Monsieur le Président, je remercie le député de son excellente question. Cette position semblable explique peut-être la raison pour laquelle les Ukrainiens se sentent tellement chez eux au Canada.
D'après un dicton, les politiciens ukrainiens n'ont pas besoin de parapluie, car il leur faut apprendre à éviter les gouttes de pluie pour trouver leur chemin entre la Russie et l'Occident. Je pense que le président Ianoukovitch a été aux prises avec un tel dilemme et a effectivement subi d'énormes pressions avant de prendre sa décision à l'automne.
Toutefois, en ce moment, je ne crois pas que ce soit une question de subtilité. Selon moi, le président Ianoukovitch a tenté de restreindre radicalement les libertés démocratiques dont jouissent les Ukrainiens depuis 20 ans. Maintenant, il doit déterminer ce qu'il devrait faire de ses concitoyens ukrainiens.
J'espère que les observateurs canadiens dont nous avons parlé pourront jouer un rôle crucial là-bas. En ce moment, il faut que des médiateurs interviennent entre l'opposition et le gouvernement. Des Canadiens pourraient servir d'interlocuteurs fiables, et j'espère que nous dépêcherons bientôt une délégation de haut niveau là-bas.