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Lib. (PE)
Monsieur le Président, c'est avec des sentiments partagés que je participe au débat. Je me sens ainsi, car bon nombre des électeurs de ma circonscription ont communiqué avec moi au sujet de la situation troublante ayant cours dans la capitale nationale. D'aussi loin que l'Île‑du‑Prince‑Édouard, ils s'inquiétaient pour les personnes vivant ici, à Ottawa. Ils étaient également préoccupés par le ton du dialogue. Ces électeurs m'ont demandé pourquoi les gouvernements, au pluriel, laissaient la situation aller, pourquoi ils ne prenaient pas de mesure.
En prenant la parole aujourd'hui et en écoutant beaucoup d'interventions, j'observe que la discussion tourne autour des manifestations. Je participe à la vie publique depuis longtemps. J'ai été la cible de nombreuses protestations. Je suis convaincu, monsieur le Président, que vous en avez vu quelques-unes à titre de politicien provincial. Ne minimisons pas les événements survenus ici dans les rues d'Ottawa en disant qu'il s'agit d'une manifestation, un type d'événement auquel ont fait face tous les politiciens et les parlementaires au fil des ans. La population a le droit de manifester. Elle a le droit de tenir des manifestations pacifiques. Comme je l'ai indiqué, j'ai été la cible de nombreuses d'entre elles. Je respecte pleinement le droit des citoyens de protester et d'exprimer leur mécontentement à l'égard des actions du gouvernement en tout temps. Toutefois, il faut le faire de manière pacifique, dans le respect.
Disons-le clairement. Ce dont nous avons été témoins ici à Ottawa n'est pas une manifestation. Appelons les choses par leur nom: il s'agit d'une occupation illégale qui visait à intimider la population et les parlementaires.
Quiconque veut prendre le temps de s'informer et d'en apprendre plus sur les objectifs des dirigeants de ce groupe devrait aussi prendre le temps de s'inquiéter et de réfléchir. C'est ce qu'il a été si décourageant de constater dans cette affaire au cours des trois dernières semaines. Ce qu'on a fait passer pour une manifestation de camionneurs a été détourné par des individus qui ont d'autres motivations. Tout le monde peut voir cela. Aucun gouvernement ou parlementaire ne peut tolérer cela. Aucun individu ou groupe d'individus n'a le droit de bafouer de façon aussi flagrante les droits d'autres individus, comme nous l'avons vu ici à Ottawa au cours des dernières semaines.
Le gouvernement doit absolument protéger les droits de tous, mais il est tout simplement inacceptable de participer à une occupation illégale en scandant « liberté », tout en affichant un mépris aussi flagrant pour la liberté, l'équilibre mental et le bien-être de nos concitoyens. Nous n'avons qu'à regarder les entrevues réalisées avec des résidents d'Ottawa. Des personnes handicapées ont été traumatisées et forcées de rester à la maison. Elles ont peur de sortir. Ce n'est pas le type de manifestation pacifique que notre pays encourage et soutient. C'est, comme nous l'avons appelée, une manifestation illégale. Nous ne pouvons pas minimiser l'importance de la différence entre les manifestations qui ont eu lieu dans notre pays et celles qui avaient pour but de renverser un gouvernement. Toute personne qui le souhaite peut prendre le temps d'examiner les objectifs des organisateurs de ce groupe, leurs activités et les personnes qui les appuient et leur procure un financement. Tous les parlementaires devraient s'inquiéter.
Le gouvernement a pris les mesures nécessaires pour reprendre le contrôle de cette occupation illégale. Je tiens à saluer et à féliciter les policiers et policières qui font respecter les lois de ce pays. Nous assistons au démantèlement d'une occupation illégale par une force policière professionnelle dans un pays démocratique. Voilà ce qui se passe dans les rues d'Ottawa aujourd'hui: des policiers professionnels assurant la primauté du droit dans un pays démocratique. Voilà pourquoi nous élisons un Parlement et un gouvernement. C'est pour conférer les pouvoirs et les outils juridiques nécessaires afin de veiller à ce que quelques individus clamant venir protéger leurs libertés ne briment pas les droits de qui que ce soit.
Ce débat se poursuivra pendant quelques jours et il est intéressant d'entendre les divers points de vue. Je suis ici depuis trois semaines et j'ai observé le déroulement des événements. J'ai même été témoin de certains gestes de haine. Alors que je marchais avec mon adjoint parlementaire, un manifestant lui a dit de retourner d'où il venait parce qu'il a la peau brune. Le ton employé était très raciste et malveillant. Mon adjoint a les mêmes droits que moi parce qu'il est Canadien. Nous devons veiller à ce que le Parlement ne succombe pas à la haine dont font preuve certains individus. Nous ne pouvons pas en devenir les champions. On ne peut la légitimer, même par association.
Voilà pourquoi je prends la parole aujourd'hui. Les personnes d'Egmont, que je représente, forment une communauté caractérisée par le respect et le soutien mutuel. C'est une population fière de son pays et qui appuie l'unité nationale.
Toutefois le comportement d'un parti en particulier me perturbe depuis quelques semaines. Il était intéressant d'observer l'absence de leadership à la fois du Parti conservateur et de sa cheffe intérimaire, qui se sont ralliés à l'aspirant à la direction du parti, un député qui a tenté de légitimer cette manifestation illégale en s'y associant. Il était perturbant de voir l'absence de leadership du Parti conservateur, de même que de la cheffe actuelle et de l'aspirant à la direction du parti, qui ont tenté, par association, de légitimer cette occupation illégale.
En tant que parlementaire, je vais toujours me ranger du côté de la primauté du droit. Je vais toujours appuyer les mesures législatives qui protègent les droits de la personne et empêchent quiconque de revendiquer son droit à participer à une occupation illégale au détriment des droits d'autrui.
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Lib. (PE)
Monsieur le Président, j'ai été très clair. Je parlais des dirigeants de ces manifestations illégales et non de l'ensemble de ceux qui manifestent dans les rues.
Si j'ai voté contre la motion du Parti conservateur — et je vais utiliser un terme qui n'est peut-être pas parlementaire —, c'est parce qu'elle est hypocrite. Elle l'est parce que la majorité des mesures sanitaires obligatoires ont été instaurées par les gouvernements provinciaux.
Je tiens à préciser que je suis favorable aux mesures sanitaires obligatoires et aux diverses mesures qui ont été prises par le gouvernement de l'Île‑du‑Prince‑Édouard, sous la gouverne du premier ministre King. Je n'ai pas eu accès aux conseils que les autorités de la santé publique lui ont donnés, mais je tiens pour acquis qu'il a suivi ceux-ci dans le meilleur intérêt des habitants de l'Île-du-Prince-Édouard.
Voilà pourquoi c'est en travaillant avec les gouvernements provinciaux que les mesures sanitaires obligatoires pourront être levées.
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Lib. (PE)
Monsieur le Président, en ma qualité de parlementaire, je vais appuyer toute mesure législative qui cherche à repérer et à saisir les fonds de provenance illicite et d'origine étrangère utilisés pour semer le chaos dans un pays démocratique.
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Lib. (PE)
Monsieur le Président, la réponse évidente à cette question, c'est qu'il y a une procédure établie. Le gouvernement doit suivre la procédure établie. Le premier corps policier concerné a été le service de police municipal de la Ville d'Ottawa. Les demandes d'intervention sont ensuite allées à la province de l'Ontario, puis au gouvernement du Canada. Le gouvernement du Canada a suivi la procédure établie et attendu que le gouvernement de l'Ontario s'occupe de la situation.
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Lib. (PE)
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2022-02-19 18:44
Madame la Présidente, au sujet du même rappel au Règlement, je suis le président du comité de la santé. Non seulement le député dénigre les membres du comité, mais aussi ce qu'il dit est faux. Il sait pertinemment que pour ajourner une réunion, il faut obtenir le consentement du comité ou tenir un vote. La réunion a été ajournée plus tôt que prévu. Personne n'a mentionné que quiconque était effrayé par la pénombre. Ce qu'a dit le député est tout à fait déplacé.
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Lib. (PE)
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2021-12-15 14:55
Monsieur le Président, la circonscription de Malpeque compte de nombreux aînés à revenu fixe qui s'inquiètent de leur sécurité économique en ces temps incertains. Malheureusement, beaucoup d'aînés à faible revenu qui dépendent du Supplément de revenu garanti ont vu leurs prestations réduites parce qu'ils avaient reçu la Prestation canadienne d'urgence. Les aînés à qui j'ai parlé comprennent maintenant qu'il s'agit là d'un effet imprévu des programmes d'aide d'urgence sans précédent déployés par le gouvernement.
J'espère que le premier ministre pourra préciser à la Chambre et aux aînés de ma circonscription de quelle façon le gouvernement compte remédier à la situation afin de veiller à ce que les aînés reçoivent le soutien dont ils ont besoin à l'avenir.
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