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Jennifer Lyle
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Jennifer Lyle
2019-06-04 16:03
Merci.
Je m'appelle Jennifer Lyle. Je suis la PDG de SafeCare BC et l'un des membres fondateurs de la NASHH, la National Alliance for Safety and Health in Healthcare. Je suis ici aujourd'hui au nom de l'Association canadienne des soins de longue durée en ma qualité d'agente de liaison avec la NASHH.
L'Association est un organisme national composé d'associations provinciales et de fournisseurs de soins de longue durée qui offrent des services de soins de santé publics aux personnes âgées partout au Canada. Elle représente également les fournisseurs de soins qui offrent des services de soutien à domicile et des soins aux jeunes adultes handicapés.
La National Alliance for Safety and Health in Healthcare, ou NASHH, est un regroupement national d'associations de santé et de sécurité au travail qui travaille avec des organismes de soins de santé et des travailleurs de partout au Canada pour promouvoir des milieux de travail plus sécuritaires et plus sains.
Monsieur le président, honorables députés, le secteur des soins continus est en crise. Nos fournisseurs de soins manquent de personnel, de ressources et subissent des pressions incroyables pour fournir des soins de qualité à une population de plus en plus complexe. Combinés, ces facteurs créent un mélange toxique qui entraîne non seulement l'épuisement professionnel, mais aussi des blessures professionnelles.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. À l'échelle nationale, le nombre de réclamations pour des heures de travail perdues en raison de la violence dans les services de santé et les services sociaux a augmenté de plus de 65 % au cours des 10 dernières années. En Colombie-Britannique seulement, plus de 60 % de toutes les plaintes de violence en milieu de travail concernent les services de santé et les services sociaux parmi les principaux groupes industriels, selon WorkSafeBC, et pourtant, ce secteur ne représente que 11 % de l'effectif provincial total de ce groupe.
Dans l'ensemble, la violence est l'une des principales causes de blessures en milieu de travail dans le secteur des soins continus de la Colombie-Britannique, et la Colombie-Britannique ne constitue pas une exception. Partout au Canada, nous sommes tous confrontés au même défi: comment s'attaquer aux causes profondes de la violence en milieu de travail dans les soins de santé?
Pour s'attaquer à la cause profonde d'un problème, il faut d'abord le cerner et le comprendre, ce qui me ramène à ce que j'ai dit plus tôt au sujet du manque de personnel, du manque de ressources et des pressions.
Pour comprendre la pression que subissent les fournisseurs de soins, il faut comprendre comment la clientèle du secteur des soins continus a changé au cours de la dernière décennie et où nous allons. Aujourd'hui, 62 % des bénéficiaires de soins de longue durée et 28 % des bénéficiaires de soins à domicile souffrent d'une forme ou d'une autre de démence et ces pourcentages devraient continuer d'augmenter. D'ici 2031, plus de 937 000 Canadiens seront atteints de démence. C'est une augmentation de 66 % par rapport aux données actuelles.
En plus des tendances que nous observons en ce qui concerne la démence, nous constatons également une augmentation générale de la complexité des besoins des personnes soignées dans des structures de proximité, tandis que nous continuons de nous éloigner du modèle de soins en établissement. Parmi ces personnes, citons les personnes atteintes de troubles psychiatriques et de dépendances qui peuvent aussi souffrir de démence à mesure qu'elles vieillissent. Ce sont tous des facteurs de risque de violence.
La violence ne survient pas dans tous ces cas, mais, trop souvent, notre système met les fournisseurs de soins en danger en raison de la façon dont les soins sont prodigués. Ce qui m'amène à mon prochain point: le manque de personnel.
Dans un récent sondage mené par SafeCare BC sur le secteur des soins continus, 95 % des répondants ont indiqué que leur organisme manquait de personnel. Vous vous demandez peut-être ce que la pénurie de personnel a à voir avec la violence. Nous avons posé la question dans le sondage. Nous avons demandé quelles sont les répercussions de la pénurie de personnel sur la sécurité des fournisseurs de soins de santé. Les répondants nous ont dit qu'en raison de la pénurie de personnel, ils font les choses à la hâte, ils sont fatigués, et ils ont l'impression qu'ils n'ont pas le temps de demander de l'aide. Toutes ces choses mettent en danger les fournisseurs de soins.
De plus, lorsque l'on travaille avec des populations vulnérables — par exemple, les personnes âgées atteintes de démence —, il est essentiel d'avoir le temps de comprendre leurs besoins et leurs déclencheurs; du temps dont on ne dispose pas en raison du manque criant de fournisseurs de soins entraîné par les pénuries chroniques de personnel.
Par ailleurs, tout comme les pénuries de personnel entraînent des blessures en milieu de travail, les blessures en milieu de travail entraînent des pénuries de personnel. Prenons l'exemple de la Colombie-Britannique. En 2018, l'équivalent de près de 650 postes à temps plein ont été perdus en raison d'une blessure au travail. Imaginez qu'un organisme — ou plusieurs organismes — perde ce nombre d'employés à temps plein. Imaginez les conséquences. C'est le prix à payer pour les blessures en milieu de travail.
Or, au-delà des chiffres, il y a aussi le coût humain. Certains aides médicaux se font agresser sexuellement par les clients atteints de démence qui reçoivent des soins à domicile. Des infirmières se font frapper à la mâchoire par des personnes âgées en état confusionnel aigu. Des préposés aux services de soutien à la personne ne savent pas comment ils vont faire pour revenir au travail. Enfin, des personnes âgées voient des répercussions sur leurs soins, parce que la personne sur laquelle elles comptent, la personne avec laquelle elles ont créé des liens, n'est plus disponible en raison d'une blessure au travail.
Que peut-on faire? Une option consiste à renouveler la stratégie nationale en matière de ressources humaines en santé avec une stratégie qui tient compte à la fois des soins aux personnes âgées et de la sécurité en milieu de travail, qui tient compte de l'évolution démographique de notre société et du virage vers les soins dans des structures de proximité, et qui place au centre le bien-être physique et psychologique des fournisseurs de soins, parce qu'au bout du compte, nous parlons de gens, de gens qui essaient de faire de leur mieux avec ce qu'ils ont.
Ce qui m'amène à mon dernier point: le manque de ressources. Il s'agit d'un vaste sujet, alors, par souci de concision, je vais me concentrer sur trois aspects clés: l'infrastructure, l'éducation et les données.
Du point de vue de l'infrastructure, la recherche a prouvé toute l'importance de l'aménagement, en particulier d'un aménagement convivial pour les personnes atteintes de démence. Un environnement adapté aux personnes souffrant de démence permet de réduire au minimum le risque de comportements agressifs. En termes simples, un environnement adapté aux personnes atteintes de démence entraîne non seulement de meilleurs soins, mais il est aussi plus sûr pour les fournisseurs de soins.
Cependant, nous faisons face à des défis importants partout au pays. Le CALTC estime que 40 % des foyers de soins ont besoin de travaux de rénovation majeurs. En Colombie-Britannique, l'âge moyen d'un foyer de soins est de 30 ans. Beaucoup de choses ont changé en 30 ans. Nous comprenons beaucoup mieux la démence et l'importance d'un aménagement intelligent. Toutefois, les personnes âgées qui arrivent dans les foyers de soins ont changé. L'époque où une personne âgée prenait sa voiture pour se rendre au foyer de soins et y défaisait seule ses bagages est révolue. Les foyers de soins dans lesquels vivent ces personnes âgées ne répondent plus à leurs besoins. Ces lacunes sur le plan de l'aménagement se répercutent à la fois sur leur qualité de vie et sur la sécurité des fournisseurs de soins qui les aident.
Le gouvernement fédéral a l'occasion d'agir dans ce domaine. Il pourrait notamment prendre appui sur l'investissement en santé communautaire de 6 milliards de dollars inscrit dans le Plan investir dans le Canada et inclure des investissements dans l'infrastructure des foyers de soins, parce que, ne vous méprenez pas, ces foyers ne sont pas des établissements de soins ni des hôpitaux: ils sont des maisons privées. Ces investissements pourraient servir à intégrer la recherche et les connaissances accumulées au cours des trois dernières décennies dans les travaux de rénovation et les nouvelles constructions pour que les soins soient plus sûrs.
Nos fournisseurs de soins manquent également de ressources éducatives. À l'heure actuelle, aucune norme nationale sur les compétences de base en matière de sécurité au travail ne s'applique aux travailleurs de la santé. Il y a aussi d'importants écarts entre les professions de la santé quant aux compétences de base requises.
Une partie de notre travail à SafeCare BC consiste à faire des progrès avec ce groupe pour cette raison même. Le travail en soins continus comporte des risques élevés. Par conséquent, tous les fournisseurs de soins de santé devraient être tenus d'avoir des compétences de base en sécurité au travail avant d'entrer dans le domaine. Nous constatons toutefois que ce n'est pas le cas.
Une des raisons qui expliquent cette lacune est le manque de sensibilisation. C'est là que nous devons saisir les possibilités. Il est possible de mener une campagne publique de sensibilisation aux problèmes de la violence dans les soins de santé et aux outils et stratégies disponibles pour l'atténuer. Il est également possible de remédier au manque de normalisation en matière d'éducation, notamment en établissant un groupe de travail national chargé de créer des lignes directrices sur les compétences essentielles et la sécurité au travail pour les fournisseurs de soins.
Enfin, il y a les données. Les données nous permettent de prendre des décisions éclairées. Elles sont autant une ressource qu'une infrastructure physique, mais quand il s'agit de données nationales, nous avons de la difficulté. Il n'y a pas de définition nationale normalisée de « l'industrie des soins de santé », et lorsqu'il s'agit des données sur les blessures en milieu de travail, les commissions des accidents du travail provinciales n'utilisent pas les mêmes codes pour les données sur les blessures en milieu de travail. Il est donc difficile de comparer des pommes avec des pommes et de dégager des tendances nationales.
Ce défi offre lui aussi des possibilités. Nous pourrions notamment jouer un rôle de chef de file dans l'établissement de points de référence nationaux sur les données de sécurité en milieu de travail, comme cela a été fait dans le cadre de projets pancanadiens antérieurs, comme le Système canadien de déclaration et de prévention des incidents médicamenteux.
Le manque de personnel, le manque de ressources et les pressions constituent sans aucun doute de grands défis, mais le gouvernement fédéral a la possibilité d'opérer des changements positifs. Les choses doivent changer. L'avenir du système de santé dépend de ses effectifs. Si nous ne prenons pas soin des fournisseurs de soins, qui s'occupera de nous et de nos proches lorsque nous en aurons besoin?
Merci.
Kulvinder Gill
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Kulvinder Gill
2019-05-16 17:01
La majorité des médecins de première ligne de l’Ontario pratiquent en fait dans le secteur privé et n’ont droit à aucune prestation. S’ils prennent congé, ils doivent non seulement continuer à payer leur personnel, mais également les frais généraux de leur clinique. À leur retour au travail, ils doivent reporter les rendez-vous de tous les patients qu’ils avaient dû annuler. Bien souvent, ils ont un fardeau accru quand ils rentrent au travail.
Nous avions aussi auparavant le programme d’assurance prioritaire de l’OMA, qui offrait une couverture très minime par l’entremise du gouvernement de l’Ontario. Toutefois, en raison de compressions de plus en plus importantes, le gouvernement de l’Ontario a non seulement réduit la couverture de santé mentale, mais elle n'offre que quelques centaines de dollars par année à chaque médecin. Il y a de nouveaux diplômés qui s’inscrivent au programme chaque année, mais le gouvernement n’a pas augmenté le financement en conséquence, de sorte qu’il y a un plus petit montant qui est réparti entre un plus grand nombre de personnes.
Voir le profil de Brigitte Sansoucy
NPD (QC)
Merci, monsieur le président.
Monsieur le ministre et madame la ministre, je vous remercie d'être parmi nous aujourd'hui pour notre étude des crédits.
J'ai trouvé très intéressant ce que vous avez dit sur l'augmentation prévue pour le programme Nouveaux Horizons pour les aînés. Je peux en effet constater les avantages de ce programme dans la circonscription que je représente. Cependant, ce qui m'intéresse surtout, c'est ce qui ne figure pas dans les crédits.
J'étais à la Chambre, la semaine dernière, pour débattre pendant une heure de la motion M-201. J'étais fâchée. Je me disais qu'il y avait des limites à vouloir s'approprier le mérite d'une réforme. Au cours de la dernière année, j'ai tenté à quatre reprises de déposer une motion disant essentiellement la même chose. Or, à quatre reprises, il s'est passé ce que nous avons pu voir plus tôt au cours de cette rencontre, à savoir que les libéraux, qui sont majoritaires à notre comité, ont demandé l'ajournement du débat, pour que nous n'en discutions pas.
Au cours de la dernière année, notre comité aurait pu faire l'étude sur les 15 semaines de prestations de maladie de l'assurance-emploi. À quatre reprises, les libéraux n'ont pas eu l'autorisation de voter en faveur de cette motion.
Au cours des derniers mois, nous avons étudié les prestations pour les parents endeuillés, sujet dont nous avons parlé plus tôt, les invalidités épisodiques, les emplois précaires. Chaque fois, des témoins nous ont dit qu'il fallait réformer le programme d'assurance-emploi et bonifier ses prestations de maladie. La plupart des organismes, des citoyens et des syndicats s'entendent sur le fait qu'il faut agir maintenant. Il y a un large consensus. Au cours de la dernière année, le Comité aurait pu agir et réaliser cette étude.
Vous avez rencontré Mme Marie-Hélène Dubé, qui a recueilli 600 000 signatures. Hier, j'ai tenu dans ma circonscription une séance publique sur ce sujet, qui a été très populaire. C'est un enjeu qui touche les gens. La semaine dernière, je vous ai questionné sur l'histoire de M. William Morissette, du Nouveau-Brunswick, qui, en plus de combattre un cancer, doit se battre contre le gouvernement pour obtenir ses prestations. C'est scandaleux.
Cela a mis en évidence les nombreux témoignages que nous avons entendus de la part de gens qui vivent des situations similaires et qui ont épuisé les 15 semaines de prestations de maladie auxquelles ils avaient droit. Certaines personnes malades, comme William Morissette, se tournent vers le sociofinancement pour survivre. Cela se voit partout au pays.
Les chiffres de votre ministère indiquent que 150 000 personnes ont besoin de plus que 15 semaines. Il est important de préciser qu'on parle ici de 150 000 personnes qui se sont qualifiées à l'assurance-emploi. C'est une nuance importante. Comme l'ont indiqué les personnes de votre ministère qui ont comparu devant notre comité, 6 personnes sur 10 ne se qualifient pas à l'assurance-emploi.
Monsieur le ministre, le premier ministre et vous avez dit, en 2016 au Téléjournal de Radio-Canada, qu'il fallait bonifier les prestations de maladie de l'assurance-emploi.
Les malades attendent avec impatience de savoir ce que vous souhaitez faire au sujet de ces prestations. Je pose donc ma question de nouveau. À quelle date, monsieur le ministre, allez-vous bonifier les prestations de maladie de l'assurance-emploi?
Voir le profil de Jean-Yves Duclos
Lib. (QC)
Merci, madame Sansoucy.
Vous savez à quel point j'aime avoir ces conversations avec vous. Vous êtes une députée à l'écoute de tous ces gens qui souffrent et qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts, pour des raisons totalement indépendantes de leur volonté dans tous les cas. Non seulement êtes-vous à l'écoute, mais vous pouvez relayer les messages que vous entendez, et que j'entends aussi.
Comme je viens de le dire à l'instant, nous savons très bien que le régime d'assurance-emploi est fondamental pour assurer la sécurité économique de millions de familles au Canada. Il y aura toujours plus à faire et toujours plus à dire.
Cela dit, au cours des quelques dernières années, nous avons mis en place deux nouvelles prestations spéciales. Il y a la prestation parentale partagée, qui donne cinq semaines supplémentaires à des familles qui ont besoin d'un peu de temps pour prendre soin de leurs...
Voir le profil de Guy Lauzon
PCC (ON)
Dans mon ancienne vie, j'occupais un poste de gestion dans la fonction publique. Par curiosité, quel est votre taux d'absences pour des raisons de maladie?
Heather Lank
Voir le profil de Heather Lank
Heather Lank
2019-05-02 13:06
Je n'ai pas en tête le nombre ou la moyenne des jours de congés de maladie. Quel genre d'information voulez-vous, monsieur Lauzon?
Voir le profil de Guy Lauzon
PCC (ON)
Je me rappelle d'un bureau où le taux d'absences pour des raisons de maladie était de 14 %. Quand j'ai voulu demander plus d'argent à mes supérieurs, on m'a répondu: « Eh bien, peut-être que vous devriez faire quelque chose à propos du taux d'absentéisme. » J'ai donc tout bonnement dit aux employés que leurs collègues devraient prendre le relais quand ils s'absenteraient. Comme par magie, le taux d'absentéisme pour raison de maladie est tombé à 6 %.
Pour en revenir à l'économie, n'y aurait-il pas une façon de trouver 3,9 %, vu la taille du budget? Ce n'est pas un montant astronomique... Y avez-vous songé?
Heather Lank
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Heather Lank
2019-05-02 13:07
Oui, bien sûr. Nous y avons beaucoup réfléchi. À dire vrai, quand j'ai été nommée à ce poste, j'ai dit très clairement à mon équipe de gestion que n'importe quelle demande d'augmentation de notre budget devait s'appuyer sur une solide analyse de rentabilité. Nous vérifions toujours d'abord si nous avons les capacités à l'interne.
Nous ne demandons pas plus que ce que nous jugeons nécessaire pour ne pas avoir à réduire les services. Essentiellement, c'est le choix auquel nous sommes confrontés. Nous avons besoin de ces ressources pour qu'il y ait des bibliothécaires dans ces succursales, pour vous offrir les services dont nous avons parlé ce matin.
Si nous avions à réduire...
Heather Lank
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Heather Lank
2019-05-02 13:07
Nous ne voulons pas sabrer dans les services, et nous n'avons pas d'autre choix. À propos des congés de maladie...
Heather Lank
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Heather Lank
2019-05-02 13:08
... car je crois que c'est très important. Selon mon expérience...
Heather Lank
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Heather Lank
2019-05-02 13:08
... sur la Colline, notre plus grand problème concerne le présentéisme plutôt que l'absentéisme pour des raisons de maladie. Je ne peux vous dire à quel point les employés de la Bibliothèque sont dévoués au service à la clientèle, même quand ils ne sont pas en forme. Parfois, il faut leur dire de rentrer à la maison, parce qu'ils veulent être là pour vous.
Même si je n'ai pas les chiffres, et je me ferai un plaisir de vous les communiquer plus tard, je crois que le degré de dévouement des employés de la Bibliothèque est extraordinaire, et je suis très fière de voir qu'ils se mettent à votre service en tout temps.
Voir le profil de Brigitte Sansoucy
NPD (QC)
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je vais tout d'abord rectifier un oubli et vous dire que je remercie chacune d'entre vous de contribuer aux travaux de notre comité.
Messieurs Stapleton et Prince, je suis d'accord avec vous que s'il existait un revenu minimum garanti, toutes ces questions se poseraient de façon fort différente.
Je reviens à l'augmentation de la durée de versement des prestations de maladie qui pourrait découler d'un calcul en fonction de jours, et non plus de semaines, d'invalidité épisodique. En parallèle, nous avons parlé plus tôt d'assurance-emploi. Ces chiffres sont basés sur le fait que 60 % des personnes qui cotisent à la caisse d'assurance-emploi ne sont pas admissibles à des prestations. Un autre obstacle à cette admissibilité, laquelle s'applique aussi aux gens qui ont des invalidités épisodiques, est cette exigence préalable d'une diminution de la rémunération de 40 %. Si l'on fait une analyse différenciée selon les sexes, l'on constate que, dès le départ, 34 % des femmes et 52 % des hommes sont inadmissibles aux prestations. Il faut donc à mon avis d'abord régler le problème de l'admissibilité. J'aimerais avoir votre avis.
John Stapleton
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John Stapleton
2018-12-04 10:23
Je vais commencer.
L'assurance-emploi est un programme qui a un seuil d'admissibilité que vous devez respecter pour pouvoir recevoir des prestations.
La raison pour laquelle j'ai commencé par mentionner 10 systèmes de prestations d'invalidité différents, 10 bureaucraties différentes et 10 définitions d'invalidité différentes — même de multiples définitions dans les programmes en tant que tels — est que chacun de ces divers cloisonnements est très intéressé de connaître les montants que versent les autres.
Comme Deborah l'a fait remarquer, elle allait recevoir les prestations d'un programme, mais on ne s'intéresse pas qu'à la définition; on s'intéresse aussi à l'origine de l'invalidité. Est-elle le résultat d'un accident d'automobile ou est-elle survenue en milieu de travail ou ailleurs? Ces questions sont toutes soulevées dans la bureaucratie essentielle.
Encore une fois, en mentionnant l'idée d'un type de revenu de base, si nous pouvions, en quelque sorte, combiner ou départager ces 10 bureaucraties qui ont présenté, à différents moments, diverses définitions et divers concepts de ce qu'est une invalidité, il faut qu'il y ait, dans ce contexte, au moins une sorte de calcul, peut-être une économie énorme au sein du système, pour que nous arrivions à nous dépêtrer de ces définitions de l'origine des invalidités, et chacune de celles avec laquelle il y a un chevauchement et une déduction.
Pour en revenir au témoignage de Deborah et à l'idée de toucher les prestations du RPC, si elle finit par obtenir les prestations du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, celles qu'elle reçoit au titre du RPC seront déduites à 100 % de ces paiements.
Il y a souvent l'idée que, au bout du compte, les programmes — surtout pour les personnes qui vivent dans la pauvreté avec des invalidités et des invalidités épisodiques — finissent par être fondés sur la misère. Lorsque c'est le cas, ils sont très très complexes. Je pense que les exigences d'admissibilité sont, à tout le moins, trop compliquées.
Michael Prince
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Michael Prince
2018-12-04 10:26
Avant de nous pencher sur quelque chose comme un revenu annuel garanti à l'échelle nationale ou un revenu de base de notre vivant — et pendant vos mandats comme députés — je pense que nous devons aborder des sujets comme le crédit d’impôt pour personnes handicapées.
L'idée que la mesure législative ne contient pas actuellement d'article qui exempte les gens de subir un nouvel examen pour invalidités permanentes devrait être une lacune facile à combler. L'ARC devrait collaborer avec les médecins praticiens et les associations pour la santé afin d'élaborer des critères précis pour les personnes qui ont des maladies chroniques et ensuite déterminer une façon de les intégrer aux processus décisionnels administratifs de l'Agence pour que les gens n'aient pas à subir d'expérience humiliante et frustrante.
Ce devrait être le cas à Anciens Combattants, à l'ARC, et ailleurs.
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