Il s'agit de la Banque canadienne de grains, qui s'occupe des problèmes de la faim. Avec ces antécédents, j'ai passé beaucoup de temps à cultiver de la nourriture, à en parler et à y penser.
Si je devais donner des titres à mes remarques d'aujourd'hui, j'utiliserai l'axiome que nous entendons à la ferme, « rien ne guérit les prix élevés comme les prix élevés », et son corollaire, « rien ne guérit les prix bas comme les prix bas ». Les experts agricoles disent souvent cela quand ils décrivent des marchés agricoles instables. On pourrait se demander ce que cela a à voir avec l'insécurité alimentaire mondiale et pourquoi les Canadiens devraient s'en soucier.
Cette expression recèle une des solutions à cette crise actuelle, même si on parle d'une solution à long terme. Nous devons tous, collectivement, respecter et comprendre la dynamique du marché. Cette approche fonctionne si les gouvernements et nous tous respectons les mécanismes des marchés. Des prix élevés, que ce soit des aliments ou tout autre produit, favorisent une plus grande production et une hausse de l'offre. Des prix bas encouragent la demande et, par la suite, la hausse des prix. J'y reviendrai dans un moment, mais il s'ensuit que les gouvernements comprennent cette dynamique.
Je vais prendre un instant pour expliquer pourquoi les Canadiens devraient s'en soucier. Évidemment, nous faisons tous face à une augmentation du prix des aliments et de la facture d'épicerie. Le Canada est un pays riche. En moyenne, nous dépensons environ 10 % de notre revenu disponible pour nous nourrir, ce qui est bien inférieur à beaucoup d'autres régions du monde. Cependant, les vulnérables de notre société sont plus durement touchés qu'une grande partie d'entre nous.
Nous savons que bien des problèmes n'ont que faire des frontières internationales. Il y a les gaz à effet de serre et le climat. Ce dossier n'a pas de frontière. Comme nous l'avons appris, les restrictions liées aux voyages et les mesures du genre n'ont pas ralenti la propagation de la COVID‑19. De la même façon, les effets de la faim ailleurs dans le monde nous toucheront.
Je voudrais rappeler que la Deuxième Guerre mondiale n'a pas commencé en 1939 lorsqu'Hitler a franchi les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie. La Deuxième Guerre mondiale a été causée par une conjonction de conflits régionaux. Lorsque l'apport calorique journalier tombe en dessous des 1 800 calories pour un peuple dans le monde, cela provoque des conflits civils, des émeutes, de la famine, et tout un tas d'autres problèmes. Rappelons-nous un instant le Printemps arabe.
Il me semble important d'exposer quelques statistiques. À l'échelle mondiale, la faim dans le monde baissait jusqu'en 2014. À cause des différents conflits sur la planète, comme on l'a expliqué, elle a augmenté. La faim dans le monde touchait moins de 600 millions de personnes. Les derniers chiffres montrent qu'ils sont aujourd'hui plus de 800 millions, et que 50 millions d'entre eux souffrent en fait de famine aiguë. Il y a deux problèmes. Comme je l'ai mentionné un peu plus tôt dans une question, le prix et la disponibilité des aliments nécessitent tous deux des interventions à la fois à court et à long terme.
Pour lutter contre l'instabilité alimentaire, il faut rendre les aliments disponibles. Mon ancien employeur travaillait dans ce secteur. À court terme, cela signifie que nous devons passer à la caisse. La Banque canadienne de grains a permis au Canada de nous dissocier de notre aide alimentaire en 2008 — ce qui était une bonne chose — mais ce que nous devons impérativement faire, c'est baisser les coûts des aliments.
Pour ce faire, nos agriculteurs canadiens ont besoin qu'on mette tous les outils à leur disposition, et cela inclut certainement l'engrais. Ils doivent y avoir accès. Les restrictions sur son utilisation doivent être imposées en fonction de nos responsabilités environnementales, mais nous ne pouvons pas mettre en place aujourd'hui des politiques qui nuisent à la capacité des Canadiens de produire des aliments.
La question de la taxe sur le carbone a été abordée elle aussi. Comme je l'ai dit, les prix élevés guérissent les prix élevés. Les prix élevés entraînent une augmentation de l'offre. Pour aider les pauvres dans le monde, nous devons absolument augmenter les quantités d'aliments sur le marché, ce qui réduira le coût. C'est là la deuxième possibilité.
Unissons nos efforts pour atteindre ces objectifs.
Voir le profil de Dave Epp
PCC (ON)
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2022-06-16 20:29 [p.6867]
Monsieur le président, oui, je le ferai certainement. J'apprécie énormément le travail que mon collègue et moi accomplissons au comité de l'agriculture.
Nous avons besoin de réponses à court et à long terme. Il faut injecter énormément de fonds immédiatement, et je suis favorable à cela. Dans une perspective à plus long terme, le Canada a une expertise. Lorsque j'étais à la Banque canadienne de grains, j'ai souvent expliqué qu'il valait mieux apprendre à quelqu'un à pêcher plutôt que de lui donner du poisson, afin de réduire, à terme, la demande de poissons. La députée de Beauport—Limoilou y a d'ailleurs fait allusion plus tôt. Le troisième volet de cette parabole, qui n'est pas souvent mentionné, est l'accès à l'étang.
Je crois que c'est sur ce troisième volet que porte la question du député. Nous devons non seulement enseigner et apporter l'expertise canadienne partout dans le monde, mais aussi donner aux gens accès à l'étang pour qu'ils puissent pêcher. Il y a la banque de semences de Kharkiv, entre autres. Nous, les Canadiens, devons contribuer à renforcer les infrastructures ailleurs dans le monde. C'est une initiative qui mérite pleinement d'être appuyée.
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PCC (ON)
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2022-06-16 20:30 [p.6867]
Monsieur le président, certaines choses que nous, du secteur canadien de l'agriculture primaire, tenons pour acquises ne sont en fait pas très bien connues dans d'autres parties du monde. Ce que nous considérons comme une seconde nature concernant la conservation et l'agriculture, comme la rotation des cultures et le maintien d'une couche de résidus sur le sol, n'est pas bien connu dans des endroits comme l'Éthiopie. Ce pays a été le premier à labourer la terre il y a 7 000 ans. Il faut donc un changement de culture radical à cette fin.
Je dois rendre honneur à la Banque canadienne de grains, car son programme a été adopté par le gouvernement éthiopien, qui l'intègre à ses pratiques agricoles en raison des sécheresses qui sévissent dans ce pays. Le programme consiste à augmenter la production alimentaire en adoptant certaines pratiques que nous tenons pour acquises. J'étais en Tanzanie et j'ai vu des choses simples, telles que disperser le maïs au lieu de le semer en rangée. Les choses que nous tenons pour acquises, nous pouvons les exporter et les enseigner.
Voir le profil de Dave Epp
PCC (ON)
Voir le profil de Dave Epp
2022-06-16 20:32 [p.6867]
Monsieur le président, la semaine prochaine, je ferai une déclaration afin de souligner l’apport de Jim Cornelius et son rôle.
Oui, la Banque canadienne de grains, avec son empreinte dans la communauté agricole d’un bout à l’autre du pays, fait pousser ses cultures ici, vend le fruit de ses récoltes sur les marchés, puis utilise ces fonds pour acquérir des denrées alimentaires. Dans mes observations, j’ai parlé de la manière dont le Canada a dissocié son aide alimentaire des autres parties du monde afin de ne pas détruire les marchés locaux pour répondre aux besoins alimentaires là où sévit l’insécurité alimentaire. En fait, nous améliorons les marchés locaux des pays que nous aidons, ce qui renforce leur durabilité.
C’est l’un des domaines où, en 2008, la Banque canadienne de grains a pris les devants en faisant pression auprès du gouvernement du Canada pour dissocier cette aide. À ce chapitre, nous sommes l’un des chefs de file mondiaux, surtout grâce à nos efforts dans la Corne de l’Afrique, avec l'agriculture de conservation. Comme je l’ai mentionné plus tôt, il y a des choses que les agriculteurs canadiens font presque naturellement, de nos jours, qui ne se font pas naturellement dans d’autres parties du monde. Assurément, c’est un autre domaine dans lequel la Banque canadienne de grains est un chef de file.
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Lib. (ON)
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2022-06-16 20:42 [p.6869]
Monsieur le président, je vais partager mon temps de parole avec la députée d'Ottawa‑Ouest—Nepean.
Je suis enthousiasmé d'être ici ce soir et je ressens la même importance pour ce débat que mon collègue d'Avalon. Ce débat arrive à un moment particulièrement opportun, compte tenu des événements en Ukraine. Nous savons tous que la guerre insensée de Poutine en Ukraine entraîne des conséquences majeures sur l'insécurité alimentaire mondiale.
Le Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire, dont je suis fier de faire partie, se penche actuellement sur cette question. L'étude de cette question importante m'a permis de m'impliquer activement et de me renseigner beaucoup à ce sujet.
La semaine dernière, nous avons reçu le témoignage du ministre ukrainien de la Politique agraire et de l'Alimentation, qui a indiqué que la situation actuelle dans son pays constitue une grave menace pour la sécurité alimentaire mondiale. À cause des bombardements russes, les exportations de grains à partir des ports ukrainiens ont chuté de plus de la moitié, et la superficie des semis printaniers a baissé de 25 %. La capacité d'entreposage est également réduite, étant donné que les Russes ciblent les silos et le matériel agricole.
L’Ukraine est un grand exportateur de blé, en particulier vers les pays vulnérables d’Afrique et du Moyen-Orient, et nous savons tous qu’on l’appelle le grenier. De plus, la ministre a récemment dit que l’invasion de l’Ukraine créerait une pénurie de blé dans le monde entier pour au moins trois saisons, car elle empêchera une grande partie du blé ukrainien d’entrer sur le marché, ce qui fera grimper les prix vers des sommets sans précédent. Selon les estimations de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture, d’ici l’an prochain, la crise pourrait faire augmenter le nombre de personnes qui souffrent gravement de la faim de 18,8 millions et avoir des incidences sur 1,7 milliard de personnes partout dans le monde.
La Russie a bombardé des infrastructures agricoles clés, a volé des céréales et de la machinerie agricole ukrainienne, et a empêché l’Ukraine d’exporter ses produits. D’importantes étendues des meilleures terres agricoles de l’Ukraine ont été occupées et truffées de mines antipersonnel, un coup dur pour les terres arables ukrainiennes.
Avant l’invasion, la grande majorité des exportations de l’Ukraine transitait par le port d’Odessa, sur la mer Noire. Cependant, comme la Russie contrôle de grandes parties du littoral et a imposé des blocus, cette route commerciale est pratiquement inutilisable.
Bien qu’une certaine portion des céréales ukrainiennes réussissent lentement à intégrer le marché, l’Ukraine est aux prises avec des problèmes logistiques et les arriérés. En fait, on estime que 20 millions de tonnes de blé sont coincées en Ukraine, et il est urgent de les exporter avant la récolte du printemps.
Le Canada communique régulièrement avec le gouvernement de l'Ukraine, avec l'Union européenne et avec ses alliés du G7 afin de soutenir les efforts de l'Ukraine pour l'exportation de ses produits agricoles. Nous avons reçu des demandes d'aide du gouvernement ukrainien concernant les problèmes d'exportation et nous étudions sérieusement différents scénarios d'aide. Évidemment, j'espère que nous aiderons l'Ukraine.
L'Ukraine a demandé de l'aide au Canada pour le stockage des grains, pour de l'équipement de laboratoire dans les territoires récupérés et pour l'exportation des produits agricoles ukrainiens qui doit se faire de toute urgence. Le ministre de la Politique agraire et de l'Alimentation de l'Ukraine a affirmé que la capacité de stockage avait grandement été réduite et il a affirmé que, compte tenu des faibles exportations actuelles, de la récolte de l'année dernière et des récoltes à venir, la pénurie d'espace de stockage atteindra de 10 millions à 15 millions de tonnes d'ici octobre.
Nous réalisons l'urgence de ces demandes et nous comprenons que de l'aide sera requise pour les récoltes de cet automne. Le Canada collabore avec les fonctionnaires ukrainiens à peaufiner les détails concernant ces demandes et il fait une coordination avec les autres pays pour trouver les meilleures façons de répondre à ces besoins. D'ici là, le Canada continuera d'évaluer les besoins de l'industrie agricole ukrainienne, notamment en matière de semences et d'aide technique et scientifique concernant la capacité de transformation et la recherche.
Nous continuons de soutenir les efforts de secours en Ukraine. Jusqu'à maintenant, le Canada a envoyé 245 millions de dollars pour soutenir la réponse humanitaire concernant les besoins urgents sur le terrain en Ukraine et dans les pays voisins.
J'aurais bien d'autres choses à dire, mais il me semble évident que le Canada fait tout ce qu'il peut, et qu'il envisage toutes les possibilités pour aider l'Ukraine. En outre, j'ai été agréablement surpris par la récente nouvelle que le président des États-Unis voulait construire des entrepôts temporaires pour le grain, le long de la frontière polonaise. Il me semble que c'est une idée que le Canada soutient.
Voir le profil de Ryan Turnbull
Lib. (ON)
Voir le profil de Ryan Turnbull
2022-06-16 20:49 [p.6870]
Monsieur le président, je remercie le député de sa question puisqu'elle me donne l'occasion d'informer la Chambre de mon appui à l'égard de l'étiquetage sur le devant des emballages et d'expliquer pourquoi je crois fermement qu'il s'agit d'une politique judicieuse et d'un progrès.
Le gouvernement a passé de nombreuses années à faire des études et à mener des consultations avant de parvenir à cette politique. Les études montrent que l'étiquetage sur le devant des emballages influence bel et bien les choix des gens en matière d'alimentation et leurs habitudes alimentaires et que les maladies liées à une mauvaise alimentation entraînent des coûts pour notre système de santé. En fait, l'étiquetage sur le devant des emballages informe mieux les consommateurs et leur permet de prendre des décisions éclairées quant aux aliments qu'ils consomment. C'est une bonne chose que les consommateurs aient accès à cette information pour être en mesure de faire des choix alimentaires plus sains.
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