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Lib. (BC)
Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec mon collègue le député de Surrey-Centre.
Je suis ravi d'être de retour dans la capitale nationale et de pouvoir parler du discours du Trône.
Depuis deux ans, les Canadiens font montre d'une grande résilience et leur ingéniosité a franchement de quoi impressionner. Le gouvernement, de son côté, n'a ménagé aucun effort pour fournir aux familles, aux entreprises et aux autres gouvernements les outils et les ressources dont ils avaient besoin. Nous avons déployé une gamme jamais vue de programmes d'aide pour l'ensemble des secteurs d'activité du pays. Pour tout dire, pour chaque tranche de 10 $ consacrés à la lutte contre la pandémie, 8 provenaient du gouvernement fédéral. C'était la chose à faire, et nous avons pu profiter de la cote de crédit triple A du Canada pour emprunter les sommes nécessaires à un coût nettement inférieur à ce qu'ont dû assumer les autres ordres de gouvernement, les ménages et les entreprises.
Ces programmes ont eu l'effet escompté. Parce que nous avons tout fait pour que les Canadiens demeurent en bonne santé, le pays a récupéré 108 % des emplois perdus depuis le début de la pandémie. Aux États‑Unis, ce taux est d'à peine 84 %. Les Canadiens ont épargné davantage, et le pays compte davantage d'entreprises qu'au début de la pandémie.
Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que la priorité soit de mener à terme la lutte contre la COVID‑19. La pandémie a justifié la majorité des nouvelles dépenses figurant dans l'énoncé économique du gouvernement, avec les investissements visant à favoriser la réconciliation avec les Autochtones et les dégâts causés par les inondations en Colombie‑Britannique.
Notre avenir économique, social et environnemental dépend des choix que nous faisons aujourd'hui. Si je suis décidé à mener ce combat aux côtés de tous les députés, c'est essentiellement parce que je veux bâtir un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants.
Depuis le début, nous avons donné la priorité à la santé. Cette stratégie qui a permis de sauver des vies a contribué en grande partie à la reprise économique. Notre PIB a connu une hausse considérable et notre excédent commercial vient d'atteindre des sommets inégalés depuis 13 ans.
Toutefois, nous ne pouvons parler de croissance économique sans aborder notre plan de lutte contre les changements climatiques. Les inondations et les feux de forêt dévastateurs en Colombie-Britannique nous rappellent brutalement que les changements climatiques ne sont pas une fiction et qu'ils viennent avec des souffrances et un coût réels.
Le Canada doit être un chef de file mondial dans ce combat. Des mesures encore plus audacieuses s'imposent. Notre plan ambitieux de lutte contre les changements climatiques, intitulé « Un environnement sain et une économie saine », est un programme structuré de calibre mondial qui permettra de faire croître notre économie de façon durable et de dépasser nos cibles de lutte contre les changements climatiques.
Nous mettrons fin aux subventions destinées au secteur des combustibles fossiles et miserons sur une économie verte. Nous nous sommes déjà engagés à verser plus de 100 milliards de dollars. Nous avons aussi mis un prix sur le carbone et investi dans un cadre national de transport électrique qui, pour la première fois, permet à des Canadiens de rouler de l'île de Vancouver à l'Île-du-Prince-Édouard en véhicule électrique.
Les Canadiens veulent qu’on en fasse plus, plus vite. Pour avoir une économie forte, il faut des citoyens en santé, et cela repose sur la qualité de l’air, du sol et de l’eau. Nous devons protéger et restaurer notre biodiversité tout en éliminant les déchets plastiques de nos océans et en veillant au rétablissement de nos espèces sauvages emblématiques comme le saumon du Pacifique qui nous est si cher.
Je suis à l’aise de dire que notre gouvernement est le plus ambitieux de l’histoire canadienne pour ce qui est du dossier de l’environnement, et j’invite quiconque veut approfondir le sujet à aller lire mon rapport complet sur l’environnement et le changement climatique au terrybeechmp.ca/reports.
Après avoir consacré autant de temps à l’environnement et la lutte au changement climatique, je trouve important d’insister auprès des Canadiens et des députés sur l’urgence de mettre l’accent sur la santé de nos océans et de nos écosystèmes marins.
Nous avons lancé un plan de protection des océans qui a permis de déployer de nouvelles ressources sur la côte de la Colombie‑Britannique. De vastes étendues d’océan qui n’étaient ni surveillées ni protégées auparavant ont maintenant des ressources affectées à cette fin. Pour ce qui est des zones de protection marine, domaine dans lequel la Colombie‑Britannique est chef de file, nous avons agrandi la superficie totale jusqu’à 14 % aujourd’hui alors qu’elle représentait moins de 1 % en 2015. Nous veillerons à ce que 30 % de toutes les aires marines et terrestres soient protégées d’ici 2030.
De plus, nous avons fait des investissements records pour la protection de la biodiversité et le remaniement de la Loi sur les océans et de la Loi sur les pêches afin d'inclure dans la législation des mesures de protection modernes s'appliquant d'un océan à l'autre. Nous avons investi 647 millions de dollars dans la stratégie pour conserver et rétablir les stocks de saumon sauvage du Pacifique et leurs habitats. De toute l'histoire canadienne, il s'agit de l'investissement le plus considérable pour une espèce donnée parce qu'il est nécessaire de veiller au rétablissement de la pêche au saumon sauvage dans l'intérêt des générations futures.
Bien franchement, le statu quo est inacceptable. À défaut d'intervenir, il y aurait en une seule génération davantage de plastique dans l'océan que de biomasse. En premier lieu, nous devons bâtir une économie circulaire qui empêche que le plastique pollue les écosystèmes marins et nous devons retirer le plastique qui s'y trouve déjà.
Faisons davantage. Soyons plus audacieux, agissons plus vite et bâtissons l'économie de demain dès aujourd'hui. Faire moins reviendrait à nous pénaliser nous-mêmes ainsi que les générations futures.
Alors que je parle des mesures à prendre aujourd'hui pour les générations à venir, je ne peux passer sous silence la question du logement abordable. Il s'agit du problème qu'on évite d'aborder dans toutes les discussions sur l'économie ou la qualité de vie dans le Grand Vancouver. Quand on se penche sur ce problème, il importe de comprendre que le gouvernement fédéral n'est pratiquement pas intervenu dans le dossier du logement au Canada pendant près de 30 ans jusqu'à l'arrivée au pouvoir de notre gouvernement en 2015. Depuis, nous avons élaboré une Stratégie nationale sur le logement de 72 milliards de dollars et nous avons décidé d'investir dans le logement abordable, tout en fournissant les outils nécessaires pour soutenir l'abordabilité dans le secteur.
Nous avons également investi dans l'infrastructure de transport en commun, qui constitue un outil crucial pour permettre aux municipalités d'accroître l'offre dans les collectivités. Ces investissements ont également accéléré la réalisation de certains projets de transport en commun, notamment la ligne de transport rapide partant du terminus du SeaBus à North Vancouver, et passant par le pont Second Narrows, l'intersection Hastings et Willingdon, le sud de la rue Willingdon, pour arriver au quartier Metrotown. Ce projet et cet itinéraire dont je fais la promotion depuis de nombreuses années jouissent maintenant de l'appui de députés provinciaux, des administrations locales et des Premières Nations.
En matière de logement, aux dernières élections, nous nous sommes engagés à mettre en œuvre des dizaines d'initiatives supplémentaires ayant trois objectifs principaux. Le premier consiste évidemment à construire plus de logements. Le deuxième consiste à limiter la demande en dissuadant les gens de se servir des logements comme d'un actif d'investissement pour qu'ils s'en servent plutôt comme lieu de résidence. Le troisième consiste à offrir plus de façons d'accéder à la propriété et à faire en sorte qu'il soit plus facile pour les locataires d'avoir un logement à proximité de leur lieu de travail.
Il ne s'agit pas seulement de construire des logements. Il faut aussi bâtir des collectivités. Ces investissements nous offrent plus de souplesse pour aménager plus de centres régionaux et utiliser les fonds publics plus efficacement. Bien que la stratégie sur le logement de 72 milliards de dollars soit un bon début, les investissements supplémentaires dans les nouveaux autobus, les SkyTrains, et même un nouveau SeaBus, font aussi partie des solutions en matière de logement.
On ne peut pas parler de bâtir des collectivités plus viables sans parler des besoins en services de garde abordables. Même si une famille de Burnaby ou de North Vancouver réussit à trouver une place en garderie, le coût est souvent exorbitant. Les économistes conviennent que l'accélération de la relance économique après la pandémie de COVID‑19 doit passer par des investissements pour soutenir les familles, et plus particulièrement les femmes.
J'ai parlé de cette question avec un groupe de mères de North Burnaby sur Facebook, et des centaines de parents ont relayé des renseignements incroyablement utiles dont la ministre a pu se servir pour élaborer le programme. La Colombie‑Britannique a été la première province à confirmer sa participation au cadre national que nous avons proposé et qui créera des dizaines de milliers de nouvelles places, en plus de réduire le coût des services de garde de 50 % en moins d'un an. D'ici cinq ans, le coût continuera de diminuer jusqu'à ce qu'il atteigne 10 $ par jour.
Ce programme est un excellent complément à l'Allocation canadienne pour enfants, qui a permis de sortir 300 000 enfants de la pauvreté et qui a contribué à amener le taux de pauvreté au pays à un niveau historiquement bas. Ce programme inclusif pour des services abordables de qualité permettra aux familles de prendre des décisions en toute connaissance de cause au sujet des services de garde et aux parents de réintégrer le marché du travail à leur convenance.
En outre, nous créerons de nouvelles occasions et un avenir plus radieux pour une nouvelle génération d'enfants canadiens qui seront mieux outillés pour apporter une contribution importante à l'économie du pays et améliorer leur sort et celui de leur future famille. La vice-première ministre a parlé de l'avènement d'une génération de super jeunes Canadiens, et je suis tout à fait d'accord avec elle.
Je rappelle aux députés que, avant la pandémie, le gouvernement avait réduit le coût du service de la dette et amené le taux de pauvreté à un niveau historiquement bas depuis qu'il est mesuré tout en faisant croître l'économie, en investissant dans le logement et en luttant contre les changements climatiques. Il faut en finir avec la COVID et passer aux choses qui ont aidé le Canada à obtenir un des plus hauts niveaux de vie dans le monde.
Malgré les défis que la planète a eu à relever ces deux dernières années et qui seront là encore pendant plusieurs années, je suis très optimiste quant à la place du Canada dans le monde et à sa capacité à créer une économie et une société offrant de multiples possibilités aux générations futures. Je suis impatient de collaborer avec les députés de tous les partis et avec les Canadiens de toutes les régions de ce magnifique pays afin de créer un avenir positif.
Voir le profil de Marilyn Gladu
PCC (ON)
Madame la Présidente, on a rapporté récemment que parmi les pays les plus endettés, le Canada se trouve juste derrière la Grèce.
Que prévoit faire le gouvernement pour s'attaquer à la dette gigantesque de notre pays et à l'inflation qui sévit actuellement?
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Madame la Présidente, la députée a été la première à commenter mon travail après que nous avons tous les deux étés élus pour la première fois en 2015. Nous avons appris à bien nous connaître.
Le gouvernement s'est employé à abaisser le ratio dette-PIB à chaque année depuis qu'il est au pouvoir. Ainsi, nous avons été en mesure d'assumer les coûts astronomiques liés à la pandémie, ce qui était la chose à faire. Grâce à notre cote de crédit AAA et à notre prudence financière, nous avons pu assumer ces coûts en empruntant à un taux nettement inférieur à celui qui est offert aux familles et aux petites entreprises. Ce taux était même inférieur à celui que les provinces auraient pu obtenir. Je suis heureux de signaler que, grâce à cet investissement, le taux d'emploi est maintenant à 108 % de ce qu'il était avant la pandémie, et nous avons conservé notre cote de crédit AAA.
Voir le profil de Julie Vignola
BQ (QC)
Madame la Présidente, lorsqu'on veut avancer en tant que société, il est important de faire le constat de ce qu'on a et vers où on veut aller. Le discours du Trône va en partie dans ce sens, ce qui est bien.
Cependant, il y a de grandes omissions. Prenons l'exemple des aînés. Ils bénéficient actuellement d'une hausse de 7 $ par mois. Depuis 10 ans, ils ont reçu à peine 89 $, c'est-à-dire à peu près 9 $ par année.
Quand les aînés seront-ils une priorité? Leur santé nous tient tous à cœur.
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je suis d'accord avec la députée d'en face: les aînés sont prioritaires et on doit leur accorder la priorité. En fait, les aînés sont une priorité pour le gouvernement depuis son arrivée au pouvoir.
Je rappelle à la députée que, durant la pandémie de COVID, un paiement unique de 500 $ a été versé pour assurer aux personnes âgées les plus vulnérables les ressources nécessaires quand elles en avaient besoin. Le gouvernement actuel a aussi augmenté les prestations de Sécurité de la vieillesse de plus de 10 %. Je rappelle également à la députée que le gouvernement actuel a ramené l'âge d'admissibilité aux prestations de retraite de 67 à 65 ans, ce qui a permis à des aînés de partout au pays de toucher des milliers de dollars à la veille de leur retraite.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Madame la Présidente, le plan de protection des océans du gouvernement est de calibre mondial, selon le député. Les députés savent qu'il y a eu un déversement de débris marins au large de la côte Ouest en octobre. Ces débris échouent sur les rives et le gouvernement laisse le nettoyage aux soins de l'entrepreneur et de l'entreprise. Les débris sont en train de s'accumuler sur le rivage et de polluer l'écosystème, et l'entreprise brille par son absence. Le fardeau repose maintenant sur les communautés autochtones et les organismes locaux de nettoyage.
Quand le gouvernement compte-t-il remédier à cette lacune? Va-t-il imposer des frais de service écologique sur le transbordement d'unités de fret pour assurer aux communautés locales des fonds pour régler le problème, plutôt que d'attendre que le pollueur s'en charge? De toute évidence, le gouvernement ne prend pas des mesures suffisantes pour résoudre cet énorme problème sur la côte Ouest.
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Madame la Présidente, le député de Courtenay—Alberni et moi avons siégé ensemble au comité des pêches, et nous avons de nombreux champs d'intérêt en commun. Je pense en particulier aux questions touchant les océans et les écosystèmes marins.
Le gouvernement croit au principe du pollueur-payeur. Nous avons modifié les lois canadiennes pour intégrer ce principe. Nous avons modifié la Loi sur les océans et la Loi sur les pêches. En fait, j'ai justement travaillé avec le député en ce sens. Nous avons également investi pour accroître les ressources de la Garde côtière canadienne. Une grande partie de ces mesures relevaient du Plan de protection des océans, qui est sans précédent. Nous avons créé des occasions pour les communautés autochtones de lutter aux côtés de la Garde côtière canadienne. C'est ce que font des organisations comme les services autochtones de garde côtière, qui sont propres à la côte Ouest de la Colombie‑Britannique.
Par ailleurs, je m'en voudrais de prendre la parole à la Chambre des communes pour répondre à une question de ce député sans parler des 647 millions de dollars qui ont été investis dans la protection du saumon sauvage. Après tout, j'ai visité sa circonscription précisément pour parler du saumon. Je suis heureux que cet investissement ait été fait et je ne doute pas que le député l'est tout autant.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Madame la Présidente, le député a été élu après s'être engagé à mettre un terme au projet d'oléoduc Trans Mountain. Pourtant, les travaux se poursuivent. À ce stade-ci, le projet va complètement à l'encontre de l'atteinte de l'objectif de l'Accord de Paris visant à ce que l'augmentation de la température moyenne mondiale ne dépasse pas 1,5 degré Celsius. J'aimerais que le député m'explique comment il peut rester sur les banquettes ministérielles alors que les travaux du projet d'expansion de l'oléoduc se poursuivent.
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Madame la Présidente, plus que tout autre député, ou presque, j'ai agi avec une très grande transparence dans le dossier de l'oléoduc Trans Mountain. J'ai aussi précisé très clairement les efforts sans précédent déployés par le gouvernement pour combattre les changements climatiques. Nous sommes des chefs de file mondiaux dans ce domaine. Nous avons élaboré l'un des plans les plus avancés au monde pour lutter contre les changements climatiques. Le Canada doit demeurer un chef de file en la matière, ce qui sera possible grâce au gouvernement actuel.
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
Madame la Présidente, chers amis et collègues, je suis ravi d'être ici, à la Chambre des communes, pour répondre au discours du Trône.
À cause de la situation sans précédent dans laquelle nous nous trouvons, les Canadiens ont subi de dures épreuves au cours des deux dernières années. La résilience, la compassion et l'incroyable ténacité que j'ai observées me remplissent continuellement d'admiration. Même si nous avons travaillé à distance, dans nos collectivités, pendant une grande partie des deux dernières années, nous avons réussi à abattre un travail très important pour les Canadiens.
Maintenant que nous sommes de retour, je suis impatient de poursuivre notre travail commun au service des Canadiens. Par ailleurs, je veux profiter de l'occasion pour féliciter la très honorable Mary May Simon de sa nomination comme 30e gouverneure générale du Canada et comme première titulaire autochtone de ce poste, ce qu'on attendait depuis longtemps. Je la félicite d'avoir prononcé son premier discours du Trône.
Passons maintenant au sujet qui nous occupe aujourd’hui. Je suis très fier du bilan du gouvernement pour ces six dernières années. Nous nous sommes attaqués à de grands dossiers qui avaient été mis de côté par les gouvernements précédents, comme le logement, les garderies et bien d’autres encore. Nous poursuivons nos efforts pour rendre le Canada plus égalitaire en remédiant à la discrimination et au racisme systémiques ancrés dans nos institutions. Sans compter que nous devons faire face depuis deux ans à une pandémie mondiale. Avec ce nouveau mandat, les Canadiens ont clairement signifié au gouvernement que la priorité était d’en finir avec la COVID‑19 et de poursuivre notre travail pour résoudre les difficultés auxquelles se heurtent les Canadiens au quotidien.
Le gouvernement continuera d’être du bon côté de l’histoire sur ces sujets et bien d’autres alors que nous achevons la lutte contre la pandémie et que nous prenons des mesures décisives pour lutter contre le changement climatique, rendre la vie plus abordable, marcher sur le chemin de la réconciliation, faciliter l’accession à la propriété, créer des emplois et faire croître la classe moyenne. Les Canadiens attendent de nous, en tant que représentants à Ottawa, que nous nous concentrions sur les sujets essentiels et que nous collaborions pour obtenir des résultats qui changent véritablement les choses.
Aujourd’hui, je parlerai de certains thèmes abordés dans le discours du Trône, notamment du logement, des services de garde d'enfants, de la sécurité des collectivités, de la santé mentale et des dépendances. Il s'agit de dossiers particulièrement importants dans Surrey‑Centre et dans bien d’autres collectivités au pays.
Le gouvernement est bien décidé à faire en sorte que les Canadiens puissent accéder à un logement sûr. Dans des collectivités qui croissent rapidement comme Surrey‑Centre, nous travaillons fort pour bâtir suffisamment de logements pour répondre à la demande d'une population en croissance. Surrey a, en effet, accueilli 74 000 personnes au cours des cinq dernières années.
Depuis 2015, le gouvernement a financé la construction de nouveaux logements abordables à Surrey et partout au pays. Quarante-quatre de ces logements ont notamment été construits en partenariat avec Atira Women's Resource Society, une importante organisation au sein de la collectivité qui vient en aide aux femmes vulnérables. Grâce à un investissement de 16,4 millions de dollars dans l'Initiative pour la création rapide de logements, 105 nouveaux logements abordables seront offerts au total à des gens en situation d'itinérance, aux prises avec un problème de toxicomanie ou de santé mentale ou en quête de bien-être spirituel.
Encore la semaine dernière, le gouvernement a annoncé que plus de 10 000 logements abordables seront construits au Canada grâce à des investissements additionnels dans le deuxième volet de l'Initiative pour la création rapide de logements. Ces investissements qui s'élèvent à 2,5 milliards de dollars sont un excellent exemple de ce qu'on peut accomplir quand tous les échelons de gouvernement — fédéral, provinciaux et territoriaux —, les administrations municipales et les organismes de gouvernance autochtone collaborent pour recenser les priorités dans chacune de nos collectivités.
Le gouvernement libéral s'emploie également, grâce à la création de la toute première Stratégie nationale sur le logement au Canada, à rendre plus accessibles le logement et la propriété à plus de Canadiens. Nous avons créé divers programmes, notamment un incitatif à l'achat d'une première maison plus souple et le Financement de la construction de logements locatifs de la Société canadienne d'hypothèques et de logement. Nous allons également créer un programme de location avec option d'achat, de même que réduire les coûts de clôture pour les premiers acheteurs.
J'ajouterais que ma province, la Colombie‑Britannique, a été la première au pays à investir pour ses habitants en concluant un accord avec le gouvernement fédéral pour offrir des services de garderie à 10 $ par jour. Il s'agit d'un investissement de 3,2 milliards de dollars qui non seulement rendra le système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants plus accessible à Surrey, mais stimulera également la relance en permettant à plus de parents de retourner sur le marché du travail et de contribuer à la croissance de notre économie. En fait, le tout est déjà en marche, puisque le coût des frais de garde a déjà été réduit de moitié pour les parents en Colombie‑Britannique.
Ayant moi-même trois enfants, je me considère chanceux d'avoir pu compter sur l'aide de ma mère et de mes beaux-parents. Or, ce n'est pas le cas pour bien des gens. Nombreux sont ceux qui doivent choisir entre travailler ou rester à la maison pour prendre soin de leurs enfants, un choix que personne ne devrait avoir à faire en raison des coûts.
Peu importe la région du pays où vivent les gens, ils méritent une collectivité sûre. La violence liée aux armes à feu touche de nombreuses collectivités canadiennes, comme Surrey, et sa prévention n'est pas une tâche facile. Surrey compte la plus grande population de jeunes en Colombie-Britannique, mais cela s'accompagne aussi de divers problèmes: violence juvénile, armes à feu, gangs de rue, drogues et toxicomanie. À cet égard, le gouvernement a pris des mesures décisives, notamment en interdisant plus de 1 500 types d'armes d'assaut. Il s'agit aussi de poursuivre les progrès réalisés au chapitre du rachat obligatoire des armes d'assaut et de la collaboration avec les provinces et les territoires qui souhaitent interdire les armes de poing.
Nous avons également adopté un plan d'action national de 10 ans pour lutter contre la violence fondée sur le sexe et nous continuerons d'aider les organismes qui offrent des services essentiels. La province de la Colombie-Britannique reçoit un financement fédéral de plus de 30 millions de dollars pour que les forces de l'ordre soient outillées pour mieux détecter et prévenir les crimes, tout en ayant les ressources nécessaires pour tenir responsables ceux qui méprisent effrontément les lois.
Dans l'énoncé économique de l'automne, nous avons également annoncé que le gouvernement fournira 250 millions de dollars supplémentaires aux municipalités et aux communautés autochtones pour soutenir les programmes communautaires axés sur la prévention et une gamme complète de services. Nous savons que le fait de s'attaquer aux problèmes sociaux et économiques — notamment en matière de logement et d'emploi — afin de créer des possibilités pour les jeunes Canadiens est un élément central de la lutte contre la violence et de la création de collectivités sécuritaires.
Le gouvernement comprend que nous ne pouvons pas nous contenter de cela. Nous soutenons les groupes communautaires locaux qui connaissent les problèmes particuliers du milieu et nous offrons des stratégies de sortie aux jeunes qui sont déjà impliqués dans des activités de gang, comme le programme de lutte contre les gangs par l'autonomisation des familles de Surrey. Ma collectivité a la chance d'avoir accès à un programme qui vise à prévenir et à combattre la violence liée aux gangs sur son territoire. Le programme SAFE est financé par Sécurité publique Canada et dirigé par la Ville de Surrey. Il dispose d'un budget de 7,5 millions de dollars. SAFE est axé sur l'acquisition d'aptitudes positives face à la vie et le renforcement des liens avec les familles, les écoles et les communautés, et son objectif est d'empêcher les enfants et les jeunes d'adhérer à des gangs. Le programme offre 11 programmes individuels par l'intermédiaire de 10 organismes partenaires. Ces sous-programmes sont conçus pour s'attaquer aux parcours néfastes susceptibles d'entraîner la population et les enfants de Surrey dans la violence des gangs. Le programme devrait sous peu être en mesure d'aider plus de 4 500 jeunes à risque et leurs familles à obtenir le soutien et les services dont ils ont besoin pour rester à l'abri de cette violence.
La pandémie de COVID‑19 a accentué les défis auxquels les Canadiens sont confrontés pour soutenir leur santé mentale. Avec des sentiments accrus de stress, de solitude et de tristesse, ces dernières années ont été difficiles. Chaque année, 20 % des Canadiens souffrent d'une maladie mentale ou d'un problème de toxicomanie. Tout au long de la pandémie, nous avons vu ces chiffres augmenter: près de la moitié des Canadiens ont déclaré que leur santé mentale s'était détériorée pendant la pandémie, y compris sept travailleurs de la santé sur dix.
Notre gouvernement comprend que la santé mentale, c'est la santé. Nous travaillons pour aider à mettre fin à la stigmatisation entourant la santé mentale et la recherche de soutien lorsque les gens en ont besoin. Nous avons mis le portail Espace mieux-être à la disposition des Canadiens partout au pays et, plus récemment, l’application Mieux-être, qui donne accès à des outils et à des ressources en matière de santé mentale.
Les investissements liés à la pandémie dans le domaine de la santé mentale comprennent 500 millions de dollars de soutien pendant la pandémie pour les Canadiens ayant des problèmes de santé mentale, d'itinérance et de toxicomanie; 100 millions de dollars pour des interventions en santé mentale pour les LGBTQ+, les jeunes et les personnes âgées touchés par la COVID‑19, et 50 millions de dollars pour soutenir les personnes à risque de traumatisme lié à la COVID‑19 ou de troubles de stress post-traumatique.
Depuis que nous avons formé le gouvernement en 2015, donc avant la pandémie, nous avons fait des investissements dans la santé mentale, notamment en versant 5 milliards de dollars aux provinces et aux territoires pour accroître la disponibilité des soins de santé mentale; 600 millions de dollars pour une stratégie de santé mentale et de mieux-être fondée sur les distinctions pour les services autochtones; 140 millions de dollars pour soutenir les anciens combattants aux prises avec le syndrome de stress post-traumatique; 45 millions de dollars pour des normes nationales de soins de santé mentale et 600 millions de dollars pour lutter contre la crise des opioïdes. Dans de nombreuses communautés, la pandémie de COVID‑19 aggrave la crise sanitaire actuelle des surdoses d'opioïdes. Grâce à ces nouvelles mesures, les personnes vulnérables seront mieux à même d'obtenir le soutien dont elles ont besoin tout en respectant la santé publique.
Il est très agréable de retrouver tous les députés ici, en personne et à distance. Je me réjouis de poursuivre notre travail ensemble au nom des Canadiens afin de concrétiser la vision de notre gouvernement énoncée dans le discours du Trône.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la Présidente, je suis très heureux d’être à la Chambre aujourd’hui. Je remercie mon collègue d’en face, le député de Surrey-Centre, des observations qu’il vient de formuler et de la collaboration dont nous avons fait preuve ces derniers mois à la suite des inondations dévastatrices qui ont ravagé la Colombie-Britannique.
Comme le député le sait, ma circonscription est au cœur de l’agriculture en Colombie-Britannique. À l’heure actuelle, les producteurs de bleuets ont beaucoup de mal à trouver l’aide dont ils ont besoin, tant du gouvernement provincial que du gouvernement fédéral. Certes, un grand nombre se réjouissent des 5 milliards de dollars distribués en fonds d’urgence, ce qui a été une grande réalisation. Maintenant, le député reconnaît-il que nous devons en faire plus pour nos producteurs de bleuets, pour faire ce que font les programmes d’aide financière en cas de catastrophe et les programmes de gestion des risques de l’entreprise, et pour aider les agriculteurs à se rétablir afin de pouvoir cultiver les fruits dont nous avons tous besoin pour vivre en santé?
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je tiens à dire à mon collègue d’en face que j’ai grandi sur une bleuetière. Chaque été, mes grands-parents maternels et mes oncles cultivent encore des bleuets. Ils ont dû relever des défis et ils connaissent les problèmes qu’un grand nombre de leurs collègues ont connus pendant ce temps, surtout à Abbotsford, ainsi qu’à Mission et à Matsqui. Je peux lui assurer que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour les aider à se remettre sur pied et à l’abri des inondations et des dommages désormais.
Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
Voir le profil de Mario Simard
2022-02-01 10:46
Madame la Présidente, je suis content de vous retrouver. Vous êtes autant rayonnante en 2022 qu'en 2021.
Je veux juste dire à mon collègue que la chose la plus incongrue que j'ai vue dans le discours du Trône, c'est la création d'un ministère sur la santé mentale. C'est autant incongru qu'il y ait un ministère sur la défense nationale à Québec.
La santé est un champ de compétence des gouvernements provinciaux. Si mon collègue veut s'attaquer à la question de la santé, je pourrais soulever avec lui le fameux déséquilibre fiscal. Année après année, Ottawa a plus d'argent généralement que ce qu'il a à dépenser en postes de dépenses, ce qui est l'inverse pour les provinces.
Ce que je pourrais peut-être conseiller à mon collègue, c'est de revoir l'ensemble des demandes de toutes les provinces de hausser les transferts en santé pour atteindre le fameux seuil de 35 %, un beau montant de 28 milliards de dollars qui mettrait les transferts à 60 milliards de dollars par année.
Est-ce que mon collègue est conscient de cela?
Voir le profil de Randeep Sarai
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je tiens moi aussi à vous féliciter de votre présence rayonnante, comme l’interprète l’a mentionné et comme j’ai oublié de le dire tout à l’heure.
En réponse à mon collègue d’en face, je dirai qu’il arrive que l’on veuille avoir le beurre et l’argent du beurre. Je sais que les provinces veulent les transferts en santé. Mais si nous mettons en œuvre des programmes ou encourageons les programmes, elles sont les premières à critiquer.
Dans ma province, nous pourrions probablement dire que nous avons distribué plus de 700 millions de dollars dans le cadre du dernier accord, particulièrement pour la santé mentale, et que cela a été très bien vu et assure des services à ceux qui en ont déjà et en auront encore besoin.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Je voudrais d’abord souhaiter un joyeux 22e anniversaire à ma fille aînée: joyeux anniversaire, Maddie.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue d’avoir parlé de santé mentale et de toxicomanie. La situation empire pour les gens qui sont en difficulté, surtout pendant la pandémie. Ceux qui ont les problèmes les plus complexes et qui ont besoin de soins complexes ont certainement besoin d’un endroit où vivre, pour commencer. Mon collègue a parlé de l’Initiative pour la création rapide de logements. Dans ma circonscription, l'initiative a reçu un bon accueil des organismes sans but lucratif, des organisations de femmes, des organismes autochtones et de l'administration municipale. Nous avons des gens qui vivent dans la rue, qui ont des problèmes complexes. Cela leur coûte cher, cela coûte des vies et cela coûte cher aux contribuables, car il faut beaucoup d’argent pour répondre à ce besoin.
Au rythme où va le gouvernement, il faudra 45 ans pour loger les sans-abri de notre pays. Le député exercera-t-il des pressions pour convaincre son propre cabinet d’investir davantage dans le logement des personnes les plus difficiles à loger et dans les logements sociaux? J’exhorte le député à collaborer avec nous. Nous souhaiterions l’imposition d’une taxe sur la fortune pour ceux qui ont les moyens de contribuer.
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