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Voir le profil de Jean-Yves Duclos
Lib. (QC)
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2020-10-22 10:05 [p.1073]
Monsieur le Président, j'ai aussi l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles, le Budget supplémentaire des dépenses (B) 2020-2021.
Voir le profil de Marco Mendicino
Lib. (ON)
demande à présenter le projet de loi C-8, Loi modifiant la Loi sur la citoyenneté (appel à l'action numéro 94 de la Commission de vérité et réconciliation du Canada).
Voir le profil de Francis Drouin
Lib. (ON)
Monsieur le Président, conformément à l'article 34(1) du Règlement, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre, dans les deux langues officielles, deux rapports de la délégation de la section canadienne de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.
Le premier concerne sa participation à la réunion du Bureau de l'APF qui s'est tenue à Dakar, au Sénégal, du 28 au 30 janvier 2020.
Le second concerne sa participation à la 45e session annuelle de l'APF qui s'est tenue à Abidjan, en Côte d'Ivoire, du 4 au 9 juillet 2019.
Voir le profil de Ruby Sahota
Lib. (ON)
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2020-10-22 10:08 [p.1073]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le deuxième rapport du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre.
Le Comité signale que, conformément à l'article 91.1(2) du Règlement, le Sous-comité des affaires émanant des députés s'est réuni pour examiner les affaires inscrites à l'ordre de priorité le jeudi 27 février 2020, et a recommandé que les affaires suivantes ne soient pas désignées non votables et qu'elles soient examinées par la Chambre.
Voir le profil de Stéphane Bergeron
BQ (QC)
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2020-10-22 10:09 [p.1073]
Monsieur le Président, j'ai le plaisir, conformément à l'article 36(6) du Règlement, de déposer une pétition signée par 577 pétitionnaires, citoyennes et citoyens du Québec et du Canada.
La pétition stipule ce qui suit: attendu que le blocus de Cuba dure depuis 60 ans et que le Canada y est opposé; que la menace d'intervention militaire des États-Unis contre le Venezuela persiste toujours et que le Groupe de Lima, dont fait partie le Canada, y est opposé; que le président Trump a interdit l'exportation de matériel médical en Amérique du Sud à partir des États-Unis; que cette attitude des États-Unis fait peser une menace sérieuse sur les populations de ces pays, particulièrement en cette pandémie de coronavirus; que Cuba a envoyé des médecins dans plusieurs pays à travers le monde pour aider à combattre la pandémie; les signataires prient le gouvernement du Canada de réaffirmer auprès des États-Unis, par l'intermédiaire du ministre des Affaires étrangères, son opposition à toute intervention militaire au Venezuela, en conformité avec sa position au sein du Groupe de Lima; qu'il demande aussi la levée du blocus de Cuba et des restrictions à l'envoi de matériel médical des États-Unis vers l'Amérique du Sud, comme il l'a fait pour lui-même.
Voir le profil de Cathay Wagantall
PCC (SK)
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2020-10-22 10:10 [p.1073]
Monsieur le Président, je suis heureuse de prendre la parole aujourd'hui au nom de citoyens qui ont indiqué être préoccupés par l'avortement sélectif, étant donné qu'il est légal au Canada parce qu'il ne fait l'objet d'aucune restriction.
L’avortement sélectif est contraire à notre volonté d’assurer l’égalité entre les hommes et les femmes. Selon une enquête menée en 2019 par DART et Maru/Blue pour le National Post, 84 % des Canadiens croient qu’un avortement devrait être illégal si la famille refuse l’enfant en raison de son sexe. Des organismes internationaux comme l’Organisation mondiale de la santé, ONU Femmes et le Fond des Nations unies pour l’enfance constatent que les rapports de masculinité des naissances sont un problème croissant dans le monde, et les professionnels de la santé du Canada ont indiqué qu'il s'agit également d'un problème croissant au pays.
Par conséquent, les soussignés, citoyens du Canada, prient le gouvernement du Canada d’adopter une disposition dans le Code criminel interdisant l’avortement sélectif.
Voir le profil de Lloyd Longfield
Lib. (ON)
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2020-10-22 10:11 [p.1074]
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre la pétition e-2672, qui a été lancée par Maxwell Parr, l'un de mes concitoyens. Elle a été signée par 1 891 personnes. Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de mettre fin à la militarisation des forces policières, de lutter activement contre le racisme systématique et institutionnel, de continuer à reconnaître le rôle du Canada dans les violences perpétrées contre les personnes de couleur et d’encourager activement les autres pays à en faire autant.
Voir le profil de Marcus Powlowski
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je suis fier de déposer la pétition 2845 au nom d'un groupe de défense appelé 1Day Sooner. Cette pétition, qui a été signée par plus de 500 personnes, demande au gouvernement canadien d'annoncer publiquement la mise sur pied d'un programme d'essais de provocation de la COVID-19 sur l'humain.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2020-10-22 10:12 [p.1074]
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
D'accord?
Des voix: D'accord.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2020-10-22 10:13 [p.1074]
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement au sujet de la motion de l'opposition qui est débattue aujourd'hui. Si la motion est adoptée, le gouvernement fera tout ce qu'il peut pour y donner suite. Cependant, je tiens à signaler à la Chambre qu'il ne sera pas objectivement possible pour le gouvernement de respecter le délai de 15 jours énoncé dans la motion en question.
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
propose:
Que le Comité permanent de la santé reçoive instruction de mener une étude sur la situation d’urgence à laquelle les Canadiens font face avec la deuxième vague de la pandémie de la COVID-19, et que cette étude évalue et examine tout enjeu pertinent, y compris, sans s’y limiter :
a) l’approbation des tests de dépistage rapide à domicile, le processus d’approvisionnement ainsi que le calendrier et les protocoles de distribution;
b) le processus de développement et d’approbation des vaccins, les calendriers d’achat et le protocole de distribution;
c) les directives fédérales en matière de santé publique et les données utilisées pour les informer afin d’assurer une plus grande clarté sur l’efficacité;
d) les protocoles actuels en lien avec la COVID-19 des établissements de soins de longue durée de compétences fédérales;
e) la disponibilité de thérapies et de dispositifs de traitement pour les Canadiens ayant reçu un diagnostic positif de la COVID-19;
f) le système d’alerte rapide du Réseau mondial d’information en santé publique (RMISP);
g) les progrès réalisés par le gouvernement dans l’évaluation des tests rapides avant ou après l’arrivée des voyageurs;
h) l’offre de congés payés pour les personnes qui en ont besoin, y compris celles qui doivent être en quarantaine et qui font un isolement volontaire;
i) la suffisance des paiements des transferts aux provinces en matière de santé à la lumière de la crise de la COVID-19;
j) les répercussions du recours par le gouvernement aux conseils de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au début de 2020 sur la décision de retarder la fermeture des frontières et la recommandation de porter des masques pour limiter la propagation de la COVID-19 au Canada;
k) la stratégie de communication de l’Agence de la santé publique du Canada relativement à la COVID-19;
l) le développement, l’efficacité et l’utilisation des données liées à l’application Alerte COVID du gouvernement;
m) le degré de préparation du Canada pour faire face à une autre pandémie;
n) la disponibilité d’équipement de protection individuelle (EPI) au Canada et un examen de la réserve d’urgence d’EPI entre 2015 et aujourd’hui;
o) le protocole de recherche des contacts du gouvernement, y compris les options envisagées, la technologie, les délais et les ressources;
p) la prise en considération et la décision du gouvernement de ne pas invoquer la Loi fédérale sur les mesures d’urgence;
pourvu que,
q) cette étude commence au plus tard sept jours après l’adoption de la présente motion;
r) le Comité présente ses conclusions à la Chambre une fois l’étude terminée et, nonobstant l’article 109 du Règlement, le gouvernement donne une réponse complète à ces conclusions dans un délai de 30 jours;
s) les témoignages et la documentation reçus par le Comité pendant son étude de la réponse du Canada à l’éclosion du coronavirus entreprise à la première session de la 43e législature soient pris en considération pour l’étude actuelle;
t) chaque parti représenté au Comité ait droit à un témoin par panel d’une heure, et à deux témoins par panel de deux heures;
u) un ordre de la Chambre soit émis pour la production de l’ensemble des notes de service, courriels, documents, notes ou autres dossiers du Cabinet du premier ministre, du Bureau du Conseil privé, du Cabinet du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, du Cabinet de la ministre de la Santé, de Santé Canada et de l’Agence de la santé publique du Canada, relatifs aux options, aux plans et aux préparatifs du RMISP depuis le 1er janvier 2018;
v) un ordre de la Chambre soit émis pour la production d’une copie de toutes les communications entre le gouvernement et l’OMS sur les options, les plans ou les préparatifs pour toute opération future, ou l’absence d’opération, du RMISP depuis le 1er janvier 2018;
w) un ordre de la Chambre soit émis pour la production de l’ensemble des notes de services, courriels, documents, notes ou autres dossiers du Cabinet du premier ministre, du Bureau du Conseil privé, du Cabinet de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, du Cabinet de la ministre de la Santé, de Santé Canada et de l’Agence de la santé publique du Canada, relatifs aux plans, aux préparatifs, aux approbations et à l’achat de produits de dépistage de la COVID-19, y compris les tests, les réactifs, les écouvillons, le matériel de laboratoire et tout autre matériel relatif aux tests et aux applications utilisés dans le cadre du diagnostic de la COVID-19 depuis le 19 mars 2020;
x) un ordre de la Chambre soit émis pour la production de l’ensemble des notes de service, courriels, documents, notes ou autres dossiers du Cabinet du premier ministre, du Bureau du Conseil privé, du Cabinet de la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, du Cabinet de la ministre de la Santé, de Santé Canada et de l’Agence de la santé publique du Canada, relatifs aux plans, aux préparatifs et à l’achat d’EPI, y compris les blouses, les gants, les masques, les respirateurs, les visières et les écrans faciaux depuis le 19 mars 2020;
y) un ordre de la Chambre soit émis pour la production de l’ensemble des notes de services, courriels, documents, notes ou autres dossiers relatifs au Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19 et de ses sous-comités;
z) un ordre de la Chambre soit émis pour la production de l’ensemble des notes de service, courriels, documents, notes ou autres dossiers relatifs à la stratégie du gouvernement du Canada concernant la distribution et la stratégie de surveillance des vaccins contre la COVID-19, y compris, mais sans s’y limiter, l’échéancier prévu pour la distribution à l’échelle nationale d’un vaccin homologué contre la COVID-19 et l’établissement des priorités quant à la vaccination de certains groupes de la population;
aa) tous les documents émis en vertu de cet ordre soient (i) classés par ministère et remis au Bureau du légiste et conseiller parlementaire dans les 15 jours suivant l’adoption de cet ordre, (ii) approuvés à des fins de protection de la vie privée et de la sécurité nationale et, en ce qui a trait au paragraphe y) seulement, caviardés en outre de l’information dont on pourrait raisonnablement s’attendre que la divulgation entraverait des négociations contractuelles ou autres entre le gouvernement du Canada et une tierce partie, par le légiste et conseiller parlementaire dans les sept jours suivant la réception des documents, (iii) une fois approuvés, déposés sur le bureau par le Président à la première occasion et renvoyés en permanence au Comité permanent de la santé;
bb) dans les sept jours suivant le dépôt des documents en vertu du paragraphe aa), la ministre de la Santé, la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, et le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie soient convoqués pour témoigner séparément devant le Comité permanent de la santé pendant au moins trois heures chacun.
— Monsieur le Président, la motion dont la Chambre est saisie aujourd'hui porte probablement sur l'enjeu le plus crucial que le Parlement puisse étudier en ce moment, puisqu'il s'agit de la façon dont nous agirons, tous ensemble, pour résoudre la crise de la COVID-19. Ces temps-ci, on peut voir le nombre de cas grimper dans l'ensemble du pays, un sujet d'inquiétude pour les provinces, les lieux de travail, les écoles et tout le monde. Une fois de plus, des villes de partout au pays imposent des restrictions. Des gens perdent leur emploi et d'autres sont séparés de leurs proches.
Il faut trouver une façon de fonctionner dans ce contexte, puisqu'on ne sait pas quand un vaccin sera disponible. Il nous faut une meilleure stratégie que l'arrêt de l'économie, les quarantaines perpétuelles et l'isolement à perpétuité. C'est dans cette optique que la motion à l'étude a été élaborée. Elle a été proposée au comité de la santé il y a près de deux semaines, mais des députés libéraux lui ont fait obstruction.
En passant, je partagerai mon temps de parole avec le chef de l'opposition.
La Chambre est maintenant saisie de cette motion, une motion simple, qui dresse une liste de tous les points que le Parlement devrait avoir pour tâche d'examiner. Nous souhaitons ainsi découvrir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, de façon à pouvoir avancer et procurer de la certitude aux Canadiens.
J'avais préparé un discours pour aujourd'hui, mais j'ai reçu un appel d'une amie intime de Montréal qui m'a annoncé que sa mère, Antonietta Ferri, est décédée de la COVID-19. Les circonstances qui ont entraîné sa mort auraient pu être évitées si nous avions eu un meilleur plan. Les parents âgés de mon amie ont tout fait correctement. Ils se sont complètement isolés, mais ils ont été infectés par une personne qui prenait soin d'eux. Ils avaient de bonnes intentions, mais ils n'ont pas eu accès à un test de dépistage et ignoraient qui les avait infectés. Ils ont dû se séparer durant l'hospitalisation. Les députés peuvent-ils imaginer endurer de telles souffrances et difficultés tout en étant séparés de leurs conjoints de plusieurs décennies? Les membres de la famille ne peuvent pas être aux côtés de leur père parce qu'ils n'ont pas accès à des tests de dépistage.
Lorsque Barb m'a raconté sa situation hier soir, je me suis dit: « Voilà pourquoi il nous faut la motion. » Nous devons tous travailler là-dessus en ce moment. La motion n'a rien de partisan. Elle porte seulement sur ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce que nous avons fait et ce que nous avons omis de faire, les pratiques exemplaires dans le monde et la façon procéder pour la suite des choses.
J'ai été très déçue en lisant la réaction des libéraux dans les médias hier soir et ce matin. Je vais passer en revue les arguments qu'ils ressasseront assurément aujourd'hui et je vais les réfuter.
Premièrement, les libéraux diront que la motion est injuste pour les fonctionnaires. J'ai un grand respect pour la fonction publique du Canada. Ses membres travaillent sans relâche en ce moment et je suis convaincue qu'aucun d'entre eux ne souhaite être injuste envers les Canadiens en ne fournissant pas l'information au Parlement. Nous devons analyser ces renseignements. Le dernier budget remonte à presque deux ans. La prorogation a empêché les comités de siéger. Il est plus que temps de donner aux députés de toutes les affiliations accès à cette information pour que nous puissions déterminer la meilleure voie à suivre.
Deuxièmement, les libéraux soutiendront que la motion paralyserait le gouvernement. J'ai lu cela dans un article de La Presse canadienne aujourd'hui. Soyons clairs. Les seules personnes qui paralysent le gouvernement sont les membres du Parti libéral du Canada. Ils ont fermé le Parlement pendant la pandémie, ont prorogé le Parlement et font maintenant de l'obstruction au comité de la santé à l'égard de cette motion. S'ils souhaitaient réellement étudier la pandémie ou y faire face, comme l'a dit le premier ministre dans sa motion plus tôt cette semaine, ils vont appuyer la présente motion et faire en sorte qu'elle soit adoptée.
Le recours au Règlement que le secrétaire parlementaire a soulevé ce matin concernant l'impossibilité de produire ces documents relève du débat. Si les libéraux pensent que c'est impossible, ils doivent fournir une explication, débattre des raisons de cette impossibilité, puis proposer une motion qui fera l'objet d'un débat à la Chambre en vue de leur rappeler la raison d'être de cette institution. Le rôle de la Chambre consiste à tirer les choses au clair et à aller de l'avant, et non à se contenter de dire que cela dérange le premier ministre de répondre à des questions.
Je leur rappelle que la Chambre a un rôle à jouer et qu'il est tout à fait juste de poser des questions comme celle à laquelle La Presse canadienne n'a pas reçu de réponse hier. Il s'agit d'une question simple: qui obtient le test rapide, quand et selon quels critères? L'Agence de la santé publique du Canada et la ministre de la Santé n'ont même pas pris la peine de rendre l'appel, nous avons donc besoin de ces documents. Nous devons faire le travail. Nous avons besoin de certitude. C'est pourquoi nous l'exigeons aujourd'hui. Il n'y a rien de partisan dans la motion.
La motion prévoit simplement que le comité de la santé étudie la situation alors que la pandémie se poursuit. Pour ce faire, nous avons besoin de renseignements afin de savoir qui inviter à témoigner et où chercher. Pendant des mois, nous n'avons pas pu nous pencher sur la situation et il n'y a eu aucun avancement dans le dossier des tests de dépistage rapide. Nous ignorons où est passé l'équipement de protection personnelle d'une valeur de 1 milliard de dollars parce que les libéraux nous empêchent de le savoir. Nous avons besoin de précisions. Il faut adopter la motion pour prévoir les prochaines étapes. Si nous ignorons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, et que nous ne sommes pas en mesure d'obtenir les réponses à des questions fondamentales, alors il nous est impossible de prévoir les prochaines étapes comme le gouvernement devrait le faire.
Hier, le premier ministre a demandé aux conservateurs s'ils faisaient confiance au gouvernement. La motion a fait l'objet d'un vote de confiance. Comment les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la pandémie peuvent-elles nous inspirer confiance si nous ne pouvons même pas les examiner? C'est ce qui se passe depuis quelques mois: la fermeture du Parlement, la prorogation du Parlement, les comités qui ne siègent pas ou dont les travaux sont paralysés, en particulier celui de la santé. Comment les Canadiens peuvent-ils savoir si le gouvernement libéral est digne de confiance?
Bien évidemment, les libéraux veulent que tout le monde leur fasse confiance et pense qu'ils sont formidables. Ils veulent que tout se déroule à merveille, mais des questions de base demeurent sans réponse. La réalité, c'est que les tests rapides ne sont pas largement disponibles au Canada. J'invite les gens à l'écoute à essayer de subir un test de dépistage de la COVID-19 et d'obtenir les résultats en 15 minutes. Je mets au défi tous ceux qui regardent le débat. C'est tout simplement impossible.
Il a fallu que le Parlement se mette à poser des questions sur le sujet pour que le gouvernement reconnaisse enfin, du bout des lèvres, que c'était un problème. Voilà qui illustre toute l'importance du Parlement et de cette motion. C'est important pour des gens comme mon amie Barb et sa mère, Antonietta, qui a perdu la vie. Il faut poser ce type de questions. Barb a besoin que justice soit faite. Il faut tout mettre en œuvre pour que cette situation ne se répète pas aux quatre coins du pays.
Au-delà des allégeances politiques, personne ne peut accepter qu'un comité ne puisse pas étudier des renseignements de base sur la pandémie. Les demandes de documents que nous présentons sont tout à fait raisonnables pour permettre aux Canadiens de bien comprendre ce qui se passe. Par exemple, nous tentons de comprendre pourquoi le gouvernement a mis fin au système d'alerte rapide en cas de pandémie. Nous cherchons à savoir si cette décision a eu des répercussions sur la propagation de la COVID-19 et si elle a mené le gouvernement à s'appuyer sur les données de l'Organisation mondiale de la santé au lieu de l'information déjà accessible au pays.
Les libéraux disent que tout va bien, mais ils changent de conseils comme de chemises. Ils n'ont pas dit en quoi consistent les pratiques exemplaires, et ils ne disent pas non plus à qui ils se fient pour émettre leurs conseils. Comment les Canadiens pourraient-ils suivre les conseils du gouvernement si le gouvernement ne leur dit pas à qui il se fie et pourquoi? On a posé une question semblable au chef de l’opposition pendant la conférence de presse ce matin. On lui a demandé à qui il se fiait. À qui se fie le gouvernement? J'aimerais le savoir. J'aimerais pouvoir consulter les documents pertinents.
Qu'y a-t-il d'autre dans cette motion? Nous voulons connaître les processus d'approvisionnement du gouvernement concernant le matériel comme l'équipement de protection individuelle. Nous voulons en savoir davantage sur l'approvisionnement en vaccins et les moyens que compte prendre le gouvernement pour les distribuer. Nous voulons savoir ce qui se passe avec tout cela. Nous voulons de l'information au sujet du Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19.
À tous ceux qui écoutent et qui ont déjà entendu le premier ministre, le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre ou le leader du gouvernement à la Chambre affirmer que tout cela est déraisonnable, je tiens à dire que la seule raison qui explique leur position, c'est qu'ils ont quelque chose à cacher. Le temps des cachettes est terminé. Ils ont fermé la Chambre pendant des mois. Il est temps que le Parlement reprenne les rênes. S'ils sont persuadés que tout va bien, il n'y aura rien d'autre dans ces documents que des preuves qu'ils disent vrai.
Nous n'avons pas d'intentions malveillantes en demandant cette information. Nous souhaitons simplement montrer aux Canadiens que le Parlement cherche à trouver la meilleure formule pour l'avenir. À l'heure actuelle, absolument rien ne permet d'affirmer que tout va bien, mais nous n'accusons personne. Cependant, le nombre de cas de COVID-19 est à la hausse, des établissements ferment et le Parlement doit s'acquitter de sa tâche qui consiste notamment à examiner minutieusement les dépenses de centaines de milliards de dollars faites pendant cette crise, pour savoir si elles ont été judicieuses. Il ne suffit pas que les libéraux nous demandent de les croire sur parole. Il nous incombe de scruter ces dépenses. C'est pour cela que les Canadiens nous paient.
Quand le gouvernement parle d'adopter une approche « Équipe Canada », je suis partante. Obtenons ces documents, attelons-nous à la tâche et amorçons cette étude en comité.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-10-22 10:23 [p.1076]
Monsieur le Président, dans un paragraphe de la motion, on exige rien de moins que la production de « l'ensemble des notes de service, courriels, documents, notes ou autres dossiers du Cabinet du premier ministre, du Bureau du Conseil privé, du Cabinet du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, du Cabinet de la ministre de la Santé, de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada, relatifs aux options, aux plans et aux préparatifs du Réseau mondial d'information sur la santé publique depuis le 1er janvier 2018. » Or, ce n'est qu'un seul élément de la motion qu'ont présentée les députés de l'opposition officielle qui, de surcroît, réclament la transmission de cette information dans les 15 prochains jours.
La députée peut-elle réfléchir à ce qu'elle demande aux fonctionnaires d'accomplir? Combien de centaines d'heures de travail la députée souhaite-t-elle que les fonctionnaires consacrent à cette demande?
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
C'est exact, monsieur le Président: nous voulons obtenir tous ces documents. Je veux savoir. C'est mon travail. C'est aussi mon droit à titre de parlementaire. J'ai le droit de défendre les Canadiens qui souhaitent connaître cette information.
Tout ce qui ressort de la réponse du député, à part les formules creuses, c'est que ce qu'on demande est impossible. Allons donc, cela dure depuis des mois, et nous avons besoin de cette information. S'il juge cette exigence déraisonnable, qu'il nous dise pourquoi. Pour le moment, tout ce que j'entends, c'est platitude par-dessus platitude. C'est assez.
Si le délai proposé est déraisonnable, qu'il propose une date. Je n'accepterai toutefois pas une réponse du genre « l'année prochaine », parce que le nombre de nouveaux cas se compte désormais pas centaines de milliers. C'est assez. Mettons-nous au travail. 
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