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Steven Guilbeault
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Steven Guilbeault
2005-02-10 12:29
Merci, monsieur Cullen.
Il est essentiel que nous obligions les constructeurs d'automobiles du Canada à produire des véhicules plus efficaces et moins polluants, non seulement dans le cadre de notre stratégie de mise en oeuvre de l'accord de Kyoto, mais aussi dans le cadre d'une stratégie générale nationale de lutte contre la pollution atmosphérique.
Les constructeurs d'automobiles canadiens se défendent en disant qu'ils seraient les seuls sur la planète à fabriquer de tels véhicules et qu'ils ne peuvent produire des véhicules uniquement pour nous. Eh bien, c'est parfait, ils n'auront pas à le faire. L'Oregon a adopté les normes de la Californie. La Californie s'est bien sûr alignée sur ses propres normes. Un certain nombre d'autres États américains s'engagent également dans cette direction, dont New York.
On sait que les gens voyagent de plus en plus et qu'il y a à chaque année un nombre croissant de véhicules sur les routes... l'efficacité énergétique moyenne des automobiles est demeurée stable depuis la fin des années soixante-dix. Si l'on tient compte de l'incroyable évolution technologique qu'a connue le secteur de l'automobile, cette statistique est renversante. Nous aurions très bien pu...
Oui, il en coûterait plus cher pour acheter ces véhicules efficaces. Il y a d'ailleurs un débat à ce sujet en Californie. Il en coûterait de 1 000 $ à 3 000 $ de plus pour acheter ces véhicules efficaces. Si l'on tient compte de ce que le Canadien moyen parcourt environ 16 000 kilomètres par année, ces frais sont recouvrés si rapidement que ce n'est pas un problème.
À vrai dire, notre approche à ce sujet, comme dans d'autres secteurs, a consisté à négocier des mesures volontaires avec les fabricants d'automobiles. Eh bien, cela ne marche pas. Nous n'obtenons pas de résultat. Nous ne ferons pas de progrès tant que le gouvernement ne dira pas aux constructeurs d'automobiles au Canada que nous pouvons négocier, mais qu'ils peuvent compter sur le fait qu'en cas d'échec des négociations, le gouvernement fédéral va légiférer.
Sinon, nous n'en sortirons jamais.
Steven Guilbeault
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Steven Guilbeault
2005-02-10 12:35
Il y a deux choses dont il faut tenir compte. Ce que nous préconisons, c'est une approche progressive. Il n'est pas question de causer un bouleversement massif dans un secteur de l'économie du Canada. Ce n'est pas ce que nous réclamons. Nous pourrions envisager des mesures comme celles élaborées par la CPE pour permettre une transition équitable. S'il y a des emplois perdus dans certains secteurs, donnons de la formation aux travailleurs touchés afin qu'ils puissent travailler dans d'autres secteurs.
Je me souviens qu'en 2002, à l'époque où l'on débattait la question de savoir si le Canada devrait ratifier ou non l'accord de Kyoto, Industrie Canada avait publié une étude montrant que, selon les différents scénarios de mise en oeuvre de l'accord de Kyoto, le secteur de l'énergie renouvelable du Canada pourrait afficher des recettes annuelles de sept à hui milliards de dollars si l'accord de Kyoto était mis en oeuvre convenablement. Il existe donc un potentiel certain de création d'emplois. Il existe aussi un potentiel de créer de la richesse. Il faut simplement appliquer l'accord convenablement.
Steven Guilbeault
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Steven Guilbeault
2005-02-10 12:38
Je crois qu'ils essaient d'avoir le beurre et l'argent du beurre. C'est bien l'expression consacrée? C'est un peu ce que disait M. Bigras tout à l'heure. Si nous utilisions l'année 1990 comme année de référence, ces efforts pourraient être reconnus, mais ces entreprises ou ces secteurs réclament qu'on utilise l'année 2010 comme année de référence pour mesurer l'intensité de la réduction des émissions, ce qui a pour effet d'annuler tous les efforts qu'ils ont déployés.
S'ils adoptaient l'approche dont nous avons parlé tout à l'heure, tous ces efforts seraient reconnus, mais puisqu'ils réclament l'année 2010 comme année de référence, ces efforts ne sont plus pris en compte.
Steven Guilbeault
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Steven Guilbeault
2005-02-10 12:41
Comme je l'ai déjà dit, je suis un spécialiste des sciences sociales, mais j'ai fait mention de la NASA—vous en avez peut être entendu parler—d'Environnement Canada, du groupe d'Experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, du Pentagone, du Centre de météorologie britannique, du Centre météorologique de Chine, du Centre météorologique du Japon, du Centre météorologique européen, du Centre météorologique d'Allemagne... Un très grand nombre d'organisations mondiales—entre autres le Centre météorologique mondial—reconnaissent qu'il y a un changement climatique, qu'il est en train de se produire et qu'il est en grande partie due à l'activité humaine. Si vous voulez me questionner sur mes lettres de créance, vous pouvez aussi le faire sur les leurs.
Steven Guilbeault
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Steven Guilbeault
2005-02-10 12:43
Ce n'est pas ce que je dis. Je dis que les changements climatiques font l'objet d'un débat scientifique constant. À l'heure actuelle, il y a consensus sur le fait que ce changement climatique est en train de se produire, que nous en sommes la cause, et que par conséquent, nous devrions élaborer des politiques pour corriger la situation, ce qui, comme d'autres l'ont signalé, nous permettra également de régler d'autres problèmes écologiques.
Je ne dis pas que nous devrions cesser le débat ou qu'on devrait empêcher les gens d'exprimer d'autres points de vue. Ce que je dis, c'est qu'il y a un consensus international sur cette question dont j'ai déjà parlée. Je ne dis pas qu'il faille cesser... Il ne faut pas empêcher ceux qui pensent autrement d'exprimer leur opinion. En fait, j'ai lu bon nombre d'articles du Prof. Patterson dans diverses publications canadiennes, mais surtout dans les journaux. Il arrive manifestement à exprimer son opinion, tout comme j'exprime la mienne et c'est là qu'en est actuellement le débat.
Steven Guilbeault
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Steven Guilbeault
2005-02-10 12:49
Je trouve qu'Albert Einstein nous serait actuellement d'une grande utilité. Il a dit que les problèmes graves auxquels nous sommes confrontés ne peuvent pas être résolus à un niveau de réflexion identique à celui qui les a suscités. C'est exactement le cas avec le changement climatique.
Pourquoi ne recueille-t-on pas tout le méthane qui est libéré par nos sites d'enfouissement? Je n'en sais rien. Dans la plupart des cas, c'est une mesure économique ou du moins presque rentable. Toronto réduira de cette façon ses émissions de gaz à effet de serre de quelques 20 p. 100.
Mais à mon avis, l'accord de Kyoto devrait nous obliger à revoir tout ce que nous faisons et à trouver des moyens innovateurs d'améliorer notre santé et nos conditions de vie sans nuire à la planète. C'est de cela qu'il est question.
Le gouvernement fédéral peut jouer un rôle très important dans ce domaine en étant un chef de file, en montrant la voie. Malheureusement, cela n'a pas été le cas jusqu'à présent. Nous acceptons de ratifier l'accord de Kyoto, mais parallèlement, nous ne voulons pas mettre en place de mesures qui obligeraient un secteur de l'économie à réduire ses émissions. Nous tenons un double discours, et c'est un problème.
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Steven Guilbeault
2005-02-10 12:52
Merci, monsieur Simard.
Je pense que même au sein du gouvernement fédéral, on reconnaît que l'approche adoptée dans ce dossier en 1992 ne fonctionne pas. Les fonctionnaires fédéraux admettent maintenant que les approches que nous prônons, celles de la carotte et du bâton, sont bonnes, mais il y a aussi toute la question de la fiscalité. Le gouvernement fédéral sait maintenant qu'il va devoir mettre en oeuvre ce genre de choses.
De notre côté, nous allons continuer à exercer beaucoup de pression sur le gouvernement fédéral. Les Canadiens et les Canadiennes sont préoccupés par la question des changements climatiques et ont à coeur la mise en oeuvre du Protocole de Kyoto. Un sondage Léger Marketing rendu public lundi par la Presse canadienne démontre que plus de 80 p. 100 des Canadiens, si ma mémoire est bonne, souhaitent la mise en oeuvre du Protocole de Kyoto. À cet égard, on va au-delà des voeux pieux. Lors du sondage Léger Marketing, on disait aux gens qu'ils devaient prendre conscience du fait qu'ils allaient être mis à contribution. On leur disait qu'ils allaient devoir réduire leurs émissions et faire leur part. Pourtant, il y a 80 p. 100 des gens au Canada qui ont dit oui. Ils ont dit qu'il fallait mettre en place des mesures plus contraignantes et aller de l'avant. Dans certaines provinces, comme le Québec, l'appui à ce type de proposition est de l'ordre de 92 p. 100. Ce n'est pas l'unanimité, mais on s'en approche drôlement.
Je crois que le gouvernement fédéral n'a d'autre choix que celui-là.
Steven Guilbeault
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Steven Guilbeault
2005-02-10 12:58
Merci, monsieur Watson.
Le Syndicat canadien de l'automobile ne serait pas d'accord avec vous puisqu'il a souscrit au programme néo-démocrate sur la voiture verte et il a un programme qui appelle une norme extrêmement rigoureuse pour la consommation d'essence des véhicules vendus au Canada. C'est un programme qui a été lancé, si je ne me trompe pas, il y a environ un an et demi ou deux ans; il nous ferait plaisir de fournir au comité ce document, qui a reçu l'appui du Syndicat canadien de l'automobile.
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