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PCC (AB)
propose:
Que, étant donné que,
(i) le gouvernement n’a pas réussi à faire croître l’offre de logements au Canada,
(ii) en consacrant 400 milliards de dollars à de nouvelles dépenses, le gouvernement a causé une poussée inflationniste qui a fait grimper les prix des logements de plus de 30 % par rapport aux prix enregistrés avant la pandémie,
la Chambre demande au gouvernement:
a) de faire l’examen et la consolidation de toutes les propriétés immobilières et de tous les terrains au Canada appartenant au gouvernement fédéral dans le but d’en débloquer au moins 15 % pour la construction résidentielle;
b) d’interdire l’acquisition de propriétés immobilières canadiennes par des investisseurs étrangers;
c) de s’engager à ne jamais prélever d’impôt sur les gains en capital provenant de la vente d’une résidence principale.
Voir le profil de Matt Jeneroux
PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis ravi de prendre la parole en cette dernière journée de l'opposition de l'année. Je suis aussi très heureux de partager mon temps de parole avec le député de Saskatoon-Ouest.
Les Canadiens sont plongés dans une crise du logement. Il y a des endroits partout au pays où un couple à deux revenus ne peut tout simplement plus se permettre d'habiter, où des aînés n'ont pas les moyens de payer leurs mensualités et où les étudiants des collèges et des universités ont complètement abandonné l'idée de devenir un jour propriétaires.
Le prix moyen d'une maison au Canada est de 717 000 $. Les députés veulent-ils savoir quel était ce prix l'an dernier? Il était de 606 000 $. On parle donc d'une augmentation de 18,2 %. Pour mettre les choses en perspective, lorsque le premier ministre est entré en fonction, le prix moyen était de 450 000 $. Le prix des maisons a augmenté de 20 % par rapport à l'année dernière. Le nombre de maisons neuves a chuté de 5,2 %. Nous avons l'offre de logements la plus faible des pays du G7, mais la hausse la plus rapide du prix des maisons. La situation est tout simplement intenable.
Je veux donner l’exemple d’un jeune couple ici même à Ottawa, qui m’a contacté pour me raconter son histoire. Tony et Amanda vivent dans un appartement de 667 pieds carrés. Ils viennent d’avoir un bébé, Clara. Un appartement de 667 pieds carrés, c’est petit pour élever un bébé, alors Tony et Amanda sont à la recherche d’une maison. Ils cherchent depuis des mois et ils ont fait 26 offres sur 26 maisons différentes. Toutes leurs offres étaient supérieures au prix demandé. Les députés savent-ils combien de maisons ils ont obtenues? Aucune.
Je veux aussi raconter l’histoire de Samy, un infirmier de Calgary, en Alberta. Depuis qu’il est à l’école secondaire, Samy économise pour son avenir. Il m’a dit qu’il avait grandi dans une famille où les valeurs étaient de travailler fort, de faire de bonnes études et de devenir un jour propriétaire d’une maison. Samy consulte realtor.ca presque tous les jours. Il dit qu’il est tout simplement anéanti en voyant les prix. Dans un quartier de la ville où il pensait pouvoir se permettre d’acheter une maison il y a cinq ans, les maisons se vendent maintenant régulièrement au-dessus du prix demandé. À ce jour, Samy est toujours locataire, il consulte toujours realtor.ca quotidiennement et il perd lentement espoir.
Permettez-moi de vous parler d’un autre couple, originaire de Burnaby, en Colombie-Britannique. Ryan et Sarah ont tous deux obtenu leur diplôme universitaire au cours des trois dernières années et ils ont un bon emploi. Ryan est analyste financier et Sarah est enseignante. Tous deux ont grandi en rêvant qu'un jour, s’ils étudiaient assidûment et travaillaient fort, ils auraient les moyens d'acheter une maison. Or, ils ont passé les deux dernières années à chercher et ils ont fait quelques offres, mais aucune n’a été acceptée. Ils ne veulent pas être locataires éternellement, et ce que Sarah m’a dit est déchirant. Elle dit avoir tout simplement renoncé. Ce sont deux jeunes à l’aube de leur avenir commun. Ils ont la majorité de la vie devant eux, mais ils ont renoncé à leur rêve.
Ce ne sont là que trois des nombreux témoignages que nous avons entendus dans tout le pays depuis les élections. Cela nous amène à ce que le gouvernement libéral compte faire. Les libéraux nous ont dit qu’ils allaient construire 100 000 maisons neuves d’ici 2025. Les députés savent-ils de combien de maisons le Canada a besoin, selon les prédictions de la Banque Scotia? La Banque a dit qu'il nous faut 1,8 million de maisons neuves, pas dans quatre ans, mais dès aujourd’hui. Un simple calcul nous indique que les libéraux sont à court de 1,7 million de maisons, car ils ont promis 100 000 maisons neuves. Ce serait presque risible si la situation de Ryan et Sarah, de Samy, et de Tony et Amanda n'était pas aussi triste.
Ce que le gouvernement ne semble pas comprendre avec cette promesse, c’est que nous avons besoin de logements. Nous pouvons offrir tous les incitatifs fiscaux du monde, il faut d’abord qu'il y ait des logements où les gens peuvent emménager. Ce que font les libéraux, c’est inviter les gens à entrer dans leur magasin, où tout est à 100 % de rabais, mais où les rayons sont vides. Il n’y a rien en stock. Voilà le problème que les libéraux n’ont pas réussi à régler, le vrai problème de l’offre de logements, et c’est là que notre motion entre en jeu aujourd’hui.
Au cours des dernières semaines, pendant la période des questions, un certain nombre de députés conservateurs ont proposé des solutions très judicieuses, comme examiner le nombre considérable d’immeubles et de terrains dont le gouvernement fédéral est propriétaire. En effet, le gouvernement possède 37 246 immeubles et près de 41 millions d’hectares de terres. C’est une quantité considérable de propriétés et d’immeubles qu’il pourrait immédiatement fournir aux municipalités et aux provinces pour contribuer à l’offre. Dans le rapport sur les biens immobiliers du Conseil du Trésor, on peut voir le nombre incalculable d’immeubles qui sont dans un état critique, ou les terrains situés dans des régions où ils pourraient vraiment aider des familles canadiennes à trouver un logement. Il s’agit d’une solution stratégique concrète que les libéraux pourraient nous emprunter aujourd’hui même.
Une autre suggestion stratégique consiste à lier les fonds d’infrastructure du gouvernement fédéral à l’offre de nouveaux logements. Nous savons que le gouvernement a eu beaucoup de mal à faire bouger les fonds pour les infrastructures, mais nous espérons que cela va changer. Nous avons proposé une solution stratégique qui a été largement soutenue par un grand nombre d’intervenants et de collectivités. Il s’agissait de s’assurer que nous travaillons avec les municipalités qui reçoivent des fonds fédéraux pour le transport en commun afin d’augmenter la densité près des projets financés. On annonce sans cesse des projets dont la construction n'a pas encore commencé, et qui n'ont aucun lien avec la crise du logement qui sévit au Canada. Notre motion contribue à corriger cela.
Notre motion aborde également les problèmes relatifs à la propriété étrangère. Il y a 1,3 million de maisons inhabitées au Canada. La solution proposée par les libéraux consiste à imposer une taxe de 1 % à ces propriétés. S'il n’était pas aussi navrant d’imposer une taxe de 1 % à un milliardaire étranger, ce serait presque ridicule. Je suis sûr que ces milliardaires tremblent de peur. Dans cette motion, nous offrons généreusement une autre solution, qui consiste à mettre en œuvre une politique d’interdiction de la propriété étrangère. Imaginez quelques-unes des 1,3 million de maisons dont j’ai parlé dans des endroits comme Vancouver, où un jeune couple pourrait alors se permettre d’acheter une de ces maisons, ou à Montréal, où l’on pourrait à nouveau rêver de devenir propriétaire. Il n'y a tout simplement pas de maisons disponibles et l’absence de plan des libéraux n’a fait que rendre l’achat d'une maison plus difficile pour les Canadiens.
Un récent sondage publié hier par Sotheby’s International Realty indique que la majorité des jeunes Canadiens ont complètement renoncé à devenir propriétaires. Selon le sondage, plus de 80 % des jeunes Canadiens âgés de 18 à 28 ans ont déclaré que la possibilité d’accéder à la propriété au Canada est complètement hors de leur portée. Ce sont des Canadiens qui ont l’avenir devant eux et qui renoncent tout simplement à devenir un jour propriétaires. Cela est non seulement triste, mais témoigne de l’échec du gouvernement au cours des six dernières années à résoudre la crise du logement. Ce n’est pas comme si la crise l’avait pris de court; c’est une chose contre laquelle les experts nous mettent en garde depuis que le gouvernement est arrivé au pouvoir en 2015.
L’Association canadienne de l’immeuble a rédigé une série de mémoires budgétaires, offrant des solutions au problème de l’offre. L’Institut canadien des évaluateurs a présenté des solutions qui permettraient de mettre plus de maisons sur le marché. D’autres groupes, comme Inclusion Canada, ont proposé au gouvernement des solutions qui permettraient non seulement de régler le problème de l’abordabilité, mais aussi de l'offre de logements abordables. Ce sont des organisations formidables qui font leur part pour offrir des solutions à ce que tant de Canadiens ont déclaré être une crise. C’est ce que nous faisons ici aujourd’hui: offrir au gouvernement des solutions.
Le nombre de logements disponibles ne suffit pas à répondre à la demande et le gouvernement a simplement espéré que la situation se réglerait d’elle-même. Il a toujours dit qu’il avait un plan, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Des agents immobiliers, des constructeurs de résidences et des organismes sans but lucratif nous font part de leurs commentaires. Ils disent tous que le plan ne fera pas grand-chose pour atténuer l’insuffisance de l'offre. Qui plus est, nous entendons de jeunes Canadiens qui ne savent tout simplement pas quoi faire d’autre.
Je terminerai par ceci. Nous sommes en mesure d’offrir un plan détaillé pour nous attaquer au problème du prix des maisons pour les Canadiens. Nous sommes ici pour offrir des solutions aux Canadiens. Nous sommes ici pour rendre la vie abordable aux Canadiens. Les libéraux se joindront-ils à nous et adopteront-ils ces mesures pour les Canadiens?
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Madame la Présidente, j’attends avec impatience l’occasion de parler de l’intervention un peu plus tard.
J’aimerais aborder un point que j’ai entendu à plusieurs reprises de la part des conservateurs au sujet de millions d’hectares de terres fédérales disponibles. Dans mon travail précédent, avant de venir ici, je siégeais au conseil municipal de Kingston. Je peux dire que, du point de vue de la planification, les seules terres qui ont vraiment de la valeur pour la construction de logements sont celles qui se trouvent à proximité de réels services, surtout en zone de haute densité. Le député peut-il nous en dire plus à ce sujet? Sur ces millions d’hectares de terres disponibles, quelle proportion se trouve à proximité de services à venir? S’il ne peut me donner le nombre d’hectares, peut-il me donner un pourcentage?
Voir le profil de Matt Jeneroux
PCC (AB)
Madame la Présidente, la réponse est 41 millions d’hectares de terres. Non seulement le député a écouté mon discours et reconnu qu’il s’agit d’une énorme superficie de terres que le gouvernement devrait explorer et où nous pourrions éventuellement construire plus de maisons, mais il a également indiqué qu’il a contribué au problème, ayant été membre d’un conseil municipal avant de venir ici.
Je pense que le député devrait probablement se pencher sur certaines des décisions qu’il a prises dans sa propre municipalité et se dire que cette question aurait peut-être dû être au centre de ses préoccupations lorsqu’il était là. Maintenant, en tant que député du gouvernement, il a l’occasion de mettre en œuvre les solutions que nous avons proposées ici aujourd’hui. J’espère qu’il appuiera cette motion et que nous serons en mesure de faire construire ces maisons pour les jeunes Canadiens.
Voir le profil de Jenny Kwan
NPD (BC)
Voir le profil de Jenny Kwan
2021-12-09 10:29
Madame la Présidente, le NPD aimerait proposer un amendement que le député pourrait prendre en considération.
En ce qui concerne l'utilisation de terres fédérales pour le développement résidentiel, un aspect qui doit être clair est que ces terrains doivent servir à la construction de logements sociaux et coopératifs. Il n’est pas logique, si le gouvernement fédéral met des terres à la disposition d’un promoteur, de construire des tours d’habitation ou des condos de luxe à prix élevé, par exemple. Nous voulons nous assurer que ces terres sont utilisées pour des logements sociaux, coopératifs et abordables, de façon permanente.
Le député appuierait-il cet amendement?
Voir le profil de Matt Jeneroux
PCC (AB)
Madame la Présidente, je remercie la députée de proposer également des solutions au gouvernement. En fin de compte, il y a eu un tel échec de ce côté-là que les députés de l’opposition profitent de journées comme aujourd’hui pour offrir ces solutions au gouvernement.
En ce qui concerne l’amendement particulier, j’étais récemment dans la circonscription de la députée et j’ai vu une merveilleuse occasion de logements abordables situés juste à côté de la voie ferroviaire. Ces logements sont destinés aux membres noirs et autochtones de la collectivité. On reconnaît leur histoire dans la région de Vancouver et on veut qu'ils aient accès à des logements abordables. C’est en partie la voie que nous devons suivre. Ce que nous voulons vraiment souligner dans la motion d’aujourd’hui, c’est à quel point les logements sont inabordables pour les Canadiens.
Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Madame la Présidente, ce dont on discute aujourd’hui est effectivement une question très importante. La crise du logement est l'une des crises les plus graves qu’on ait vécues depuis longtemps et l'une des plus graves qu’on vit en ce moment.
Dans leur motion, mes amis du Parti conservateur se concentrent beaucoup sur l’augmentation des prix des maisons. Par contre, on constate au Québec qu'il y a surtout un gros problème pour les locataires: seulement au Québec, 450 000 ménages ont un besoin impérieux de se loger.
Durant la campagne électorale, depuis une semaine et dans leur motion de ce matin, je n’ai pas beaucoup entendu les conservateurs parler du besoin pour le gouvernement d'investir pour aider les gens. Pourtant, on constate depuis des années que le privé ne fait pas le travail nécessaire pour loger les plus vulnérables.
Est-ce que mon collègue ne serait pas d’accord pour que le gouvernement investisse massivement pour construire des logements sociaux au Québec et au Canada?
Voir le profil de Matt Jeneroux
PCC (AB)
Madame la Présidente, mon collègue soulève un point très important qui est absent de tout plan d’action du gouvernement à l’heure actuelle, à savoir la location avec option d’achat. Nous avons beaucoup entendu parler dans ma collectivité — et probablement aussi dans la collectivité du député — de la façon d’obtenir ce marché pour que plus de jeunes Canadiens puissent acheter un logement. C’est ce que nous essayons d’aborder dans la motion d’aujourd’hui.
Voir le profil de Brad Redekopp
PCC (SK)
Madame la Présidente, aujourd’hui, je parlerai de la crise de l’abordabilité du logement à Saskatoon et de notre motion, qui tente de faire bouger les choses dans le domaine du logement, après six ans d’inaction libérale.
Il s’agit de mon premier discours de la 44e législature, et j'ai quelques remerciements à faire rapidement.
J’aimerais remercier les résidants de Saskatoon-Ouest de m’avoir choisi pour les représenter ici à Ottawa. C’est un honneur et un privilège pour moi de le faire. Je veux remercier les gens qui vivent dans nos divers quartiers, comme Riversdale, Hampton Village, Downtown, Caswell Hill, Blairmore, Confederation, Montgomery et les nombreux autres secteurs de la circonscription. C’est un honneur pour moi de servir tous ces gens.
Je tiens à remercier ma famille et mes amis, notamment mon épouse, Cheryl, mes fils, Kyle et Eric, mes parents, Alvin et Irene, ainsi que ma famille élargie et mes amis. J’aimerais également remercier la députée de Carlton Trail-Eagle Creek et son mari Milton Block de leur soutien et de leur encouragement au fil des ans. Bien sûr, je remercie aussi mon équipe de campagne qui m’a permis d’arriver jusqu’ici, notamment Steven, Daniel, Lisa, Jared, Sam, Carol et Oliver, et toutes les autres personnes qui ont fait des dons et travaillé sans relâche pour me faire élire.
Je tiens également à remercier le chef de l’opposition officielle de m’avoir nommé ministre adjoint du cabinet fantôme pour la citoyenneté et l’immigration.
Le dernier discours que j’ai prononcé à la Chambre remonte à juin, il y a six mois. Au lieu de revenir après la pause estivale, nous avons eu des élections inutiles, et cela m’attriste de dire que le 15 août, alors que Kaboul tombait aux mains des talibans et que les interprètes afghans, qui avaient risqué leur vie pour nos troupes, craignaient pour leur vie, le premier ministre complotait avec son parti pour déclencher des élections. Nous connaissons le résultat de ces élections: 600 millions de dollars dépensés pour maintenir le statu quo et le silence du Parlement pendant cinq mois. Aujourd’hui, nous avons encore droit à la même histoire: les néo-démocrates soutiennent les libéraux. Ce qui est triste, c’est que ce n’était pas nécessaire.
Avant les élections, le chef du NPD a promis son soutien indéfectible au premier ministre. En février, il a déclaré: « Nous voterons pour que le gouvernement reste en place. » En août, dans un gazouillis, il a supplié le premier ministre de ne pas tenir d’élections, disant que les néo-démocrates souhaitaient aider à accélérer le travail législatif. En novembre, il a déclaré que, si le gouvernement voulait faire adopter une mesure législative, il pouvait compter sur eux. Pendant ce temps, des dizaines de milliers d’Afghans attendent.
Parlant d’élections, le premier ministre s’est empressé de déformer notre programme électoral en matière de logement. Cela me donne l’occasion de lui rappeler, ainsi qu’à l’ensemble du caucus libéral, notre véritable plan.
Les conservateurs du Canada se sont engagés à construire un million de maisons au cours des trois prochaines années; à s’attaquer aux pratiques corrompues, comme le blanchiment d’argent, qui ont fait grimper les prix; à faciliter l’obtention d’un prêt hypothécaire pour un plus grand nombre de familles; à construire plus de maisons près des transports en commun financés par l’État; à interdire aux investisseurs étrangers d’acheter des maisons s’ils n’ont pas l’intention de déménager au Canada; à établir des partenariats avec les municipalités et le secteur privé pour construire de nouveaux logements locatifs; à encourager les investissements étrangers dans des logements locatifs abordables construits spécialement pour les Canadiens; à répondre, dans un esprit de réconciliation, aux besoins en logement des collectivités autochtones; et à réaménager les immeubles gouvernementaux sous-utilisés pour en faire des logements. Voilà le plan d’action conservateur pour le logement.
Un jour prochain, nous serons au pouvoir. Lorsque nous le serons, le Parlement siégera et les ministres auront des lettres de mandat. Nous mettrons en œuvre des lois judicieuses qui renforceront le Canada au lieu de le déchirer. En attendant, nous ferons de notre mieux pour demander des comptes au gouvernement. La motion que nous présentons aujourd’hui n’est qu’une des façons dont nous pouvons le faire.
Nous savons que le gouvernement, avec plus de 37 000 bâtiments, est le plus grand propriétaire immobilier du pays. Nous savons également qu’une grande partie de cet espace est sous-utilisée. Les conservateurs veulent transformer au moins 15 % de cet espace en logements.
À Saskatoon, le gouvernement fédéral possède 37 propriétés et plus de 1 000 hectares de terrain. On y trouve 98 bâtiments d’une superficie combinée de 146 000 mètres carrés, donc 15 % de cette superficie représente 22 000 mètres carrés, soit environ 75 000 pieds carrés de logements. À raison de 750 pieds carrés par maison, cela représente 100 nouvelles maisons dans la seule ville de Saskatoon. Voilà le plan d’action conservateur pour le logement.
Je demande également au gouvernement libéral de s’engager à ne jamais imposer un impôt sur les gains en capital à la vente d’une résidence principale. Le plan de campagne des libéraux, à la page 16, promettait de commencer à taxer la vente des résidences principales. Au départ, seules les résidences primaires possédées depuis moins d’un an seraient soumises à cet impôt; cependant, nous savons tous que les règles changent avec le temps.
La frénésie de dépenses des libéraux les obligera finalement à étendre cet impôt. C’est une pente glissante que je veux arrêter avant même qu’elle ne s’amorce. Je sais que les gens de Saskatoon seraient très contrariés par un tel impôt, et c’est pourquoi je demande aux libéraux de mettre fin à leur projet de taxer les résidences principales.
J’aimerais faire le point sur la situation du logement à Saskatoon. On se concentre surtout sur les grands centres urbains, comme Toronto et Vancouver, mais nous avons les mêmes problèmes d’accessibilité au logement à Saskatoon. J’ai tenu une assemblée publique sur ce sujet au printemps et j’ai reçu beaucoup de commentaires. Les participants ont parlé des répercussions sur les travailleurs en général, des répercussions sur les aînés, et surtout des répercussions sur les personnes qui gagnent le salaire minimum et de l’aide gouvernementale.
D’abord, ils ont parlé du prix des maisons qui continue d’augmenter. À Saskatoon, il n’est pas aussi élevé que dans les plus grands centres, mais il a pourtant augmenté de 6 % en un an. Même à ce rythme, le prix d’une maison augmentera de 70 % en 10 ans. Pour un jeune couple, il semble impossible d’économiser assez pour un premier versement, et cela oblige presque tout le monde à opter pour le premier versement de 5 %. Le problème, c’est que les droits d’assurance de la SCHL absorbent presque tout le versement initial, de sorte qu’en général, les acheteurs d'une première maison épargnent autant qu’ils peuvent pour finir par donner ce premier versement au gouvernement.
Au moins, les taux d’intérêt sont faibles, mais ils ne le seront plus longtemps. Leur faiblesse historique touche à sa fin, ce qui veut dire que les propriétaires vont avoir de grosses surprises au renouvellement de leur hypothèque. Pour donner une idée, mon premier prêt hypothécaire, il y a 30 ans, était à 13 %. Est-ce que les députés savent pourquoi les taux étaient aussi élevés? S’ils écoutent encore, j’en parlerai dans quelques instants.
Ensuite, j’ai entendu dire que les loyers continuent d’augmenter. Un logement bon marché coûte maintenant 1 000 $ par mois à Saskatoon. C’est loin d’être abordable pour beaucoup de citoyens à faible revenu. Les gens sont obligés d’être en colocation, de coucher sur le divan chez des connaissances ou, tout bonnement, de vivre dans la rue. Beaucoup d'immigrants me disent qu’ils sont venus à Saskatoon parce que les loyers et le prix des maisons étaient faibles. Ce n’est plus le cas, et cela en incite certains à partir vivre dans de plus grands centres.
Enfin, les participants ont parlé des répercussions directes sur la population itinérante. De plus en plus de personnes dorment dans la rue. En plus de la COVID, de la toxicomanie et des problèmes de santé mentale, le coût du logement vient compliquer encore la vie de nos itinérants. Pas plus tard que ce matin, le conseil municipal de Saskatoon a dû approuver, comme mesure d’urgence, un plan pour un refuge temporaire afin de loger 50 personnes durant l’hiver.
Que devient l’Initiative pour la création rapide de logements des libéraux? Comme le dit notre journal local, « Saskatoon a été éliminée de la première ronde de [...] 1 milliard de dollars ». Apparemment, Saskatoon ne faisait pas partie des régions ciblées pour les dépenses des libéraux. Enfin, la semaine dernière, le gouvernement a effectivement promis 7,5 millions de dollars pour construire 34 logements, mais c’est un très modeste début et, selon moi, le gouvernement devrait être embarrassé, étant donné que Saskatoon fait partie des 20 plus grandes villes du Canada.
J’ai mentionné qu’il y a 30 ans, mon premier prêt hypothécaire était à 13 % de taux d'intérêt. Est-ce que les députés savent pourquoi les taux étaient aussi élevés à l’époque? Des dépenses publiques effrénées ont fait grimper l’inflation. Qui était au gouvernement pendant la majeure partie des années qui ont abouti à cette crise? Les libéraux. Quel premier ministre a commencé à engager toutes ces dépenses excessives? Pierre Elliott Trudeau. Il y a un lien direct entre des dépenses publiques excessives et l’inflation. Des dépenses excessives font augmenter l’inflation, ce qui fait monter les taux d’intérêt. Ce n’est qu’une question de temps, et on dirait que nous y sommes.
Nous ne pouvons pas tout mettre sur le dos de la COVID. La folie dépensière des libéraux a commencé bien avant la COVID, comme le mentionnait le directeur parlementaire du budget cette semaine. Les libéraux se sont mis à ajouter des programmes et à embaucher des fonctionnaires dès leur élection. Ils ont pour philosophie que le gouvernement est la solution à tous les problèmes. Plus l’État est gros et tentaculaire, mieux c’est. La ministre des Finances a déclaré qu’il serait irresponsable de ne pas emprunter, vu que les taux d’intérêt sont si faibles. Le premier ministre, on s'en souvient, a quant à lui déclaré qu’il ne pense pas à la politique monétaire, ce qui veut dire qu’il n’est pas préoccupé par l’inflation ou par l’économie.
Les libéraux ont pris un pari à 1 billion de dollars que les taux d’intérêt resteraient faibles. Il semble qu’ils avaient tort, et les propriétaires en paieront le prix. Les prix de l’alimentation ont augmenté de 15 % et celui du logement, de plus de 20 %. Les salaires moyens augmentent à peine. Voilà les conséquences concrètes quand le premier ministre et la ministre des Finances déclarent clairement que peu leur importe les conséquences économiques de leurs actions. L’inflation s’emballe et les taux d’intérêt suivront certainement.
Nous pouvons comparer avec le plan des conservateurs, qui repose sur deux idées majeures. La première est que les dépenses excessives et l’endettement massif nuiront à notre prospérité à long terme. Tout Canadien qui s’est beaucoup endetté sur des cartes de crédit connaît cette réalité. Il arrive un moment où la situation devient incontrôlable. La deuxième idée est que la réalité macroéconomique actuelle signifie que l’inflation n’est plus maîtrisée. Les salaires stagnent et les prix augmentent. Le pouvoir d’achat baisse et les citoyens s’appauvrissent.
Le Parti conservateur a toujours été le parti vers lequel les Canadiens se tournent quand il faut redresser l’économie. Nous sommes là pour fournir des solutions à la crise du logement que connaît le Canada. Les conservateurs ont toujours réparé les gâchis créés par les libéraux, et nous le ferons encore.
Voir le profil de Chris Bittle
Lib. (ON)
Madame la Présidente, les conservateurs parlent des près de 41 millions d’hectares de terres qui sont propriété du gouvernement fédéral et qui devraient être réaménagés. Cependant, sur ces près de 41 millions d’hectares, presque 36 millions sont gérés par Parcs Canada, 2,3 millions le sont par Environnement et Changement climatique Canada et 2,2 millions par Défense nationale, ce qui représente au total environ 99 % des terres appartenant au gouvernement fédéral.
Quelles bases le député propose-t-il de fermer, ou quels parcs, pour construire des maisons à la place?
Voir le profil de Brad Redekopp
PCC (SK)
Madame la Présidente, les terres sont une façon de voir ce problème, mais pour notre part, nous le voyons sous l’angle des bâtiments. Ce sont les bâtiments qui nous intéressent. Il y a des moyens de prendre des bâtiments sous-utilisés et de les convertir en zones résidentielles. Ils se trouvent souvent dans des endroits où nous pouvons les utiliser dans les villes et ils sont proches des transports en commun. Nous savons que le gouvernement a des ressources sous-employées, des bâtiments sous-utilisés, et c’est ceux-là que nous espérons convertir en propriétés résidentielles.
Voir le profil de Monique Pauzé
BQ (QC)
Madame la Présidente, on sait que le ratio de logements par habitant au Canada est le plus bas de tous les pays du G7, et il a même diminué dans les cinq dernières années, c'est‑à‑dire depuis que le gouvernement libéral est au pouvoir.
Mon collègue ne pense‑t‑il pas qu'il y a de la place pour que le gouvernement investisse davantage pour les logements?
Voir le profil de Brad Redekopp
PCC (SK)
Madame la Présidente, je pense que nous devons examiner toutes les options pour investir dans le logement. Évidemment, le gouvernement peut investir dans le logement, mais nous devons aussi faire en sorte que le secteur privé et d’autres organisations y investissent aussi. Beaucoup d’organismes caritatifs souhaitent le faire. Il existe quantité d’options.
En fait, comme le soulignait le député, nous avons besoin de 1,8 million de logements neufs au Canada, et nous devons examiner toutes les options, sans exception. Nous ne pouvons pas limiter une chose en particulier; nous devons encourager les organismes, les gouvernements et le secteur privé, tout le monde, à travailler de concert pour venir à bout de la crise du logement au Canada.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Madame la Présidente, nous avons entendu le député et, en fait, tous les conservateurs vanter le secteur privé et mépriser les investissements publics d’environ 400 milliards de dollars. Cependant, ils semblent ne jamais parler des 750 milliards de dollars qui sont allés à Bay Street et aux grandes banques, ce qui n’a fait qu’aggraver la crise du logement.
Avec tout ce qu’ils annoncent dans leur plan pour le logement, les conservateurs n’ont pas parlé une seule fois des logements locatifs, pas plus que de la financiarisation du logement. Le député convient-il que des mesures s’imposent pour éliminer le traitement fiscal préférentiel dont bénéficient les sociétés financières et les grandes entreprises comme les fiducies de placement immobilier, notamment par l’intermédiaire de la SCHL, qui engloutissent tout notre parc locatif?
Voir le profil de Brad Redekopp
PCC (SK)
Madame la Présidente, nous avons beaucoup parlé d’augmenter l’offre locative. Comme je l’ai déjà dit, nous devons examiner toutes les solutions pour accroître l’offre, que ce soit par l’intermédiaire du secteur privé, du secteur public ou du secteur à but non lucratif. Ils peuvent tous contribuer à la solution.
Malheureusement, la moitié des jeunes ont perdu tout espoir aujourd’hui d’être un jour propriétaire d’une maison individuelle. Or, ce sont les personnes que nous devons cibler. Nous devons augmenter l’offre, afin que ces jeunes puissent de nouveau espérer et que nous puissions venir à bout de la crise du logement au Canada.
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