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Lib. (ON)
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2016-06-01 18:12 [p.3904]
propose:
Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement devrait, sur une base annuelle, proclamer la première journée de l’année lunaire comme étant le début des 15 jours du « Festival du Printemps », et ce, pour reconnaître les nombreuses célébrations et rassemblements qui ont lieu à travers le pays, ainsi qu'en reconnaissance des profondes contributions des peuples de descendance asiatique à la société canadienne.
— Monsieur le Président, je suis très heureux de parler aujourd'hui de la motion M-38.
Au printemps, de nombreuses familles du Canada et du monde entier accordent une importance particulière au premier jour de la nouvelle année lunaire, qui marque le début du Festival du printemps, d'une durée de 15 jours.
Le Festival du printemps, qu'on appelle parfois le Nouvel An chinois, existe depuis plus de 4 000 ans. En Asie, il s'agit de la fête la plus importante et la plus animée. Dans le monde entier, notamment en Chine, au Cambodge, en Indonésie, en Corée, en Malaisie, aux Philippines, à Singapour, en Thaïlande et au Vietnam, des millions d'Asiatiques célèbrent le Festival du printemps.
Bien des coutumes sont associées à ce festival. Les gens font un grand ménage de la maison et lavent leurs vêtements et leurs ustensiles. Ils achètent un certain nombre de produits, par exemple de l'huile alimentaire, du riz, de la farine, du poulet, du canard, du poisson, de la viande, des fruits, des bonbons et des noix. Les enfants reçoivent alors de nouveaux vêtements, des souliers neufs et des pochettes rouges contenant de l'argent porte-bonheur. Ils offrent aussi des présents à leurs aînés, à leurs amis et à leurs proches.
Il y a alors des feux d'artifice, des battements de tambour et la danse du dragon. On célèbre les dieux du foyer et on participe à de nombreuses autres réjouissances. Les Chinois mangent des nouilles et des raviolis chinois, les jiaozi, pour se souhaiter longue vie et pour célébrer la fin et le début des temps.
Autrefois, le festival était l'occasion d'honorer les ancêtres. C'était la période de l'année où les gens pouvaient se reposer. Les proches venant de près ou de loin se réunissaient en famille, parfois juste à temps pour dire au revoir à l'année qui se terminait et accueillir celle qui commençait.
De nos jours, dans toute la Chine, les trains, autobus, avions et bateaux transportent des millions de voyageurs à l'occasion de cette fête. Les magasins sont très achalandés; dans les cuisines, on prépare de somptueux festins, et le bruit des pétards résonne dans les rues. C'est la période où les familles entières se réunissent pendant une quinzaine de jours. La plupart des employés prennent des vacances, et les étudiants s'absentent de l'école durant un mois.
Martin Palmer, un spécialiste britannique de la Chine, a dit un jour que le Festival du printemps est un excellent symbole culturel chinois lorsque tous ses éléments sont réunis, soit les dieux de la cuisine, les danses du lion et du dragon, les pochettes rouges offertes à la famille et les porte-bonheur.
Le festival a lieu principalement pour célébrer une année de dur labeur, prendre du repos et se réunir en famille, ainsi que pour se souhaiter une nouvelle année heureuse et prospère.
Les communautés asiatiques du Canada sont bien organisées. La communauté chinoise, par exemple, possède de nombreux médias et centres communautaires au service de la population. Elle a une longue histoire qui remonte au XIXe siècle. À partir des années 1890, les quartiers chinois ont commencé à apparaître dans les grandes villes canadiennes.
La communauté sino-canadienne est actuellement le groupe ethnique de Canadiens d'origine asiatique le plus important; elle est concentrée principalement en Ontario et en Colombie-Britannique. Selon un sondage effectué en 2011, les Canadiens d'origine asiatique, y compris les Chinois d'origine mixte et d'autres groupes ethniques, représentaient 4,5 % de la population canadienne, ou environ 1,5 million de personnes. En raison de la croissance continue de la population d'origine chinoise au Canada, la culture chinoise fait maintenant partie intégrante du paysage culturel canadien.
Les Canadiens d'origine chinoise ont apporté une contribution essentielle à la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique; beaucoup se sont également enrôlés dans les Forces armées canadiennes durant la Seconde Guerre mondiale.
Malheureusement, à partir des années 1880, des centaines de travailleurs chinois du chemin de fer ont perdu la vie au Canada en raison d'accidents, du froid, de maladies et de la faim. On estime qu'au moins quatre travailleurs chinois ont perdu la vie pour chaque mille de rails du chemin de fer.
La première personne à occuper les fonctions de premier ministre du Canada, John A. Macdonald, a dit que la Colombie-Britannique pouvait choisir entre soit accepter que des travailleurs chinois construisent le chemin de fer, soit refuser les travailleurs chinois et le chemin de fer. Et comme l'entrée de la Colombie-Britannique dans la Confédération dépendait de la construction d'un chemin de fer national, le Canada n'aurait pas pu exister sans le chemin de fer Canadien Pacifique.
Nous avons la responsabilité de nous souvenir des contributions exceptionnelles faites à la mosaïque et à la culture canadiennes par les gens d'origine asiatique. Ma motion est l'occasion non seulement de commémorer l'apport de la communauté asiatique au Canada, mais aussi de souligner l'aide récente du gouvernement du Canada à cette communauté pour qu'elle puisse raconter son histoire.
Le Canada est une société multiculturelle dont le tissu ethnoculturel a été façonné au fil du temps par des immigrants et leurs descendants. Chaque vague d'immigrants a enrichi la composition ethnique et culturelle du pays. La population canadienne comprend six millions de personnes nées à l'étranger, ce qui représente une proportion de 20 %. Les immigrants récemment arrivés au pays sont plus susceptibles de provenir de l'Asie et du Moyen-Orient que des autres régions du monde. Il n'est donc pas surprenant que les traditions asiatiques, comme le Festival du printemps, soient présentes au Canada et qu'un nombre croissant de personnes participent aux célébrations.
En 2014, plus de 153 000 étudiants chinois poursuivaient leurs études au Canada. Ils constituaient le groupe d'étudiants étrangers le plus nombreux au pays. Les étudiants provenant d'ailleurs dans le monde enrichissent nos établissements d'enseignement par leur présence. Leurs connaissances et leurs compétences y sont les bienvenues.
Le multiculturalisme enrichit la vie de tous les Canadiens et contribue à la création de collectivités fortes et diversifiées. Beaucoup de Canadiens veulent se renseigner sur l'Asie, mais n'ont pas l'occasion de voyager à l'extérieur du Canada. Le Festival du printemps constitue une façon agréable d'apprendre à connaître les coutumes et les traditions familiales asiatiques ici, au Canada. C'est l'occasion d'attirer l'attention sur ces traditions et de ressouder les liens au sein de la communauté tout en passant un bon moment avec le reste de la collectivité. Voilà qui s'inscrit dans l'esprit du multiculturalisme.
Dans beaucoup de villes canadiennes, on se joint à nos voisins chinois pour prendre part aux festivités. Par exemple, à Richmond, en Colombie-Britannique, l'Association commerciale Canada-Chine organise un événement multiculturel à l'occasion du Festival du printemps. Bien que celui-ci ne soit pas un jour férié à l'échelle du pays, il s'agit quand même d'une fête pour beaucoup de gens.
Différents premiers ministres canadiens ont célébré le Nouvel An lunaire et ont fait des déclarations publiques à l'occasion du Festival du printemps. Certains organismes canadiens prennent part aux festivités du Nouvel An chinois. Par exemple, depuis 2011, Postes Canada émet annuellement un nouveau timbre où figure un animal pour souligner le Nouvel An chinois. Par le passé, la Monnaie royale canadienne marquait l'événement avec une série de pièces de monnaie. J'espère que l'annonce annuelle contribuera à mieux faire connaître l'histoire des Canadiens d'origine chinoise, tant chez les Sino-Canadiens que dans la société canadienne en général.
Il ne faut pas oublier que l'histoire de la communauté chinoise du Canada a pris naissance des deux côtés du Pacifique. La motion M-38 encourage les Canadiens de descendance asiatique à perpétuer leurs traditions ancestrales et nous rappelle que la force du Canada tient à la richesse de ses cultures et à la diversité de son peuple. Elle nous invite à reconnaître les importantes contributions des Canadiens d'origine asiatique au pays et à honorer leurs valeurs, dont l'effort et l'esprit d'entreprise et de communauté. Le Festival du printemps est un événement non partisan et non religieux.
La motion M-38 encourage la participation à la vie culturelle du Canada. Elle mise sur le fait que le festival fait déjà partie de la culture canadienne. Beaucoup d'organismes asiatiques en Amérique et ailleurs dans le monde tiennent de grandes célébrations et des parades à l'occasion des fêtes du printemps. Des villes comme Sydney, Londres, New York, Los Angeles et San Francisco organisent des parades du Nouvel An lunaire qui attirent chaque année des foules de milliers de gens.
Grâce à la motion M-38, les Canadiens pourraient ouvrir un maximum de perspectives aux prochaines générations et promouvoir les liens naturels qui existent entre notre pays et la région de l'Asie-Pacifique. Cette motion rapprocherait les amis de l'Asie et du Canada et elle rendrait la culture asiatique plus accessible à la majorité de la population et aux communautés minoritaires. La célébration du Nouvel An chinois est l'occasion de réunir les membres de la collectivité, et cet événement nous rappelle que la diversité et l'ouverture à l'autre sont une force.
Nous, les Canadiens, sommes plus forts en raison de notre diversité et parce que nous avons préféré la mosaïque à l'assimilation. Notre pays est en effet une mosaïque composée de gens différents, qui ont des croyances différentes, qui célèbrent des festivals différents et qui caressent des rêves différents. Ce sont nos différences qui nous rendent plus forts. Nous devrions souligner cette diversité et apprendre à travailler ensemble. Le gouvernement du Canada croit qu'il faut maintenir l'unité de notre pays, regarder droit devant et poursuivre un but commun, c'est-à-dire l'édification d'un pays fort, non pas en dépit des différences de chacun, mais bien grâce à elles.
Plus tôt cette semaine, j'ai expliqué par écrit à tous mes collègues à la Chambre les raisons précises pour lesquelles la motion M-38 est bénéfique pour le Canada et pour l'ensemble des Canadiens. J'aimerais que les députés de tous les partis l'appuient, car j'espère que nous pourrons l'adopter rapidement et souligner officiellement le Festival du printemps, un événement important, partout au Canada.
Je suis heureux de signaler que presque tous mes collègues, quel que soit le parti qu'ils représentent, m'ont témoigné leur appui et m'ont encouragé sincèrement en ce qui concerne la motion M-38. Je pense par exemple aux députés de Richmond-Centre, de Vancouver-Est, de Vancouver Kingsway et des circonscriptions de Scarborough. Je tiens à remercier tous les députés et tous les partis de m'avoir témoigné leur appui et de m'avoir chaleureusement encouragé.
Je demande donc aux députés de bien vouloir appuyer la motion M-38 et de participer avec les Canadiens d'origine asiatique au Festival du printemps de 2017, où ils pourront bien boire et bien manger et, bien sûr, danser. Xièxie.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, je remercie le député d'avoir présenté cette motion à la Chambre. Il peut certainement compter sur notre appui. C'est une excellente motion concernant le Festival du printemps et une magnifique façon de célébrer le patrimoine asiatique. Au cours de mon intervention, je ferai allusion à une plus grande fête qui nous vient tout droit de l'Asie.
Pour situer un peu les choses dans leur contexte, comme je le disais à mon collègue de Lloydminster, au Canada, nous sortons de l'hiver. Quand nous sortons, au printemps, c'est le temps des travaux agricoles, des semailles et de tout le reste. Nous commençons à travailler. Chez nous, c'est après la moisson que nous sortons. Tout cela pour dire que je vais appuyer la motion avec mon collègue de Richmond.
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Lib. (ON)
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2016-06-01 18:26 [p.3906]
Monsieur le Président, les festivals du printemps et les autres célébrations de groupes ethniques existent au Canada depuis des années. De plus en plus de Canadiens connaissent cette fête. Comme je l'ai mentionné, à peu près tout le monde, y compris le premier ministre et d'autres représentants du gouvernement, connaît une façon de célébrer le Festival du printemps. À ce temps-ci de l'année, on le célèbre partout: dans les boutiques, les stations-service, les grands magasins et les restaurants. Les célébrations du Festival du printemps sont omniprésentes.
Comme je l'ai dit dans mon allocution, c'est bon pour le Canada parce que la diversité fait notre force et non notre faiblesse. Au Canada, l'hiver est très long, comme l'a rappelé le député; il nous faut donc plus de célébrations.
Voir le profil de Jenny Kwan
NPD (BC)
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2016-06-01 18:27 [p.3906]
Monsieur le Président, il est important de reconnaître la célébration du Nouvel An lunaire ou du Festival du printemps pour la communauté asiatique. J'accueille donc favorablement la motion du député.
Afin de promouvoir la reconnaissance de l'apport de la communauté asiatique, quelles autres suggestions le député pourrait-il faire au gouvernement pour souligner concrètement la contribution de la communauté asiatique à l'édification du Canada?
Voir le profil de Geng Tan
Lib. (ON)
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2016-06-01 18:27 [p.3906]
Monsieur le Président, le plus important, actuellement, c'est de faire connaître cette fête aux Canadiens, un peu comme d'autres grands événements comme le Mois de l'histoire des Noirs ou le Mois du patrimoine asiatique.
Un jour, le Festival du printemps deviendra peut-être une grande fête canadienne.
Voir le profil de Arnold Chan
Lib. (ON)
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2016-06-01 18:28 [p.3906]
Monsieur le Président, tout comme les députés de Calgary Forest Lawn et de Vancouver-Est, je tiens à féliciter le député de la circonscription située à l'ouest de la mienne, mon collègue de Don Valley-Nord, d'avoir présenté la motion M-38, dont la Chambre est saisie aujourd'hui.
Les autres députés, qu'ils soient assis en face ou de ce côté-ci, se joignent à moi pour féliciter notre collègue d'avoir présenté cette motion, qui permet de rappeler que le Nouvel An lunaire, le Festival lunaire, est une fête majeure qui est célébrée dans le monde entier, y compris au Canada, par les Asiatiques. Le député de Don Valley-Nord et moi-même, ainsi que bien d'autres de nos collègues, avons participé à de nombreuses activités à l'occasion de ce festival.
J'aimerais revenir sur la suggestion de la députée de Vancouver-Est, surtout en ce qui concerne 2017. Le député a-t-il d'autres idées à proposer qui pourraient, en plus de mettre en valeur l'apport des Canadiens d'origine asiatique à la société canadienne, célébrer l'extraordinaire diversité des communautés asiatiques et souligner leur apport au pluralisme et à la diversité mêmes du Canada?
Voir le profil de Geng Tan
Lib. (ON)
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2016-06-01 18:29 [p.3907]
Monsieur le Président, je suis tout à fait d'accord avec les observations de mon collègue. C'est quelque chose de très important pour nous. Le Festival du printemps ne consiste pas en une seule célébration. Nous soulignons les contributions faites par des Canadiens d'origine chinoise sur une période de 100 ans.
J'oserais dire que d'autres communautés importantes ont probablement elles aussi des choses à partager avec les Canadiens. Le Canada est un pays magnifique. Nous y accueillons des gens provenant du monde entier, qui nous font profiter de ce qu'il y a de mieux dans leur culture et leurs traditions. Notre pays s'en trouve ainsi enrichi.
Voir le profil de Deepak Obhrai
PCC (AB)
Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole au printemps pour parler du Festival du printemps.
Les Canadiens aiment les festivals. La plupart de nos festivals ont lieu pendant l'été, en raison du climat. Nous ne devons pas oublier les traditions qui viennent d'autres régions du monde et qui enrichissent le Canada, où vivent des millions d'Asiatiques.
Je tiens à féliciter mon collègue de souligner les contributions des Canadiens d'origine asiatique à la société canadienne. J'en suis ravi. Je remercie ma collègue de Richmond de me donner l'occasion d'intervenir et de parler davantage du Festival du printemps.
En Asie, il y a des festivals du printemps. Il s'agit d'une tradition des pays de l'Asie du Sud-Est. Il y a dans ma circonscription une grande communauté de Canadiens d'origine vietnamienne qui célèbrent le Festival du printemps. Il s'agit d'une joyeuse occasion que nous attendons tous avec impatience. Nous l'attendons avec impatience, pas seulement parce que nous pouvons célébrer avec la communauté, mais nous prenons également connaissance des importantes contributions faites par des Canadiens d'origine asiatique au cours des années.
Il est formidable de participer aux festivals du printemps et aux activités culturelles. C'est absolument formidable. N'oublions pas les mets succulents et les repas de 10 services comme celui que mon collègue a eu tout récemment le plaisir de savourer à Vancouver. Il aime beaucoup profiter du patrimoine culturel de la communauté chinoise. C'est un honneur de participer à ces événements, qu'ils soient organisés par la communauté vietnamienne, indonésienne, singapourienne ou par toute autre communauté.
Je me dois de rendre hommage à ces groupes extraordinaires, car les événements culturels qu'ils organisent sont formidables et apportent une contribution exceptionnelle au patrimoine canadien. Qu'ils soient organisés par la communauté vietnamienne, chinoise, indienne ou par n'importe quelle autre communauté, ce sont essentiellement des événements canadiens auxquels de jeunes Canadiens participent.
C'est formidable, et nous sommes honorés que, dans notre magnifique pays, nous puissions profiter des divers patrimoines culturels sans devoir voyager dans des contrées lointaines. Le Festival du printemps y contribue. Je m'en voudrais de ne pas profiter de cette occasion pour souligner l'importance de ces événements exceptionnels organisés par nos concitoyens des communautés asiatiques.
En plus du Festival du printemps, un autre grand festival qui vient de l'Asie est le Vaisakhi, célébré en Chine et dans d'autres pays. On fête le Vaisakhi quand la récolte est faite et que les gens veulent aller célébrer. C'est une grande célébration printanière qui a lieu partout au Canada, et qui s'accompagne de grands défilés.
En revanche, en Inde, les citoyens célèbrent le festival Holi, dans le cadre duquel ils se jettent des poudres colorées les uns aux autres. J'ai déjà reçu de la poudre colorée sur moi. C'est une partie intégrante du festival et du patrimoine asiatique. Il va sans dire que le fait que nous célébrons la diversité de notre histoire au Canada est quelque chose de merveilleux.
Le député a parlé de la taxe d'entrée imposée aux immigrants chinois et des récentes excuses présentées par le premier ministre au sujet de l'incident du Komagata Maru, entre autres. Nous voulons tourner la page et aller de l'avant. Ces festivals permettent de souligner la richesse de la culture asiatique, tout en mettant le passé de côté.
C'est tout un plaisir et un honneur d'appuyer cette motion visant à reconnaître les contributions des Asiatiques au Canada. En terminant, je me contenterai de dire que nous devrions participer à toutes ces célébrations, célébrer notre pays et tourner la page.
J'invite tout le monde à profiter des célébrations printanières.
Voir le profil de Jenny Kwan
NPD (BC)
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2016-06-01 18:35 [p.3907]
Monsieur le Président, je tiens d'abord à remercier le député de Don Valley-Nord et à le féliciter d'avoir présenté cette motion. En effet, j'appuie la motion sans réserve.
De plus, je tiens à entreprendre le débat en remerciant les Premières Nations de nous avoir permis de faire nos vies ici. Tous ceux d'entre nous qui ne sont pas autochtones sont venus d'ailleurs pour faire du Canada leur pays. Au fil des ans, le Canada est devenu un grand pays multiculturel bâti par les gens du monde. À cette fin, je tiens à remercier les Premières Nations et à rendre hommage à la communauté multiculturelle pour ses grandes contributions au fil des années qui ont permis de bâtir le Canada.
La motion reconnaît le Festival du printemps célébré par la communauté asiatique. Lorsque je parle de la communauté asiatique, je ne parle pas seulement de la communauté chinoise. Le Festival du printemps est célébré par la Chine, la Corée, le Japon, Taïwan, la Malaisie, Singapour, l'Indonésie et le Vietnam. Les gens de diverses régions de l'Asie célèbrent le Festival du printemps.
L'origine du Festival du printemps est très intéressante et remonte à des milliers d'années. Il serait le fruit de diverses traditions et légendes. Une des légendes les plus populaires, qu'on m'a racontée quand j'étais petite, est celle de Nian. On nous disait que ce fameux Nian était une bête monstrueuse qui allait nous attaquer, ce qui nous faisait bien peur. L'histoire veut qu'on fasse certaines choses pour repousser Nian. On utilisait les banderoles rouges que l'on voit de temps à autre dans les célébrations de la communauté asiatique. Ce sont deux morceaux de papier rouge sur lesquels est écrit un petit poème chinois à l'encre de Chine noire ou dorée. Parfois, on lançait des pétards pour chasser le monstre. C'est la légende qu'on nous racontait.
De toutes les traditions entourant le Festival du printemps, c'est cependant celle-ci dont je me souviens le plus et que j'aimais le plus quand j'étais enfant. Ma mère commençait à nettoyer la maison 10 jours avant le Nouvel An lunaire. Nous la récurions de fond en comble. Nous recevions aussi de nouvelles pantoufles, un nouveau pyjama, de nouveaux vêtements, et nous mangions des choses merveilleuses. Le jour du Nouvel An lunaire, nous recevions aussi les fameuses pochettes rouges. Ce qu'il y avait d'extraordinaire, avec les pochettes rouges, c'est qu'elles contenaient de l'argent. Pour une petite fille comme moi, c'était tout un événement de recevoir ainsi de l'argent, même si c'était seulement 1 $. Nos parents et amis venaient nous rendre visite, nous allions chez eux, et c'était l'occasion d'échanger encore plus de pochettes rouges remplies d'argent et de se bourrer les poches de friandises. C'était énorme, comme célébration. C'est ce qui reste de mes souvenirs d'enfant à Hong Kong.
Quand nous avons émigré au Canada, par la suite, les gens ne connaissaient à peu près rien du festival du Nouvel An lunaire. Nous sommes arrivés en 1976, quand j'étais encore petite, et nous célébrions alors entre nous, avec peut-être quelques amis, mais c'est à peu près tout. Je dois dire, cependant, que j'étais toujours contente, au fil des ans, de voir les festivités du Nouvel An lunaire prendre de plus en plus d'ampleur et de constater qu'on le célébrait de plus en plus. Cette année à Vancouver a lieu le 43e défilé du Nouvel An lunaire. Je me rappelle qu'au début, il comptait tout au plus une dizaine ou une vingtaine de personnes. C'était tout petit. De nos jours, ce sont plus de 100 000 personnes qui viennent y assister, beau temps mauvais temps. Quelle célébration incroyable cela fait. Et il n'y a pas que les gens d'origine asiatique qui font la fête, mais de toutes les origines. Au fil des ans, divers élus ont assisté au défilé de Vancouver, des gens de tous les ordres de gouvernement, y compris des députés et des premiers ministres fédéraux. Pour tout dire, les politiciens ont souvent tendance à jouer du coude pour être sûrs d'être au premier rang et d'être vus. Bref, il s'agit d'une fête qui rassemble désormais des Canadiens de tous les horizons.
L'organisation de ces festivités demande énormément de travail. Cela ne se fait pas tout seul. Il y a beaucoup de monde dans les coulisses. Chaque année, des bénévoles extraordinaires y travaillent. Dès que tout est fini, ils commencent tout de suite à planifier les festivités de l'année suivante.
À cet égard, je tiens à féliciter les organisateurs du défilé du Festival du printemps du quartier chinois de ma circonscription, Vancouver-Est: l'Association caritative chinoise, le Centre culturel chinois, l'Association des commerçants du Chinatown, l'association S.U.C.C.E.S.S., la loge maçonnique chinoise et l'Association caritative Shon Yee. Ils travaillent jour et nuit à préparer cet immense défilé. Qui plus est, après le défilé, nous réunissons plus de 1 000 personnes dans le plus grand restaurant de la vallée du bas Fraser. Nous nous retrouvons là pour poursuivre la fête.
Bien entendu, la fête du Nouvel An lunaire ne se termine pas le premier jour, mais se poursuit pendant plusieurs semaines. Ainsi, de nombreuses associations de familles entretiennent une ambiance de fête pendant une bonne partie du printemps. D'ailleurs, la semaine dernière, j'ai assisté à une activité communautaire où nous avons continué de célébrer le Nouvel An lunaire et l'arrivée de la nouvelle année.
Cette année, l'année du singe, le Nouvel An lunaire tombait le 9 février, et nous voilà au 1er juin. Notre estimé collègue a présenté cette motion, et des mois plus tard, nous parlons encore de la fête du Nouvel An lunaire. Il est formidable de la reconnaître et de l'affirmer afin que toutes les collectivités du pays puissent y prendre part.
Je rappelle en outre qu'au fil des ans, la Ville de Vancouver s'est déclarée en faveur de l'organisation de festivités pour le Nouvel An lunaire. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a fait de même il y a de nombreuses années déjà. Il a même décrété un jour férié spécialement pour l'occasion, le Jour de la famille.
Le Jour de la famille est en fait l'initiative d'un certain nombre d'habitants de ma région. Ces gens trouvaient que ce serait bien s'il y avait un jour férié en février, qui n'en contenait aucun jusque-là, et s'il coïncidait avec le festival du Nouvel An lunaire. C'est ainsi que le Jour de la famille a vu le jour. Bon, il ne tombe pas toujours exactement la même date que le Nouvel An lunaire, parce que ce dernier tombe à une date différente chaque année. Ce serait donc difficile de s'en tenir à une seule date, parce qu'à cause du calendrier lunaire, le Nouvel An change de date chaque année; mais c'est assez proche. C'est donc de là que vient le Jour de la famille de la Colombie-Britannique.
C'est un réel plaisir pour moi d'appuyer la motion. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que, plus nous parlerons des différentes cultures, plus nous échangerons avec les autres et nous intéresserons à eux, plus nous célébrerons notre identité et nos valeurs et plus nous partagerons nos connaissances avec les autres, et plus nous nous rapprocherons de l'esprit même du multiculturalisme, plus nous apprécierons les connaissances des autres, leur bagage de vie et la richesse culturelle dont ils font profiter cette fête. Nous avons véritablement réussi à faire ce que nous voulions faire dans l'esprit du multiculturalisme, c'est-à-dire unir des gens de tous les horizons et les faire participer pleinement à nos réjouissances.
Je remercie le député d'avoir proposé cette motion. J'espère pouvoir compter sur tous les députés pour l'appuyer aussi afin que nous puissions festoyer à l'unisson et en harmonie et célébrer les êtres humains que nous sommes tous, quelles que soient nos origines.
Voir le profil de Randy Boissonnault
Lib. (AB)
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2016-06-01 18:44 [p.3908]
Monsieur le Président, je prends la parole au sujet de la motion M-38, qui prévoit ceci:
Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement devrait, sur une base annuelle, proclamer la première journée de l’année lunaire comme étant le début des 15 jours du « Festival du Printemps », et ce, pour reconnaître les nombreuses célébrations et rassemblements qui ont lieu à travers le pays, ainsi qu'en reconnaissance des profondes contributions des peuples de descendance asiatique à la société canadienne.
J'appuie cette motion et je suis honoré d'avoir la possibilité de m'exprimer au sujet d'un événement d'une grande importance pour de nombreux Canadiens, soit le Nouvel An lunaire et le Festival du printemps.
Comme on le sait, ce gouvernement est fermement engagé envers la diversité et l'inclusion. Comme il a été mentionné dans le discours du Trône, nous croyons profondément que la force du Canada est sa diversité et que notre pays est fort, non pas malgré nos différences, mais grâce à elles. Nos expériences communes et notre diversité sont une source d'inspiration, tant au Canada que dans le monde entier.
Pour plusieurs Canadiens, le Nouvel An lunaire est l'un des événements les plus importants de l'année. Des personnes de différentes origines, comme les Chinois, les Coréens, les Vietnamiens, pour ne nommer que ceux-ci, célèbrent cette occasion avec leurs amis et les membres de leur famille. Comme plusieurs d'entre nous le savent, le Nouvel An lunaire et le Festival du printemps ont lieu chaque année en janvier ou en février. Cette année, les célébrations ont commencé le 8 février, inaugurant le début de l'année du Singe de feu, un animal qui symbolise l'astuce, l'humour, l'intelligence et la curiosité.
J'ai eu le privilège d'assister dans ma circonscription, Edmonton-Centre, à diverses activités visant à souligner l'année du singe. Le festival, qui vise à souligner le Nouvel An lunaire, a une grande incidence sur les habitants de ma circonscription. Tous les habitants d'Edmonton s'amusent beaucoup et profitent de la musique, des odeurs, des défilés et des danses pendant le festival.
D'une durée de 15 jours, le Festival du Printemps comprend une grande variété d'activités culturelles enrichissantes, comme la danse du lion, la préparation de savoureux mets traditionnels et la présentation de magnifiques décorations aux multiples couleurs.
La reconnaissance parlementaire du Nouvel An lunaire encouragera les Canadiens de toutes les origines à découvrir, à apprécier et à célébrer cette date qui revêt une grande importance. La motion servira de complément aux initiatives commémoratives existantes, comme le Mois du patrimoine asiatique, qui a lieu chaque année au mois de mai.
Je suis fier d'appuyer cette motion, non seulement parce qu'elle commémore une date qui revêt une grande importance, mais aussi parce qu'elle nous offre une occasion de réfléchir aux contributions exceptionnelles des communautés asiatiques à notre société, tant les contributions récentes qu'historiques.
Le Canada a beaucoup profité de la diversité qui découle de l'arrivée de nombreux nouveaux arrivants d'origine asiatique. D'après les résultats de l'Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011, cinq millions de personnes au Canada sont d'origine asiatique. De ce nombre, 2,6 millions de personnes disent avoir leurs origines en Asie du Sud-Est ou en Asie de l'Est, soit 1,5 million en Chine, 220 000 au Vietnam et environ 170 000 en Corée.
Les Canadiens d'origine asiatique enrichissent le Canada depuis longtemps. Depuis que des artisans et des commerçants chinois sont arrivés au Canada au XVIIIe siècle, les Canadiens d'origine asiatique contribuent de façon considérable à bâtir notre pays.
Il vaut la peine de rappeler le rôle que des personnes d'origine asiatique ont joué dans le développement de notre vaste pays. Grâce à leur dur labeur et à leur résilience, on a pu construire le chemin de fer du Canadien Pacifique.
Il nous faut également reconnaître et ne pas oublier les nombreuses restrictions honteuses et discriminatoires auxquelles ont été soumis les immigrants chinois dans le passé, notamment la taxe d'entrée de 50 $ instaurée en 1885 et l'adoption en 1923 de la loi visant à interdire toute immigration chinoise au Canada. Ces moments déplorables de notre histoire collective nous rappellent l'importance d'une société ouverte, ainsi que de l'égalité, de l'inclusion et du multiculturalisme.
C'est dans l'esprit du multiculturalisme et de l'inclusion que je prends la parole ici aujourd'hui en faveur de la motion M-38. Je crois que l'engagement du Canada à l'égard du multiculturalisme et le fait que je prends la parole devant les députés aujourd'hui pour appuyer une motion demandant qu'on souligne le Nouvel An lunaire au Parlement du Canada montrent clairement tout le chemin parcouru depuis les jours de la taxe d'entrée.
Bien qu'il soit important de se rappeler des erreurs du passé, les Canadiens d'origine asiatique ont beaucoup de raisons d'être fiers et de regarder vers l'avenir. Nous pourrions citer d'innombrables exemples de réussites de Canadiens asiatiques. Cela témoigne des grandes réalisations des Canadiens d'origine asiatique tout au long de l'histoire.
La longue liste de Canadiens éminents comprend des gens comme la première personne immigrante nommée au poste de gouverneur général du Canada, la très honorable Adrienne Clarkson. Cette liste comprend également un vaste éventail de personnes connues pour leurs réalisations dans les domaines des arts et des sciences.
Je connais, par exemple, un scientifique canadien, M. Tak Wah Mak, réputé pour ses travaux en microbiologie et en immunologie et leurs retombées importantes dans le monde entier.
Dans le monde des arts, nous pouvons mentionner des personnes comme l'auteure primée Kim Thúy, qui a remporté le prestigieux Prix littéraire du gouverneur général dans la catégorie « fiction francophone » et le Grand Prix littéraire Archambault en 2011. La liste se poursuit.
En reconnaissant formellement le Nouvel An lunaire et le Festival du Printemps, le gouvernement exprime aussi son profond engagement envers le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens.
Le gouvernement est fier d'appuyer le multiculturalisme, une caractéristique de l'identité canadienne et une source de fierté pour les Canadiens et pour bien des gens dans le monde. Notre patrimoine multiculturel est plus qu'un simple engagement à accueillir des gens de partout dans le monde. C'est un engagement envers des principes d'égalité et de liberté ancrés dans les droits de la personne et enchâssés dans la loi suprême du Canada, notre Constitution, et dans la Loi sur le multiculturalisme canadien.
La reconnaissance officielle du Nouvel An lunaire s'inscrirait directement dans la politique du Canada en matière de multiculturalisme. Cette politique, qui joue un rôle fondamental dans l'évolution de notre société inclusive et accueillante, vise à accueillir et à faire comprendre que le multiculturalisme reflète la diversité culturelle et raciale de la société canadienne.
Elle reconnaît la liberté de tous les membres de la société canadienne de préserver, de mettre en valeur et de partager leur patrimoine culturel. Des événements comme le Nouvel An lunaire et le Festival du printemps plaisent à beaucoup de Canadiens et contribuent à la vitalité culturelle et à l'inclusivité qui font des collectivités canadiennes des lieux de vie dynamiques et accueillants. Ils améliorent notre qualité de vie en favorisant un sentiment d'appartenance qui contribue à faire du Canada un pays plus pacifique et harmonieux.
Je suis fier d'appuyer la motion visant à reconnaître la première journée de l’année lunaire comme étant le début des 15 jours du Festival du printemps, et ce, pour reconnaître les nombreuses célébrations et rassemblements qui ont lieu à travers le pays, ainsi qu'en reconnaissance des profondes contributions des peuples de descendance asiatique à la société canadienne.
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PCC (BC)
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2016-06-01 18:51 [p.3910]
Monsieur le Président, je suis heureuse de pouvoir prendre la parole au sujet de cette motion. Tout d'abord, je tiens à féliciter le député de Don Valley-Nord, qui est devenu la première personne pouvant s'exprimer en mandarin et originaire de la Chine continentale à avoir été élue à la Chambre.
Comme ma circonscription, Richmond-Centre, Don Valley-Nord est une circonscription diversifiée sur le plan culturel, qui est passée plusieurs fois à l'histoire en élisant des personnes qui, pour la première fois, ont représenté leur communauté ethnique à la Chambre. Mon ancien collègue du caucus conservateur, Joe Daniel, a été le tout premier député d'origine malayalie. Quant à moi, j'ai été la première Canadienne d'origine chinoise à être nommée au Cabinet. C'est pour moi un honneur de profiter de l'occasion pour dire que le multiculturalisme est solide et bien vivant dans l'ensemble de la société canadienne.
Tout comme la députée de Vancouver-Est, je me souviens que, dans ma tendre enfance, j'attendais avec impatience l'arrivée du Festival du printemps tous les ans. Les enfants étaient toujours très enthousiastes à l'idée de recevoir des cadeaux et de savourer des mets délicieux, mais cette fête représente beaucoup plus que cela. C'est non seulement l'occasion d'accueillir la nouvelle année, mais c'est également le temps de fêter et de réfléchir à l'année écoulée. C'est aussi le moment de rendre grâce et l'occasion pour les membres des familles de se réunir et de passer du temps ensemble.
Le député de Don Valley-Nord et moi-même sommes tous les deux d'origine chinoise, mais je peux dire que le Festival du printemps est aussi très important pour de nombreuses autres communautés ethniques de l'Asie du Sud-Est. En plus de la Chine continentale, de Hong Kong et de Taïwan, le Festival du printemps et les festivités du Nouvel An lunaire sont célébrés dans d'autres pays de la région, comme le Vietnam, la Corée et la Malaisie. Bien des Canadiens venant d'un pays où le Festival du printemps est une importante tradition continuent de participer aux festivités une fois qu'ils sont au Canada.
Comme l'a fait le député d'Edmonton, je me permets de donner quelques chiffres qui contribuent à replacer les choses dans leur contexte. Plus de 1,3 million de Canadiens sont d'origine chinoise, dont un demi-million, dont moi, ont des racines à Hong Kong; 220 000 sont d'origine vietnamienne et plus de 170 000 sont membres de la communauté coréenne. Comme bien d'autres communautés, ils forment un grand pan de la mosaïque culturelle de notre pays, dont nous sommes très fiers.
Je sais que les différentes origines géographiques et ethniques et les multiples traditions des membres de notre mosaïque culturelle semblent parfois incompatibles. Dans ma propre circonscription, Richmond-Centre, il y a actuellement des tensions entre les résidents de longue date et les nouveaux immigrants.
Certaines personnes demanderont, si nous adoptons cette motion, où il faudra fixer la limite et s'il faudra tenir compte de toutes les traditions culturelles qui sont célébrées par certains membres de la société canadienne. Je ne suis pas d'accord avec ces personnes. On croit parfois que les motions comme celle-ci peuvent diluer notre identité canadienne. À cela, je réponds que nous ne diluons pas l'identité canadienne, mais que nous préservons plutôt les plus nobles traditions de l'esprit canadien.
Le Canada a toujours été une mosaïque de différents peuples, à laquelle nous avons constamment ajouté de nouveaux morceaux, d'abord avec les Premières Nations et les communautés autochtones, puis avec l'arrivée d'influences européennes, au XVe siècle; même aujourd'hui, des gens du monde entier viennent au Canada pour y trouver la paix, l'acceptation et la liberté. Nous ajoutons constamment de nouveaux morceaux à notre mosaïque nationale.
Plus de 85 % des immigrants au Canada deviennent un jour citoyens canadiens; c'est l'un des taux les plus élevés des pays développés. Ils viennent au pays non seulement pour améliorer leur sort et l'avenir de leur famille, mais aussi pour s'intégrer et contribuer pleinement à la société canadienne. La motion et, surtout, ce qu'elle célèbre représentent ce que signifie vraiment être Canadien.
Le Canada puise une grande partie de sa force dans sa diversité. Au cours de leur longue présence dans ce pays, les Canadiens d'origine asiatique ont beaucoup contribué à faire du Canada ce qu'il est devenu aujourd'hui. Nous propulsons le pays vers l'avant pour qu'il réalise pleinement son potentiel.
Le Festival du printemps n'est plus seulement un jour férié pour les Asiatiques. C'est une fête célébrée et appréciée par les Canadiens de toutes les origines. J'ai le privilège d'en être témoin lors du défilé annuel du quartier chinois de Vancouver, l'un des plus importants d'Amérique du Nord. Il réunit chaque année plus de 3 000 participants et 10 000 spectateurs. À l'image de la société canadienne, les groupes qui y participent sont extrêmement variés. Aux côtés des danseurs qui font la danse du lion et des spécialistes des arts martiaux se trouvent des fanfares écossaises de cornemuses et de tambours, des cadets et des membres des Forces armées canadiennes. Il est merveilleux de voir tous ces groupes prendre part aux festivités et célébrer l'esprit du Festival du printemps.
Je voudrais dire un mot aussi sur la dimension sentimentale de ce beau festival. La tradition chinoise veut que le dernier jour du Festival du printemps, c'est-à-dire le 15e jour de la première lune, soit aussi la Saint-Valentin chinoise. C'est le jour où les jeunes femmes et les jeunes hommes se rendaient au marché avec des lanternes de papier pour résoudre les énigmes qui y étaient inscrites. Les vainqueurs de ce concours gagnaient non seulement des prix, mais également le coeur des belles jeunes filles.
Depuis plusieurs années, dans ma circonscription, Richmond-Centre, le Centre Aberdeen organise un décompte pour marquer le début du Festival du printemps. Ce festival est devenu un événement communautaire important à Richmond. Plusieurs premiers ministres représentant divers partis politiques y ont aussi participé. Je suis convaincue que bon nombre de mes collègues qui ont déjà assisté à des événements de ce type pourront confirmer que tous les Canadiens peuvent profiter des célébrations organisées dans le cadre du Festival du printemps.
Je suis la députée de Richmond-Centre, et à ce titre, je suis très heureuse d'avoir ce soir la possibilité de prendre la parole au sujet de cette motion et d'attirer l'attention sur cet événement important. Je me réjouis que nous, députés de la Chambre, puissions célébrer ensemble le multiculturalisme canadien et reconnaître le rôle important qu'il joue dans la société canadienne.
Comme mes collègues, j'appuie sans réserve la motion proposée par le député de Don Valley-Nord.
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NPD (BC)
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2016-06-01 18:59 [p.3911]
Monsieur le Président, je suis très heureux de prendre la parole au nom des électeurs de Vancouver Kingsway et de mes collègues du Nouveau Parti démocratique pour appuyer cette motion, qui vise à souligner le Nouvel An lunaire et le Festival du printemps qui se déroule chaque année dans diverses villes partout au pays. Bien sûr, ce sont surtout les Canadiens d'origine chinoise, vietnamienne et coréenne qui soulignent le Festival du printemps, mais de nos jours, des Canadiens de beaucoup d'autres origines y participent aussi à l'échelle du pays.
Cela dit, ce soir, dans le cadre de mon discours, j'aimerais mettre l'accent sur l'extraordinaire contribution que la communauté chinoise a apportée à ma circonscription, à Vancouver, à la Colombie-Britannique et à notre pays.
Cette année, à Vancouver, les gens ont pu assister au 43e défilé du Festival du printemps dans le quartier chinois. Comme par les années passées, cette activité a été organisée de main de maître par six organisations importantes de Vancouver: l'Association caritative chinoise de Vancouver, le Centre culturel chinois de Vancouver, l'Association des commerçants du Chinatown de Vancouver, l'association S.U.C.C.E.S.S., la loge maçonnique chinoise de Vancouver et l'Association caritative Shon Yee.
Le défilé du Festival du printemps, qui est organisé à l'occasion du Nouvel an lunaire, est un événement festif où tout le monde est bienvenu. Parmi les trois plus importants défilés annuels non commerciaux de Vancouver, aucun autre défilé canadien ne rassemble plus d'équipes pratiquant la danse traditionnelle du lion que lui, alors que des dizaines de lions colorés et électrisants sont fabriqués par divers organismes communautaires et clubs d'arts martiaux locaux. Plus de 3 000 participants issus de différents groupes communautaires et culturels regroupés en quelque 70 troupes participent à la parade.
Rien d'étonnant, donc, à ce que ce défilé attire chaque année plus de 100 000 spectateurs provenant de tous les groupes ethniques présents au pays; et c'est sans compter tous ceux qui le regardent à la télévision. En ce qui me concerne, c'est l'occasion pour moi de faire valoir auprès de la Chambre la contribution extraordinaire des Canadiens d'origine chinoise au patrimoine social, économique et culturel du pays.
Commençons par l'Association caritative chinoise. Fondé en 1895 par six pionniers, cet organisme a pour mandat d'aider les membres de la communauté sino-canadienne et d'en favoriser le leadership. Elle est présidée depuis peu par M. Hilbert Yiu, que je félicite d'ailleurs pour sa victoire. Son groupe représente les trois principales associations chinoises du Canada, dont divers grands clans, comme les Shunyee, les Mah, les Jang, les Kwan et j'en passe. L'Association organise aussi toutes sortes d'activités culturelles, sociales et caritatives et ne ménage aucun effort pour favoriser la compréhension des autres cultures et l'égalité entre elles. Elle offre aussi du soutien en matière de logement et en cas de catastrophe naturelle.
Parlons maintenant du Centre culturel chinois, organisation de calibre mondial qui fait la promotion de l'art et de la culture asiatiques et qui organise des échanges d'artistes avec des pays du monde entier. Il a récemment organisé la Greater Vancouver Chinese-Canadian Artists Invitational Exhibition, mettant en vedette des artistes sino-canadiens de calibre mondial comme Johnson Chow, Winifred Lee, James Tan, Joyce Tsai et bien d'autres encore. C'était une manifestation enflammée non pas du multiculturalisme, mais bien de l'interculturalisme, d'une sorte de fusion culturelle. Le président du Centre culturel chinois, Fred Kwok, perpétue la grande tradition ancrée par les présidents passés.
J'aimerais également mentionner la International Arts Gallery, dirigée par Katherine et John Chan, un talentueux duo qui invite des artistes du monde entier à venir se produire au Canada et fait la promotion des artistes canadiens à l'internationale; et M. Jan Walls, professeur à l'Université Simon Fraser, traducteur en chef, historien, symbole culturel et leader qui inspire tous ceux qui s'intéressent à la compréhension, à la tolérance et au respect des autres cultures.
Soulignons maintenant le musée militaire sino-canadien. Il y a quelques semaines à peine, en mai, il a inauguré une exposition spéciale extraordinaire intitulée « Rumble in the Jungle » qui raconte un chapitre peu connu de l'histoire du Canada. C'est le président King Wan qui a organisé l'exposition, qui décrit les contributions de la Force 136.
Dans les dernières années de la Deuxième Guerre mondiale, un groupe d'agents d'élite sino-canadiens ont reçu un entraînement secret en tactiques de guérillas et de survie dans la jungle. Leur mission consistait à être lâchés derrière les lignes ennemies japonaises et à participer à des activités de sabotage et de collecte de renseignements. Ces soldats étaient, entre autres, Neill Chan, Raymond Chan, Chong Joe, Charlie Lee, Ronald Lee, Gordon Quan, Gordon Wong, Tommy Wong, Victor Wong, et Hank Wong. Ils ont rendu un service absolument essentiel à notre pays dans l'exécution d'une mission très périlleuse; leur courage les couvre de gloire.
Leur histoire en est aussi une de racisme et d'intolérance. Ces soldats ont eu du mal à joindre les rangs des Forces armées canadiennes. On n'a pas reconnu leur citoyenneté canadienne. Ils ont fait l'objet de lois racistes sur les biens immobiliers. On leur interdisait de voter lors des élections canadiennes et les soumettait à une taxe d'entrée raciste. En fait, ces soldats ont dû revenir au Canada par leurs propres moyens après avoir risqué leur vie dans l'une des missions les plus dangereuses jamais confiées durant la guerre, ce qui est disgracieux. Toutefois, dans l'exposition, il serait impossible de passer sous silence l'héroïsme dont ces soldats ont fait preuve durant la mission ultra secrète qu'ils ont accomplie dans un théâtre d'opérations aussi difficile et dangereux qu'on puisse imaginer. Aujourd'hui, leurs familles sont fières d'eux.
Je veux aussi parler de la loge maçonnique chinoise, dont Chuck Chang est le président. Cette association de francs-maçons, l'une des premières au Canada, a pris naissance dans les années 1800 à Barkerville, sur l'île de Vancouver. À l'époque, avant l'avènement des services sociaux gouvernementaux, elle a été une source de soutien fraternel et social pour la communauté chinoise. Elle l'est encore aujourd'hui. La loge a aussi joué un rôle historique important. En effet, elle a accueilli et financé le Dr Sun Yat-Sen, qui s'est établi à Vancouver au début du XXe siècle pour ensuite aller contribuer à la fondation de la République de Chine, laquelle a mis fin au régime impérial.
Je veux parler maintenant de réussite. La championne de la réussite est Queenie Choo, qui accomplit un travail exceptionnel pour cette organisation. Elle s’inscrit dans la tradition de PDG et dirigeants talentueux, je veux parler de Tung Chan, qui a une renommée nationale, et de Maggie Ip, ancienne conseillère municipale, fabuleuse organisatrice et leader de sa communauté. Il s’agit de l’une des plus grandes ONG sociales du pays. Elle aide des milliers d’immigrants à s’établir et à s’intégrer dans la société en leur offrant divers services liés à l’apprentissage de la langue, à l’emploi, au logement, etc.
Je veux dire un mot sur la Chinese Seniors Society of Greater Vancouver qui est placée sous l’excellente gouverne et présidence de Mingming Zhu. Cette société, qui vient juste de célébrer son onzième anniversaire, rassemble des aînés du Grand Vancouver à l’occasion de grands événements sociaux et culturels.
Dans ma propre circonscription, je veux signaler ce que je considère être le meilleur groupe d’aînés chinois au Canada, les Renfrew Chinese Seniors. Sous le leadership de May Cheng et Eddie Tang, plus de 400 aînés se rencontrent tous les trimestres au centre communautaire du parc Renfrew pour des loisirs, de la danse et des événements communautaires.
Je tiens également à mentionner des chefs d'entreprise renommés de la communauté chinoise. Nous avons Tong Louie, personnalité imposante du monde des affaires britanno-colombien, qui a lancé la chaîne London Drugs; Jack Chow, qui a fondé et dirige une compagnie d’assurances florissante; la famille Wong, qui fait depuis plus de 100 ans d’excellents tailleurs sur-mesure et qui a le dernier grand atelier du quartier chinois de Vancouver; David Choi, fondateur de l’entreprise Royal Pacific Realty; Richard Wong — un homme qui déborde d'énergie —, expert en commerce international et Faye Leung, femme de courage, qui a consacré sa vie à abattre les obstacles. Venant du quartier chinois, elle a surmonté les discriminations raciales et sexistes pour devenir agente immobilière et historienne hors pair.
Je veux mentionner d'importants dirigeants municipaux de la communauté sino-canadienne. Raymond Louie, le maire suppléant de Vancouver et le premier Canadien d'origine chinoise à occuper le poste de président de la Fédération canadienne des municipalités, représente actuellement notre ville au sein du Canada. Il siège au conseil municipal de Vancouver en compagnie du Dr Kerry Jang, qui travaille à l'école de psychiatrie de l'Université de la Colombie-Britannique et qui est un excellent leader dans ma circonscription, Vancouver Kingsway. Ces deux hommes ont suivi les traces de B. C. Lee, de George Chow et de Tony Tang, d'anciens conseillers, ainsi que de la merveilleuse députée de Vancouver-Est, qui, je crois, est la seule personne d'origine asiatique au Canada à avoir été conseillère municipale, députée provinciale, ministre provinciale et députée à la Chambre des communes. Je dois aussi mentionner le très populaire Allan Wong, qui a été élu cinq fois d'affilée au Conseil scolaire de Vancouver. C'est un politicien extrêmement populaire qui s'est battu pour plusieurs générations d'élèves de la ville.
Finalement, je veux parler des médias. Au Canada, ainsi qu'à Vancouver et dans la vallée du bas Fraser, il y a des médias chinois très dynamiques et démocratiques. Des journaux comme Sing Tao, Ming Pao, Global Chinese Press et Dawa, la station Fairchild TV et Fairchild Radio, ainsi que la chaîne multiculturelle Omni, offrent des reportages sans complaisance et une couverture juste, et jouent un rôle vital en informant les citoyens de ce qui se passe, ce qui est un élément crucial du processus démocratique.
Les grands médias au Canada pourraient prendre exemple sur les médias chinois du pays, qui montrent la voie en matière de couverture juste, équilibrée et diversifiée. Nous leur devons tous notre gratitude.
En conclusion, nous célébrons aujourd'hui non seulement le Festival du printemps, mais aussi les contributions des Canadiens d'origine asiatique de l'ensemble du pays. Je suis fier, au nom du Nouveau Parti démocratique, de les saluer aujourd'hui à la Chambre.
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Lib. (ON)
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2016-06-01 19:09 [p.3912]
Monsieur le Président, 10 secondes suffiront.
J'aimerais seulement profiter de l'occasion pour remercier tous mes collègues de leur appui. Je ne l'oublierai pas.
Voir le profil de Bruce Stanton
PCC (ON)
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2016-06-01 19:10 [p.3912]
Le vote porte sur la motion. Plaît-il à la Chambre d'adopter la motion?
Des voix: D'accord.
Résultats : 1 - 14 de 14

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