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Jason R. Pantarotto
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Jason R. Pantarotto
2015-06-16 16:45
Merci de m’accueillir.
Je m’appelle Jason Pantarotto. Je suis chef du programme de radio-oncologie à l’Université d’Ottawa et à l’Hôpital d’Ottawa. Je suis ici à titre d’expert du traitement du cancer du poumon au moyen de la radiation. Je travaille aussi au sein du réseau provincial Action Cancer Ontario, dont je peux vous parler en ma qualité de responsable régional de la radio-thérapie de l’Est ontarien au RLISS de Champlain, réseau local d’intégration des services de santé de 1,3 million de personnes. De plus, je participe à un effort important à l’Hôpital d’Ottawa pour régler la question des temps d’attente des personnes souffrant d’un cancer du poumon. Je vais vous parler de certains défis auxquels nous sommes confrontés.
Cet après-midi, j’ai pensé limiter mes commentaires aux quatre composantes de la résolution adoptée par le comité.
Pour ce qui est des principales causes de cancer du poumon à part le tabagisme, je pense que les intervenants d’aujourd’hui en ont mentionné un bon nombre, mais je veux formuler d'autres commentaires et répondre aussi à certaines des questions qui ont été soulevées au cours de la dernière heure.
Il y a divers agents, tant artificiels que naturels, qui peuvent causer le cancer du poumon. Nombre des agents industriels employés au cours des 100 dernières années peuvent être inhalés mais, honnêtement, il est difficile d’évaluer le risque de chacun. Il a été clairement prouvé au cours des dernières décennies que des agents comme l’amiante, le carburant diesel, la poussière de silice et l’arsenic, qu’ils soient inhalés ou ingérés, peuvent causer le cancer du poumon en particulier, mais il y a une période latente de nombreuses années entre l’exposition à ces agents et le développement du cancer du poumon en tant que tel.
Les résultats montrent souvent que les effets de ces agents agissent en synergie avec ceux du tabagisme. En conséquence, à exposition égale, les taux de cancer du poumon sont plus élevés chez les fumeurs que les non-fumeurs. Compte tenu de la prévalence du tabagisme au cours des 60 ou 70 dernières années — le nombre de fumeurs était très important —, il est vraiment très difficile de déterminer l’incidence réelle de nombreuses toxines industrielles.
Pour ce qui concerne le radon, qui n’est, bien entendu, pas un agent industriel mais, comme nous l’avons entendu aujourd’hui, une substance naturelle qui se forme dans la croûte terrestre en raison de la dégradation naturelle de l’uranium, je crois personnellement que Santé Canada offre de la documentation très pertinente sur son site Web. Cependant, je constate avec mes patients, et même avec mes collègues, mes amis et mes voisins, que les tests de dépistage du radon ne sont vraiment pas une priorité pour la population en général.
En fait, vous pouvez vous poser la question suivante: combien d’entre vous avez fait des tests de dépistage du radon dans vos propres maisons? Dans la négative, pourquoi pas? Je soupçonne que nous avons un certain nombre de bonnes réponses. Je crois que les coûts sont l’un des obstacles, et s’il est difficile de convaincre les gens de mettre 4 $ de piles dans un détecteur de fumée, alors comment arriver à les convaincre de faire un dépistage, qu’il coûte 99 $ ou 30 $, en plus de toutes les choses qu’il leur faudra peut-être faire chez eux? S’il y a un effet synergique entre le radon et le tabagisme, alors pour ceux qui fument davantage — il s'agit habituellement des personnes ayant un statut socioéconomique ou un niveau d’instruction moindre —, il est encore plus difficile d’avoir accès à un test de dépistage du radon et de prendre ensuite des mesures correctives.
Passons aux enjeux de la collecte de fonds. Les gens ne sont pas sensibilisés à la prévalence et à la gravité du cancer du poumon, même parmi les professionnels de la santé. Avec peu de survivants et, donc, peu de défenseurs de la cause pour promouvoir les programmes de recherche, nous n’avons pas vraiment été capables de faire des collectes de fonds aussi importantes que pour les autres types de cancer. Encore une fois, le tabagisme est plus fréquent chez les groupes que je viens de mentionner — ceux qui ont un statut socioéconomique réduit — qui, historiquement, n’ont pas été en mesure de bien faire valoir leurs droits, pour des raisons évidentes.
En ce qui touche la recherche relative aux causes du cancer du poumon chez les hommes et les femmes, je pense que le tabagisme arrive, de loin, en tête de liste. Je vois beaucoup de recherche sur le traitement du cancer du poumon, dont nous avons entendu parler brièvement aujourd’hui, et aussi sur la prévention et le dépistage efficace.
Je pense que le dépistage est primordial, mais qu'il est nécessaire d’avoir un programme de dépistage efficace. En Ontario et dans diverses autres administrations au Canada, nous avons mis en place des tests de dépistage du cancer du sein, du cancer du col de l’utérus et du cancer colorectal, mais si on prend les données les plus récentes pour l’Ontario, 62 % des femmes y étant admissibles ont fait des tests de dépistage du cancer du col de l’utérus entre 2011 et 2013. Pendant la même période, 59 % des femmes admissibles ont passé un test de dépistage, et, pour le cancer colorectal, le pourcentage était bien moindre, aux alentours de 30 %, malgré le fait que ce type de cancer soit le deuxième plus meurtrier, si vous voulez, au Canada, derrière le cancer du poumon. Toutes ces données sont tirées du Cancer System Quality Index, publié par le Conseil de la qualité des soins oncologiques de l’Ontario.
En terminant, les pratiques exemplaires émergentes pour le dépistage étaient le dernier point dans la résolution. Je pense que nous avons entendu beaucoup de bons renseignements aujourd’hui concernant le fait que l’on dispose de preuves solides de l’efficacité des dépistages par tomodensitomètre à faible dose dans les populations à haut risque. Je pense que lorsque l’on a un programme de dépistage, il y a plein d’éléments que l’on doit traiter en profondeur. Il faut accréditer chaque installation et le personnel qui y travaille, gérer les bases de données, prévoir un système de rappel pour les nodules suspects, car vous allez trouver toutes sortes de choses une fois que vous aurez commencé à regarder, mettre en place des cliniques de surveillance et, bien sûr, donner l’accès à des biopsies pulmonaires en temps opportun. L’intégration est cruciale.
À Ottawa et dans la région ottavienne, dont la population est relativement aisée et instruite, selon les données de 2011, pour le 90e percentile, il fallait attendre 117 jours après un dépistage par tomodensitomètre anormal pour obtenir des traitements contre le cancer du poumon. C’est le cas à Ottawa et dans le reste du pays pour diverses raisons. Lorsque l’on prend certaines de ces autres populations, elles ont plus de mal à passer un test de dépistage une fois que pareil système a été mis en place et encore plus de mal à obtenir une biopsie. Le temps d'attente est encore plus long.
Je veux simplement terminer ce que je disais en ce qui concerne les segments de la population qui relèvent de la compétence fédérale: les Autochtones, les militaires, les détenus et la GRC. On constate que dans certains sous-groupes de la population autochtone, le tabagisme est très répandu. Pour la population du Nunavut, et ces données sont tirées des études du professeur Kue Young à l’Université de l’Alberta, les populations autochtones qui vivent autour du Cercle polaire dans divers pays ont des taux plus élevés de cancer du poumon que quiconque dans le monde. La population autochtone au Canada semblait aussi avoir des taux encore plus élevés que les autres.
De façon similaire, dans des revues éminentes comme Cancer, on a publié des preuves selon lesquelles les taux de cancer du poumon étaient plus élevés chez les anciens combattants de l’armée américaine et de l’armée australienne — mais rien pour le Canada — et que s’ils se retrouvent avec le cancer du poumon, il est plus probable qu’ils en meurent. Je ne serais pas surpris que nous voyions des résultats semblables si des études étaient menées auprès des anciens combattants canadiens — ou qu’elles aient été menées et que je l’ignore. Je ne serais pas surpris que nous constations exactement la même chose.
Je vais m’arrêter là, car je crois que mon temps est écoulé.
Voir le profil de Royal Galipeau
PCC (ON)
Bonjour.
Nous sommes de retour à la 55e séance du Comité permanent des anciens combattants et nous venons de terminer la portion à huis clos. La réunion est maintenant publique.
Monsieur Lizon, vous avez la parole.
Voir le profil de Wladyslaw Lizon
PCC (ON)
Merci, monsieur le président.
Dimanche dernier, M. Mieczyslaw « Mitch » Lutczyk, un vétéran qui aurait fêté ses 96 ans le 29 juin, nous a quittés. Il était l'un des très rares survivants de la guerre défensive de 1939. Ensuite, son histoire est celle d'une partie de l'armée polonaise avec laquelle il est allé combattre en France, à la défense de ce pays. Après la défaite de la France, il a gagné l'Angleterre et il a participé à sa défense. Puis il a joint les rangs de la Première division blindée polonaise, qui a débarqué en Normandie et qui a été rattachée à la Première Armée canadienne. Il a combattu en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, puis il est venu s'établir au Canada, où il a vécu de nombreuses années. Il exerçait une grande influence dans la communauté. Il nous manquera à tous beaucoup. Je voudrais montrer le grand respect que j'éprouve pour tout ce qu'il a fait.
J'ignore si nous aurons une autre chance de faire une déclaration à la Chambre conformément à l'article 31 du Règlement, mais je tenais à faire cette déclaration devant le comité. C'est la raison pour laquelle je voulais qu'une partie de la séance n'ait pas lieu à huis clos.
Merci, monsieur le président.
Des voix: Bravo!
Voir le profil de Royal Galipeau
PCC (ON)
Avec le consensus du comité, je remercie M. Lizon pour cette intervention et j'exprime à la famille les remerciements les plus sincères du comité pour la contribution de M. Lutczyk à la défense de la liberté dans le monde.
Voir le profil de Ron Cannan
PCC (BC)
Merci beaucoup. C'est très apprécié.
Dans un tout autre ordre d'idées, je pense que, tous autant que nous sommes autour de cette table, nous appuyons nos anciens combattants ainsi que nos hommes et nos femmes qui s'acquittent de leur mandat en mer, sur terre et dans les airs, de même que la GRC qui oeuvre à l'échelle locale, nationale ou internationale, et nous sommes reconnaissants de leur engagement envers notre pays. J'ai rencontré de nombreux anciens combattants au sein de ma communauté. Je travaille étroitement avec les membres de notre légion et du club de la marine, de l'armée et de la force aérienne. Pour avoir discuté avec le ministre O'Toole et des gens du ministère des Anciens Combattants, je sais que le budget prévoit des mesures supplémentaires pour venir en aide à nos anciens combattants.
Pourriez-vous nous en dire davantage au sujet des prestations additionnelles que le gouvernement a mises en place afin que nos braves hommes et femmes puissent vivre dans la dignité?
Voir le profil de Joe Oliver
PCC (ON)
Oui. Je vous remercie pour cette question importante.
Le gouvernement conservateur a comme priorité de s'assurer que les anciens combattants, les vétérans et leurs familles obtiennent le soutien dont ils ont besoin lorsqu'ils en ont besoin. Il a fait d'importants progrès dans des secteurs clés, comme la sécurité financière à long terme, l'augmentation du soutien familial et l'élimination des obstacles à l'admissibilité à certaines prestations. Par exemple, les anciens combattants des Forces armées canadiennes qui sont de moyennement à gravement handicapés en raison de leur service seront bientôt admissibles à des prestations supplémentaires après 65 ans, et il y aura des fonds pour soutenir les aidants naturels. De plus, les membres de la Force de réserve du Canada recevront des prestations équitables de la part du gouvernement.
Ces nouvelles initiatives prouvent l'engagement du gouvernement à s'assurer que les anciens combattants canadiens et leurs familles sont traités avec soin, compassion et respect. Depuis l'arrivée au pouvoir de notre gouvernement, les prestations destinées aux anciens combattants n'ont fait qu'augmenter. Le Parti libéral, quant à lui, s'est opposé à l'augmentation du revenu mensuel des anciens combattants, y compris au programme d'allocation pour perte de revenus. Il s'est également prononcé contre l'expansion des cliniques spécialisées en santé mentale partout au pays. Pourtant, il n'a rien contre le fait qu'un conseiller utilise plus de 70 000 $ de l'argent des contribuables pour déménager à quelques pâtés de maisons.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Je crois avoir dit au début que nous aidons les jeunes de diverses manières, la première étant de les faire entrer en formation professionnelle. Je veux souligner l'importance de la Subvention incitative aux apprentis du Canada. Pendant trop longtemps, nous n'avons pas tenu compte de la formation professionnelle dans nos politiques. La subvention a d'ores et déjà bénéficié à plus de 300 000 jeunes, 500 000 subventions pour 300 000 jeunes afin de les aider à obtenir un diplôme et un permis de compagnon pour occuper des emplois en forte demande.
Nous consacrons aussi des ressources pour aider les jeunes à passer d'un métier à un autre. Par exemple, 9 000 militaires en âge de travailler sortent de l'armée chaque année. Comme beaucoup d'entre eux sont jeunes, nous voulons nous assurer qu'ils soient reconnus par le système pour les compétences qu'ils ont acquises pendant leur passage dans l'armée afin d'être automatiquement qualifiés pour occuper des emplois en forte demande.
J'étais au BCIT en Colombie-Britannique la semaine dernière, où un programme a été mis en place spécialement pour aider des centaines de jeunes vétérans à obtenir un crédit d'études pour les nombreuses compétences qu'ils ont acquises pendant leur service, afin qu'ils puissent adapter ces compétences au marché de l'emploi civil. Nous avons annoncé des financements pour le BCIT afin d'étendre ce programme à sept autres sites au Canada pour le rendre accessible à tous les vétérans qui le souhaitent.
C'est juste un exemple de la manière dont nous utilisons la formation professionnelle pour établir des passerelles et développer des compétences pour les emplois en forte demande.
Robert Thibeau
Voir le profil de Robert Thibeau
Robert Thibeau
2015-05-27 18:33
Bonsoir.
C'est encore une fois un grand plaisir de comparaître devant votre comité au nom de Aboriginal Veterans Autochtones et de son partenaire, les anciens combattants du Congrès des Peuples autochtones, de même qu'au nom des anciens combattants des Premières Nations du Canada.
Le comité m'a demandé de commenter plus particulièrement la section 17 de la partie 3 du projet de loi C-59, qui modifie la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes pour:
a) y ajouter une disposition en énonçant l’objet; b) améliorer le processus de transition à la vie civile des militaires et des vétérans des Forces canadiennes;c) instaurer l’allocation de sécurité du revenu de retraite afin de permettre aux vétérans et survivants admissibles de bénéficier d’une aide financière continue après l’âge de 65 ans;d) instaurer l’indemnité pour blessure grave afin de permettre aux militaires et vétérans des Forces canadiennes admissibles de bénéficier d’une indemnité forfaitaire pour une maladie aiguë ou une blessure traumatique, grave et soudaine liée au service, peu importe qu’elles entraînent ou non une invalidité permanente; e) instaurer l’allocation pour relève d’un aidant familial afin de permettre aux vétérans admissibles ayant besoin de recevoir un niveau élevé de soins continus d’un aidant naturel d’obtenir une subvention annuelle pour reconnaître le soutien offert par ce dernier.
Aboriginal Veterans Autochtones est d'avis qu'il doit examiner de plus près le contenu de cette section du projet de loi C-59 se rapportant aux anciens combattants afin de déterminer ce que les dispositions couvrent vraiment. Nous croyons qu'il faut un engagement ferme et des mesures positives afin de prouver aux anciens combattants, à leur communauté et à leur famille que le gouvernement et le pays se soucient de ceux qui ont risqué leur vie.
Je vais maintenant saluer brièvement les particularités de la section 17 de la partie 3 et vous dire quelques mots là-dessus.
Aboriginal Veterans Autochtones et ses partenaires sont entièrement d'accord pour dire que les dispositions semblent être un pas dans la bonne direction pour le gouvernement canadien et Anciens Combattants Canada. Un plan de communication solide et efficace est nécessaire pour la transition des militaires et des anciens combattants des Forces canadiennes, de même que pour les services qui ont été mentionnés de façon générale. Il ne peut pas y avoir de malentendus sur les services offerts et les prestations d'Anciens Combattants Canada. Une communication efficace est donc essentielle.
Aboriginal Veterans Autochtones a déjà porté une question à l'attention de votre comité, à savoir justement l'efficacité de la communication dans les milieux autochtones ruraux et éloignés, du côté des Premières Nations, des Métis et des Inuits. Nous devons tenir compte des anciens combattants qui vivent dans ces régions éloignées et trouver des façons de lever les barrières attribuables à l'emplacement et possiblement au manque de ressources technologiques afin de mieux communiquer avec eux.
À ce stade-ci, nous ne pouvons pas discuter à fond de l'allocation de sécurité du revenu de retraite et de son instauration puisque nous devrons voir le contenu de la proposition. Nous ne pouvons qu'espérer que la proposition soit acceptable et réponde aux besoins des anciens combattants ayant besoin d'aide et de leur famille, pour éviter qu'ils aient du mal plus tard à obtenir les services offerts aux anciens combattants ou aux survivants.
L'instauration de l’indemnité pour blessure grave est une autre mesure prometteuse visant à répondre aux besoins de ceux qui souffrent de blessures graves ou traumatiques liées au service. Encore ici, nous devons veiller à ce que le contenu de la mesure réponde aux besoins des anciens combattants touchés.
J'ai récemment voyagé avec 28 anciens combattants de la campagne d'Italie — des héros canadiens —, et j'ai entendu des histoires épouvantables à propos des combats, des amis qui ont été perdus et de la douleur endurée. J'étais touché d'être avec ces gens. Les histoires que j'ai entendues n'avaient jamais été racontées. C'étaient des histoires d'événements tragiques, de moments heureux et du souvenir de bons amis. L'expérience m'a certainement permis de mieux comprendre qu'il faut s'occuper convenablement des anciens combattants, étant donné leurs contributions et sacrifices personnels, et leur capacité à tourner la page.
Certains de ces anciens combattants remarquables m'ont parlé d'amis qui se sont enlevé la vie, d'alcoolisme et de problèmes familiaux chez les anciens combattants de retour au pays.
J'ai aussi appris comment certains ont su combattre leurs démons et réussir tout ce qu'ils entreprenaient. Ces anciens combattants ont dit deux choses qui me sont restées à l'esprit.
D'une part, nos unités comptaient un certain nombre d'Autochtones, qui étaient tous de bons soldats. Nous avons toutefois perdu bon nombre d'entre eux. Il est regrettable que personne ne se soit occupé d'eux lorsqu'ils sont rentrés.
D'autre part, sans les anciens combattants de la mission en Afghanistan, nous n'aurions pas eu droit aux prestations qui nous ont été refusées il y a longtemps. Nous pouvons bel et bien constater des similitudes entre ce qu'ont vécu les anciens combattants des guerres précédentes et ce que vivent ceux d'aujourd'hui. Les anciens combattants actuels ont eux aussi souffert profondément lors des conflits récents, sur les plans physique et mental.
Les anciens combattants d'aujourd'hui n'ont d'autre choix que de dépendre du dévouement et de la détermination d'aidants familiaux. Il s'agit parfois de l'époux ou l'épouse qui, après avoir abandonné sa carrière et accepté une diminution de salaire, rencontre des problèmes financiers, ce qui peut mettre à rude épreuve la relation et aboutir à une rupture. Ces aidants familiaux veillent à ce que les meilleurs soins possible soient prodigués. Ce sont eux qui aident les militaires blessés et qui assurent la survie de nos héros. Personne ne peut tenir pour acquises ces personnes que j'appelle les défenseurs de première ligne de nos blessés.
L'indemnisation accordée aux aidants familiaux qui ont tout sacrifié afin d'assurer en grande partie le rétablissement de nos anciens combattants ne devrait pas être compromise. Leur altruisme doit être reconnu. S'il est nécessaire de poursuivre l'aide financière après l'âge de 65 ans, cela ne doit jamais être remis en question puisqu'il s'agit de personnes qui ont beaucoup sacrifié pour protéger les libertés dont jouissent les autres Canadiens.
Il faut également se rappeler que le Canada a envoyé ces militaires, ces marins et ces aviateurs dans des régions victimes de bouleversements, de conflits et d'horreurs. Cela dit, nous ne devrions jamais accepter que le pays se soustraie à sa responsabilité de s'occuper des militaires et des anciens combattants blessés des Forces canadiennes.
Pour terminer, j'abonde dans le même sens que l'ombudsman des anciens combattants et la Légion royale canadienne. La Nouvelle Charte des anciens combattants et la Charte des anciens combattants améliorée sont des documents évolutifs, ce qui signifie qu'ils doivent être révisés et adaptés afin de répondre aux besoins de leurs prestataires. Comme je l'ai déjà dit, la Nouvelle Charte des anciens combattants a été présentée à la Chambre, et tous les partis l'ont acceptée, de même que les Forces armées canadiennes et la grande majorité des groupes d'anciens combattants. La nouvelle charte pose un certain nombre de problèmes, mais il incombe à nos politiciens d'écouter les organisations qui donnent de bons conseils et proposent des solutions aux questions entourant les anciens combattants.
Notre organisation appuie la Légion royale canadienne et l'ombudsman, qui travaillent sans relâche pour faire bouger les choses au nom des anciens combattants. Aboriginal Veterans Autochtones a toujours choisi de ne soutenir que les organisations ou les groupes qui favorisaient des mesures positives ayant trait aux anciens combattants.
Voici une dernière remarque d'un de nos partenaires: les anciens combattants devraient probablement constituer la main-d'oeuvre d'Anciens Combattants Canada et être nommés au Tribunal des anciens combattants, révision et appel.
En mon nom et en celui de mes partenaires et de tous les anciens combattants canadiens, je vous remercie sincèrement de m'avoir invité à participer à la séance d'aujourd'hui.
Meegwetch.
Voir le profil de Laurie Hawn
PCC (AB)
Merci beaucoup à tous les témoins.
Merci beaucoup, madame Migneault, d'avoir partagé votre histoire avec nous.
Vous avez des préoccupations, bien sûr, concernant l'allocation de secours pour les aidants naturels. Je crois que tout le monde serait d'accord pour dire que la mesure découle de bonnes intentions. Puis-je vous demander quelle serait votre solution idéale? Que proposeriez-vous idéalement?
Jenifer Migneault
Voir le profil de Jenifer Migneault
Jenifer Migneault
2015-05-27 19:06
Disons que c'est un rêve.
Ce serait un centre, un bâtiment, qui pourrait être fréquenté par des familles entières et par des couples. Tout le monde y aurait accès. Nous avons besoin de répit. Mais vous savez, les...
Je vais poursuivre en français, si vous me le permettez. Ce sera plus facile.
Le fait de sortir de la maison est déjà un défi. On n'a plus d'amis, plus de famille. On n'a plus rien. On n'a pas d'argent pour sortir.
Il faudrait avoir un centre ou un Wounded Warriors dans un lieu physique, où les soldats blessés pourraient avoir accès à toutes les activités entre eux. De leur côté, les femmes font aussi du réseautage. Il pourrait y avoir des ateliers ponctuels, ce qui ferait une grande différence.
On ne peut pas juste se reposer, parce que quand on retourne à la maison, on se retrouve devant les mêmes problèmes. C'est la raison pour laquelle l'éducation est si importante. J'aimerais qu'il y ait un lieu physique où on pourrait faire venir, en alternance, des gens de la GRC et des gens de la Force aérienne, par exemple. Ainsi, on pourrait amener les gens à travailler ensemble et les éduquer sur le sujet.
C'est une sorte de solution de « deux dans un ». Cela serait utile pour traiter la fatigue de l'aidant et pour aider l'ancien combattant atteint du syndrome de stress post-traumatique. Je vis avec mon mari qui est atteint de ce syndrome, et cela nous aiderait tous les deux.
Voir le profil de Frank Valeriote
Lib. (ON)
Voir le profil de Frank Valeriote
2015-05-27 19:13
Merci.
Messieurs Burke, Blackwolf ou Thibeau, comment est-ce que Anciens Combattants s'occupe-t-il actuellement des vétérans qui vivent dans des endroits isolés?
Richard Blackwolf
Voir le profil de Richard Blackwolf
Richard Blackwolf
2015-05-27 19:13
Nous communiquons avec nos anciens combattants partout au pays. Moi-même, je téléphone à nos aînés, aux vétérans de la Deuxième Guerre mondiale, régulièrement. Nous contactons nos...
Richard Blackwolf
Voir le profil de Richard Blackwolf
Richard Blackwolf
2015-05-27 19:13
C'est la question que nous leur posons. Nous veillons à leurs soins en leur demandant directement, notamment aux vétérans de la Deuxième Guerre mondiale mais également à ceux de la guerre de Corée qui sont maintenant octogénaires. Il y en a d'autres qui... des vétérans de la guerre froide, comme moi-même, qui ont 70 ans et plus. Bon nombre de jeunes vétérans nous posent des questions sur la Nouvelle Charte des anciens combattants. Nous recueillons beaucoup de commentaires. Nous avons également 20 groupes qui sont actifs dans les médias sociaux. Nous avons une très belle communication avec tous les groupes d'âge sur cette plateforme. Nous sommes une organisation nationale des anciens combattants à grand rayonnement. Nous avons même une division en Asie du Sud-Est, et nous entretenons des liens avec les anciens combattants australiens.
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