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Voir le profil de Chris Warkentin
PCC (AB)
La séance est ouverte. Bienvenue à la 42e réunion du Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique de la Chambre des communes. J'aimerais rappeler à mes collègues que la réunion d'aujourd'hui est diffusée sur le Web et qu'elle sera disponible sur le site Web de la Chambre des communes. Le Comité se réunit aujourd'hui en raison d'une demande que la greffière et moi-même avons reçue de quatre membres du Comité en vertu du paragraphe 106(4) du Règlement, afin de discuter de leur demande d'étude des dépenses de députés liées à Data Sciences et NGP VAN.
Étant donné les restrictions en cours ici, dans la province de l'Ontario et à la Chambre des communes, et à la suite des recommandations formulées par les autorités sanitaires, j'aimerais rappeler aux membres du Comité qu'ils doivent rester à deux mètres les uns des autres. Les députés doivent porter un masque lorsqu'ils circulent dans les salles. On recommande également de maintenir une bonne hygiène des mains en utilisant le désinfectant fourni dans la salle. À titre de président, je ferai appliquer ces mesures. Si les membres du Comité ont des questions au sujet de ces exigences, ils doivent m'en faire part ou en informer la greffière. Je vous remercie de votre collaboration.
Je vois que la liste des intervenants commence à s'allonger. M. Barrett a indiqué qu'il souhaitait prendre la parole en premier. Il sera suivi de M. Carrie.
Monsieur Barrett, vous avez la parole.
I call to order the 42nd meeting of the House of Commons Standing Committee on Access to Information, Privacy and Ethics. I would like to remind colleagues that today's meeting is webcast and will be available through the House of Commons website. The committee is meeting today because of a request that I and the clerk received from four members of the committee, pursuant to Standing Order 106(4), to discuss a request to undertake a study of members' expenses related to Data Sciences and NGP VAN.
Now, given the ongoing restrictions here in the province of Ontario and in the House of Commons, based on the recommendations of health authorities, I'd like to remind members that there is a two-metre physical distancing requirement. Members must maintain masks when circulating throughout the rooms. Proper hand hygiene is encouraged as well. Hand sanitizer is available here in the room. As chair, I will be enforcing those measures. If you as members have any requests in terms of these requirements, please let me or the clerk know. Thank you for your co-operation.
I see that I have a speaking list starting to develop. Mr. Barrett has indicated he wants to go first, followed by Mr. Carrie.
Mr. Barrett, I will turn to you.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Je vous remercie beaucoup, monsieur le président.
La lettre en vertu du paragraphe 106(4) que vous avez mentionnée et qui nous a amenés ici aujourd'hui a été envoyée en raison de certaines révélations inquiétantes qui ont été publiées dans les médias, en particulier dans le Globe and Mail, et qui concernent les contrats auxquels participe Data Sciences, une entreprise fondée par un individu nommé Tom Pitfield. Cette personne est un ami personnel de longue date du premier ministre, qui est lui-même membre du caucus libéral. Cette personne est également un stratège principal de la campagne libérale et l'organisation Data Sciences fait partie intégrante, comme on l'a indiqué publiquement, des campagnes électorales du Parti libéral du Canada et de sa base de données des coordonnées des électeurs, connue sous le nom de Libéraliste. La société contribue également à l'engagement numérique dans les campagnes du parti.
En outre, le Parti libéral du Canada accorde une licence à la société NGP VAN pour gérer sa base de données politiques. Selon les personnes contactées par le Globe and Mail, NGP VAN et Data Sciences font la même chose. Nous avons vu le contrat entre les députés libéraux qui ont signé et NGP VAN, et nous savons que Data Sciences a un contrat de sous-traitance avec des députés libéraux. L'entreprise justifie son contrat avec Data Sciences en affirmant que cette dernière fournit un soutien technique pour les services offerts par NGP VAN. Le problème, dans ce cas‑ci, c'est que le contrat publié dans le Globe and Mail décrit en détail l'accord sur les niveaux de service, y compris le soutien technique pour son propre logiciel. On peut donc se demander ce que fait Data Sciences pour les députés libéraux et ce que ces derniers retirent de ce contrat.
Lorsqu'on leur a posé la question, voici ce qu'ont répondu certains membres du caucus libéral — et je me réfère ici à un article publié le 21 juin dans le Globe and Mail, et dont le titre mentionne que les budgets des députés libéraux rémunèrent les mêmes entreprises qui gèrent les campagnes numériques du parti. Voici un extrait de l'article:
M. Easter [le député de Malpeque] n'a pas été en mesure d'expliquer ce que fait Data Sciences en matière de gestion des médias sociaux pour son bureau.« Je m'en occupe moi-même », dit‑il. « Honnêtement, je ne sais pas ce que fait [Data Sciences] », ajoute‑t‑il.
Le député libéral John McKay a également affirmé qu'il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle des fonds provenant du budget de son bureau étaient versés à l'entreprise de M. Pitfield. « Je ne sais pas du tout pourquoi », dit‑il. « Je ne peux pas l'expliquer. Je me souviens vaguement que chaque année, nous faisons un chèque et qu'on nous a toujours expliqué que cela respectait les directives éthiques, alors nous signons tous et nous n'en entendons plus parler. »
Ce qui préoccupe le Comité, monsieur le président, c'est que cela place certains députés du gouvernement — des membres du caucus libéral — en conflit d'intérêts en raison de leur relation avec M. Pitfield. Il y a donc des personnes qui entretiennent des liens d'amitié avec des titulaires de charge publique. Ces titulaires de charge publique leur accordent ensuite des contrats et, qui plus est, ces personnes — dans ce cas‑ci un ministre — sont en mesure de diriger ou de coordonner d'autres députés pour qu'ils retiennent ces mêmes services sans qu'on leur en explique la raison.
Dans le contexte de notre responsabilité fiduciaire de gérer les fonds qui nous sont confiés dans l'exercice de notre rôle de député et de distribuer des fonds à partir de ce que nous appelons nos budgets des bureaux des députés, il est certainement important que nous comprenions d'abord pourquoi nous retenons les services d'autres personnes. Je pense également qu'il est important que les Canadiens comprennent que la signature de contrats n'est pas une chose qu'un député peut déléguer. En effet, les députés doivent personnellement signer et autoriser les contrats. Il faut donc qu'ils comprennent la raison d'être générale d'un contrat, afin d'être en mesure d'exercer une responsabilité fiduciaire de base.
Quand il y a tout ce contexte de relations personnelles et de liens avec une organisation politique, et quand il est énoncé clairement, dans ces contrats, qu'il y a exclusivité et que la société ne traitera qu'avec les membres d'une affiliation politique — dans ce cas‑ci les députés libéraux —, cela soulève toutes sortes de questions. La fonctionnalité du logiciel soulève également des questions quant à la possibilité de mener des activités très précises liées aux électeurs.
C'est pour ces raisons que nous avons demandé la tenue de cette réunion. C'est très important, car il semble qu'une élection soit inévitable cet été… Je serais heureux que le premier ministre donne tort aux spéculateurs à ce sujet, car ce n'est pas le moment de tenir des élections. Je pense qu'il est important que nous comprenions si, oui ou non, de l'argent des contribuables provenant des budgets des députés a été utilisé pour subventionner les activités politiques d'un parti politique au Canada. Il est très important que nous déterminions que ces fonds n'ont pas fait l'objet d'un détournement et qu'il n'y a pas eu de conflit d'intérêts dans le cadre de l'exercice des fonctions des députés et des ministres. C'est ce qui nous amène ici aujourd'hui.
Cela dit, monsieur le président, j'aimerais maintenant présenter la mention suivante:
Que, conformément à l'article 108(3)(h)(vii) du Règlement, et à la lumière des récents reportages des médias, le Comité entreprenne une étude sur les conflits d'intérêts liés aux contrats, financés par les contribuables, avec Data Sciences Inc; et que le comité invite M. Tom Pitfield à comparaître et à témoigner devant le Comité à l'heure et à la date choisies par le Président et, au plus tard, sept jours après l'adoption de la présente motion.
Monsieur le président, cette motion est disponible dans les deux langues officielles en format papier, et elle a été fournie à la greffière en format électronique. C'est donc à vous ou aux membres du Comité de décider s'il est préférable de la recevoir en format papier. Une fois que la motion aura été distribuée, je n'aurai que quelques derniers commentaires à formuler avant que d'autres membres du Comité se prononcent pour ou contre la motion.
Thanks very much, Chair.
The reasons for the 106(4) letter that you referenced, which has us here today, are some concerning revelations that have been reported in the media, specifically The Globe and Mail, that deal with contracts involving Data Sciences, which is a company that was founded by an individual named Tom Pitfield. This individual is a personal lifelong friend of the Prime Minister, who is a member of the Liberal caucus. This individual is also a senior Liberal campaign strategist, and that organization, Data Sciences, has been an integral part, as publicly reported, of the Liberal Party of Canada's electoral campaigns and their voter contact database known as Liberalist. It helps with things like digital engagement for its campaigns.
Furthermore, NGP VAN is a company that the Liberal Party of Canada licenses to run its political database. NGP VAN and Data Sciences are reported by the folks who have been contacted by The Globe and Mail to do the same thing. We've seen the contract between the Liberal members who have signed and NGP VAN, and we know that Data Sciences is being contracted by Liberal members. The rationale once given by the company for the contract with Data Sciences is that it provides technical support for the services provided by NGP VAN. The problem with this is that the contract that was published in The Globe and Mail details the service-level agreement including technical support for its own software, which raises the question, what is Data Sciences doing for the Liberal members? What are they getting from this contract?
When asked, some members of the Liberal caucus responded—and here I'll refer to a June 21 Globe and Mail article entitled “Liberal MPs’ budgets pay same firms that help run party’s digital campaigns”—as follows. The article reads in part:
Mr. Easter [the member for Malpeque] was unable to explain what Data Sciences did for his office in managing social media. “I do my own,” he said. “I quite honestly don’t know what [Data Sciences] does,” he added.
Liberal MP John McKay also said he had no idea why money from his office budget was going to Mr. Pitfield’s company. “I haven't got a clue,” he said. “I can't explain it. I vaguely recall that once a year we write a cheque and it's always been explained that it is within the ethical guidelines, so we all kind of sign up for it and it just goes into some oblivion”.
The concern as it relates to this committee, Chair, is that this places some members of the government—members of the Liberal caucus—in a conflict of interest based on their relationship with Mr. Pitfield. We have individuals who have personal friendships with public office holders. They're then given contracts by those public office holders, and, what's more, those individuals, in this case a minister, are in a position to direct or coordinate other members to retain those services for purposes that the members are unclear about.
Certainly in the context of our fiduciary responsibility to manage the funds that are entrusted to us in the exercise of our role as members of Parliament and to dispense funds from what we know as our MOB, our members' operating budget, it's important that we first of all understand why we're retaining the services of others. I also think it's important for Canadians to understand that signing contracts is not something a member can delegate. Members have to personally sign and authorize those contracts. There needs to be an understanding and certainly a basic awareness of what a contract is for. That's exercising a basic fiduciary responsibility.
When there is all of this context of those personal relationships, of that connection to a political organization, and when in these contracts it's very clear that there's an exclusivity, that the company will only deal with members of one political affiliation, in this case Liberal members, it raises all kinds of questions. The functionality of the software also raises questions about whether there is an ability to engage in very specific voter-related activities.
It's for those reasons that we initiated the call for this meeting. It's very important, when there seems to be an inevitable election coming this summer.... I welcome the Prime Minister's proving the speculators wrong on that, because now is not the time for an election. I think it's important that we understand whether or not taxpayer money from members' budgets has been used to subsidize the political operations of a political party in Canada. It's very important that we know that there's been no misappropriation of that money and that we understand that there have been no conflicts of interest in members' and ministers' exercise of their duties. That's what brings us here today.
With that said, Chair, I would like to move the following motion:
That, pursuant to Standing Order 108(3)(h)(vii), and in light of recent media reports, the committee undertake a study on conflicts of interest relating to taxpayer-funded contracts with Data Sciences Inc; and that the committee do invite Mr. Tom Pitfield to appear and testify before the committee at a time and date of the Chair’s choosing and no later than seven days following the adoption of this motion.
Mr. Chair, that motion is available in both official languages in paper format, and it's been provided in electronic format to the clerk, so it's whatever your comfort or members' comfort is with receiving that in paper. Once that's been distributed, I just have a few final comments to make before other members speak to or against the motion.
Voir le profil de Brenda Shanahan
Lib. (QC)
Monsieur le président, j'invoque le Règlement. Pouvons-nous avoir un peu de temps pour étudier la motion, puisque c'est la première fois qu'elle est présentée au Comité? Est‑ce que nous pouvons avoir 10 minutes pour l'examiner?
On a point of order, Mr. Chair, can we have some time to study the motion, since it's the first time the committee is seeing it? Can we have 10 minutes?
Voir le profil de Chris Warkentin
PCC (AB)
Nous allons d'abord distribuer la motion, et je vais suspendre la séance jusqu'à ce qu'elle ait été distribuée. Je ne suis pas sûr que cela durera 10 minutes, mais les membres du Comité auront au moins le temps de la lire avant le débat. Je crois que M. Barrett a d'autres commentaires à formuler, et cela donnera donc également un peu de temps aux membres du Comité pour examiner la motion.
Nous allons maintenant suspendre la séance pendant quelques instants…
Monsieur Dong, vous avez la parole.
What we'll do is circulate it. I will suspend the meeting until such time as it's been circulated. I'm not sure it will be for a full 10 minutes, but it will allow for members to at least read it before debate. I believe Mr. Barrett had some further comments to make, so it will allow members to read through that as well during that period of time.
We'll now suspend for just a moment....
Mr. Dong.
Voir le profil de Han Dong
Lib. (ON)
Voir le profil de Han Dong
2021-07-12 11:10
Je crois qu'il est d'usage que lorsqu'un député présente une motion, il perd essentiellement son temps de parole. La parole est cédée à l'intervenant suivant.
I believe it's the order that once a member moves a motion, he pretty much loses the floor. The floor is ceded to the next speaker.
Voir le profil de Chris Warkentin
PCC (AB)
M. Barrett n'a pas cédé la parole. Il a clairement indiqué qu'il faisait distribuer la motion pour pouvoir en parler.
Si le député le souhaite, nous pouvons continuer sans suspendre la séance, si cela peut aider les membres du Comité. Je pense qu'il y a divergence d'opinions à cet égard.
Mr. Barrett did not cede the floor. He did make it clear that he was circulating the motion to allow him to speak to it.
If it's the member's desire, we can continue and not suspend, if that's more helpful for members. I think there's a difference of opinion.
Voir le profil de Han Dong
Lib. (ON)
Voir le profil de Han Dong
2021-07-12 11:10
M. Barrett propose‑t‑il officiellement la motion?
Is Mr. Barrett officially moving the motion?
Voir le profil de Chris Warkentin
PCC (AB)
Il propose la motion, et il a clairement indiqué qu'il avait des commentaires à formuler sur la motion.
He's moving the motion, and he's made it clear that he has some comments to make with regard to the motion.
Voir le profil de Han Dong
Lib. (ON)
Voir le profil de Han Dong
2021-07-12 11:11
Il a d'autres commentaires à formuler. Il n'a pas fini de présenter la motion. Cela fait partie du processus de présentation de la motion.
D'accord. Je comprends maintenant.
He has further comments. He isn't done moving the motion. That's part of the moving of the motion process.
Okay. Got it.
Voir le profil de Chris Warkentin
PCC (AB)
Nous allons suspendre la séance jusqu'à ce que la motion soit distribuée.
La séance est suspendue.
We will suspend until such time as the motion is circulated.
The meeting is suspended.
Voir le profil de Chris Warkentin
PCC (AB)
La séance reprend.
Je crois que les exemplaires ont été distribués.
Monsieur Barrett, vous avez la parole.
I call this meeting back to order.
I believe the copies have been circulated.
Mr. Barrett, we will turn to you.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Monsieur le président, la question des préoccupations liées à un conflit d'intérêts a fait l'objet de discussions l'année dernière — on a certainement discuté de l'apparence d'un conflit d'intérêts —, mais nous devons manifestement être aussi conscients des conflits d'intérêts réels. La relation personnelle avec M. Pitfield et les questions que cela soulève… Comme je l'ai indiqué au départ, il y a le problème de la relation avec le premier ministre, mais il y a aussi les relations avec d'autres ministres de la Couronne — le ministre Miller et le ministre O'Regan. Les liens avec le Parti libéral sont on ne peut plus étroits, car au moment de la signature initiale de ces contrats, M. Pitfield était marié à la présidente du Parti libéral du Canada de l'époque. De plus, le secrétaire principal du premier ministre à l'époque, M. Butts, était également un ami personnel de M. Pitfield.
Ces relations étroites au moment de l'attribution d'un contrat… Nous parlons de l'ampleur des deux contrats, mais qu'il s'agisse de dizaines de milliers ou de centaines de milliers de dollars, nous avons la responsabilité de nous assurer que non seulement nous dépensons les fonds judicieusement pour pouvoir servir nos électeurs avec ces budgets des bureaux des députés, mais également de nous assurer de ne pas miner la confiance du public à l'égard de notre travail et de la façon dont nous sommes arrivés ici.
Comme je l'ai déjà mentionné, dans le contexte d'une élection, si les membres d'un parti utilisent les fonds de ces budgets des bureaux pour aider à subventionner les activités politiques d'un parti politique, qui sera en fin de compte la même bannière sous laquelle ils se présenteront à la prochaine élection, eh bien, cela va susciter des inquiétudes chez les Canadiens quant à l'indépendance de leurs représentants élus et de leurs institutions publiques, ainsi que la mesure dans laquelle ils peuvent leur faire confiance. Ce type de relations étroites entraîne donc cette perception et ce conflit réel.
Il y a aussi la situation où le whip du parti, comme le précise le journal, est celui qui donne à tous les députés la directive d'avoir recours au même fournisseur de services. Les députés n'ont pas une très grande marge de manœuvre. Vous savez, le travail du whip du parti consiste à faire faire aux gens ce que le gouvernement veut qu'ils fassent. Le whip attribue les rôles dans les comités. Il attribue également les sièges à la Chambre. Ainsi, une personne qui ne s'entend pas bien avec le whip du parti ne siégera certainement pas sur les premières banquettes, et n'occupera pas le poste de secrétaire parlementaire ou de président de comité si son parti est premier ou deuxième à la Chambre.
C'est certainement inquiétant. Cette situation réunit toutes les conditions pour l'émergence d'un conflit, car une personne entretient des relations personnelles avec des membres du Cabinet et un membre du Cabinet dirige ou coordonne les autres députés pour qu'ils se procurent tous les services de cette personne et de sa société. Dans une telle situation, que fait réellement cette entreprise? Y a‑t‑il un avantage pour les services rendus? Ce n'est pas clair. Deux députés libéraux affirment qu'ils n'ont aucune idée de l'utilité de ces services, puis le Bureau de recherche du Parti libéral répond à la question de savoir ce que fait l'entreprise pour ses députés, alors que ces mêmes députés ont également signé un contrat avec une entreprise qui fournit le même service, en termes de soutien technique, que leur fournit NGP VAN.
C'est là le nœud du problème. Je pense que c'est une affaire que nous pouvons traiter assez rapidement. Je pense que nous pouvons régler cette situation. S'il s'agit simplement d'une mauvaise communication ou d'un manque d'information, les députés pourront peut-être nous éclairer aujourd'hui sur ce que fait exactement ce contrat dans leur bureau. Cela pourrait grandement aider à faire diminuer le temps que nous devrons consacrer à cette affaire. Si M. Pitfield était libre et que cette motion était adoptée, nous pourrions peut-être régler cette question avant la fin de la semaine. Je sais que des gens se sont rendus à Ottawa. Nous pourrions régler cette question au cours de quelques réunions rapides après aujourd'hui.
Je pense que cela contribuerait grandement à rassurer les Canadiens sur ce qui se passe dans leurs institutions démocratiques à la veille d'une élection.
Je vous remercie.
Mr. Chair, with respect to the concerns about a conflict of interest, this is something that's been discussed in the last year—certainly the appearance of a conflict of interest—but we need to be, of course, cognizant of actual conflicts of interests as well. Mr. Pitfield's personal relationship and the question that it raises.... As I initially identified, there is that relationship with the Prime Minister, but there's also a relationship with other ministers of the Crown as well—Minister Miller, Minister O'Regan. The connection to the Liberal Party is as close as you could get, because at the time these contracts were initially signed, Mr. Pitfield was married to the then Liberal Party of Canada president. Moreover, the Prime Minister's principal secretary at the time, Mr. Butts, was also a personal friend of Mr. Pitfield.
These close relationships, when awarding a contract.... We talk about the magnitude of the two contracts, but whether it's tens of thousands or hundreds of thousands of dollars, we are responsible for ensuring that not only do we spend the money wisely so that we can serve our constituents with those members' office budgets, but that we also make sure that we're not undermining the public's confidence in what we do here and how we got here.
As I mentioned before, in the context of an election, if members of a party are taking the funds from those office budgets to help subsidize the political operations of a political party, which will ultimately be the same banner they run under in the next election, well, that is going to give rise to concern among Canadians about the independence of and the confidence they can have in their elected officials and public institutions. It's that perception, but also that real conflict when we have those close relationships.
There's also the dynamic of when the party whip, as reported in the newspaper, is the one coordinating or directing members to all procure the same service provider. Members aren't given a whole lot of leeway. You know, the party whip has one job, and it's to get people to do what the government wants them to do. The whip assigns committee roles. The whip assigns your seat in the chamber. Certainly, if things aren't going well between you and the party whip, you're not going to find yourself on the front bench or serving as a parliamentary secretary or a committee chair if you're in a party that is first or second in the House.
It's certainly concerning. It creates the perfect storm for conflict when you have those personal relationships with members at the cabinet table and you have a member at the cabinet table directing or coordinating other members to all procure the services of this individual and their company. Then, what is that company actually doing? Is there a benefit for service? Well, that remains unclear. We have two Liberal members saying they have no idea what the services are for, and then we have the response from the Liberal research bureau as to what the company is doing for them, while those very same members have also signed a contract for a company that's providing the identical service, in terms of technical support, as NGP VAN is for them.
That's the crux of the matter here. I do think this is something that we can deal with rather expeditiously. I think we can address this issue. If it's simply miscommunication, or a lack of information, perhaps members today will be able to enlighten us on exactly what this contract does in their office. That might go a long way. It might shorten the length of time we would need to devote to this. Perhaps, if Mr. Pitfield were available, if this motion passes, we could dispense with this matter before the end of the week. I know that folks have travelled to Ottawa. We could get this done over a couple of quick meetings after today.
I think that would go a long way to reassuring Canadians about what's happening in their democratic institutions on the eve of an election.
Thank you.
Voir le profil de Chris Warkentin
PCC (AB)
Je vous remercie.
Quelques noms ont été ajoutés à la liste des intervenants. Il s'agit de M. Carrie, de M. Boulerice et de Mme Shanahan.
Monsieur Carrie, vous avez la parole.
Thank you.
I have a speaking list that has developed here: Mr. Carrie, Mr. Boulerice, and then Mrs. Shanahan.
Mr. Carrie.
Voir le profil de Colin Carrie
PCC (ON)
Voir le profil de Colin Carrie
2021-07-12 11:19
Je vous remercie beaucoup, monsieur le président.
Je tiens à remercier M. Barrett d'avoir soulevé cette question, car elle concerne directement la transparence fondamentale de notre système électoral. J'ai été extrêmement préoccupé lorsque j'ai lu cela dans le Globe and Mail, surtout maintenant que nous nous dirigeons vers une élection dont nous n'avons pas besoin. Les Canadiens méritent de savoir où va leur argent. Il est évident que M. Pitfield est un intervenant partisan dans ce cas‑ci. En effet, il a travaillé pour le Parti libéral lors des campagnes politiques de 2015 et de 2019, et je crois comprendre qu'il va refaire la même chose. Toutefois, il est payé à partir des budgets des bureaux des députés libéraux. Comme l'a souligné M. Barrett — et ce qu'un grand nombre de Canadiens ne comprennent pas —, c'est que les budgets des bureaux des députés doivent servir à nos électeurs.
Mon bureau s'occupe des personnes âgées, des anciens combattants, des personnes qui cherchent à obtenir des prestations et de l'immigration. Tous les citoyens sont inquiets lorsque l'argent de leurs impôts est utilisé à des fins partisanes, surtout pendant une pandémie, car cela remet en question la transparence fondamentale de notre système. Ce qui me trouble énormément dans ce cas‑ci, c'est le lien apparent, car il s'agit d'autres initiés libéraux. Autrement dit, nous avons M. Pitfield, l'un des meilleurs amis du premier ministre. Parlons donc de cette relation. M. Pitfield a grandi avec lui. Leurs pères étaient des meilleurs amis. M. Pitfield a participé à ce voyage illégal avec le premier ministre et sa femme, en compagnie de sa femme, qui était présidente du Parti libéral du Canada. Ensuite, les médias ont divulgué les accords et les contrats secrets dont nous avons parlé. Même les députés libéraux ne savent pas ce que fait l'entreprise de M. Pitfield. Nous avons un exemplaire du contrat qui a été signé avec la société qui est censée accomplir ce travail, c'est‑à‑dire NGP VAN, et nous avons découvert qu'il y avait une campagne centralisée qui était dirigée par le whip du parti. M. Barrett a clairement souligné — et je ne pense pas que les Canadiens savent qui est le whip du parti — que le whip du parti est celui qui mène la barque. Il s'occupe de la discipline et il précise ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire, et lorsqu'il a présenté un contrat à signer aux députés, comme l'a indiqué le Globe and Mail, 97 % des députés libéraux l'ont signé.
Je me demande seulement quel type de pressions je subirais, à titre de député, si mon whip me disait de signer un document, car nos fonctions ici à la Chambre — et tout le reste — sont déterminées par le bureau du whip. Qu'il s'agisse de faire partie d'un certain comité ou qu'il s'agisse de devenir ministre ou secrétaire parlementaire, d'énormes pressions s'exerceraient sur les députés parlementaires. Il suffirait d'établir la liste des députés qui n'ont pas signé ce contrat et de voir ce qu'ils font maintenant. Ce serait une enquête intéressante.
Ces questions ont été posées au gouvernement, mais il n'a pas réagi. Nous nous trouvons actuellement dans une situation préélectorale. Nous voyons le premier ministre dépenser l'argent des contribuables à gauche et à droite. Comme je l'ai dit, les budgets des bureaux des députés doivent servir à nos électeurs. La situation actuelle a été organisée par l'entremise d'un bureau de ministre, dans le cadre d'une directive du whip à d'autres ministres et députés, et si c'est vrai, monsieur le président, il y a conflit d'intérêts. Le fait que des ministres libéraux entretiennent des relations avec une entreprise et qu'ils obligent des députés à signer des contrats avec un ami personnel du premier ministre pour des services qui sont apparemment assurés par une autre entreprise représente un abus scandaleux des privilèges qui nous sont accordés ici, monsieur le président.
Comme le dit M. Barrett, cette situation découle peut-être d'un simple malentendu. Je pense que les Canadiens méritent de savoir où va l'argent de leurs impôts, et étant donné les antécédents du premier ministre actuel, nous devons aller au fond des choses le plus rapidement possible.
Thank you very much, Mr. Chair.
I want to thank Mr. Barrett for bringing this up. This really speaks to the fundamental transparency of our electoral system. I was extremely concerned when I read about this in The Globe and Mail, especially now as we are wading towards an unnecessary election. Canadians deserve to know where their money is going. It's very clear that Mr. Pitfield is a partisan actor here. He did the work for the Liberal Party in the 2015 and 2019 political campaigns, and my understanding is that he is going to be doing the same thing again. However, he is being paid by Liberal members out of their operating budgets. As Mr. Barrett pointed out, and what many Canadians don't understand, is that our operating budgets are for our constituents.
In my office we look after seniors, veterans, people who are looking for benefits, and immigration. To have their taxpayer dollars, especially during this pandemic, going for partisan purposes is something that concerns everyone, because it does speak to the fundamental transparency of our system. What's extremely disturbing to me is what appears to be the connection here, in that these are more Liberal insiders. In other words here's Mr. Pitfield, who is one of the Prime Minister's best friends. Let's just talk about this relationship here. He grew up with him. Their fathers were best friends. He went to that illegal vacation with the Prime Minister and his wife, with his wife, who was the leader of the Liberal Party of Canada. Then we find out through the media about these secret agreements, these contracts. Even Liberal MPs don't even know what his company is doing. We have a copy of the contract with the company that is supposed to be doing it, NGP VAN, and we found out that there was a centralized campaign that was steered by the party whip. Mr. Barrett clearly pointed out—and I don't think Canadians realize who the party whip is—that the party whip is the guy who has the whip. He tells you about discipline, about what to do and what not to do, and when he presents a contract to members to sign, as The Globe and Mail reported, 97% of Liberal MPs signed that thing.
I just wonder what kind of pressure there would be for me as a member of Parliament if my whip came up and said, “sign this”, because our functions here at the House and everything is determined by the whip's office. Whether we're sitting on a certain committee or whether it's in terms of the influence to become a minister or a parliamentary secretary, the pressure on members of Parliament would be enormous. I would just look at which members of Parliament didn't sign this and what they're doing right now. That will be interesting as we investigate this further.
The government has been asked these questions, and it hasn't been forthcoming. The situation we're in right now is one of pre-election. We see the Prime Minister going out and spending taxpayers' money right, left, and centre. As I said, members' operating budgets are for our constituents. This is something that was organized through a minister's office, through the whip directive to other ministers and members of Parliament, and if this is true, Mr. Chair, a conflict of interest has occurred. Liberal ministers having a relationship with a company and forcing contracts to be signed between members of Parliament and a personal friend of the Prime Minister for services that apparently are being covered by another company is an outrageous abuse of our privileges here, Mr. Chair.
This is something on which, as Mr. Barrett says, there may just be a miscommunication. I think Canadians deserve to know where their tax dollars are going, and given the history of this Prime Minister, we need to get to the bottom of it as quickly as possible.
Voir le profil de Chris Warkentin
PCC (AB)
Monsieur Boulerice, vous avez la parole.
Mr. Boulerice.
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