Merci, monsieur Cullen.
Il est essentiel que nous obligions les constructeurs d'automobiles du Canada à produire des véhicules plus efficaces et moins polluants, non seulement dans le cadre de notre stratégie de mise en oeuvre de l'accord de Kyoto, mais aussi dans le cadre d'une stratégie générale nationale de lutte contre la pollution atmosphérique.
Les constructeurs d'automobiles canadiens se défendent en disant qu'ils seraient les seuls sur la planète à fabriquer de tels véhicules et qu'ils ne peuvent produire des véhicules uniquement pour nous. Eh bien, c'est parfait, ils n'auront pas à le faire. L'Oregon a adopté les normes de la Californie. La Californie s'est bien sûr alignée sur ses propres normes. Un certain nombre d'autres États américains s'engagent également dans cette direction, dont New York.
On sait que les gens voyagent de plus en plus et qu'il y a à chaque année un nombre croissant de véhicules sur les routes... l'efficacité énergétique moyenne des automobiles est demeurée stable depuis la fin des années soixante-dix. Si l'on tient compte de l'incroyable évolution technologique qu'a connue le secteur de l'automobile, cette statistique est renversante. Nous aurions très bien pu...
Oui, il en coûterait plus cher pour acheter ces véhicules efficaces. Il y a d'ailleurs un débat à ce sujet en Californie. Il en coûterait de 1 000 $ à 3 000 $ de plus pour acheter ces véhicules efficaces. Si l'on tient compte de ce que le Canadien moyen parcourt environ 16 000 kilomètres par année, ces frais sont recouvrés si rapidement que ce n'est pas un problème.
À vrai dire, notre approche à ce sujet, comme dans d'autres secteurs, a consisté à négocier des mesures volontaires avec les fabricants d'automobiles. Eh bien, cela ne marche pas. Nous n'obtenons pas de résultat. Nous ne ferons pas de progrès tant que le gouvernement ne dira pas aux constructeurs d'automobiles au Canada que nous pouvons négocier, mais qu'ils peuvent compter sur le fait qu'en cas d'échec des négociations, le gouvernement fédéral va légiférer.
Sinon, nous n'en sortirons jamais.