Interventions à la Chambre des communes
 
 
 
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Lib. (ON)
Monsieur le Président, je suis heureux d'avoir l'occasion de participer à l'Adresse en réponse au discours du Trône. Avant de le faire, je tiens à vous féliciter de votre élection à la présidence de la Chambre. Vous allez être un Président très honorable.
J'aimerais remercier les résidants de Scarborough—Guildwood qui m'ont élu pour les représenter à la Chambre pour la huitième fois. Quand je me suis présenté pour la première fois, en 1997, je ne pensais jamais que je serais élu député huit fois de suite. Le parcours a été fort intéressant au cours des 22 dernières années. Ce qui est aussi très encourageant, c'est que j'ai été élu en octobre dernier avec le pourcentage de voix le plus élevé en huit ans.
Comme on le sait, les élections sont parfois des exercices étranges, au cours desquels on discute de beaucoup de sujets futiles et, parfois, de questions importantes. Je ne souhaite pas m'attarder aux sujets futiles. Aujourd'hui, j'aimerais profiter de l'occasion pour réfléchir à ce qui, selon moi, est l'enjeu le plus important qui a touché Scarborough—Guildwood pendant la campagne électorale, à savoir l'Allocation canadienne pour enfants. À mon avis, cette allocation est l'initiative phare du premier ministre. Après son départ, les historiens qui feront le bilan de ces législatures parleront de l'importance de l'Allocation canadienne pour enfants et de son incidence positive sur tous les Canadiens, en particulier les personnes à faible revenu.
L'Allocation canadienne pour enfants est une initiative majeure. Dans les premières lignes du tableau A2.6 qui se trouve à la page 341 du budget de 2019, on retrouve les montants des transferts aux Canadiens sous forme de prestations. La première série de lignes indique les recettes fiscales engrangées qui sont remises aux Canadiens sous forme de prestations. La première ligne indique que 56 milliards de dollars seront accordés aux prestations aux aînés, la deuxième ligne indique qu'environ 20 milliards de dollars seront remis aux Canadiens sous forme de prestations d'assurance-emploi et la troisième ligne indique que 24 milliards de dollars seront accordés à l'Allocation canadienne pour enfants. Il s'agit de la deuxième prestation en importance accordée directement aux Canadiens par le gouvernement fédéral.
Il est raisonnable de se demander si nous en avons vraiment pour notre argent. En tant que député de Scarborough—Guildwood, cette question m'intéresse tout particulièrement. Quand on décortique les 24 milliards de dollars, que représentent-ils pour Scarborough—Guildwood? Autrement dit, chaque année, 100 millions de dollars sont investis dans ma circonscription. Il s'agit d'une somme d'argent considérable pour une circonscription qui compte de 115 000 à 120 000 habitants environ. J'imagine que le Collège Centennial investit un montant d'argent semblable dans la circonscription, voire plus. Le campus de Scarborough de l'Université de Toronto investit un montant d'argent tout aussi important. Les hôpitaux de Scarborough ont d'énormes budgets. Toyota investi beaucoup d'argent dans la circonscription. Je suis certain que d'autres industries investissent beaucoup d'argent dans la circonscription.
Voilà l'ordre de grandeur des sommes d'argent qui sont versées à Scarborough—Guildwood, et c'est d'autant plus significatif pour ses habitants, car Scarborough—Guildwood a connu, au cours des quatre dernières années, la plus importante réduction de la pauvreté chez les enfants au pays. En effet, on a constaté une réduction de 25 % de la pauvreté chez les enfants de Scarborough—Guildwood au cours des quatre dernières années, un record par rapport à toutes les circonscriptions au pays.
Comment expliquer ce franc succès? Je peux penser à au moins deux raisons. La première raison, c'est l'amélioration des perspectives d'emploi. Début 2015, le taux de chômage national avoisinait les 7,1 %. De manière générale, Scarborough—Guildwood affiche un taux de chômage plus élevé que le taux national. Au moment des élections de 2019, le taux de chômage au Canada se situait à environ 5,7 %, tandis qu'encore une fois, le taux de chômage à Scarborough—Guildwood dépassait légèrement ce pourcentage. L'augmentation des prestations et l'amélioration des perspectives d'emploi expliqueraient en bonne partie cette diminution de 25 % de la pauvreté chez les enfants.
La deuxième raison de ce succès, c'est l'Allocation canadienne pour enfants, puisqu'il s'agit d'un revenu minimum garanti pour les familles. Je pense que cette allocation se révélera une initiative historique, mais également un test pour déterminer s'il s'agit de la meilleure manière d'atténuer la pauvreté et de freiner l'accroissement des inégalités entre les personnes qui se portent bien et celles qui éprouvent des difficultés.
Voilà les deux choses qui, à mon avis, sont à l'origine de l'importante réduction du taux de pauvreté chez les enfants dans Scarborough—Guildwood. Pourquoi ont-elles eu une aussi forte incidence sur la situation financière des gens de Scarborough—Guildwood? La première raison qui nous vient naturellement à l'idée est celle-ci: les gens dont le revenu se situe dans les quintiles les plus bas dépensent leur argent pour les nécessités de la vie. C'est ce qu'on est porté à penser, et cela semble logique, mais je suis tout de même heureux que le Canadian Centre for Economic Analysis ait produit un rapport sur l'apport économique de l'Allocation canadienne pour enfants comme garantie d'un revenu de base intitulé « Economic Contribution of the Canada Child Benefit: A Basic Income Guarantee for Canadian Families with Children ». On a rassemblé des données pour voir si l'idée voulant que les personnes les plus pauvres consacrent leur argent à la nourriture, au logement et aux nécessités de base s'avérait être la bonne. C'est exactement ce que démontrent les données.
Ce sont d'abord les dépenses de logement qui augmentent chez les familles qui touchent l'Allocation canadienne pour enfants. Ensuite, ce qu'on n'aurait peut-être pas pensé, ce sont les taxes. J'y reviendrai dans quelques instants. La troisième catégorie de dépenses est le transport, la quatrième, la nourriture, et la cinquième, les dépenses courantes. Quatre de ces cinq catégories de dépenses concordent avec ce qu'on pense instinctivement, soit que les gens à faible revenu utilisent leur argent pour les choses vraiment nécessaires. Les données semblent le confirmer.
L'autre élément important qui ressort des données est le fait que l'avantage diminue avec l'augmentation du revenu. Dans les quintiles de revenu plus élevés, on commence à utiliser l'argent pour d'autres choses, comme l'épargne, les placements et diverses autres choses, rien de mauvais dans cela selon nous.
Toutefois, on pourrait dire qu'il s'agit d'argent mort. Les quintiles de revenu inférieurs se servent de l'argent pour se nourrir et se loger, remettant ainsi l'argent directement et immédiatement dans l'économie. En revanche, les quintiles supérieurs se servent d'une partie de cet argent pour des choses comme des investissements, entre autres. Ces montants sont mis de côté correctement, mais ils ne sont pas dépensés immédiatement et n'ont donc aucun impact économique important dans l'immédiat.
Voici une question intéressante: si le gouvernement fédéral doit avoir soin de l'argent des contribuables, quelle est la meilleure façon d'utiliser cet argent à son maximum pour stimuler l'économie? L'Allocation canadienne pour enfants est un montant versé directement aux Canadiens, et les données commencent à montrer que c'est l'argent versé en prestations aux personnes âgées, en prestations d'emploi ou en prestations pour enfants qui stimule le plus l'économie et non les réductions d'impôt.
Les données commencent vraiment à mettre des choses en évidence. J'aimerais toutefois soulever un autre point avant de poursuivre sur l'effet avantageux et stimulant des allocations par rapport aux réductions d'impôt, à savoir que 24 milliards de dollars représentent beaucoup d'argent. En fait, la somme de 24 milliards de dollars est supérieure au budget de la Défense nationale ainsi qu'au budget de presque tous les autres ministères.
Il est raisonnable de se demander quelle dépense représentent véritablement ces 24 milliards de dollars. Il s'avère qu'il n'en coûte pas 24 milliards de dollars à l'État fédéral, car 13 milliards sont récupérés sous forme d'impôt. Sur le financement de 24 milliards de dollars, les provinces et l'État fédéral récupèrent 13 milliards sous forme d'impôts. Sur ces 13 milliards de dollars, l'État fédéral récupère 7 milliards et les provinces, 6 milliards. Le gouvernement fédéral accorde une enveloppe de 24 milliards de dollars qui ne lui coûte en fait que 17 milliards de dollars. Les provinces ne financent pas à l'Allocation canadienne pour enfants, mais elles récupèrent 6 milliards de dollars grâce à elle. Je dirais qu'elles sont assez gagnantes dans cette situation.
Combien rapportent 24 milliards de dollars en retombées économiques? C'est comparable au produit intérieur brut de la Nouvelle-Écosse, soit environ 46 milliards de dollars en retombées directes et indirectes. Celles-ci représentent à peu près 0,5 % du produit intérieur brut du pays. Depuis son lancement, le programme a contribué au produit intérieur brut du pays à hauteur de 139 milliards de dollars.
Tous les secteurs de l'économie en profitent. C'est naturel, mais ce qui est tout à fait logique aussi, c'est que le secteur qui en profite le plus soit le logement. Les gens qui reçoivent l'Allocation canadienne pour enfants utilisent leur argent pour se loger.
Le deuxième qui en profite le plus est le secteur manufacturier. Les parents qui reçoivent cet argent le dépenseront sur des vêtements, des chaussures, des bicyclettes et d'autres produits fabriqués.
Le secteur économique de la construction arrive au troisième rang.
Chaque année, ce montant de 24 milliards de dollars crée directement ou indirectement 418 000 emplois à temps plein et environ 70 000 emplois à temps partiel. Depuis sa mise en oeuvre, ce programme a créé énormément d'emplois: 1,4 million, en tout. Ce ne sont là que les avantages et les retombées mesurables.
L'Allocation canadienne pour enfants comporte évidemment de nombreux avantages qu'on ne peut pas mesurer, du moins pas avec des paramètres économiques. C'est intuitif. Si un enfant est proprement vêtu et bien nourri quand il se rend à l'école, il sera susceptible d'avoir une bien meilleure capacité d'apprentissage. En outre, il aura moins de problèmes de santé.
Je suis prêt à reconnaître que le programme comporte des avantages indirects qui ne sont pas mesurables. Cependant, ils sont très judicieux et aident énormément les familles et les gens ayant des enfants.
Il n'est pas possible de mesurer les retombées de l'Allocation canadienne pour enfants sur le système de santé canadien, mais elles vont de soi. L'allocation permet de réduire le stress financier. L'effet multiplicateur est énorme. Un enfant en santé est plus actif. Un enfant qui performe du point de vue académique devient un citoyen plus productif.
C'est vrai, cette initiative a un coût important, mais elle est sensée du point de vue économique et j'espère avoir présenté des arguments convaincants à ce sujet, ainsi qu'au sujet des avantages en matière de santé et d'éducation. Il ne serait pas farfelu de dire qu'il s'agit de la meilleure utilisation des deniers publics qui soit.
En terminant, je voudrais citer un de mes conservateurs préférés — ils ne sont pas nombreux. Je sais que les conservateurs sont un peu fâchés, mais je leur suggérerais de discuter avec l'ancien sénateur Hugh Segal, qui a dit: « [N]ous ne voulons pas que 3,5 millions [...] soient laissés pour compte. Ce n'est pas le genre de personnes que nous sommes [...] Il est dans notre intérêt d'avoir une économie où tous ont accès aux liquidités et à des ressources financières. »
Je pense que mes collègues conservateurs devraient réfléchir à l'opinion de M. Segal à ce sujet. Lui et son collègue l'ancien sénateur Eggleton ont mené une étude d'envergure sur la pauvreté au Canada lorsqu'ils étaient sénateurs. Une des principales recommandations était la création d'une allocation canadienne pour enfants qui agirait comme un revenu minimum garanti pour l'ensemble des familles canadiennes.
Voir le profil de Tamara Jansen
PCC (BC)
Monsieur le Président, je ne suis pas certaine que M. Trudeau restera dans l'histoire pour ce qu'il a fait au sujet de la prestation fiscale pour enfant. J'ai des enfants et j'étais bien heureuse d'avoir accès au crédit d'impôt pour enfants.
Je me demande si le député croit réellement que l'histoire se souviendra du premier ministre pour ce qu'il a fait dans ce dossier?
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Je tiens à rappeler aux députés qu'ils doivent s'abstenir de désigner leurs collègues par leur nom. La députée s'est rattrapée, mais j'en profite pour rappeler à tout le monde qu'à la Chambre, il ne faut pas désigner les députés par leur nom, mais plutôt par leur titre.
Voir le profil de John McKay
Lib. (ON)
Monsieur le Président, comme je l'ai dit au début de mon discours, en campagne électorale, il y a beaucoup de questions qui sont soulevées, dont certaines sont futiles. J'avais espéré qu'on puisse s'en tenir aux enjeux importants.
Au bout du compte, les historiens retiendront que le premier ministre a regroupé toutes les prestations qui revenaient aux familles et aux enfants dans un seul programme, et que cet important programme a permis de réduire grandement le taux de pauvreté chez les enfants au Canada. Il est aussi important de noter que la circonscription de Scarborough—Guildwood a connu la plus importante réduction de la pauvreté infantile au pays. Dans cette circonscription, on se souviendra du premier ministre comme étant celui qui a mis en place une mesure très importante.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Monsieur le Président, j'ai vraiment été déçue que le discours du Trône ne contienne rien au sujet du sort du saumon sauvage. Dans ma circonscription, bien des emplois ont été perdus à cause de tous les problèmes qui entourent le saumon sauvage.
Une des principales frustrations, commune à tant de groupes d'intervenants, est le manque de discussions et de consultations constructives. Il faut un plan d'ensemble.
Le député peut-il nous dire si un tel plan va bientôt se matérialiser? S'agit-il d'une priorité aussi grande pour le gouvernement que pour les habitants de North Island—Powell River?
Voir le profil de John McKay
Lib. (ON)
Monsieur le Président, j'éprouve beaucoup de sympathie et de sollicitude à l'égard de ceux qui ont perdu leur emploi.
Je comprends leur frustration. Pendant des années, les choses allaient mal en Ontario. Elles allaient mal dans la circonscription de Scarborough—Guildwood. Toutefois, l'optimisme est maintenant revenu.
S'il n'y a pas eu de discussions pendant la campagne électorale, la nomination de la vice-première ministre est un signe que le premier ministre souhaite vraiment entamer la discussion.
Les Canadiens ont besoin de savoir qu'il existe un cadre pour la circonscription de la députée, pour celle de Scarborough—Guildwood et pour toutes les circonscriptions du pays. Ce cadre représentera une protection du revenu minimal annuel pour les familles, comme je l'ai indiqué au sujet de l'Allocation canadienne pour enfants dans mon discours.
Voir le profil de Marilène Gill
BQ (QC)
Voir le profil de Marilène Gill
2019-12-13 10:28 [p.447]
Monsieur le Président, j'aimerais remercier les électeurs de Manicouagan de m'avoir fait confiance de nouveau pour un mandat solide. Je tiens à leur assurer que je les servirai de façon digne et intègre.
J'aimerais poser une question à mon honorable collègue de Scarborough—Guildwood. Ma question est en lien avec quelque chose qui touche les citoyens de ma circonscription. On a beaucoup parlé d'équité, des façons d'aider les gens à sortir de la pauvreté, de développement et de tous les effets positifs de certaines mesures.
La question de l'assurance-emploi est très importante pour le Bloc québécois, mais cela n'a pas été abordé dans le discours du Trône. Cette semaine, nous avons parlé des prestations de l'assurance-maladie. Ces prestations sont très importantes. Elles sont quasi vitales, sans faire de jeu de mots et en tout respect des gens qui sont atteints de maladies graves. C'est la même chose pour les gens qui ont des emplois saisonniers, notamment dans l'industrie de la pêche, du tourisme ou l'industrie forestière. Chez nous, des communautés entières sont menacées. On menace l'occupation du territoire, on menace ma circonscription.
Qu'est-ce que le gouvernement fera de concret?
Comme mon collègue d'en face l'a mentionné, théoriquement, l'économie se porte bien ici. Nous avons beaucoup de cotisations. Pourquoi réduisons-nous les cotisations?
Pourquoi n'investissons-nous pas plutôt dans le programme de l'assurance-emploi pour permettre aux gens qui vivent présentement un trou noir d'avoir l'esprit en paix et de célébrer Noël comme tous les gens qui peuvent le faire parce qu'ils ont de bons emplois où ils reçoivent les services dont ils ont besoin?
Voir le profil de John McKay
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je félicite ma collègue de sa victoire électorale. Elle a très vite compris qu'il est tout à fait possible de transformer une question en un bref discours.
Il existe trois grands types de prestations qui sont offertes aux Canadiens par le gouvernement fédéral: les prestations pour aînés, qui totalisent environ 56 milliards de dollars, les prestations pour les familles avec enfants, qui représentent environ 24 milliards de dollars — j'en ai d'ailleurs parlé tout à l'heure —, et les prestations de chômage, pour approximativement 20 milliards de dollars. Ce dernier programme fait l'objet d'un suivi permanent et il est ajusté selon les fluctuations du taux de chômage dans chaque région.
J'invite la députée à se renseigner pour voir si, dans sa région, les ajustements apportés sont bien adaptés à la réalité et permettent de répondre aux besoins des gens du coin. Elle peut en discuter directement avec l'organisme qui administre le programme d'assurance-emploi; elle saura ainsi si les besoins des gens de sa circonscription sont pris en compte.
Voir le profil de Greg Fergus
Lib. (QC)
Voir le profil de Greg Fergus
2019-12-13 10:31 [p.448]
Monsieur le Président, j'ai une question pour mon honorable collègue de Scarborough—Guildwood. Il a passé une grande partie de son discours à parler du rapport coût-avantages de l'Allocation canadienne pour enfants. Vers la fin, il disait que les coûts étaient faibles par rapport aux avantages que la société allait certainement en tirer. La deuxième partie de son discours est très importante. Quand on réduit le taux de pauvreté, on donne des possibilités. Ce n'est pas que du verbiage, c'est quelque chose de très sérieux. C'est déterminant pour l'avenir des jeunes de ne pas grandir dans la pauvreté.
Alors, j'aimerais entendre les commentaires de mon collègue concernant l'importance d'un programme comme l'Allocation canadienne pour enfants dans sa circonscription.
Quels seront les effets sur l'avenir des jeunes?
Voir le profil de John McKay
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je félicite mon collègue pour sa nomination d'hier. Je sais ce dont il est capable et je suis convaincu qu'il fera un excellent secrétaire parlementaire.
En fait, j'ai délibérément choisi, dans mon discours, de parler à peu près juste des retombées mesurables de l'Allocation canadienne pour enfants, car il s'agit d'un argument économique en faveur de l'allocation elle-même. Je ne me suis pas attardé aux retombées intangibles — dans le domaine social, par exemple, ou sur la santé, l'éducation et les perspectives d'avenir — parce que, selon moi, elles sont plutôt d'ordre conceptuel, donc difficilement mesurables. Ce qui ne veut pas dire qu'elles ne sont pas aussi, sinon plus importantes que les retombées économiques obtenues, au contraire.
Un enfant qui a le ventre plein, qui a des vêtements décents sur le dos et des chaussures aux pieds, c'est un enfant en santé qui est capable d'apprendre. C'est le gros bon sens. Vous avez tout à fait raison de dire que les avantages indirects et non mesurables sont aussi, sinon plus importants que les retombées mesurables dont parlent surtout les économistes.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Je rappelle aux députés que, même si un collègue se trouve près d'eux, ils doivent adresser leurs observations à la présidence. Je suis persuadé que le député de Scarborough—Guildwood voulait dire que son collègue de Hull—Aylmer, et non le Président, avait raison. Je tenais simplement à rectifier les choses.
Voir le profil de Bernard Généreux
PCC (QC)
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec mon collègue de Regina—Lewvan.
Je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui au sujet du discours du Trône. J'aimerais d'abord remercier les électeurs de ma circonscription de m'avoir donné leur confiance lors de la dernière élection pour une troisième fois de ma carrière politique. J'en suis très heureux. J'aimerais aussi remercier ma famille, les bénévoles et tous les employés qui m'ont appuyé durant cette campagne électorale. Cela a été de loin la plus belle campagne électorale que nous avons menée et nous sommes parvenus à ce résultat grâce à nos accomplissements.
Je veux prendre la parole sur ce discours du Trône pour parler de ma circonscription dans laquelle on retrouve une grande diversité de métiers, de cheminements professionnels et de parcours scolaires. Ce qui unit les gens de ma circonscription, c'est l'esprit entrepreneurial et la volonté d'avoir un représentant de la région qui comprend l'importance d'appuyer et de mettre en valeur les organismes et les entreprises. Ceux-ci sont des piliers économiques de chez nous. Je parle notamment de l'agriculture, des entreprises manufacturières, des organismes communautaires, du tourisme et bien d'autres sphères d'activités.
Le travail de proximité que j'ai accompli avec les gens de ma circonscription au cours des quatre dernières années a été très remarqué. C'est ce qui explique le résultat que j'ai obtenu à la dernière élection. Récemment, j'ai été très fier d'apprendre que mon chef avait décidé de m'offrir un poste au sein du cabinet fantôme et d'être porte-parole en matière de développement économique rural et des régions du Québec. Étant entrepreneur moi-même, c'est une grande fierté d'obtenir ces fonctions qui m'ont été confiées par mon chef.
Je dois noter que la vaste majorité des électeurs ne partagent pas nécessairement la vision aux lunettes roses du gouvernement libéral en matière de développement économique depuis les quatre dernières années.
Par ailleurs, la région de Rivière-du-Loup figure régulièrement au palmarès des villes les plus entrepreneuriales au pays. Lorsque les libéraux ont voulu s'attaquer aux PME en modifiant les règles fiscales sous prétexte que ces entreprises étaient des échappatoires fiscales, les électeurs s'en sont souvenus. Cela avait soulevé toute une grogne.
Le premier ministre demeure en poste, mais avec ce gouvernement minoritaire, l'avenir de son parti devient de plus en plus incertain. On remarque que ses appuis sont à la baisse partout au pays. La semaine dernière, on attendait de voir dans le discours du Trône si le gouvernement prendrait enfin l'économie des régions au sérieux. À première vue, ce n'est pas le cas. Je n'ai pas eu à feuilleter tout le discours du Trône, puisque la recherche du terme « développement économique rural » donnait un seul résultat, dans un passage que je vais lire.
Où qu’ils vivent, que ce soit dans de petites communautés rurales ou dans de grandes villes, dans les contreforts des Rocheuses ou dans les villages de pêcheurs du littoral, dans le Grand Nord ou le long de la frontière canado-américaine, tous les Canadiens veulent faire de leur pays un meilleur endroit où vivre pour eux-mêmes, pour leurs enfants et pour leurs communautés.
Concrètement, qu'est-ce que cela veut dire? À mon avis, cela ne veut absolument rien dire. C'est un poème. C'est de l'art. Il n'y a rien d'accrochant dans ce discours qui nous fait croire qu'on prend au sérieux le développement économique et rural dans nos communautés. Quels gestes le gouvernement va-t-il poser pour améliorer la qualité de vie des communautés rurales?
C'est à cela que devrait servir le discours du Trône. Un discours du Trône sert à énumérer les priorités que nous avons. Quand on ne peut pas retrouver le mot « rural » dans une expression qui voudrait dire quelque chose ni le terme « développement économique », cela indique quelles sont les priorités de ce gouvernement pour les prochaines années. Le gouvernement est censé énumérer une liste des priorités, pas nous endormir avec un beau poème.
Le gouvernement va-t-il abolir la Banque de l’infrastructure, qui détourne l’argent promis pour réaliser des projets d’infrastructure partout au pays pour plutôt financer des mégaprojets dans des villes ou dans des centres urbains, et même, dans certains cas, en Chine, notamment des pipelines.
À titre d'exemple — des exemples que je ne vends pas au gouvernement, mais que je lui donne —, le gouvernement va-t-il remettre en place le Programme d’infrastructure communautaire qui existait à Développement économique Canada à l’époque des conservateurs pour financer des projets en milieu rural? Ce programme, que l'on appelait le PIC 150, était l'un des plus beaux programmes que le gouvernement fédéral ait jamais eus.
On sait que le gouvernement fédéral ne peut pas avoir de relation directe avec les municipalités au Québec. Cependant, avec les organismes communautaires et les organisations de développement économique, il était possible de faire accepter des projets dans le cadre de ce programme. Mes collègues doivent s’en souvenir. C'était un programme absolument fantastique.
On ne retrouve absolument rien de comparable dans les cartons du gouvernement actuel. Il n’y a rien à ce sujet. Il n’y a rien pour nos entreprises forestières, agricoles et manufacturières. Il n’y a rien au sujet d'une déclaration de revenus unique ni en faveur d'un meilleur arrimage de l'immigration avec le marché du travail.
Il n'y a rien non plus sur le sort de nos marinas. On sait que, dans ma région particulièrement et partout au Québec, plusieurs marinas le long de notre beau fleuve Saint-Laurent sont aux prises avec des problèmes importants liés au dragage. Les bénévoles sont essoufflés. Il faut absolument agir dans ce dossier. J’aurai d’ailleurs des conversations avec la ministre à ce sujet. Il faut prendre le taureau par les cornes et régler ce problème une fois pour toutes.
C’est sans parler des déversements d'eaux usées dans le fleuve. C’est un élément que nous avons soulevé durant la campagne électorale. Nous avons donné ce dossier en cadeau au gouvernement, qui aurait pu le reprendre. Il aurait pu mettre sur pied un programme d’infrastructure au lieu d’envoyer cela en Chine, et financer nos programmes pour garantir qu’on ne déverse plus d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. Cela n’a aucun bon sens.
Pourtant, les gens des régions du Québec sont des Canadiens au même titre que les gens de Montréal ou de Toronto. Ils paient leurs impôts comme tout le monde. Le gouvernement a le devoir de ne pas les oublier comme il l’a fait ces quatre dernières années.
Un autre élément qui manque au discours du Trône est une stratégie pour assurer la relève des petites et moyennes entreprises, les PME. Il y a un an à peine, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante a révélé que 72 % des propriétaires de PME envisageaient de céder leurs entreprises, une vaste majorité d'entre eux prévoyant prendre leur retraite. On parle ici d’un transfert potentiel de 1 500 milliards de dollars: c'est énorme.
Je suis moi-même entrepreneur et ma fille veut prendre la relève de mon entreprise. Il faut être capable d’aider ces jeunes qui veulent prendre la relève d'entreprises ayant acquis une certaine valeur. Il faut les aider à en être capables. Les statistiques indiquent que 46 % des propriétaires d'entreprises souhaitent les céder à un membre de la famille. Or, à l'heure actuelle, le gouvernement pénalise les transferts d’entreprises, particulièrement dans le monde agricole. On en parle depuis plusieurs années. Quand on transfère une entreprise à quelqu’un de la famille, c’est moins payant que de la vendre à un étranger.
Cette semaine, l’Institut de la statistique du Québec a confirmé que le déclin démographique se poursuivait dans le Bas-Saint-Laurent, sur la Côte-Nord et en Gaspésie.
Est-ce que le gouvernement souhaite aider les entreprises familiales — dont certaines existent depuis des générations — à demeurer sur notre territoire, ou préfère-t-il que celles-ci ferment boutique ou soient vendues à des intérêts chinois?
L’élite urbaine des libéraux et du NPD ne semble pas prendre l’affaire au sérieux.
En plus d’être déçu de ce gouvernement, je suis très déçu de constater à quel point le Bloc québécois s’est rangé si rapidement derrière les libéraux en appuyant le discours du Trône dans les minutes qui ont suivi sa sortie. D'après moi, le choix des libéraux d'inclure dans ce discours l’engagement du NPD de créer une assurance-médicaments fédérale est un point contre lequel le Bloc québécois aurait dû s’insurger au lieu de l’appuyer. En effet, il est question ici d’une intrusion dans le champ des compétences des provinces. Le Bloc semble toujours prêt à accepter cette vision d'un fédéralisme centralisateur si le Québec se voit accorder un droit de retrait avec compensation. Essentiellement, le fédéral achète la paix et le Bloc tombe dans le piège.
De toute évidence, nous n'appuierons pas ce discours du Trône. Je pense qu’il n’y a rien dedans pour les régions ni en faveur du développement économique. Le Québec est différent et il est fier de sa différence.
Voir le profil de Greg Fergus
Lib. (QC)
Voir le profil de Greg Fergus
2019-12-13 10:44 [p.449]
Monsieur le Président, au Parlement, on entend des discours très différents. J'ai écouté le discours de mon honorable collègue le député de Scarborough—Guildwood et celui de mon honorable collègue de Montmagny—L'Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup, et ceux-ci n'auraient pas pu être plus différents.
J'aimerais poser une question à mon honorable collègue concernant le discours du Trône, qu'il critique vertement: est-il pour ou contre l'Allocation canadienne pour enfants?
Nous voulons bonifier cette allocation pour réduire encore davantage la pauvreté et appuyer les familles au Canada. Depuis que je suis ici, dans la région, soit depuis la fin des années 1980, on fait des déclarations solennelles à la Chambre selon lesquelles on va mettre fin à la pauvreté infantile, mais on n'a rien fait jusqu'en 2015. Dès 2015, en quatre courtes années, nous avons réussi à réduire la pauvreté d'un tiers.
Mon honorable collègue est-il en faveur de cette initiative?
Voir le profil de Bernard Généreux
PCC (QC)
Monsieur le Président, on ne peut pas être contre la vertu, mais la mise en place de ce programme date d'avant l'arrivée des libéraux. D'ailleurs, c'est nous qui l'avons mis en place. La réalité, c'est que nous l'avons fait, et ce, avec un budget équilibré.
Rappelons que la grande période de croissance économique qu'on a vécue au cours des quatre dernières années n'était pas attribuable au gouvernement libéral, mais au contexte économique que nous avons mis en place et qui a permis cette relance économique. C'était d'ailleurs une relance économique mondiale et pas seulement canadienne. Dans de telles circonstances, on doit normalement engranger de l'argent et non augmenter la dette comme le gouvernement libéral l'a fait au cours des quatre dernières années et comme il compte continuer de le faire pendant des dizaines d'années, ce qui est encore pire. Voilà l'héritage qu'il va laisser à nos enfants et à ceux de mon collègue.
Oui, nous sommes d'accord pour mettre de l'argent dans les poches des familles. Cela ne nous pose aucun problème. D'ailleurs, nous l'avons fait pendant plusieurs années, mais nous l'avons fait de façon responsable, contrairement à ce gouvernement.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2019-12-13 10:47 [p.450]
Monsieur le Président, ma question s'adresse au député de Montmagny—L'Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup, qui déplore le manque de mesures pour soutenir le développement de nos régions dans le discours du Trône.
Le Bloc québécois a proposé un amendement à la Chambre qui visait notamment à défendre bec et ongles la gestion de l'offre et à augmenter les transferts en santé. Je pense que toutes les régions du Québec veulent que les services de santé soient mieux financés.
Pourquoi mon collègue a-t-il choisi de voter contre cet amendement? Plutôt que de lancer des fleurs de rhétorique et de dire que le Bloc québécois appuie le fédéralisme centralisateur, il aurait pu se lever à la Chambre et défendre les régions en votant pour l'amendement du Bloc.
Voir le profil de Bernard Généreux
PCC (QC)
Monsieur le Président, cela me fait plaisir de répondre à la question de mon collègue.
Hier, à la Chambre des communes, lors de la période des questions, trois députés du Bloc québécois ont posé des questions aux libéraux en disant qu'il n'y avait rien dans le discours du Trône pour le Québec, alors même que le Bloc québécois avait décidé d'appuyer instantanément, aussi vite que Lucky Luke, le discours du Trône des libéraux.
Le Bloc québécois ne peut rien faire gagner au Québec. Nous sommes le parti qui a mis en place toutes sortes d'éléments pour le Québec, et nous avons reconnu la nation québécoise. Nous n'avons aucune leçon à recevoir du Bloc.
Voir le profil de Warren Steinley
PCC (SK)
Voir le profil de Warren Steinley
2019-12-13 10:49 [p.450]
Monsieur le Président, je suis ravi d'avoir l'occasion d'intervenir à la Chambre.
Comme il s'agit de mon tout premier discours, je dois d'abord faire certains remerciements. J'entrerai ensuite dans le vif du sujet, soit le contenu du discours du Trône présenté la semaine dernière et les lacunes qu'il comporte.
En tant que députés, nous avons l'énorme responsabilité de représenter les résidants de nos circonscriptions respectives. Personnellement, je ne pourrais pas m'acquitter de cette tâche sans les personnes, y compris les bénévoles, qui m'ont aidé à remporter le siège que j'occupe. Nous bénéficions tous de la participation de formidables bénévoles pendant les campagnes électorales, mais je considère que les bénévoles de Regina—Lewvan sont les meilleurs au pays. Le jour des élections, nous avons eu l'aide de 300 d'entre eux. Bref, un grand nombre de personnes ont contribué à la victoire du Parti conservateur dans Regina—Lewvan.
J'ai pu compter sur une remarquable équipe de partisans convaincus et je profite de l'occasion pour remercier entre autres Shelly et Mike Janostin. Shelley a été ma directrice de campagne et elle a travaillé sans relâche pour que je maintienne le cap. Je lui suis infiniment reconnaissant du soutien qu'elle m'a apporté, ainsi qu'à ma famille, au cours des 18 derniers mois. Nous avons vécu des moments inoubliables et, sans son aide, je n'aurais pu remporter ce siège.
Laura Ross est une grande amie et la présidente de notre association de circonscription. Nous étions collègues à l'époque où j'étais député de Regina Walsh Acres, à l'Assemblée législative de la Saskatchewan. Laura était députée de Regina Rochdale, et c'était une porte-parole infatigable. Elle et son mari Terry travaillaient d'arrache-pied. Terry excellait dans l'installation d'affiches. Notre équipe a installé plus de 1 200 affiches dans Regina-Lewvan. J'apprécie l'appui de Terry, de Mike et de tous les autres gars qui sont venus poser des affiches. Enfin, je remercie tous ceux qui n'ont pas eu peur d'afficher leurs convictions en installant une pancarte sur leur pelouse. J'apprécie leur geste.
En tant que député à l'Assemblée législative, j'ai eu l'honneur d'avoir la meilleure adjointe de circonscription de la province, Heather Kuntz. Elle est aujourd'hui mon assistante dans Regina-Lewvan. Elle défend inlassablement les intérêts de la population de Regina. Elle étudie tous les dossiers à fond et elle est sincèrement l'une de mes plus ardentes partisanes.
Je dis toujours que c'est l'une des femmes qui a le plus longtemps fait partie de ma vie. Elle me suit depuis huit ans, et ma femme et moi sommes mariés depuis dix ans; nos trois jeunes enfants considèrent donc Heather un peu comme une tante. Non seulement elle m'apporte un grand soutien et fait un excellent travail, mais c'est aussi une confidente et une très bonne amie. Je remercie Heather pour tout le travail qu'elle a fait pour nous au cours des huit dernières années. J'ai beaucoup de chance qu'elle dirige notre bureau de Regina et qu'elle aide les gens de Regina-Lewvan.
En fin de compte, beaucoup d'excellentes personnes forment notre équipe, comme Mike Emry et sa femme Taryn. Mes bons amis Dustin et Ali tiennent lieu de tante et d'oncle à mes enfants; ils nous ont beaucoup soutenus pendant la campagne. Quand Larissa et moi participions à des événements ou à des activités, ils étaient là pour veiller sur les petits. Mes enfants sont très chanceux d'avoir deux personnes dans leur vie qui les aiment autant. Je remercie Dustin et Ali pour tout ce qu'ils ont fait pour ma famille.
C'est un honneur pour moi de prendre la parole pour remercier les gens qui m'ont aidé à me faire élire à la Chambre. Évidemment, les gens qui nous aident le plus sont les membres de notre famille. Aucun député ne peut accomplir son travail sans le soutien de son partenaire. Je suis très chanceux d'avoir une femme extraordinaire à mes côtés.
Larissa est sans aucun doute ma plus grande partisane. Elle me donne également des conseils de temps en temps et s'assure, par exemple, que ma cravate est assortie à mon veston. C'est toujours utile d'avoir une conseillère vestimentaire. Je lui suis très reconnaissant de toute son aide.
Depuis huit ans, nous élevons ensemble nos trois enfants. Pendant ce temps, nous avons remporté trois élections, obtenu deux investitures et participé à quelques courses à la direction. À travers tout cela, Larissa a été à mes côtés. Elle a obtenu son baccalauréat et complété sa maîtrise, tout en travaillant à temps plein. C'est une femme formidable. Je m'estime heureux de l'avoir convaincue à partager sa vie avec moi.
On me dit toujours « Félicitations, tu t'es marié avantageusement », et je réponds « Oui, assurément. » Le contraire serait idiot. Je suis reconnaissant envers mon épouse, qui est toute ma vie. Nous avons trois enfants âgés de moins de 6 ans: Nickson, qui a 6 ans, Claire, qui a 4 ans, et Jameson, qui aura 3 ans le 2 janvier.
La plupart d'entre nous choisissent cet emploi et se consacrent au service public pour que la prochaine génération hérite d'un monde meilleur. C'est l'exemple que nous offrons chez nous. Nous faisons ce travail pour que nos enfants aient de meilleures perspectives d'avenir. Je crois que tous les députés s'engagent dans cette carrière pour cette raison, c'est-à-dire pour que nos enfants jouissent d'un environnement plus sain et d'excellentes possibilités d'emploi, et pour qu'ils réussissent mieux que nous.
Je voudrais dire à Nickson, Claire et Jameson que papa revient à la maison dans exactement quatre heures. Il me tarde d'être chez moi auprès de ma famille. Je crois que Nickson a une pratique de hockey ce soir. J'espère qu'il patinera vigoureusement et qu'il maintiendra son bâton sur la glace. Je l'aime beaucoup.
Bien sûr, il s'est passé beaucoup de choses dans notre parti au cours des dernières 24 heures. Je connais le député de Regina—Qu'Appelle depuis longtemps. Je tiens à les remercier, lui et son épouse Jill, de ce qu'ils ont accompli pour le Parti conservateur du Canada. Il a été un chef solide. Lorsque le premier ministre Wall a prononcé son discours d'adieux, il a déclaré que tous les politiciens devraient aspirer à laisser les choses dans un état meilleur qu'à leur arrivée. C'est ce que le député de Regina—Qu'Appelle a fait pour le Parti conservateur. Je le remercie de tout coeur pour tout ce qu'il a accompli pour nous au cours des 14 dernières années.
J'ai pris le temps d'examiner le discours du Trône, et j'aimerais maintenant parler de ce qu'il contient ou ne contient pas. Le discours du Trône parle notamment d'une réduction d'impôt pour les Canadiens. J'espère que les députés d'en face concrétiseront cet engagement. Pendant la campagne électorale, les gens de Regina—Lewvan m'ont dit qu'il devenait de plus en plus difficile de joindre les deux bouts. Ils ont l'impression de crouler sous les impôts et d'avoir toujours moins d'argent à la fin du mois.
J'espère que le gouvernement libéral s'engagera à réduire les impôts. Je sais qu'il a parlé d'accorder un allégement de 300 $ d'ici 2023 mais tout en portant à 600 $ le paiement relatif au RPC. Si on réduit le fardeau fiscal d'environ 300 $ d'un côté mais qu'on l'augmente de 600 $ de l'autre, les Canadiens auront moins d'argent dans leurs poches. C'est comme si on donnait d'une main pour reprendre de l'autre. Les gens de Regina—Lewvan souhaitent que le gouvernement s'engage à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens d'un bout à l'autre du pays. Le discours du Trône parle d'une réduction d'impôt. J'espère que le gouvernement fera de cet engagement une réalité.
Parmi les éléments qui sont absents du discours du Trône, mentionnons la Saskatchewan, l'Alberta, l'agriculture et le secteur pétrolier et gazier. Ce sont des sujets importants pour les gens de Regina—Lewvan. Leur absence en dit long.
Le soir des élections, le premier ministre a dit qu'il était à l'écoute et qu'il comprenait les frustrations de l'Ouest canadien. J'ai examiné le discours du Trône pour voir si le premier ministre allait donner suite à ces déclarations, mais hélas, l'Ouest canadien y est carrément omis. Quatorze députés conservateurs solides ont été élus en Saskatchewan et 33 en Alberta. Les libéraux n'ont pas gagné un seul siège dans ces deux provinces.
Cela en dit long sur la frustration des Canadiens de l'Ouest. Ils se sentent abandonnés et estiment que leur voix n'est pas entendue. Je peux leur assurer que, même s'ils ne sont pas entendus par les députés d'en face, ils le seront par ce côté-ci de la Chambre. Nous prendrons au sérieux les préoccupations des Canadiens de l'Ouest et obligerons le gouvernement libéral à rendre des comptes et à tenir ses promesses.
L'une des choses les plus importantes que les gens réclament, c'est la modification, voire, préférablement, l'abrogation du projet de loi C-69. Ce projet de loi anti-pipelines est dévastateur pour le secteur de l'énergie dans l'Ouest canadien. Des centaines de milliers de personnes sont sans emploi dans nos provinces. Ce n'est pas en raison du temps qu'il fait et ce n'est pas de leur ressort. C'est directement attribuable aux politiques du gouvernement.
C'est probablement ce qui nuit le plus aux Canadiens de l'Ouest. Nous sommes travaillants et avons un bon esprit d'entreprise. Nous sommes conscients que certaines choses ne sont pas de notre ressort. Nous n'avons pas de contrôle sur le temps qu'il fait et son incidence sur l'agriculture. Nous savons que nous ne pouvons pas toujours contrôler les marchés étrangers. Toutefois, quand le gouvernement met en œuvre des politiques qui ont des conséquences directes sur notre gagne-pain, c'est frustrant pour nous. Il faut écouter les Canadiens de l'Ouest. Nous travaillerons sans relâche pour exiger des comptes du gouvernement.
Nous allons demander au gouvernement de modifier certaines politiques, comme celles prévues dans le projet de loi C-69 et le projet de loi C-48, car elles nuisent directement aux familles.
J'ai vu quelque chose qui montre bien les effets des politiques du gouvernement dans l'Ouest du pays. Dans les médias sociaux, j'ai vu trois photos: la première montre un jeune couple qui s'est marié en 2014 et qui s'achète une maison; la deuxième les montre ramenant leur petite fille nouveau-née à la maison en 2016; la troisième les montre disant au revoir à leur maison. Ils se tiennent devant la maison avec une poussette et on voit l'avis de saisie sur le terrain. C'est ce que vivent présentement de nombreuses familles de l'Ouest canadien.
La réalité, c'est que les gens de l'Ouest n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Ils ne sont plus en mesure de gagner l'argent nécessaire pour garantir un foyer stable à leur jeune famille et il est urgent de redresser la situation. Le Canada devrait être un pays où l'on peut avoir des aspirations et rêver, où les projets d'envergure sont possibles. C'est pour cette raison que nous sommes ici. Je veux que nos enfants comprennent que le Canada peut être ce genre de pays, et il le sera. Il leur faut simplement un gouvernement qui les écoute. Avec un peu de chance, dans peu de temps, les conservateurs seront de l'autre côté de la Chambre et ils s'assureront que les gens ont la possibilité de réussir.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Le député de Regina—Lewvan disposera de cinq minutes pour les questions et observations lorsque nous reprendrons le débat.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2019-12-13 11:00 [p.452]
Monsieur le Président, la longue traversée du désert est derrière nous. Non seulement les Bombers ont remporté le traditionnel Banjo Bowl, mais ils ont également gagné la Coupe Grey cette année.
Lors de la demi-finale de l'Ouest, les Bombers ont vaincu les champions en titre et favoris, les Stampeders de Calgary, dans la ville de ces derniers. Ensuite, le bleu et or s'est rendu à Regina, fier port d'attache des Riders et de Gainer the Gopher, pour la finale de l'Ouest. Ils nous ont fait honneur. Les Blue Bombers ont remporté cette partie, ce qui leur a ouvert les portes du match de la Coupe Grey. Nous avons alors assisté à toute une performance. Les Blue Bombers de Winnipeg ont battu les Tiger-Cats d'Hamilton 33 à 12. À l'offensive, en défensive et avec ses unités spéciales, l'équipe n'a pratiquement pas fait d'erreur. C'était un excellent match.
Le héros local de Winnipeg, Andrew Harris, est devenu le premier joueur de l'histoire de la LCF à être couronné à la fois joueur par excellence et joueur canadien par excellence de la Coupe Grey.
Voir le profil de Derek Sloan
PCC (ON)
Monsieur le Président, depuis que j'ai été élu député d'Hastings—Lennox and Addington, des habitants de la région, des maires et des chefs m'ont parlé des niveaux d'eau de la baie de Quinte. Ils sont nombreux à penser que les niveaux records sont notamment causés par le Plan 2014 de la Commission mixte internationale. Depuis l'adoption de cette politique par la Commission, et plus précisément au cours des trois dernières années, le lac Ontario a causé deux fois des inondations. Un grand nombre de collectivités et de propriétaires, y compris les Mohawks de la baie de Quinte, en ont souffert.
Actuellement, les niveaux d'eau sont plus élevés que jamais pour une fin d'année. Les gens craignent de plus en plus que, à défaut d'une intervention immédiate, l'Ontario soit obligé de faire face à des inondations catastrophiques au printemps 2020. Il est maintenant évident que le Plan 2014 doit être modifié. Sinon, l'Ontario continuera de subir les répercussions des politiques sur les débits imposées par la Commission.
Je demande au gouvernement fédéral de reconnaître les failles évidentes du Plan 2014 et de lancer un examen immédiat de ce plan afin de relever les risques pour les collectivités et les propriétaires près du lac Ontario et de la baie de Quinte.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam Vaughan
2019-12-13 11:02 [p.452]
Monsieur le Président, c'est pour moi un honneur de représenter à nouveau les résidents de Spadina—Fort York ainsi que les diverses communautés formidables et extraordinaires qui habitent le secteur riverain de Toronto.
Cela dit, il y a quelques jours, les résidants de ma circonscription se sont réunis sur le bord du lac Ontario pour souligner un événement d'une grande tristesse. Kevin Fournier, qu'on appelait Richard, avait choisi de vivre dans les parcs qui bordent le lac. Malheureusement, c'est pour commémorer son décès que nous nous sommes réunis ce jour-là.
Richard vivait dans le Music Garden et le Little Norway Park. Lorsque quelqu'un y promenait son chien, Richard connaissait le nom du maître et de l'animal. Il partageait ouvertement sa poésie et son amour du plein air. Cependant, malgré tous les efforts de ceux qui tentaient de l'aider et de lui trouver un logement, il a choisi de vivre à l'extérieur et il est malheureusement décédé dans un abribus du secteur riverain.
Notre pays a choisi d'accepter l'itinérance et de ne pas remédier à cette crise. Le Parlement a une décision à prendre. S'il choisit de s'attaquer à ce problème, il peut mettre fin à l'itinérance au cours de cette législature. C'est l'objectif que nous devrions nous donner pendant cette législature afin d'honorer la mémoire de Richard.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
Voir le profil de Leah Gazan
2019-12-13 11:04 [p.452]
Monsieur le Président, j'aimerais profiter de l'occasion pour remercier les habitants de Winnipeg-Centre de m'avoir choisie pour représenter une circonscription aussi dynamique que progressiste.
Winnipeg-Centre arrive au troisième rang national pour le taux de pauvreté. Dernièrement, les taux de violence ont augmenté aussi, et nous avons même assisté au meurtre d'enfants et de jeunes innocents. La pauvreté est en train de causer une véritable crise des droits de la personne, car les personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale ou de traumatismes sont mal soutenues. Quand on ne prend pas soin des gens, on se retrouve avec une crise sur les bras. C'est une question de choix.
Année après année, le gouvernement a toujours préféré chouchouter ses amis des grandes sociétés et le 1 % le plus riche. Les néo-démocrates, de leur côté, proposent de financer l'aide dont les Canadiens ont désespérément besoin en obligeant les ultra-riches à payer un petit peu plus.
Les habitants de Winnipeg-Centre ont besoin d'aide, et il est temps que les mieux nantis mettent la main à la poche afin que ceux qui en arrachent obtiennent le soutien dont ils ont désespérément besoin avant que la crise ne s'aggrave.
Voir le profil de Lenore Zann
Lib. (NS)
Voir le profil de Lenore Zann
2019-12-13 11:05 [p.452]
Monsieur le Président, j'arrive à Ottawa depuis la Nouvelle-Écosse, terre des Micmacs, peuple de l'aurore, et je porte le message urgent de certains des habitants les plus jeunes de ma circonscription, les élèves de l'École acadienne de Truro. Voici ce qu'ils ont à dire:
Aujourd'hui, partout dans le monde, des millions de jeunes ont pris la rue d'assaut pour exiger des gouvernements qu'ils mettent un frein à la croissance exponentielle des changements climatiques [...]
Ces jeunes militants, qui n'ont même pas l'âge de voter pour la plupart, ont choisi de délaisser un moment leurs études parce qu'ils savent que, sans l'aide de tous les ordres de gouvernement, il n'y a pas d'avenir. Ils exigent que nous commencions dès maintenant à moins consommer de combustibles fossiles.
Ils rappellent que le Canada a déjà investi dans les sources d'énergie renouvelable et ils souhaitent qu'il poursuive dans cette voie. S'ils ont pris la plume, c'est pour continuer à alimenter la flamme qui, ils le savent, brûle en moi et pour nous encourager à tout faire afin de préserver notre mode de vie avant qu'il soit trop tard. Parce que, quoi qu'on en dise, les changements climatiques se fichent des frontières.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de prendre la parole aujourd'hui à la Chambre après avoir été réélu par les braves gens de Leeds-Grenville-Thousand Islands et de Rideau Lakes. Comme il ne s'est écoulé que 10 mois entre ma victoire à l'élection partielle et les élections générales d'octobre, les personnes que je tiens à remercier pour leur soutien sont tellement nombreuses que je n'aurai pas le temps de toutes les nommer aujourd'hui.
Je dois remercier, cependant, mon épouse Amanda et mes enfants Luke, Ama, Michaela et James pour leur amour et leurs encouragements. J'aimerais aussi remercier tous les bénévoles et les donateurs pour leur aide et leurs infatigables efforts et mentionner, en particulier, Joan Lahey et Barb O'Reilly pour leur rôle crucial dans le succès de notre campagne.
Les gens de ma circonscription m'ont envoyé ici pour défendre leurs intérêts, c'est-à-dire défendre les emplois, les petites entreprises, les fermes et les personnes âgées, et pour diminuer la paperasserie et les impôts. Nous savons qu'en tant que représentants de l'opposition officielle, c'est à nous qu'il revient de préserver la confiance que les Canadiens ont en leurs institutions publiques. Nous, les conservateurs, prenons ce rôle au sérieux et nous demanderons des comptes au gouvernement.
Je suis fier d'appartenir à cette solide équipe conservatrice. Nous sommes prêts à répondre aux besoins des Canadiens d'un océan à l'autre.
Voir le profil de Peter Schiefke
Lib. (QC)
Voir le profil de Peter Schiefke
2019-12-13 11:07 [p.453]
Monsieur le Président, alors que je prends la parole pour la première fois en cette 43e législature, j'aimerais exprimer ma gratitude envers les citoyens de Vaudreuil-Soulanges de m'avoir donné, une fois de plus, leur confiance.
Je voudrais aussi remercier tous les bénévoles qui offrent de leur temps afin d'aider notre communauté, tout au long de l'année et surtout pendant la période des Fêtes.
Qu'il s'agisse de livrer un panier de nourriture par l'entremise de Meals on Wheels ou de Le Pont Bridging, d'amasser et de distribuer des dons par l'entremise de l'équipe dévouée de L'Actuel, de s'assurer que les gens rentrent chez eux en toute sécurité avec l'incroyable équipe d'Opération Nez rouge ou d'amasser des fonds pour les familles dans le besoin grâce aux différentes guignolées, les bénévoles sont des piliers de générosité dans ma communauté.
Grâce à eux, des milliers de Canadiens de Vaudreuil—Soulanges et leur famille pourront passer le temps des Fêtes dans la joie et en meilleure santé. Je les remercie au nom de toute la Chambre.
Voir le profil de Anita Vandenbeld
Lib. (ON)
Voir le profil de Anita Vandenbeld
2019-12-13 11:08 [p.453]
Monsieur le Président, la période des Fêtes est à nos portes. C'est le moment de donner et de partager avec notre entourage. Chaque année, toutefois, les Canadiens jettent aux ordures pendant cette période 540 000 tonnes de papier d'emballage et de sacs-cadeaux qui ne sont pas recyclables.
Ce sont des élèves de l'école primaire publique Woodroffe Avenue qui me l'ont appris à l'occasion de leur exposition-vente d'artisanat.
En fabriquant eux-mêmes des décorations, en réutilisant les sacs-cadeaux et en créant des sacs de compostage à partir de vieux journaux, ces élèves démontrent comment célébrer le temps des Fêtes de façon écoresponsable. J'ai été ravie de constater la motivation et la détermination de ces jeunes entrepreneurs de ma circonscription.
Je tiens à féliciter ces étudiants d'avoir fait preuve de leadership dans la lutte contre les changements climatiques.
J'encourage les Canadiens à suivre l'exemple de ces élèves et à réduire la quantité de déchets qu'ils produiront pendant le temps des Fêtes.
Joyeux Noël.
Voir le profil de Kenny Chiu
PCC (BC)
Voir le profil de Kenny Chiu
2019-12-13 11:09 [p.453]
Monsieur le Président, le 24 novembre a peut-être été un jour comme les autres au Canada, mais ce fut une bonne journée pour la démocratie à Hong Kong. L'élection des conseillers de district s'est déroulée de façon pacifique et ordonnée. Le taux de participation des électeurs n'a jamais été aussi élevé, ce qui a constitué un message clair en faveur de la démocratie.
Ce fut pour moi un honneur d'être présent à titre d'observateur indépendant. Selon ce que j'ai constaté, les élections se sont déroulées de manière ouverte, juste et transparente.
C'est tout un exploit pour cette ville qui a été dans la tourmente pendant si longtemps. Ici au Canada, la démocratie, la liberté et la primauté du droit sont des éléments essentiels de notre mode de vie qu'il faut soutenir et protéger.
En tant qu'immigrant né à Hong Kong, je suis vraiment chanceux d'être un député du Parlement de ma terre d'accueil, le Canada.
J'aimerais remercier les habitants de Steveston—Richmond-Est de m'avoir choisi pour les servir. Je leur souhaite, ainsi qu'à tous les députés et aux membres de leur famille, un joyeux Noël.
Voir le profil de Chandra Arya
Lib. (ON)
Voir le profil de Chandra Arya
2019-12-13 11:10 [p.454]
Monsieur le Président, j'aimerais remercier les résidants de Nepean de m'avoir élu encore une fois pour les représenter au Parlement. Je leur promets de ne pas ménager mes efforts.
Je vais me concentrer plus particulièrement sur les besoins en infrastructures de transport en commun et en infrastructures communautaires et culturelles de Nepean ainsi que la création d'emplois de grande qualité pour les habitants de ma circonscription.
Je vais également continuer de travailler sur le logement abordable, le revenu à la retraite et le maintien de la position du Canada dans l'économie mondiale du savoir.
Je vais continuer de reconnaître et de célébrer la culture et le patrimoine de toutes les ethnicités, comme je l'ai fait récemment dans le cadre de la journée du patrimoine hindou sur la Colline du Parlement. Je vais également veiller à encourager tous les nouveaux Canadiens à s'intéresser à notre remarquable processus démocratique.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Voir le profil de Pierre Poilievre
2019-12-13 11:11 [p.454]
Monsieur le Président, j'aimerais profiter de cette occasion, ma première déclaration, pour remercier les résidants de Carleton de m'avoir élu une seconde fois. La dernière campagne nous a permis de rencontrer de nombreux résidants. Nous avons frappé à 160 000 portes. Même le premier ministre est venu faire son tour dans ma circonscription à trois reprises. Nous commencions à penser à lui réserver un beau condo pour qu'il ait un endroit où loger quand il viendrait.
J'invite tous les députés de tous les partis à venir voir la circonscription historique de Carleton, qui a déjà été représentée par le grand John A. Macdonald. C'est un très bel exemple de ces villes forestières prospères de l'Est de l'Ontario à l'époque victorienne. Aujourd'hui, c'est un des endroits les plus modernes au monde. Les gens qui y habitent travaillent dur. Pour eux, la communauté est importante et on le voit. C'est un honneur de les représenter. Je les remercie et je souhaite à tous un très joyeux Noël.
Voir le profil de Jamie Schmale
PCC (ON)
Monsieur le Président, hier, les citoyens du Royaume-Uni se sont rendus aux urnes. Le Parti conservateur et unioniste — le parti politique le plus ancien du monde et celui qui a connu le plus de succès — a remporté une victoire éclatante. Notre parti frère a obtenu un quatrième mandat, ce qui place le premier ministre Boris Johnson à la tête d'un gouvernement majoritaire.
Malgré sa feuille de route déjà impressionnante, le parti de Disraeli, Churchill et Thatcher est parvenu à établir un nouveau record hier soir. Les conservateurs forment le premier gouvernement de l'histoire britannique à être réélu à trois reprises tout en obtenant, chaque fois, une part toujours plus grande du vote. Ce résultat nous rappelle aussi que lorsque les élites tentent de substituer leur propre conviction à la volonté du peuple, c'est la population qui a le dernier mot.
Lorsque les conservateurs sont unis et qu'ils concentrent leur attention sur les gens, ils remportent la victoire. Nous offrons nos félicitations au premier ministre Johnson.
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
Voir le profil de Daniel Blaikie
2019-12-13 11:13 [p.454]
Monsieur le Président, ce que nous avons entendu de la part du gouvernement depuis que les renégociations de l'ALENA ont commencé, c'est que ce qu'on avait à chaque étape était le meilleur des mondes possibles, pour paraphraser Voltaire. Les Canadiens n'ont pas été inclus dans les négociations. Aujourd'hui, nous avons un accord qui laisse pour compte les producteurs soumis à la gestion de l'offre et l'industrie de l'aluminium, entre autres. Il faut de la transparence.
Aux États-Unis, les démocrates ont fait du progrès. Ce qu'on a aujourd'hui est meilleur que ce qu'on a vu l'an dernier. Cela s'est produit après que le gouvernement nous a dit qu'il avait négocié le meilleur accord possible. Les néo-démocrates sont en train d'examiner l'accord soigneusement.
Dans le futur, il faudra garantir l'inclusion des Canadiens de façon transparente dès le départ. Nous devrons nous assurer que nous pouvons vraiment négocier le meilleur accord possible plutôt que se presser à signer un accord, peu importe ses dispositions.
Voir le profil de Yves-François Blanchet
BQ (QC)
Monsieur le Président, hier, la Hollywood Critics Association a sacré Denis Villeneuve cinéaste de la décennie. C'est le plus récent sommet d'une carrière exclusivement faite d'ascensions.
Grâce à son premier long métrage, Un 32 août sur Terre, Denis Villeneuve a été choisi comme représentant du Canada pour l'Oscar du meilleur film étranger.
Il a mis le plus sombre de notre histoire en image avec Polytechnique et le plus tragique de notre dramaturgie avec Incendies. Il s'est démarqué dès son premier long métrage hollywoodien, Prisoners. Il a amené la planète Hollywood chez nous pour tourner le troublant Arrival, à Montréal et à Saint-Fabien. Il a démontré son courage en s'attaquant à la suite du classique Blade Runner 2049. Personnellement, je démontre mon courage en affirmant qu'il est meilleur que le premier.
Denis Villeneuve nous capture dans ses univers pour ne plus nous en délivrer. C'est à titre de « fan fini » que je souligne qu'il a tracé le sillon de sa signature dans le cinéma québécois et mondial.
Voir le profil de Scott Reid
PCC (ON)
Monsieur le Président, le fantôme de Rodger Cuzner continue de nous hanter des deux côtés de la Chambre.
C'était juste avant Noël et le long congé de six semaines Que doivent prendre tous les députés après six jours de tâches inhumaines. Le premier ministre n'arrivait pas à sombrer dans les bras de Morphée, Inlassablement, le film de l'élection le tenait éveillé. Il recueillait moins de votes, mais, avec plus de sièges, il était gagnant. Pourquoi changer un mode de scrutin le favorisant? Plus d'électeurs étaient tombés sous le charme des conservateurs, Mais moins de sièges ils avaient décrochés, quel malheur! Le Bloc avait obtenu 32 sièges, dont celui de notre doyen Qui, il me semble, hante ces lieux depuis des temps lointains. Les néo-démocrates s'ennuient de Jack et de son flair politique. Même de Thomas Mulcair, ils s'ennuient de la rhétorique. D'accueillir des verts, nous sommes heureux. Ils comptent trois députés des deux côtes, mais ont fait chou blanc entre les deux. Une indépendante a été élue dans le coin de Vancouver, Et sur SNC-Lavalin elle n'a pas l'intention de se taire. En situation de gouvernement minoritaire, le plus beau cadeau à faire, N’est-il pas de collaborer et d’être solidaire?
Voir le profil de Irek Kusmierczyk
Lib. (ON)
Voir le profil de Irek Kusmierczyk
2019-12-13 11:17 [p.455]
Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole pour la première fois à la Chambre des communes, et je tiens à remercier les habitants de Windsor—Tecumseh de m'avoir accordé leur confiance pour les représenter à Ottawa.
C'est aujourd'hui le 38e anniversaire de la déclaration de la loi martiale en Pologne par la dictature communiste. Des milliers de membres du mouvement Solidarité, premier syndicat indépendant du bloc soviétique, se sont fait arrêter et emprisonner. Au milieu de la nuit, la police secrète s'est présentée chez nous pour arrêter mon père.
Après la répression, le Canada a ouvert ses portes à plus de 6 000 immigrants et réfugiés politiques polonais, comme ma famille, qui ont mis leurs compétences et leur énergie à contribution pour bâtir des collectivités partout au Canada tout en appuyant la lutte pour la liberté dans leur pays.
Aujourd'hui, nous rendons hommage à la bravoure des travailleurs et des membres du mouvement Solidarité et reconnaissons le rôle du Canada, qui a accordé l'asile à ceux qui ont fui la persécution communiste. Nous remercions le Canada. Nous ne le remercierons jamais assez.
Voir le profil de Leona Alleslev
PCC (ON)
Monsieur le Président, pendant les Fêtes, les gens devraient pouvoir se reposer devant leurs foyers. Cependant, grâce au premier ministre, il en sera autrement pour beaucoup de Canadiens. En effet, le nombre de personnes incapables de régler leurs comptes de cartes de crédit a grimpé de 13 %; la moitié des Canadiens sont à 200 $ près d'être incapables de joindre les deux bouts et le nombre de travailleurs canadiens qui doivent recourir à des banques alimentaires a augmenté de 27 %. Tout ce que les Canadiens veulent pour Noël, c'est un gouvernement qui prendra la situation au sérieux.
Quand le premier ministre changera-t-il de cap à l'égard de l'économie?
Voir le profil de Mona Fortier
Lib. (ON)
Voir le profil de Mona Fortier
2019-12-13 11:19 [p.455]
Monsieur le Président, nous savons que de nombreux Canadiens ont vu le niveau d'endettement de leurs ménages augmenter au cours des dernières années, ce qui est en grande partie attribuable à la vigueur du marché immobilier. C'est pourquoi nous avons pris des mesures prudentes pour atténuer les sources de risque et favoriser l'abordabilité à long terme. Nous permettons aussi aux Canadiens de la classe moyenne de garder plus d'argent dans leurs poches en réduisant les impôts et en augmentant l'Allocation canadienne pour enfants.
Le gouvernement continuera de s'employer à rendre la vie plus abordable aux Canadiens, surtout ceux de la classe moyenne et les gens qui travaillent fort pour en faire partie.
Voir le profil de Leona Alleslev
PCC (ON)
Monsieur le Président, les fantômes des Noëls d'antan n'aideront les Canadiens ni aujourd'hui, ni demain. Quel genre de vacances auront les 71 000 Canadiens qui ont perdu leur emploi le mois dernier, les travailleurs de l'usine GM qui ferme ses portes, les milliers de travailleurs de l'industrie aérospatiale ou du CN qui ont perdu leur emploi ou les plus de 200 000 travailleurs du secteur du pétrole et du gaz qui sont au chômage?
Le ministre des Finances dit qu'il ne s'inquiète pas pour l'économie. Si cela ne suffit pas à l'inquiéter, qu'est-ce qu'il lui faut?
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Lib. (ON)
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2019-12-13 11:20 [p.455]
Monsieur le Président, nous reconnaissons qu'en dépit d'une économie forte et en croissance, de nombreux Canadiens ont encore de la difficulté à joindre les deux bouts. Nous sommes fermement déterminés à créer plus d'emplois bien rémunérés et de qualité pour les Canadiens d'un bout à l'autre du pays. Nous savons qu'il y a encore beaucoup à faire et nous continuerons de rendre la vie moins chère et de créer plus de possibilités pour la classe moyenne canadienne.
J'ai hâte de collaborer avec la députée pour pouvoir trouver ensemble des moyens de faire croître l'économie du pays.
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PCC (ON)
Monsieur le Président, l'économie canadienne connaît un ralentissement, et c'est la faute du gouvernement. Le premier ministre a fait fuir les investisseurs étrangers, ce qui a provoqué une chute de 56 % des investissements directs étrangers. Le taux de chômage du Canada est beaucoup plus élevé que celui des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et du Japon. La croissance économique est nulle, alors que celle des États-Unis est en hausse de 4 %. Le Canada a perdu 71 000 emplois, alors que les États-Unis en ont créé 266 000.
Le Canada est sur le point de connaître une récession purement canadienne. Quand le premier ministre prendra-t-il la situation au sérieux et changera-t-il de cap?
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Lib. (ON)
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2019-12-13 11:22 [p.456]
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question.
Face à l'incertitude croissante à l'échelle mondiale, l'économie du Canada continue de demeurer forte. Nous nous sommes concentrés à bâtir une économie qui fonctionne pour tout le monde. Par conséquent, les Canadiens ont créé plus de 1 million d'emplois, et le chômage est à son plus bas taux depuis 40 ans. De plus, 900 000 Canadiens ont été sortis de la pauvreté, dont 300 000 enfants. Nous savons qu'il reste encore du travail à faire et nous continuerons à travailler pour rendre la vie plus abordable et créer des emplois mieux rémunérés pour les Canadiens de la classe moyenne.
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PCC (QC)
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2019-12-13 11:22 [p.456]
Monsieur le Président, je tiens à féliciter la députée pour son arrivée au Conseil des ministres, mais elle ne peut pas dire que l'économie canadienne va bien. Le mois dernier, 71 000 chefs de famille canadienne ont perdu leur emploi, dont 45 000 Québécois. Il y a aussi l'investissement étranger qui est en chute libre. Il est à 56 % de moins qu'à pareille date l'an passé. C'est pourquoi nous avons demandé, il y a deux semaines, une mise à jour économique. Il ne reste que quelques heures avant que la Chambre ajourne ses travaux.
Le gouvernement peut-il faire ce qu'il doit faire, c'est-à-dire rendre publique la mise à jour économique aujourd'hui?
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Lib. (ON)
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2019-12-13 11:23 [p.456]
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question. Nous reconnaissons que, malgré l'économie croissante au Canada, pour beaucoup trop de familles, ce n'est pas le cas et il est difficile de joindre les deux bouts. Nous nous sommes concentrés à bâtir une économie qui fonctionne pour tout le monde. Par conséquent, les Canadiens ont créé plus de 1 million d'emplois et le chômage est à son plus bas. Nous savons qu'il reste beaucoup à faire et nous continuerons à travailler pour rendre la vie plus abordable et créer des emplois mieux rémunérés pour les Canadiens et les Canadiennes. D'ici Noël, nous mettrons à jour notre plan financier.
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PCC (QC)
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2019-12-13 11:24 [p.456]
Monsieur le Président, la réalité, c’est que le taux de chômage augmente au Canada. Il y a 71 000 chefs de famille qui ont perdu leur emploi. Le taux de chômage a augmenté à 5,6 %. On n’est plus en tête de peloton — dans le bon sens — parmi le G7. Au contraire, on fait partie des moins bons, et cela est inquiétant.
C’est dommage de voir qu’encore une fois, le gouvernement manque à ses responsabilités parlementaires. La mise à jour économique devait être faite ici, devant le Parlement, pour que les ministres répondent aux questions.
Pourquoi le gouvernement cache-t-il la mise à jour économique, et pourquoi ne le fait-il pas avec honneur et enthousiasme en le déposant ici, à la Chambre des communes, devant les parlementaires?
Voir le profil de Mona Fortier
Lib. (ON)
Voir le profil de Mona Fortier
2019-12-13 11:24 [p.456]
Monsieur le Président, je remercie encore une fois mon honorable collègue de sa question.
D’ici les Fêtes, nous mettrons au jour notre plan économique. Nous reconnaissons que, malgré l’économie croissante au Canada, beaucoup trop de familles ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Nous allons continuer à travailler ensemble pour nous assurer de mettre des mesures en place pour aider les Canadiens et les Canadiennes à vivre dans un pays où il fait bon vivre.
Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
Voir le profil de Mario Simard
2019-12-13 11:25 [p.456]
Monsieur le Président, contrairement au Canada, les Américains savent négocier. Le gouvernement américain, qui est aussi minoritaire, en a profité pour augmenter son pouvoir de négociation, inclure les priorités des démocrates et faire accepter des concessions sur le prix des médicaments et le droit du travail.
Ici, c’est tout le contraire. Le gouvernement est parti tout seul et tout faible et a fini par abandonner les travailleurs de l’aluminium. Là, il nous dit qu’il ne fera rien de plus et que c'est tout.
Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de s’appuyer sur l’extraordinaire mobilisation qu’on voit chez nous pour obtenir des protections pour les travailleurs de l’aluminium?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont été impliqués dans les négociations de l’ALENA, particulièrement la ministre des Affaires intergouvernementales et les travailleurs de l’aluminium, qui ont travaillé très fort avec notre gouvernement.
D'ailleurs, le président de l’Association de l’aluminium du Canada, Jean Simard, a dit que l’ACEUM permettrait de renforcer les relations du Canada avec son principal partenaire commercial, les États-Unis. On vient tout juste de dire qu'il n'a pas hésité à parler du travail exceptionnel réalisé par le gouvernement Trudeau. Il incite tout le monde au pays à faire pression sur le Bloc québécois en particulier pour qu'il appuie la ratification de l’ALENA.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
J’aimerais rappeler aux députés qu'en parlant de leurs collègues, ils doivent employer leur titre et non leur nom. Nous le tolérons parfois, avec la passion qui anime les débats, mais c'est une bonne occasion de le rappeler.
L'honorable député de Lac-Saint-Jean a la parole.
Voir le profil de Alexis Brunelle-Duceppe
BQ (QC)
Voir le profil de Alexis Brunelle-Duceppe
2019-12-13 11:26 [p.456]
Monsieur le Président, l’Association de l’aluminium du Canada, ce ne sont pas les travailleurs, c’est majoritairement Rio Tinto.
Les multinationales étrangères comme Rio Tinto, cela ne leur fait pas un pli de faire de l'aluminium en Inde ou en Chine plutôt qu’au Québec. Tant qu’elles peuvent de l’argent et fournir le marché américain via le Mexique, elles sont bien contentes. Cela ne donne rien au Québec. Cela ne donne rien à ma région. Cela ne donne pas d’emplois à nos travailleurs.
Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de se battre pour donner la même protection aux travailleurs de l’aluminium qu’à ceux de l’acier?
Voir le profil de Omar Alghabra
Lib. (ON)
Voir le profil de Omar Alghabra
2019-12-13 11:27 [p.457]
Monsieur le Président, au contraire, le gouvernement a toujours appuyé les travailleurs des industries de l'acier et de l'aluminium au Québec et ailleurs au Canada.
Il s'est battu avec acharnement pour que les droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium soient abolis, et maintenant, le nouvel ALENA offre des garanties supplémentaires à ces deux industries. En effet, 70 % de l'aluminium contenu dans les véhicules doit provenir de l'Amérique du Nord. À l'heure actuelle, le présent ALENA ne garantit rien.
Cet accord est plus avantageux pour le Québec et l'ensemble du Canada.
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
Voir le profil de Jagmeet Singh
2019-12-13 11:28 [p.457]
Monsieur le Président, hier soir, les libéraux, les conservateurs et les bloquistes se sont prononcés contre l'amélioration de la qualité de vie des Canadiens. Ils ont voté contre le logement abordable. Ils ont voté contre une véritable lutte contre la crise climatique. Ils ont voté contre un régime national d'assurance-médicaments universel pour l'ensemble de la population. Or, les Canadiens ont désespérément besoin de telles mesures et ils les réclament.
Comment est-ce que les gens peuvent croire les libéraux quand les actions de ces derniers vont à l'encontre de leurs paroles?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
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2019-12-13 11:28 [p.457]
Monsieur le Président, nous convenons tous qu'aucun Canadien ne devrait en être réduit à choisir entre se payer des médicaments sur ordonnance ou de la nourriture. L'actuel gouvernement a déjà fait bien plus que ceux qui l'ont précédé au cours de la dernière génération pour faire baisser le prix des médicaments. Le temps est maintenant venu de passer à l'étape finale, qui consiste à négocier avec les provinces et les territoires pour mettre en œuvre un régime d'assurance-médicaments fondé sur les recommandations du rapport Hoskins. Nous poursuivons ainsi sur notre lancée, notamment en ajoutant de nouvelles règles sur les médicaments brevetés qui feront épargner près de 13 milliards de dollars aux Canadiens.
Nous ne ménagerons pas les efforts tant que les Canadiens ne seront pas en mesure d'obtenir les médicaments dont ils ont besoin à un coût abordable.
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
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2019-12-13 11:29 [p.457]
Monsieur le Président, ce sont encore de belles paroles, mais, comme les gens l'ont vu hier, il n'y pas d'action.
L'entente secrète avec Volkswagen montre comment les libéraux sont prêts à camoufler leur inaction climatique.
Au terme de six rencontres avec divers ministères, y compris le Cabinet du premier ministre, Volkswagen a conclu une entente spéciale. Normalement, jamais un accusé ne peut négocier avec le gouvernement avant d'avoir conclu une entente de plaidoyer.
Pourquoi le gouvernement libéral et le Cabinet du premier ministre réservent-ils un tel traitement de faveur à cette entreprise, qui s'est rendue coupable d'une gigantesque fraude?
Voir le profil de Navdeep Bains
Lib. (ON)
Monsieur le Président, le chef du NPD pose des questions au sujet du programme du gouvernement. Je lui réponds que le gouvernement met l'accent sur la classe moyenne. Depuis 2015, plus d'un million d'emplois ont été créés grâce aux partenariats que le gouvernement a établis avec le secteur privé pour favoriser les investissements étrangers directs.
Le gouvernement répond également aux préoccupations des Canadiens de la classe moyenne en investissant dans des mesures comme l'Allocation canadienne pour enfants. Cette mesure a contribué à faire sortir 300 000 enfants de la pauvreté. Dans l'ensemble, nos mesures ont aidé 900 000 personnes à se sortir de la pauvreté. Voilà le bilan du gouvernement.
Voir le profil de Richard Martel
PCC (QC)
Voir le profil de Richard Martel
2019-12-13 11:30 [p.457]
Monsieur le Président, la vice-première ministre n'a pas été capable de rassurer les travailleurs de l'aluminium alors qu'elle rencontrait M. Maltais, hier.
Tant que le Mexique pourra utiliser de l'aluminium qui n'aura pas été produit par électrolyse et coulé en Amérique du Nord, tant que le Mexique n'aura pas un contrôle aussi robuste sur ses importations que nous, le Canada, les travailleurs de l'aluminium seront inquiets.
Est-ce que le gouvernement peut donner plus de clarifications sur les répercussions de la nouvelle entente sur nos travailleurs en région et proposer des solutions concrètes?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Monsieur le Président, bien entendu, nous comprenons que les travailleurs de l'aluminium sont importants pour l'économie de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et particulièrement du Québec, et c'est pour cela que nous avons toujours été là, à leurs côtés.
Nous étions là lorsque les Américains ont imposé des tarifs. Nous étions là pour faire en sorte de les défendre et faire en sorte qu'on lève les tarifs. Nous étions là également pour compenser les pertes associées aux tarifs et nous sommes là maintenant pour nous assurer qu'ils ont accès au marché américain.
Les gens de l'aluminium, au Québec, peuvent compter sur notre gouvernement, et nous allons continuer à avoir de bonnes conversations avec eux.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
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2019-12-13 11:32 [p.458]
Monsieur le Président, j'ai demandé au ministre des Finances de présenter une mise à jour économique cet automne afin de réagir aux 71 000 emplois perdus en novembre. Il m'a répondu non. Je lui ai demandé d'adopter un plan d'action pour alléger le fardeau de la moitié des Canadiens qui sont à 200 $ de l'insolvabilité. Il a dit non, encore une fois. Je lui ai demandé de prendre des mesures pour enrayer le déclin de l'économie canadienne. Sa réponse? Non. Nous espérions entendre plus de « oui », mais nous n'avons eu droit qu'à des « non ».
Qu'attend le ministre des Finances pour dire aux Canadiens ce qu'il compte faire pour remettre l'économie sur les rails?
Voir le profil de Mona Fortier
Lib. (ON)
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2019-12-13 11:32 [p.458]
Monsieur le Président, le 21 octobre dernier, les Canadiens ont choisi de continuer d'aller de l'avant en élisant un gouvernement qui leur proposait un plan économique axé sur l'investissement. Ils ont rejeté la vision myope des conservateurs, soit les compressions et l'austérité. Critiquer la situation économique du Canada n'est pas un plan; cela n'aide pas les gens, cela ne renforce pas la résilience des collectivités d'un bout à l'autre du pays.
Même si le secteur financier canadien est caractérisé par sa stabilité et sa résilience, nous allons continuer à nous occuper de l'économie, et demeurer vigilants face à tout risque potentiel.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
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2019-12-13 11:33 [p.458]
Monsieur le Président, les libéraux parlent d'investissements. Or, les gens qui n'ont actuellement pas d'emploi se demandent comment ils pourront investir dans leur avenir. C'est la même question que se posent les gens qui sont à 200 $ de l'insolvabilité financière. Par ailleurs, le taux d'insolvabilité au pays a augmenté de 13 %. Toutes ces personnes ignorent comment elles trouveront les moyens d'investir, et encore plus comment elles arriveront à payer leurs factures.
Comment le gouvernement peut-il, en toute conscience, partir en congé de Noël quand tant de Canadiens ont tant de mal à joindre les deux bouts?
Voir le profil de Mona Fortier
Lib. (ON)
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2019-12-13 11:34 [p.458]
Monsieur le Président, depuis le début de son mandat, le gouvernement libéral cherche à renforcer et à faire croître la classe moyenne. Les gens veulent trouver un endroit abordable où vivre. Ils désirent que leurs enfants fassent de bonnes études. Ils souhaitent être en mesure d'épargner pour pouvoir vivre leur retraite à l'abri du besoin et dans la dignité. Ces gens sont notre priorité. C'est pourquoi l'allégement de leur fardeau fiscal est la première mesure que nous avons prise au début de ce nouveau mandat.
J'ai hâte de travailler avec le député d'en face afin de faire baisser le coût de la vie pour les Canadiens de la classe moyenne.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
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2019-12-13 11:34 [p.458]
Monsieur le Président, des données extrêmement alarmantes ont été dévoilées cette semaine. Elles révèlent que le nombre de Canadiens incapables de rembourser leurs dettes non hypothécaires a atteint son plus haut niveau en sept ans. Autrement dit, les gens ne peuvent pas régler leur compte de carte de crédit. Ils croulent sous les dettes. Ils n'ont pas les moyens de payer leurs factures, alors ils règlent leurs transactions par carte de crédit, sauf qu'ils n'arrivent pas ensuite à payer leur compte de carte de crédit. On leur impose alors des intérêts, mais ils ne peuvent pas les payer. C'est un cercle vicieux.
On s'attendrait à ce que le gouvernement donne immédiatement au secteur privé toute la latitude dont il a besoin pour créer des emplois et à ce qu'il allège le fardeau des travailleurs. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait, juste à temps pour Noël?
Voir le profil de Mona Fortier
Lib. (ON)
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2019-12-13 11:35 [p.458]
Monsieur le Président, malgré l'incertitude croissante à l'échelle mondiale, l'économie du Canada demeure forte.
Nous nous sommes concentrés à bâtir une économie qui fonctionne pour tout le monde et, par conséquent, les Canadiens de la classe moyenne ont plus d'argent dans leurs poches. Nous continuons à financer des services visant à appuyer les Canadiens et les Canadiennes.
L'économie canadienne affiche l'un des meilleurs records de croissance et d'investissements du G7. Nous savons qu'il reste encore beaucoup à faire et nous continuerons à travailler pour rendre la vie plus abordable et créer de bons emplois mieux rémunérés pour les Canadiens de la classe moyenne.
Voir le profil de Chris d'Entremont
PCC (NS)
Voir le profil de Chris d'Entremont
2019-12-13 11:36 [p.458]
Monsieur le Président, l'un des plus grands défis, lorsque nous sommes de fiers Canadiens de l'Atlantique, c'est celui de constater qu'on nous oublie continuellement. C'est encore le cas, puisque les libéraux d'en face ont même oublié que Montréal ne fait pas partie de ma région quand ils ont nommé un ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique qui provient de cette ville. Depuis qu'ils sont au pouvoir, ils n'ont jamais nommé une personne de ma région à ce poste.
Quand le gouvernement va-t-il respecter l'Atlantique et lui donner la représentativité qu'elle mérite?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Monsieur le Président, j'ai eu l'occasion d'être à Moncton et à Halifax, il y a à peine une semaine, pour rencontrer rapidement les gens qui travaillent au sein de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique. Également, je serai soutenue par une secrétaire parlementaire qui provient de la région, justement pour être en mesure de faire de bons investissements.
J'aimerais rappeler à mon collègue que, bien qu'il y ait eu un ministre responsable de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique sous son gouvernement, la réalité, c'est que les conservateurs ont coupé 50 millions de dollars à l'Agence de promotion économique du Canada atlantique. Alors, cela ne fait pas beaucoup de différence dans le fait de pouvoir soutenir une région lorsque, finalement, la personne ne provient pas de la région. Nous serons là pour les gens de l'Atlantique.
Voir le profil de Chris d'Entremont
PCC (NS)
Voir le profil de Chris d'Entremont
2019-12-13 11:37 [p.459]
Monsieur le Président, on a appris que les politiques économiques inefficaces du gouvernement libéral avaient fait disparaître 71 000 emplois au pays récemment. Cette situation touche aussi ma circonscription, puisque 200 personnes perdront leur emploi à cause du déménagement du centre Web.com de Yarmouth. C'est une nouvelle épouvantable, surtout à l'approche des Fêtes.
Que fera le gouvernement pour rassurer les travailleurs en cause?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Monsieur le Président, nous verrons à faire les investissements appropriés, un travail pour lequel j'aurai l'appui de l'excellent député de Madawaska—Restigouche, qui vient de la région.
Nous sommes de tout coeur avec les familles des personnes touchées. Nous tenons à créer des débouchés pour ces gens et à être présents quand des régions connaissent un ralentissement économique. Je collaborerai volontiers avec le député dans le but de trouver des solutions pour les personnes touchées par cette décision.
Voir le profil de Louise Chabot
BQ (QC)
Voir le profil de Louise Chabot
2019-12-13 11:38 [p.459]
Monsieur le Président, en prévision de la rencontre entre le premier ministre et le premier ministre du Québec, je pense qu'il est utile de rappeler que M. Legault a demandé que les entreprises relevant du fédéral, telles les banques, les compagnies de transport interprovincial ou les aéroports, soient soumises à la Charte de la langue française lorsqu'elles opèrent au Québec. C'est une revendication que le Bloc québécois soutient depuis longtemps. La langue française, les Québécoises et les Québécois y tiennent.
Est-ce que le gouvernement va entendre le Québec et assujettir les entreprises fédérales aux droits et obligations de la loi 101?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Monsieur le Président, bien entendu, nous reconnaissons l'importance du français au pays, et particulièrement au Québec, mais nous reconnaissons également que nous devons jouer un rôle pour protéger nos minorités linguistiques, que ce soit au Québec ou à l'extérieur du Québec. Dans ces circonstances, c'est avec plaisir que je travaillerai avec la Chambre sur la modernisation de la Loi sur les langues officielles, afin de pouvoir protéger nos deux langues officielles, et, encore et toujours, d'avoir accès à une politique de bilinguisme importante qui est ancrée au cœur même de nos valeurs et de notre vision du pays.
Voir le profil de Stéphane Bergeron
BQ (QC)
Voir le profil de Stéphane Bergeron
2019-12-13 11:40 [p.459]
Monsieur le Président, l'Assemblée nationale est unanime: le Québec veut une déclaration de revenus unique.
La chose est réalisable, et ce, sans perte d'emplois. Le premier ministre Legault en a d'ailleurs formellement fait la demande lors des dernières élections. La rencontre de cet après-midi avec le premier ministre du Québec constitue une bonne occasion pour ce gouvernement — une fois n'est pas coutume — de respecter la volonté de l'Assemblée nationale.
Le premier ministre va-t-il s'engager à mettre en place une déclaration de revenus unique administrée par le Québec comme le veulent les Québécoises et les Québécois?
Voir le profil de Diane Lebouthillier
Lib. (QC)
Monsieur le Président, l'Agence du revenu du Canada emploie près de 6 000 personnes partout au Québec, et elle constitue un moteur économique important dans les régions du Québec.
Que l'on parle de Rimouski, de l'Abitibi, de Shawinigan ou de Jonquière, nous avons toujours été très clairs: jamais nous ne mettrons ces emplois en péril. Cela dit, nous continuons de travailler avec Revenu Québec pour simplifier la déclaration de revenus des Québécois. Notre gouvernement améliore sans cesse les services de l'Agence du revenu du Canada afin de véritablement améliorer la vie des Québécois.
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
Monsieur le Président, il y a trois ans, les libéraux ont accepté de confier le bien-être des pensionnaires de certaines résidences pour aînés en Colombie-Britannique à une entreprise chinoise qui n'a aucune expérience en soin des aînés. Pour les libéraux, cela se voulait peut-être un cadeau en prévision d'un accord libre-échange qui ne s'est jamais concrétisé. Depuis, le gouvernement chinois a pris le contrôle de l'entreprise en question. Aujourd'hui, une troisième résidence pour aînés appartenant à Anbang a été mise sous tutelle en raison des conditions de vie déplorables qui y règnent.
Qu'est-ce que les aînés en cause devront encore endurer avant que les libéraux interviennent?
Voir le profil de Navdeep Bains
Lib. (ON)
Monsieur le Président, il s'agit évidemment d'une question très grave. La sécurité et le bien-être des aînés sont de la plus haute importance. Comme le sait la députée, le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique est responsable des soins de la santé. Il applique des normes de soin rigoureuses à tous les exploitants.
En ce qui a trait à la Loi sur Investissement Canada, dont je suis responsable, nous surveillons la situation pour veiller à ce que les obligations soient respectées et nous interviendrons rapidement si elles ne le sont pas.
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
Monsieur le Président, à mon avis, les problèmes de négligence, de violence et d'hygiène ainsi que tout ce qui a mené à la mise sous tutelle rendent nécessaire un examen en vertu de la loi dont le ministre est responsable. Voyons donc! Il est insensé de refiler ses responsabilités au gouvernement provincial lorsqu'il est question de maltraitance de personnes âgées. Quand le ministre assumera-t-il enfin les responsabilités qui lui incombent selon la loi en examinant la transaction et en veillant sur le sort des aînés concernés?
Voir le profil de Navdeep Bains
Lib. (ON)
Monsieur le Président, encore une fois, nous comprenons que la situation est très difficile, très pénible pour les aînés concernés. Nous tenons à ce que leur bien-être soit la priorité absolue. Toutefois, en ce qui concerne les soins de santé, le gouvernement provincial applique des normes rigoureuses. Il surveille l'exploitant et il verra à ce qu'il respecte ses obligations.
Pour ce qui est des emplois et de l'empreinte de Cedar Tree, je dirai que la Loi sur Investissement Canada prévoit des obligations et que nous veillerons à ce que l'entreprise les respecte.
Voir le profil de Cathay Wagantall
PCC (SK)
Voir le profil de Cathay Wagantall
2019-12-13 11:43 [p.460]
Monsieur le Président, le ministère des Anciens Combattants est en train de supprimer des services dans le domaine de la santé mentale destinés aux familles d'anciens combattants pendant qu'il établit de nouveaux critères. Les familles vont devoir présenter leurs demandes de nouveau et cela les terrifie parce qu'elles savent qu'au ministère, il y a, à l'heure actuelle, plus de 40 000 dossiers en attente de traitement.
Dans son discours du Trône, le gouvernement libéral a promis de meilleurs soins en santé mentale pour les anciens combattants et leur famille. Alors, pourquoi les conjoints et les enfants des anciens combattants sont-ils punis alors que le ministre des Anciens Combattants permet qu'un criminel incarcéré pour le meurtre d'une policière reçoive des fonds de son ministère?
Voir le profil de Lawrence MacAulay
Lib. (PE)
Voir le profil de Lawrence MacAulay
2019-12-13 11:44 [p.460]
Monsieur le Président, je peux confirmer à mon collègue que la politique du ministère relative aux services en santé mentale offerts aux membres de la famille n'a pas changé. Si des membres de la famille d'un ancien combattant ont besoin d'aide dans le cadre du traitement de ce militaire, ils l'auront. Toutefois, si un membre de la famille est incarcéré, il ne recevra que les services offerts par le Service correctionnel du Canada.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Monsieur le Président, cette semaine, les avocats du gouvernement étaient en cour pour tenter d'empêcher la délivrance d'une ordonnance exigeant de la commissaire au lobbying qu'elle réévalue s'il est nécessaire de faire enquête sur une possible violation de la Loi sur le lobbying relativement au voyage illégal du premier ministre sur l'île d'un milliardaire.
S'il y a bien une chose qui définit le gouvernement, c'est sa propension à enfreindre les règles en matière d'éthique et à tout faire pour camoufler ces manquements. Pourquoi le gouvernement essaie-t-il sans relâche d'empêcher qu'une enquête soit menée au sujet de ce scandale? Qu'est-ce que le premier ministre a à cacher?
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2019-12-13 11:45 [p.460]
Monsieur le Président, si on analyse ce qui s'est passé au cours des dernières années, on constate immédiatement que, lorsqu'il est question du commissaire à l'éthique, de l'indépendance du directeur général des élections ou de tout autre mandataire indépendant, de ce côté-ci de la Chambre, contrairement aux conservateurs, nous les écoutons, nous respectons leurs décisions et nous suivons leurs conseils.
Des voix: Oh, oh!
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Je rappelle aux députés que lorsque quelqu'un pose une question, nous voulons tous l'entendre, et nous voulons également entendre la réponse à sa question. C'est l'un des droits que nous avons. Les cris que nous entendons de part et d'autre nous empêchent d'exercer ce droit.
Le député de St. John's-Est a la parole.
Voir le profil de Jack Harris
NPD (NL)
Voir le profil de Jack Harris
2019-12-13 11:45 [p.460]
Monsieur le Président, il est facile de basculer dans le cynisme quand on entend le discours du budget. Le gouvernement nous dit qu'il est important d'instaurer un régime d'assurance-médicaments, mais se contente de faire quelques pas en vue d'y arriver un jour. Les gens méritent un système complet maintenant, plutôt que de se faire dire qu'une étude pourrait être réalisée sur les soins dentaires universels. Une telle étude prendrait assurément des années à mener, alors que nous proposons déjà un système réaliste qui profiterait immédiatement à la moitié des familles de Terre-Neuve-et-Labrador. J'ai parlé à beaucoup de gens qui en auraient vraiment besoin.
Le gouvernement modifiera-t-il son plan fiscal pour que l'argent serve à offrir des soins dentaires aux millions de personnes qui en ont besoin maintenant, ou décidera-t-il plutôt d'accorder un allégement fiscal aux personnes qui n'en ont pas besoin?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Voir le profil de Darren Fisher
2019-12-13 11:46 [p.460]
Monsieur le Président, comme je l'ai déjà dit, nous allons faire preuve d'écoute et nous allons collaborer, entre autres, avec les autres partis de la Chambre pour déterminer ce qui est dans l'intérêt des Canadiens. Nous allons étudier toutes les options pour déterminer ce qu'il serait judicieux d'inclure dans le régime d'assurance-médicaments.
Contrairement au NPD, nous avons fait nos devoirs. Lorsqu'il est question d'un dossier aussi important que celui de l'assurance-médicaments, il est essentiel de bien faire les choses. Les Canadiens l'exigent.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Monsieur le Président, le printemps dernier, les néo-démocrates et les libéraux ont présenté ensemble une motion qui avait pour but de mettre fin à l'itinérance chez les anciens combattants d'ici 2025. À présent, le moment est venu d'agir. Nous le devons aux anciens combattants. Dans la seule ville de Vancouver, plus de 100 anciens combattants sont sans abri, un problème que l'on voit malheureusement partout dans notre magnifique pays.
Le ministre s'engage-t-il à collaborer avec nous afin de présenter à la Chambre un plan précis et assorti de fonds pour mettre fin sans tarder à l'itinérance chez les anciens combattants?
Voir le profil de Lawrence MacAulay
Lib. (PE)
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2019-12-13 11:47 [p.461]
Monsieur le Président, je sais que c'est un dossier que ma collègue a à coeur et il en va de même pour le gouvernement. Même un seul ancien combattant sans abri, c'est déjà trop. L'une des choses que me demande le premier ministre dans ma lettre de mandat est de voir à ce que tous les anciens combattants aient un toit. Nous allons nous employer à concrétiser cet objectif.
Voir le profil de Ron McKinnon
Lib. (BC)
Monsieur le Président, comme c'est ma première intervention pendant cette législature, j'aimerais remercier ma famille de son soutien indéfectible, mon équipe de son travail extraordinaire et les gens de Coquitlam—Port Coquitlam de m'avoir permis de revenir dans cette vénérable enceinte.
Les peuples autochtones ont droit à l'autodétermination, mais nombre d'obstacles les empêchent encore de s'en prévaloir.
La ministre des Relations Couronne-Autochtones pourrait-elle nous informer de ce que fait le gouvernement pour remédier à cette situation en Colombie-Britannique?
Voir le profil de Carolyn Bennett
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je remercie le député de son engagement dans ce dossier très important. En août, la Politique sur la reconnaissance et la réconciliation des droits pour les négociations des traités en Colombie-Britannique a été ratifiée en présence de représentants du gouvernement de la Colombie-Britannique et du Sommet des Premières Nations.
Les traités, les accords et les autres ententes constructives négociés en Colombie-Britannique contribueront à affirmer les droits des Autochtones sans cession, renonciation ou extinction. Cette politique va révolutionner le processus de négociation avec les Premières Nations de la Colombie-Britannique et accélérer le processus d'autodétermination. Elle donne plus de vigueur à notre engagement à mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et expose les grandes lignes de la nouvelle relation.
Voir le profil de Martin Shields
PCC (AB)
Voir le profil de Martin Shields
2019-12-13 11:49 [p.461]
Monsieur le Président, le gaz naturel liquéfié, qui brûle sans résidu, est un produit canadien fantastique que nous devrions déjà exporter partout dans le monde. Nous devrions promouvoir fièrement cette merveilleuse industrie, comme en ont convenu à l'unanimité les dirigeants provinciaux et territoriaux du Canada. Or, les récentes déclarations du ministre de l'Environnement montrent qu'il ne se soucie guère de la création d'emplois ou de l'exportation d'énergie propre; s'il s'en souciait, il défendrait cette cause.
Pourquoi le gouvernement ne défend-il pas le gaz naturel liquéfié canadien?
Voir le profil de Paul Lefebvre
Lib. (ON)
Voir le profil de Paul Lefebvre
2019-12-13 11:50 [p.461]
Monsieur le Président, comme c'est la première fois que je prends la parole depuis le début de la 43e législature, je tiens à remercier les habitants de Sudbury de m'avoir accordé leur confiance pour les représenter de nouveau dans cette magnifique Chambre.
Le Canada est bien placé pour devenir un acteur majeur de l'industrie mondiale du gaz naturel liquéfié grâce à des propositions de projets dans l'Ouest et dans l'Est. Nous avons mis en place des mesures vigoureuses pour attirer des investissements tout en réduisant aussi les émissions. Étant donné que nous avons obtenu le plus important investissement du secteur privé de l'histoire du Canada, il est évident que notre plan fonctionne. Nous continuerons à faire en sorte que le Canada devienne le producteur de gaz naturel liquéfié le plus écologique du monde et qu'il atteigne les marchés mondiaux.
Voir le profil de Michael Kram
PCC (SK)
Voir le profil de Michael Kram
2019-12-13 11:50 [p.461]
Monsieur le Président, en ce vendredi 13, titre de l'une des séries de films d'horreur ayant connu la plus grande longévité de l'histoire, je ne peux m'empêcher de penser au projet de loi anti-pipelines des libéraux et à ses effets sur le secteur de l'exploitation des ressources dans l'Ouest canadien. Le gouvernement libéral modifiera-t-il le projet de loi C-69 pour que les projets d'aménagement de pipelines cessent de disparaître comme des adolescents dans un mauvais film d'horreur?
Voir le profil de Paul Lefebvre
Lib. (ON)
Voir le profil de Paul Lefebvre
2019-12-13 11:51 [p.461]
Monsieur le Président, tout le monde dans le secteur de l'énergie réclamait la modification de l'ancienne loi, la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale de 2012. Pourquoi? Parce qu'aucun projet ne se concrétisait, qu'il y avait des redondances et que le processus prenait trop de temps.
Grâce au projet de loi C-69, la Loi sur l'évaluation d'impact, chaque projet fera l'objet d'une seule évaluation. L'industrie minière appuie cette loi. Nous collaborons avec les provinces pour tenir compte des préoccupations dans son application. Nous faisons des progrès et nous nous y prenons de la bonne manière.
Voir le profil de Tim Uppal
PCC (AB)
Voir le profil de Tim Uppal
2019-12-13 11:51 [p.461]
Monsieur le Président, dans ma circonscription, Edmonton Mill Woods, et partout en Alberta, beaucoup de gens sont en difficulté. Le taux de chômage chez les jeunes hommes frôle les 20 %. Cela ne s'est pas vu depuis près de 40 ans. Cette crise qui sévit découle de politiques libérales telles que le projet de loi C-69, le projet de loi anti-pipelines. Pourtant, les libéraux refusent de le modifier. Quand modifieront-ils le projet de loi C-69 pour aider les Albertains et l'ensemble des Canadiens?
Voir le profil de Navdeep Bains
Lib. (ON)
Monsieur le Président, le député d'en face sait pertinemment que, au chapitre des investissements en Alberta, l'expansion du pipeline Trans Mountain, dont les travaux sont amorcés, a créé 2 200 bons emplois bien rémunérés. De plus, nous avons investi 100 millions de dollars dans les projets d'Inter Pipeline et de la Canada Kuwait Petrochemical Corporation, ce qui aidera à créer 400 emplois ainsi qu'à établir 4 000 nouveaux emplois dans le domaine de la construction. Voilà le genre d'investissements que nous continuerons d'effectuer pendant que l'opposition déprécie l'économie.
Voir le profil de Greg McLean
PCC (AB)
Voir le profil de Greg McLean
2019-12-13 11:53 [p.462]
Monsieur le Président, le premier ministre a promis de porter une oreille très attentive aux gens de l'Ouest canadien. N'entend-il pas les clameurs provoquées par la perte de 180 000 emplois, par les 100 milliards de dollars d'investissements qui quittent notre pays ou par le bradage de nos ressources, les producteurs étant forcés d'accepter de vendre à une valeur bien inférieure aux cours mondiaux? Tout cela est causé par l'inaction du gouvernement actuel. Le gouvernement va-t-il enfin retirer les bouchons de ses oreilles, reconnaître que l'approche qu'il a adoptée dans le projet de loi C-69 pour construire l'infrastructure énergétique du Canada comporte des lacunes fatales et modifier ce projet de loi épouvantable?
Voir le profil de Paul Lefebvre
Lib. (ON)
Voir le profil de Paul Lefebvre
2019-12-13 11:53 [p.462]
Monsieur le Président, sous notre gouverne, nous avons obtenu le plus important investissement du secteur privé de l'histoire du Canada grâce à LNG Canada. Cet investissement va créer 10 000 emplois. Nous avons aussi mené à bien le travail difficile qui s'imposait dans le dossier Trans Mountain. Je le répète, les tuyaux sont déjà en place, ce qui crée plus de 4 000 emplois en Alberta seulement. Nous avons débloqué plus de 8 milliards de dollars en investissements pétrochimiques dans la grande région d'Edmonton, créant ainsi des centaines d'emplois. Nous avons approuvé le projet de remplacement de la canalisation 3, qui est en service du côté canadien. Nous continuerons de travailler dur pour le secteur de l'énergie et de créer d'excellents emplois.
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Monsieur le Président, le premier ministre du Québec, François Legault, va rencontrer le premier ministre dans quelques heures.
Je rappelle qu'en campagne électorale, M. Legault a exigé que les lois environnementales du Québec s'appliquent en tout temps, y compris dans les projets de compétence fédérale.
Or, dès la première semaine de la présente législature, le gouvernement libéral a voté contre le sous-amendement du Bloc, qui portait cette demande légitime et responsable du Québec.
Comment le premier ministre va-t-il justifier cet affront au Québec devant M. Legault, et pourquoi refuse-t-il de donner préséance aux lois environnementales les plus rigoureuses?
Voir le profil de Peter Schiefke
Lib. (QC)
Voir le profil de Peter Schiefke
2019-12-13 11:54 [p.462]
Monsieur le Président, je voudrais remercier mon honorable collègue de sa question.
Nous travaillons bien sûr de façon constructive avec toutes les provinces et tous les territoires du Canada. Les enjeux environnementaux ont un volet fédéral, mais aussi un volet provincial, et il est important que nous travaillions ensemble pour ces questions.
Nous continuons de travailler avec tous les députés de la Chambre et avec la province du Québec pour protéger l'environnement et combattre les changements climatiques.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2019-12-13 11:55 [p.462]
Monsieur le Président, j'aimerais faire un rappel au premier ministre avant sa rencontre avec François Legault, tantôt.
En campagne électorale, M. Legault a exigé que le fédéral respecte les compétences du Québec. Il veut un droit de retrait inconditionnel avec pleine compensation financière si, par malheur, le fédéral agit dans les champs de compétence du Québec.
Or, le discours du Trône est bourré d'ingérences. Quand on les enlève, le texte qui reste entre au complet dans une carte de Noël.
Comment le premier ministre va-t-il justifier à M. Legault qu'il veut décider de tout, même lorsqu'il n'a pas l'expertise nécessaire?
Voir le profil de Mélanie Joly
Lib. (QC)
Monsieur le Président, bien entendu, le premier ministre et le premier ministre Legault auront l'occasion d'avoir de bonnes conversations au cours de la journée. Un des points au programme est certainement l'importance pour le Québec de soutenir la ratification de l'ALENA et de faire en sorte qu'on puisse protéger nos emplois partout au Québec et partout au pays.
Nous aurons l'occasion de travailler à plusieurs priorités communes.
Voir le profil de Chris Lewis
PCC (ON)
Voir le profil de Chris Lewis
2019-12-13 11:56 [p.462]
Monsieur le Président, Laura, un serriste de ma circonscription a communiqué avec moi cette semaine. Voici ce qu'elle m'a dit: « Je viens de payer la facture d'énergie de mon entreprise aujourd'hui. J'ai remarqué que la taxe fédérale sur le carbone est supérieure à la TVH. Par surcroît, comme la TVH est calculée après la taxe sur le carbone, nous sommes taxés deux fois. La TVH ne devrait pas être calculée sur la taxe sur le carbone. »
Au cours des quatre dernières années, les libéraux se sont ingéniés à rendre la vie plus difficile et moins abordable pour les Canadiens.
Ma question est simple. Pourquoi les libéraux ont-ils décidé d'imposer aux Canadiens, comme Laura, une taxe sur une autre taxe?
Voir le profil de Peter Schiefke
Lib. (QC)
Voir le profil de Peter Schiefke
2019-12-13 11:56 [p.463]
Monsieur le Président, le gouvernement sait que les agriculteurs canadiens font partie de la solution pour lutter contre le changement climatique. C'est pourquoi la politique de tarification de la pollution reflète la réalité de l'industrie agricole canadienne. Le filet de sécurité fédéral prévoit que l'essence et le diésel utilisés dans les exploitations agricoles seront exemptés de la tarification sur le carbone.
Le gouvernement continuera de travailler avec les experts et les intervenants du secteur pour trouver les meilleures façons de réduire la pollution et de soutenir les agriculteurs.
Voir le profil de Dan Mazier
PCC (MB)
Monsieur le Président, les agriculteurs de l'Ouest canadien sont obligés de payer une taxe sur le carbone pour faire sécher leurs cultures après une saison de récoltes humide et difficile. Bon nombre de ces agriculteurs sèchent du canola, mais ne savent toujours pas quand ils pourront vendre leur production à la Chine, qui est notre principal client pour cette céréale.
La ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire pourrait-elle dire aux agriculteurs canadiens quel est son plan — si elle en a un — pour rétablir l'accès au marché chinois et dire à la Chambre si le gouvernement va immédiatement supprimer la taxe sur le carbone associée au séchage des céréales?
Voir le profil de Marie-Claude Bibeau
Lib. (QC)
Encore une fois, monsieur le Président, nous travaillons avec les producteurs de canola et leurs représentants pour nous assurer que nous prenons des décisions judicieuses. Dans ce dossier, nous collaborons également avec les provinces.
Nous travaillons sans relâche pour diversifier les marchés. L'Agence canadienne d'inspection des aliments a des discussions techniques avec des responsables chinois. L'ambassadeur Barton travaille lui aussi très fort sur le terrain.
Je garantis au député que nous prenons cette question très au sérieux.
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