Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 40678
Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
Voir le profil de Mario Simard
2021-12-16 11:00
Monsieur le Président, tout à l'heure, j'écoutais attentivement ma collègue. Elle a commencé son discours en nous disant que son gouvernement a acheté des vaccins. C'est vrai, c'est tout à fait vrai. Or, ce que je trouve bizarre, c'est que, dans la mise à jour économique, le gouvernement se dédouane en disant qu'il n'investira pas en santé jusqu'en 2027 parce qu'il a acheté des vaccins.
Ma collègue a fini son discours en démontrant à quel point la troisième dose va être importante, notamment pour protéger nos enfants. Je lui ferais simplement remarquer que...
Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
Voir le profil de Mario Simard
2021-12-16 11:01
Monsieur le Président, ma collègue disait qu'il faut insister sur la troisième dose et sur la vaccination. Or, pour vacciner les gens, il faut embaucher des infirmières et, pour embaucher des infirmières, il faut transférer de l'argent en santé. Ma collègue est-elle d'accord avec l'intention de son gouvernement de ne pas offrir de soutien financier aux provinces jusqu'en 2027?
Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Monsieur le Président, cela fait environ deux ans que j'ai été élu à la Chambre des communes. Cela me fait beaucoup rire chaque fois que j'entends les conservateurs se plaindre que les libéraux n'en font pas assez pour l'industrie pétrolière. Or les libéraux sont meilleurs que les conservateurs. Ils ont acheté un oléoduc et, depuis deux ans, ils investissent 14 milliards de dollars par année dans l'industrie pétrolière.
Au Canada, les émissions des gaz à effet de serre n'ont cessé d'augmenter depuis que les libéraux sont au pouvoir, soit depuis 2015. Ils avaient promis de planter deux milliards d'arbres, mais seulement 0,5 % de ce nombre a été planté. Les libéraux sont meilleurs que les conservateurs pour l'industrie. Il y a même des environnementalistes qui s'ennuient des conservateurs, c'est quand même quelque chose.
J'ai un conseil à donner à mes amis conservateurs: ils devraient faire comme les libéraux, c'est‑à‑dire ajouter les mots « vert » et « durable » à la fin de toutes leurs phrases. De cette façon, ils vont se faire élire.
Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
Voir le profil de Mario Simard
2021-12-16 11:43
Monsieur le Président, j'ai beaucoup d'affection pour mon collègue de Carleton et je vais donc lui dire immédiatement que je ne suis pas d'accord avec mon collègue de Longueuil—Saint-Hubert.
Je suis persuadé que les conservateurs sont très bons lorsqu'il est question de pétrole. La preuve en est qu'à la dernière session, ils ont déposé une motion qui disait que le pétrole était irremplaçable et que c'était mieux que l'air et l'eau.
Je vais tout de même souligner à mon collègue de Carleton, qui me dit souvent que le véhicule le plus vendu est le F‑150 et qu'il sera bientôt disponible en version électrique, qu'un mensonge maintes fois répété n'en fait pas une vérité.
Le Québec consomme majoritairement du pétrole en provenance du Canada. Mon collègue serait-il d'accord avec moi que, pour créer de la richesse, il faudrait peut-être réfléchir à une transition vers des énergies plus propres, ce qui semble supposer de restreindre notre consommation de pétrole? J'aimerais l'entendre à ce sujet et avoir ses lumières.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Monsieur le Président, je vais partager le temps qui m'est imparti avec ma collègue et amie la députée de Shefford.
Le projet de loi C‑2 est revenu à la Chambre après avoir été étudié, et même bonifié, en comité parlementaire. Je tiens à expliquer à la Chambre pourquoi le Bloc québécois appuyait le principe du projet de loi et a voté en sa faveur. On est toujours en pandémie, comme le rappelle malheureusement le variant Omicron, et plusieurs secteurs demeurent en difficulté. Or, depuis le début, on a décidé collectivement de les soutenir en sachant qu'on aurait besoin de ces travailleuses et travailleurs et de ces entreprises au lendemain de la pandémie.
Le projet de loi C‑2 prolonge la Subvention salariale d'urgence du Canada et la Subvention d'urgence pour le loyer du Canada, mais de façon plus ciblée, visant des secteurs en difficulté comme le tourisme et l'hôtellerie. Je pense ici aux difficultés que vivent les grands groupes hôteliers alors que les conférences internationales, entre autres, sont mises sur pause. Le projet de loi cible aussi un secteur qui nous tient particulièrement à cœur, celui des arts et de la culture, et contient des mesures pour les entreprises d'autres secteurs qui vivent de grandes difficultés. Le projet de loi propose aussi un soutien aux gens qui doivent aider un malade confiné à domicile en raison de la COVID‑19, ainsi que des mesures de soutien si une province ou une région retombe en confinement. Nous sommes donc en faveur de tout cela.
En lisant la première version du projet de loi, nous avions, ainsi que plusieurs collègues à la Chambre, remarqué que les travailleuses et travailleurs autonomes y étaient laissés pour compte puisque le projet de loi ne prévoyait rien pour elles et eux après la fin de la Prestation canadienne de la relance économique. Nous étions favorables à l'idée de soutenir ces personnes dans ces secteurs en difficulté.
La première question que j'avais posée à la ministre des Finances portait donc sur l'absence de mécanismes de soutien pour ces personnes dans les secteurs ciblés. Elle nous a dit et redit publiquement — ce que les fonctionnaires sont venus confirmer au Comité permanent des finances — que le programme, le gouvernement et le ministère n'étaient pas en mesure d'apporter un soutien ciblé dans ces secteurs. Mon collègue d'Elmwood—Transcona a lui aussi soulevé cette question au Comité, tout comme ma collègue de Shefford.
Tout cela est donc très décevant. Après presque deux ans de pandémie, le gouvernement et les ministères n'ont pas été capables d'évoluer, d'adopter une nouvelle direction, d'être plus flexibles et de mieux adapter les outils existants, notamment en ciblant les secteurs. On l'a fait pour la Subvention salariale, mais pas pour les travailleuses et travailleurs autonomes de ces mêmes secteurs. Cela n'a pas de bon sens.
Néanmoins, nous avons négocié et réussi à obtenir une garantie qu'il y aurait un programme de soutien pour les travailleuses et travailleurs autonomes du secteur de la culture. La ministre des Finances est venue nous en informer au Comité et le ministre du Patrimoine canadien nous a expliqué avec beaucoup de détails à quoi cela allait ressembler, évoquant notamment le modèle québécois. Au Québec, le gouvernement soutient des fondations, qui appuient à leur tour les travailleuses et travailleurs autonomes du secteur. Puisqu'il nous était inacceptable d'abandonner les travailleuses et travailleurs autonomes du secteur de la culture, les garanties que nous avons eues nous conviennent et c'est parfait pour ce point.
Le Bloc québécois avait une autre demande pour le gouvernement et la ministre des Finances. La version initiale du projet de loi accordait un immense pouvoir à la ministre et au gouverneur en conseil — dans le jargon législatif — pour modifier toutes les modalités du projet de loi afin de répondre à tout nouveau besoin qui pourrait se faire sentir. Selon les critères, une entreprise devait avoir perdu 50 % de son chiffre d'affaires — 40 % si l'entreprise est dans un secteur ciblé — durant les périodes de référence pour être admissible. Sont-ce de bons pourcentages? Nous n'avons malheureusement pas eu le temps d'étudier ces questions en profondeur à cause des courts délais que nous avons eus.
La ministre des Finances et les fonctionnaires nous ont confirmé que, avec le projet de loi C‑2 tel que rédigé, la ministre avait le pouvoir d'apporter des modifications par règlement. C'est la même chose en ce qui concerne le niveau de soutien et les secteurs ciblés.
Il s'agit de quelque chose de fondamental pour le Bloc québécois. En effet, en temps de pandémie, la situation et la conjoncture changent vite. Certains secteurs, que nous jugeons devoir soutenir parce qu'ils sont cruciaux et stratégiques pour notre économie, peuvent se retrouver en grande difficulté. Il faut donc agir en ce sens. Nous avons d'ailleurs reçu une confirmation à cet égard, grâce à une certaine ouverture de la ministre des Finances.
Le Bloc québécois sera là pour le lui rappeler. En effet, le secteur manufacturier au Québec nous a interpelés à ce sujet. La pandémie a entraîné une grande pénurie de semi‑conducteurs, et d'importantes entreprises québécoises qui utilisent des semi‑conducteurs ont vu leur production varier considérablement et être ralentie. La ministre des Finances nous a dit que les chiffres montraient que la situation était moins mauvaise qu'on le craignait, et elle s'est engagée à nous transmettre les chiffres. Je lui rappellerai que nous les attendons toujours et que, une semaine après cette discussion, nous n'avons rien reçu. Cela pourrait certainement être corrigé.
Ce que le Bloc québécois aime du projet de loi C‑2, c'est que, si la ministre des Finances devait soutenir et mieux épauler ce secteur, elle aurait le pouvoir de le faire par règlement. Cela pourrait se faire rapidement. C'est la même chose en ce qui concerne l'industrie aérospatiale. Nous nous sommes engagés à en discuter en profondeur dès notre retour à la Chambre, afin de voir quelle est la conjoncture et comment les besoins ont évolué. Encore une fois, le Bloc québécois sera là pour rappeler à la ministre des Finances le pouvoir dont elle dispose et pour lui rappeler de l'utiliser au besoin pour le bien‑être de l'économie.
J'aborderai un point qui ne figure pas dans le projet de loi C‑2. Cela est d'une injustice sans nom, car il s'agit d'une grave crise. Je veux parler de la situation des aînés qui ont eu recours à diverses formes de prestations d'urgence pendant la pandémie et qui se voient maintenant amputés d'une partie de leur Supplément de revenu garanti, parce que la Prestation canadienne d'urgence n'est finalement pas considérée comme un revenu de travail, parce que leur dossier était traité par Service Canada, ce qui les empêchait de procéder à un nouveau calcul pour l'année en cours, ou parce qu'on a exigé un remboursement de dette dans l'année même au lieu d'un étalement sur quelques années.
Je suis certain que ma collègue de Shefford en parlera en profondeur dans son discours. Le Bloc québécois considère qu'il s'agit d'un grave problème. Pendant et après la campagne électorale, nous avons contacté la ministre des Finances et les ministres québécois respectifs à ce sujet en leur disant qu'il fallait agir, car c'était important. Ensuite, en lien avec le projet de loi C‑2, nous le lui avons demandé. La ministre des Finances s'est engagée à régler la situation et nous disait que ce serait fait dans les prochains jours. Nous avons compris que ce serait dans la mise à jour économique. Nous avons finalement obtenu 742 millions de dollars. Ce n'est pas la formule que nous préconisions, mais cela semble intéressant. Nous attendons de voir tous les détails pour pouvoir nous faire vraiment une tête.
Cependant, il y a un gros problème. En effet, cela ne serait disponible qu'en mai 2022. Les aînés vivent depuis plusieurs mois avec des revenus réduits. Les aînés les plus pauvres, qui touchent le Supplément de revenu garanti, n'ont déjà pas un grand pouvoir d'achat. De plus, alors que nous sommes aux prises avec l'inflation, la correction arriverait seulement en mai prochain. C'est inacceptable. Le Bloc québécois sera assurément là pour rappeler au gouvernement l'importance d'accélérer ces délais.
Nous aurions eu besoin de plus de temps en comité. Nous avons été très pressés et le gouvernement a mis deux mois avant de convier de nouveau la Chambre, à la suite d'une élection qui n'était pas nécessaire. Cela fait que nous n'avons pas pu bonifier le projet de loi comme nous aurions pu le faire.
Je tiens toutefois à rappeler que nous avons adopté un amendement proposé par mon collègue d'Elmwood—Transcona. Cet amendement vient bonifier le projet de loi C‑2. J'imagine que mon collègue pourra en parler plus en détail lors de sa présentation. Un amendement proposé par le député de Carleton a également été adopté. Cependant, l'étude d'un projet de loi requiert davantage de temps.
En conclusion, je tiens à remercier mes collègues qui m'ont épaulé au Comité permanent des finances. Je pense au député de Drummond concernant les arts et la culture, à la députée de Terrebonne, qui s'intéresse aux programmes d'aide en période de pandémie, à ma collègue de Shefford, qui s'intéresse aux aînés, et à mon collègue d'Abitibi—Témiscamingue, qui est également venu m'épauler.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Monsieur le Président, en effet, quand un problème touche des gens qui ont beaucoup de pouvoir économique, cela se règle vite. Ils ont l'oreille du gouvernement et cela ne tarde pas, c'est rapidement corrigé.
Par contre, quand il s'agit de pauvre monde, de gens qui ne parlent pas fort et qui mènent leur petite vie comme ils le peuvent, c'est plus long. On les entend moins parce qu'ils parlent moins fort et sont moins amis avec le gouvernement. C'est déplorable.
Selon nos calculs, les sommes prévues dans le budget corrigeront la situation, mais nous devons obtenir une confirmation à ce sujet. Cependant, quand on regarde le tableau, on constate que cet argent ne sera versé que lors du prochain exercice financier, à compter d'avril prochain. Lorsque nous posons la question aux fonctionnaires, ils nous répondent qu'ils avaient prévu cela pour le mois de mai. Or, comme le dit si justement mon collègue, ce problème aurait dû être réglé dès le mois de juillet dernier.
Nous entendons des histoires d'horreur dans chacune de nos circonscriptions. Des gens ont quitté leur logement, alors que d'autres ne peuvent plus payer leurs médicaments. On ne pouvait pas attendre jusqu'à maintenant et on ne peut certainement pas attendre jusqu'en mai pour que ce problème soit réglé. Notre rôle, en tant que parlementaires, est de faire pression sur le gouvernement pour que cela change.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Monsieur le Président, je suis tout à fait d'accord avec mon collègue de Winnipeg‑Nord: nous devons adopter ce projet de loi avant l'ajournement pour les Fêtes. C'est très important pour le soutien à l'économie du Québec et du Canada.
Toutefois, je veux rappeler à mon collègue et à la Chambre que le gouvernement libéral a encore une fois recours à son leitmotiv habituel. En effet, il dépose ce projet de loi si important et urgent en retard et fait pression sur nous, les députés, afin que nous l'adoptions le plus rapidement possible.
Je rappelle que le gouvernement a attendu deux mois avant de rappeler la Chambre. Nous aurions pu commencer les travaux beaucoup plus tôt, adopter le projet de loi beaucoup plus rapidement et y apporter les modifications nécessaires.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Monsieur le Président, nous vivons effectivement une grave crise du logement. Il y a quelques années, elle touchait essentiellement Vancouver et Toronto; aujourd'hui, les prix sont stratosphériques à Montréal et partout au Québec. À Joliette, le prix des maisons, c'est du jamais-vu. C'est un grave problème. De mon point de vue, la solution passe certainement par l'offre.
En matière de redistribution de richesse et d’attention particulière aux moins fortunés, cela passe par l’offre de logements sociaux. Au Québec, le gouvernement en a heureusement fait plus, peu importe le parti au pouvoir. Il faut que le gouvernement fédéral en fasse beaucoup plus que ce qu'il fait maintenant.
Nous allons continuer à le talonner à ce sujet, notamment avec l'aide de mon collègue de Longueuil—Saint‑Hubert.
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon excellent collègue de Joliette, qui est aussi porte-parole en matière de finances. Il gère ce dossier à merveille, et je tiens à saluer son travail.
C’est sur un ton très collaborateur que je prends la parole dans le cadre de la deuxième lecture du projet de loi C‑2. Comme l'a fait mon collègue, j'affirme d'entrée de jeu que le Bloc québécois appuie le projet de loi C‑2, qui introduit de nouveaux programmes d'aide ciblée dans le contexte de la pandémie de la COVID‑19. Comme on le sait, la pandémie est loin d'être terminée.
Ayant été élue en 2019, juste avant la pandémie, j’ai été témoin de la collaboration. Depuis le début de la crise, mes collègues du Bloc québécois et moi avons proposé des dizaines d’améliorations aux programmes d’aide fédéraux, notamment en ce qui concerne les prêts offerts aux entreprises et la Subvention salariale d'urgence. Cette dernière a été très utile aux entreprises de Shefford. En effet, cette subvention leur a permis de traverser la crise. Par exemple, 70 % des entreprises du parc industriel de Granby l'ont utilisée.
Nous avons toujours fait en sorte que les mesures déployées répondent de mieux en mieux aux besoins variés des particuliers et des secteurs économiques et qu'elles soient adaptées à l'évolution de la pandémie. Nous allons continuer à le faire.
Nous avons toujours martelé qu’on devrait apporter une aide aux secteurs qui ressentent plus longuement les contrecoups de la pandémie, tant et aussi longtemps que leurs activités ne seront pas revenues à la normale. C’est le cas des secteurs du tourisme, de la culture, de la restauration et de l'événementiel, pour ne nommer que ceux-là. D’ailleurs, ces secteurs sont des vecteurs économiques très importants qui font la renommée de Shefford.
Nous avons fait cette demande à plusieurs reprises, et nous l'avons réitérée lors de la récente campagne électorale. Cette demande est plus urgente que jamais, vu la situation épidémiologique actuelle, qui force l’annulation de plusieurs réservations. Depuis hier, les annulations s’accumulent chez les restaurateurs, chez les hôteliers et en tourisme.
Nous sommes d’avis que le projet de loi C‑2 doit être adopté dans les meilleurs délais, puisqu’il assure la continuité de la Subvention salariale d’urgence et de la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer. Certaines entreprises sont encore fragiles, mais elles pourront traverser la crise grâce au Programme de relance pour le tourisme et l’accueil, au Programme de relance pour les entreprises les plus durement touchées et à la mesure de soutien en cas de confinement. Le problème, c'est que ces programmes sont un peu moins faciles d’accès et moins généreux que les versions précédentes. Toutefois, ces trois nouveaux programmes assurent un soutien minimum nécessaire aux PME qui subissent toujours les effets de la pandémie.
Je rappelle que de nombreuses PME continuent à en arracher, même si l'économie de toutes les régions redécolle. Il faudra suivre l'évolution du variant Omicron. En effet, selon un récent sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, 58 % des propriétaires de PME ont déclaré avoir des ventes bien inférieures à la normale. Comme l'a fait mon collègue de Joliette, on ne peut que déplorer que des élections inutiles aient retardé la mise en œuvre de ces nouveaux programmes.
Soyons bien clairs: le gouvernement n’avait aucune raison valable de déclencher des élections. Prétendre que le Parlement ne roulait pas rondement n’était qu’un prétexte. C’était complètement faux. Comme je l’ai déjà mentionné, le Bloc québécois a collaboré avec le gouvernement. Les libéraux nous ont plongés en élection pour une raison purement égoïste: obtenir la majorité. C’est un échec complet, puisque le gouvernement est encore minoritaire. L’adoption rapide de projets de loi de mise en œuvre de programmes d’aide dans le contexte de la pandémie démontre à quel point les parlementaires ont collaboré lors de la 43e législature, soit la précédente législature.
La priorité absolue de tout un chacun aurait dû être la suivante: être là, cet automne, pour répondre à la pandémie. Les libéraux ont choisi de déclencher des élections. La conséquence a été de retarder les discussions et les travaux qui menaient à la nouvelle mouture de ces programmes. Ces derniers auraient déjà dû être adoptés. Les seuls responsables de ces retards sont les libéraux.
Je tiens à rappeler les trois conditions mises en avant par le Bloc québécois relativement au projet de loi C‑2.
Premièrement, le gouvernement doit immédiatement s'engager à contribuer à la Fondation des artistes, afin de soutenir les travailleurs autonomes du milieu des arts et de la culture, ce qui aurait eu une certaine écoute de la part du gouvernement. Nous allons surveiller cette question de près. Dans ma circonscription, il y a des artistes qui demandent de l’aide. Comme je l'ai déjà dit, il s'agit d'un secteur très important dans ma circonscription, Shefford. Il faudra aussi continuer de surveiller certaines définitions dans le secteur du tourisme, afin de s’assurer que l’on n’oublie personne. En effet, même les fournisseurs de biens et de services liés à l’industrie touristique devront avoir accès à du soutien.
Deuxièmement, nous demandions, avant la campagne électorale, qu’Ottawa cesse de pénaliser les travailleurs aînés prestataires du Supplément de revenu garanti, le SRG, en considérant la PCU comme un revenu d’emploi dans le calcul du SRG. À mon avis, il s'agit d'un élément essentiel. Une des solutions à laquelle nous avons réfléchi était de permettre le recalcul du SRG, peu importe que la demande ait été faite par Service Canada ou par l’Agence du revenu du Canada, en plus d'offrir la possibilité de s’acquitter d’une dette sur trois ans plutôt que sur une année. Nous avons proposé des solutions.
En tant que porte-parole en matière d'aînés, je me suis souvent levée à la Chambre pour demander ces solutions. Je peux souligner le fait que la ministre a annoncé cette semaine dans sa mise à jour économique qu'elle réglerait la situation en mai prochain. C'est peut-être bien, mais, à l'aube de Noël, les aînés sont appauvris plus que jamais. Leur situation financière était déjà précaire avant la pandémie, et, depuis juillet, c'est encore pire. Ils n'auront pas non plus de cadeaux pour le Nouvel An, pour la Saint-Valentin ou pour Pâques. Le mois de mai, c'est beaucoup trop loin.
D'ailleurs, en réaction à la mise à jour économique, mon collègue de Joliette a déjà annoncé que nous continuerions de travailler à accélérer ce règlement. Bien évidemment, nous ne pouvons que constater que les pressions que notre formation politique a exercées depuis plusieurs mois ont eu certaines retombées et qu'il n'y aurait pas eu d'indemnisation si nous n'avions pas été là. Rappelons que ce sont les travailleurs aînés qui subissent ces baisses de Supplément de revenu garanti alors qu'ils avaient le droit de légitime de toucher la PCU durant la première vague.
Il faut aussi rappeler que ceux qui touchent le SRG sont les aînés les moins nantis et que le fédéral les prive de centaines de dollars chaque mois depuis juillet. Ils n'ont plus la marge de manœuvre nécessaire pour traverser les cinq prochains mois sans devoir faire des choix difficiles, comme délaisser certains médicaments ou vendre leurs biens, alors que l'inflation fait grimper le prix du panier d'épicerie actuel de 7 %.
C'est pourquoi il faut que le gouvernement accélère ce processus. Nous continuerons de marteler le message selon lequel il doit revenir sur sa décision absurde de créer deux classes d'aînés, car la situation financière actuelle des aînés nous démontre que la pauvreté ne survient pas qu'à partir de 75 ans, que les problèmes de santé ne surviennent pas qu'à 75 ans et qu'il faut absolument que la pension de la Sécurité de vieillesse soit haussée de 110 $ par mois dès l'âge de 65 ans, parce que les aînés de 65 à 74 ans sont complètement oubliés.
La semaine dernière, je remplaçais un membre du Comité permanent des finances. Alors que nous interrogions les fonctionnaires de l'Agence du revenu du Canada, j'ai été étonnée de constater que, en 2021, un pays comme le Canada ne peut trouver des solutions technologiques plus rapidement. L'ARC était au courant depuis l'été 2020 des problèmes qui surviendraient. On nous a répondu qu'il y avait encore trop de défis technologiques, autant pour la question des aînés que pour celle des travailleurs du secteur de la culture.
Notre troisième condition est que la ministre confirme qu'elle compte utiliser le pouvoir d'adapter les mesures d'aide qui se retrouvent dans le projet de loi C‑2 par voie réglementaire afin de répondre aux besoins des autres industries actuellement écartées du soutien fédéral, notamment l'aérospatiale, si lanécessité en est démontrée. L'évolution de la crise risque de causer encore beaucoup de soubresauts.
En terminant, il faut tout de même surveiller l'évolution de la situation et les programmes devront faire preuve de flexibilité. Le projet de loi C‑2 permet d'apporter une aide nécessaire à certains secteurs dans le contexte actuel de la crise en reprenant la mécanique de la Subvention salariale d'urgence du Canada et de la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer. Cependant, comme l'a mentionné mon collègue de Joliette, on élude d'autres problèmes qui touchent durement certaines de nos entreprises en raison des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement. On peut penser à la pénurie des microprocesseurs, entre autres. Ce bris dans la chaîne d'approvisionnement est à l'origine d'arrêts dans plusieurs chaînes de production québécoises.
J'aimerais parler d'un dernier aspect. Le gouvernement ne peut utiliser l'argument de l'urgence alors qu'il a lui-même retardé les travaux liés à l'adoption des nouveaux programmes en déclenchant les élections les plus coûteuses de l'histoire au tout début de la quatrième vague. Nous aurions déjà dû nous pencher sur ces questions pour les PME et les entreprises.
L'adoption du projet de loi C‑2 est nécessaire, car une chose est certaine: dans la situation actuelle, nous ne pouvons pas partir en congé des Fêtes l'esprit tranquille sans avoir adopté cet important projet de loi. Travaillons tous en collaboration pour les entrepreneurs et les travailleurs. Agissons.
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
Madame la Présidente, ce qui me fascine chez le gouvernement libéral d'en face, c'est à quel point il est dans le déni de la précarité financière des aînés et cette tendance qu'il a de se contenter de chèques ponctuels, alors que la situation des aînés réclame une aide récurrente.
Si le Bloc québécois n'avait pas été là dès avril pour rappeler que tout le monde recevait de l'aide pendant la pandémie sauf les aînés, il n'y aurait pas eu le chèque unique. Le gouvernement a envoyé un autre chèque unique pour le Supplément de revenu garanti, ainsi que pour la Sécurité de la vieillesse, alors que les gens âgés de 75 ans et plus ont reçu cet été un autre chèque unique, envoyé juste avant l'élection, une drôle de coïncidence.
Ce que le gouvernement propose maintenant est une hausse de la Sécurité de la vieillesse, mais seulement pour les gens âgés de 75 ans et plus. Pourtant, ce n'est pas juste à partir de l'âge de 75 ans que les aînés ont des besoins, c'est à partir de l'âge de 65 ans. C'est pour cela qu'il faut agir en lien avec la Sécurité de la vieillesse pour tous les aînés, dès l'âge de 65 ans.
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue, avec qui j'ai l'honneur de siéger au Comité permanent de la condition féminine, une autre cause qui nous tient à cœur en plus de celle des aînés.
Je suis d'accord avec elle sur le fait que les libéraux ne tiennent effectivement pas compte de la situation des aînés. C'est pour cela que le Bloc québécois propose la hausse de la Sécurité de la vieillesse dès l'âge de 65 ans. Nous proposons aussi de permettre aux travailleurs de gagner davantage avant d'atteindre le seuil à partir duquel ils sont pénalisés sur leur Supplément de revenu garanti, en plus d'avoir des crédits pour les travailleurs expérimentés qui leur permettent de rester sur le marché du travail.
Au‑delà de cela, je suis d'accord avec ma collègue sur le fait que les aînés sont dans une situation précaire. Je suis fasciné par le gouvernement, qui se vante de les avoir aidés par l'intermédiaire d'organismes qui viennent en aide aux aînés. Est‑ce qu'on veut vraiment obliger les aînés à faire la file devant une banque alimentaire? C'est bien pour les organismes, mais cela ne met pas plus d'argent dans les poches des aînés pour qu'ils fassent leur épicerie. C'est la même chose pour le programme Nouveaux Horizons pour les aînés. C'est un bon programme, qui permet aux aînés de socialiser, mais investir dans ce programme ne met pas plus d'argent dans les poches des aînés.
Voir le profil de Andréanne Larouche
BQ (QC)
Madame la Présidente, j'ai déjà parlé de ces chèques ponctuels et ce sont les aînés qui sont outrés. Ils ont l'impression qu'on les utilise, qu'on se sert d'eux à des fins électoralistes et que le gouvernement se borne à les récompenser avec un petit chèque de temps en temps. Il faut aussi garantir leur pouvoir d'achat à long terme.
Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Madame la Présidente, je félicite ma collègue pour son discours. Je sais que c'est son premier et que ce n'est pas facile de se lever à la Chambre. J'ai beaucoup aimé son discours et l'histoire de Cassy était très touchante.
La santé mentale est évidemment un immense problème. Qui dit santé mentale dit santé. Or, dans sa mise à jour budgétaire, le gouvernement n'investira pas dans les transferts en santé avant 2027, alors qu'il y a un problème aigu. Tous les premiers ministres provinciaux du Canada demandent qu'Ottawa augmente ses transferts en santé de 22 à 35 %. Ma collègue est-elle d'accord avec cette demande?
Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Madame la Présidente, je profite de l'occasion pour dire que ma circonscription est la plus belle au monde; c'est le paradis.
Par ailleurs, le discours de mon collègue était très intéressant. Comme d'habitude, les conservateurs nous entretiennent beaucoup de l'axe économique.
Au Bloc québécois, nous considérons que les aînés de 65 ans et plus sont dans une situation économique précaire en ce moment. Nous en avons énoncé les différentes variables dans les derniers jours et dans les derniers mois. Cela fait même plusieurs années que le Bloc québécois réclame une meilleure qualité de vie pour les aînés, particulièrement en ce qui concerne leur pouvoir d'achat.
J'aimerais que mon collègue m'entretienne du fait que, lorsqu'on garde les aînés dans la précarité, cela ne profite à personne sur le plan économique. Cela engendre plus de frais de soins de santé, et la perte du pouvoir d'achat des aînées fait diminuer les retombées économiques.
Que pense-t-il de notre demande d'augmenter le pouvoir d'achat des aînés en leur donnant 110 $...
Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Madame la Présidente, mon collègue a beaucoup insisté sur le fait qu'il fallait arrêter les dépenses. Effectivement, on n'imprime pas d'argent au Parlement. Cependant, au Québec et au Canada, on vit en ce moment une crise très importante, celle du logement. On en a parlé toute une journée la semaine passée, en réponse à une motion présentée par les conservateurs.
Au Québec, 450 000 ménages payent plus de 30 % de leur revenu pour se loger. Ce qu'on constate à l'heure actuelle, c'est que le marché ne fait pas son travail, qu'il ne réussit pas à contrôler le prix des maisons et les loyers pour loger les plus vulnérables au Canada.
Tous les organismes impliqués en logement au Québec, dont le FRAPRU, le Réseau québécois des OSBL d'habitation et les fédérations de locataires, sont unanimes: il faut que le gouvernement investisse massivement pour mettre fin une fois pour toutes à la crise du logement. Mon collègue est-il d'accord?
Résultats : 1 - 15 de 40678 | Page : 1 de 2712

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Afficher les deux langues
Préciser votre recherche
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes