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Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Madame la Présidente, je suggère au député de s’informer davantage au sujet de nombreux points. Le projet de loi C‑8 ne cherche qu’à soutenir et à continuer de soutenir les Canadiens pendant la pandémie.
Contrairement au Parti conservateur, nous croyons que la pandémie existe toujours, et qu’il faut continuer de faire preuve de prudence. En ce qui concerne la question du leadership, à savoir s’il y a un manque à cet égard, je lui suggère de réfléchir au caucus de son Parti conservateur, tout particulièrement à la lumière du fait que les conservateurs ont indiqué très clairement qu’ils croient que toutes les restrictions devraient être levées dès maintenant.
Je me pose la question suivante. Le député peut-il expliquer pourquoi le Parti conservateur, ici à Ottawa, croit que toutes les restrictions devraient être levées aujourd’hui?
Voir le profil de Colin Carrie
PCC (ON)
Voir le profil de Colin Carrie
2022-03-28 12:49
Madame la Présidente, la question de mon collègue est pour nous l’occasion de dire que la science actuelle nous donne raison. Chaque province et territoire, chaque pays du monde entier, est en train de rouvrir son économie et de mettre fin aux restrictions.
Cela montre à quel point les libéraux et leurs collègues néo-démocrates sont déconnectés des Canadiens. Les Canadiens veulent retourner au travail. Ils veulent réaliser le rêve canadien: accéder à la propriété, trouver un emploi, s’instruire. Ces restrictions les en empêchent.
La Chambre doit se concentrer sur les besoins des Canadiens et pas sur ceux du gouvernement. Nous devons prêter attention aux besoins des Canadiens. C’est de cela que je parle aujourd’hui. Je parle d’écouter les gens sur le terrain et de nous doter d’une solide politique afin de pouvoir sortir de cette récession comme meilleur pays possible. Je crois honnêtement que le Canada est le meilleur pays. Il nous faut juste de bons dirigeants.
Voir le profil de Mike Morrice
PV (ON)
Madame la Présidente, c’est un honneur pour moi de prendre de nouveau la parole à la Chambre pour parler du projet de loi C-8, qui en est maintenant à l’étape du rapport. J’aimerais d’abord dire que j’ai l’intention de continuer d’appuyer ce projet de loi, tout comme ma collègue de Saanich—Gulf Islands, qui l’a affirmé la semaine dernière. Ce projet de loi contient beaucoup de choses que nous apprécions tous deux, comme des fonds pour les tests rapides, de l’argent pour la ventilation dans les écoles et la prolongation des délais de remboursement des prêts pour les petites entreprises en une période où elles en ont le plus besoin.
Je n’ai pas l’intention d’appuyer la motion des conservateurs, qui propose des amendements qui supprimeraient plusieurs de ces éléments, dont l’amélioration de la ventilation dans les écoles, le crédit d’impôt pour la ventilation des entreprises et le crédit d’impôt pour les fournitures scolaires des enseignants. Cela dit, je tiens à signaler un problème que ma collègue de Saanich—Gulf Islands et plusieurs autres ont soulevé au sujet de l’affectation, ou même de la double affectation des fonds. Comme elle l’a souligné, je suis sûr que cela s’est fait avec les meilleures intentions du monde, mais il est important que nous en soyons conscients.
Le projet de loi C-8 prévoit 1,72 milliard de dollars pour les tests rapides. Le projet de loi C-10 prévoit lui aussi 2,5 milliards de dollars pour les tests rapides. Jeudi dernier, dans le budget supplémentaire des dépenses, nous avons approuvé l’affectation de 4 milliards de dollars de plus pour les tests de dépistage rapide. Comme le directeur parlementaire du budget l’a signalé, il semble qu’il y ait au moins une double affectation de ces 4 milliards de dollars pour les tests rapides. Nous estimons tous deux qu’il est important que le Parlement aborde ce problème dans le cadre de son examen du projet de loi afin d’y insérer des mesures évitant que ces fonds ne soient dépensés plus d’une seule fois.
Pendant le temps qu’il me reste pour parler du projet de loi C-8, j’aimerais aborder ce que je considère comme un manque d’ambition. L’énoncé économique de l’automne et le projet de loi qui le met en œuvre pourraient prévoir beaucoup plus de choses pour vraiment résoudre la situation actuelle.
Commençons par la crise du logement, dont de nombreux collègues ont parlé. À Kitchener, c’est un grave problème. Le coût du logement a augmenté de près de 35 % l’année dernière seulement. Vendredi après-midi, j’en parlais avec l’un de mes voisins, Nick, un jeune homme qui m’a dit, comme beaucoup d’autres, qu’il ne s’attend pas à pouvoir un jour acheter une maison. Il a ajouté qu’il ne s’attend pas non plus à pouvoir continuer de payer son loyer à Kitchener. Il était terriblement inquiet. Cela provient du fait que le logement se transforme de plus en plus en marchandise. Le marché du logement est conçu pour fournir un produit de base aux investisseurs, alors que nous devrions nous concentrer sur le fait que les maisons sont des endroits où les gens ont besoin de vivre.
Comme mes collègues le savent, le projet de loi C-8 traite de la taxe sur le logement sous-utilisée, mais elle s’y trouve diluée par rapport à la formule qui a réussi ailleurs. Vancouver en est un excellent exemple. À Vancouver, on applique une taxe de 3 % à tout le monde, et cette mesure a commencé à faire de l’effet. Elle a réduit de 25 % le nombre de logements vacants. Elle a remis 18 000 unités sur le marché et a généré des dizaines de millions de dollars pour le logement abordable.
Nous pouvons comparer avec ce que nous savons que prévoit le projet de loi. Non seulement la taxe n'est pas de 3 %, mais elle est de seulement 1 %. Il me semble qu’il est légitime de se demander si, même en étant appliquée largement, une taxe de 1 % changera véritablement le comportement des personnes qui ont commencé à traiter le logement comme une marchandise et à retirer des logements du marché simplement pour spéculer sur leur valeur.
Ce n’est pas tout. Nous avons également des exemptions partout: pour chaque citoyen, chaque résident permanent et chaque société canadienne. La liste ne s’arrête pas là. Il me semble qu’il est légitime de poser certaines questions. Certes, cette mesure ne suffirait pas en soi, mais est-ce qu’elle aiderait vraiment à amorcer un changement? En fait, en matière d’ambition, l’énoncé économique aurait pu être celui du logement. Cela aurait été l’occasion de rappeler que nous avons d’excellentes idées qui ont déjà fait leurs preuves, comme le logement coopératif. Dans les années 1980, quand nous avons investi dans le logement coopératif, nous avons réussi à construire des milliers de logements coopératifs locatifs.
Évidemment, quand il n’en est pas question dans des énoncés comme celui-ci, c’est de moins en moins le cas aujourd’hui.
Nous aurions aussi pu dire que nous allions prendre de vraies mesures afin de renoncer au système d'offres à l'aveugle pour investir dans des logements sociaux et subventionnés moyennant des mesures vraiment audacieuses et visionnaires afin de faire reculer la crise du logement. Si elles ne sont pas là, je souhaite qu’il y ait plus dans le budget que nous attendons dans les prochaines semaines.
Pour ce qui est du manque d’ambition, alors que la Chambre a confirmé que nous vivons une urgence climatique, est-ce que tous les énoncés économiques ne devraient pas viser à prendre des mesures concrètes et de transformation face à la crise climatique? Je suis convaincu qu’il devrait en être ainsi. Bien entendu, dans le projet de loi C-8, le mot « climat » n’est même pas mentionné une seule fois. Au lieu de cela, il est question de plus en plus de subventions pour le pétrole et le gaz. Parfois, elles sont proposées sous différents noms. La dernière en date est un nouveau crédit d’impôt pour le captage et le stockage du carbone, un crédit d’impôt qui s’élèvera, selon certains calculs, à 50 milliards de dollars pour une solution qui est déjà considérablement subventionnée depuis des décennies et qui n’amène qu’à une réduction de 0,001 % des émissions mondiales.
Comme beaucoup de chercheurs et de scientifiques l’ont déclaré, ce n’est pas une solution climatique. Nous devons donc être conscients de ce qui manque en l’occurrence et de ce qui aurait dû être présent et qui devrait l’être à l’avenir. Nous pourrions prendre ces 50 milliards de dollars et les investir dans des solutions climatiques qui ont fait leurs preuves, comme inciter les propriétaires à rénover leur domicile et leur entreprise. Qu’il s’agisse de véhicules électriques ou de train à grande vitesse, nous pourrions mobiliser des fonds à l’échelle d’un nouvel accord vert et au rythme recommandé par les scientifiques, et ne pas nous accrocher à une carboneutralité au lointain horizon de 2050, mais nous attacher à limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C, comme nous y exhorte le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, alors que nous sommes déjà à 1,1°C. Oui, il y a urgence. Je souhaite donc que tout énoncé économique présenté à la Chambre soit plus ciblé pour nous donner la meilleure chance de faire en sorte que nos neveux, nos nièces, nos enfants et nos petits-enfants puissent connaître un avenir climatique sûr.
Enfin, je terminerai par un autre manque d’ambition, en matière de santé mentale, cette fois. Nous savons que l’Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale, la Société royale du Canada et tellement de citoyens dans ma collectivité et dans tout le pays demandent que nous comblions les immenses lacunes dans ce domaine. Nous savons que les listes d’attente sont longues pour les jeunes en particulier. Comme pour beaucoup de problèmes que nous connaissons aujourd’hui, cette situation existait avant la pandémie et n’a fait que s’aggraver. C’est une autre occasion manquée d’augmenter les transferts en matière de santé du gouvernement fédéral pour donner aux provinces et aux territoires les ressources nécessaires. Si nous disons que la santé mentale c'est la santé, comme nous le devrions, parce que c’est vrai, alors nous devons accorder le financement voulu pour agir en conséquence afin que, dans tout le pays, il y ait des ressources pour soigner la santé mentale comme telle.
En conclusion, je continuerai d’appuyer le projet de loi C-8. Je suis certes déçu par le manque d’ambition à certains égards, mais cela ne change pas le fait que le texte prévoit des mesures et des fonds qui aideront grandement ma collectivité, et je tiens à ce que ces mesures se concrétisent.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Madame la Présidente, le député a mentionné au début de ses observations que le projet de loi C‑8 vise à offrir un soutien continu aux Canadiens, tant directement qu’indirectement, pour les aider à traverser la pandémie. J’aimerais souligner un aspect, soit celui des tests rapides.
Lorsque la demande de tests rapides a explosé en décembre 2021, le gouvernement fédéral devait absolument trouver et acheter des tests rapides supplémentaires, et en très peu de temps, nous avons réussi à acquérir littéralement des millions de tests rapides pour les distribuer aux provinces, aux territoires et même, je crois, à des petites entreprises. Je me demande si mon ami pourrait nous dire pourquoi il était si important que nous ayons une loi de cette nature pour nous permettre d’obtenir notamment des tests rapides pour les Canadiens.
Voir le profil de Mike Morrice
PV (ON)
Madame la Présidente, je commencerai par reconnaître qu’avant mon arrivée ici, beaucoup de travail a été fait dans cette enceinte pour assurer l’approvisionnement en tests rapides. Pour ma part, la dernière fois que j’ai pris la parole au sujet du projet de loi C‑8, j’ai parlé de la chambre de commerce de Cambridge et du fait qu'elle a lancé des appels, au cours des derniers mois, au nom d'entreprises qui avaient besoin d’un plus grand nombre de tests rapides.
Je tiens à clarifier à nouveau mes remarques de tout à l'heure. Je comprends vraiment que nous devons assurer un financement continu pour les tests rapides, en particulier à un moment où nous ne sommes pas encore sortis de la pandémie et où nous devons en faire plus en matière d’équité vaccinale dans le monde entier, là où de nouveaux variants peuvent continuer à apparaître parce qu'on n'en a pas fait plus. Je continuerai certainement à soutenir les mesures visant à garantir la disponibilité des tests rapides, comme l’ont demandé les entreprises et les gens de ma collectivité.
Voir le profil de Brad Redekopp
PCC (SK)
Madame la Présidente, c’est un privilège de prendre à nouveau la parole à la Chambre.
Nous sommes le 28 mars 2022 et nous débattons de la mise à jour économique d’automne du gouvernement, une mise à jour qui a été présentée à la Chambre en décembre 2021. Oui, nous débattons en fait de mesures budgétaires que le présent gouvernement a présentées il y a plus de 100 jours. Pendant ce temps, le Canada et le monde ont changé. Avec la COVID, nous avons vu Omicron aller et venir, les mesures de confinement provinciales et les passeports vaccinaux être instaurés puis supprimés, et nous apprenons maintenant à vivre avec le virus. À Ottawa, nous avons vu le recours à la Loi sur les mesures d’urgence pour faire appel aux forces policières afin d’écraser des manifestants pacifiques sous la botte de la dictature simple du premier ministre, et un autre dictateur utilise actuellement sa machine de guerre pour écraser nos amis en Ukraine.
Que faisons-nous ici, dans cette Chambre des communes? Nous débattons d’un projet de loi qui, entre autres, permettrait au gouvernement de distribuer des trousses de dépistage rapide de la COVID dans les provinces. Eh bien, quelqu’un devrait peut-être dire au gouvernement que tout le monde a déjà des tests rapides...
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Madame la Présidente, je pense que les députés doivent faire preuve d’une certaine prudence. Au sujet de ce qu’il convient de dire et de ce qu’il ne convient pas de dire, la sixième édition de l’ouvrage de Beauchesne dit que cela dépend du contexte dans lequel une chose est dite. Par exemple, ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine est horrible. Décrire le président Poutine comme un dictateur, puis mettre le premier ministre du Canada dans la même catégorie de dictature, c’est peut-être exagéré.
Je tiens à souligner que certains députés devraient peut-être faire preuve d’un peu plus de prudence lorsqu’ils font des déclarations à la Chambre qui pourraient être très inappropriées.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Madame la Présidente, il doit y avoir des discussions fort intéressantes au sein du caucus conservateur, entre les députés de l’extrême droite et les plus modérés. Permettez-moi d’exprimer ma stupéfaction face aux arguments que le député avancera pour expliquer pourquoi le gouvernement doit réduire ses dépenses, quelles qu’en soient les conséquences, semble-t-il.
Le député reconnaîtra sûrement que nous avons traversé une pandémie et qu’il a été nécessaire de dépenser des milliards de dollars pour soutenir les petites entreprises, les particuliers, les aînés, les personnes handicapées, les étudiants et de nombreux organismes bénévoles. Ne croit-il pas que cet argent a été dépensé judicieusement? S’il avait été à notre place, aurait-il fait des compressions importantes dans ces secteurs? Le gouvernement a-t-il fait fausse route en engageant des dépenses dans ces secteurs?
Voir le profil de Brad Redekopp
PCC (SK)
Madame la Présidente, il y a tellement de façons de répondre à cette question, mais je pense que je vais me concentrer sur ceci: avions-nous besoin de dépenser de l’argent pendant la pandémie? Évidemment. Cet argent a-t-il été bien dépensé, comme le député l’a demandé? Dans bien des cas, je dirais que non. J’ai vu de nombreux exemples d’organisations et d’entreprises qui ont reçu plus d’argent que ce dont elles avaient besoin. Il y a beaucoup d’exemples de personnes qui n’étaient même pas au Canada, de détenus et autres. Il y a énormément d’argent qui n’a pas été dépensé correctement.
Au bout du compte, nous devons faire très attention à l’argent des Canadiens, car ce n’est pas notre argent, mais bien le leur. C’est de l’argent qu’ils gagnent et qu’ils dépensent, et nous devons être extrêmement prudents dans la façon dont nous dépensons cet argent. Lorsque nous nous endettons, nous endettons les Canadiens, et nous devons faire très attention à cela également.
Voir le profil de Mel Arnold
PCC (BC)
Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole au nom des gens de North Okanagan—Shuswap au sujet du projet de loi C‑8, Loi portant exécution de certaines dispositions de la mise à jour économique et budgétaire déposée au Parlement le 14 décembre 2021 et mettant en œuvre d'autres mesures. C'était il y a 3 mois et demi, 21 mois après les premiers confinements en réponse à la pandémie de COVID‑19.
Beaucoup de choses ont changé dans les derniers mois depuis que le projet de loi a été présenté. À la lecture des dispositions du projet de loi, je ne peux que me demander pourquoi le gouvernement a pris autant de temps à réagir à la pandémie et à offrir aux Canadiens et aux gouvernements des provinces et des territoires l'aide dont ils avaient besoin.
Dans la partie 1 du projet de loi, se trouve un article qui propose d’accorder aux entreprises admissibles un nouveau crédit d’impôt remboursable pour les dépenses de ventilation admissibles visant à améliorer la qualité de l’air. Pourquoi a-t-il fallu attendre 21 mois avant que le gouvernement offre ce type d'aide aux Canadiens et aux travailleurs?
La partie 2 du projet de loi propose d'instaurer une taxe annuelle de 1 % sur la valeur des immeubles résidentiels vacants ou sous-utilisés appartenant directement ou indirectement à des personnes non résidentes non canadiennes.
La partie 4 du projet de loi autorise des paiements sur le Trésor en vue d’appuyer des projets d’amélioration de la ventilation dans les écoles. J'espère que nous pouvons tous appuyer des mesures visant à protéger les élèves, les enseignants et le personnel des écoles, mais, encore une fois, pourquoi a-t-il fallu attendre 21 mois avant que le gouvernement propose ces mesures?
La partie 5 du projet de loi autorise des paiements en vue d’appuyer des initiatives en matière de preuve de vaccination contre la COVID‑19. Que personne ne s'inquiète. Je crois que le projet de loi qui fait trop peu, trop tard contient peut-être une mesure qui arrive en temps opportun à la partie 6, laquelle autorise le ministre de la Santé à effectuer des paiements relatifs à des tests de la COVID‑19 jusqu’à concurrence de 1,72 milliard de dollars.
Je n'ose pas trop célébrer cette proposition. J'aimerais d'abord connaître le nombre de tests de dépistage rapide que les Canadiens recevront en échange de ces 1,72 milliard de dollars, question d'avoir une meilleure idée du prix unitaire négocié par le gouvernement. En effet, nous ignorons toujours le prix unitaire que nous avons payé pour les vaccins. Peut-être qu'un ministériel pourrait nous fournir ce renseignement au cours du débat d'aujourd'hui, car les citoyens de ma circonscription et moi, comme beaucoup d'autres Canadiens, aimerions en avoir le cœur net.
Voilà des mois que ce projet de loi a été présenté. Nous avons largement dépassé la période où les Canadiens, les familles, les employeurs et les écoles avaient besoin promptement de systèmes de ventilation performants et de tests de dépistage rapide. En tant que Canadien et que député, je dois dire que le gouvernement et son chef ont laissé tomber les Canadiens. Pourquoi le gouvernement a-t-il attendu jusqu'en décembre 2021 avant de présenter ces propositions?
Lorsqu'il est devenu évident que le premier ministre allait mettre du temps avant de rappeler le Parlement après les élections inutiles de l'année dernière, j'ai entrepris des consultations auprès de représentants d'organisations autochtones et d'administrations provinciales, régionales et municipales de ma circonscription, North Okanagan—Shuswap, afin d'obtenir leurs points de vue sur les besoins et les priorités des collectivités que je représente.
Ce projet de loi aurait pu aider les Canadiens et ces collectivités à surmonter les difficultés liées à la COVID‑19 si ces propositions avaient été présentées plus tôt. Les tests de dépistage rapide de la COVID‑19 auraient pu contribuer à prévenir la propagation de la maladie, surtout en milieu de travail. Des mesures d'aide liées à des systèmes de ventilation performants auraient également pu contribuer à rendre les écoles plus sûres pour les élèves, les enseignants et le personnel de soutien.
Malheureusement, à l'instar d'une bonne partie de l'intervention du gouvernement face aux menaces qui pesaient sur les Canadiens et sur la planète, ce projet de loi propose trop peu, trop tard. Il y a plus de 18 mois, les conservateurs exhortaient le gouvernement à procurer des tests rapides aux Canadiens pour leur permettre de rendre visite à leurs parents vieillissants dans les établissements de soins de longue durée.
Nous avons demandé davantage de tests de dépistage rapide pour que les parents puissent avoir une solution de rechange au fait de garder leurs enfants en isolement à la maison, loin de l'école et de toute activité. Des gens n'ont pu travailler et des entreprises ont dû fermer parce que les employés devaient s'isoler, sans savoir s'ils avaient attrapé la COVID ou non. D'autres ont perdu leur emploi et pourraient ne pas pouvoir le récupérer. Tout cela a eu un effet sur les vaillants habitants qui vivent dans les collectivités que j'ai nommées.
La fourniture en temps opportun de tests de dépistage rapide de la COVID‑19 aurait pu sauver des emplois et des entreprises, et nous voici aujourd'hui à débattre d'une somme de 1,72 milliard de dollars pour de tels tests, plus d'un an et demi après le moment où nous en avions besoin. Combien de personnes ont souffert d'anxiété, de stress et de problèmes de santé mentale parce qu'elles n'ont pu avoir accès rapidement à ces tests? On n'en connaîtra jamais le nombre exact, mais on peut affirmer sans trop se tromper qu'elles sont nombreuses. Je crois que nous espérons tous que nos concitoyens n'auront plus jamais à revivre de tels épisodes d'anxiété et d'incertitude.
Mes propos d'aujourd'hui portent surtout sur les mesures de prévention que le gouvernement devrait prendre pour éviter des coûts plus élevés et réagir aux dommages causés. Un thème commun est revenu dans bien des consultations dont j'ai parlé avec des leaders communautaires: le besoin de se préparer en amont en vue de menaces et de catastrophes connues et probables, qu'il s'agisse de renforcer les périmètres de protection de collectivités contre les menaces de feux de forêt et les systèmes de protection contre les inondations, ou encore de bâtir des infrastructures de transport plus durables, comme la Transcanadienne entre Chase, en Colombie-Britannique, et la frontière albertaine. Les habitants et les collectivités s'attendent à ce que le gouvernement fédéral soit vraiment proactif en matière de prévention, et ils en ont besoin. Le temps presse.
Quant à la partie 2 du projet de loi, est-ce que quiconque ici croit vraiment qu’une taxe de 1 % sur les propriétaires étrangers absents freinera la hausse effrénée du coût des logements en Colombie‑Britannique? Depuis 2016, le prix moyen d’une maison a explosé de 476 000 $ à plus de 811 000 $. Cette augmentation a été accélérée par beaucoup de facteurs et pas seulement par la pression des acheteurs étrangers. Le gouvernement doit prendre les mesures nécessaires pour étudier le problème dans son ensemble, ainsi que la crise du logement, et élaborer des propositions d’intervention plus globale pour s’attaquer au problème. L’augmentation du prix de l’immobilier fait partie de cette inflation qui élargit le gouffre entre les Canadiens qui sont déjà propriétaires et ceux qui tentent toujours d’économiser pour une mise de fonds, s’accrochant à l’espoir rétrécissant de posséder un jour leur propre maison.
Je prie pour qu’il ne soit pas trop tard pour faire fléchir l’inflation galopante pour les jeunes, comme Ryan, qui habite à Vernon, dans ma circonscription. Sa famille et lui tentent désespérément d’accumuler assez d’argent pour une mise de fonds afin d’être propriétaires plutôt que de louer une partie d’une maison appartenant à leurs parents. Comme beaucoup d’endroits au Canada, les collectivités de North Okanagan—Shuswap ont besoin d’un plus grand bassin de logements pour répondre aux besoins des résidants, et particulièrement ceux qui ont des revenus faibles ou moyens.
À la lecture du projet de loi, je suis aussi très déçu que la vice-première ministre et ministre des Finances n'ait pas tenu compte du besoin d'améliorer les services de soutien en santé mentale. Avec tout l'argent que le gouvernement a imprimé et dépensé ces deux dernières années, on s'attendrait à une quelconque forme de reconnaissance des besoins des Canadiens en santé mentale, mais le projet de loi ne prévoit absolument rien à ce sujet.
Je m'en voudrais de ne pas préciser que ce n'est pas ma situation personnelle qui m'inquiète en ce moment, mais bien celle des jeunes d'aujourd'hui et de demain qui devront payer les intérêts sur la dette que le gouvernement accumule sous la direction de son chef borné, un chef qui ne pense qu'à la situation actuelle ou aux prochaines élections au lieu de se soucier de l'avenir à long terme des Canadiens.
J'exhorte le gouvernement à changer d'approche et à adopter l'idée de la prévention. Dans les mois et les semaines précédant la pandémie, le gouvernement n'a pas écouté les avertissements du ministère de la Défense nationale et du Conseil national de recherches. La prévention peut permettre de réaliser des économies. La prévention peut sauver des vies.
En terminant, je remercie les représentants élus à l'échelle de North Okanagan—Shuswap, avec qui je collabore continuellement dans l'intérêt des gens que nous représentons et de la population de North Okanagan—Shuswap en général.
Voir le profil de Jeremy Patzer
PCC (SK)
Madame la Présidente, c'est toujours un honneur d'intervenir à la Chambre au nom des merveilleux résidants de Cypress Hills—Grasslands. Je suis heureux que des gens puissent assister au débat en personne à la Chambre, puisque ma famille est avec moi sur la Colline aujourd'hui. Je suis ravi que des gens se trouvent à la tribune et qu'ils puissent voir et entendre le travail crucial que nous accomplissons à la Chambre.
Avant d'entrer dans les détails du projet de loi à l'étude, je tiens à rappeler un enjeu qu'il faut garder à l'esprit en ce qui concerne les dépenses publiques futures. La dernière fois que la Chambre a débattu de ce projet de loi, nous ne savions pas qu'il s'agirait du dernier budget de dépenses libéral avant plusieurs années. Depuis, la minorité libérale a conclu une entente officielle avec le NPD dans le but d'agir comme un gouvernement majoritaire artificiel jusqu'en 2025.
D'une certaine façon, parler d'une coalition libérale—néo-démocratique revient à y accorder beaucoup trop de mérite, car le Nouveau Parti démocratique se sous-estime en tant que parti de l'opposition, tout autant qu'il trahit ses principes. Céder le pouvoir que l'opposition exerce sur un gouvernement minoritaire, pouvoir qui permet d'assurer une reddition de comptes plus robuste au Parlement, sans obtenir les avantages que procurerait une place officielle au sein du Cabinet, cela veut dire que les néo-démocrates n'obtiennent aucune promotion, alors qu'ils protègent les instances libérales et se font exploiter par celles-ci. Le Nouveau Parti démocratique est arrivé en quatrième place au Parlement lors des élections. Maintenant, il semble clair qu'il ne pourra pas répondre aux priorités des Canadiens dans les années à venir.
Comme l'a dit discrètement un député libéral aux médias: « Le Parti libéral était déjà trop à gauche. [...] Maintenant, c'est officiel: nous avons rejoint les rangs de l'extrême gauche. » L'article poursuit en disant ceci: « Les députés interviewés pour le présent article ont dit qu'ils ne sont pas contre l'idée qu'un Canadien ordinaire reçoive des soins dentaires gratuits ou une assurance-médicaments gratuite, mais ce qui les inquiète surtout c'est que, après avoir dépensé des centaines de milliards de dollars pendant la pandémie, il serait imprudent de se lancer dans des initiatives qui ne feraient qu'ajouter à ces dépenses. »
Malgré nos meilleurs efforts à la Chambre à titre d’opposition officielle — et nous ne jetterons pas l’éponge —, les libéraux vont obtenir ce qu’ils veulent avec l'appui du NPD au détriment des Canadiens. Puisque je m’adresse aux Canadiens, je vais commencer par mentionner un nombre: 30 964 $. Voilà la fraction de la dette nationale qui repose sur chacun des Canadiens. Réfléchissons à cela un instant. Toutes les heures, notre dette augmente de 16 millions de dollars et nous devons actuellement plus de 1,2 billion.
On peut parler de millions ici et de milliards là. Le nombre est si élevé qu’il commence à ne vouloir plus rien dire, et il est facile de ne pas y réagir, mais notre situation est vraiment risquée à ce point là. Qui a vraiment des millions ou des milliards à dépenser, pour un total dépassant le billion? Pas nous, et nous ne parlons pas encore des 70 milliards de dollars supplémentaires que ce projet de loi veut ajouter à la dette. Ensuite, très bientôt, il y aura un autre budget fédéral qui présentera sans doute des centaines et des centaines de milliards de dollars de dépenses fédérales, comme si l’obsession des libéraux à dépenser de l’argent de façon inefficace ne rendait pas la vie de tous les jours si difficile pour les Canadiens.
Vendredi, la taxe sur le carbone augmentera de nouveau. C'est tout le contraire de ce que nous avons réclamé au nom des Canadiens dans le cadre de notre plus récente motion de l'opposition, c'est-à-dire la suspension temporaire de la TPS perçue sur l'essence. Malheureusement, le 1er avril, au lieu de diminuer, le prix de l'essence va augmenter. Malheureusement, ce n'est pas une blague.
Un choc brutal attend les Canadiens lorsqu'ils arrêtent à la station-service. Dans l'ensemble du pays, les prix varient de 1,60 $ à 2 $ le litre. Or, apparemment, le gouvernement néo-démocrate—libéral trouve que cela n'est pas suffisant. N'est-ce pas là le cœur du problème? Il n'y a aucune raison pour de tels prix dans un pays qui exporte du pétrole. Nous devons exploiter la capacité du Canada en matière de pétrole et de gaz naturel et accroître la production pour satisfaire la demande et faire baisser les prix. Pour ce faire, nous pourrions réduire le fardeau des exigences réglementaires, construire des pipelines et augmenter notre capacité de raffinage. Cela nous aurait également permis d'aider nos alliés en Ukraine et dans l'ensemble de l'Europe. Ces solutions relèvent du gros bon sens, ne nécessitent pas des dépenses de 70 milliards de dollars et aideraient véritablement les Canadiens ordinaires qui travaillent vraiment fort.
Des prix plus élevés que jamais et des tablettes vides attendent également les Canadiens à l'épicerie. C'est le résultat d'une mauvaise infrastructure et de l'absence de plan pour remédier à la pénurie de camionneurs au Canada. Avant l'imposition des exigences relatives à la vaccination, l'industrie accusait déjà un déficit de 18 000 camionneurs. Les exigences relatives à la vaccination ont créé un manque supplémentaire de 16 000 camionneurs.
J'ai récemment discuté avec un aîné de ma circonscription qui a besoin d'un produit de santé uniquement vendu chez Walmart. Il utilise ce produit depuis des années et cela lui a permis d'être plus en santé pendant la pandémie. Malheureusement, il n'arrive plus à trouver ce produit en Saskatchewan. Après avoir fait des recherches et avoir communiqué avec les distributeurs de Walmart, cette personne a appris qu'il était difficile d'acheminer ce produit vers le Canada et en particulier vers les provinces de l'Ouest. Les néo-démocrates—libéraux ont également voté contre la motion des conservateurs à ce sujet.
Ils préfèrent dépenser 37 millions de dollars pour prolonger leur mandat de trois ans. Il est temps de lever les mesures obligatoires, peu importent les raisons lamentables que le ministre de la Santé peut essayer de nous donner. Les libéraux se moquent de nous et nous insultent au lieu de régler les problèmes de la population. Les Canadiens veulent que le pays soit rouvert, ils veulent retrouver leur pays et ils veulent pouvoir se déplacer à l'intérieur de ce dernier sans être ennuyés par des mesures obligatoires. Nous avons entendu à la période des questions que des gens ne peuvent aller voir leurs proches à cause des mesures obligatoires en place. Les Canadiens ont répondu à l'appel et ils ont fait des sacrifices immenses pendant les deux dernières années. Je reconnais que, pendant une certaine période, tout cela était nécessaire, mais les Canadiens sont prêts. Il est temps que le gouvernement agisse en leader. Il est temps que le gouvernement fasse la bonne chose pour les Canadiens. Il est temps de lever les mesures obligatoires.
Les choses s'aggravent encore pour tout le monde, que ce soit en raison du coût de la vie, du transport ou de la taxe sur le carbone dans le domaine agricole, par exemple. D'innombrables agriculteurs de ma circonscription m'ont fait part du fardeau que représente pour eux la taxe fédérale sur le carbone, et ce n'est que le début. Heureusement, le député de Huron—Bruce a déposé un projet de loi d'initiative parlementaire qui exempterait les agriculteurs canadiens de la taxe sur le carbone lorsqu'ils utilisent du propane ou du gaz naturel pour sécher le grain ou pour chauffer leurs bâtiments. En plus de cela, les agriculteurs doivent assumer des coûts d'intrants inégalés pour leurs exploitations. Un agriculteur de ma région m'a récemment expliqué que le prix des engrais avait presque doublé, ce qui représente un lourd fardeau pour lui alors qu'il se prépare à semer au printemps.
Un autre agriculteur m'a dit qu'après la sécheresse de l'année dernière, beaucoup se sont retrouvés dans une situation où ils doivent importer des aliments pour leurs troupeaux, ce qui est le cas un peu partout en Amérique du Nord. Cela s'avère très coûteux, et je ne parle même pas du coût des machines ou des semences. De nombreux producteurs se retrouvent donc dans une situation où ils élèvent du bétail à perte. Une nouvelle saison de semis s'annonce, et nous retenons tous notre souffle en priant pour que l'année soit favorable et fructueuse.
Voilà la réalité des agriculteurs canadiens. Comme ils doivent en plus assumer le coût des intrants, qui a atteint un sommet sans précédent, ils ont besoin de toute l'aide qu'ils peuvent obtenir. Nous devons les aider pour assurer la vitalité du secteur agricole. Nous devons éliminer les tracasseries administratives et accroître la production canadienne afin de faire baisser le coût des aliments pour les Canadiens. Je viens de la région du pays où se trouve le triangle de Palliser. On a pu pratiquer l'agriculture et produire toutes sortes de cultures formidables au cœur de cette région dont on disait autrefois que personne ne devrait même y habiter, et encore moins essayer d'y produire les aliments qui permettent de nourrir la population du monde entier, comme on le fait de façon exceptionnelle dans le Sud.
Pourquoi le gouvernement a-t-il complètement laissé tomber les Canadiens qui peinent à joindre les deux bouts? Pendant que le prix de l'essence, de l'épicerie et des loyers augmente, les revenus ne suffisent tout simplement pas à couvrir cette hausse du coût de la vie. Des gens doivent choisir entre faire le plein d'essence et se nourrir. C'est une vraie honte. C'est tout à fait inacceptable.
Les difficultés financières ne s'arrêtent pas là. Les prix du marché immobilier explosent. À cause de la concurrence et des prix records, il est devenu extrêmement difficile d'accéder à la propriété. Encore une fois, les conservateurs ont demandé au gouvernement de mettre en œuvre des solutions censées pour mieux contrer le problème. Le simple fait d'augmenter l'offre contribuera grandement à calmer le marché. Pour cette raison, nous avons demandé au gouvernement de tirer parti des immeubles fédéraux dans le but d'augmenter l'offre. De plus, nous devons éliminer les formalités administratives qui empêchent l'industrie de tout simplement bâtir plus de maisons. Les conservateurs ont aussi demandé au gouvernement d'améliorer la situation des acheteurs d'une première maison en modifiant le test de résistance hypothécaire, ce qui facilitera l'accès à la propriété. Il n'est pas trop tard: le gouvernement peut toujours mettre en œuvre ces mesures pour véritablement aider les travailleurs canadiens.
Le gouvernement formé du NPD et du Parti libéral se lance dans de folles dépenses en prétendant qu'il contribue à la lutte contre la COVID‑19 en dépensant plus de 541,9 milliards de dollars. Or, il est important de souligner que 176 milliards de dollars n'ont rien à voir avec la pandémie. Il est inacceptable que nous ne sachions toujours pas à quoi des millions de dollars ont servi. À maintes occasions, nous avons vu les libéraux remplir les poches de leurs plus proches amis. De plus, le premier ministre veut imprimer des milliards de dollars comme par magie.
Aujourd'hui, j'ai présenté une partie des problèmes auxquels sont confrontés les Canadiens ordinaires et quelques solutions pratiques que le gouvernement pourrait mettre en œuvre pour les aider. Je suis prêt à répondre aux questions et à entendre les observations de mes collègues.
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PCC (AB)
Madame la Présidente, le coût de tout ce que fait le gouvernement néo-démocrate—libéral devient beaucoup trop élevé. Aujourd'hui, nous débattons du projet de loi C‑8: la mise à jour économique et budgétaire du gouvernement de décembre dernier. Décembre me paraît une éternité, et je sais que c'est la même chose pour des millions de Canadiens. Beaucoup de choses ont changé depuis, et la direction que prend le gouvernement dans ce projet de loi montre à quel point il est mal préparé à la nouvelle réalité dans laquelle nous vivons, qui est différente de celle d'il y a à peine quelques mois.
La réalité est que l'inflation atteint les plus hauts niveaux des 30 dernières années, les plus hauts que j'ai vus de toute ma vie. La réalité est que les prix des matières premières, comme le pétrole, le gaz naturel, le cuivre et l’acier, pour n’en nommer que quelques-unes, atteignent de nouveaux sommets après rajustement en fonction de l’inflation. Ces sommets, à bien des égards, sont légèrement avantageux pour certains secteurs de notre économie, mais en menacent également d'autres en plus de menacer l'économie mondiale.
Le secteur immobilier du Canada représente probablement la catégorie d'actifs la plus surévaluée au monde. Les Canadiens, en particulier ceux de la génération des millénariaux dont je fais partie, sont exclus du marché immobilier en raison des prix prohibitifs ou se sont tellement endettés pour acheter leur première maison qu'ils sont dans une situation financière très précaire, en particulier avec la hausse des taux d'intérêt. S'il se produit une correction dans le secteur immobilier, elle sera extrêmement dommageable pour les membres de ma génération qui viennent tout juste d'accéder à la propriété pour la première fois.
À la lumière des défis que je viens d'énumérer, j'aimerais croire que le gouvernement voudrait s'efforcer d'adopter une approche visant à aider les familles canadiennes à traverser cette période difficile, mais le fait est que comme promis, dans quelques jours seulement — le 1er avril —, le gouvernement néo-démocrate-libéral compte faire passer la taxe sur le carbone de 40 $ la tonne à 50 $ la tonne. Cette hausse impressionnante de 25 % va se traduire par davantage de taxes pour les familles et les petites entreprises du pays à un moment où elles ne peuvent tout simplement pas se le permettre.
Le gouvernement nous a pourtant répété à maintes reprises que la taxe sur le carbone est sans incidence sur les recettes et que toutes les sommes perçues sont retournées aux provinces et aux personnes à qui elles ont été prélevées. Toutefois, selon le récent témoignage du directeur parlementaire du budget, l'effet de la taxe sur le carbone sur l'ensemble de l'économie est le suivant: la situation de six familles canadiennes sur dix — c'est 60 % des familles — a empiré à cause de la taxe sur le carbone. Il semblerait que seulement environ 90 % des fonds perçus sont retournés directement aux familles, et que ces dernières années, plusieurs provinces ont considérablement perdu au change par rapport à ce qu'elles étaient censées recevoir.
Le gouvernement s'est vanté de son nouveau plan pour le crédit de l'Incitatif à agir pour le climat, affirmant qu'il passait d'un paiement annuel unique à des paiements trimestriels. Je vais vous expliquer pourquoi il n'y a pas lieu de se vanter de ce changement. Les gens de l'Alberta et des autres provinces qui avaient l'habitude d'obtenir la totalité de leur crédit au titre de l'Incitatif à agir pour le climat après avoir soumis leur déclaration de revenus doivent maintenant attendre plusieurs mois de plus pour obtenir le paiement trimestriel. Je comprends qu'il pourrait être avantageux de répartir les paiements en quatre versements trimestriels au cours de l'année, mais ce que nous savons dans cet environnement hautement inflationniste, c'est que la valeur d'un dollar aujourd'hui diminue très rapidement.
En répartissant ce paiement en versements trimestriels, le gouvernement se montre mesquin envers les Canadiens. Cela aide le gouvernement parce que celui-ci est capable d'imprimer des dollars à leur pleine valeur et ensuite, au cours de l'année, avec ces paiements trimestriels, il verse en réalité moins d'argent aux Canadiens que s'il leur avait versé un paiement unique. Avec une inflation galopante, ce tour de passe-passe qui consiste à passer d'un paiement unique au titre de l'Incitatif à agir pour le climat à des paiements trimestriels diminue réellement la valeur pour les familles canadiennes. Il est temps que le gouvernement néo-démocrate-libéral cesse de flouer les familles et nous montre l'argent.
J'aimerais maintenant aborder ce qui se passe dans le monde à l'heure actuelle et la manière dont le gouvernement ne prépare pas les Canadiens, pas plus qu'il ne l'a fait au cours des six dernières années. Nos alliés européens et nos alliés des quatre coins du globe vivent des moments difficiles en raison de leur dépendance aux ressources pétrolières et gazières de la Russie. Le ministre des Ressources naturelles a déclaré que le gouvernement peut seulement augmenter sa production quotidienne de 300 000 barils, ce qui est bien peu. C'est sa réponse pour compenser les 10 millions de barils que la Russie ne produit plus à l'heure actuelle.
Nous devons revoir ce que l'on entend par une goutte d'eau dans l'océan et ajouter le nom du Canada dans la définition parce que c'est tout simplement insuffisant. Parallèlement, durant les six dernières années sous le gouvernement libéral, le Canada n'a construit aucun nouveau pipeline d'importance. Nous avons échoué, d'abord en ne construisant aucune installation pour exporter du gaz naturel liquéfié à partir de nos côtes; ensuite, en mettant indéfiniment en suspens l'émission de permis pour tout nouveau projet dans le secteur pétrolier et gazier. À titre d'exemple, je pense au projet minier Frontier de Teck.
Un autre exemple plus récent est le grand projet de Bay du Nord, un élément absolument vital pour la santé économique de Terre‑Neuve‑et‑Labrador. On parle pourtant d'une source de pétrole qui, selon l'ancien ministre des Ressources naturelles — lui-même originaire de Terre‑Neuve‑et‑Labrador —, est le plus propre au monde. De plus, c'est du pétrole pour lequel il ne serait pas nécessaire de construire un nouveau pipeline parce qu'il est sur l'eau, littéralement. C'est l'évidence même, pourtant le gouvernement continue de tergiverser et de retarder l'approbation de ce projet crucial.
Nous sommes touchés par l'inflation. Nos taxes augmentent. Des projets ne sont pas approuvés, soit parce qu'ils stagnent, soit parce qu'ils sont carrément rejetés. De plus, il y a toutes ces exigences relatives à la vaccination mises en place par les néo-démocrates—libéraux et qui ne reposent sur aucune donnée probante scientifique et qui commencent à avoir un effet très dommageable pour notre économie.
Partout au Canada, y compris dans ma circonscription, les agriculteurs entament la très chargée saison des expéditions et une bonne partie des exportations canadiennes se font vers les États‑Unis. Le prix du transport de ces marchandises par camion a presque doublé comparativement à ce qu'il était avant la pandémie. Les familles d'agriculteurs qui réussissent à trouver quelqu'un pour transporter leurs produits sont chanceuses, parce qu'il est très difficile de trouver des camionneurs. Avant la pandémie, il manquait déjà environ 18 000 camionneurs et ce nombre a explosé. Les mesures obligatoires relatives aux vaccins nous ont fait perdre environ 16 000 camionneurs de plus.
Bon nombre des camionneurs qui ne sont pas vaccinés sont des camionneurs américains qui travaillent seuls et sur lesquels les agriculteurs canadiens ont pris l'habitude de compter pour le transport des marchandises en cette période de l'année occupée en raison de l'intégration des chaînes d'approvisionnement des deux pays. Or, cette année, à cause des mesures obligatoires à la frontière, ces camionneurs ont décidé de ne pas venir au Canada. L'économie canadienne perd ainsi des centaines de millions de dollars. J'ai grandi dans une famille d'agriculteurs et c'est une situation bien réelle que vivent ces familles présentement. Les camionneurs américains ne viennent pas au Canada. Les produits canadiens ne peuvent pas être acheminés vers les États‑Unis. C'est la réalité sur le terrain.
La sécurité alimentaire soutenue par la chaîne d'approvisionnement nord-américaine est gravement menacée. Le coût de production des engrais explose. Le gouvernement a en plus annoncé des plans, comme je l'ai dit plus tôt, pour rendre la production d'engrais encore plus chère. Si on considère que près du quart des cultures mondiales de blé et d'autres céréales sont menacées à cause de la guerre en Ukraine, ce que fait le gouvernement du Canada est carrément insouciant et irresponsable. Le monde n'a pas seulement besoin des ressources énergétiques du Canada, il a aussi besoin de la nourriture qu'il produit. Le pays pourrait être une superpuissance agricole, mais le gouvernement néo-démocrate—libéral préfère orchestrer le déclin de certaines des industries traditionnelles les plus importantes du Canada.
Je sais que les députés libéraux disent qu'ils n'ont pas de leçons à prendre des conservateurs, mais ils pourraient regarder ce que font les provinces et les pays qui sont encore plus à gauche que le gouvernement libéral sur l'échiquier politique. À titre d'exemple, l'Espagne a annoncé aujourd'hui qu'elle réduirait la taxe sur l'essence de 20 cents, les cents étant, dans ce cas-ci, des subdivisions de l'euro. En Colombie‑Britannique, le gouvernement néo-démocrate a annoncé qu'il verserait une remise aux familles pour les aider à composer avec la hausse du prix de l'essence. Il réduit temporairement la taxe sur l'essence parce qu'il reconnaît que les familles souffrent en raison de l'inflation actuelle. Il offre aussi aux familles des remises supplémentaires sur le chauffage des résidences. On constate une chose semblable en Alberta: la province annule notamment les hausses de taxes prévues. Rappelons que la taxe sur le carbone des libéraux augmentera le 1er avril.
Les familles n'ont pas les moyens de payer des taxes plus élevées sur la nourriture, le chauffage et le carburant utilisé pour le transport. C'est pourquoi les conservateurs demandent au gouvernement libéral d'utiliser les revenus supplémentaires que lui procurent le prix élevé des denrées et ses dépenses inflationnistes pour réduire le fardeau fiscal des familles. Nous savons que le service de la dette croissante du pays et son remboursement futur viendront alourdir le fardeau des familles canadiennes.
Il est temps d’utiliser toutes les ressources possibles pour aider les familles canadiennes en leur donnant un allégement fiscal général et non des crédits d’impôt ultraciblés comme le propose ce projet de loi. Nous savons qu’un allégement fiscal généralisé aiderait énormément les familles à faible et à moyen revenu. Nous savons qu’une réduction des taxes sur l’essence et des taxes à la consommation ont de plus grandes répercussions sur les budgets des familles qui font moins de 50 000 $ ou de 100 000 $. Les conservateurs sont résolus à accorder des avantages tangibles aux Canadiens de la classe ouvrière qui ont de plus en plus de mal et qui vivent d’un chèque de paie à l’autre.
Pour conclure, le projet de loi C‑8 n’offre pas l’allégement fiscal ciblé dont les familles ont besoin à l’heure actuelle. Il n’offre pas d’accélérer les projets en matière de ressources. Il n’offre aucune solution à la hausse de l’inflation. Voilà pourquoi les conservateurs ne peuvent pas l’appuyer.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Madame la Présidente, si j’ai bien compris le député, il a dit dans son discours que les exigences liées à la vaccination pour traverser la frontière ont des répercussions négatives pour le Canada, mais il omet complètement de dire que le Canada et les États‑Unis ont exactement les mêmes exigences. Les camionneurs canadiens ne sont pas refoulés à la frontière et n’ont pas de problèmes avec les agents frontaliers canadiens, car ils ont déjà eu à montrer leur preuve de vaccination à un agent frontalier américain pour entrer aux États‑Unis. De la même façon, un camionneur américain quittant le Canada et retournant aux États‑Unis a dû montrer sa preuve de vaccination pour entrer au Canada.
Comme la règle est tout à fait identique des deux côtés de la frontière, comment peut-il affirmer qu’un côté de la frontière reçoit des répercussions négatives et l’autre non?
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Madame la Présidente, la réalité sur le terrain est que les exigences relatives à la vaccination occasionnent des problèmes pour les agriculteurs. Le député d'en face peut pointer les autres gouvernements du doigt et il peut les blâmer autant qu'il le veut, mais le fait est que le gouvernement libéral actuel n'a pas fait preuve de leadership dans ce dossier. Il n'a pas communiqué avec la Maison-Blanche. Nous savons qu'aux États‑Unis, il y a des exemptions pour les entreprises qui ont moins de 100 employés. Or, on constate que les camionneurs américains non vaccinés ne se déplacent pas. Ils ne viennent plus au Canada comme avant, pour livrer nos biens aux producteurs américains qui en ont besoin. Au lieu de rejeter le blâme sur les autres et d'essayer de nier leur propre responsabilité dans la gestion du problème, le gouvernement et le premier ministre devraient peut-être prendre le téléphone et appeler le président pour essayer de trouver une solution qui permettrait de relancer l'économie canadienne.
Voir le profil de Nathalie Sinclair-Desgagné
BQ (QC)
Madame la Présidente, d'habitude, les autres partis nous parlent de chicane, mais apparemment que ce n'est pas le Bloc qui la cause.
Voici ma question pour mon honorable collègue, pour faire suite à son discours. La mise à jour économique maintient le transfert canadien en matière de santé au minimum légal, ce qui est de 3 %. J'aimerais entendre mon collègue parler du fait que c'est le minimum requis et que depuis longtemps les provinces canadiennes et le Québec demandent des transferts en santé beaucoup plus élevés, ce qui est dû et ce qui devrait suivre normalement après une pandémie de ce type.
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