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Lib. (ON)
Je déclare la séance ouverte.
Bon retour à tous. J'espère que vous avez bien profité de ce temps dans votre circonscription et que vous avez pu vous rattraper sur toutes sortes de choses, à moins que vous ne viviez à Toronto, où l'on ne peut toujours pas ne serait-ce que se faire couper les cheveux. C'est ainsi, il faut tenir bon.
Quoi qu'il en soit, c'est bon de vous revoir tous et toutes, au moins virtuellement. Nous tenons aujourd'hui la 19e séance du Comité, qui sera également notre dernière sur ce thème. Nous accueillons un groupe de témoins très intéressants pour conclure cette étude aujourd'hui.
Tous les tests de son et de matériel ont été faits pour les témoins et les députés, conformément aux motions adoptées antérieurement par le Comité.
J'informe les témoins qu'ils ont accès aux services d'interprétation depuis leur ordinateur. Vous êtes invités à vous exprimer dans la langue officielle de votre choix, et l'on vous posera des questions en anglais comme en français. Comme tout se fait de manière virtuelle en ce moment, il faut être un peu patient, si bien que vous devez attendre que l'autre personne ait fini de parler avant de commencer à répondre à la question. De même, je rappelle aux députés d'attendre que les témoins aient fini de parler avant de commencer à poser leur question suivante.
Sur cette note, pourquoi ne pas nous lancer? Chacun des groupes de témoins aura jusqu'à cinq minutes pour présenter un exposé, puis après tous les exposés, je permettrai aux députés de poser des questions. J'avertis nos témoins que nous disposons d'un temps limité pour les déclarations, soit de cinq minutes, et que chaque député est également limité dans le temps dont il dispose pour poser des questions. C'est mon travail de vous interrompre de temps en temps pour vous rappeler que vous n'avez plus de temps ou que vous avez dépassé le temps imparti, et je m'excuse à l'avance si je dois le faire.
Nous accueillons aujourd'hui M. Sean Cleary, qui témoigne au nom de Métaux BlackRock Inc.; M. Daniel Breton, qui représente Mobilité électrique Canada; M. Dan Blondal, qui représente Nano One Materials; ainsi que Sarah Houde et Simon Thibault, qui s'expriment au nom de Propulsion Québec.
Je souhaite à tous la bienvenue. Merci d'être ici. Que diriez-vous de procéder dans l'ordre dans lequel je viens de vous présenter?
Par conséquent, monsieur Cleary, vous avez la parole pour cinq minutes.
I call the meeting to order.
Welcome back, everybody. I hope you all enjoyed your time in your constituency and were able to get caught up on quite a lot of things—unless you're in Toronto, where you still can't get things like a haircut. Such is the case; we soldier on.
Anyway, it is good to see everybody, at least virtually. This is the 19th meeting of this committee, and it also happens to be our last meeting on this study topic. We have a very interesting panel today, which is going to bring us to a conclusion.
For our guests today and for our members, all of the sound checks and equipment checks have taken place in accordance with the motions we've passed previously at this committee.
To our witnesses, you have translation services available to you on your machine. You're welcome to and encouraged to speak in either official language, and you will be asked questions in French and English. Because we are doing this virtually, it requires a little bit of patience, meaning you should wait until somebody else is finished talking before you start answering a question. Similarly, I will remind our members to wait until witnesses finish speaking before they start their next question.
On that note, why don't we jump in? Each of our witness groups will be given up to five minutes to make a presentation, and at the conclusion of all of the witness presentations, I'll open the floor to questions. I will warn our guests today that we do have a time limit on presentations, which is five minutes, and time limits on questions for each member. It is my job to interrupt from time to time to remind people that they are running out or have run out of time, and I apologize in advance for doing so.
Today we have, from BlackRock Metals, Mr. Sean Cleary; from Electric Mobility Canada, Daniel Breton; from Nano One Materials, Dan Blondal; and from Propulsion Québec, Sarah Houde and Simon Thibault.
Welcome, everybody, and thank you for coming. Why don't we proceed in the order I just ran through?
That means, Mr. Cleary, you have the floor for five minutes, sir.
Sean Cleary
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Sean Cleary
2021-04-12 11:06
Merci, monsieur le président et mesdames et messieurs les membres du Comité.
Je m'appelle Sean Cleary. Je suis PDG des Métaux BlackRock Inc. Nous sommes en train de construire l'infrastructure nécessaire pour la réalisation d'un projet d'exploitation de minéraux critiques au Québec. Vous pouvez visiter notre site www.blackrockmetals.com pour lire la description du projet.
Ce projet consiste en un complexe minier et métallurgique entièrement intégré qui sera construit dans le port industriel en eau profonde de compétence fédérale situé à Saguenay, qui nous donnera accès au Saint-Laurent et aux marchés mondiaux. Nous produirons trois minéraux critiques, à savoir le vanadium, le titane et la fonte nodulaire. Le projet BlackRock est entièrement autorisé par tous les gouvernements et est l'un des rares projets au Canada à être prêt à démarrer. Nous essayons actuellement de boucler le financement de la construction pour commencer les travaux l'année prochaine, dans le but d'atteindre une pleine production en 2024.
BlackRock est un utilisateur commercial d'hydrogène et un pionnier en la matière. L'entreprise mise sur un procédé de conception unique à base d'hydrogène gris, qui permettra de le convertir en hydrogène vert dès sa commercialisation. Ce n'est pas un projet pilote. Cette usine sera citée en exemple partout dans le monde et montrera que le Canada peut être un chef de file de la production métallurgique et minière à émissions nulles. Le projet BlackRock se situe à la convergence entre la stratégie sur les minéraux critiques et la stratégie sur l'hydrogène.
Nous avons tissé des relations étroites avec les communautés autochtones, avons signé des ententes avec les nations innues de Mashteuiatsh, d'Essipit et de Pessamit, avec le gouvernement de la Nation crie et avec la bande d’Oujé-Bougoumou. Nous sommes très fiers de ces accomplissements.
Tout récemment, Abel Bosum, grand chef des Cris, a témoigné devant le Comité, où il a mentionné que le territoire cri du Québec est riche en vanadium. Les Cris sont véritablement nos alliés. Ils sont conscients que l'avenir économique de leurs jeunes passe par l'exploitation responsable de leur potentiel minier et plus précisément, par l'extraction des minéraux critiques, qui offrira des carrières stables et durables aux jeunes Autochtones du Canada.
La quasi-totalité du vanadium vient de la Chine, du Brésil, de l'Afrique du Sud et de la Russie. Cependant, il n'a pas fait l'objet de discussions approfondies à ce comité. Le vanadium est un minéral critique. Il figure sur votre liste. Il est extrêmement important comme alliage dans la production d'acier et dans la fabrication de batteries. Il existe actuellement quelques usines de transformation du vanadium en Amérique du Nord, mais aucune source primaire de vanadium. Le Canada bénéficie pourtant d'un gisement de vanadium de calibre mondial au Québec, et c'est ce gisement que cible le projet BlackRock.
Le vanadium est un élément essentiel pour la fabrication des batteries et de l'acier. Il n'y a pas d'acier sans vanadium. Nous croyons que tout grand pays doit se doter d'une industrie de l'acier forte cultivant un objectif d'émissions nulles. Sans vanadium, le Canada et ses alliés, en Amérique et en Europe, ne peuvent pas avoir d'industrie de l'acier. Le vanadium double la résistance de l'acier et permet de construire des ponts et des édifices plus solides, ainsi que des voitures plus robustes avec une moindre quantité d'acier. C'est essentiel pour répondre aux exigences des produits, en plus d'être bénéfique pour l'environnement. L'analyse du cycle de vie montre que le vanadium du projet BlackRock permettra de fabriquer de l'acier d'armature qui permettra à lui seul de diminuer les émissions de CO2 de 26 millions de tonnes par année. En outre, il n'y a rien qui puisse directement remplacer le vanadium.
Le vanadium est également un ingrédient clé pour la fabrication de batteries à flux électrique, qui sont de plus en plus utilisées pour stocker l'électricité éolienne et solaire et ainsi, stabiliser le réseau électrique. En fait, le Conseil national de recherches du Canada a mené une étude sur le potentiel des batteries à flux au vanadium pour sécuriser le réseau électrique du Canada. Le temps nous montrera que le vanadium est un minéral critique encore plus important que le lithium pour la production de batteries et le stockage de l'électricité. Les batteries au vanadium sont facilement recyclables, et l'importance du vanadium ne pourra que croître en conséquence au cours des 10 prochaines années, puisque les services publics voudront stocker l'énergie verte de manière sûre et économique.
Le Canada peut être un chef de file mondial dans le secteur du vanadium, étant donné que BlackRock pourra produire plus de 5 % de la production mondiale totale de vanadium par année pendant 70 ans.
Il y a certaines choses sur lesquelles nous pourrions nous entendre. Premièrement, nous avons certes une liste de minéraux critiques, mais cela ne changera rien sans le financement, les politiques et la stratégie connexes nécessaires.
Deuxièmement, les marchés financiers connaissent bien les métaux de base et les métaux précieux, mais il n'y a pas de réserve de capitaux disponibles pour les minéraux critiques.
Troisièmement, les pratiques commerciales déloyales de certains régimes étrangers qui manipulent les marchés et contreviennent aux règles, y compris sur le vanadium, étouffent la concurrence et bloquent l'émergence de nouveaux joueurs.
Quatrièmement, nous avons besoin de l'engagement et de la volonté du gouvernement pour favoriser l'exploitation des minéraux critiques et sécuriser la chaîne d'approvisionnement de l'acier.
Cinquièmement, le projet BlackRock est totalement axé sur les considérations environnementales, sociales et de gouvernance. Le gouvernement aurait tout avantage à saisir l'occasion pour établir un cadre favorable à l'industrie des minéraux critiques et attirer de grands investissements en capitaux.
Sixièmement, nous avons besoin que le gouvernement fédéral nous appuie ouvertement si nous voulons devenir un acteur de premier plan dans le secteur des minéraux critiques. Cela nécessitera un investissement massif de capitaux.
Enfin, nous vous dirions que ce n'est pas la première fois que nous avons cette discussion. Pour l'instant, ce ne sont toujours que de belles paroles. Il nous faut du concret, faute de quoi le Canada sera laissé pour compte dans l'approvisionnement en minéraux critiques.
Je vous remercie tous et toutes. C'est ici que se termine mon exposé. Je remercie les membres du Comité de m'avoir invité et de prendre le temps de m'écouter.
Je suis prêt à répondre à toutes vos questions.
Thank you, Mr. Chairman and committee.
My name is Sean Cleary. I'm chairman and CEO at BlackRock Metals. We're building a $1.3-billion critical minerals project in Quebec. You can visit www.blackrockmetals.com for a summary of the project.
This project consists of a fully integrated mine and metallurgical complex that will be built in the federally controlled industrial deep-sea port located in Saguenay, with access to the St. Lawrence and global markets. We will produce three critical minerals, which are vanadium, titanium and nodular iron. The BlackRock project is fully permitted by all governments and is one of the few projects in Canada that is shovel-ready. We're now working to complete construction financing and start construction next year, with full production in 2024.
BlackRock is a commercial hydrogen user and early adopter. It is uniquely designed to use grey hydrogen and is enabled for the conversion to green hydrogen once it is commercially available. This is not a pilot project. The plant will be an example to the world that Canada can lead the way in zero-emissions mining and metals production. The BlackRock project is where the critical minerals strategy and the hydrogen strategy meet.
We have developed close relations with aboriginal communities, having signed agreements with the Innu nations of Mashteuiatsh, Essipit and Pessamit, the Cree Nation Government and the Oujé-Bougoumou band. These are major accomplishments.
Recently, Dr. Abel Bosum, the grand chief of the Cree, spoke to this committee and specifically indicated that the Cree territory in Quebec is rich in vanadium. The Cree have been our strong supporters. They realize that the economic future of their youth passes through the responsible development of their mining potential and specifically critical minerals, which will offer long-lasting and stable careers to aboriginal youth across Canada.
Almost all vanadium comes from China, Brazil, South Africa and Russia. However, vanadium has not been discussed at length in this committee. Vanadium is a critical mineral. It's on your list. It has been extremely important as a steel alloy and battery metal. Currently, North America has vanadium processing plants, but no primary source of vanadium. Canada has a world-class deposit of vanadium in Quebec, which is the BlackRock project.
Vanadium is a critical ingredient for batteries and steel. There is no steel without vanadium. We believe that a strong steel industry focused on zero emissions is at the core of every great nation. Without vanadium, Canada and our allies in America and Europe cannot have a steel industry. Vanadium doubles the strength of steel, resulting in stronger bridges and buildings and safer cars that use less steel. This is vital for meeting product specs, and it is beneficial for the environment. Life-cycle analysis shows that the vanadium related to the steel rebar from the BlackRock project alone will save over 26 million tonnes of CO2 per year. Also, there is no direct substitute for vanadium.
Vanadium is also a key ingredient in electric flow batteries, which are increasingly being used to store wind and solar electricity and balance the electric grid. In fact, the National Research Council of Canada has had a project investigating vanadium flow batteries to secure Canada's electric grid. Time will show that vanadium is a more important critical mineral than even lithium when it comes to battery production and electricity storage. Vanadium batteries can easily be recycled and the importance of vanadium will grow accordingly over the next decade as utilities look to store green energy safely and economically.
Canada can be a global leader in vanadium since BlackRock can produce over 5% of total global output of vanadium per year for the next 70 years.
There are certain things that we could agree on. First is that we have a critical minerals list, but that won't change anything unless major funding, policy and strategy follow.
Second is that the capital markets are knowledgeable on base and precious metals, but there are no pools of capital available for critical minerals.
Third is that unfair trade practices from foreign regimes that manipulate markets and do not follow market rules, including for vanadium, stifle competition and new entrants.
Fourth is that we need appropriate government engagement and willpower to drive critical minerals forward and secure the steel supply chain.
Fifth is that the BlackRock project is entirely centred around ESG. Government should follow this lead to place the critical minerals industry within such a framework to help attract major capital.
Sixth is that we need the federal government to be openly supportive if we want to be a major player in the critical mineral space. It will be necessary to invest significant capital.
Lastly, we would say that we've been having the same talk about this. Right now, it's really just talk. If we don't do something concrete about it, Canada will be left behind on critical mineral supply.
I thank everybody. That concludes my remarks. Thank you to the members of the committee for having invited me and taking the time to listen.
I look forward to answering any questions.
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Lib. (ON)
Merci, monsieur Cleary, surtout que vous avez bien respecté le temps imparti.
Monsieur Breton, c'est votre tour.
Thank you, Mr. Cleary, particularly for staying right on time.
Mr. Breton, now we'll go over to you.
Dan Blondal
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Dan Blondal
2021-04-12 11:11
Merci. Je pense que vous vous êtes trompé de nom. Je suis Dan Blondal et je représente Nano One; Dan Breton représente une autre entreprise.
Voulez-vous maintenant entendre Nano One?
Thank you. I think you actually have the names mixed up. This is Dan Blondal from Nano One, as opposed to Dan Breton from the other company.
Do you want Nano One to go next?
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Lib. (ON)
En fait, non, j'allais d'abord donner la parole au représentant de Mobilité électrique Canada, mais si vous êtes prêt à y aller, c'est très bien aussi.
Actually, no, I was going get Electric Mobility to go next. However, if you're ready to go, that's fine too.
Dan Blondal
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Dan Blondal
2021-04-12 11:12
Très bien.
That's fine.
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Lib. (ON)
Allez-y.
Go ahead.
Dan Blondal
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Dan Blondal
2021-04-12 11:12
Bonjour à tous.
Je m'appelle Dan Blondal. Je parle assez bien français, mais je vais m'adresser à vous en anglais, parce que c'est beaucoup plus facile pour moi.
J'ai quitté Montréal il y a longtemps,
donc l'anglais me vient plus facilement.
Je suis le PDG fondateur de Nano One Materials. Je suis basé ici, à Burnaby, en Colombie-Britannique.
Nano One est une entreprise de technologie propre. Nous sommes en train de révolutionner la façon dont le monde fabrique les matériaux constitutifs des batteries. Nous avons mis au point une plateforme agnostique pour la production industrielle des matériaux cathodiques utilisés dans les batteries lithium-ion.
Nous avons 35 employés. Nous avons une expertise 100 % canadienne en ingénierie, en science des matériaux, en affaires et en finances. Nous avons déjà 16 brevets et avons déposé des demandes qui sont toujours en traitement pour au moins 30 autres dans divers pays du monde, dont le Canada, les États-Unis, la Chine, le Japon, la Corée et Taïwan. Nous sommes inscrits à la Bourse de croissance TSX. Nous avons un bon financement et avons l'honneur et le privilège de bénéficier de l'appui financier permanent de TDDC et du Fonds ICE de la Colombie-Britannique.
Notre technologie fait intervenir divers minéraux critiques comme le lithium, le nickel, le manganèse et le cobalt pour fabriquer les matériaux cathodiques à haut rendement qui entrent dans la composition des batteries lithium-ion. Nous nous distinguons des autres producteurs de substances chimiques par le fait que nous n'avons pas besoin de produits intermédiaires et donc que nous évitons ainsi la consommation d'énergie, les coûts et l'empreinte environnementale qui y sont associés. Nous n'utilisons que le 20 % de l'eau utilisée avec les autres technologies, ce qui élimine d'autant le flux de déchets.
Comme je le disais, nous économisons des coûts, de l'énergie, des efforts de logistique, de l'eau, nous réduisons la production de déchets et l'empreinte carbone, tout cela en prolongeant la durabilité de la batterie. Pour vous donner une idée, cela pourrait nous permettre d'économiser 1 milliard de dollars pour chaque million et demi à deux millions de véhicules électriques produits.
Tout commence par l'extraction minière, bien sûr, mais où vont les métaux et minéraux? Qui transforme les métaux en matériaux utilisables dans la fabrication de batteries? Qui produit les éléments de batteries? Qui fabrique les blocs-batteries intégrés aux voitures?
Tant que nous ne commencerons pas à fabriquer des éléments de batteries en Amérique du Nord, nous continuerons d'envoyer nos matières brutes en Asie, pour les réimporter ensuite au Canada aux fins de production. L'Europe travaille très fort à rattraper son retard, tandis que l'Amérique du Nord est toujours au point zéro. Je pense que ce serait une occasion en or pour l'Amérique du Nord.
La Chine et les autres pays d'Asie sont bien établis, et ils l'ont fait très tôt, mais cela fait en sorte que leurs chaînes d'approvisionnement nationales sont fragmentées et enclavées, ce qui les rend vulnérables, à nos yeux. L'Europe agit elle aussi par nécessité, bien sûr, pour créer sa propre chaîne d'approvisionnement intégrée à faibles émissions de carbone, mais toute cette production cathodique et chimique, fondée sur des procédés dépassés, et les chaînes d'approvisionnement qui en découlent nécessitent toujours beaucoup d'eau, elles génèrent énormément de déchets et ont une lourde empreinte carbone.
Le Canada ne dépend pas de ces anciennes façons de faire, puisque ces systèmes ne sont pas en place ici. Nous avons donc l'occasion de privilégier une meilleure technologie et d'établir une chaîne de valeur modèle.
Un procédé comme celui de Nano One pourrait contribuer à l'intégration de la chaîne d'approvisionnement, au Canada, pour mener le monde vers des méthodes moins enclavées et génératrices de déchets. Les sociétés minières canadiennes pourraient ainsi bénéficier d'un avantage sur les plans environnementaux, sociaux et de la gouvernance par rapport aux producteurs étrangers de sulfate, d'hydroxyde et d'autres produits intermédiaires. Cela pourrait aider par ricochet les fabricants automobiles ayant des impératifs de coûts, de rendement, ainsi que des normes environnementales, sociales et de gouvernance à respecter, mais il faudra pour cela une stimulation gouvernementale, la collaboration du secteur privé, ainsi que la mise en place de chaînes d'approvisionnement intégrées.
Nous sommes des innovateurs, mais nous sommes aussi des collaborateurs et cherchons à déplacer des montagnes. Nano One entretient des relations avec les acteurs du début à la fin de la chaîne d'approvisionnement mondiale de batteries, avec des sociétés minières responsables, des producteurs de cathodes et des fabricants d'équipement d'origine, entre autres. Si nous pouvions profiter de l'expérience riche du Canada de l'exploitation minière responsable, de la génération d'énergie propre, d'intendance environnementale, d'avant-garde technologique et d'innovation en matière de batterie, nous pourrions établir au Canada l'écosystème de production d'éléments de batteries le plus écologique, le plus avancé technologiquement et le plus intégré au monde.
C'est un véritable impératif stratégique pour l'ensemble du Canada que d'appuyer la création de cet écosystème avant qu'il ne soit trop tard et avant que nous ne soyons contraints de réagir avec des solutions à la pièce pour suivre les autres.
Manifestement, il y a des efforts mondiaux en ce sens, ce qui crée des occasions partout dans le monde, donc comment pouvons-nous faire du Canada le centre de gravité de tous ces efforts?
Merci beaucoup de m'avoir permis de m'adresser à vous aujourd'hui.
Good morning, everyone.
My name is Dan Blondal. I speak French fairly well, but I'm going to address you in English, because it's much easier for me.
I left Montreal a long time ago,
so English comes easier.
I am the CEO and founder of Nano One Materials. I'm based here in Burnaby, British Columbia.
Nano One is a clean technology company. We're changing how the world makes battery materials. We have developed a battery agnostic platform for the industrial production of cathode materials used inside lithium-ion batteries.
We have 35 employees. We have 100% Canadian-grown expertise in engineering, materials science, business and financing. We have 16 patents now issued and at least another 30 pending in jurisdictions around the world, which include Canada, the U.S., China, Japan, Korea and Taiwan. We are publicly listed on the TSX Venture Exchange. We are well financed, and we are also honoured and privileged to have the ongoing financial support of SDTC and B.C.'s ICE fund.
Our processing technology uses critical mineral inputs such as lithium, nickel, manganese and cobalt to make high-performance cathode materials used in lithium-ion batteries. We differ from other chemical producers because our technology eliminates the need for intermediate products, energy and the associated costs and environmental footprint. It uses one-twentieth of the water and eliminates a significant waste stream.
As I said, this reduces cost, energy, logistics, waste, water and carbon footprint, while enhancing battery durability. Just for reference, it could save up to $1 billion for every one and half to two million electric vehicles that are made.
It all starts with mining, of course, but where does all this go? Who turns those metals into battery materials? Who puts them into cells? Who builds the battery packs that go into cars?
Unless we start making battery materials and battery cells here in North America, we will continue to ship our raw materials to Asia, only to bring them back to Canada for production. Europe is busy playing catch-up, and North America is really still at ground zero in these terms. I believe this presents a tremendous opportunity in North America.
China and the rest of Asia are well established and they did so very early, but this has left them with a fragmented and entrenched domestic supply chain that we believe is vulnerable to disruption. Necessity is also driving Europe, of course, and to a domestic, low-carbon, integrated supply chain, yet all this legacy cathode production and chemical production and supply chains persist with lots of water, waste and carbon footprint issues.
Canada is not beholden to these incumbent ways, because those systems are not yet in place. Herein lies the opportunity to be a better technology and value chain leader.
A process such as Nano One's can help integrate the supply chain in Canada and lead the world away from entrenched and wasteful methods. It can help Canadian miners gain an ESG and premium advantage over foreign producers of sulfate, hydroxide and other intermediary products. It can help car companies with ESG, cost and performance imperatives, but it will require government stimulus, private sector collaboration, implementation and supply chain integration.
We are innovators, but we are also collaborators and we are looking to move mountains. Nano One's relationships span the global battery supply chain, from responsible miners to cathode producers and OEMs. If we can leverage Canada's rich experience in responsible mining, clean energy generation, environmental stewardship, technology leadership and battery innovation, we can establish Canada as the greenest, most technologically advanced and highly integrated battery materials production ecosystem in the world.
Before it's too late and before we are forced to be reactive with me-too solutions, it is a Canada-wide strategic imperative to support the build-out of this very ecosystem.
Clearly, it's a global effort and there are opportunities all around the world, so how can we make Canada the centre of gravity for these efforts?
Thank you very much for the opportunity to speak here today.
Voir le profil de James Maloney
Lib. (ON)
Merci, monsieur Blondal.
Nous entendrons maintenant M. Breton.
Thank you, Mr. Blondal.
Now we will go to Mr. Breton.
Daniel Breton
Voir le profil de Daniel Breton
Daniel Breton
2021-04-12 11:17
Bonjour.
Good morning.
Daniel Breton
Voir le profil de Daniel Breton
Daniel Breton
2021-04-12 11:17
Nous tenons à remercier les membres du Comité permanent des ressources naturelles de prendre le temps de nous entendre sur le sujet très important des minéraux critiques et stratégiques.
Je m'appelle Daniel Breton et je suis le président-directeur général de Mobilité électrique Canada, ou MEC.
Fondée en 2006, Mobilité électrique Canada est l'une des toutes premières organisations au monde à se consacrer à la mobilité électrique. Parmi ses membres, MEC compte des services publics d'infrastructure, des services publics d'électricité, des compagnies minières, des fabricants de véhicules, des fournisseurs d'infrastructures de recharge, des entreprises technologiques, des centres de recherche, des ministères, des villes, des universités, des gestionnaires de flottes, des syndicats, des ONG environnementales et des groupes de propriétaires de véhicules électriques. Mobilité électrique Canada est donc l'organisation canadienne qui possède le plus d'expérience et d'expertise pour aider à faire avancer la réflexion, la réglementation et les projets en électrification des transports.
Selon une analyse de Mobilité électrique Canada datant de 2020, une stratégie canadienne d'électrification des transports inspirée de celles de la Colombie-Britannique, du Québec ou de la Californie pourrait générer au moins 200 milliards de dollars...
We would like to thank the members of the Standing Committee on Natural Resources for taking the time to hear from us on the very important topic of critical and strategic minerals.
My name is Daniel Breton and I am the president and chief executive officer of Electric Mobility Canada, or EMC.
Founded in 2006, Electric Mobility Canada is one of the very first organizations in the world dedicated to electric mobility. EMC's members include infrastructure utilities, electric utilities, mining companies, vehicle manufacturers, charging infrastructure providers, technology companies, research centres, government departments, cities, universities, fleet managers, unions, environmental NGOs and electric vehicle owner groups. As a result, Electric Mobility Canada is the Canadian organization with the most experience and expertise to help advance thinking, regulation and projects in transportation electrification.
According to a 2020 analysis by Electric Mobility Canada, a Canadian transportation electrification strategy modelled on those in British Columbia, Quebec or California could generate at least $200 billion...
Voir le profil de Bob Zimmer
PCC (BC)
J'invoque que le Règlement, monsieur le président.
Je suis désolé d'interrompre notre témoin, mais le volume de l'interprétation est un peu plus bas que celui du témoin. Nous n'entendons pas vraiment l'interprétation en anglais. J'aimerais savoir si ce peut être corrigé.
I have a point of order, Mr. Chair.
I'm sorry to interrupt our witness, but the volume of the interpretation is a little quieter than the witness. We can't really hear the English interpretation. I wanted to see if that could be corrected.
Voir le profil de James Maloney
Lib. (ON)
Est-ce que quelqu'un d'autre a le même problème?
Is anybody else having a problem?
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
J'éprouve le même problème.
I'm having a similar issue.
Voir le profil de James Maloney
Lib. (ON)
Je vois.
You are. Okay.
Voir le profil de Bob Zimmer
PCC (BC)
Nous allons réessayer. Cela devrait fonctionner. Ne vous inquiétez pas.
Je ne voudrais pas interrompre le témoin de nouveau.
Merci, monsieur le président.
We'll give it a go. We'll make it work. Don't worry.
I don't want to interrupt the witness again.
Thanks, Chair.
Voir le profil de James Maloney
Lib. (ON)
Très bien.
Continuez, monsieur Breton.
Okay.
Carry on, Mr. Breton.
Daniel Breton
Voir le profil de Daniel Breton
Daniel Breton
2021-04-12 11:19
Selon une analyse de Mobilité électrique Canada datant de 2020, une stratégie canadienne d'électrification des transports inspirée de celles de la Colombie-Britannique, du Québec ou de la Californie pourrait générer jusqu'à 200 milliards de dollars de revenus entre 2021 et 2030, et créer des dizaines de milliers de nouveaux emplois.
D'ailleurs, en collaboration avec d'autres intervenants de l'industrie canadienne, Mobilité électrique Canada annoncera officiellement, en mai, le lancement d'une initiative canadienne sur la chaîne d'approvisionnement de véhicules électriques, afin de contribuer à accélérer la transition industrielle du Canada en électrification des transports.
Par ailleurs, nous rendrons bientôt public un rapport sur l'état des lieux en électrification des transports au Canada, qui comprendrait les aspects liés aux ressources naturelles.
Par conséquent, Mobilité électrique Canada recommande que notre gouvernement change son fusil d'épaule et mette davantage l'accent sur certains minéraux, métaux et matériaux critiques, afin de reconnaître l'importance de sécuriser et de maintenir l'indépendance énergétique du Canada et de l'Amérique du Nord; qu'il cesse de mettre autant l'accent sur les énergies fossiles pour nous assurer un approvisionnement robuste de tous les métaux, minéraux et matériaux clés pour la chaîne d'approvisionnement des batteries émergente en Amérique du Nord; qu'il se dote d'une politique industrielle afin d'ouvrir la voie à la production essentielle en Amérique du Nord des métaux et minéraux nécessaires pour fabriquer des batteries, des bornes de recharge et des véhicules électriques, afin d'assurer une saine transition vers une économie axée sur le transport à émission nulle.
Selon l'« Electric Vehicle Outlook 2020 » de Bloomberg New Energy Finance, la croissance des véhicules électriques, qu'on pense aux voitures, aux camions lourds ou légers ou encore aux autobus électriques, sera exponentielle au cours des années à venir. Les ventes de voitures électriques sont passées de 450 000 en 2015 à 2,1 millions en 2019. Elles devraient atteindre les 8,5 millions en 2025 et 26 millions en 2030. Si les ventes de nouveaux véhicules électriques représentent 2,7 % des ventes en 2020, elles devraient représenter 28 % des ventes en 2030 et 58 % des ventes en 2040.
Selon un rapport récent de TD Economics, jusqu'à 450 000 des 600 000 emplois directs et indirects dans le secteur pétrolier et gazier, au Canada, pourraient disparaître avec l'effondrement de la demande pour les combustibles fossiles, puisque de plus en plus de pays et d'entreprises s'engagent à atteindre une cible d'émissions de gaz à effet de serre nettes de zéro.
Selon un autre rapport, intitulé « The Fast Lane: Tracking the Energy Revolution 2019 » et produit par Clean Energy Canada, il y aura environ 560 000 emplois dans le domaine de l'énergie propre d'ici 2030, dont près de 50 % dans le secteur des transports. La demande d'emplois dans les domaines de l'énergie et des transports propres continuera de croître à un rythme effarant. Cela signifie qu'il y aura une transition de l'emploi au cours des prochaines décennies, comparable à celle qui s'est opérée au début du 20e siècle, quand le transport est passé du cheval et de la charrette à l'automobile. Ces nouveaux emplois se situeront dans les secteurs de l'exploitation minière, de l'assemblage, de la recherche et du développement, de la conception, de la vente, de l'entretien, de l'électricité et de la construction. Ces emplois de haute qualité et bien rémunérés seront répartis partout au pays, de la Colombie-Britannique au Canada atlantique.
Comme l'illustre le graphique qui se trouve dans le document que nous vous avons envoyé, la Chine a une avance confortable sur les autres pays en ce qui concerne le contrôle de la chaîne d'approvisionnement des minéraux stratégiques nécessaires à la production de véhicules électriques, de pièces électroniques, de véhicules à essence, d'équipement militaire, etc.
Selon Bloomberg New Energy Finance, la Chine contrôle actuellement 80 % du raffinage de ces matériaux et 77 % de la capacité mondiale de fabrication d'éléments de batteries. Si l'on ajoute la Corée du Sud et le Japon à l'équation, on constate que 96 % de la capacité de production de batteries est entre les mains d'entreprises asiatiques.
Tout comme au 20e  siècle, le monde dépendait du pétrole en provenance du Moyen-Orient, le monde dépend aujourd'hui des terres rares et de la capacité de production de batteries de la Chine, ce qui a des implications géopolitiques qui sont au cœur des discussions sur l'avenir de la mobilité électrique d'un point de vue économique, environnemental et géopolitique. C'est pourquoi Mobilité électrique Canada appuie pleinement l'accord entre les gouvernements canadien et américain sur l'importance de bâtir l'avenir des véhicules zéro émission en Amérique du Nord et l'élaboration d'une stratégie Canada—États-Unis sur les batteries.
Merci
A 2020 analysis by Electric Mobility Canada suggests that a Canadian transportation electrification strategy modelled on those in British Columbia, Quebec or California could generate up to $200 billion in revenue between 2021 and 2030, and create tens of thousands of new jobs.
Also, in collaboration with other Canadian industry stakeholders, in May, Electric Mobility Canada will formally announce the launch of a Canadian electric vehicle supply chain initiative to help accelerate Canada's industrial transition in transportation electrification.
In addition, we will soon be releasing a report on the state of play in transportation electrification in Canada, which would include natural resource aspects.
EMC, therefore, recommends that our government adjust its views and emphasis on certain critical minerals, metals and materials, specifically to recognize the importance of securing and maintaining a Canadian and North American energy independence; to shift our focus from fossil fuel-based energy to securing a robust supply of all key metals, minerals and materials needed for our emerging North American battery supply chain; and to develop the industrial policy needed to unlock the critical North American production needed to mine the metals and minerals and to build the batteries, charging stations and electric vehicles needed to transition our economy to a zero-emissions transportation system.
According to the “Electric Vehicle Outlook 2020” from Bloomberg New Energy Finance, EV growth, from passenger cars to light trucks to heavy-duty trucks to electric buses, will be exponential in the years to come. Passenger EV sales jumped from 450,000 in 2015 to 2.1 million in 2019. They are expected to reach 8.5 million in 2025 and 26 million by 2030. New EV sales should grow from 2.7% in 2020 to 28% in 2030, and 58% in 2040.
According to a newly released report by TD Economics, it is estimated that by 2050, up to 450,000 of Canada’s current 600,000 direct and indirect jobs in oil and gas could become casualties of falling demand for fossil fuels as more countries and companies commit to net-zero greenhouse gas emissions.
According to another report called “The Fast Lane: Tracking the Energy Revolution 2019” from Clean Energy Canada, there will be approximately 560,000 clean jobs by 2030, almost 50% clean jobs in transportation. Demand for clean energy and clean transportation jobs will keep growing at a very fast rate. This means that there will be a job transition over the next decades, just like we saw at the beginning of 20th century when transportation went from horse and buggy to automobiles. These new jobs will be in mining, assembly, research and development, design, sales, maintenance, electricity and construction. These high-quality, high-paying jobs will be across the country, from B.C. to Atlantic Canada.
As we can see in the graph that we have in the document we sent you, China is comfortably ahead of other countries in controlling the supply chain of strategic minerals needed for electric vehicles, electronics, gas vehicles, military equipment, etc.
According to Bloomberg New Energy Finance, China presently controls 80% of the refining of these materials and 77% of the world's battery-cell manufacturing capacity. When we add South Korea and Japan, we can see that 96% of the battery production capacity is controlled by Asian companies.
Just like we saw in the 20th century with the world’s dependence on oil coming from the Middle East, the geopolitical implications of the world’s dependence on rare earths and battery capacity from China are at the heart of the discussion for the future of electric mobility from an economic, environmental and geopolitical point of view. That’s why Electric Mobility Canada fully supports the Canadian and U.S. governments' agreement on the importance of the development of a zero-emission vehicle future and a Canada-U.S. battery strategy.
Thank you.
Voir le profil de James Maloney
Lib. (ON)
Merci, monsieur Breton.
Pour terminer, de Propulsion Québec... Je ne sais pas qui va commencer, si c'est Mme Houde ou M. Thibault.
Madame Houde, je vois qu'on vous pointe du doigt, alors la parole est à vous.
Thank you, Mr. Breton.
Lastly, from Propulsion Québec.... I don't know who is going to start, whether it's Ms. Houde or Mr. Thibault.
Ms. Houde, I see that fingers are pointed at you, so you have the floor.
Sarah Houde
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Sarah Houde
2021-04-12 11:23
Merci beaucoup.
Je suis accompagnée de mon collègue Simon Thibault, qui est notre spécialiste dans le domaine des batteries. À titre de présidente-directrice générale de Propulsion Québec, la grappe industrielle des transports électriques et intelligents du Québec, et au nom de nos quelque 220 membres, je vous remercie, membres du Comité permanent des ressources naturelles, de cette invitation à vous présenter notre vision, d'une part, du positionnement du Canada comme source responsable en minéraux critiques et stratégiques, ou MCS, et d'autre part, du développement de la filière canadienne des batteries pour véhicules électriques.
Comme vous le savez, le Canada occupe une position unique à l'échelle mondiale. En effet, notre pays dispose non seulement de vastes ressources en MCS, notamment ceux qui sont en forte demande dans le contexte d'une transition énergétique, du déploiement de technologies propres et d'une relance économique durable après la COVID-19, mais il dispose aussi d'une expertise reconnue en développement industriel responsable. Je pense aux secteurs minier et chimique, par exemple.
Nous disposons également d'un bouquet énergétique dominé, dans certaines régions du pays, par des énergies renouvelables à faibles émissions de carbone et disponibles à faibles coûts. Nous disposons d'un cadre réglementaire environnemental parmi les plus exigeants au monde, d'une main-d’œuvre qualifiée et, surtout, d'un contexte géopolitique stable et prévisible.
Ces forces consolident, à notre sens, le positionnement du Canada à titre de fournisseur de MCS et de composantes de batteries sécuritaires, stables et responsables, trois termes qui doivent être au cœur de toute stratégie pancanadienne pérenne de développement des filières des MCS et des batteries.
Si le Canada souhaite faire du développement de ces filières un succès, il est nécessaire qu'une quatrième dimension vienne s'ajouter à ces facteurs clés, c'est-à-dire l'approche pancanadienne relative à cette stratégie. En effet — les autres grands acteurs internationaux actifs dans ces mêmes filières l'ont déjà démontré —, il n'existe aucune entité régionale capable, à elle seule, de réunir à la fois les ressources naturelles minières, les capacités techniques et technologiques requises pour la mise en valeur de ces ressources, ainsi que les indispensables ressources financières pour développer ces filières sur son seul territoire sans une synergie interétatique.
C'est pourquoi il est de la plus haute importance que le gouvernement canadien joue un rôle de coordonnateur des mesures de chacune des provinces et des territoires par la création d'une vaste alliance canadienne dédiée au développement des filières des MCS et des batteries, et ce, en misant sur les forces et les atouts de chacune de ces provinces et des territoires.
De plus, le Canada doit tirer profit de sa position historique d'allié des États-Unis pour oeuvrer à la création d'une coalition nord-américaine qui permettra à l'écosystème industriel canadien des MCS et des batteries de se définir comme un fournisseur sécuritaire, stable et responsable de matériaux et de composantes à valeur ajoutée, et non seulement comme un fournisseur de matières premières qui ne sont pas transformées, pour les marchés en forte croissance comme celui des véhicules électriques et de la transition énergétique.
Ce même positionnement continental nous apparaît non seulement hautement stratégique à l'échelle nord-américaine, mais il l'est tout autant auprès de nos partenaires européens. Ceux-ci ont également décidé, dans la foulée de l'adoption récente de la directive relative aux batteries par la Commission européenne, de miser sur la consolidation, en sol européen, des chaînes d'approvisionnement compétitives, vertes et circulaires en matériaux et composantes de batteries pour leurs propres marchés des véhicules électriques et du stockage d'énergie.
Le Canada se trouve aujourd'hui devant une occasion économique qu'il ne peut et ne devrait pas ignorer. De plus, il s'agit d'une chance unique de rebâtir notre économie sur de nouvelles bases porteuses pour l'avenir en y intégrant les meilleures pratiques en matière de responsabilité environnementale et sociale, en matière de circularité, notamment en ce qui concerne le recyclage de ces batteries et la mise en valeur des résidus industriels, ainsi qu'en matière de transparence, par exemple, en intégrant la traçabilité des chaînes d'approvisionnement des batteries.
Pour ce faire, le Canada doit travailler à bâtir une alliance pancanadienne pour mettre à profit les forces de chacune des provinces et des territoires, dans le but de se définir comme un chef de file mondial dans la production responsable de composantes à valeur ajoutée pour les filières industrielles occidentales qui sont dépendantes d'un approvisionnement sécuritaire et stable en MCS. Selon nous, si nous ne le faisons pas, le Canada ratera l'occasion de tirer pleinement profit de cette chance sans précédent pour notre pays.
Je cède la parole à mon collègue Simon Thibault pour les quelques minutes qu'il reste.
Thank you very much.
I am joined by my colleague Simon Thibault, who is our battery expert. As president and chief executive officer of Propulsion Québec, Quebec's electric and intelligent transportation industry cluster, and on behalf of our 220 or so members, I would like to thank you, members of the Standing Committee on Natural Resources, for this invitation to present to you our vision for, on the one hand, positioning Canada as a responsible source of strategic and critical minerals, or SCMs, and, on the other hand, the development of Canada's electric vehicle battery industry.
As you know, Canada is in a unique position globally. Indeed, our country not only has vast SCM resources, especially those in high demand in the context of an energy transition, deployment of clean technologies and a sustainable economic recovery after COVID-19, but it also has recognized expertise in responsible industrial development. I'm thinking of the mining and chemical sectors, for example.
We also have an energy mix that is dominated, in some parts of the country, by low-carbon renewable energy that is available at low cost. We have one of the most demanding environmental regulatory frameworks in the world, a skilled workforce, and most importantly, a stable and predictable geopolitical environment.
These strengths consolidate, in our view, Canada's positioning as a safe, stable and responsible supplier of SCMs and battery components, three terms that must be at the heart of any sustainable Canada-wide strategy for the development of the SCM and battery industries.
If Canada wishes to make the development of these value chains a success, a fourth dimension must be added to these key factors, namely the pan-Canadian approach to this strategy. Indeed—as other major international players active in these same sectors have already demonstrated—there is no regional entity capable, on its own, of bringing together both the natural mining resources, the technical and technological capacities required to develop these resources, as well as the indispensable financial resources to develop these sectors on its territory alone without an interstate synergy.
That is why it is of the utmost importance that the Canadian government play a role in coordinating the actions of each of the provinces and territories through the creation of a broad Canadian alliance dedicated to the development of the SCM and battery industries, building on the strengths and assets of each of these provinces and territories.
In addition, Canada must leverage its historical position as an ally of the United States to work towards the creation of a North American coalition that will enable Canada's SCM and battery industry ecosystem to define itself as a secure, stable and responsible supplier of value-added materials and components, not just a supplier of raw materials that are not processed, for high-growth markets such as electric vehicles and the energy transition.
This same continental positioning not only appears to us to be highly strategic on a North American scale, but it is equally strategic with our European partners. The latter have also decided, in the wake of the recent adoption of the battery directive by the European Commission, to focus on consolidating, on European soil, competitive, green and circular supply chains for battery materials and components for their own electric vehicle and energy storage markets.
Canada today faces an economic opportunity that it cannot and should not ignore. Moreover, this is a unique chance to rebuild our economy on a new and promising foundation for the future by integrating best practices in circular environmental and social responsibility, particularly with respect to the recycling of these batteries and the development of industrial residues; we can also increase transparency, for example, by integrating the traceability of battery supply chains.
To do this, Canada must work to build a Canada-wide alliance to leverage the strengths of each of the provinces and territories, with the goal of defining itself as a global leader in the responsible production of value-added components for western industrial supply chains that are dependent on a secure and stable supply of SCMs. In our view, if we do not, Canada will miss the opportunity to take full advantage of this unprecedented opportunity for our country.
I will turn the floor over to my colleague Simon Thibault for the remaining few minutes.
Simon Thibault
Voir le profil de Simon Thibault
Simon Thibault
2021-04-12 11:28
Merci, madame Houde. En fait, je constate qu'il reste quelques secondes.
Très brièvement, avant que nous répondions à vos questions sur le sujet, je vais préciser ce que nous entendons par « composantes à valeur ajoutée » dans le contexte canadien. Cela englobe tout ce qui est précurseur: matériaux de cathode, matériaux d'anode, bref tous les composants actifs des batteries et les cellules. Ce sont les cibles prioritaires, selon nous, pour développer l'intégration verticale au sein de la chaîne d'approvisionnement des batteries et des véhicules électriques, qui part de nos minéraux critiques et stratégiques.
Thank you, Ms. Houde. Actually, I see that there are a few seconds left.
Very briefly, before we take your questions on the topic, I'll clarify what we mean by “value-added components” in the Canadian context. This includes everything that is a precursor: cathode materials, anode materials, in short all the active components of batteries and cells. These are the priority targets, in our view, for developing vertical integration within the battery and electric vehicle supply chain, which starts with our critical and strategic minerals.
Voir le profil de James Maloney
Lib. (ON)
Merci.
Nous allons maintenant entamer notre première série de questions pour six minutes, en commençant avec M. McLean.
Thank you.
Now we'll begin our first round of questions for six minutes, starting with Mr. McLean.
Voir le profil de Greg McLean
PCC (AB)
Merci, monsieur le président.
Bienvenue à tous nos invités d'aujourd'hui. Je pense que ce sera une réunion très instructive, d'après ce que nous avons vu jusqu'à présent. Je vous suis très reconnaissant de tous les renseignements que nous recevons.
Je vais poser mes questions plus particulièrement à M. Breton ce matin, s'il vous plaît, de Mobilité électrique Canada.
Monsieur Breton, très rapidement, pouvez-vous nous dire quel est le budget de votre organisme et quelle est la source de vos revenus?
Thank you, Mr. Chair.
Welcome to all our guests today. I think it's going to be a very informative meeting from what we've seen so far. I really appreciate all the input we're getting.
I'm going to focus my questions this morning on Mr. Breton, please, from Electric Mobility Canada.
Mr. Breton, very quickly, can you tell us the budget of your organization and where you get your revenue from?
Daniel Breton
Voir le profil de Daniel Breton
Daniel Breton
2021-04-12 11:30
Quatre-vingt-quinze pour cent du budget provient des membres.
Ninety-five per cent of the budget comes from the members.
Voir le profil de Greg McLean
PCC (AB)
Pouvez-vous extrapoler sur le sujet, s'il vous plaît, sur les membres et sur quels membres, les députés ministériels, et sur l'ampleur de leur contribution?
Can you extrapolate on that, please, on the members and which members, as in government members, and how much they're contributing?
Daniel Breton
Voir le profil de Daniel Breton
Daniel Breton
2021-04-12 11:30
Je dirais moins de 5 %. Je dirais que la plupart de nos membres sont des fabricants de véhicules, des services publics, des fournisseurs d'infrastructures ou des centres de recherche, donc essentiellement...
I'd say less than 5%. I would say that most of our members are vehicle manufacturers, utilities, infrastructure providers or research centres, so basically—
Voir le profil de Greg McLean
PCC (AB)
S'agit-il de centres de recherche financés par le gouvernement et de services publics financés par le public?
Are they research centres that are funded by government and utilities that are funded by the public?
Daniel Breton
Voir le profil de Daniel Breton
Daniel Breton
2021-04-12 11:30
Certains services publics sont financés par le public. D'autres sont privés. Cela dépend de... Si vous parlez à l'OPG et à Hydro-Québec, ils sont financés différemment, car certaines entreprises sont privées et d'autres sont publiques.
Some utilities are funded by the public. Some of them are private. It depends on.... If you talk to OPG or Hydro-Québec, they're differently funded, because some of them are private and some of them are public.
Voir le profil de Greg McLean
PCC (AB)
L'OPG est largement financée par le gouvernement de l'Ontario et Hydro-Québec est une société d'État, alors en fait, ce sont toutes des organisations subventionnées par le contribuable et les gouvernements du Canada et des provinces.
Dites-moi la taille de votre budget.
OPG is significantly funded by the Government of Ontario and Hydro-Québec is a Crown corporation, so really, they're all organizations subsidized by the taxpayer and the governments of Canada and the provinces.
Tell me the size of your budget.
Daniel Breton
Voir le profil de Daniel Breton
Daniel Breton
2021-04-12 11:31
Nous avons un budget d'environ 2 millions de dollars par année.
We have a budget of about $2 million a year.
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