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Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
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2020-09-24 10:04 [p.25]
Monsieur le Président, conformément à l'article 36(8)a) du Règlement, j'ai l'honneur de déposer, dans les deux langues officielles et sous forme électronique, la réponse du gouvernement à 67 pétitions.
Voir le profil de Carla Qualtrough
Lib. (BC)
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2020-09-24 10:05 [p.25]
demande à présenter le projet de loi C-2, Loi relative à la relance économique en réponse à la COVID-19.
Voir le profil de Justin Trudeau
Lib. (QC)
Monsieur le Président, c'est avec le cœur lourd que je me lève en Chambre aujourd'hui pour rendre hommage au très honorable John Turner, 17e premier ministre du Canada.
J'ai connu John toute ma vie, et je peux affirmer qu'il croyait fermement aux valeurs qui définissent notre identité canadienne. Des valeurs comme le fait de traiter les autres avec respect et dignité. Et de toujours être prêt à défendre ce qui est juste et bon. Aujourd'hui, nous nous souvenons de lui comme étant un pilier de la Chambre des communes, un fervent défenseur de l'égalité et de notre démocratie.
Nous vivons dans un pays extraordinaire et c'est en partie grâce à des gens comme John Turner. John a développé un attachement pour la démocratie très tôt dans sa vie. Déjà lorsqu'il était jeune, sa mère lui a appris l'importance du service public.
Tout au long de sa carrière, d'abord comme avocat et par la suite comme politicien, il a toujours fait preuve d'élégance et d'humilité. John traitait tout le monde avec dignité et respect. Même quand il était très occupé, il ne lui arrivait jamais d'oublier l'anniversaire de quiconque dans son entourage.
Comme député, John a eu le privilège de servir trois provinces différentes. Son excellente maîtrise du droit et du processus démocratique lui a permis d'apporter des changements majeurs au Code criminel. Son travail au ministère de la Justice a ouvert la voie à l'aide juridique au Canada pour que tous puissent faire reconnaître leurs droits, peu importe leur profil économique ou culturel. Ces changements ont transformé la vie de millions de Canadiens.
Quand quelqu'un discutait avec John, c'était facile de voir à quel point il aimait le Canada. John parlait toujours de son pays avec énormément d'espoir et d'optimisme. Pour lui, le Canada, c'est un endroit où on s'entraide et où on respecte les autres, un endroit où l'égalité est un style de vie.
D'ailleurs, John est venu sur la Colline l'an dernier pour célébrer son 90e anniversaire en compagnie de gens de tous les horizons politiques. Je me souviens à quel point il parlait encore avec passion du renforcement de nos institutions démocratiques. Il disait que « la démocratie ne se fait pas par accident ». Il avait raison.
John savait que pour que notre démocratie demeure forte et libre, nous devions travailler fort. Il avait la conviction que les jeunes pouvaient exercer un pouvoir incroyable au sein de notre processus démocratique et il les encourageait à le faire partout où il le pouvait. John savait que les Canadiens de tous âges et de tous horizons étaient au cœur de notre pays et que notre avenir serait façonné par la collaboration de tous, pour le bien de chacun.
Aujourd'hui, tandis que nous pleurons sa perte et réfléchissons à son héritage, souvenons-nous de notre capacité à redonner à notre propre communauté.
J'aimerais dire ceci à son épouse Geills, à ses enfants Elizabeth, Michael, David et Andrew, à ses petits-enfants, à sa sœur Brenda Norris et à son beau-frère David Kilgour: votre époux, votre père aimant, votre frère était un grand Canadien. Nous avons beaucoup de chance d'avoir pu le côtoyer également.
J'invite enfin tous les Canadiens à signer le livre de condoléances virtuel. Et, ensemble, continuons de tout faire pour défendre et renforcer notre démocratie. Comme John l'a dit un jour: « ne tenons pas ce pays pour acquis ».
Voir le profil de Candice Bergen
PCC (MB)
Monsieur le Président, au nom de l'opposition officielle et du Parti conservateur du Canada, j'ai l'honneur de rendre hommage à la mémoire de l'ancien premier ministre le très honorable John Turner.
Il y a des personnes qui laissent leur marque dans cette enceinte des décennies après leur départ. Tous les jours, quand nous nous promenons dans les couloirs et que nous voyons leurs portraits, nous nous rappelons que nous marchons sur leurs traces.
Les nombreux hommages qui ont été rendus à M. John Turner au cours de la dernière semaine pourraient facilement nous amener à croire que le Parti libéral moderne est le plus grand héritage qu'il nous aura laissé. En effet, tant de vétérans des gouvernements Martin et Chrétien des années 1990 et du début des années 2000 se sont servis de la télévision, des médias sociaux, des stations de radio locales et des journaux cette semaine pour rendre hommage à l'homme qui les a amenés à se lancer en politique.
Leurs histoires avaient un point en commun. Ces personnes ont parlé d'une qualité bien évidente que John Turner a toujours possédée, ce qui n'est malheureusement pas le cas de beaucoup d'autres gens ayant occupé des postes aussi élevés que lui. John Turner se souciait du sort des Canadiens, et pas seulement de celui des personnes qu'il rencontrait dans les coulisses du pouvoir, où il a passé plus de 20 ans de sa vie comme procureur général, ministre des Finances, premier ministre et chef de l’opposition. Les récits racontés sur lui cette semaine prenaient place dans des avions, des tavernes, des sous-sols d'églises et des cafés. Ils dressaient le portrait d'un homme qui prenait le temps nécessaire pour connaître les histoires des Canadiens et se souvenir de leur nom.
Dans une situation comme celle-ci, nous avons tendance à mettre la personne sur un piédestal, et, avec un premier ministre qui était un ancien athlète olympique et un boursier de la fondation Rhodes, ce serait très facile de le faire. Toutefois, pour les Canadiens qui, tout au long de la semaine, ont raconté des anecdotes par rapport au fait que cet homme s'était rappelé de leur nom même plusieurs années après qu'ils aient été présentés, que ce politicien les avait inspirés à se lever et à passer à l'action, qu'il était un adversaire au cœur dépourvu de malice, le John Turner qui est remémoré est un homme qui a toujours été plus intéressé à être une personne qu'un monument.
Je vais faire part à la Chambre d'une anecdote. Elle est très inspirante, et quand je l'ai entendue pour la première fois, je me suis demandé si elle était véridique. Quand j'aurai terminé, ceux et celles qui l'entendent pour la première fois seront aussi émerveillés que moi.
Voici l'anecdote en question. Le jeune député libéral John Turner et son épouse étaient en vacances à la Barbade. Un matin sur la plage, Mme Turner a remarqué un nageur en détresse. Ce jour-là, la mer était agitée. La vague de fond était puissante et l'homme, qui était plutôt âgé, n'était pas très bon nageur. Mme Turner s'est empressée de signaler la situation à son mari. Le jeune député qui avait fait de la nage compétitive lorsqu'il était étudiant à l'université a plongé dans la mer sans la moindre hésitation. Après avoir agrippé l'homme pour lui maintenir la tête hors de l'eau, il a lutté contre la vague de fond pour revenir sur la plage.
Sur la plage, M. Turner a administré le bouche-à-bouche à l'homme qu'il venait de secourir. Lorsque l'infortuné nageur est revenu à lui, M. Turner s'est rendu compte qu'il venait de sauver la vie à nul autre qu'à l'ancien premier ministre progressiste-conservateur John Diefenbaker, qui était alors le chef de l'opposition. N'est-ce pas incroyable? C'est une chose de rencontrer par hasard un collègue en vacances, et plus particulièrement un collègue de l'opposition, mais c'en est une autre de sauver la vie à ce collègue. Quelle histoire à la fois étonnante et formidable.
On dit que les plus grands compliments sont ceux qui viennent de nos plus farouches adversaires. Ainsi, en dépit du fait qu'il était l'un de ses plus ardents opposants, voici ce que l'ancien premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney a dit au sujet de M. Turner:
Il se démarquait parce qu'il était un gentleman... Il était chef de l'opposition... et bien que nous ayons eu de nombreux différends... il n'avait aucune malice. Comme c'était un homme de principe, il a fait preuve d'une grande dignité et s'est acquitté de toutes les tâches qui lui ont été confiées avec un véritable sens de l'honneur.
M. Turner s'est toujours conduit avec dignité et élégance et je crois qu'on se rappellera de lui, évidemment, comme un premier ministre, mais aussi comme un parlementaire qui a fait une contribution remarquable au Canada au cours d'une vie très réussie.
J'affirme que M. Turner a fait bénéficier la sphère politique de son solide intellect et de sa vision pour le Canada. Dans le cadre de ses fonctions, il a mis en pratique les valeurs auxquelles il souscrivait, notamment l'intégrité et la dignité. J'estime qu'il symbolisait dans une large mesure ce que le Canada a de meilleur.
Quelles belles paroles prononcées par l'ancien premier ministre Brian Mulroney à propos du très honorable John Turner.
Je terminerai en disant que l'histoire nous a appris que John Turner a toujours su nous donner l'heure juste quant à ses positions, peu importe si cela concernait son premier ministre, le peuple canadien ou le parti auquel il a consacré sa vie. Il a effectué le travail difficile que lui ont confié tous les premiers ministres qu'il a servis, et d'après ce que j'ai entendu, lorsqu'il n'était pas d'accord, il ne se gênait pas pour le leur dire. John Turner a d'ailleurs été le dernier ministre des Finances à avoir démissionné du Cabinet par principe. M. Turner possédait toutes les qualités auxquelles on est en droit de s'attendre d'un homme d'État canadien, même — et surtout — lorsque les gens n'étaient pas d'accord avec lui.
Le travail du très honorable John Turner a contribué à enrichir notre vie publique. Qu'il repose en paix.
Voir le profil de Claude DeBellefeuille
BQ (QC)
Monsieur le Président, né en Angleterre en 1929, John Napier Turner émigre au Canada avec sa mère en 1932 à la suite de la mort de son père.
Véritable athlète, il est passé près de participer aux Jeux olympiques de Londres de 1948, mais a dû y renoncer après s'être blessé au genou. Même s'il était spécialiste du sprint, sa carrière politique relève plutôt d'un véritable marathon.
La vie l'a mené vers la politique pour la première fois en 1962, alors qu'il est élu sous la bannière du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Saint-Laurent—Saint-Georges, sur l'île de Montréal. Homme ambitieux, il tente de succéder à Lester B. Pearson à la chefferie du Parti libéral six ans plus tard, en 1968. C'est plutôt Pierre-Elliott Trudeau qui devient chef, puis premier ministre.
Sous ce gouvernement, John Turner, alors ministre de la Justice, fut celui qui décriminalisa l'avortement et l'homosexualité. Ces changements au Code criminel constituaient une avancée majeure pour les droits des femmes et de la communauté LGBT. C'est aussi à titre de ministre de la Justice qu'il appliqua la controversée Loi sur les mesures de guerre lors de la crise d'Octobre de 1970. Dès 1972, pour trois ans, il accéda au poste de ministre des Finances.
On se souviendra que John Turner n'appréciait pas que le Québec soit absent de l'entente constitutionnelle de 1982. Tandis que ses collègues du Parti libéral étaient farouchement opposés à la reconnaissance du caractère distinct du Québec, John Turner défendait plutôt l'accord du lac Meech. C'est d'ailleurs pour ces raisons que Jean Chrétien, son rival politique de toujours, l'accusait d'être mou face au Québec.
C'est en 1984 que John Turner réalisa enfin son rêve en remplaçant Pierre-Elliott Trudeau à la tête du Parti libéral, puis comme premier ministre. Même si son mandat de premier ministre fut court, puisqu'il ne dura que 79 jours, John Turner, un homme loyal, demeure chef de l'opposition officielle jusqu'en 1990 et se retire finalement de la vie politique en 1993.
Son importante contribution à la vie politique mérite d'être soulignée.
Au nom du Bloc québécois, je souhaite mes plus sincères condoléances à tous les amis, aux proches et à la famille qu'il laisse aujourd'hui dans le deuil.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Monsieur le Président, aujourd'hui nous faisons l'éloge de John Napier Turner, qui a apporté des contributions énormes à notre vie politique canadienne.
À la suite du décès de John Turner, nous pleurons un premier ministre du Canada et un homme qui, dans le cadre de sa carrière politique de plusieurs décennies, a apporté d'importantes contributions à la vie publique en tant que ministre des Finances, ministre de la Justice et, brièvement, premier ministre et chef de l'opposition.
Comme la Chambre le sait très bien, John Turner était aussi un homme plus grand que nature à l'extérieur de la scène politique. Il était un boursier de la fondation Cecil Rhodes, un athlète talentueux et un juriste émérite.
Ed Broadbent, un ancien chef du NPD qui a siégé au Parlement à ses côtés, a dit de lui que, de tous les chefs de parti qu'il a connus, John Turner avait le respect le plus profond pour le Parlement et pour ses règles et procédures démocratiques.
Toutefois, il n'a finalement jamais siégé au Parlement en tant que premier ministre et occupé le siège qui se trouve à 11 sièges de vous, monsieur le Président.
Ses contributions sont dignes de mention, tout comme l'est certainement son parcours. Je vais toutefois parler du fait qu'il a été une source d'inspiration pour de nombreux Canadiens. Je l'ai constaté personnellement dans ma famille même. Mon père, qui est maintenant âgé de 98 ans et qui est toujours marié avec ma mère, qui a 97 ans — nous avons de bonnes prédispositions génétiques, à New Westminster —, a eu une longue carrière d'enseignant et d'administrateur d'école, a remporté un championnat de basketball au niveau secondaire en Colombie-Britannique et a été commissaire d'école dans New Westminster—Coquitlam—Burnaby. Il n'avait jamais cherché à occuper de plus hautes fonctions, mais, quand John Turner est devenu le chef du Parti libéral, il a été inspiré: il a brigué et remporté l'investiture libérale. Il a fait campagne pour les libéraux dans cette circonscription, 20 ans avant ma propre campagne pour le NPD. Même si ces élections n'ont pas donné les résultats que mon père et John Turner avaient souhaités, le fait est que John Turner a été une source d'inspiration pour des centaines de candidats partout au pays et des millions de Canadiens pendant les élections de 1984 et 1988. Si les députés visitaient la maison de mes parents à New Westminster, en Colombie-Britannique, ils y verraient de nombreuses photos de John Turner et de mon père.
Cette flamme que John Turner a fait naître et a nourrie dans le cœur de nombreux Canadiens scintille encore aujourd'hui. Je pense que tous les Canadiens admiraient son profond respect pour la démocratie. Dans les faits, la qualité et la solidité de notre régime démocratique reposent sur le calibre des représentants que se donnent les Canadiens.
John Turner a été un parlementaire exemplaire. Il nous manquera beaucoup.
De la part du caucus du NPD et de notre chef, nous offrons nos sincères condoléances à la famille et aux proches de John Napier Turner.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Je demande le consentement unanime de la Chambre pour offrir également mes condoléances au nom du Parti vert.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Y a-t-il consentement unanime?
Des voix: D'accord.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Je vous remercie, monsieur le Président. Je remercie également tous mes collègues.
C'est un grand honneur pour moi de prendre la parole pour rendre hommage à mon ami, John Turner.
De toute évidence, je fais partie d'une autre génération, et, pour ceux qui me soupçonnent d'avoir changé d'allégeance, je précise que si je porte du rouge aujourd'hui, c'est en hommage à John Turner. J'ignore pourquoi j'ai eu la chance d'être jugée digne de faire partie des rares députés de l'opposition à avoir été invités à son 90e anniversaire, le 10 juin de l'année dernière, qui, selon moi, passera à l'histoire comme étant un événement extraordinaire.
Les réflexions livrées par John Turner lors de son 90e anniversaire n'étaient pas celles d'un homme qui était en décalage avec la société, qui n'était pas à l'écoute ou qui se contentait de ruminer le passé: son discours se voulait un appel à l'action au nom de la démocratie. Jusqu'à ses derniers jours, il a contribué à l'essor du pays. Il aimait passionnément le Canada. Gardons-nous d'ailleurs de sous-estimer ses contributions au pays. Quand il était ministre de la Justice, il nous a donné l'aide juridique. Il disait que tout le monde devait avoir accès à la justice, que tout le monde avait droit à une défense. C'est aussi lui qui a fait le premier pas sur la très longue route vers la reconnaissance des droits de la communauté LGBTQ en modifiant le Code criminel de façon à décriminaliser les relations sexuelles entre personnes de même sexe au Canada.
Il a accompli beaucoup de choses et, lors de cette fête d'anniversaire, comme on l'a mentionné, de nombreuses personnes l'ont célébré en évoquant ses réalisations: Brian Mulroney, par vidéo, ainsi que d'autres anciens premiers ministres qui étaient là, dont le très honorable Joe Clark, qui a prononcé un discours magistral, et les très honorables Paul Martin et Jean Chrétien. Quelle soirée extraordinaire.
Je veux offrir mes condoléances à Geills, à Elizabeth, à sa petite-fille Fiona ainsi qu'à mes chers amis Laura et David Kilgour, des membres de la famille du parfait exemple d'un grand Canadien. C'est ce qu'était John Turner: un grand Canadien.
Au lieu de passer plus de temps à parler de ce que je connais de lui, je soulignerai qu'il a lutté bec et ongles contre l'établissement du Cabinet du premier ministre en tant qu'entité ayant un poids important. Il travaillait pour le père du premier ministre actuel. Tom Axworthy a d'ailleurs raconté, c'est bien connu, qu'alors qu'il travaillait pour le premier ministre Pierre Elliott Trudeau, John Turner, qui était ministre des Finances à l'époque, lui avait confié un message. John Turner lui avait dit: « Retourne là-bas et dis au patron que je n'ai pas besoin que le Cabinet du premier ministre m'envoie un bureaucrate en herbe pour me dire quoi faire. » Quelle époque! Il a fallu un certain temps.
J'aimerais terminer en rappelant une chose que John Turner a dite le jour de son anniversaire. C'est ce qui résume le mieux sa pensée quand il affirmait que la démocratie n'est pas le fruit du hasard, comme le rappelait le premier ministre. M. Turner a alors répété une chose qu'il disait souvent:
Je n'aime pas dire d'un député qu'il est « d'arrière-ban ». Les députés sont au cœur même du fonctionnement de la Chambre des communes. Ma réflexion est inspirée de la Magna Carta, c'est-à-dire l'un des plus grands ouvrages démocratiques de tous les temps. Écrite en 1215, la Magna Carta jette les bases de la démocratie en Grande-Bretagne et, partant, dans le reste du monde.
Il a poursuivi sa réflexion sur la Magna Carta, sur l'importance du vote et sur le fait que le gouvernement doit être formé d'élus, avant d'ajouter ceci:
C'est tellement différent de nos jours; les premiers ministres [...]
— et j'insiste ici sur le pluriel, afin que personne ne se sente visé plus qu'un autre —
[...] agissent d'une manière que je peux seulement qualifier d'unilatérale.
À mes yeux, le principe selon lequel le peuple dirige le peuple est le plus important de tous en démocratie. Nous devons le considérer comme sacro-saint [...] dès qu'il est question de débats et d'opinion publique.
[...] la démocratie n'est pas le fruit du hasard.
Je remercie John Turner de nous avoir sans cesse rappelé que nous devons apporter notre pierre à la société. Fervent catholique, il a mené sa vie selon les principes de la foi. Il avait compris que ce que nous faisons aux autres pouvait nous être fait à notre tour et que nous avons des devoirs envers la grande famille humaine.
Puisse-t-il jouir de son repos éternel. Que la lumière brille toujours sur lui. Qu'il repose en paix.
Voir le profil de Anthony Rota
Lib. (ON)
Je suis reconnaissant que nous ayons eu l'occasion aujourd'hui de rendre hommage, ici et ensemble, à un membre de notre famille parlementaire. Au cours de sa longue carrière politique et même au-delà, John Turner s'est montré un ardent défenseur de notre démocratie parlementaire.
Ensemble, nous pouvons commémorer la vie du 17e premier ministre du Canada.
J'invite les députés à se lever pour observer une minute de silence.
[La Chambre observe un moment de silence.]
Voir le profil de Kenny Chiu
PCC (BC)
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter une pétition provenant de Canadiens qui s'inquiètent de la loi sur la sécurité nationale adoptée par Hong Kong. Selon eux, la loi va carrément à l'encontre de la Déclaration conjointe sino-britannique et du principe d'un pays, deux systèmes. Les pétitionnaires réclament que le gouvernement impose des sanctions appropriées en vertu de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis heureux d'être de retour. Je présente deux pétitions aujourd'hui. La première appuie le projet de loi S-204, parrainé par la sénatrice Salma Ataullahjan. Le projet de loi érigerait en infraction criminelle le fait pour un Canadien de se rendre à l'étranger pour recevoir un organe prélevé sans le consentement du donneur et il rendrait inadmissibles au Canada les personnes qui ont participé au prélèvement ou au trafic d'organes. Il s'agit d'un projet de loi important pour les droits de la personne. On s'efforce depuis plus de 10 ans de faire adopter une version de ce projet de loi à la Chambre et à l'autre endroit.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Monsieur le Président, la deuxième pétition porte sur les priorités du gouvernement en janvier et en février en ce qui concerne les soins de santé. En effet, alors qu'il aurait pu concentrer ses efforts sur l'amélioration des soins aux aînés et la préparation d'une réponse à la pandémie, le gouvernement a plutôt choisi pour priorité de supprimer des mesures de protection vitales de son régime d'euthanasie. Les pétitionnaires expriment leur préoccupation à l'égard des plans du gouvernement de supprimer, par la voie de l'ancien projet de loi C-7, la période de réflexion de 10 jours et de réduire le nombre de témoins requis. Les pétitionnaires estiment que ces importantes mesures de protection doivent demeurer en place et remettent en question la décision du gouvernement de faire de la suppression de ces mesures de protection sa priorité alors qu'il devrait concentrer ses efforts sur tant d'autres questions vitales en matière de soins de santé.
Voir le profil de Jenny Kwan
NPD (BC)
Voir le profil de Jenny Kwan
2020-09-24 10:31 [p.29]
Monsieur le Président, j'aimerais déposer deux pétitions aujourd'hui. La première a été signée par plus de 2 600 Canadiens et exhorte le gouvernement à prolonger d'au moins trois mois le congé de maternité payé des mères au Canada pendant la pandémie. Elle mentionne également que la majorité des nouvelles mères ne reçoivent pas de soins de santé adéquats, car les ressources du système de santé qui leur étaient consacrées ont été réaffectées à la lutte contre la COVID-19. D'ailleurs, bon nombre d'entre elles n'ont pas accès à des services de garde abordables de qualité à l'heure actuelle. Les pétitionnaires signalent que la COVID-19 a eu d'importantes répercussions sur la santé mentale et physique des mères et demandent donc au gouvernement de permettre à celles qui ont choisi de prendre un congé de maternité de 12 mois de le prolonger jusqu'à 18 mois.
Voir le profil de Jenny Kwan
NPD (BC)
Voir le profil de Jenny Kwan
2020-09-24 10:33 [p.29]
Monsieur le Président, la deuxième pétition a été signée par plus de 6 000 personnes. Les signataires demandent au gouvernement d'agir pour aider les personnes dont la famille demeure séparée en raison des retards dans le traitement des demandes de parrainage de conjoint. Des gens cherchent désespérément à être réunis avec leurs proches, mais le processus d'immigration pour le parrainage de conjoint s'est pratiquement arrêté. Les pétitionnaires demandent au gouvernement de créer un visa de résident temporaire spécial pour les demandeurs, assujetti à des critères d'admissibilité et à des conditions raisonnables, afin que les conjoints et les enfants qui se trouvent dans des pays pour lesquels un visa est exigé puissent facilement demander un visa de résident temporaire spécial en ligne et que des visas pour entrées multiples puissent être délivrés rapidement de façon électronique. Nous devons accroître la capacité de traitement et réduire les délais actuels. Il faut agir rapidement.
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