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PCC (BC)
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2020-11-25 14:08 [p.2405]
Monsieur le Président, l'année dernière, le fonds de Noël de Richmond a contribué à égayer les Fêtes de près de 3 000 de nos concitoyens dans le besoin, y compris plus de 1 200 jeunes et 300 aînés, en leur permettant de célébrer avec leur famille et leurs amis. Cette année, le fonds continue de veiller à ce que ceux qui connaissent des difficultés financières puissent vivre la magie des Fêtes.
Pour leur élan de générosité, j'aimerais remercier les donateurs « anges gardiens » du fonds, qui ont contribué au dépassement de l'objectif et à l'établissement d'un nouveau record malgré la pandémie: Tony Scott, de Platinum Pro-Claim Restoration; Aisha Yang et Musharaf Syed, d'Herbaland Naturals; Eda Koot, de l'hôtel Pacific Gateway; Joachim Neumann, d'Auto West Group; Gail Terry, de la Richmond Auto Mall Association; Tony Mauro, de TD Canada Trust; Patti Martin, de Patti Martin Real Estate Group; David Sheng et Fanny Lagun, de Stage Foundations; ainsi que Terry Sanford et Sean Disdero, de Canadian Tire Richmond. Nous les remercions.
Joyeuses Fêtes, joyeuse Hanouka et joyeux Noël.
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NPD (BC)
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2020-11-25 14:19 [p.2407]
Monsieur le Président, en cette Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, rappelons-nous que le rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a conclu que des milliers de femmes et de filles autochtones sont victimes d'un génocide.
Pour mettre un terme au génocide, le gouvernement du Canada est tenu de mettre pleinement et rapidement en œuvre tous les appels à la justice. Pourtant, plus d'un an plus tard, nous n'avons toujours pas de plan d'action dirigé par les femmes autochtones, comme l'avait promis le premier ministre. Cet échec est révélateur des vérités qu'ont exprimées les survivants et leur famille.
Le pire, c'est que le gouvernement utilise la pandémie comme excuse pour justifier les retards. C'est comme si le premier ministre ne réalisait pas que la pandémie a exacerbé considérablement la violence à l'égard des femmes. Des appels à l'action pour lutter contre la pauvreté, les inégalités économiques et régler la question des logements inadéquats ont été lancés à plusieurs reprises dans de nombreux rapports et par la Commission de vérité et réconciliation.
La situation ne peut plus attendre. On ne peut plus perdre une autre sœur. Le gouvernement doit s'occuper de la violence à l'égard des femmes, en particulier les femmes autochtones, avec autant d'empressement qu'il lutte contre la pandémie.
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NPD (BC)
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2020-11-25 14:36 [p.2410]
Monsieur le Président, tout le monde a peur à cause de la COVID-19.
Le nombre de cas augmente et les annonces d'un vaccin ont donné de l’espoir aux gens. Le premier ministre a dit qu'on ne pouvait pas produire de vaccins au Canada à l'heure actuelle. Pourtant, au mois d'août, le premier ministre a annoncé que le Conseil national de recherches du Canada allait être capable de produire des vaccins.
Qu'est-ce qui a changé? Les Canadiens ont besoin d'une réponse et d'un plan. Quel est le plan pour tout de suite avoir des vaccins au Canada?
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NPD (BC)
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2020-11-25 14:37 [p.2410]
Monsieur le Président, nous sommes au beau milieu de la deuxième vague de COVID-19. Les gens ont terriblement peur des conséquences qu'aura l'augmentation du nombre de cas sur leur famille. L'annonce de la mise au point de vaccins a donné de l'espoir aux gens, mais lorsque le premier ministre a déclaré que nous ne sommes pas en mesure d'en produire au Canada, les gens ont de nouveau eu peur.
Au cours de l'été, le premier ministre a annoncé que le Conseil national de recherches pourrait fabriquer des vaccins, mais il semble que ce ne soit pas le cas. Nous devons savoir quel est le plan du gouvernement. Les Canadiens sont inquiets et ils ont peur. Nos concitoyens doivent savoir que le gouvernement a établi un plan clair de distribution des vaccins qui comporte un calendrier. Quel est le plan du gouvernement?
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NPD (BC)
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2020-11-25 14:53 [p.2413]
Monsieur le Président, les éclosions de COVID-19 au Nunavut pourraient avoir de graves conséquences pour les habitants de la région, qui sont déjà aux prises avec un sous-financement chronique des services de santé. Nous avons écrit une lettre au premier ministre pour lui demander de fournir tout le soutien nécessaire, notamment en envoyant une plus grande quantité d'équipements de protection individuelle et de trousses de test pour aider les habitants du Nunavut.
Le premier ministre s'engagera-t-il à faire tout en son pouvoir pour aider à protéger les habitants du Nunavut?
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NPD (BC)
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2020-11-25 14:54 [p.2413]
Monsieur le Président, un grand nombre de collectivités parmi les plus touchées au Canada, comme Brampton, sont en grande partie racialisées et elles comptent de nombreux travailleurs essentiels de première ligne, par exemple, des gens qui livrent les produits nous permettant de nourrir notre famille et qui assurent notre sécurité. Ils ont besoin d'être soutenus et non d'être blâmés. Brampton et bien d'autres collectivités semblables souffrent d'un sous-financement dans le domaine de la santé. Elles vivaient déjà une crise dans ce domaine avant même la pandémie.
Le premier ministre va-t-il s'engager à accorder un financement adéquat pour les services de santé, les ressources et le dépistage dont Brampton et les autres collectivités durement touchées ont besoin?
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
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2020-11-25 15:14 [p.2417]
Monsieur le Président, les libéraux annoncent un autre plan pour les services de garde d'enfants. Il est d'une importance vitale que nous ayons des services de garde d'enfants, certes, particulièrement en période de relance économique et compte tenu du fait que les femmes sont touchées de façon disproportionnée par la COVID-19, mais j'espère qu'on ne m'en voudra pas de ne pas retenir mon souffle. Les libéraux promettent des services de garde d'enfants depuis les années 1990. Depuis ce temps, les enfants qui avaient besoin de services de garde ont grandi et ont eu leurs propres enfants qui ont maintenant besoin des mêmes services. Il nous faut un plan d'action concret qui prévoit au moins 2 milliards de dollars pour conserver le nombre de places dans les garderies existantes, et 10 milliards de dollars par année pour la mise en œuvre d'un véritable régime universel de garde d'enfants.
Le gouvernement joindra-t-il le geste à la parole et prendra-t-il des mesures concrètes en vue d'offrir aux Canadiens les services de garde d'enfants dont ils ont besoin?
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NPD (BC)
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2020-11-25 15:22 [p.2418]
demande à présenter le projet de loi C-255, Loi concernant l’élaboration d’une stratégie nationale sur l’intégration des personnes handicapées au marché du travail.
— Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de présenter la Loi sur l’intégration des personnes handicapées au marché du travail. Je tiens à remercier mon collègue le député d'Elmwood—Transcona d'avoir appuyé le projet de loi.
Cette mesure législative prévoit l’élaboration d’une stratégie nationale sur l’emploi visant à accroître la participation des personnes handicapées à l’économie. Les personnes handicapées ou celles ayant des besoins divers se heurtent à des difficultés particulières et accrues à cause de la COVID-19. D'après un récent sondage, plus du tiers des répondants ayant des maladies ou des invalidités de longue durée ont perdu leur emploi ou ont vu leurs heures de travail être réduites durant la pandémie. Même avant la pandémie, il y avait plus de 400 000 Canadiens handicapés en âge de travailler qui étaient au chômage, même si leur handicap ne les empêchait pas de travailler.
Les personnes handicapées ont beaucoup à offrir à la société. Alors que nous cherchons à rebâtir en mieux, nous devons en faire davantage pour promouvoir l'intégration des personnes handicapées à la population active. J'exhorte tous les parlementaires à appuyer cette initiative vitale, car lorsque des gens aux capacités diverses réussissent, nous sommes tous gagnants.
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NPD (BC)
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2020-11-25 15:25 [p.2419]
Monsieur le Président, je suis ravie de présenter une pétition provenant de ma circonscription. Je ne crois pas avoir besoin de rappeler que c'est là que se trouve le quartier Downtown Eastside et que celui-ci connaît une grave crise des opioïdes.
Les pétitionnaires rappellent que cette crise figure parmi les urgences de santé publique les plus mortelles jamais vues, puisqu'une personne en meurt en moyenne toutes les deux heures et que le nombre total de morts depuis quatre ans avoisine les 15 400.
Ils demandent au gouvernement de déclarer officiellement que la crise des opioïdes constitue une urgence nationale de santé publique, de faire le nécessaire pour mettre fin aux morts et aux blessures causées par les surdoses et de mettre en œuvre sans tarder, en collaboration avec les provinces et les territoires, un plan d'action global et pancanadien de prévention des surdoses. Ce plan devra obligatoirement tenir compte des moyens pris par les autres pays pour endiguer ce problème, comme l'encadrement légal de la drogue comme moyen de garantir l'innocuité des stocks, la décriminalisation de la drogue à des fins personnelles et la modification des politiques bancales de lutte contre la drogue et des méthodes policières qui en découlent.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Madame la Présidente, je prends de nouveau la parole aujourd'hui afin de présenter une pétition signée par des jeunes de ma circonscription et de la circonscription voisine Kootenay—Columbia. Les changements climatiques inquiètent les pétitionnaires, qui rappellent, d'une part, que les cibles du Canada sont totalement inadéquates et, d'autre part, que les mesures prises par le Canada sont complètement inefficaces.
Ils veulent qu'au lieu de viser le gain à court terme au détriment des générations futures, les emplois s'inscrivent dans une perspective durable. Les pétitionnaires demandent au gouvernement d'améliorer leurs perspectives en présentant une stratégie climatique qui serait assortie de cibles scientifiquement éprouvées, qui éliminerait les subventions aux combustibles fossiles et qui réinvestirait les fonds ainsi économisés dans la production d'énergie renouvelable, les projets à haute efficacité énergétique, les moyens de transport qui produisent peu de gaz carbonique et la formation professionnelle.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, je présente une pétition au sujet d'un problème très urgent et très grave. Les représentants du Parti communiste chinois isolent la population ouïghoure et la soumettent à des atrocités comme le travail forcé et le prélèvement d'organes sans consentement. C'est très inquiétant.
Les pétitionnaires souhaitent que leur gouvernement, le gouvernement du Canada, applique la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus, la loi de Magnitski, dans le but d'attirer l'attention du monde entier sur les violations des normes internationales.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2020-11-25 15:32 [p.2420]
Madame la Présidente, c'est un honneur de prendre la parole pour présenter la pétition électronique 2693. Je sais que le Règlement exige que je résume la pétition. Il s'agit d'une pétition très détaillée, très technique et très importante, alors en voici mon résumé.
La pétition traite des nombreuses façons dont un réseau électrique interconnecté reliant l'ensemble des provinces et des territoires d'un océan à l'autre pourrait permettre d'entreposer et de transporter l'électricité. La création d'un tel réseau électrique intelligent favoriserait la décarbonisation, ce qui aiderait le Canada à atteindre ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre et stimulerait la réussite économique. La pétition souligne aussi les nombreux systèmes de stockage d'électricité qui existent déjà, comme les systèmes de stockage d'énergie hydroélectrique par pompage.
Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes de mener des recherches sur la création d’une stratégie pour l’adoption d’un réseau électrique national interconnecté pour le transport et le stockage d'électricité décarbonisée et entièrement renouvelable au Canada.
Voir le profil de Jonathan Wilkinson
Lib. (BC)
propose que le projet de loi C-12, Loi concernant la transparence et la responsabilité du Canada dans le cadre de ses efforts pour atteindre la carboneutralité en 2050, soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
— Madame la Présidente, je suis vraiment ravi d'avoir l'occasion de m'adresser à la Chambre des communes à l'étape de la deuxième lecture du projet de loi C-12, la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité. J'estime qu'il s'agit d'une mesure législative extrêmement importante.
La santé et le bien-être des Canadiens demeurent la grande priorité du gouvernement. Voilà pourquoi nous prenons des mesures sans précédent en réaction à l'urgence sanitaire qu'entraîne la COVID-19. Alors que nous traversons cette crise — dont nous nous sortirons —, nous devons, pour respecter notre engagement à assurer la santé et le bien-être des Canadiens, mettre deux choses en place en gardant en tête l'après-pandémie.
Premièrement, nous devons rebâtir en mieux pour que l'économie soit plus concurrentielle, plus verte, plus vigoureuse et plus équitable qu'auparavant.
Deuxièmement, les Canadiens s'attendent à ce que nous disposions d'un plan réfléchi pour contrer une urgence parallèle qui s'est poursuivie pendant la pandémie et qui s'aggravera considérablement si nous ne prenons pas davantage de mesures à l'avenir. Je parle du changement climatique.
Les Canadiens savent à quel point le changement climatique menace notre santé, notre bien-être économique et notre planète. Nous vivons déjà les ravages du changement climatique avec des phénomènes météorologiques extrêmes, des inondations catastrophiques et des incendies dévastateurs.
Tout comme pour la COVID-19, ignorer les risques du changement climatique n'est pas une option. Cette approche ne fera qu'augmenter les coûts et aggraver les conséquences à long terme. Pour reprendre une métaphore de la pandémie, si nous voulons aplatir la courbe du climat et éviter ses pires effets, les meilleures données scientifiques disponibles nous disent que la planète doit atteindre la carboneutralité d'ici 2050.
Atteindre la carboneutralité d'ici 2050 veut dire que les émissions produites dans 30 ans seraient entièrement absorbées grâce à des mesures qui éliminent le carbone de l'atmosphère, que ce soit grâce à la nature, comme la plantation d'arbres, ou à la technologie, comme les systèmes de séquestration du carbone. Le monde change et il faut agir. La transition vers une économie propre est nécessaire sur le plan écologique et offre de nombreuses possibilités sur le plan économique. Les pays, les investisseurs et les consommateurs le reconnaissent et on peut le voir par un mouvement qui s'accélère sur toute la planète et une saine concurrence vers la carboneutralité d'ici 2050.
Plus de 120 pays se sont engagés à devenir carboneutres d'ici 2050, dont un grand nombre de nos principaux concurrents économiques et de nos partenaires commerciaux. Notre plus grand partenaire commercial au sud de la frontière sera probablement bientôt de ce nombre. Les projets et les technologies à faibles émissions de carbone et résilients aux effets des changements climatiques ne sont pas seulement bons pour la planète, ils sont bons aussi pour les affaires.
Mark Carney, l'ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d'Angleterre, a dit récemment que la transition vers la carboneutralité constituait « [...] l'une des plus grandes occasions commerciales de notre temps ». La veille de la présentation du projet de loi C-12 à la Chambre, Tiff Macklem, le gouverneur actuel de la Banque du Canada, a dit que « [...] nous devons donner au Canada les moyens de tirer parti des opportunités liées au climat que recherchent les consommateurs, les travailleurs et les investisseurs. »
De grandes sociétés canadiennes se sont déjà engagées à atteindre la carboneutralité d'ici 2050, y compris des organisations comme Cenovus, Teck Resources, MEG Energy, Canadian Natural Resources Limited, Enbridge et l'Association canadienne des producteurs d'acier. Le directeur général de Shell a affirmé que la carboneutralité est « la seule voie à suivre » pour son entreprise. Des entreprises canadiennes comme les Aliments Maple Leaf et CAE sont déjà carboneutres.
Prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques tout en relançant l'économie canadienne après la pandémie est simplement la voie logique à suivre. Nous pourrons ainsi sortir de la crise en étant plus forts, mieux préparés et plus compétitifs dans une économie mondiale à faibles émissions de carbone.
Au cours de la dernière campagne électorale, notre gouvernement s'est engagé à fournir un plan qui permettra au Canada de dépasser ses objectifs de réduction de la pollution et de créer un processus juridiquement contraignant pour tous les futurs gouvernements afin de fixer des cibles climatiques nationales qui permettront d'atteindre l'objectif scientifique de la carboneutralité d'ici 2050. Le projet de loi C-12, Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité est la réalisation de notre engagement envers les Canadiens à mettre en place ces processus juridiquement contraignants.
Ce processus est fondamental pour notre stratégie visant à créer une reprise économique durable après la pandémie et une prospérité à long terme pour tous les Canadiens dans un monde à faible émission de carbone. Il témoigne du désir de notre gouvernement de stimuler notre ambition collective en matière de changement climatique, et d'en faire plus que jamais de manière réfléchie et pragmatique en s'appuyant sur des données scientifiques et de preuves.
Le projet de loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité contribue de façon importante à la formulation d'une vision canadienne pour l'économie écologique, et il indique que nous sommes fermement résolus à devenir un compétiteur sérieux dans l'économie écologique mondiale.
Pour y arriver, nous devons mieux nous outiller pour saisir les occasions de réduire les émissions de carbone et démontrer ainsi que le Canada est prêt à s'attaquer de front aux risques associés aux changements climatiques. Ce faisant, nous pouvons accroître suffisamment la confiance et la certitude pour attirer les investissements et aider les Canadiens à offrir des produits et services très recherchés partout dans le monde, et ce, dès maintenant et à très long terme.
Avec ce projet de loi, le gouvernement du Canada mettra en place pour la première fois des dispositions législatives sur la responsabilité en matière d'émissions afin de combattre les changements climatiques et d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Le projet de loi sur la responsabilité a ceci d'important qu'il propose des mesures rigoureuses pour dépolitiser la lutte contre les changements climatiques en imposant des exigences législatives aux gouvernements en vue de faire des progrès dans ce domaine. Il vise à éviter au Canada d'avoir un gouvernement qui, comme celui de Stephen Harper, établit une cible de réduction des émissions sans jamais proposer de plan crédible pour l'atteindre.
La Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité représenterait la première étape importante de la deuxième phase du plan climatique de notre gouvernement. Lors de la première phase mise en branle lors de notre premier mandat, nous avons piloté la création d'un cadre pancanadien qui vise à combattre les changements climatiques qui comprenait plus de 50 initiatives distinctes, incluant la tarification de la pollution, un plan pour l'élimination graduelle du charbon d'ici 2030, et des investissements historiques dans le transport en commun, la conservation de la nature et les énergies renouvelables.
Au cours des prochaines semaines, le gouvernement annoncera un plan sur la croissance propre amélioré, ainsi que d'autres investissements qui encouragent, accélèrent et soutiennent les efforts de transition des entreprises canadiennes vers une économie carboneutre prospère. Ce plan permettra également aux Canadiens de savoir comment nous comptons atteindre, et même dépasser, les cibles fixées pour 2030 dans l'Accord de Paris.
Le projet de loi C-12 définit le cadre juridique permettant d'inscrire dans la loi l'objectif de réduction des émissions de ce plan et des prochains plans d'ici le milieu du siècle. Le projet de loi prévoit également d'instaurer un processus juridiquement contraignant pour le gouvernement, ainsi que pour les gouvernements futurs. Le but est de fixer des cibles nationales de lutte contre les changements climatiques sur une base continue tous les cinq ans entre 2030 et 2050, et d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050.
Ce projet de loi prévoit aussi que le gouvernement actuel et les prochains gouvernements présentent des plans détaillés de la manière dont ils prévoient atteindre ces cibles. À court terme, le projet de loi C-12 exige que le gouvernement du Canada établisse, dans les six mois suivant l'entrée en vigueur de la loi, la cible initiale de 2030 ainsi qu'un plan de réduction des émissions. Les deux devront être déposés au Parlement.
Un rapport d'étape devra être déposé d'ici 2027. Si le gouvernement du moment ne prévoit pas atteindre la cible de 2030, il devra expliquer comment il compte corriger la situation. De plus, le commissaire à l’environnement et au développement durable, avec l'appui du Bureau du vérificateur général du Canada, devra examiner la situation et faire rapport des mesures entreprises par le gouvernement du Canada pour atténuer les changements climatiques dans les cinq années suivant l'entrée en vigueur de la loi et tous les cinq ans par la suite.
À chaque année jalon par la suite, soit en 2035, en 2040 et en 2045, il faudra établir des cibles ainsi qu'un plan quinquennal de réduction des émissions visant l'année jalon subséquente. Tout cela devra être déposé au Parlement.
Enfin, si une cible n'est pas atteinte, le gouvernement devra déposer un rapport au Parlement en expliquant les raisons et présentant des mesures correctrices et de rattrapage précises.
Le projet de loi C-12 exige également que la ministre des Finances publie un rapport annuel expliquant la manière dont le gouvernement gère les risques financiers et les occasions découlant des changements climatiques. Ces renseignements aideront le gouvernement à gérer les risques des changements climatiques dans sa prise de décision.
Tout cela s'ajoute à notre exigence actuelle en matière de rapports, notamment le 5e rapport biennal à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui sera soumis à la fin de 2021, et les données de l'inventaire national des gaz à effet de serre que nous publions chaque année.
Ces cibles établies tous les cinq ans et les plans pour les atteindre seront fondés sur les meilleures informations scientifiques disponibles. Ils nécessiteront une approche inclusive reflétant la démographie et la géographie uniques du Canada, l'importance de notre économie de ressources et la compétence partagée des gouvernements en matière d'énergie et d'environnement.
La contribution et l'engagement de tous les secteurs de la société canadienne sont essentiels. Le gouvernement du Canada ne peut tout simplement pas, à lui seul, atteindre la cible de la carboneutralité d'ici 2050. Voilà pourquoi le projet de loi prévoit l'établissement d'un groupe consultatif pour un avenir à zéro émissions nettes d’ici 2050, comptant jusqu'à 15 experts ayant une expérience et des compétences diverses provenant de tout le pays. Il comprendra des dirigeants d'entreprises, des dirigeants syndicaux et autochtones, et des leaders dans le domaine des technologies propres et de l'environnement.
Les conseils que ce groupe consultatif donnera au gouvernement au cours des 30 prochaines années seront fondés sur beaucoup de consultations et un engagement auprès des Canadiens. Le travail initial sera axé sur la recherche de mesures permettant d'appuyer à la fois la cible de la carboneutralité et la reprise économique après la pandémie. Le groupe consultatif donnera des conseils dans un rapport public annuel, et le gouvernement sera tenu de répondre publiquement à ses recommandations.
Toutes les mesures relatives aux rapports publics sont conçues pour garantir la responsabilité envers les Canadiens, une responsabilité fondée sur la transparence, deux éléments essentiels pour établir la crédibilité auprès des Canadiens. De surcroît, la transparence et la responsabilité sont essentielles pour favoriser le dialogue lorsque des frictions surviennent concernant les moyens de poursuivre la lutte contre les changements climatiques. Le projet de loi C-12 établit un cadre de responsabilité et de transparence pour garantir l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050 de manière à donner aux Canadiens la certitude qu'en tant que pays, nous réussirons.
Si le projet de loi est adopté, il sera extrêmement difficile pour tout futur gouvernement de se soustraire à sa responsabilité de prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques. Je pense que le Parlement et les Canadiens en général condamneraient sévèrement un gouvernement qui ne respecterait pas ses obligations légales en vertu de la loi.
Je veux dire quelques mots sur le processus parlementaire.
Il faut de la coopération et de la collaboration pour obtenir un vrai changement, et plusieurs partis à la Chambre des communes ont démontré leur engagement à prendre des mesures ambitieuses en matière de climat, notamment les Nouveau Parti démocratique, le Bloc québécois, le Parti vert et même certains députés conservateurs.
Je félicite la députée d'Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia pour son travail sur le projet de loi C-215 et la députée de Winnipeg-Centre pour son travail sur le projet de loi C-232. Ces initiatives font partie d'une longue série de projets de loi présentés pour tenter de résoudre ce problème.
Il est important de reconnaître la contribution de Jack Layton, qui a été le premier à proposer son projet de loi, la loi sur la responsabilité en matière de changement climatique, en 2007. Malheureusement, ce projet de loi a été rejeté par les sénateurs conservateurs, il y a eu 10 ans jour pour jour le mois dernier, sans débat, malgré le soutien de la majorité de la Chambre des communes.
Je tiens également à saluer le travail de mon collègue le leader parlementaire du gouvernement à la Chambre, qui a fait adopter son projet de loi d'initiative parlementaire, la Loi de mise en œuvre du Protocole de Kyoto, en 2007, avant que le gouvernement Harper ne l'abroge, en 2011, en se retirant du Protocole de Kyoto.
Pendant l'élaboration du projet de loi, j'ai réfléchi à tout le travail qu'ont accompli mes collègues à la Chambre et ceux qui nous ont précédés. J'espère vivement qu'ils reconnaîtront leurs efforts et leur dévouement dans l'esprit et l'objet du projet de loi C-12. Je suis déterminé à adopter une approche de coopération et de collaboration. J'étudierai de bonne foi les suggestions constructives pour améliorer cette mesure législative. C'est ce à quoi devrait ressembler le processus parlementaire, et je tiens à contribuer à son bon fonctionnement.
Je suis convaincu que, ensemble, dans un esprit de coopération, nous pourrons en arriver à un résultat pour continuer d'avancer dans la lutte contre la menace des changements climatiques. Dans le cadre de conversations constructives, j'ai discuté avec un grand nombre de mes collègues parlementaires du passage à l'action pour lutter contre les changements climatiques. J'espère que nous parviendrons à travailler ensemble pour faire adopter le projet de loi en ce contexte de gouvernement minoritaire afin que nous puissions procéder sans délai à sa mise en œuvre.
Au bout du compte, les changements climatiques relèvent de la sphère scientifique, et non idéologique. Ce ne devrait pas être un enjeu partisan. J'espère que les députés de tous les partis à la Chambre travailleront ensemble pour appuyer collectivement cette mesure législative essentielle.
En tant que pays, nous ne pouvons pas nous permettre de ne rien faire. Des ressources seront évidemment nécessaires. Il faudra aussi une bonne dose de pragmatisme et, évidemment, d'ingénuité canadienne.
Le Canada est bien outillé pour y arriver, y compris une main-d'œuvre qualifiée et novatrice qui relève déjà le défi qu'est la réduction des émissions. Que l'on parle du cuivre, du nickel ou des sources d'énergie, le Canada détient les ressources nécessaires pour développer, produire et déployer les technologies propres, et pour tirer parti de son savoir-faire. Le secteur manufacturier canadien est productif et résilient. Nous avons aussi l'esprit innovateur, les compétences et l'expérience nécessaires pour faire partie des fournisseurs de ressources naturelles les plus verts au monde. Nous sommes aussi animés par le désir de saisir cette chance de créer un avenir que nous pourrons léguer à nos enfants et petits-enfants avec confiance et fierté.
Je suis convaincu que bon nombre de mes collègues, ou encore leurs enfants, neveux, nièces et petits-enfants, ont regardé quelques-unes des émissions de sir David Attenborough sur la nature. Une de ses phrases m'a interpellé directement. Il a dit: « L'humain est la seule espèce à pouvoir se projeter dans l'avenir. Pour vivre en harmonie avec la nature, il suffit de le vouloir. »
Ce projet de loi permettra aux Canadiens de montrer, collectivement, que c'est aussi ce qu'ils veulent. Je suis impatient de pouvoir discuter avec mes collègues, que ce soit aujourd'hui ou tout au long du débat sur cette mesure législative d'une grande importance.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, je remercie le ministre d'avoir insisté sur la collaboration entre partis.
C'est dans cet esprit que j'aimerais qu'il réponde à la question suivante: s'engagera-t-il aujourd'hui même à ce que le secteur pétrolier et gazier soit représenté au sein de son groupe consultatif?
Pendant que j'ai la parole, le ministre s'engagera-t-il à amender le projet de loi afin qu'il reconnaisse la contribution historique du secteur canadien de l'énergie, mais aussi le rôle qu'il peut jouer à l'avenir?
Voir le profil de Jonathan Wilkinson
Lib. (BC)
Madame la Présidente, je répondrai deux choses au député.
Primo, j'ai très certainement l'intention d'annoncer sous peu la composition du groupe consultatif. Comme je le disais tout à l'heure, ses membres proviendront de partout au pays et de divers horizons professionnels. Certains auront de l'expérience dans l'industrie, d'autres seront spécialisés en environnement. Il y aura aussi des représentants autochtones. Il s'agira d'un groupe très varié, comme devrait l'être tout groupe appelé à conseiller le gouvernement sur un dossier aussi important.
Secundo, je prendrai certainement connaissance des propositions d'amendement dont le comité sera saisi. Quant à savoir lesquels seront adoptés et lesquels seront rejetés, ce n'est pas à moi de le dire, mais au comité. J'invite toutefois les députés de tous les partis qui ont des idées ou des suggestions pour améliorer le texte à nous en faire part.
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