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PCC (MB)
Merci, monsieur le président.
Monsieur Zilberbrant, le commentaire que vous avez formulé au sujet de la nécessité de créer des règles équitables à l'échelle nationale ainsi qu'à l'échelle internationale m'a intrigué. Je présume que votre entreprise mène des activités à l'échelle internationale et que cela s'appliquerait également à vous et à certains de vos matériaux.
Je suis seulement très curieux au sujet de l'importance de cette initiative, par exemple lorsque vous parlez des émissions de carbone et de la nécessité de les rendre équitables.
Pourquoi est-il si important que le Canada veille à établir des règles équitables, non seulement à l'échelle nationale, mais également à l'échelle internationale et surtout en ce qui concerne les pays avec lesquels nous devons faire des échanges commerciaux?
Greg Zilberbrant
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Greg Zilberbrant
2015-06-09 9:48
Je fais référence au fait que lorsqu'il s'agit d'un produit comme le ciment, nous sommes une entreprise fondée sur un produit et nous avons un volume et un tonnage très élevés. En ce qui concerne les règles équitables, c'est important à l'échelle internationale, car notre matériau peut être transporté sur de grandes distances, et d'autres usines de fabrication dans d'autres régions du monde peuvent également expédier leurs matériaux sur de grandes distances.
Les règles équitables concernent vraiment notre capacité de demeurer concurrentiels sur le marché national si l'on tient compte que d'autres pays ne subissent peut-être pas les mêmes effets en ce qui concerne le mécanisme lié au carbone et qu'ils sont en mesure de vendre leurs produits au Canada.
Thang Nguyen
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Thang Nguyen
2015-06-04 13:06
Bonjour, monsieur le président et bonjour, distingués membres du sous-comité.
L'an dernier, j'ai comparu devant le sous-comité pour parler de la traite des travailleurs vietnamiens dans quelque 40 pays, notamment la Malaisie, Taïwan, la Jordanie, la France, l'Angleterre, Chypre, et même les États-Unis, et l'Algérie, le Ghana, et de nombreux autres pays.
Cette forme d'esclavage de l'ère moderne est ancrée dans le programme officiel d'exportation de main-d'oeuvre du gouvernement vietnamien. Aujourd'hui, j'aimerais parler de l'enjeu plus vaste des droits des travailleurs dans le contexte des négociations en cours dans le cadre du PTP, le Partenariat transpacifique, dans lequel le Canada est un partenaire de négociation.
Au début de 2014, nous avons invité la mère de Do Thi Minh Hanh à comparaître devant le Congrès américain. Do Thi Minh Hanh est une organisatrice syndicale. Elle purgeait une peine d'emprisonnement pour sa participation à l'organisation de syndicats au Vietnam. Cette audience et les actions revendicatrices efficaces entreprises par les syndicats ont galvanisé près de 200 membres du Congrès américain à faire du droit des travailleurs vietnamiens de former des syndicats libres et indépendants un élément principal de l'accord du PTP.
Le mois dernier, même le président Obama a affirmé publiquement qu'il s'agit d'une condition préalable à la participation du Vietnam au PTP. Le Vietnam est le seul partenaire de négociation du PTP qui interdit les syndicats libres et indépendants. Tous les organisateurs de syndicats indépendants au Vietnam ont été emprisonnés ou ont dû s'enfuir dans d'autres pays afin d'éviter l'arrestation.
Il y a 12 mois, nous avons lancé une campagne pour faire de la liberté religieuse un objectif des négociations liées au PTP. Il y a quelques semaines, le 22 mai, le Sénat américain a adopté la trade promotion authority, une procédure accélérée, dont le libellé précise que la liberté religieuse est l'une des priorités des négociations commerciales.
Nous prions la Chambre des représentants des États-Unis d'adopter immédiatement le même amendement. S'il est adopté, ce sera la première fois dans l'histoire des États-Unis que la liberté de religion représentera un objectif de négociation commerciale. C'est important, car le PTP ne sera pas seulement un autre accord commercial, comme son nom le suggère; il fera également savoir au reste du monde que ses membres considèrent les autres signataires comme étant des partenaires dignes de confiance.
Ainsi, l'adhésion au PTP ne devrait pas être offerte aux gouvernements qui répriment brutalement l'expression de la religion. La répression de la religion se poursuit au Vietnam. Dans de nombreuses provinces, on force fréquemment les gens à renoncer à leur foi. Le catholicisme est pratiquement interdit dans les trois provinces nordiques de Dien Bien, Son La, et Lai Chau. Des dirigeants religieux et leurs disciples ont été agressés physiquement ou même torturés — et certains à mort.
Nous estimons que de 150 à 200 personnes sont actuellement emprisonnées en raison de leur foi. L'assemblée nationale vietnamienne envisage d'adopter la première loi du pays sur la religion. L'ébauche actuelle stipule que toutes les activités menées par des groupes religieux, même dans des résidences privées, doivent être préalablement enregistrées et approuvées par le gouvernement.
Il sera difficile pour le gouvernement américain, ou pour n'importe quel gouvernement dans le monde libre, de justifier l'établissement d'un partenariat avec un régime aussi répressif. C'est pourquoi je prie la Chambre des communes du Canada, par l'entremise de votre comité, d'appuyer nos efforts en vue d'utiliser les négociations commerciales en cours pour promouvoir les droits de la personne au Vietnam, surtout le droit des travailleurs de former des syndicats libres et indépendants, et le droit de tous les citoyens à la liberté de religion. Après tout, le commerce devrait contribuer à la formation d'un monde meilleur, et non à renforcer le pouvoir des tyrans.
Merci.
Francisco Suarez Davila
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S.E. M. Francisco Suarez Davila
2015-06-02 11:05
Merci, monsieur le président.
C'est vraiment un privilège de participer à ces audiences organisées par le Comité des affaires étrangères au sujet des questions susceptibles d'être débattues au cours du prochain Sommet des leaders nord-américains. Les événements et les idées ont bien sûr beaucoup évolué depuis la dernière fois que j'ai eu le plaisir de me trouver au Parlement, en fait au Sénat, l'année dernière, mais je crois que ces changements ont été dans l'ensemble bénéfiques.
Bien sûr, nous faisons face à des défis, anciens et nouveaux, dont quelques-uns pourront être résolus dans le court terme et d'autres qui appellent des solutions à long terme. Je pense qu'il y a trois événements en particulier qui sont de bonnes nouvelles. Le Canada et le Mexique, agissant de concert, tentent avec un certain succès d'amener les États-Unis à rapporter les mesures protectionnistes qu'ils ont prises à propos de l'étiquetage COOL (étiquetage relatif au pays d'origine). C'est vraiment une excellente nouvelle. Nous travaillons également avec le Canada dans le cadre des négociations sur le PTP. Nous avons fait également des progrès significatifs sur la question fort complexe de l'ISIS.
Je vais essayer de faire très rapidement 10 remarques, qui portent sur les principaux sujets qui sont, d'après moi, essentiels pour l'agenda nord-américain.
Premièrement, et cela est évident, il y a la collaboration en matière d'énergie. Je pense que c'est le principal vecteur de la collaboration trilatérale. Bien sûr, il y a de nouveaux facteurs, dont l'un est la baisse du prix du pétrole. À court terme, cela a eu pour effet de réduire l'appétit des investisseurs, en particulier pour les forages en eau profonde et la fracturation pour le pétrole de schiste. Le programme énergétique mexicain est en train d'être intégralement mis en oeuvre. Il va falloir lui apporter quelques modifications parce que les investissements ne vont pas viser l'exploration en eau profonde ou le pétrole de schiste, mais plutôt les secteurs plus faciles.
Les trois ministres de l'Énergie se sont rencontrés pour la première fois à Washington à la fin de l'année dernière, pour mettre en place, pour la première fois encore, un programme de travail. Un aspect important consiste à en arriver à un point de vue commun sur l'évolution du secteur de l'énergie à moyen terme, en ce qui touche les possibilités. Le Mexique considère que l'énergie est un vecteur qui fait progresser le processus d'industrialisation. En particulier, nous pensons que l'essence bon marché va donner à la région un avantage concurrentiel dans le secteur de l'industrie et dans ceux de l'automobile et de l'aérospatiale. Cet aspect est à l'origine de nombreux investissements.
La semaine dernière, il y a eu une deuxième réunion ministérielle des trois ministres de l'Énergie qui ont travaillé ensemble sur le changement climatique, les technologies en matière d'énergie propre, l'efficacité énergétique et la capture du carbone. La production d'électricité est souvent oubliée. On parle beaucoup de pétrole, dans le cas du Mexique, mais la production électrique et le passage du pétrole au gaz vont exiger des investissements importants de l'ordre de 90 milliards de dollars. Un autre secteur dans lequel nous travaillons en étroite collaboration avec le Canada est celui des bonnes pratiques en matière de réglementation du gaz de schiste, de la pollution de l'eau et des déchets. Nous travaillons très étroitement dans ce domaine avec les autorités de réglementation de l'énergie en Alberta.
Nous effectuons déjà des investissements importants pour les gazoducs et les oléoducs au Mexique, et aussi, pour les relier à la frontière. Le Mexique va construire 10 000 kilomètres de pipelines qui représentent environ un investissement de 20 milliards de dollars. Des sociétés canadiennes comme TransCanada et ATCO travaillent déjà sur quelque 2 000 kilomètres de pipeline, ce qui correspond à la taille du pipeline Keystone. Cela est déjà en place.
Le domaine des négociations concernant les échanges commerciaux est un domaine très important. J'ai mentionné que nous travaillions ensemble pour faire rapporter les mesures qu'ont prises les États-Unis à propos du COOL, mais nous travaillons également en étroite collaboration avec le Canada pour faire progresser les négociations sur le PTP. Le Mexique fait preuve d'un optimisme prudent, mais nous pensons que nous devrions pouvoir conclure l'entente d'ici la fin de l'année. Nous considérons le PTP comme une façon d'augmenter nos échanges commerciaux avec l'Asie, comme vous le pensez, mais également comme la façon la plus facile de mettre à jour et d'améliorer l'ALENA pour en faire un traité de deuxième génération, à la pointe de ce genre de traités.
Nous avons deux principales préoccupations qui, d'après moi, sont probablement les principaux obstacles. Si le Congrès des États-Unis n'adopte pas une procédure accélérée, je crois que cela ne se fera pas. La deuxième préoccupation est le risque que le Congrès des États-Unis complique les négociations en les faisant porter sur des questions qui ont bien sûr une certaine importance, mais qui concernent un agenda interne et qui n'ont rien à voir avec le commerce. Pensez à la liberté religieuse et à la question de savoir si nous sommes favorables à la liberté religieuse. Cela n'a rien à avoir avec les échanges commerciaux et cela va imposer des coûts à d'autres pays — pas pour nous, évidemment.
Le protectionnisme intellectuel menace. Nous sommes évidemment favorables à la propriété intellectuelle, mais une protection d'une durée d'un siècle pour la propriété intellectuelle est peut-être un peu excessive. Cela pourrait toucher des domaines comme les produits pharmaceutiques, qui ont besoin d'une période de protection plus courte. Il y a bien sûr les suspects habituels pour les produits comme les vêtements et les produits laitiers, comme je l'ai mentionné, mais nous pensons que nous pourrons en arriver à une entente d'ici la fin de l'année.
Je ne mentionnerais pas la concurrence transfrontalière. Je pense que mes collègues du Conseil canadien des chefs d'entreprise ont fait un travail considérable. Je pense toutefois que, dans ce domaine, nous travaillons un peu les uns contre les autres.
Il y a deux commissions frontalières. Il y a une commission frontalière et l'autre, est une commission de réglementation. L'une concerne les États-Unis et le Canada et l'autre les États-Unis et le Mexique. Il y a des questions frontalières qui, dans une certaine mesure, sont particulières à certains pays, mais d'autres sont communes. Je crois que nous sommes en train d'en arriver à une certaine convergence de nos efforts.
Pour ce qui est des investissements dans les infrastructures, les trois pays n'ont pas fait suffisamment d'efforts le long de nos frontières et à l'intérieur de nos frontières. Nous avons un vaste programme s'élevant à 600 milliards de dollars. Là encore, nous allons travailler sur les routes, les chemins de fer et les ports. Il y a un méga projet fantastique pour Mexico, qui a été conçu par Norman Foster. Des sociétés canadiennes comme Bombardier sont actives dans ces domaines.
Les Mexicains sont très intéressés à travailler sur les corridors logistiques. Il y a un corridor logistique évident qui va de Winnipeg au Mexique en passant par le centre des États-Unis; des investisseurs sont intéressés par le CentrePort de Winnipeg. Je pense que certains des autres intervenants l'ont dit; je crois que la NADB n'a de nord-américaine que le nom. C'est une institution qui a les moyens d'investir dans les trois pays dans les infrastructures et l'environnement.
Il me paraît essentiel d'investir dans l'innovation et l'éducation, il me paraît essentiel d'investir dans ces domaines. Les liens dans le domaine de l'éducation manquent cruellement, malgré les grands progrès qui ont été réalisés dans le domaine commercial et celui des investissements. Les trois pays sont maintenant en train de travailler sur des programmes pertinents qui ont précisément pour but d'augmenter le nombre des bourses et celui des ententes entre universités et entreprises pour promouvoir les produits conjoints pour les investissements et la technologie. Nous allons travailler avec le Canada et avec la Section de l'éducation internationale du Canada sur une entente relative à la science et la technologie entre le Canada et le Mexique.
La mobilité des personnes est une notion plus vaste et moins sensible politiquement que la mobilité des travailleurs. Nous sommes très heureux des décisions que le gouvernement canadien a prises récemment, et comme la lettre de votre premier ministre à notre président le dit, cette décision supprime l'exigence d'un visa pour un grand nombre de Mexicains. Comme vous le savez, cela veut dire qu'un visa ne sera plus obligatoire dans tous les cas ou il sera alors remplacé par un document nouveau, à savoir un titre de voyage électronique. Nous sommes tout à fait en faveur de cette mesure. Il y a encore quelques questions à régler. Je pourrais peut-être vous en parler plus tard. Les trois chefs de gouvernement ont déjà pris la décision politique d'intégrer le programme nord-américain des voyageurs de confiance avec les programmes NEXUS, Global Entry et SENTRI.
Le programme des travailleurs agricoles saisonniers entre le Mexique et le Canada est un succès depuis 40 ans. Nous avons travaillé en particulier avec certaines provinces de l'Ouest qui souffrent d'une grave pénurie d'ouvriers semi-qualifiés et nous espérons réaliser certains progrès de sorte que les ententes qui seront éventuellement signées faciliteront le déplacement des ouvriers semi-qualifiés dont ont besoin les provinces de l'Ouest.
Nous sommes convaincus que nous ne pourrons pas progresser si les actions diplomatiques ne visent pas les gouverneurs et les premiers ministres. Heureusement, pour la première fois, il y a eu au Colorado, au mois de novembre, une réunion des gouverneurs et des premiers ministres des trois pays, ce qui est une excellente chose pour préparer le sommet. Je pense que nous devons collaborer à l'échelle de notre continent et que le Mexique et le Canada devraient collaborer avec Cuba dans son processus de transition; nous devons également collaborer avec l'Amérique centrale et Haïti. Si nous ne le faisons pas, je crois que nous connaîtrons des problèmes qui ne pourront être résolus qu'avec beaucoup de recul.
Je tiens à souligner que notre point de départ, notre meilleur programme économique, est l'Amérique du Nord, elle-même. Les échanges commerciaux au sein de l'Amérique du Nord s'élèvent à plus de 1 000 milliards de dollars, ce qui est supérieur au commerce avec les pays de la PTP qui est de, si on exclut évidemment les États-Unis et le Canada, 800 millions de dollars.
Les échanges commerciaux avec l'Europe sont moins intenses qu'à l'intérieur de l'Amérique du Nord. Notre principale priorité est de rendre notre région plus dynamique et plus compétitive. Les pays d'Amérique du Nord comptent bien évidemment parmi les pays les plus importants et les plus dynamiques au monde. En 2013, Mexico se plaçait au huitième rang des économies mondiales. Je pense qu'il n'est pas possible de considérer cela comme une question d'échanges commerciaux. Cela concerne les chaînes de valeur et dans celles-ci, les échanges intrarégionaux sont très importants.
Je ferais remarquer qu'il apparaît une tendance générale voulant que, dans certains secteurs, le Mexique ne soit pas considéré comme un acteur complémentaire, mais plutôt comme un concurrent, en particulier dans le secteur de l'automobile. Je pense qu'il faudrait élaborer une bonne explication pour convaincre les gens que cela n'est pas dû au coût de la main-d'oeuvre. Il s'agit de la productivité générale et de toute une série d'autres facteurs, mais les industries automobiles et aérospatiales en Amérique du Nord sont intégrées. Les voitures produites au Mexique contiennent des pièces provenant du Canada et des États-Unis.
Je vais terminer avec quelques remarques, pour conclure.
Je viens de passer deux hivers complets en qualité d'ambassadeur du Mexique au Canada et je tiens à conclure sur une note personnelle positive et également optimiste; je suis bien évidemment encouragé par l'arrivée de l'été après avoir survécu à deux hivers particulièrement rudes. Après tout cela, le reste importe peu. Je peux être positif et je peux être optimiste.
Pour ce qui est de l'avenir des sociétés nord-américaines, j'ai parlé de toute cette question pendant cette période avec des sceptiques favorables au bilatéralisme qui regardent vers le passé, avec des enthousiastes axés sur le trilatéralisme qui regardent vers l'avenir, avec ceux qui mesurent les résultats en y voyant un verre à moitié plein et d'autres, un verre à moitié vide.
Les 20 années de mise en application de l'ALENA ont, à mon avis, débouché sur des résultats considérables, mais ce vieux traité a pris de l'âge et il est un peu ridé. Je pense que depuis les deux dernières années, il s'est fait sentir un esprit de renouveau. Les gens comme l'ancien secrétaire George Shultz en ont parlé, récemment dans certaines instances, comme une grande puissance économique nord-américaine. On peut comparer cela avec la stagnation que connaissent l'Europe et le Japon ainsi que les pays émergents, dont le rythme de croissance a ralenti.
Je crois que nous disposons de nouveaux vecteurs de croissance. Il y a l'énergie. Il y a les négociations commerciales. Il y a les investissements dans les infrastructures. Le Mexique est en train de devenir un nouveau vecteur de croissance, puisqu'il enregistre des taux de croissance de 4 à 5 % et il y a une résurgence de l'industrie manufacturière dans les régions, de nouvelles idées et de nouvelles études. À mon avis, la relation entre le Canada, le Mexique et les États-Unis s'est bien développée et couvre une large gamme de domaines, avec une intégration accrue et un nombre croissant d'acteurs provenant du milieu des affaires, de penseurs, de gouvernements municipaux et provinciaux, des instances, de mécanismes institutionnels comme le Partenariat Canada-Mexique. De nouveaux vols arrivent tous les jours et il se fait de grands investissements dans ces deux pays. Bimbo est en train d'investir au Canada. Je pense qu'il importe peu que les hauts dirigeants de ces pays soient également occupés par des questions électorales. Nous nous connaissons de mieux en mieux. Il y a bien sûr des obstacles et certains problèmes, mais nous avançons à des vitesses différentes selon les questions soulevées. Ce n'est pas quelque chose de renversant, mais je pense qu'il y a une dynamique et des progrès constants.
Permettez-moi de terminer en félicitant particulièrement votre comité pour sa large vision et la clairvoyance dont il fait preuve en regroupant ces idées bien avant la tenue du sommet. Je vous félicite vraiment, parce que je crois que vous avez une véritable vision à long terme.
Je vous remercie de m'avoir invité.
Eric Miller
Voir le profil de Eric Miller
Eric Miller
2015-06-02 11:18
Merci, monsieur le président.
Merci aux membres du comité de m'avoir invité et de s'intéresser à cet important sujet.
Le Conseil canadien des chefs d'entreprise est un organisme composé des PDG des sociétés les plus importantes au Canada. Ces entreprises sont responsables de la plupart des exportations, des investissements et de la recherche-développement au pays.
Les sociétés qui sont membres du Conseil canadien des chefs d'entreprise administrent ensemble six 6 000 milliards d'actifs et ont des revenus annuels de plus de 800 milliards de dollars dans tous les secteurs de l'économie canadienne.
Cela fait plus de 20 ans que le Canada, les États-Unis et le Mexique ont supprimé la plupart des barrières qui existaient entre nos économies grâce à l'Accord de libre-échange nord-américain, et pourtant, au cours des années qui ont suivi, nous n'avons constaté que peu de changements dans nos cadres transfrontaliers. La compétitivité économique exige que l'on fasse des efforts constants, et non pas des efforts isolés même s'ils sont audacieux, et nos ententes commerciales doivent également évoluer.
Avec l'arrivée du Sommet des leaders nord-américains, le conseil a décidé de présenter nos idées sur la façon dont nous pourrions concrètement améliorer la compétitivité du continent. Cela a débouché sur ce document que certains d'entre vous ont peut-être vu, intitulé Made in North America, et qui propose 44 recommandations concrètes sur la façon de renforcer la compétitivité de notre continent. Ce document a été élaboré après la tenue de consultations à Ottawa, ainsi qu'à Washington et à Mexico.
Nos recommandations s'appuient sur la réalité actuelle qui est qu'aucun pays de l'Amérique du Nord ne dispose des moyens financiers qui lui permettent de procéder à de nouvelles affectations importantes, et qu'il n'est pas prévu à notre époque de créer de nombreuses autres institutions. Nous avons identifié des initiatives que nous pouvons mettre en oeuvre avec les moyens dont nous disposons et nous avons constaté que nous pouvons faire beaucoup de choses.
Dans les années qui ont suivi l'ALENA, le Canada a oscillé entre privilégier des ententes trilatérales approfondies avec les États-Unis et le Mexique et des ententes bilatérales approfondies avec les États-Unis. Cela constitue un faux choix. Il est préférable d'appliquer le principe de la subsidiarité. Nous allons adopter des politiques transfrontalières au niveau approprié, qu'elles soient trilatérales, bilatérales ou régionales ou concernent les États et les provinces. Le pragmatisme et la rentabilité devraient être à l'avenir au coeur de notre programme de renforcement de notre compétitivité en Amérique du Nord.
Le gouvernement canadien se prépare à accueillir plus tard cette année le Sommet des leaders nord-américains et l'on peut se demander quels sont les points qui devraient figurer à l'ordre du jour; une amélioration importante serait de faire entrer la frontière dans l'âge du numérique. Une meilleure communication des données peut créer un nouveau partenariat entre le secteur public et le secteur privé. Si ce projet était exécuté correctement, il pourrait améliorer à la fois la sécurité aux frontières et l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement.
De nombreuses entreprises pensent que les technologies de visualisation de la chaîne d'approvisionnement, qui leur permettent de suivre globalement les réseaux de production ainsi que l'application des analyses effectuées à partir de mégadonnées pour prévoir les comportements dans ce domaine, seront essentielles à l'avenir. Pourtant, si vous examinez la façon dont nous faisons les choses aujourd'hui, les sociétés font à l'heure actuelle des déclarations légales au sujet de l'origine des marchandises qu'elles importent et le fait qu'elles sont conformes à la réglementation et le restent, en se fondant sur des renseignements qui ne proviennent pas d'elles ou qu'elles n'ont pas vérifiés. Pourquoi? Parce qu'il y a 20 ans, lorsque ces règles ont été adoptées, nous n'avions pas la technologie qui permettrait de suivre avec précision les intrants de fabrication en remontant trois ou quatre étapes en Chine ou ailleurs, de sorte que nous avons incité les sociétés à surveiller efficacement leurs chaînes d'approvisionnement en les menaçant de leur imposer des amendes très lourdes si l'information figurant sur leurs déclarations n'était pas exacte, même si elles n'avaient eu aucunement l'intention de fournir de l'information inexacte. En 2015, nous avons maintenant la technologie qui permet de surveiller à distance et de prédire ce qui se passe dans nos chaînes d'approvisionnement. Le problème est que cela coûte cher.
Pour en arriver à cette nouvelle entente entre le secteur privé et le secteur public, que devrions-nous faire? Le gouvernement fédéral devrait commencer par lancer une série de projets pilotes intersectoriels avec les sociétés qui sont disposées à visualiser leurs chaînes d'approvisionnement et à communiquer leurs données et leurs analyses. Les entreprises participantes seraient exemptes de toutes pénalités, sauf, bien entendu, dans les cas de fraude ou de malversation, et elles auraient peut-être droit à une exemption pour certains droits de douane et frais. Autrement dit, elles s'adresseraient à votre commission et présenteraient un projet d'investissement expliquant pourquoi elles ont pris ces mesures. Après un certain nombre d'essais, les leçons apprises seraient intégrées à un programme destiné à toutes les entreprises exerçant des activités au Canada et ensuite, bien sûr, nous tenterions de travailler avec nos partenaires aux États-Unis et au Mexique pour étendre ces pratiques à l'ensemble de l'Amérique du Nord.
En appliquant ce genre de règles, le secteur privé en apprendrait beaucoup plus au sujet de ce qui se passe dans leurs chaînes d'approvisionnement individuelles et des chaînons où ils pourraient obtenir des gains d'efficacité. De son côté, le gouvernement aurait accès pour la première fois à des quantités considérables de données structurées qui décriraient comment les marchandises entrent au Canada, en ressortent ou transitent par ce pays. Bref, ce partenariat public-privé renforcé faciliterait en fait les échanges commerciaux et créerait une sécurité intelligente.
La technologie peut également offrir des avantages du côté des voyageurs. Nous savons tous que NEXUS est un excellent programme. Nous pensons que c'est là une excellente base qui pourrait offrir beaucoup d'autres avantages. À l'heure actuelle, ce programme dit au gouvernement qui est en train de traverser les frontières, mais pas pourquoi.
Une des questions les plus complexes en matière de politique frontalière est l'approche à adopter pour les hommes d'affaires qui voyagent et qui, quand ils arrivent à la frontière, se font poser cette question terrifiante « Est-ce que vous travaillez? » À la suite de la fermeture des bureaux de Citoyenneté et Immigration aux États-Unis, de plus en plus d'hommes d'affaires et autres voyageurs qui veulent savoir s'ils peuvent entrer ou non dans le pays voisin doivent se rendre tout simplement à la frontière, ce qui a donné lieu à la randomisation du traitement des demandes d'entrée.
Le Department of Homeland Security des États-Unis demande que soit élaboré un programme appelé le programme des employeurs fiables. Le Canada peut faire la même chose. La solution consisterait en fait à étendre cette même vision qui propose d'utiliser la technologie pour améliorer l'efficacité. Il faudrait se servir de la plateforme NEXUS pour la compléter avec des renseignements concernant les déplacements. Vous pourriez demander à votre avocat général de faire inscrire: « Je vais traverser la frontière maintenant et voici la justification juridique de ce que je fais ».
Les expéditions de cargaison nous ont appris que le franchissement de la frontière était beaucoup plus efficace si l'information était fournie à l'avance. Nous allons faire la même chose avec les voyageurs fréquents.
Le rapport présente bien entendu une série d'autres mesures que je serai heureux d'aborder au moment des questions et réponses. Nous parlons de restructurer le travail effectué à la frontière pour en améliorer l'efficacité, grâce à des partenariats publics et privés susceptibles d'améliorer grandement les infrastructures frontalières, en travaillant avec le secteur de l'automobile pour réduire de façon significative les formalités administratives qui touchent les automobiles construites en Amérique du Nord, en choisissant quelques domaines où la coopération entre le Canada et les États-Unis en matière de réglementation a été un succès et en essayant de trilatéraliser ces solutions avec le Mexique en faisant en sorte que les règles d'origine entre le Canada, les États-Unis et le Mexique prévues par les ententes de libre-échange avec l'Europe correspondent.
J'aimerais toutefois conclure ainsi. L'Amérique du Nord a le potentiel d'être la région de l'économie mondiale la plus dynamique et la plus prospère pendant encore des années. Qu'il s'agisse d'énergie, d'innovation ou de bonne gouvernance, nous avons tous les ingrédients pour réussir. Tout ce qui nous manque, c'est la volonté d'agir. Pour être parmi les premiers au XXIe siècle, il faut être plus intelligent, non seulement dans la conception des politiques, mais dans l'application des procédures et des règlements correspondants et des systèmes technologiques. Nous devrions nous engager aujourd'hui pleinement à profiter de cette possibilité.
Voir le profil de Marc-André Morin
NPD (QC)
On parle des programmes d'aide à l'exportation, mais des politiques gouvernementales peuvent aussi constituer des obstacles. Par exemple, il y a, dans mon comté, une compagnie spécialisée dans l'adaptation de jeux vidéos, Enzyme. J'ai été témoin d'un problème. Cette compagnie adaptait des jeux vidéos en langue kazakhe et elle avait besoin de spécialistes de programmation en kazakh. Si on annonce un tel poste au centre d'emploi de Saint-Jérôme, on ne trouvera personne, c'est certain.
N'y aurait-il pas lieu d'avoir une politique de développement de l'industrie au Canada, afin de permettre aux entreprises d'émerger et de survivre localement? Par après, on pourra penser à l'exportation.
Corinne Pohlmann
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Corinne Pohlmann
2015-05-04 16:41
Vous parlez de tous les autres enjeux sur lesquels nous travaillons au sein de notre organisation.
Nos propres données nous indiquent qu'une grande partie des entreprises — environ 60 % — n'exporteront jamais parce que leur produit n'est tout simplement pas exportable. Cependant, il est certain que les obstacles causés par les lourdeurs administratives au Canada et par les normes... Même au Canada, il peut exister des obstacles au commerce interprovincial. Je crois qu'il faut éliminer ces obstacles aussi rapidement que nous essayons d'éliminer les entraves au commerce international.
Pour la première fois, le travail qui s'effectue sur le plan du commerce international est prometteur. Il ne devrait pas être plus facile de faire des affaires aux États-Unis que dans une autre région du Canada. Nous devrions encourager les entreprises à commercer davantage au Canada, mais certaines d'entre elles ont de la difficulté à le faire parce qu'il existe encore trop d'obstacles.
Voir le profil de Don Davies
NPD (BC)
Je pense que l'administration Obama travaille à porter les tarifs à zéro pour tous les biens et services écologiques afin de stimuler le secteur. Non seulement est-ce bon pour les affaires, mais c'est bon aussi pour l'environnement.
Pour ma dernière intervention, j'aimerais donner à chacun une minute. Je suis en train de jouer le rôle...
Le président: Il ne vous reste qu'une minute.
M. Don Davies: Il me reste une minute, donc vous avez 15 secondes chacun. Si vous pouviez ne faire qu'une chose, si vous ne pouviez conseiller qu'une chose au gouvernement pour aider les PME à intensifier leurs échanges internationaux, qu'est-ce que ce serait?
Nous allons commencer par vous, monsieur Turi.
Philip Turi
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Philip Turi
2015-05-04 17:01
Évidemment, il est extrêmement important de continuer d'ouvrir de nos marchés, donc il faut continuer d'investir dans l'ouverture de nouveaux marchés. C'est crucial. Pour ce qui est du financement direct, je reviens à ce que j'ai déjà dit. Ne mettons pas trop d'obstacles, ne créons pas de limites de taille et d'expérience, misons sur le potentiel d'exportation de chaque projet. Il ne faut pas nécessairement créer un fonds gigantesque qui finance des milliers d'entreprises. Je pense que si l'on met l'accent sur les petites entreprises à plus grand impact, plus grand potentiel, on a une meilleure chance d'avancer.
Joy Nott
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Joy Nott
2015-05-04 17:02
Je dirais: publicité, publicité et publicité. Non, cela ne veut pas nécessairement dire des gros budgets et des annonces à la télévision. Ce n'est pas ce que je dis. Il y a des choses comme Facebook et Twitter. Il y a toutes sortes de choses qui existent. Il faut faire connaître les services disponibles.
Corinne Pohlmann
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Corinne Pohlmann
2015-05-04 17:02
Il faut réduire les obstacles au commerce. En fin de compte, c'est ce qui a le plus d'incidence sur une petite entreprise. Qu'on parle d'un accord de libre-échange ou de l'importation au Canada par l'ASFC, il faut essayer de les réduire autant que possible.
Terry Bergan
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Terry Bergan
2015-04-29 15:52
Merci, mesdames et messieurs.
Je vous ai remis un document d'information assez volumineux, alors je vais le survoler rapidement.
International Road Dynamics est une petite entreprise spécialisée dans la technologie qui a été créée par nous trois dans les années 1980. Nous sommes passés de la R-D et de la démonstration de nos produits à la commercialisation de nos produits sur le gigantesque marché des systèmes de transport intelligents. Nos systèmes de pesage routier permettent l’automatisation des autoroutes, contribuant ainsi à l’efficacité et à la sécurité du réseau de transport routier et à la réduction des gaz à effet de serre.
Notre entreprise est présente partout dans le monde. Nous avons des filiales aux États-Unis, au Mexique, au Chili, au Brésil, en Inde et en Chine. Certaines sont en propriété exclusive et d'autres sont en coentreprise avec des partenaires locaux. Aujourd’hui, nous exportons dans 76 pays. Depuis sa constitution en société, IRD a livré des biens et des services d’une valeur de plus de 700 millions de dollars canadiens, dont environ 95 % proviennent des exportations.
Dans mon mémoire, je parle davantage de ce qui se passe sur le terrain. Je dirige le volet international de notre entreprise, c'est-à-dire tout ce qui est à l'extérieur de l'Amérique du Nord. Nous considérons le Canada et les États-Unis comme notre marché intérieur. Cela dit, il y a quand même une grande différence entre faire des affaires aux États-Unis et au Canada, puis aux États-Unis et dans le reste du monde. On constate des différences entre les diverses régions du monde. Grâce à notre filiale au Chili, nous faisons des affaires partout en Amérique latine, et depuis que nous sommes installés en Chine et en Inde, nous avons étendu nos activités dans ces régions également.
Au fil des années, nous avons profité des nombreux programmes destinés à accroître les exportations, tels que les missions commerciales, qui sont de la plus grande importance, et je ne le dirai jamais assez. Dans de nombreux pays, le fait qu’un représentant du gouvernement fasse les présentations et soit présent lors d’une visite auprès d’un client potentiel peut procurer un avantage considérable, tout comme il est important que je sois accompagné d'un représentant fédéral, provincial ou municipal lorsque j'emmène des acheteurs étrangers au Canada.
Nous avons pris part à des missions d'Équipe Canada. Nous avons accompagné le premier ministre Harper en Inde. Cela nous a donné une grande visibilité. Cette aide nous a été, à titre de PME, d’une valeur inestimable. Elle nous a permis de bonifier notre budget limité afin d'explorer et de développer de nouveaux marchés. Dans le secteur des technologies, on ne dispose pas de beaucoup de temps pour se faire connaître. Il faut saisir les occasions si on ne veut pas passer à côté d’un important débouché.
Nous apprécions grandement le travail des consulats et des ambassades. C’est toujours avec les délégués commerciaux que nous communiquons en premier lieu. Je l'ai fait en 1980 et je le fais encore aujourd'hui. Nous collaborons avec des ambassadeurs et des délégués commerciaux partout où nous faisons des affaires. Ils nous fournissent toujours des renseignements et des conseils précieux et nous aident à surmonter certaines difficultés, dont les procédures bureaucratiques et les normes d'affaires propres à chaque pays.
Je sais que la CCC n'est plus aussi visible qu'avant, mais nous en avons profité, et elle nous a permis d'obtenir un gros contrat en Arabie saoudite. Une fois que nous avions réuni tous les intéressés, le gouvernement de l'Arabie saoudite a décidé que le contrat de gouvernement à gouvernement n’était pas nécessaire puisque le gouvernement du Canada avait manifesté son appui et sa confiance envers notre PME. Nous avons travaillé sur des projets qui n'étaient pas menés par IRD mais par d'autres entreprises canadiennes et nous avons signé des contrats de gouvernement à gouvernement avec la CCC.
Dans les premiers temps, l’ACDI nous a aidés à maints égards. Nous avons eu recours à ses études de marché pour cerner les débouchés et trouver du financement pour mener des projets d'envergure. Encore une fois, j'encourage le travail de la CCC.
On ne dira jamais assez de bien d’EDC. IRD serait devenue une entreprise américaine ou européenne, n’eût été l’appui d’EDC. Comme je l'ai dit dans notre mémoire, bien que nous nous soyons heurtés à certaines difficultés sur le plan technologique, en tant que PME exportatrice, ce n'était ni la technologie ni la crédibilité qui posait le plus problème, mais plutôt le financement de nos exportations. Dans bien des cas, les banques canadiennes sont une bonne chose, mais elles ne savent pas vraiment ce qui se passe sur les marchés internationaux. Sans l'aide d'EDC et de son financement, nous aurions probablement été contraints de vendre notre entreprise.
Nous avons donc recours à tous les programmes d'EDC pour garantir nos exportations et nos marges de crédit, ainsi que pour des instruments de cautionnement dans ces pays et, évidemment, des garanties de paiement.
Chacun de ces programmes a sa raison d'être et nous en avons bien profité. Ils encouragent les PME à explorer les marchés d'exportation, mais sachez qu'à l'étranger, on fait les choses différemment. On a mentionné tout à l'heure l'Argentine, mais je tiens à vous mettre en garde contre l'Argentine, le Brésil, l'Inde et la Chine. Nous avons une politique anti-corruption, que j'appuie fermement, mais cela dit, la situation est différente dans ces pays. Ces pays sont passés maîtres dans l'art de vous maintenir à leur merci.
Un exemple typique, c’est une PME canadienne qui entre sur un marché avec l’aide du gouvernement du Canada. La PME suppose que les entreprises locales représentent de bons partenaires honnêtes et elle signe un contrat, et peut-être que les conditions ne sont pas aussi spécifiques qu'elle l'aurait souhaité, ce qui est chose courante dans ces pays. Au moment de la livraison, elle éprouve quelques difficultés et doit rencontrer le client pour régler tout cela, et entretemps, elle a des créances à rembourser aux banques canadiennes. Elle subit des pressions et, souvent, les cycles de paiement étant différents, elle devient à la merci du client, et la seule solution à envisager pour se libérer de la pression énorme est de verser un pot-de-vin.
Cela arrive fréquemment. Cela nous est arrivé au Brésil, en Inde, en Chine, en Argentine, au Paraguay et en Uruguay; c'est la façon de faire des affaires.
C'est l'un des secteurs où, selon moi, le ministère des Affaires étrangères, les ambassades et les consulats devraient agir pour informer les clients potentiels et les gouvernements étrangers des difficultés auxquelles les entreprises canadiennes se heurtent lorsqu'elles font des affaires et doivent comprendre la bureaucratie — mais surtout, expliquer à ces gens que ce n'est pas la façon dont nous faisons des affaires au Canada.
Les ambassades et les consulats pourraient dresser une liste des entreprises fiables et s'assurer que les représentants des gouvernements savent que les entreprises canadiennes jouent cartes sur table. Cela pourrait contribuer à réduire le plus possible ces risques.
Dans de nombreux pays, tout comme en Amérique du Nord, les infrastructures sont un domaine dans lequel investissent les gouvernements du monde entier et qui présente d'importants débouchés pour les entreprises canadiennes. Je vous ai parlé tout à l'heure du Japon, mais il y a beaucoup d'autres pays qui appuient leurs exportateurs, particulièrement dans le domaine des infrastructures...
Voir le profil de Don Davies
NPD (BC)
Puisqu'il me reste peu de temps, je vais demander à chacun de répondre très brièvement.
Au Canada, 99 % des entreprises sont des PME, et nous savons que 10 % d'entre elles seulement s'adonnent au commerce international. Tous les membres du comité souhaitent que ces chiffres augmentent et qu'un plus grand nombre de PME réalise des échanges commerciaux.
Si vous aviez un conseil à donner au gouvernement pour l'aider à cet égard, quel serait-il?
Je vais commencer par vous, monsieur Bergan, après quoi j'écouterai M. Hicks.
Terry Bergan
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Terry Bergan
2015-04-29 17:00
J'imagine que j'aimerais commencer par raconter nos débuts. Nous avons fait appel aux services extérieurs et sommes partis à l'étranger. Nous avons d'ailleurs trouvé des marchés. Les services commerciaux ont fait de l'excellent travail en nous présentant des personnes et des clients, et en nous donnant des conseils sur la façon de pénétrer les marchés.
Comme je l'ai dit plus tôt, je pense que bien des PME devraient commencer par les États-Unis, puisque les Américains mènent leurs affaires un peu comme nous. Pour ce qui est de la devise, nous faisons des transactions dans huit devises différentes avec nos filiales. Nous utilisons une couverture inactive et un programme d'affacturage, et nous arrivons très bien à gérer le risque relatif à la devise.
Mike Hicks
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Mike Hicks
2015-04-29 17:00
Je suis d'accord avec M. Bergan.
J'aurais donné une réponse similaire, mais j'ajouterais qu'il faut avoir une main-d'oeuvre qualifiée au Canada dans ce que vous faites. Soyez le meilleur dans ce que vous pouvez faire. Comme je l'ai dit, nous devons excéder les normes de notre industrie, et non pas nous contenter de les respecter. Veuillez s'il vous plaît continuer à financer les écoles secondaires, les collèges communautaires et le reste afin d'accroître les compétences des Canadiens.
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