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Lib. (ON)
Merci, madame la présidente.
Je remercie tous les témoins d'être des nôtres aujourd'hui.
Ma question s'adresse à Nafisah Chowdhury.
Vous avez dit dans votre déclaration que la haine et le racisme sont une maladie que nous devons enrayer. Une étude récente a révélé que plus de 6 000 canaux, pages et comptes d'extrémisme de l'extrême droite sur les médias sociaux sont reliés aux Canadiens. J'ai parlé à des membres de notre Centre culturel islamique de Peel, à d'autres groupes de la communauté musulmane et à de nombreux groupes ethniques, qui m'ont fait part de leurs inquiétudes au sujet de ces groupes extrémistes de droite.
Croyez-vous que l'environnement toxique en ligne contribue aux récents incidents de haine? Quelles sont vos recommandations pour lutter contre cela?
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Lib. (ON)
Merci.
Ma prochaine question s'adresse à la représentante de la communauté de l'Ahmadiyya. Nous avons une communauté ahmadie engagée ici à Brampton. Je salue le travail qu'elle fait à l'échelle du Canada dans la lutte contre la haine. Nous avons une clinique de vaccination à Masjid Moubarak... qui recueille des fonds pour la communauté, et nous apprécions toujours son travail.
Cependant, madame Choudhry, un autre aspect de cette étude porte sur la cyberintimidation, qui est plus fréquente chez les jeunes Canadiens. Connaissez-vous de jeunes membres de votre communauté qui sont victimes de cyberintimidation en raison de leur religion?
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Lib. (ON)
Merci, monsieur le président.
Je pense que c'est une motion très importante, et j'espère que les autres membres du Comité l'appuieront.
Comme bon nombre d'entre vous le savent, ma circonscription, Brampton-Sud, a subi les conséquences de cette pandémie. Grace Manor, l'un des établissements de soins de longue durée de l'Ontario, a eu besoin de l'aide des forces armées au début de la pandémie, et le rapport que les FAC ont produit contenait des descriptions choquantes. Cet enjeu préoccupe profondément les Canadiens.
Monsieur le président, je me dois d'expliquer pourquoi j'ai ajouté ma signature de députée locale à cette lettre et pourquoi je crois que tous les membres du Comité devraient appuyer cette motion. Grâce au travail dévoué d'un groupe de familles de résidents en soins de longue durée, de nombreuses descriptions ont émergé d'un établissement de soins de longue durée de ma circonscription. Premièrement, un reportage a signalé récemment qu'un membre du personnel refusait d'administrer les médicaments aux résidents. Deuxièmement, des résidents sont morts de déshydratation. Dans ma circonscription, monsieur le président, des résidants sont morts de déshydratation. Cela s'est produit après la publication du rapport des Forces armées canadiennes, monsieur le président.
Vendredi dernier, dans ma circonscription, des familles de résidents en soins de longue durée ont organisé une protestation, car ils s'inquiétaient pour leurs proches, pour leurs parents et pour leurs grands-parents. Cela s'est produit en juin 2021, un an et demi après le début de la pandémie.
Monsieur le président, je suis convaincue que tous les membres du Comité sonneraient l'alarme si cela se produisait dans leur circonscription ou dans leur province. Bon nombre d'entre nous ont rencontré des familles et des dirigeants de collectivités, comme les Canadiens de l'association des soins de longue durée. En réponse à cette motion, ils ont dit qu'ils étaient vraiment heureux que nous la présentions. L'Association canadienne des soins de longue durée est prête à l'appuyer. Les gens tiennent à ce que nous prenions au sérieux cet enjeu des soins de longue durée.
J'aimerais vous faire part de la raison la plus importante pour laquelle le Comité doit entreprendre cette étude en priorité. Selon l'outil de suivi de la COVID‑19 en soins de longue durée de l'Institut national sur le vieillissement, les résidents de ces foyers représentaient seulement 4 % des cas positifs en Ontario. Cependant, 42 % des décès liés à la COVID‑19 dans la province ont eu lieu chez les résidents des foyers de soins de longue durée. À l'échelle nationale, ce chiffre s'élève à 59 %, même s'il ne représente que 6 % des cas positifs. C'est scandaleux.
Lorsqu'une majorité de décès manifeste un point commun, nous nous devons de l'examiner dans le cadre de notre étude sur la COVID. Les aînés et les autres résidents de ces foyers comptent parmi les Canadiens les plus vulnérables, et le gouvernement provincial a l'obligation de diligence de s'occuper d'eux, ce qui a été grandement négligé pendant la pandémie.
Nos aînés n'ont pas seulement bâti notre pays, ils l'ont aussi défendu. Des générations de Canadiens courageux de toutes les couches de la société se sont portées volontaires pour servir notre pays et se sont sacrifiées pour cela. Des centaines de milliers de gens se sont battus, et un grand nombre d'entre eux continuent à servir, alors nous sommes responsables de les aider.
Le virus de la pandémie de COVID‑19 les a touchés de façon disproportionnée, surtout s'ils vivent dans des établissements de soins de longue durée. Certains aînés sont restés complètement seuls pendant une très longue période. Ils sont séparés de leur famille et de leur collectivité. Nous avons entendu des récits, monsieur le président, de personnes âgées qui ne pouvaient pas voir de membres de leur famille qui parlaient leur langue, ce qui les rendait extrêmement vulnérables. On entend beaucoup de ces tristes récits. Les mesures imposées par la santé publique ont obligé de nombreux aînés à compter sur des amis, sur des proches ou sur des services communautaires pour obtenir de la nourriture et des médicaments.
Au cours de la première vague de la pandémie, au Canada, on a signalé une éclosion dans plus d'un établissement de soins de longue durée sur trois. Ces résidences n'étaient tout simplement pas prêtes à faire face à une grave éclosion virale comme celle‑ci. On comprend cela dans une certaine mesure. Le virus de la COVID n'existait même pas il y a deux ans, et il se propage plus facilement que les virus habituels. La grande majorité d'entre nous n'a pas vu cela venir, mais il faut que nous sachions comment nous préparer pour l'avenir.
La plupart des gens s'attendaient à ce que les établissements familiaux, comme les foyers de soins de longue durée, sachent quelles mesures de contrôle appliquer en cas d'infection et suivent des procédures de prévention qui auraient réduit le risque de ce virus. Ce n'était manifestement pas le cas. On a beaucoup parlé des pratiques de travail dans ce secteur, du fait que les préposés aux bénéficiaires doivent accumuler des quarts de travail à temps partiel dans plusieurs résidences ainsi que les conditions de travail qui ne les encouragent pas à rester. J'ai rencontré de nombreux représentants de ces professionnels, qui m'ont tous décrit des conditions qui nuisent au moral des travailleurs et à la stabilité d'emploi sur le terrain.
Ils m'ont aussi parlé des répercussions qu'a la pandémie sur le personnel. Tout le monde sait qu'en Ontario, les établissements de soins de longue durée sont criblés de problèmes depuis des décennies. Malgré cela, peu de temps avant le début de la pandémie, le gouvernement provincial a réduit les budgets des soins de longue durée et des services de soins de santé, ce qui a entraîné une diminution de l'inspection des établissements et des problèmes de dotation dans toute la province.
Nous pouvons tous espérer que la pandémie a sonné l'alarme qui entraînera enfin des améliorations à court et à long terme dans les établissements de soins de longue durée, mais il faut élaborer une feuille de route. Après les tragédies dont nous avons été témoins, les Canadiens veulent que le gouvernement fédéral collabore avec les provinces et les territoires pour résoudre ce problème qui relève de leur compétence.
J'ai reçu des centaines de courriels de mes électeurs à ce sujet, et je reçois encore beaucoup d'appels en ce moment. On a beaucoup parlé des établissements publics ou privés, sans but lucratif ou à but lucratif. En Ontario, on a enregistré beaucoup plus de décès dans les résidences à but lucratif que dans les établissements publics. Certains partis ont suggéré que l'on élimine complètement les résidences à but lucratif. Toutefois, ces problèmes ne se sont pas manifestés dans toutes les provinces, et cet écart entre les taux de mortalité, entre ces modèles, est moins important. Nous devrions entendre des témoignages sur les avantages et les inconvénients de chaque modèle. Il faut que nous étudiions cette question.
Je sais que certains pensent que le gouvernement fédéral n'a aucun rôle à jouer dans ce dossier, surtout au Québec. J'ai dit plus tôt que 59 % des décès attribuables à la COVID au Canada se sont produits dans des établissements de soins de longue durée, mais que 72 % d'entre eux ont eu lieu au Québec, qui affiche le pourcentage le plus élevé de toutes les provinces et de tous les territoires. C'est pourquoi, depuis le début, nous travaillons avec toutes les provinces et tous les territoires, y compris avec le Québec et l'Ontario.
Aujourd'hui, ma collègue, Mme O'Connell, a fait référence à un article affiché au site Web de Radio-Canada présentant les résultats de l'enquête sur la situation des soins de longue durée au Québec pendant la première vague. Je l'ai lu il y a quelques minutes et j'ai été scandalisée. Cette enquête indique que les autorités québécoises ont cru pendant des semaines qu'il n'y avait pas de transmission asymptomatique, ce qui a permis au virus de se propager sans qu'on le détecte. Comme Mme O'Connell l'a mentionné, ce rapport découle d'une enquête du coroner.
La coroner Géhane Kamel a déclaré que l'enquête n'avait pas pour but de déterminer la culpabilité, mais plutôt de formuler des recommandations pour prévenir de futures tragédies.
Je suis d'accord avec elle. Notre étude n'aura pas pour but de blâmer des provinces, mais de collaborer de très près avec elles. C'est pourquoi nous devrions mener notre propre étude sur cet enjeu afin de formuler des recommandations sur la façon dont le gouvernement fédéral devra réagir.
Pour en revenir à ce rapport, on y révèle des choses troublantes. Pour les Canadiens qui nous regardent depuis chez eux, si cela vous trouble, je vous recommande de me mettre en sourdine pendant environ une minute.
Je vous présente des faits établis dans le cadre de cette enquête. Il y avait une pénurie d'équipement d'oxygène. Le rapport indique que personne ne s'était occupé des cadavres pendant des heures et que le personnel qui manifestait les symptômes de la COVID‑19 continuait à travailler. Un préposé n'a pas pu se soumettre à un test de dépistage de la COVID, bien qu'il ait perdu le sens de l'odorat deux jours plus tôt et qu'il présente des symptômes semblables à ceux de la grippe. On lui a dit qu'il ne pouvait pas être testé parce qu'il n'avait pas voyagé à l'étranger. Enfin, une infirmière a dit à l'auteur de cet article que la situation était « un vrai film d'horreur ». Une autre infirmière a dit que les salons funéraires tardaient à recevoir les cadavres.
Monsieur le président, je suis vraiment désolé de présenter ce rapport horrible du Québec aujourd'hui. Comment pourrions-nous refuser de travailler avec le Québec et avec toutes les provinces et tous les territoires?
Les chercheurs de l'Institut national sur le vieillissement ont également constaté que le nombre de décès dans les établissements de soins de longue durée au Canada était trois fois plus élevé que celui des autres pays de l'OCDE. Il n'est pas surprenant, monsieur le président, que la plupart des Canadiens craignent d'être transférés dans un établissement de soins de longue durée quand ils vieillissent, maintenant qu'ils ont vu ce qui s'est passé pendant cette pandémie.
Les forces armées ont fait rapport des conditions qui prévalent dans les foyers de SLD de ma circonscription, et j'aimerais rappeler aux membres du Comité ce qu'ils ont constaté.
Des membres des Forces armées canadiennes ont aussi apporté leur aide à des établissements de soins de longue durée. La Croix-Rouge canadienne continue à les aider. Ces personnes ont accompli un travail crucial en aidant nos parents, nos grands-parents et nos aînés. Pour cela, nous leur devons nos plus sincères remerciements.
J'ai mentionné ces choses plus tôt, mais les détails sont importants, monsieur le président. On a constaté que les membres du personnel passaient d'unités de COVID à d'autres unités sans changer leur EPI, qui était contaminé. Ils ne suivaient pas les politiques de base de prévention des infections comme de se laver les mains entre chaque interaction avec des patients et ils nettoyaient leurs gants avec un désinfectant pour les mains au lieu d'enfiler de nouveaux gants. Les plaies n'étaient pas traitées de façon stérile. Les médicaments n'étaient pas bien documentés. Le personnel était agressif en repositionnant les patients et n'aidait pas les résidents pendant les repas. Les membres du personnel inscrivaient que les résidents refusaient de manger au lieu de les aider. Ils laissaient de la nourriture dans la bouche de résidents endormis. C'était au début de la pandémie. Je décris ici l'établissement décrit dans le rapport où les conditions étaient les pires.
Toutefois, le ministère des Soins de longue durée a continué d'enquêter sur ce foyer. En mars, il a constaté que le propriétaire de l'établissement avait omis de documenter l'apport de liquide de trois résidents. L'un d'entre eux est mort de déshydratation. À la suite d'une enquête menée séparément, une infirmière qui y travaillait fait maintenant face à 11 accusations pour avoir omis de fournir les nécessités de la vie en négligeant d'administrer des médicaments aux résidents.
Monsieur le président, ces actes sont irresponsables. Le fait de ne pas avoir apporté d'améliorations substantielles après la première vague tragique est un acte dangereusement irresponsable. À l'heure actuelle, le Canada doit être prêt à offrir une formation supérieure et à financer davantage de préposés aux bénéficiaires, même en période ordinaire. Nous avons une population vieillissante, et les aînés veulent rester chez eux le plus longtemps possible. Ils le désirent plus que jamais après avoir entendu les descriptions désastreuses des établissements de soins de longue durée.
Nous devons apporter des améliorations dans ce domaine aux conditions de travail, à la rémunération et au respect des préposés et des bénéficiaires. C'est un domaine majoritairement féminin, souvent composé d'immigrantes et de personnes de couleur. Ces travailleuses doivent se sentir appréciées pour que les meilleures d'entre elles restent dans la profession et que les travailleurs médiocres ne puissent plus y rester. Nous avons désespérément besoin de travailleurs.
Le Centre de soins d'Eatonville, à Etobicoke, est un autre établissement mentionné dans le rapport des FAC. Parmi les problèmes relevés, mentionnons le fait que les patients atteints de la COVID n'étaient pas isolés, qu'on les laissait la même chambre que des patients dont le test avait donné des résultats négatifs. On leur permettait de se promener, ce qui risquait de propager la COVID dans tout l'établissement.
Ces gens appliquaient une culture générale qui consistait à ne pas utiliser les fournitures, y compris l'EPI de base, parce que tout cela coûtait cher. Le rapport décrivait également un grave manque de personnel pendant la journée, alors les patients ne recevaient pas le soutien qu'il leur fallait. Le moral était bas, et le bien-être du personnel était à risque. On a compté près d'une douzaine d'infections fongiques causées par des cathéters mal utilisés et un manquement flagrant à certaines ordonnances récurrentes, comme de vérifier régulièrement les signes vitaux des patients ou de les retourner, dans certains cas, sous prétexte qu'on risquait de les réveiller.
On a également relevé des comportements abusifs et agressifs, des commentaires dégradants ou inappropriés adressés aux résidents ainsi que des rapports inexacts présentés aux familles des patients sur leur état et sur leur alimentation, sur leur niveau de douleur et sur leur état général.
À l'établissement Hawthorne Place Care Centre de North York, on n'effectuait que peu ou pas de désinfection avant d'installer un cathéter, et l'on a signalé une grave contamination fécale dans de nombreuses chambres de patients. Il y avait une grave pénurie d'infirmières autorisées, surtout pendant les week-ends. On a constaté une terrible détérioration des normes de propreté en soins de longue durée. Le personnel a affirmé que certains résidents n'avaient pas été nourris depuis plusieurs semaines. On a vu des patients nourris de force et déshydratés, ce qui a causait des étouffements et de l'aspiration. On a remarqué qu'un cathéter était encore en place trois semaines après la date de changement requise.
Nous devons également examiner les différentes façons dont les gouvernements provinciaux ont réagi à la crise dans ces établissements. En Ontario, la province avait promis d'embaucher des gens dans les établissements de soins de longue durée après les observations catastrophiques de la première vague, mais aucune amélioration importante ne s'est concrétisée. Au début de la deuxième vague, ces établissements n'étaient toujours pas prêts à faire face à une éclosion totale. Bien que l'on ait averti le gouvernement provincial qu'il fallait immédiatement embaucher et former plus d'experts en prévention des infections et des milliers de préposés aux bénéficiaires, il a réagi avec beaucoup de lenteur.
Nous devons nous attaquer à ce problème dans l'intérêt des bénéficiaires de soins de longue durée et de leurs familles. Je souligne qu'il n'est jamais trop tard pour étudier cela. Il n'est jamais trop tard pour parler de ces problèmes, qui ne se régleront pas de sitôt. Ces tragédies ne sont pas derrière nous. Elles se produisent encore aujourd'hui, non pas à Vancouver ou à Calgary, mais dans ma circonscription, à Brampton-Sud. C'est pourquoi mes électeurs m'ont envoyée ici pour parler en leur nom. Je le fais maintenant avec fierté et j'en assume la pleine responsabilité. Nous avons tous cette responsabilité.
J'aimerais maintenant parler du bilan de notre gouvernement afin d'en informer les membres de ce comité et les Canadiens qui nous regardent. Notre position est claire. Les résidents des établissements de soins de longue durée méritent des soins sûrs et de qualité, et ils méritent d'être traités avec dignité. La pandémie a mis en lumière des problèmes systémiques qui persistent dans les établissements de soins de longue durée partout au pays. Dans l'énoncé économique de l'automne 2020, le gouvernement a promis de verser 1 milliard de dollars dans le Fonds pour la sécurité des soins de longue durée afin que nos aînés et leurs aidants naturels soient bien protégés et soutenus. De plus, dans le budget de 2021, nous avons investi 3 milliards de dollars pour établir des normes nationales sur les soins de longue durée.
Pour vous donner une idée de ce que le budget de 2021 prévoit pour les aînés du Canada, je vais énumérer quelques mesures.
Le budget de 2021 propose d'accorder à Emploi et Développement social Canada 90 millions de dollars sur trois ans, à partir de 2021-2022, pour lancer l'Initiative pour vieillir dans la dignité à la maison. Cette initiative aidera les organismes communautaires à fournir un soutien pratique aux aînés vulnérables à faible revenu afin de les aider à vieillir chez eux, par exemple en jumelant les aînés avec des bénévoles qui les aideront à préparer des repas, à entretenir leur maison, à faire des courses, à prendre soin de leur jardin et à se déplacer.
Cette initiative appuierait également des projets régionaux et nationaux qui aident à élargir les services qui ont déjà permis d'aider les aînés à rester chez eux.
Par exemple, le portail de connaissances peut les aider à accéder aux services locaux qui leur sont offerts, ou fournir un soutien pratique aux organismes en leur offrant de l'information, des ressources et des séances de formation.
Notre position est claire. Les personnes qui vivent dans des établissements de soins de longue durée méritent des soins sécuritaires et de qualité et d'être traitées avec dignité. Comme je l'ai déjà dit, la pandémie a jeté de la lumière là-dessus. Le budget de 2021 propose d'accorder à Statistique Canada 41,3 millions de dollars sur six ans et 7,7 millions par la suite, à compter de 2021‑2022, afin d'améliorer l'infrastructure et la collecte de données sur les services de soutien, les soins primaires et les produits pharmaceutiques.
Nous avons investi à chaque étape du processus et soutenu régulièrement nos aînés en leur fournissant les fonds nécessaires pour garantir leur sécurité. Toutefois, nous devons continuer d'agir. Nous devons continuer d'appuyer les Canadiens et les foyers de soins de longue durée, et nous pouvons le faire grâce à cette motion. Nous pouvons faire des recommandations.
Nous avons tous beaucoup de chance d'être Canadiens. Notre rythme de vaccination est des meilleurs au monde, et nous sommes au premier rang des pays du G7, du G20 et de l'OCDE pour le nombre de premières doses administrées et la rapidité avec laquelle nous nous rattrapons pour les deuxièmes doses.
Si le Canada est un pays merveilleux, c'est bien grâce aux Canadiens qui vivent ici et qui, pendant des générations, ont travaillé fort pour faire de notre pays l'un des meilleurs où il fait bon vivre. Des gens qui ne cherchaient qu'à travailler dur pour prospérer et offrir tout ce qu'il y avait de meilleur à leur famille et à leur collectivité nous sont venus du monde entier. Ils ont bâti ce pays d'un océan à l'autre. Les aînés du Canada ont tout donné pour nous léguer un pays qui nous propulsera vers un lendemain exemplaire sous le signe de la prospérité et des valeurs canadiennes qui nous guident dans nos relations avec d'autres pays.
Nous devrions tous réfléchir à l'immense contribution des aînés canadiens à l'édification de notre pays. Ce sont des amis, des proches, des voisins, des collègues et des modèles à imiter. Ils ont jeté les assises d'une vie meilleure pour des millions de Canadiens.
Du côté des libéraux, nous reconnaissons la contribution des aînés du Canada à notre pays. Ce n'est pas tout le monde dans cette industrie qui est un mauvais acteur, monsieur le président. Il y a des tas de gens dévoués et attentionnés qui travaillent dans des circonstances difficiles et épuisantes sur le plan émotionnel, mais il y a un besoin urgent de réforme. Le gouvernement fédéral a un rôle à jouer pour protéger la santé et la sécurité de tous les Canadiens. Les enfants et les familles des bénéficiaires de soins de longue durée le demandent depuis plus d'un an, et nous leur devons d'étudier ce dossier en profondeur.
À présent que nous rebâtissons notre économie et que nous amorçons notre reprise, puisons nos forces dans la résilience, la détermination et la compassion que nous ont léguées nos aînés. Nous leur devons notre gratitude. Nous devons être là pour ceux qui nous ont élevés et qui ont bâti ce pays.
C'est pourquoi les députés libéraux du Comité ont présenté cette motion. C'est pour dire aux aînés du Canada qu'ils méritent absolument des soins de qualité et sécuritaires et d'être traités avec dignité.
Écoutons ce que les familles ont à dire. Écoutons les travailleurs. Étudions la question.
C'est une question très importante. Nous devons l'étudier et formuler des recommandations. Nos aînés sont là qui attendent. Les Canadiens nous regardent. Monsieur le président, c'est notre responsabilité.
Merci, monsieur le président.
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Lib. (ON)
Monsieur le président, en ce qui concerne le rappel au Règlement que Mme O'Connell vient de faire, je viens de justifier le besoin d'une étude. Il y a des protestations dans ma circonscription. D'autres députés ne pensent pas qu'il s'agit d'une question importante. J'ai prononcé le discours pour expliquer mon point de vue. Les soins de longue durée dans ma circonscription sont un enjeu très important, et les événements qui s'y sont produits ont soulevé un véritable tollé, qui se poursuit à l'heure qu'il est. Je sais qu'il y a...
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Lib. (ON)
J'aimerais une précision, monsieur le président. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Mme O'Connell a proposé une motion.
Je veux demander aux députés s'ils ne trouvent pas la question importante. Je voudrais savoir ce qu'il est advenu de la motion que nous avons présentée sur les soins de longue durée. Nous voulons tous les étudier pour formuler des recommandations. La question est au rouge vif dans ma circonscription.
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Lib. (ON)
Merci, monsieur le président.
Merci, madame la ministre, de vous joindre à nous avec vos collaborateurs. Merci pour tout le travail que vous et votre équipe accomplissez.
Dans mes questions, j'ai l'intention de me concentrer sur ce qui compte pour les Canadiens. En ce moment même, les familles des bénéficiaires de soins de longue durée protestent contre la situation de leurs parents et de leurs grands-parents dans les établissements de soins de longue durée en Ontario. C'est ce qui se passe actuellement dans ma circonscription. Les tragédies qui se sont produites dans ces établissements au cours de la dernière année ne doivent pas se répéter. Nous sommes là pour eux en Ontario.
Que fait‑on pour régler ces problèmes à court terme, et que fait‑on pour veiller à ce que ces tragédies ne se reproduisent plus jamais?
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Lib. (ON)
Merci, madame la ministre.
La recherche a joué un rôle essentiel dans la lutte contre la COVID‑19. Les Canadiens peuvent être fiers du travail que nos scientifiques ont accompli pour mieux comprendre les répercussions de la maladie, les nouveaux traitements, les technologies d'essai et les vaccins.
Madame la ministre, ou peut-être monsieur Strong, à votre avis, quelles recherches seront nécessaires au moment où nous nous dirigeons vers un monde de vaccination?
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Lib. (ON)
Merci, docteur Strong. Merci d'avoir mentionné que la santé mentale a été grandement touchée.
Madame la ministre, Brampton a connu un pic de contamination de plus de 1 000 nouveaux cas quotidiens au cours de la troisième vague, mais aujourd'hui, nous en sommes à 50. C'est grâce à l'effort de vaccination rendu possible par l'augmentation des livraisons de vaccins et par le travail des travailleurs de la santé et des bénévoles sur le terrain.
La semaine dernière, j'ai visité le complexe communautaire de Caledon East, à Brampton, où se tient l'une des cliniques de vaccination les plus importantes et les plus actives au pays, puisqu'on y administre plus de 5 700 doses par jour.
Madame la ministre, pensez-vous que le pire de la pandémie est derrière nous et que les Canadiens pourront revenir à la normale assez rapidement?
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Lib. (ON)
Oui, je répondrai en premier. Je vous remercie, madame la présidente.
Comme nous le savons, notre communauté musulmane n'a même pas eu l'occasion de se remettre de l'acte terroriste survenu à London, en Ontario. La semaine dernière, une sœur musulmane qui portait son hidjab a été agressée à Edmonton. Et plus tôt cette semaine, la mosquée Baitul Hadi, à Edmonton, a été vandalisée. Tous ces incidents horribles n'ont pas leur place au Canada, et mon cœur se brise pour toutes les victimes de ces récentes attaques. Je sais que de nombreux Canadiens ressentent la même chose.
J'aimerais dire à tous nos témoins d'aujourd'hui que nous savons que nos communautés marginalisées et racialisées cherchent des alliés au sein du gouvernement, et qu'elles cherchent une solution. Vous ne devriez pas vous sentir en danger dans les rues du Canada lorsque vous portez un turban, une kippa, un hidjab, une tenue traditionnelle autochtone ou tout autre symbole culturel et religieux. Nous devons nous lever pour rejeter le racisme et le terrorisme et travailler ensemble.
L'objectif de l'étude menée par notre comité est de trouver des solutions.
Ma question s'adresse à Mme Mahdi, mais toute autre personne qui le souhaite peut également intervenir.
Je sais que votre organisme prône la paix, la tolérance, l'amour et la compréhension entre les adeptes de différentes confessions. Il est important de comprendre les causes profondes de la haine. Quelles sont les différentes expériences liées aux crimes haineux en fonction du statut socioéconomique? Vous avez parlé des écoliers. Comment pouvons-nous les responsabiliser, les informer et les sensibiliser, afin qu'ils soient en mesure de s'exprimer sur le sujet?
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Lib. (ON)
Je vous remercie, madame la présidente.
Je vous remercie, madame la ministre, et je remercie votre équipe d'être des nôtres aujourd'hui.
Je tiens à revenir sur ce que vous avez dit dans vos observations préliminaires au sujet de l'attaque qui s'est produite à London.
Madame la ministre, j'ai participé hier soir à la veille organisée dans ma collectivité de Brampton. J'ai vu beaucoup de femmes de toutes les communautés qui cherchent des alliés au gouvernement. Je sais que vous ne ménagez pas vos efforts et que vous avez travaillé pendant toute la pandémie. Cette pandémie a mis en lumière des inégalités dans la société. Que prévoit le budget de 2021 pour y remédier?
Madame la ministre, depuis votre dernière comparution devant le Comité, le Budget 2021 a été déposé. Pouvez-vous nous expliquer plus en détail en quoi l'investissement prévu dans le budget répondra directement aux besoins des femmes et de personnes de diverses identités de genre et favorisera l'égalité?
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Lib. (ON)
Je vous remercie, madame la ministre.
Le Budget 2021 prévoit un financement particulier pour des programmes pour les hommes et les garçons. Il me semble que c'est la première fois que nous accordons la priorité à ce groupe dans le travail de prévention et de lutte contre la violence sexiste.
Pouvez-vous nous dire pourquoi c'est devenu une telle priorité dans le travail que vous accomplissez?
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Lib. (ON)
Je remercie le président.
Je remercie nos témoins de se joindre à nous aujourd'hui.
Ma question s'adresse au Dr Tunis.
Depuis ce matin, la plupart des résidents de Peel et d'autres foyers d'infection en Ontario peuvent prendre rendez-vous pour leur deuxième dose de vaccin, grâce à l'augmentation de l'offre. Lors de notre dernière réunion, le Dr Loh était présent et nous a dit qu'il était important de recevoir une deuxième dose pour nous protéger contre les variants.
Que pouvez-vous nous dire sur l'efficacité des vaccins autorisés au Canada contre le variant Delta?
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Lib. (ON)
Je vous remercie.
Pour faire suite à cette question, docteure Tam, même si la campagne de vaccination se passe très bien, comme l'a dit le Dr Tunis, le variant Delta est présent au Canada.
Que devraient savoir les résidents du secteur sur les particularités de ce variant?
Voir le profil de Sonia Sidhu
Lib. (ON)
Je vous remercie, docteure Tam.
M. Lucas ou M. Stewart pourront répondre à ma prochaine question.
Les responsables de la santé publique, les médecins et les scientifiques ont déclaré que les vaccins sont le meilleur moyen de protéger les gens contre les complications graves de la COVID‑19 et les décès, et qu'ils constituent un élément clé du retour à la normale après la pandémie.
Que diriez-vous directement à tous ceux qui nous écoutent et qui hésitent encore à recevoir leur première dose?
Voir le profil de Sonia Sidhu
Lib. (ON)
Je vous remercie.
Générale Brodie, je crois qu'environ 73,6 % des Canadiens admissibles ont reçu au moins une première dose à ce jour. En tenant compte des livraisons de vaccins qui sont prévues, à quel moment tous les Canadiens qui le souhaitent pourront-ils être vaccinés, au plus tard?
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