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Lib. (YT)
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2022-02-20 19:25
Madame la Présidente, je prends aujourd'hui la parole depuis le territoire traditionnel du Conseil des Ta'an Kwach'an et de la nation des Kwanlin Dun, et je suis reconnaissant de la confiance que la population du Yukon m'a accordée en me permettant de la représenter à la Chambre et de participer à ce débat important.
Nous avons le privilège immense de pouvoir tenir un tel débat sur les principes fondamentaux de notre démocratie, l'une des plus respectées et des plus prospères au monde.
En tant que députés, nous avons la responsabilité de mettre de côté l'idéologie partisane pour examiner les meilleures données probantes et établir la voie à suivre afin de protéger notre démocratie contre toutes les atteintes à son intégrité et toutes les menaces à sa survie.
Aujourd'hui, nous discutons du recours à la Loi sur les mesures d'urgence, une loi qui a été adoptée en 1988 pour remplacer la Loi sur les mesures de guerre afin de permettre au gouvernement fédéral d'adopter des méthodes spéciales pour une période donnée en temps de crise, lorsque les mesures en place ne suffisent pas à régler la crise.
Comme beaucoup de députés l'ont déclaré, c'est la première fois que le gouvernement prend de telles mesures. Je joins ma voix à celles de mes collègues qui estiment qu'il fallait invoquer la loi pour mettre un terme à l'occupation d'Ottawa, démanteler les barrages ou prévenir la construction de nouveaux barrages par les mêmes groupes, et contrer les menaces visant les infrastructures essentielles.
Soyons clairs: ce n'est plus à une manifestation contre les mesures obligatoires que nous avons affaire. C'est un siège, une occupation et une menace crédible pour la démocratie. Je reviendrai sur cette question, mais je voudrais d'abord faire part à la Chambre de quelques réflexions sur la pandémie et les nombreuses mesures qui ont été mises en œuvre en réponse à cette crise de santé publique.
L'épuisement causé par cette pandémie qui n'en finit plus et la lassitude qu'elle engendre sont à l'origine d'une bonne partie des troubles actuels, non seulement parce que la situation dure depuis deux ans, mais aussi en raison des nombreux faux espoirs que nous avons entretenus. Combien de fois encore allons-nous entrevoir la lumière au bout du tunnel, pour ensuite comprendre que c'est plutôt un autre train qui se dirige vers nous?
Il a maintenant presque deux ans, c'est comme médecin hygiéniste en chef du Yukon que j'ai vécu les premières semaines de la pandémie, où nous avons vu celle-ci se rapprocher du Yukon et cherché à nous y préparer. Je me souviens très bien que c'est les larmes aux yeux que la médecin hygiéniste en chef adjointe, la Dre Elliott, a annoncé qu'il fallait annuler les Jeux d'hiver de l'Arctique, la première d'une longue série d'activités festives qui allaient tomber sur le passage de la COVID.
Peu après, et avant même d'enregistrer notre premier cas, nous avons déclaré une urgence de santé publique, parce que nous étions conscients des mesures extraordinaires qu'il faudrait mettre en place pour combattre cette pandémie. Le souvenir des jours où j'ai annoncé le premier cas de COVID‑19 au Yukon, puis le premier décès attribuable au virus, est aussi frais dans ma mémoire que si cela s'était passé hier.
Nous avons très vite déterminé que la seule façon de nous protéger contre la COVID consistait à restreindre temporairement les déplacements non essentiels vers le Yukon et à imposer des exigences de quarantaine. Nous savions à quel point c'était une mesure draconienne et lourde de conséquences. Des Yukonnais s'y sont opposés, certains avec véhémence, et nous étions pleinement conscients des difficultés et des pertes que notre décision entraînait.
La plupart des gens ont cependant appuyé les restrictions, qui ont contribué à nous protéger et nous ont permis de bénéficier d'une plus grande liberté à l'intérieur du territoire. Nous avons fait front commun et réussi à limiter l'incidence de la COVID au minimum jusqu'à ce que l'arrivée des vaccins nous offre la possibilité de remplacer graduellement les mesures de contrôle à la frontière par une stratégie vaccinale, et ce, bien avant la plupart des autres administrations ayant adopté des approches semblables.
Même avant que les vaccins soient accessibles, nous avons ouvert les frontières quand c'était possible et, à l'été 2020, nous avons même levé les exigences de quarantaine pour la bulle que nous formions avec la Colombie-Britannique, afin de permettre à la population de se déplacer librement entre la province et le territoire. Cette possibilité de voyager et de revoir parents et amis a servi d'exutoire aux habitants.
Dans l'ensemble, notre stratégie d'isolement a porté ses fruits. Y a-t-il eu un prix à payer? Absolument. Nous avons partagé la peine des aînés privés de visiteurs dans les centres de soins de longue durée, mais nous avons évité les éclosions de COVID dans ces établissements et préservé de nombreuses vies. Des familles ont été séparées, des gens ont dû faire le deuil d'un être cher dans la solitude, des célébrations de toutes sortes ont été annulées ou considérablement réduites, des lieux de travail ont eu du mal à tenir le coup et l'industrie touristique a grandement souffert, mais parce que nous avions des mesures qui étaient proportionnelles au risque de propagation de la COVID, nous avons pu éviter d'imposer de trop lourdes contraintes à la population.
Grâce aux indemnisations dont nous avons bénéficié, notamment d'importantes prestations fédérales auxquelles se sont ajoutées les mesures d'aide du gouvernement territorial, les habitants et les entreprises ont pu se maintenir à flot malgré les défis considérables qu'ils ont rencontrés.
Je vous dis tout cela parce que je veux aider les députés à comprendre les douloureux compromis et les atteintes aux libertés individuelles auxquels nous avons dû consentir dans l'intérêt supérieur de la population. Nous savions qu'il y avait un prix à payer, et nous ne l'avons pas caché. Très tôt, nous avons commencé à mesurer et à documenter non seulement les effets du virus mais aussi les conséquences des restrictions.
On a observé des répercussions en matière de santé mentale: dépression, anxiété, dépendance et décès liés aux drogues toxiques. On a accumulé des retards dans les soins médicaux et chirurgicaux et les services de dépistage. Des enfants ont souffert d'un manque de socialisation et d'activité physique.
En tant que médecin hygiéniste en chef, j'ai toujours cherché à comprendre et à aplanir la résistance et les hésitations. Lorsque les vaccins sont arrivés, nous avons misé sur la discussion et la conversation pour déterminer quelles croyances amenaient certaines personnes à refuser de se faire vacciner, et nous avons travaillé avec les individus et les communautés réfractaires en vue d'atteindre des taux de vaccination encore plus élevés.
Notre décision de lever les exigences de quarantaine pour les personnes ayant reçu tous les vaccins nécessaires a été accueillie avec joie et soulagement. Bien sûr, il y a eu des mécontents et certains se sont opposés à la mesure. Mais grâce à la liberté supplémentaire accordée aux personnes entièrement vaccinées, un plus grand nombre de Yukonnais ont pu voyager, davantage de familles ont pu se réunir et de nombreuses autres personnes ont décidé de se faire vacciner, contribuant ainsi à mieux préparer notre petite population à faire face aux prochaines vagues de la pandémie.
Est-ce que les exigences et les obligations en matière de vaccination restreignent les libertés individuelles? Oui, dans une certaine mesure, mais on pourrait dire la même chose des lois concernant les ceintures de sécurité ou l'alcool au volant et les autres politiques de vaccination. En réalité, bon nombre des lois et des règlements courants nous protègent et nous permettent de profiter de la vie.
L'objectif devrait toujours être l'intérêt supérieur de la population. Dans le cas des politiques de vaccination contre la COVID, cela correspond à permettre à divers secteurs de reprendre ou d'accroître leurs activités, à faire en sorte que les gens puissent continuer à gagner leur vie ou à inciter des personnes à se faire vacciner.
Alors que la pandémie recule encore une fois, nous devrions être en mesure de réduire voire d'annuler bon nombre de ces exigences, d'autant plus que notre boîte à outils pour lutter contre la COVID s'étoffe. Ces outils comprennent de meilleurs masques et une meilleure connaissance de la façon dont ils fonctionnent, une meilleure compréhension du rôle de la ventilation, une panoplie croissante de vaccins, l'arrivée de traitements efficaces et même une immunité accrue de la population acquise lors de la récente vague Omicron.
Mais qu'on me comprenne bien: nous ne devrions pas nous empresser de mettre fin aux restrictions et aux politiques. S'il y a bien une chose que nous avons apprise, c'est que les mesures de santé publique doivent être imposées rapidement en cas de menace, mais levées progressivement, en fonction d'une analyse experte de l'activité virale et de la surveillance du virus à l'échelle internationale.
Malheureusement, la pandémie ne disparaîtra pas du jour au lendemain. D'aucuns s'empressent de déclarer que nous sommes dans une phase endémique sans même savoir ce que signifie « endémique ».
Il convient de noter qu'au Danemark, par exemple, où une forte proportion de la population est vaccinée et où les restrictions ont été abolies rapidement, un pays souvent présenté à la Chambre comme l'un de ceux dont nous devrions adopter les politiques, on observe déjà une inquiétante tendance à la hausse du nombre de décès et d'admissions aux soins intensifs. Il y a un coût, et ce coût sera assumé de manière disproportionnée par les personnes les plus à risque et les plus vulnérables. Il s'agit des personnes immunodéprimées, de celles qui ont un handicap et de celles qui, pour une raison ou une autre, ne sont pas vaccinées.
D'autres pays ou régions du monde où l'on a levé les restrictions à la hâte me préoccupent également. Nous devons traverser la phase actuelle de la pandémie de manière progressive et réfléchie, et faire preuve d'une grande prudence à l'égard de ce qui nous attend.
Revenons maintenant à la Loi sur les mesures d'urgence et à la question de savoir si elle est justifiée. Comme je l'ai mentionné, j'estime qu'elle était nécessaire, pour toutes les raisons évoquées de ce côté-ci de la Chambre. J'ai moi aussi reçu des courriels et des lettres de gens qui me demandaient d'appuyer le convoi. Il y a même des Yukonnais qui m'ont écrit en ce sens. Mais j'ai aussi reçu de nombreux courriels et appels de personnes préoccupées par la situation. Un habitant du Yukon qui représentait ses nombreux amis du même avis que lui m'a appelé et m'a dit: « Vous devez faire quelque chose. Cette occupation et ces barrages sont inacceptables dans une démocratie. Vous devez en faire plus. »
La capitale de notre pays est occupée. Aussi angoissés qu'aient pu être les habitants d'Ottawa, ce sont des Canadiens vivant à 5 400 kilomètres d'ici qui m'ont lancé cet appel. L'occupation d'Ottawa, c'est bien plus qu'une ville en état de siège. Des gens — y compris des membres de ma propre famille — sont habités par la peur. Le centre-ville est paralysé comme une zone de guerre. Il s'agit d'une occupation causant de graves perturbations et manifestant des penchants pour la violence qui a mis notre capitale à genoux.
On l'a déjà mentionné à maintes reprises, mais je le répète: la Loi sur les mesures d'urgence est évolutive, ce qui signifie que la réponse peut être adaptée en fonction de la menace. Elle est limitée dans le temps et dans sa portée. Elle prévoit d'importants mécanismes de surveillance parlementaire — comme celle que nous exerçons en ce moment — pour assurer que les mesures adoptées ne donnent pas lieu à des abus. Enfin, ce qui est peut-être le plus important, c'est qu'elle doit être conforme à la Charte, c'est-à-dire qu'elle doit être mise en application dans le respect de la Charte des droits et libertés.
La Loi vise à fournir des pouvoirs additionnels aux provinces et aux territoires qui en ont besoin, mais elle n'entraîne aucune atteinte aux droits des citoyens, où qu'ils soient.
Certains de mes collègues d'en face ont comparé la Loi sur les mesures d'urgence, même aujourd'hui, à l'invocation de la Loi sur les mesures de guerre en octobre 1970. Sans nécessairement chercher à dévoiler mon âge, je dirai que c'est un jour que le jeune garçon de 12 ans que j'étais se rappelle très bien. J'avais à peu près l'âge de mon propre fils, qui a 13 ans, et de ma petite-nièce Audrey, qui célèbre son 12e anniversaire aujourd'hui à Ottawa. Je souhaite un joyeux anniversaire à Audrey en ce dimanche inusité.
Pour en revenir à 1970, alors que j'avais 12 ans, je me souviens de la stupeur et du désarroi dans lesquels l'enlèvement de James Cross et de Pierre Laporte, puis le meurtre de M. Laporte, avaient plongé le pays. C'était une période tendue, et bon nombre d'entre nous repensent à ce qu'a vécu le Canada et à sa réponse au cours de ces mois empreints de peur, de violence et de menace.
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Lib. (YT)
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2022-02-20 19:37
Madame la Présidente, de toute évidence, la loi que nous invoquons aujourd’hui est totalement différente et bien plus rigoureuse que celle employée il y a 52 ans. La Loi sur les mesures d’urgence n’est pas la Loi sur les mesures de guerre. En effet, les mécanismes de responsabilisation prévus par la Loi sur les mesures d’urgence font foi de la solidité de la démocratie canadienne. Je salue tous ceux qui ont travaillé à la Chambre au fil des années pour qu’il en soit ainsi.
Nous connaissons les mesures prises en vue d’arriver à une résolution. Pendant trois semaines, la ville d’Ottawa a été prise en otage, occupée. Les entreprises qui étaient prêtes à reprendre leurs activités ont été forcées de rester fermées. Les résidants ont été harcelés, la vie communautaire a été perturbée. Des vies, des résidences et des entreprises ont été mises en péril.
On a beaucoup entendu dire, surtout de nos collègues d’en face, à quel point les manifestants étaient pacifiques et respectueux. Bien sûr. Je me suis promené, moi aussi, et j’ai eu droit à des sourires, à des bonjours et à des bonsoirs. Moi aussi, j’ai vu le château gonflable et les barbecues, j’ai entendu les chansonnettes et les enfants jouer, mais cela ne faisait pas de ces gens de simples manifestants, inoffensifs et pacifiques. Leur intention première avait peut-être été d’exprimer leur objection aux mandats, mais en étant présents au noyau de l’occupation, amicaux ou pas, ils sont devenus activement complices d’une occupation qui avait franchi depuis longtemps la ligne de simple manifestation.
D’autres, comme mes collègues aujourd’hui, ont bien décrit les facteurs qui ont transformé cette manifestation en véritable menace pour l’ordre public: menaces des éléments extrémistes qui ont mis la ville en état de siège, le financement, l’influence étrangère, les perturbations pour les résidants d’Ottawa, les blocages qui ont essentiellement freiné nos échanges commerciaux avec les États‑Unis, affaiblissant davantage la chaîne d’approvisionnement et menant à des pénuries dans les commerces jusque dans les régions rurales du Yukon.
Tous les Canadiens ont le droit de manifester. Je me battrai toujours pour préserver ce droit, qui est d’ailleurs garanti par la Charte des droits et libertés. Notre droit de manifester ne doit toutefois pas empiéter sur les droits d’autrui.
La ville d’Ottawa était occupée et, vu les limites des leviers dont disposent les autorités municipales et provinciales, il était absolument nécessaire d’invoquer cette loi afin de permettre au gouvernement fédéral d’intervenir et de mettre fin au siège. Jamais je n’aurais imaginé qu’on puisse brandir le mot « liberté » en guise de menace ni qu’on fasse de notre magnifique drapeau canadien un symbole d’occupation. L’occupation d’Ottawa devait cesser, comme ce fut le cas, et nous devons maintenant nous relever. Je crois que la Loi sur les mesures d’urgence a été nécessaire dans ce cas-ci.
Je suis médecin de santé publique, mais aussi urgentologue, du moins je l'étais jusque tout récemment. En terminant, j'aimerais vous faire part de deux réflexions. Travailler aux urgences, c'est évidemment très exigeant, comme beaucoup pourront en témoigner pour avoir reçu des soins ou peut-être avoir travaillé à la prestation ou au soutien des soins. Les patients peuvent être légèrement ou gravement malades, ou simplement inquiets. Notre travail consiste à discerner lequel est lequel et à prendre une décision qui pourrait changer à jamais la vie du patient. Parfois, cette décision se prend en quelques secondes, parfois en quelques heures, mais il faut trancher. Il arrive aussi que plusieurs décisions s'imposent d'heure en heure. Il est primordial de savoir prendre des décisions en temps utile.
Il en va de même pour la déclaration d'un état d'urgence nationale. Était-ce nécessaire? Si oui, l'a-t-on fait trop ou pas assez rapidement? À un moment donné, il faut prendre une décision en fonction des données les plus fiables à notre disposition. De même, puisque l'occupation d'Ottawa est terminée et que le blocage a été démantelé, était-ce toujours nécessaire d'invoquer la loi? Je suis heureux qu'on ait pris cette décision et je suis heureux qu'on l'ait fait seulement après avoir épuisé les recours des lois et des règlements en place. Ces efforts ont été vains, du moins certainement à Ottawa et il semble qu'à Surrey aussi, et le risque que d'autres blocages s'organisent demeure bien réel.
Heureusement, cette intervention est soumise au regard critique de la population et à différents mécanismes de vérification, en plus d'être d'une durée limitée, ce qui nous aidera à veiller à ce qu'elle soit le moins intrusive possible. Peut-être que d'ici la prochaine crise nous aurons des moyens plus efficaces, qui nous éviteront d'invoquer la Loi sur les mesures d'urgence. Si la situation devait se reproduire, un précédent aura été établi, et ce que nous aurons appris de l'application de la loi, des critères à respecter et des mécanismes d'intervention pourrait nous éviter de l'invoquer de nouveau.
Ma deuxième réflexion est la suivante. En salle d'urgence, il peut se produire des incidents violents. Parfois, la prévention ne suffit pas et les tentatives de désescalade non plus. Quand cela se produisait, nous faisions appel à la GRC, et c'était un réel soulagement de voir arriver nos amis en uniforme. J'ai eu une réaction semblable hier, après ces trois semaines que j'ai passées en partie à Ottawa. J'étais reconnaissant et fier du professionnalisme avec lequel les forces policières d'un peu partout au Canada ont conjugué leurs efforts, habilitées par la Loi sur les mesures d'urgence, pour rétablir le calme et mettre fin à l'occupation sans grande violence. Je tiens à remercier ces hommes et ces femmes courageux qui ont contribué à la résolution de la crise.
Beaucoup ont exprimé des inquiétudes face à l'échec des forces policières dans les premières semaines de cette occupation. Beaucoup ont aussi constaté que la réaction des policiers devant ce siège à prédominance blanche avait été bien différente du traitement réservé aux groupes autochtones et racialisés lors de récentes manifestations. Je veux que mes collègues sachent que je partage ces inquiétudes. Je suis également préoccupé par la gestion initiale de cette crise, qui a peut-être même été facilitée par la police locale. Je précise cependant que j'apprécie le professionnalisme dont les agents ont fait preuve pour mettre fin à ce siège sans violence. On doit cette possibilité d'intervenir en nombres suffisants et de manière coordonnée aux dispositions de la Loi sur les mesures d'urgence.
Je veux aussi remercier tous les travailleurs essentiels: les camionneurs qui ont transporté des marchandises sur l'ensemble du continent tout au long de la pandémie; les travailleurs de la santé, tant dans le domaine de la santé publique que dans la prestation des soins, qui sont parés à toute éventualité, même si on voit poindre une lumière au bout du tunnel; et bien sûr, tous les citoyens qui ont retroussé leurs manches pour nous aider à naviguer ensemble à travers la tempête. Merci à vous tous.
Je suis prêt à travailler avec tous les élus de la Chambre, à défendre la paix, l'ordre et le bon gouvernement. Nous avons encore beaucoup de pain sur la planche.
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Lib. (YT)
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2022-02-20 19:44
Madame la Présidente, je remercie mon collègue d'en face, de ma province voisine, pour sa question.
Je reviens aux limites établies par cette loi. Les mesures prévues sont temporaires, de portée restreinte et assujetties à un examen parlementaire rigoureux, qui comprend le débat en cours, la création d'un comité parlementaire et une disposition de caducité. J'estime que la loi prévoit de nombreux freins et contrepoids.
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Lib. (YT)
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2022-02-20 19:45
Madame la Présidente, la situation est maîtrisée pour le moment et l'utilisation de la Loi sur les mesures d'urgence est temporaire. On attend de voir la suite des événements pour déterminer le moment où il ne sera plus nécessaire d'invoquer la Loi. Il ne me revient certainement pas de dire quand ce ne sera plus nécessaire ou le temps que cela durera. Par contre, on peut dire avec confiance que l'invocation de cette loi a pu donner tous les moyens et les outils pour parvenir à agir.
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Lib. (YT)
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2022-02-20 19:47
Madame la Présidente, c'est un honneur pour moi de recevoir une question de la députée de Saanich—Gulf Islands, pour qui j'ai beaucoup d'admiration.
D'après tout ce que j'ai su, lu et entendu, et sachant toutes les mesures tentées, je suis persuadé que c'était la bonne décision à prendre et au bon moment. Je reviens à ce que je disais tout à l'heure: le temps filait. On aurait pu attendre et on aurait pu penser à bien d'autres options, mais elles auraient toutes demandé d'attendre encore. Il fallait agir et cela a aussi influencé la prise de décision.
C'est une solution appropriée qui a une portée appropriée, et nous avons suivi le processus approprié pour y arriver. Je crois effectivement que c'était la seule option à cette étape-ci.
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Lib. (YT)
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2022-02-20 19:49
Madame la Présidente, je remercie la députée de tout ce qu'elle fait dans de nombreux dossiers. Nous avons beaucoup de choses en commun, elle et moi.
Je répète que, dans la mesure où les interventions seront proportionnelles, ciblées et réfléchies, le recours à la Loi sur les mesures d'urgence était justifié. Ce moyen a certainement permis de mettre fin aux barrages et il devrait permettre de maintenir l'ordre jusqu'à ce que les experts jugent que ce n'est plus nécessaire.
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Lib. (YT)
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2022-02-20 19:50
Madame la Présidente, je remercie la députée de son dévouement.
Si je me fonde sur mes fonctions précédentes, les décisions dépendaient bien sûr de la rétroaction de divers experts et de discussions avec des collègues, ainsi que d'évaluations de sécurité et de séances d'information de responsables du renseignement. Je m'attends à ce que le Cabinet tienne compte du même type de considérations pour déterminer quand cette mesure ne sera plus nécessaire.
Il est important de noter que le degré de surveillance prévu, notamment la création d'un comité, assurera la transparence du processus décisionnel qui nous permettra de mettre fin à cette mesure, idéalement le plus tôt possible.
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Lib. (YT)
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2022-02-20 19:53
Madame la Présidente, je dirai que les tribunaux se prononceront sur l'atteinte du seuil et la constitutionnalité de la loi, y compris tout empiétement sur les compétences provinciales. Je pense donc que la loi prévoit une reddition de comptes par l'entremise de tous les mécanismes que j'ai mentionnés. Une enquête publique sera menée. Il y aura de nombreuses occasions d'examiner l'application de cette loi.
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Lib. (YT)
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2021-12-14 14:13
Monsieur le Président, dans le monde entier, y compris chez moi, au Yukon, l’heure est aux festivals et aux célébrations. Pourtant, malgré la joie et la gaieté des Fêtes, cette période de l’année est aussi celle où certains connaissent leurs journées les plus sombres. Tout le monde n’a pas une famille, des amis ou des proches avec qui passer les Fêtes, et à cause de la COVID‑19, certains ne le peuvent pas. Il arrive souvent que cette période de l’année aggrave la détresse psychologique ou la maladie mentale. À cause de la pandémie, ce phénomène est encore plus exacerbé que d’habitude. Je tiens à parler en particulier du stress psychologique et de l’épuisement ressenti par le personnel soignant de première ligne et les travailleurs de la santé publique.
Je suis venu à Ottawa afin de contribuer à bâtir un avenir meilleur pour tous les Yukonnais. Je veux participer à l’amélioration des mesures d'aide en santé mentale au Canada, je veux soutenir les travailleurs de la santé et aider à résoudre rapidement la crise des opioïdes, car le Yukon figure malheureusement au premier rang au chapitre du nombre de décès par habitant.
À l’approche du Nouvel An, je demande à mes collègues de s’engager avec moi à bâtir un avenir meilleur pour tous au Canada. Puissent tous les Canadiens trouver du réconfort, de la paix et de la joie pendant les Fêtes, quels que soient l’endroit où ils vivent et la situation dans laquelle ils se trouvent.
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Lib. (YT)
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2021-11-23 14:23
Monsieur le Président, drin gwiinzii. C'est un honneur de prendre la parole à la Chambre en tant que nouveau député. Je tiens à vous féliciter d'avoir été élu Président hier. Je vous souhaite bonne chance et je sais que vous dirigerez la Chambre d'une main ferme.
Avant de commencer, je tiens à souligner que nous nous trouvons aujourd'hui sur le territoire non cédé du peuple algonquin anishinabe.
J'aimerais également rendre hommage aux 14 Premières Nations du Yukon. Il s'agit d'un moment de fierté pour le Yukon et les gens qui y vivent. Nous sommes fiers de la beauté époustouflante de notre territoire. Nous sommes à jamais engagés à respecter la nature bienveillante qui unit les membres de notre collectivité du Nord, et nous sommes très heureux de dire que nous faisons partie d'une grande famille, une famille dont les membres considèrent le Canada comme leur pays.
Lors des dernières élections, les habitants du Yukon m'ont fait l'honneur de m'accorder leur confiance pour les représenter ici à Ottawa. Je les remercie de m'avoir donné cette chance. C'est un privilège de prendre la parole à la Chambre en leur nom.
Alors que commence cette nouvelle législature, je tiens à affirmer clairement que je ferai de mon mieux pour concrétiser tous les engagements que j'ai pris pendant la campagne. Je travaillerai avec acharnement afin que la voix du Yukon et du Nord résonne clairement à Ottawa.
Il convient, je crois, de souligner que nous avons vécu aujourd'hui un moment d'une grande importance, puisque le discours du Trône a été prononcé par une personne du Nord. Cela mérite un instant de réflexion. La gouverneure générale actuelle a consacré sa vie à promouvoir et à faire reconnaître les droits des Autochtones et les enjeux du Nord. On ne saurait surestimer la portée symbolique de l'événement d'aujourd'hui.
Quel que soit notre lieu de résidence, nous vivons tous dans un pays nordique et nous sommes tous, dans l'âme, des gens du Nord. Notre pays aspire à la bienveillance, s'élance vers la croissance et cherche la meilleure voie qui soit. Voilà des valeurs qu'il faut toujours garder à l'esprit alors que commence cette nouvelle législature, des valeurs qu'il faut toujours respecter.
Le discours du Trône présenté aujourd'hui survient presque deux ans après que le monde a été plongé dans la pire crise sanitaire et économique de notre génération. Nous avions un choix à faire au Canada: nous pouvions reculer devant les craintes inspirées par la COVID‑19 ou travailler ensemble pour relever les défis. Je peux affirmer avec fierté que les Canadiens ont su relever les défis. J'ai pu le voir personnellement à titre de médecin hygiéniste en chef du Yukon.
Je tiens à profiter de cette occasion pour saluer mes collègues du bureau du médecin hygiéniste en chef et l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, avec qui j'ai travaillé au cours des deux dernières années. Je suis fier d'avoir fait équipe avec eux.
J'ai vu des gens qui n'ont pas hésité à relever tous les défis qui se sont présentés, que ce soit les résidants de l'ensemble des collectivités de notre pays ou les représentants municipaux qui ont surveillé la situation dans les villages et les villes. J'ai vu les dirigeants et les aînés des Premières Nations, des Inuits et des Métis, les dirigeants des provinces et des territoires ainsi que les fonctionnaires et les politiciens de tous les partis qui se trouvent ici même, à Ottawa, unir leurs efforts pour accomplir ce qui semblait auparavant impossible.
Nous avons travaillé ensemble pour que les familles puissent se nourrir et se loger. Nous avons suivi les recommandations en matière de santé publique, et nous avons compris la nécessité du port du masque et de la distanciation. Nous avons travaillé ensemble pour mettre en œuvre un programme d'immunisation qui a permis de vacciner rapidement des millions de Canadiens contre la COVID‑19.
Nous avons montré ce que nous pouvons faire. Nous pouvons accomplir de grandes choses, et nous pouvons le faire rapidement. Voilà la leçon que nous pouvons tirer de la pandémie de COVID‑19.
En nous penchant sur le discours du Trône prononcé aujourd'hui, rappelons-nous que ce n'est pas le moment de faire preuve de timidité. Ce n'est pas non plus le moment de reculer devant les défis qui se présentent à nous, même s'ils semblent insurmontables. C'est plutôt le moment de passer à l'action afin de faire avancer les choses pour les Canadiens.
À cet égard, le gouvernement propose dans le discours du Trône des plans ambitieux visant à s'attaquer à des enjeux de taille, qu'il s'agisse de la pandémie de COVID‑19, des changements climatiques, de réconciliation avec les Autochtones, de relance économique, de santé mentale et de toxicomanie, de services de garde d'enfants, de logement abordable, de diversité ou de collectivités sûres. Examinons un à un chacun de ces éléments.
Comme je l'ai dit plus tôt, en ma qualité de médecin hygiéniste en chef du Yukon, j'ai été en mesure de constater ce qu'il nous est possible d'accomplir en situation de crise sanitaire. J'ai vu à quel point mes collègues de la santé publique du Yukon ont travaillé fort, de même que nos homologues de partout au pays.
Ce discours du Trône établit clairement que la priorité du gouvernement demeure de limiter cette pandémie. Il ne faut pas s'y tromper: la meilleure façon d'accomplir ceci est par la vaccination. Notre gouvernement se dévoue à cet objectif.
Nous avons exigé la vaccination pour les employés fédéraux et ceux assujettis à la réglementation fédérale. La règle s'applique à toute personne qui voyage par avion, par train ou par bateau dans notre pays. Notre gouvernement est en train d'obtenir des vaccins de nouvelle génération, des doses de rappel et, au soulagement de bien des parents, des doses pour les enfants de 5 à 11 ans.
La pandémie n'est pas du tout terminée, mais nous marchons résolument sur la route qui nous amènera à la fin de ce périple extraordinaire.
Les deux dernières années nous ont rappelé une précieuse leçon: le système de santé canadien est essentiel à notre qualité de vie. Il est au cœur de l'approche empreinte de compassion et d'altruisme qui nous définit. Ainsi, le discours du Trône souligne le fait que nous devons renforcer notre système de santé, en particulier pour les personnes âgées, les vétérans, les personnes handicapées et les personnes vulnérables. Nous avons beaucoup de travail à faire.
Il faut faciliter l'accès aux soins de santé aux nombreux Canadiens qui voient leur chirurgie reportée. Une réforme du système de soins de longue durée s'impose. Nous devons enfin répondre aux besoins en santé mentale de nombreux concitoyens et nous devons nous attaquer à l'autre crise sanitaire qui a tué des milliers de Canadiens.
Nous devons agir sans tarder et avec compassion pour aider les nombreux Canadiens qui sont aux prises avec des problèmes de toxicomanie. La crise des opioïdes ou des médicaments toxiques est un fléau qu'il nous faut combattre. Nos voisins, nos amis et nos proches vivent avec des problèmes de toxicomanie et en meurent. Nous devons tout faire pour les aider. C'est exactement ce que le gouvernement fera, comme il l'a indiqué dans le discours du Trône.
Passons à un autre sujet. Nous sommes tous conscients des dangers que présentent les changements climatiques pour le Canada et le monde. Notre pays est déterminé à continuer d'adopter des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre et à prendre des mesures visant à créer des emplois verts et à favoriser une croissance économique durable.
Tel qu'il a été souligné dans le discours du Trône, nous devons penser à l'avenir. Nous devons être des chefs de file mondiaux dans la production d'acier, d'aluminium, de voitures et d'avions propres. Nous pouvons y parvenir en faisant preuve d'innovation et en ayant une main‑d'œuvre qualifiée. Le gouvernement tient à bien faire les choses. Aucune région ne sera oubliée. Nous collaborerons avec tout le monde: les provinces, les territoires, les municipalités, les communautés autochtones, les entreprises et les syndicats.
Nous ne pouvons pas renoncer à faire ce qui s'impose pour lutter contre les changements climatiques. Nous devons plafonner les émissions des secteurs pétrolier et gazier, investir dans les transports en commun et tarifer la pollution. Nous sommes résolus à agir en ce sens, et à bien faire les choses. La lutte contre les changements climatiques et l'écologisation de l'économie seront deux des legs de notre génération.
Tous les Canadiens sont solidaires avec les Britanno-Colombiens et nos chers voisins du Sud à la suite des catastrophes climatiques qu’ils viennent de connaître, que ce soit des incendies, des inondations ou des glissements de terrain. Le gouvernement renforcera les mesures de préparation pour les inondations, les feux de forêt, les sécheresses, l’érosion des littoraux et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes qui découlent du changement climatique.
J’aimerais aussi souligner que le discours du Trône portait sur l’importante question de l’abordabilité. De nombreux Canadiens se demandent comment ils vont pouvoir payer leurs factures. Pendant la pandémie, le gouvernement a fait en sorte de soutenir les Canadiens et les entreprises. Alors que nous sortons de la pandémie, les prestations vont devenir plus ciblées, mais nous continuerons d’aider les personnes travaillant dans des secteurs encore en difficulté. Nous sommes tout aussi conscients des difficultés que les familles rencontrent avec l’inflation. C’est pourquoi nous allons rendre la vie des Canadiens plus abordable.
Pour y arriver, nous rendrons plus abordable l'accession à la propriété pour les Canadiens. Le fonds pour accélérer la construction de logements aidera les villes à bâtir des maisons plus rapidement et l'Incitatif à l'achat d'une première propriété soutiendra les familles, tout comme le nouveau programme de location avec option d'achat.
Nous travaillons également à réduire les coûts des familles de façon importante dans un autre secteur, celui des services de garde. Depuis de nombreuses années, les parents sont accablés par la hausse des coûts des services de garde. Le gouvernement a instauré l'Allocation canadienne pour enfants, qui a permis de sortir des centaines de milliers d'enfants de la pauvreté.
Nous allons maintenant collaborer avec les provinces et les territoires en vue de la création d'un système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants. D'ici la fin de l'année prochaine, les frais de garde moyens dans la plupart des provinces et des territoires participants seront réduits de moitié.
Nous allons continuer de travailler à l'obtention d'une entente avec les deux provinces qui n'ont pas encore accepté de participer. L'établissement d'un réseau de services de garde de qualité à 10 $ par jour est à portée de main.
Dans le cadre de la nouvelle législature, nous avons tous le devoir de faire face à la réalité. Cette réalité, c'est que nous devons en faire beaucoup plus en tant que pays pour arriver à la réconciliation avec les peuples autochtones. Nous ressentons encore tous le choc que nous avons subi plus tôt cette année lorsque nous avons appris l'existence de centaines de sépultures d'enfants près des pensionnats autochtones.
Le discours du Trône presse le gouvernement d'avancer plus rapidement sur la voie de la réconciliation. Ainsi, nous continuerons de donner suite aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation. Nous créerons un monument national à la mémoire des survivants. Nous nommerons un interlocuteur spécial chargé de faire avancer la justice concernant les pensionnats autochtones et nous soutiendrons les communautés en investissant dans une stratégie de santé mentale fondée sur les différences, guidée par les peuples autochtones, les survivants et leur famille.
Le discours du Trône reconnaît la nécessité de relever de grands défis, notamment dans les dossiers de la COVID‑19, des changements climatiques et de l'économie, mais il souligne qu'il faut se rappeler que la violence par arme à feu est en hausse dans bon nombre des grandes villes canadiennes. Le gouvernement continuera donc d'investir dans la prévention et de soutenir les forces de l'ordre.
Nous prendrons les mesures qui s'imposent tout en nous employant également à prévenir la hausse inacceptable de la violence contre les femmes et les filles. Le gouvernement mettra de l'avant un plan d'action national de dix ans pour contrer la violence fondée sur le sexe.
Il est indiqué clairement dans le discours du Trône qu'il faut s'attaquer à toutes les formes de racisme systémique, de sexisme et de discrimination. À ce titre, le gouvernement investira dans l'autonomisation des Canadiens noirs et des communautés racialisées. Il continuera de lutter contre le contenu préjudiciable en ligne et de défendre les communautés 2ELGBTQQIA+. Il terminera ce qu'il a entrepris au cours de la dernière législature. Il interdira la pratique troublante des thérapies de conversion.
En effet, nous défendrons toujours la diversité. Je suis fier de voir le discours du Trône renforcer le fait que nos deux langues officielles font partie de ce que nous sommes en tant que Canadiens. Notre gouvernement s’engage clairement à soutenir les communautés de langue officielle en situation minoritaire, y compris mon propre territoire, le Yukon. Nous promettons de protéger et de promouvoir le français à l’extérieur et à l’intérieur du Québec. Pour ce faire, nous présenterons à nouveau un projet de loi afin de renforcer la Loi sur les langues officielles.
Il est également important de savoir que le gouvernement a annoncé dans le discours du Trône qu'il soutiendra fermement le secteur culturel. À ce chapitre, nous présenterons à nouveau un projet de loi pour réformer la Loi sur la radiodiffusion, afin que les géants du Web paient leur juste part pour la création et la diffusion de contenu canadien.
Le Canada a toujours été un excellent acteur sur la scène internationale. Il y défend ses valeurs, ce pour quoi on le respecte. Le gouvernement actuel continuera dans cette voie.
Le discours du Trône engage le Canada à affronter les défis les plus urgents de notre époque. Dans le contexte de la montée de l'autoritarisme, nous renforcerons la paix et la sécurité, la primauté du droit, la démocratie et le respect des droits de la personne.
Parallèlement, nous nous emploierons à préserver et à accroître des échanges commerciaux ouverts et réglementés fondés sur des chaînes d'approvisionnement solides et résilientes. Il y a lieu d'espérer et d'entrevoir l'avenir du pays avec optimisme. Notre pays a accompli de grandes choses et il peut encore le faire. Le discours du Trône nous donne une feuille de route pour y parvenir.
Par conséquent, je propose, avec l'appui de la députée de Pontiac, que l'adresse dont le texte suit soit présentée à Son Excellence la gouverneure générale du Canada:
À Son Excellence la très honorable Mary May Simon, chancelière et compagnon principal de l’Ordre du Canada, chancelière et commandeure de l’Ordre du mérite militaire, chancelière et commandeure de l’Ordre du mérite des corps policiers, gouverneure générale et commandante en chef du Canada.
Qu'il plaise à Votre Excellence:
Nous, sujets très dévoués et très fidèles de Sa Majesté, la Chambre des communes du Canada assemblée en Parlement, prions respectueusement Votre Excellence d'agréer nos humbles remerciements pour le gracieux discours qu'elle a adressé aux deux Chambres du Parlement.
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