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PCC (ON)
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2019-06-04 16:16
Donc, d'après cette définition, si quelqu'un met quelque chose sur YouTube qui peut provenir d'un film ou d'une émission de télévision, il me semble que ces sujets peuvent parfois faire partie de ce qui est diffusé. Si de telles vidéos sont téléchargées, que se passe-t-il?
When we have that definition and somebody puts something on YouTube that may come from a movie or a television show, it seems to me as though, at times, those topics would be part of the broadcast. If those show up, what happens?
Colin McKay
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Colin McKay
2019-06-04 16:16
Si de telles vidéos sont téléchargées et signalées à des fins d'évaluation, que ce soit par un utilisateur ou par l'un de nos systèmes, nous avons une équipe de 10 000 personnes qui procède à leur évaluation pour confirmer si elles vont bien à l'encontre de nos politiques.
S'il est évident en contexte qu'il s'agit d'un extrait de film ou d'une œuvre de fiction, ou encore qu'il s'agit d'un exposé sur un sujet traité d'une façon particulière, nous devons évaluer avec précaution si nos utilisateurs vont juger qu'il s'agit là d'un exemple de contenu culturel ou informatif ou plutôt de quelque chose qui est explicitement conçu pour inciter à la haine et la promouvoir.
If those show up and they are flagged for review—a user flags them or they're spotted by our systems—we have a team of 10,000 who review videos that have been flagged to see if they violate our policies.
If the context is that something is obviously a clip from a movie or a piece of fiction, or it's a presentation of an issue in a particular way, we have to carefully weigh whether or not this will be recognized by our users as a reflection of cultural or news content, as opposed to something that's explicitly designed to promote and incite hatred.
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PCC (ON)
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2019-06-04 16:17
Il y a quelques semaines, un groupe de jeunes a attaqué et battu une femme dans un parc. Je crois qu'il n'y en avait qu'un seul de 13 ans; je pense que les autres étaient jeunes. Il en a été question au bulletin de nouvelles. Est-ce que cela pourrait devenir une vidéo sur YouTube?
A couple of weeks ago a group of youngsters attacked and beat a woman in a park. I believe only one was 13; I think the rest of them were young. It showed up on the news. Would that end up in a YouTube video?
Colin McKay
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Colin McKay
2019-06-04 16:17
Si nous abordons la question de façon générale plutôt qu'à partir de cet exemple précis, si une telle vidéo était téléchargée sur YouTube, elle irait à l'encontre de nos politiques et serait retirée. Si on tentait de la télécharger de nouveau, nous aurions déjà une empreinte numérique qui nous permettrait de la retirer automatiquement.
Le contexte de la diffusion d'une telle vidéo dans un bulletin de nouvelles est fort épineux. Et cela ne s'applique pas strictement aux attaques personnelles, mais aussi aux attaques terroristes. D'une certaine façon, nous devons évaluer ce qu'un service de nouvelles a jugé être du contenu acceptable. Dans notre évaluation, nous devons veiller très attentivement à ce que le spectateur sache hors de tout doute qu'il s'agit d'un commentaire fait soit par un service de nouvelles soit par une autre organisation qui met ces renseignements en contexte.
Selon la longueur et le type de la vidéo, elle peut tout de même être retirée.
Speaking generally and not to that specific instance, if that video were uploaded to YouTube, it would violate our policies and would be taken down. If they tried to upload it again, we would have created a digital fingerprint to allow us to automatically pull it down.
The context of how a video like that is shown in news is a very difficult one. It's especially relevant not just to personal attacks, but also to terrorist attacks. In some ways, we end up having to evaluate what a news organization has determined is acceptable content. In reviewing it, we have to be very careful that it's clear to the viewer that this is part of a commentary either by a news organization or another organization that places that information in context.
Depending on the length and type of the video, it may still come down.
Voir le profil de Christine Moore
NPD (QC)
À quelle vitesse êtes-vous en mesure de supprimer une vidéo qui avait déjà été supprimée auparavant et qui a été modifiée, par exemple, en accélérant sa bande sonore? C'est ce qu'ils font. Ma fille me l'a souvent montré. Des gens produisent une version plus rapide d'une vidéo « Pat' Patrouille » afin d'être en mesure de la publier sans que le système la reconnaisse.
En ce qui concerne les vidéos haineuses, êtes-vous en mesure de supprimer rapidement une vidéo déjà supprimée qui a été modifiée pour éviter ces contrôles?
How quickly are you able to remove a video that has already been removed and been modified, for example, using sound that goes faster. They do that. I've often seen that from my daughter. There are people producing Paw Patrol a little faster so that it is not recognized by the system and they are able to publish their video.
In terms of hate videos, are you able to quickly remove a video that has already been removed once and has been modified just to avoid those controls?
Colin McKay
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Colin McKay
2019-06-04 16:33
Oui, nous le sommes.
Je reconnais l'exemple que vous avez décrit. Je l'ai observé moi aussi. C'est l'une des difficultés que présente ce travail, en particulier immédiatement après une situation de crise. Nous remarquons que les auteurs des contenus téléversés les ont ajustés légèrement pour tenter de tromper nos systèmes.
En particulier dans le cas de contenus haineux ou violents affichés en ligne, nous resserrerons les normes qui nous permettent d'identifier ces vidéos afin de pouvoir les supprimer encore plus rapidement.
Même dans le contexte de « Pat' Patrouille », je pense que, si votre fille visite de nouveau le même canal deux semaines plus tard, elle découvrira probablement qu'il ne présente plus le contenu lié à « Pat' Patrouille », parce qu'il a été reconnu et supprimé.
Yes, we are.
I recognize the example you described. I've seen that as well. That is one of the challenges, especially immediately after a crisis. We're seeing content being uploaded and they are playing with it a little bit to try to confuse our systems.
What we do, particularly in the case of hate content and violent content online, is to tighten the standards within which we identify videos so that we're taking them down even more quickly.
Even in the context of Paw Patrol, I think your daughter will likely find that if she goes back to the same channel two weeks later, they may not have the Paw Patrol content because it will have been recognized and taken down.
Voir le profil de Christine Moore
NPD (QC)
D'accord.
J'aimerais en savoir un peu plus à propos du processus d'examen des vidéos signalées, et j'aimerais que vous m'expliquiez qui examine ces vidéos lorsque ce travail n'est pas automatisé.
De plus, est-ce que les travailleurs qui examinent ces vidéos peuvent se prévaloir de certains services, étant donné que le visionnement constant de contenus de ce genre cause de la détresse aux gens? Quels services offrez-vous à ces travailleurs afin de vous assurer que le visionnement constant de toutes ces vidéos ne les rend pas fous?
Okay.
I would like to know a little bit more about the process of reviewing flagged videos, and who reviews them when it's not done by a computer.
Also, are the workers reviewing these videos provided with any services, because having to listen to these kinds of things all the time causes a lot of distress to people? What services are you providing to these workers to make sure they do not go crazy from listening to all of these things all the time?
Colin McKay
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Colin McKay
2019-06-04 16:34
Commençons par discuter du processus même. Comme je l'ai mentionné, en particulier dans le contexte des contenus haineux, nous faisons face à une telle quantité de contenus que nous comptons sur l'apprentissage machine et sur les classifieurs d'images pour reconnaître les contenus. Si le contenu a été reconnu auparavant et que nous possédons un hachage numérique de ce contenu, il est supprimé automatiquement. Si le contenu a besoin d'être examiné, il est envoyé à notre équipe d'examinateurs.
Ces examinateurs ont reçu une formation intensive. Ils ont accès à un soutien local, et ils reçoivent également l'aide de nos équipes mondiales, afin de faire en sorte qu'ils soient en mesure de gérer le contenu qu'ils visionnent ainsi que d'obtenir les services d'appui dont ils ont besoin. Leur milieu de travail et leur environnement social sont organisés ainsi, de manière à ce qu'ils ne subissent pas le même genre de pressions que vous décrivez, pendant qu'ils examinent jour après jour des contenus qui peuvent être horribles. Nous avons parfaitement conscience que leur travail est très difficile, non seulement parce qu'ils tentent de trouver un juste équilibre entre les droits de la personne, la liberté d'expression et ce que la société s'attend à trouver en ligne, mais aussi parce qu'ils ont la tâche difficile d'examiner des documents que personne d'autre ne souhaite examiner.
Qu'ils travaillent dans un bureau ici ou ailleurs dans le monde, nous nous soucions de leur offrir la formation et le soutien nécessaires afin qu'ils puissent accomplir leur travail efficacement, tout en maintenant un équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle.
To begin with the process itself, as I mentioned, especially in the context of hate content, we are dealing with such a quantity that we rely on our machine learning and image classifiers to recognize content. If the content has been recognized before and we have a digital hash of it, we automatically take it down. If it needs to be reviewed, it is sent to this team of reviewers.
They are intensely trained. They are provided with local support, as well as support from our global teams, to make sure they are able to deal with the content they're looking at and also the needed supports. That is so that as they look at what can be horrific content day after day, they are in a work environment and a social environment where they don't face the same sorts of pressures that you're describing. We are very conscious that they have a very difficult job, not just because they're trying to balance rights versus freedom of expression versus what society expects to find when online, but also because they have the difficult job of reviewing material that others do not want to review.
For us, whether they're based in one office or another around the world, we are focused on giving them training and support so they can do their job effectively and have work-life balance.
Voir le profil de Iqra Khalid
Lib. (ON)
Combien de temps faut-il pour supprimer un contenu une fois qu'il vous a été signalé? Quel est le délai particulier?
How long does it take you to remove something once it's reported or flagged to you? What's the specific timeline?
Colin McKay
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Colin McKay
2019-06-04 16:37
Cela varie en fonction du contexte et de la gravité des documents.
Nous avons déjà discuté aujourd'hui d'exemples où il faut déterminer s'il s'agit de commentaires, d'un reportage ou d'une vidéo qui présente une violente attaque. Dans le contexte de l'attaque de Christchurch, nous avons découvert qu'il y avait tellement de gens qui téléversaient rapidement des vidéos que nous avons été forcés d'accélérer notre examen fondé sur l'intelligence artificielle et de prendre des décisions à la hâte à propos de la suppression des vidéos, en fonction de leur ressemblance frappante avec des vidéos téléversées précédemment.
Dans ce contexte, l'examen manuel a été radicalement abrégé parce que nous faisions face à une quantité... Dans les cas où il y a un contexte plus général à prendre en considération, nous nous engageons tout de même à examiner les contenus rapidement, mais nous avons besoin d'un processus de délibération.
It varies, depending on the context and the severity of the material.
We've already had examples in our conversation today about whether or not it's commentary or it's news reporting, or it's actual video of a violent attack. In the context of the Christchurch attack, we found that there were so many people uploading the videos so quickly that we had to accelerate our artificial intelligence review of the videos and make on-the-fly decisions about taking down video, based on its being substantially similar to previous uploads.
In that process, the manual review was shortened extremely because we were facing a quantity.... In a case where there's broader context to be considered, there's still a commitment to review it quickly, but we do need a process of deliberation.
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:07
Merci, monsieur le président.
Je vais adresser ma première question aux représentants de Facebook. Je suis sûr que vous savez que l'une des principales préoccupations des membres du Comité a été que des renseignements trompeurs, communiqués de manière délibérée et malveillante par l'intermédiaire des outils créés par les entreprises de médias sociaux, portent préjudice à la démocratie, et cette désinformation est utilisée pour nuire à des politiciens chevronnés et à des personnalités publiques, à des institutions publiques et au processus politique.
Cela dit, Facebook pourrait-elle expliquer pourquoi elle a choisi de ne pas retirer la vidéo de Nancy Pelosi qui donne une fausse impression d'elle pour miner sa réputation publique? La raison pour laquelle je crois que c'est très important, c'est que nous savons tous très bien que la nouvelle technologie va faciliter la création de ces sortes de documents faux ou manipulés. Vous pourriez peut-être expliquer pourquoi Facebook ne va pas retirer ce film.
Thank you, Mr. Chairman.
I'm going to direct my first question to the Facebook representatives. I'm sure you're aware that one of the principal concerns of members of this committee has been that deceptive information, deliberately and maliciously spread through the tools created by social media companies, are a harm to democracy, and this disinformation is used to undermine senior politicians and public figures, public institutions and the political process.
With that in mind, could Facebook explain why it has decided not to remove the video of Nancy Pelosi that presents a distorted impression of her to undermine her public reputation? The reason I think this is so important is that we're all aware that new technology is going to make the creation of these sorts of fake or manipulated films much easier. Perhaps you could explain why Facebook is not going to take this film down.
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:08
Merci, monsieur Collins.
Je suis heureux d'expliquer de façon un peu plus claire notre approche à l'égard de la désinformation pour le Comité.
D'abord, je tiens à exprimer clairement que nous prenons des mesures contre cette vidéo...
Thank you, Mr. Collins.
I'm happy to explain our approach to misinformation a bit more clearly for this committee.
First, I want to be clear that we are taking action against that video—
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:08
Je suis désolé, monsieur Potts, mais nous n'avons pas beaucoup de temps. J'aimerais que vous répondiez à la question qui vous a été posée, plutôt que de faire une déclaration au sujet des politiques de Facebook sur la désinformation ou ce que vous auriez pu faire d'autre. J'aimerais que vous répondiez à la question: pourquoi vous, contrairement à YouTube, ne retirez pas ce film?
I'm sorry, Mr. Potts, we haven't got much time. I'd like you to answer the question you've been asked, not give a statement about Facebook's policies on misinformation or what else you might have done. I want you to answer the question as to why you, unlike YouTube, are not taking this film down?
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:08
Nous prenons des mesures dynamiques pour déclasser ce...
We are aggressively down ranking that—
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:08
Je sais que vous êtes en train de le déclasser. Pourquoi ne retirez-vous pas le film?
I know you're down ranking it. Why aren't you taking the film down?
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:08
Nous avons pour politique d'informer les gens lorsque nous détenons des renseignements sur la plateforme qui pourraient être faux, pour qu'ils puissent prendre leurs propres décisions au sujet de ce contenu.
It is our policy to inform people when we have information on the platform that may be false, so they can make their own decisions about that content.
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:08
Mais il s'agit de contenu qui est largement considéré, à mon avis, comme étant faux. YouTube l'a retiré. Les vérificateurs des faits qui travaillent auprès de Facebook disent que c'est un faux; pourtant, on permet que la vidéo reste en ligne, et sa présence est beaucoup plus puissante que toute clause de non-responsabilité qui pourrait être écrite en dessous ou au-dessus.
Pourquoi ne dites-vous pas que les films qui sont clairement faux et sont désignés de façon indépendante comme étant faux, qui sont là pour tromper les gens par rapport à certains des politiciens les plus chevronnés de notre pays, seront retirés?
But this is content that I think is widely accepted as being fake. YouTube has taken it down. The fact-checkers that work with Facebook are saying it's fake, yet the video is allowed to remain and that video being there is far more powerful than any legal disclaimer that may be written under or over it.
Why won't you say that films that are clearly fake and are independently verified as being fake, that are there to deceive people about some of the most senior politicians in your country, will be taken down?
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:09
Nous effectuons des recherches sur nos traitements de l'information. C'est le traitement qui révèle que quelque chose est faux. Par exemple, si quelqu'un souhaitait partager cette vidéo avec ses amis ou qu'il l'avait déjà partagée ou la voyait dans un fil de nouvelles, il recevrait un message disant que c'est faux.
We are conducting research on our inform treatments. That is the treatment that shows that something is fake. For example, if someone wanted to share this video with their friends or if they have already shared it or when they see it in a newsfeed, they receive a message that says it's false.
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:09
Facebook accepte que ce film soit une déformation des faits, n'est-ce pas?
Facebook accepts that this film is a distortion, doesn't it?
Kevin Chan
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Kevin Chan
2019-05-28 11:09
Monsieur Potts, vous êtes plus près de cela, mais je crois comprendre que la vidéo en question a été ralentie. Est-ce bien le cas?
Neil, you're closer to this, but my understanding is that the video in question has been slowed down. Is that what this is?
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:09
C'est exact. Je crois que c'est manipulé...
That's correct. I think this is manipulated—
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:09
C'est un film qui a été manipulé pour créer l'impression déformée que Nancy Pelosi était en quelque sorte en état d'ébriété lorsqu'elle parlait. C'est ce qui s'est produit et c'est pourquoi YouTube a retiré le film et pourquoi il y a eu une reconnaissance générale, y compris par les vérificateurs des faits indépendants qui travaillent pour Facebook, que ce film est déformé et qu'il crée une impression déformée de la personne qui vient au troisième rang des politiciens les plus expérimentés aux États-Unis.
It's manipulated film to create the distorted impression that Nancy Pelosi was somehow impaired when she was speaking. That's what has happened and that's why YouTube has taken the film down and that's why there has been a general recognition, including by independent fact-checkers who work for Facebook, that this film is distorted and creates a distorted impression of the third most senior politician in America.
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:10
Puisque vous avez mentionné les vérificateurs des faits, nous travaillons avec plus de 50 vérificateurs des faits à l'échelle internationale qui sont...
As you mentioned the fact-checkers, we work with over 50 fact-checkers internationally that are—
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:10
Ce n'est pas remis en question. Les vérificateurs des faits reconnaissent que c'est faux. Vous dites que la vidéo peut rester là. Ne voyez-vous pas que ce que Facebook fait donne le feu vert à quiconque dans le monde veut faire un film déformé ou un faux documentaire au sujet d'un politicien d'expérience, ou peut-être utiliser dans l'avenir la technologie des hypertrucages pour le faire, en sachant que, peu importe ce qui se passe, Facebook ne va pas retirer le film?
This is not in question. The fact-checkers recognize it's fake. You're saying it can stay there. Do you not see that what Facebook is doing is giving a green light to anyone in the world who wants to make a distorted or fake film about a senior politician, or maybe in the future use deepfake technologies to do it, and know that whatever happens Facebook won't remove the film?
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:10
Je crois que vous posez une question philosophique, monsieur. Devrions-nous retirer le film ou aviser les gens qu'il est faux? Nous avons choisi d'aviser les gens que c'est faux, de manière à ce qu'ils comprennent pourquoi la vidéo se trouve sur la plateforme et quelles autres parties indépendantes ont jugé qu'elles l'étaient. Elles ont considéré qu'elle était fausse et elles voient maintenant cela sur notre plateforme si elles y vont pour la partager. À mon avis, toutes ces questions sont très complexes, mais cela permet aux gens de prendre leurs propres décisions et de dire aux autres qu'elle est fausse.
Vous avez mentionné que la vidéo est ralentie, ce que tout le monde et les vérificateurs des faits ont dit, mais je crois qu'il existe de nombreux cas différents où les vidéos sont ralenties et ne seraient peut-être pas une justification pour le Comité...
I think you're asking a philosophical question, sir. Should we remove or should we inform people that it is fake? We have taken the approach to inform people that it's fake, so they can understand why that video is on the platform and what other independent parties have considered this to be. They have considered it to be false and now they see this on our platform if they go to share it. All these questions, I think are very thorough questions, but it allows people to make their own decision and it allows them to tell others it is false.
You mentioned that the video is slowed down, which by all accounts and the fact-checkers have said it is, but I think there are many different cases where videos are slowed down and that would perhaps not be a warrant for this committee.
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:11
La question ici, c'est de dire que si quelqu'un fait un film, ralentit un film ou le manipule, il essaie de créer la fausse impression qu'une personnalité publique d'expérience n'est pas apte à assumer ses fonctions, c'est donc une tentative de lui nuire, ainsi que nuire à sa charge publique.
Ce n'est pas une question d'opinion ni de liberté de parole. C'est une question de gens qui manipulent du contenu pour nuire à des personnalités publiques, et ma préoccupation, c'est que le fait de laisser ce type de contenu en ligne, que l'on sait faux et déformé de manière indiscutable, et de permettre le partage de ce contenu et la promotion par d'autres utilisateurs est irresponsable.
YouTube a retiré ce contenu. Je ne comprends pas pourquoi Facebook ne fait pas la même chose.
The issue here is to say that if someone is making a film, or slowing down a film or manipulating a film, to try to create the false impression that a senior public figure is not fit for office, then that is an attempt to undermine them and the office they hold.
This is not a question of opinion. This is not a question of free speech. This is a question of people manipulating content in order to undermine public figures, and my concern is that to leave that sort of content up there, when it is indisputably fake, indisputably false and distorted, and to allow permission for this content to be shared with and promoted by other users is irresponsible.
YouTube has removed this content. I don't understand why Facebook doesn't do the same.
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:11
Monsieur, je comprends vos préoccupations, mais je crois que vos questions sont les bonnes et qu'elles révèlent la complexité de cet enjeu et aussi peut-être le fait que l'approche que nous adoptons fonctionne. Vous n'entendez pas les gens...
Sir, I understand your concerns, but I think your questions are the right ones and that they show the complexity of this issue and also show perhaps that the approach we are taking is working. You don't hear people—
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:12
Désolé, mais avec tout le respect que je vous dois, ce que cela montre, c'est la simplicité de ces enjeux, la solution de simplicité qu'a choisie une autre entreprise, reconnaissant les mêmes enjeux. Il s'agit simplement de dire que c'est clairement faux et déformé, que c'est fait pour nuire à des personnalités publiques d'expérience et que cela ne devrait en fait pas avoir sa place sur la plateforme ni faire partie de votre communauté.
Sorry, but with all respect, what it shows is the simplicity of these issues, the simplicity that another company has taken, recognizing the same issues, the simple action to say that this is clearly fake, it's clearly distorted, it's there to undermine senior public figures and it actually shouldn't have a place on the platform. It shouldn't be part of your community.
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:12
Vous avez raison, et je respecte évidemment l'opinion de YouTube comme entreprise indépendante, mais nous n'entendons pas des gens parler de cette vidéo comme si elle était réelle. Nous les entendons plutôt discuter du fait qu'elle est fausse et qu'elle se trouve sur la plateforme; donc, par rapport à la question de savoir si nous avons informé les gens du fait que la vidéo était fausse, oui, nous l'avons fait. Je crois que c'est le discours prédominant en ce moment. Que ce soit dans la conversation que nous tenons en ce moment, que ce soit dans les nouvelles ou ailleurs, les gens comprennent que cette vidéo est fausse, et ils peuvent prendre d'autres décisions à partir de là.
Your opinion is right, and I obviously respect the opinion of YouTube as an independent company, but we're not hearing people talk about this video as if it were real. We're hearing people discuss the fact that it is fake and that it is on the platform, so on the question of whether we have informed people that this is a fake video, yes, we have. I think that is the predominant speech right now. Whether it's the conversation we're having right now, whether it's on the news or others, people understand that this video is fake and they can make further decisions from there.
Damian Collins
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Damian Collins
2019-05-28 11:12
Mon inquiétude à ce sujet, c'est que cela établit un précédent très dangereux. Votre collègue Monika Bickert a dit la semaine dernière à CNN que, essentiellement, Facebook a pour politique de ne pas retirer tout contenu politique, tout contenu de désinformation lié aux politiques: on mettrait des notes pour les utilisateurs afin qu'ils voient que les faits sont contestés, mais le contenu ne sera jamais retiré.
Si vous acceptez que des gens qui produisent des films de désinformation ciblant des utilisateurs dans le but de miner la démocratie abusent ainsi de votre plateforme, et que la meilleure solution, que vous ayez trouvée, c'est simplement de les signaler pour dire que certaines personnes contestent ce film, je crois que vous créez un précédent très dangereux.
My concern about this is that it sets a very dangerous precedent. Your colleague Monika Bickert said last week to CNN that basically Facebook's policy is that any political content, any disinformation content in relation to politics will not be taken down, that there would be notes put up for users so they could see that the facts are disputed, but it will never be removed.
If you're going to allow your platform to be abused in this way by people producing disinformation films targeted at users to try to interfere with democracy and the best you're going to do is just put a flag on it to say some people dispute this film, I think that is a very dangerous precedent.
Keit Pentus-Rosimannus
Voir le profil de Keit Pentus-Rosimannus
Keit Pentus-Rosimannus
2019-05-28 11:52
D'accord. Merci.
Ma deuxième question concerne les fausses nouvelles et les fausses vidéos. Quelle est votre politique en matière de fausses nouvelles, par exemple, les vidéos truquées? Seront-elles retirées ou indiquera-t-on tout simplement qu'il s'agit de vidéos truquées?
All right. Thank you.
My second question will be about fake news or fake videos. What is your policy towards fake news, for example, deepfake? Will they be removed or will they just be marked as deepfake videos?
Derek Slater
Voir le profil de Derek Slater
Derek Slater
2019-05-28 11:52
La question des vidéos truquées... Merci de la question. C'est un nouvel enjeu très important. Nous avons des lignes directrices claires aujourd'hui au sujet du contenu qu'il faut retirer. Si une vidéo truquée est visée par nos lignes directrices, nous la retirerons.
Nous comprenons aussi qu'il faut faire plus de recherches. Nous avons travaillé activement avec la société civile et le milieu universitaire à cet égard.
The issue of deepfakes.... Thanks for that question. It's a really important emerging issue. We have clear guidelines today about what content should be removed. If a deepfake were to fall under those guidelines, we would certainly remove it.
We also understand this needs further research. We've been working actively with civil society and academics on that.
Neil Potts
Voir le profil de Neil Potts
Neil Potts
2019-05-28 11:53
Merci.
Nous menons aussi des enquêtes et réalisons des recherches sur cette politique pour nous assurer de faire la bonne chose. Actuellement, nous indiquerions que c'est un faux, nous informerions les utilisateurs, mais nous tentons constamment...
Thank you.
We are also investigating and doing research on this policy, to make sure we are in the right place. Currently, we would identify it as being fake and then inform our users, but we constantly—
Keit Pentus-Rosimannus
Voir le profil de Keit Pentus-Rosimannus
Keit Pentus-Rosimannus
2019-05-28 11:53
Les vidéos truquées ne seront pas retirées.
The deepfake will stay on.
Neil Potts
Voir le profil de Neil Potts
Neil Potts
2019-05-28 11:53
Nous mettons constamment à jour nos politiques, et nous pourrons les mettre à jour à l'avenir, à mesure que les choses évoluent. Nous travaillons avec des organismes de recherche et des gens sur le terrain pour comprendre de quelle façon ces vidéos pourraient se manifester. Comme je l'ai déjà mentionné, si ces vidéos — ou tout type de mésinformation — peuvent mener à des préjudices dans le vrai monde — à des préjudices hors ligne, en fait — nous retirerons le contenu.
We constantly iterate our policies, and we may update those policies in the future, as they evolve. We are working with research agencies and people on the ground to understand how these videos could manifest. As I mentioned before, if these videos, or any type of misinformation, led to real world harm—or off-line harm, I should say—we would remove that content.
Carlos Monje
Voir le profil de Carlos Monje
Carlos Monje
2019-05-28 11:53
Nous partageons la même préoccupation au sujet des vidéos truquées. Si nous constatons que des vidéos truquées sont utilisées pour transmettre de faux renseignements en contravention de nos règles, nous retirerons le contenu.
We also share concerns about deepfakes. If we see the use of deepfakes to spread misinformation in a way that violates our rules, we'll take down that content.
Keit Pentus-Rosimannus
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Keit Pentus-Rosimannus
2019-05-28 11:54
Ma dernière question sera à nouveau adressée à M. Collins. C'est la question qui a été posée au début, au sujet de la fausse vidéo de Nancy Pelosi. Disons qu'une vidéo similaire devait être produite, mais qu'elle mettait en scène M. Zuckerberg, serait-elle retirée ou indiqueriez-vous seulement que c'est une fausse vidéo?
Des voix: Ha, ha!
My last question will come back to what Mr. Collins asked in the beginning, about the fake video of Nancy Pelosi. Let's say a similar video were to appear, only the person there was Mr. Zuckerberg. Would that video be taken down, or just marked as a fake one?
Voices: Oh, oh!
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:54
Je suis désolé, à cause des rires... Je n'ai pas entendu le nom.
I'm sorry, the laughter.... I didn't hear the name?
Keit Pentus-Rosimannus
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Keit Pentus-Rosimannus
2019-05-28 11:54
Désolée pour les éclats de rire. Si une vidéo similaire à ce qui a été présenté — la vidéo de Nancy Pelosi — était affichée, mais qu'elle mettait en vedette Mark Zuckerberg, la retireriez-vous ou indiqueriez-vous simplement qu'il s'agit d'une fausse nouvelle?
Sorry for the loud laughter. If a video similar to what has been airing, picturing Nancy Pelosi, appeared with Mark Zuckerberg, would you remove that fake video, or would you just mark it as fake news?
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 11:54
Si c'était la même vidéo, mais qu'il s'agissait de M. Zuckerberg plutôt que de la présidente Pelosi, le traitement serait le même.
If it was the same video, inserting Mr. Zuckerberg for Speaker Pelosi, it would get the same treatment.
Sun Xueling
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Sun Xueling
2019-05-28 12:47
J'aimerais revenir à l'exemple du Sri Lanka, avec M. Neil Potts.
M. Potts a dit plus tôt qu'il n'était pas au courant que les vidéos incendiaires avaient été diffusées sur Facebook. J'aimerais attirer l'attention sur le fait que, dans un article paru dans le Wall Street Journal, M. Hilmy Ahamed, vice-président du conseil musulman du Sri Lanka, a dit que des dirigeants musulmans avaient signalé les vidéos incendiaires de Hashim diffusées sur Facebook et YouTube en utilisant les services intégrés à votre système de signalement.
Puis-je simplement confirmer avec M. Potts que, si Facebook avait été au courant de l'existence de ces vidéos, elles auraient été retirées de la plateforme?
I would like to come back to the example of Sri Lanka, with Mr. Neil Potts.
Mr. Potts said earlier that he was not aware that the incendiary videos had been sent up to Facebook. I would like to highlight that in an article in The Wall Street Journal, Mr. Hilmy Ahamed, Vice-President of the Muslim Council of Sri Lanka, said that Muslim leaders had flagged Hashim's inflammatory videos to Facebook and YouTube using the services that were built into your reporting system.
Can I just confirm with Mr. Potts that if you were aware of these videos, Facebook would have removed them?
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 12:47
Oui, madame. C'est exact. Si nous l'avions su, nous aurions retiré les vidéos. Dans ce cas en particulier, je n'ai pas les données avec moi; je ne suis pas certain si nous en avons été informés, mais si cela avait été le cas, ces vidéos auraient été retirées.
Yes, ma'am. That's correct. If we are aware, we would remove the videos. With this specific case, I don't have the data in front of me to ensure we were put on notice, but if we were aware, these videos would have been removed.
Sun Xueling
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Sun Xueling
2019-05-28 12:47
Merci.
Par ailleurs, dans la même veine, puis-je confirmer que, si Facebook avait été au courant qu'une vidéo avait été falsifiée —et nous avons discuté du cas de Nancy Pelosi plus tôt —, Facebook aurait précisé qu'elle savait que la vidéo était falsifiée?
Thank you.
Similarly, can I then confirm in the same spirit that if Facebook were aware of a video being falsified—and we discussed the case of Nancy Pelosi earlier—Facebook would then carry a clarification that they are aware the video is falsified?
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 12:48
Lorsque l'un de nos tiers, de nos partenaires qui vérifient les faits... Nous avons plus de 50 vérificateurs de faits à l'échelle mondiale qui adhèrent aux principes de Poynter. Ils auraient considéré la vidéo comme fausse. Nous aurions alors publié la mise en garde. Nous aurions pris des mesures dynamiques pour réduire ce type d'information et signaler non seulement aux utilisateurs qui regardent la vidéo, mais aussi à ceux qui tentent de la partager ou qui l'ont déjà fait, qu'il s'agit d'une fausse vidéo.
When one of our third party, fact-checking partners.... We have over 50 now who are international, global and that adhere to the Poynter principles. They would rate that as being false. We would then put up the disclaimer. We would also aggressively reduce that type of information and also signal to users who are not only engaging with it but trying to share, or have shared, that it has been rated false.
Sun Xueling
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Sun Xueling
2019-05-28 12:48
Votre mise en garde dirait en fait que vous savez que les renseignements contenus sont faux.
Your disclaimer would actually say that you understand that the information contained is false.
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 12:48
Elle comporterait un lien qui mène à l'article de l'un des vérificateurs de faits qui conteste son authenticité et qui affirme qu'il s'agit d'une fausse vidéo.
It would have a link or a header to the article from one of the fact-checkers that disputes and claims it is false.
Sun Xueling
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Sun Xueling
2019-05-28 12:48
Cette mise en garde serait envoyée à tous ceux qui auraient vu la vidéo originale.
This would be circulated to all who would have seen the original video.
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 12:48
Si vous étiez en train de la visionner, vous verriez la mise en garde apparaître soit dans le bas de votre fil de nouvelles, soit peut-être sur le côté si vous utilisez un ordinateur portable. Si vous aviez partagé la vidéo, vous seriez informé du fait que la validité du contenu est contestée.
If you are engaging with it currently, you would see it, whether at the bottom in your newsfeed or perhaps on the side if you are on desktop. If you have shared it, you would be informed that there has been an action disputing the validity of the content.
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2019-05-28 13:18
Monsieur Potts, vous avez dit plus tôt, en réponse à la question de ma collègue, que vous n'étiez pas au courant que les vidéos avant ou après les attentats à la bombe au Sri Lanka avaient été signalées à Facebook avant les événements. Vous rappelez-vous avoir dit cela?
Mr. Potts, earlier you had said in answer to my colleague's question that you were not aware of being told prior to or after the bombings in Sri Lanka that it, in fact, had been flagged to Facebook prior to that. Do you recall that?
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2019-05-28 13:18
C'était un massacre important et abominable, dont les vidéos ont circulé sur Facebook pendant un certain temps et, comme vous l'avez dit, il s'agit d'un discours haineux constituant clairement une violation de vos politiques. Vous savez sans doute que l'auteur présumé de l'attentat lui-même avait un compte Facebook. Je suis surpris que vous n'ayez pas vérifié cela, puisqu'il me semble que c'est quelque chose que Facebook aurait probablement voulu savoir.
On aurait voulu savoir pourquoi, compte tenu des vidéos qui ont circulé sur Facebook, c'est quelque chose qui avait échappé à Facebook, dans la mesure où cela vous avait échappé. Je suis surpris que vous ne sachiez toujours pas aujourd'hui si cela a été signalé à Facebook. Êtes-vous en mesure de confirmer cela?
This was a serious and horrific massacre where videos were carried on Facebook for some time and, as you said, it's hate speech in clear breach of your policies. The alleged bomber himself, in fact, had a Facebook account, which I'm sure you know. I'm surprised that you didn't check, because that's something that I would have thought Facebook would want to know.
They would have wanted to know how it is that, with videos having been spread on Facebook, this was something that Facebook had missed, if at all you had missed it. I'm surprised you are not aware today as to whether or not this was something flagged to Facebook. Can you confirm that?
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 13:19
Pour cette vidéo en particulier, monsieur, je serais heureux de vous revenir là-dessus après l'audience et de vous montrer la chronologie exacte des événements. Lorsqu'on nous a mis au courant de l'attaque perpétrée par cet individu, nous avons rapidement retiré...
For the specific video, sir, I'm happy to follow up after this hearing, and to come back to show you exactly that timeline. When we were made aware of the attack of the individual, we quickly removed—
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2019-05-28 13:19
Je sais. Ce n'est pas ma question. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, environ deux mois après les événements en question, vous ne savez toujours pas si, avant l'attaque, Facebook avait été mis au courant de l'existence des vidéos? J'aurais pensé que, si vous vouliez nous faire croire que les politiques que vous avez maintenant en place — l'intelligence artificielle et d'autres mécanismes pour l'avenir... Si j'étais à la place de Facebook, j'aurais voulu savoir pourquoi cela m'avait échappé. Je suis étonné que vous ne le sachiez toujours pas, même en date d'aujourd'hui.
I know. That's not my focus. Why it is that today, about two months after the event, you still don't know if, prior to the attack, Facebook had been made aware of the existence of the videos? I would have thought that, if you were to have us believe that the policies you now have in place—AIs and other mechanisms for the future.... If I were Facebook, I would have wanted to know how this was missed. I'm surprised that you don't know, even today.
Neil Potts
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Neil Potts
2019-05-28 13:19
C'est exact. Nous effectuons un processus officiel d'analyse après-action dans le cadre duquel nous nous penchons sur ces incidents afin de nous assurer que nos politiques...
That is correct. We do a formal after-action process where we review these incidents to make sure that our policies—
Pablo Jorge Tseng
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Pablo Jorge Tseng
2018-10-16 11:12
Il y a quelques mois, Ryan et moi avons écrit un article intitulé What Can The Law Do About « Deepfake »?, que pouvons-nous faire au sujet des « deepfakes ». L'article fournit un aperçu des causes d'action qu'on peut prendre contre ceux qui créent et propagent des deepfakes sur Internet, y compris sur les plateformes de médias sociaux.
Certaines des causes d'action se fondent sur la diffamation, la violation de la vie privée, l'usurpation d'identité et le Code criminel. Cependant, l'article ne portait pas sur la façon dont les deepfakes peuvent influer sur les élections ni sur la façon dont un État peut limiter les effets de telles vidéos sur les résultats d'une élection.
Nous espérons utiliser le temps dont nous disposons aujourd'hui pour vous en dire plus sur ce que nous pensons de cet important sujet. Notre déclaration préliminaire sera structurée comme suit: premièrement, nous fournirons un aperçu de certains des autres mécanismes juridiques accessibles pour combattre les deepfakes vidéos dans un contexte électoral; deuxièmement, nous fournirons un aperçu des délits potentiels qui ne sont pas encore reconnus au Canada, mais qui pourraient l'être; et, troisièmement, nous allons discuter de la question de savoir si les deepfakes sont vraiment le problème ou seulement un autre exemple d'un problème sous-jacent plus important au sein de la société.
A few months ago, Ryan and I wrote an article entitled “What Can The Law Do About ‘Deepfake’?” The article provides an overview of the causes of action that may be taken against those who create and propagate deepfake material across the Internet, including across social media platforms.
Some of the causes of action include those related to defamation, violation of privacy, appropriation of personality, and the Criminal Code. However, the article did not focus on how deepfakes may influence elections, or how we as a nation can limit the effects of such videos on the outcome of an election.
We hope to use our time here today to further our thoughts on this very important topic. Our opening statement will be structured as follows: one, provide an overview of some other legal mechanisms that are available to combat deepfake videos in an election context; two, provide an overview of potential torts that are not yet recognized in Canada but have the potential to be; and three, discuss whether deepfakes really are the problem or just another example of a greater underlying problem in society.
Ryan Black
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Ryan Black
2018-10-16 11:13
D'entrée de jeu, nous voulons nous assurer de mettre l'accent sur les rôles que jouent les utilisateurs, les plateformes et les délinquants dans la diffusion du contenu dans les médias sociaux. Des plateformes bien intentionnées peuvent être et seront utilisées à tort, et des deepfakes vidéos compteront assurément parmi les outils utilisés pour causer du tort.
Le vrai délinquant, cependant, c'est la personne qui crée le faux contenu afin de le propager grâce à la manipulation psychologique. Comme Mme Wardle y a fait allusion, les données sont précieuses, et les plateformes veulent généralement que la technologie soit utilisée de façon appropriée. Elles aident les organismes d'application de la loi à faire respecter les lois pertinentes et à élaborer des politiques visant à assurer l'intégrité des élections. Elles permettent également de corriger les renseignements erronés et d'obtenir de l'information sur les sources.
Un exemple récent, au Canada, est la politique canadienne d'intégrité électorale de Facebook, qu'on peut lire sur Internet.
Je vais maintenant céder la parole à Pablo, qui vous parlera des recours juridiques pertinents à la discussion d'aujourd'hui.
From the outset, we want to ensure that the appropriate focus is placed on the roles that users, platforms and bad actors themselves play in propagating social media content. Well-intended platforms can and will be misused, and deepfake videos will certainly be a tool used in that malfeasance.
The true bad actor, though, is the person creating the false media for the purpose of propagating it through psychological manipulation. As Dr. Wardle alluded to, the data is valuable, and platforms generally want technology to be used properly. They assist law enforcement agencies with upholding relevant law, and develop policies intended to uphold the election's integrity. They also allow for the correction of misinformation and the sourcing of information.
A recent example in Canada is Facebook's Canadian election integrity policy, which is posted on the Internet.
I'll turn it over to Pablo to discuss the legal remedies relevant to today's discussion.
Pablo Jorge Tseng
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Pablo Jorge Tseng
2018-10-16 11:14
En ce qui concerne les élections, nous voulons souligner que le Parlement a été avant-gardiste. En effet, en 2014, il a ajouté à la Loi électorale une disposition sur l'usurpation d'identité de certains types de personnes dans le cadre du processus électoral. Même si de telles dispositions ne ciblent pas précisément les deepfakes vidéos, de telles vidéos pourraient très bien être visées par la disposition en question.
De plus, il y a eu des exemples dans la jurisprudence canadienne de situations où des plateformes de médias sociaux ont été forcées — au moyen de ce que les tribunaux appellent des ordonnances de type Norwich — de participer à une enquête liée à un crime commis sur la plateforme en question. Par exemple, un tribunal peut exiger d'une plateforme de médias sociaux qu'elle révèle l'identité d'utilisateurs anonymes qui utilisent ses services, ce qui signifie qu'il existe déjà des mécanismes juridiques et, d'après notre expérience, les tiers respectueux des lois qui sont assujettis à de telles ordonnances obtempèrent habituellement.
Il est également possible pour nos tribunaux d'élargir la portée des délits en common law et pour nos gouvernements d'en codifier de nouveaux.
De façon générale, le droit tient à la common law et aux textes législatifs. Il ne faut pas perdre de vue que les gouvernements peuvent créer de nouvelles lois, c'est-à-dire qu'ils sont libres d'adopter des lois et de les mettre en vigueur. De telles lois peuvent être maintenues si elles respectent certains critères. Même si elles ne respectent pas nécessairement ces critères, il existe certaines dispositions de dérogation.
Un exemple de codification des délits est la loi sur la protection des renseignements personnels de la Colombie-Britannique, qui, essentiellement, énonce en quoi consiste la cause d'action de l'usurpation d'identité.
Nous attirons aujourd'hui votre attention sur deux autres délits aux fins de discussion: l'enrichissement injustifié et le préjudice résultant de la fausse impression.
En ce qui concerne l'enrichissement injustifié, ce délit a généralement été confirmé lorsqu'un demandeur a essuyé des pertes économiques. Cependant, on peut raisonnablement faire valoir que la notion de perte pourrait être élargie pour couvrir d'autres formes de pertes, des pertes qu'on ne peut pas quantifier en espèces sonnantes et trébuchantes.
Pour ce qui est du préjudice résultant de la fausse impression, un tel délit existe dans certains États américains, mais le Canada ne reconnaît pas encore ce délit. Cependant, l'impact des deepfakes vidéos pourrait pousser les tribunaux canadiens à revoir leur position au sujet de ce délit. Même si le préjudice résultant de la fausse impression n'existe pas dans la common law, les gouvernements provinciaux ont tout à fait le pouvoir d'inscrire ce délit dans le code législatif, créant ainsi son existence par voie législative.
Focusing on elections, we wish to highlight here that Parliament is forward-thinking in the fact that in 2014, they introduced a provision to the Elections Act directed to the impersonation of certain kinds of people in the election process. While such provisions are not specifically targeted at deepfake videos, such videos may very well fall within the scope of this section.
In addition, there have been examples in our Canadian case law where social media platforms have been compelled through what courts call Norwich orders to assist in the investigation of a crime committed on that social media platform. For example, a social media platform may be compelled by a court to reveal the identities of anonymous users utilizing the services of that social media platform. That is to say that legal mechanisms already exist and, in our experience, law-abiding third parties subject to such orders generally comply with the terms thereof.
There is also room for our courts to expand on common law torts and for governments to codify new ones.
In general, laws exist in common law and statute form. It is important not to lose sight of the fact that governments have the ability to create law; that is, governments are free to come up with laws and pass them into force. Such laws will be upheld, assuming that they comply with certain criteria. Even if they do not necessarily comply with those criteria, there are certain override provisions that are available.
An example of codification of torts is British Columbia's Privacy Act, which essentially writes out in statute what the cause of action of appropriation of personality is.
Today we are flagging two other torts for discussion: unjust enrichment and the tort of false light.
With regard to unjust enrichment, such tort has generally been upheld in cases involving economic loss suffered by the claimant. However, it is reasonable to argue that the concept of losses should be expanded to cover other forms of losses that may not be quantifiable in dollars and cents.
Regarding the tort of false light, such tort exists in some states of the United States. Canada, however, does not recognize this tort just yet. However, the impact of deepfake videos may cause Canadian courts to rethink their position about the tort of false light. Even if this tort of false light does not exist in common law, it is very well within the power of the provincial government to enact the tort into statutory code, thereby creating its existence via statutory form.
Ryan Black
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Ryan Black
2018-10-16 11:17
Dans notre article, nous examinons le délit lié au droit d'auteur ainsi que des recours possibles au Code criminel comme solutions de rechange potentielles, mais parfois imparfaites. Nous soulignons que les deepfakes — même s'il ne fait aucun doute qu'ils sont impressionnants et qu'ils changent la donne — sont sans doute plus qu'il n'en faut pour manipuler le public. On n'a certainement pas besoin d'algorithmes informatiques complexes pour créer une vidéo trompeuse du genre de celles qu'on dépose régulièrement en preuve ou qu'on juge dignes de faire les manchettes.
Pensez à toutes les séquences d'enregistrement de sécurité que vous avez vues aux nouvelles. Ces vidéos sont loin d'être d'une fidélité impressionnante: elles sont souvent granuleuses, ou, encore, l'angle est mauvais. En outre, habituellement, les gens qu'on y voit ne ressemblent que vaguement aux personnes en question.
Même si on peut créer des deepfakes pour inclure de façon convaincante un visage ou certaines caractéristiques dans une vidéo, le simple fait d'utiliser les angles, un mauvais éclairage, un enregistrement granuleux ou d'autres techniques peut être suffisant. En fait, nous avons vu des exemples récents de paroles de synthèse qui semblaient encore plus humaines lorsqu'on y ajoutait des petits défauts comme des hum, des ah ou d'autres pauses.
Si je peux vous donner un autre exemple, une récente vidéo virale montrait apparemment une étudiante en droit qui versait de l'eau de javel sur l'entre-jambes d'hommes dans le métro russe pour les empêcher de perpétrer une microagression, soit s'asseoir avec les jambes trop écartées. La vidéo a suscité des réactions positives et négatives auxquelles on pouvait s'attendre dans tout le spectre politique. On a par la suite appris que la vidéo avait été mise en scène dans le but précis de promouvoir une réaction défavorable contre le féminisme et d'accentuer le clivage social dans les pays occidentaux. Aucune technologie d'intelligence artificielle n'a été requise ici: il a suffi de quelques acteurs payés et d'un enjeu brûlant qui dresse les gens les uns contre les autres. Même si c'est un exemple de nature politique, il ne ciblait certainement pas les élections canadiennes de façon vraisemblablement concrète.
Les deepfakes vidéos ne constituent pas un problème unique. Il s'agit plutôt d'un autre aspect d'un très vieux problème qui mérite assurément d'être pris en considération, mais nous avons deux grandes préoccupations au sujet de toute réponse judiciaire ou législative aux deepfakes vidéos.
La première concerne la surspécification et la réaction excessive. Nous vivons depuis longtemps avec la menace que pose la technique vidéo des deepfakes dans le domaine de la photographie. Je ne suis pas un expert des effets visuels, mais, lorsque j'étais stagiaire à mon cabinet d'avocats — il y a plus d'une décennie —, dans le cadre de notre traditionnel bien-cuit des associés de notre party des Fêtes, j'ai manipulé de façon très convaincante une photographie du rappeur Eminem en remplaçant le visage de ce dernier par l'un de nos avocats principaux. La plupart des gens savaient que c'était une blague, mais une personne m'a demandé comment j'avais réussi à convaincre l'associé de prendre la photo. Heureusement, ce dernier n'a pas eu l'impression que sa réputation avait été gravement entachée, et je m'en suis sorti indemne.
Bien sûr, il arrivera un moment où la véracité d'une vidéo très claire ne sera plus garantie et où la représentation d'une personne créée grâce au soutien de l'intelligence artificielle sera à même de nous tromper et sera jugée digne de passer aux actualités. Nous avons déjà vu des exemples théoriques de tout ça, alors les législateurs peuvent et doivent s'assurer que les recours actuels permettent à l'État et aux victimes de lutter contre les deepfakes vidéos malicieux.
Il existe déjà un certain nombre de recours, dont beaucoup sont analysés dans notre article, mais, en ce qui concerne l'avenir des vidéos manipulables par voie numérique, la différence entre une simulation par ordinateur et le fait d'enregistrer une personne en chair et en os pourrait devenir une simple préférence du créateur de contenu. Par conséquent, il pourrait bien sûr être approprié de passer en revue les recours juridiques, les infractions criminelles et la loi pour s'assurer que ceux qui utilisent des simulations peuvent tout aussi bien faire l'objet de poursuites que ceux qui utilisent des images traditionnelles.
Notre deuxième préoccupation, c'est que toute mesure judiciaire ou gouvernementale ne doit pas se concentrer sur l'étendue de la responsabilité en imposant un fardeau ou en s'attaquant à la mauvaise cible. Si on opte pour un recours civil devant les tribunaux — particulièrement dans le cas d'Internet, qui ne connaît pas de frontières —, souvent, un lourd fardeau sera placé sur les épaules de la victime d'un deepfake, que ce soit une femme victimisée par un deepfake pornographique de revanche ou un politicien victimisé par une controverse créée par un deepfake. C'est là un processus laborieux, lent et coûteux. Les gouvernements ne devraient pas se contenter de laisser le soin aux victimes d'obtenir réparation ou d'intenter des poursuites.
Le Canada a une certaine expérience en ce qui a trait à l'intervention dans le cadre de poursuites liées à Internet, et il a connu divers degrés de réussite. Nos lois sur la protection de la vie privée et les lois contre les pourriels ont protégé les Canadiens — et parfois imposé de lourds fardeaux aux plateformes —, mais dans la course à la cybersécurité à laquelle participent les contrevenants, les plateformes et les utilisateurs, nous ne pouvons pas perdre de vue deux faits importants.
Premièrement, les intermédiaires, les réseaux, les fournisseurs de médias sociaux et les médias seront toujours attaqués par des personnes malveillantes, tout comme une banque ou une maison sera toujours la cible de voleurs. Ces plateformes sont — il ne faut pas l'oublier — aussi des victimes des faussetés malveillantes communiquées grâce à elles, et ce, tout autant que les personnes dont l'information est volée ou l'identité falsifiée.
Deuxièmement, comme Mme Wardle l'a mentionné, la propension continue des personnes à être victimes de fraude, à accepter des fausses nouvelles ou à être visées par des cyberattaques montre que les humains ne sont pas toujours intrinsèquement rationnels. Plus que l'intelligence artificielle, c'est l'intelligence trop humaine, avec son biais de confirmation, sa propension à chercher des modèles et ses autres insuffisances et distorsions cognitives, qui perpétuera la communication de la désinformation.
Pour ces raisons, peut-être même davantage qu'à cause des règles et des lois qui ciblent de façon inefficace des délinquants anonymes ou extraterritoriaux ou qui imposent un fardeau indu aux intervenants légitimes aux frontières canadiennes, nous estimons que l'intervention des gouvernements doit consacrer suffisamment de ressources à l'éducation, à la compréhension du monde numérique et des nouvelles et à l'esprit critique.
Merci beaucoup de nous accueillir.
In our article, we explore copyright tort and even Criminal Code actions as potential yet sometimes imperfect remedies. We note that deepfake, impressive and game-changing no doubt, is likely overkill from manipulating the public. One certainly would not need complex computer algorithms to fake a video of the sort routinely serving as evidence or newsworthy.
Think back really to any security footage you have ever seen in a news incident. It's hardly impressive fidelity. It's often grainy or poorly angled, and usually only vaguely resembles the individuals in question.
While deepfake might convincingly place a face or characteristics into a video, simply using angles, poor lighting, film grain, or other techniques can get the job done. In fact, we've seen recent examples of speech synthesis seeming more human-like by actually interjecting faults such as ums, ahs, or other pauses.
For an alternative example, a recent viral video purportedly showed a female law student pouring bleach onto men's crotches on the Russian subway to prevent them from the micro aggression of manspreading, or men sitting with legs too splayed widely apart. This video triggered an expected positive and negative reaction across the political spectrum. Reports later emerged that the video was staged with the specific intent to promote a backlash against feminism and further social division in western countries. No AI technology was needed to fake the video, just some paid actors and a hot button issue that pits people against each other. While political, it certainly didn't target Canadian elections in any conceivably actual manner.
Deepfake videos do not present a unique problem, but instead another aspect of a very old problem worthy of consideration certainly, but we do have two main concerns about any judicial or legislative response to deepfake videos.
The first is overspecification or overreaction. We've long lived with the threat that deepfake poses for video in the realm of photography. I'm no visual effects wizard, but when I was an articling student at my law firm more than a decade ago, as part of our tradition of roasting partners at our holiday parties, I very convincingly manipulated a photograph of the rapper Eminem replacing his face with one of our senior lawyers. Most knew it was a joke, but one person did ask me how I got the partner to pose. Thankfully, he did not feel that his reputation was greatly harmed and I survived unscathed.
Yes, there will come a time when clear video is no longer sacred, and an AI-assisted representative of a person's likeness will be falsified and convincingly newsworthy. We've seen academic examples of this already, so legislators can and should ensure that existing remedies allow the state and victims to pursue malicious deepfake videos.
There are a number of remedies already available, a lot which will be discussed in our article, but in the future of digitally manipulable video, the difference between a computer simulation and the filming of an actual physical person may be a matter of content creator preference, so it may, of course, be appropriate to review legal remedies, criminal offences, and legislation to ensure that simulations are just as actionable as physical imaging.
Our second concern is that any court or government action may not focus on the breadth of responsibility by burdening or attacking the wrong target. By pursuing a civil remedy through courts, particularly over the borderless Internet, it will often be a heavy burden to place on the victim of a deepfake, whether it's a woman victimized by deepfake revenge pornography, or a politician victimized by deepfake controversy. It's a laborious, slow and expensive process. Governments should not solely leave remedy entirely to the realm of victim-pursued legislation or litigation.
Canada does have experience in intervening in Internet action to varying degrees of success. Our privacy laws and spam laws have protected Canadians, and sometimes burdened platforms, but in the cybersecurity race among malicious actors, platforms and users, we can't lose sight of two key facts.
First, intermediaries, networks, social media providers, and media outlets will always be attacked by malicious actors just as a bank or a house will always be the target of thieves. These platforms are, and it should not be forgotten, also victims of malicious falsehood spread through them just as much as those whose information is stolen or identities falsified.
Second, as Dr. Wardle alluded to, the continued susceptibility of individuals to fall victim to fraud, fake news, or cyber-attack speaks to the fact that humans are inherently not always rational actors. More than artificial intelligence, it is the all too human intelligence with its confirmation bias, pattern-seeking heuristics, and other cognitive shortfalls and distortions that will perpetuate the spread of misinformation.
For those reasons, perhaps even more than rules or laws that ineffectively target anonymous or extraterritorial bad actors, or unduly burden legitimate actors at Canadian borders, in our view governments' response must dedicate sufficient resources to education, digital and news literacy and skeptical thinking.
Thanks very much for having us.
Voir le profil de Frank Baylis
Lib. (QC)
Merci.
Je vais commencer par vous, madame Wardle. Ce que j'aimerais faire, pour commencer, c'est de faire une nomenclature de toutes les choses différentes qui se passent. Vous avez utilisé les termes « mésinformation » « désinformation » et « malinformation ». M. Black et M. Tseng ont parlé quant à eux de « deepfakes », de « deepfakes vidéos ». Ces choses correspondent-elles à l'une de vos trois catégories?
Thank you.
I'll start with you, Ms. Wardle. What I'd like to do first of all is put some nomenclature around all the different things that are going on. You've used “misinformation,” “disinformation,” and “malinformation”. Mr. Black and Mr. Tseng have used “deepfakes”, deepfake videos. Do they fit into one of your three categories?
Claire Wardle
Voir le profil de Claire Wardle
Claire Wardle
2018-10-16 11:40
Oui. Je dirais que les deepfakes sont un exemple de fausse information diffusée pour causer du tort, et il s'agirait donc de désinformation. Dans le cas de la mésinformation, ce pourrait être, par exemple, ma mère qui voit un deepfake et le partage. Elle ne sait pas que c'est de la fausse information. Ma mère ne tente pas de causer du tort. Ces choses peuvent être de nature changeante à mesure qu'elles cheminent dans l'écosystème.
Yes, I would argue that deepfakes are an example of false information disseminated to cause harm, so that would be disinformation. Misinformation might be that my mom sees that deepfake later and she reshares that. She doesn't understand that it's false. My mom's not trying to cause harm. These things can shift as they move through the ecosystem.
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Lib. (QC)
Messieurs Tseng et Black, est-ce que tout ça est conforme à la façon dont vous concevez cette préoccupation au sujet des deepfakes?
Mr. Tseng and Mr. Black, would that go along with how you see this concern about deepfakes?
Ryan Black
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Ryan Black
2018-10-16 11:41
Oui, en grande partie. Je suis d'accord pour dire que c'est assurément une forme de faux renseignements, mais de là à y associer la notion de malveillance... Certains deepfakes sont créés à des fins parodiques ou humoristiques. Il y aura presque assurément une version hollywoodienne des deepfakes utilisée pour transposer les visages d'acteurs. On utilise aussi les deepfakes de façon légitime, mais, dans le milieu des nouvelles ou celui des médias sociaux, il y a bien sûr un risque qu'ils soient utilisés à des fins malveillantes. J'ai tendance à être d'accord avec l'idée qu'il s'agit assurément d'une force de falsification, tout comme lorsqu'on utilise un angle de caméra trompeur ou qu'on utilise certains types de montages à des fins de désinformation.
Largely, it does. I do agree that it's definitely a form of false information, but to attribute malice to it.... Some deepfakes are done for parody or for humour. There will almost certainly be a Hollywood version of deepfakes used to transplant actors' faces. There will be legitimate uses of deepfake, but in the news sphere or in the social media sphere, there certainly is a vulnerability that it would be used for malicious purposes. I tend to agree that it's definitely a form of falsification, just like a tricky camera angle or an edit could be disinformation as well.
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Lib. (QC)
Quelle est la différence entre un deepfake et du faux contenu régulier, un faux vidéo et un deepfake? Pouvez-vous me l'expliquer?
What is the difference between a deepfake and just a regular fake, or a fake video and a deepfake? Could you explain that to me?
Ryan Black
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Ryan Black
2018-10-16 11:42
En fait, j'ai trouvé un article grâce à des moteurs de recherche. Il s'agit d' un article australien auquel Mme Wardle a participé. Il explique très bien tout ça. J'encourage les gens à utiliser leur moteur de recherche favori pour le trouver.
Essentiellement, le système apprend des détails à partir d'une série d'images qui sont de source publique ou qui sont obtenues par d'autres moyens. Il apprend des détails au sujet du visage, puis utilise des techniques d'apprentissage profond — de nature algorithmique, et non logique — pour apprendre de quelle façon le visage interagit lorsqu'il bouge. Puis, en utilisant une victime de transplantation... Si je devais prendre une vidéo de Pablo, ici, et que j'avais un enregistrement assez long pour l'intégrer dans le moteur d'apprentissage deepfake, je pourrais tout simplement associer mon visage à celui de Pablo et, de façon très convaincante, faire en sorte que Pablo semble parler alors que c'est moi qui bouge.
Actually, I found an article through search engines that Dr. Wardle participated in, in Australia, which explains it very well. I would encourage people to hit their favourite search engine to find it.
Basically, it learns details from a series of images that are publicly sourced or sourced through other means. It learns details about the face and then uses deep-learning techniques—they're algorithmic and not logic in nature—to learn how the face interacts as it moves. Then, using a transplant victim.... If I were to take a video of Pablo here and I had enough video that had been pumped into the deepfake learning engine, I could just put my face onto Pablo's and very convincingly make Pablo look like he's talking while I'm moving.
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Lib. (QC)
Avec le temps, tous les jeunes du secondaire vont probablement le faire, non?
Over time probably every kid in high school is going to be doing this, right?
Ryan Black
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Ryan Black
2018-10-16 11:43
Il existe déjà des applications d'échange de visage.
There are face-swap apps already.
Voir le profil de Frank Baylis
Lib. (QC)
Si je comprends bien ce que vous dites, vu l'évolution des deepfakes, tous les jeunes pourront le faire avec leurs amis et pourront produire de telles vidéos. Ce sera quelque chose qui sera facile à faire, non?
The way we're going with this concept of deepfake, every kid's going to be doing this with their friends and making these videos, if I understand what you're saying. It's going to be that easy to do, right?
Ryan Black
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Ryan Black
2018-10-16 11:43
Il s'agit d'une technologie dont les applications sont vraiment illimitées, et on ne l'utilisera pas seulement pour des visages. On pourrait l'utiliser pour des corps entiers. À un certain moment, on l'utilisera pour transposer des choses entières ou d'autres caractéristiques. On pourrait l'utiliser pour la voix aussi facilement que pour le visage.
It's a technology of very limitless application, and will be used for more than faces. It will be used for full bodies. At some point it will be used for transplanting entire things or other characteristics. It could be used for voice just as easily as for face as well.
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NPD (ON)
Merci.
Messieurs Black et Tseng, par rapport à la question des deepfakes et des pouvoirs juridiques, en vertu de la Loi sur le droit d'auteur du Canada, nous avons le régime d'avis et avis, par opposition au régime d'avis et de retrait. Il y a eu une résistance par rapport à une imposition du régime d'avis et de retrait, parce qu'on dit que vous pourriez interférer injustement avec les droits d'une personne, que vous pourriez cibler injustement un compétiteur.
Au sujet des deepfakes, y a-t-il des choses juridiques précises que nous devons examiner quant à leur effet sur, disons, le renversement d'une élection?
Quels sont les paramètres juridiques? Si une personne a été l'objet d'un deepfake, elle pourrait choisir la voie de la diffamation. Un certain nombre de mécanismes conventionnels existants pourraient suffire. Mais si cela se produisait au milieu d'une élection, cela pourrait renverser le système démocratique.
Y a-t-il des recours précis qui seraient plus à même de nous permettre de faire face à la menace d'un deepfake et du renversement des élections?
Thank you.
Mr. Black and Mr. Tseng, on the issue of deepfakes and the legal powers, under the Copyright Act in Canada, we have notice and notice, as opposed to notice and takedown. There has been push-back on imposing notice and takedown, because they say that you could be unfairly interfering with someone's rights, that you could be unfairly targeting a competitor.
On the question of deepfakes, are there specific legal things that we have to look at in terms of its effect on say, upending an election?
What are the legal parameters? If someone has been the subject of a deepfake, they could go the libel route. There are a number of traditional mechanisms in place that may be sufficient. But if it happens in the middle of an election, it could upend the democratic system.
Are there specific remedies that would be better able to address the threat of a deepfake, and upending elections?
Ryan Black
Voir le profil de Ryan Black
Ryan Black
2018-10-16 12:03
Je ne suis pas sûr que la technologie des deepfakes serait une cible appropriée pour toute mesure particulière, seulement parce qu'il s'agit d'une mesure parmi un très grand éventail d'outils offerts à des gens qui essaient de manipuler des personnes au moyen des médias sociaux. Par les moyens dont les deux autres intervenants ont parlé, nos cerveaux sont en quelque sorte câblés pour régler de façon heuristique des problèmes que nous ne pouvons pas du tout régler de façon logique, parce qu'il y a trop d'information qui nous est envoyée tout le temps.
En toute honnêteté, je m'inquiète davantage de l'intention de la mésinformation et de la désinformation. Je m'inquiète franchement plus à ce sujet que des particularités de la vidéo des deepfakes. C'est seulement parce que — encore une fois, je reviens à ma captation par caméra de sécurité — vous n'avez pas besoin d'une vidéo très avancée ou d'une fausse vidéo pour convaincre les gens que quelque chose s'est produit. Vous n'avez pas besoin d'une photo très convaincante pour les en convaincre. Vous pouvez utiliser une image réelle tout aussi facilement qu'une fausse image.
I'm not sure that deepfake technology would be an appropriate target for any specific action, only because it is one in a very large belt of tools available to people who are trying to manipulate people through social media. Through the ways that both of the other speakers have spoken about, our brains are kind of wired to heuristically solve problems that we can't possibly logically solve because there's so much information being thrown at us at all times.
I worry, truthfully, more about the intent of misinformation and disinformation. I truthfully worry more about that than the specifics of deepfake video. This is only because—again, I go back to my security camera footage—you don't need to have a very sophisticated video or fake video to convince people that something's happened. You don't need to have a very convincing photo to convince people that something's happened. You can use a real image just as easily as you can use a fake image.
Jason Kee
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Jason Kee
2018-10-04 11:00
Merci, madame la présidente.
Je m'appelle Jason Kee. Je suis conseiller, Politiques publiques et relations gouvernementales, chez Google Canada.
Merci de nous avoir donné l'occasion de participer à votre étude sur les modèles de rémunération pour les artistes et les créateurs.
Chez Google, notre approche en matière de rémunération et de revenu est un modèle de partenariat. Dans ce modèle, les créateurs, comme les éditeurs, les artistes, les producteurs ou les développeurs d'applications, créent et fournissent le contenu tandis que nous assurons la distribution et la monétisation, y compris l'infrastructure technique, les équipes de vente, les systèmes d'opérations et de paiement, le soutien aux entreprises, etc. Nous profitons du revenu qui en découle, dont la majeure partie revient au créateur, à tout coup. En vertu de ce modèle de partenariat, nous ne gagnons des revenus que lorsque nos partenaires en génèrent. Il est donc dans notre intérêt de veiller à ce que nos partenaires réussissent.
Google propose une grande variété de plateformes pour différents types de créateurs. Nous offrons aux éditeurs des plateformes publicitaires leur permettant de monétiser leur contenu en hébergeant des annonces sur leurs sites et leurs applications et de partager ces revenus.
Google Play, notre boutique en ligne, donne accès à un imposant public mondial pour les développeurs et autres partenaires de contenu, les développeurs touchant 70 % ou plus des revenus. Google Play Films et TV propose des émissions ou des films à la location ou à l'achat, tandis que Google Play Musique offre un accès illimité, sans publicité, à plus de 40 millions de chansons, moyennant des frais mensuels, ainsi qu'un accès à un service parallèle plus limité payé par la publicité. Il s'agit de services sous licence complète qui versent des redevances aux titulaires de droits, conformément à des contrats de licence, et qui procurent une source de revenus importante à nos partenaires de contenu.
Enfin, YouTube, la plateforme mondiale de vidéos en ligne de Google, compte plus de 1,9 milliard d'utilisateurs connectés chaque mois, et plus de un milliard d'heures de vidéo sont visionnées chaque jour. Chez YouTube, notre mission consiste à donner la parole à tous et à leur montrer le monde. C'est le véritable pouvoir de YouTube: avec seulement une caméra et une connexion Internet, tous les gens, sans distinction d'âge et de milieu, peuvent participer, avoir voix au chapitre et créer un public mondial.
Et ils le font. Plus de 400 heures de contenu vidéo sont téléchargées sur YouTube chaque minute, ce qui en fait l'une des plus grandes collections vivantes de culture humaine jamais rassemblée. Ces téléchargements représentent pratiquement tous les types de contenu vidéo imaginables, des vidéos personnelles au contenu généré par l'utilisateur, en passant par le contenu cinématographique et télévisé haut de gamme. Grâce à des plateformes comme la nôtre, de plus en plus de personnes dans le monde peuvent se considérer comme des auteurs, des artistes et des créateurs.
YouTube est également une « expérience intégrée », dans laquelle les créateurs interagissent directement avec une collectivité de fans engagés et passionnés qui partagent, commentent et contribuent. Cette connexion personnelle et directe que les créateurs de YouTube partagent avec leurs fans les rend plus authentiques; il est plus facile de s'identifier à eux, et c'est ce qui distingue YouTube des autres plateformes.
Le Canada compte une collectivité de créateurs très vaste et dynamique sur YouTube qui produisent des contenus attrayants et de grande qualité, appréciés en grand nombre, à l'échelle nationale et dans le monde. Le Canada est l'un des principaux exportateurs de contenu sur YouTube. À l'échelle mondiale, en moyenne, 50 % du temps de visionnement ou d'écoute d'un créateur provient de l'extérieur de son pays, mais pour les créateurs canadiens, plus de 90 % de ce temps provient de l'extérieur du Canada. Ce pourcentage est supérieur à celui de tous les autres pays de la plateforme et démontre que nous produisons du contenu très exportable.
Au cours de la dernière année, le temps de visionnement des chaînes canadiennes a augmenté de 45 %, tandis que les chaînes dont le chiffre d'affaires est supérieur ou égal à six chiffres ont connu une augmentation de 24 % par rapport à l'année dernière. Les réussites canadiennes sont nombreuses, et beaucoup de ces créateurs ont connu une croissance suffisamment importante et une notoriété qui leur ont permis d'employer des équipes de gestionnaires d'entreprise, de chercheurs, de caméramans, de monteurs et autres, devenant ainsi de petits studios de production.
Le Canada compte également une vaste collectivité de créateurs émergents — la classe moyenne créative de YouTube —, parmi lesquels de nombreux créateurs québécois, qui produisent principalement du contenu en langue française très populaire sur le marché québécois et francophone.
Les radiodiffuseurs et producteurs canadiens s'associent de plus en plus avec YouTube et exploitent la plateforme pour rejoindre de nouveaux publics internationaux. Nous nous sommes associés au Fonds des médias du Canada sur Encore+, une chaîne YouTube présentant un contenu canadien classique qui n'est plus diffusé, comme The Littlest Hobo — Le Vagabond — et Wayne and Shuster. Nous avons fourni des services de diffusion en direct pour des événements importants, notamment le dernier concert de Tragically Hip, les prix Juno, les prix Écrans canadiens et la journée des Autochtones en direct d'APTN, entre autres, ce qui permet d'étendre la portée de ces moments canadiens. Nous travaillons en étroite collaboration avec ces partenaires pour les aider à maximiser leurs possibilités sur la plateforme.
Thank you, Chair.
My name is Jason Kee. I'm public policy and government relations counsel at Google Canada.
We appreciate the opportunity to participate in your study of remuneration models for artists in creative industries.
As Google, our approach to remuneration and revenue is a partnership model. In this model, creators—such as publishers, artists, producers or app developers—create and supply the content while we provide distribution and monetization, including technical infrastructure, sales teams, transaction and payment systems, and business support, etc. We then share in the resulting revenue, with the majority of the revenue going to the creator every single time. Under this partnership model, we only earn revenue when our partners earn revenue, so it is in our interest to ensure that our partners are successful.
Google offers a wide variety of platforms for different types of creators. We offer publishers advertising platforms that allow them to monetize their content by hosting ads on their sites and apps, and share in that revenue.
Google Play, our online store, provides a massive global audience for developers and other content partners, with developers sharing in 70% or more of the revenue. Google Play Movies & TV offers shows or movies for rental or purchase, while Google Play Music offers unlimited ad-free access to over 40 million songs for a monthly fee, or through a more limited ad-supported tier. These are each fully licensed services that remit royalties to rights holders in accordance with licensing agreements and provide a significant source of revenue to our content partners.
Last is YouTube, Google's global online video platform. YouTube has over 1.9 billion monthly logged-in users, and over a billion hours of video are watched each and every day. At YouTube, our mission is to give everyone a voice and show them the world. This is the true power of YouTube—that with just a camera and an Internet connection, anyone of any age from any walk of life can participate, have a voice and build a global audience.
And they do. Over 400 hours of video content are uploaded to YouTube every single minute, making it one of the largest living collections of human culture ever assembled. These uploads represent virtually every imaginable type of video content, from home videos and user-generated content to high-end film and television content. Through platforms like ours, more people around the world are able to think of themselves as authors, artists and creators.
YouTube is also a “lean-in” interactive experience, where creators interact directly with a community of engaged and passionate fans who share and comment and contribute. This personal, direct connection that YouTube creators share with their fans makes them more authentic and relatable and distinguishes YouTube from other platforms.
Canada has a very large and vibrant YouTube creator community that producers high-quality and engaging content that is being enjoyed in high numbers, both domestically and globally. Canada is one of the top exporters of content on YouTube. Globally, on average, 50% of a creator's watchtime comes from outside their own country, but for Canadian creators, over 90% of watch time comes from outside of Canada. This is higher than any other country on the platform, and demonstrates that we actually produce very exportable content.
In the past year, Canadian channels have seen their watchtime grow 45%, and channels making six figures or more in revenue are up 24% over last year. Canadian success stories are numerous and many of these creators have grown sufficiently large and sophisticated to employ teams of business managers, researchers, camera operators, editors and others, effectively becoming small production studios.
Canada also has a large community of up-and-coming creators—YouTube's creative middle class—including a range of Quebec creators, who predominantly produce French-language content that performs very well in Quebec and French-language markets.
Canadian broadcasters and producers are increasingly partnering with YouTube and leveraging the platform to reach new international audiences. We partnered with the Canada Media Fund on Encore+, a YouTube channel featuring classic Canadian content that is no longer aired, such as The Littlest Hobo and Wayne and Shuster. We've provided live streaming services for major events, including the last Tragically Hip concert, The JUNO Awards,The Canadian Screen Awards, and APTN's Indigenous Day Live, among others, extending the reach of these Canadian moments. We work closely with these partners to help them maximize their opportunities on the platform.
Voir le profil de Michel Picard
Lib. (QC)
J'aurais voulu poser cette question aux représentants d'Ambulance Saint-Jean.
Si les appareils sont si faciles à utiliser, est-il envisageable d'offrir une formation simple, au moyen d'un document vidéo, sur un site Web?
Il est vrai que le site Web de la GRC est assez rempli et diversifié. Il pourrait y avoir une vidéo portant sur l'aspect sécurité de la GRC. La formation offrirait suffisamment d'information pour que les gens craignant d'utiliser cet appareil soient rassurés à l'idée que, dans l'éventualité où ils seraient appelés à l'employer, ils pourraient en principe le faire sans problème.
I wanted to ask the representatives from St. John Ambulance this question.
If the devices are so easy to use, then would it be possible to provide simple training through a video recording on a web site?
It's true that the RCMP site is rather full and diverse, but there could be an RCMP video on the safety aspect. The training would provide enough information to ensure that those who are afraid to use this device are assured that if they ever need to use it they should be able to without any problem.
Voir le profil de Michel Picard
Lib. (QC)
Ne devrait-on pas mettre en ligne une vidéo de formation sur votre site web ou sur tout autre site web pour que la population en général puisse apprendre à utiliser ces appareils?
Should we put a training video on your website or any other website for the general population to learn how to use these?
Jamie Solesme
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Jamie Solesme
2018-10-02 16:50
Je ne suis pas très au fait de ce qui est disponible en ce moment pour le grand public. Vous parlez de faire l'éducation du public. J'ignore où l'on en est à ce sujet.
I'm not familiar with what's currently available in the realm for the public. You're talking about public education. I'm not certain what's there now.
Sophie Prégent
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Sophie Prégent
2018-06-07 9:01
Notre troisième recommandation est de faire en sorte qu'on traite les prestations incorporées à des vidéoclips comme des prestations musicales, et non comme des prestations cinématographiques. Actuellement, dès qu'un artiste-interprète autorise l'incorporation de sa prestation dans une oeuvre cinématographique, y compris les vidéoclips, il renonce automatiquement à exercer son droit d'auteur pour cette utilisation. Par exemple, un artiste-interprète dont la prestation est captée sur vidéo et fait également l'objet d'un enregistrement sonore peut uniquement exercer son droit d'auteur ou recevoir une rémunération équitable lorsque sa prestation sonore est dissociée de la vidéo.
Or, un vidéoclip, c'est ni plus ni moins qu'une chanson avec des images. Pas de chanson, pas de vidéo. Je ne connais personne qui regarde sur YouTube le vidéoclip d'une chanson en étant en mode muet. C'est la chanson qu'il regarde, en fait. Dans un cas comme celui-là, priver l'artiste de ses droits est inconcevable. Il est, selon nous, impératif que le Canada ratifie le Traité de Beijing sur les interprétations et exécutions audiovisuelles et étende les droits exclusifs et moraux privés pour les artistes-interprètes du secteur sonore à l'ensemble des artistes-interprètes.
Cela m'amène à notre quatrième demande.
Il faut aussi changer la définition d'enregistrement sonore, pour que soient également visées par la rémunération équitable les chansons qui sont utilisées dans les films ou les émissions de télévision. La définition d'enregistrement sonore qui est contenue dans la Loi est problématique, puisqu'elle exclut les bandes sonores d'oeuvres cinématographiques diffusées en même temps que le film. Cette situation prive les interprètes de revenus importants, en plus d'être discriminatoires puisque les auteurs et les compositeurs de musique bénéficient, eux, de redevances équivalentes pour l'utilisation de leurs oeuvres. En 2012, le législateur a reconnu les mêmes droits aux artistes-interprètes du secteur sonore que ceux dont bénéficient les auteurs. On comprend donc difficilement que la discrimination subsiste encore.
Cinquièmement, il faut trouver des moyens de rémunérer les interprètes pour l'utilisation de leurs prestations sur Internet. Les artistes québécois savent très bien que les revenus découlant de la diffusion en continu de leurs oeuvres sont ridiculement bas, même pour les chansons les plus populaires.
En fait, le problème est double. D'abord, les revenus pour la webdiffusion non interactive et semi-interactive sont visés par l'imposition d'un tarif établi par la Commission du droit d'auteur du Canada. Ce tarif est presque 11 fois moins élevé que celui en vigueur aux États-Unis pour la même période.
Les revenus de la webdiffusion de contenu musical à la demande, comme Spotify ou Apple Music, sont liés à des contrats entre artistes et producteurs, qui prévoient la récupération de frais de production avant le versement des redevances aux artistes. Compte tenu des faibles sommes générées par les ventes d'albums et par la webdiffusion à la demande, les interprètes sont trop souvent privés de redevances provenant de ces exploitations commerciales, évidemment.
Our third recommendation is to treat performances incorporated in music videos as musical performances and not as cinematographic performances. Currently, once a performer authorizes the incorporation of his or her performance into a cinematographic work, including a video clip, he or she automatically waives his or her copyright for that use. For example, a performer whose performance is captured on video and is also audio-recorded may only exercise copyright or receive equitable remuneration when his or her sound performance is dissociated from the video.
Yet, a video clip is neither more nor less than a song with images. No song, no video! I do not know anyone who watches a YouTube music video of a song on mute. That person is in fact watching the song. In such a case, depriving the artist of his or her rights is absurd. In our view, it is imperative that Canada ratify the Beijing Treaty on Audiovisual Performances and extend the exclusive and moral rights of performers in the sound recording industry to all performers.
That brings me to our fourth request.
The definition of sound recording must be changed so that the songs used in movies or TV shows are also covered by fair remuneration. The definition of sound recording which is contained in the act is problematic, since it excludes soundtracks of cinematic works broadcast at the same time as the film. This situation deprives performers of significant revenues, in addition to being discriminatory, since authors and music composers enjoy equivalent royalties for the use of their works. In 2012, the legislator recognized the same rights for performers in the sound recording industry as those of the authors. It is therefore difficult to understand that discrimination still exists.
Fifth, it is necessary to find ways to compensate performers for the use of their performances on the Internet. Quebec artists know that revenues from the streaming of their works are ridiculously low, even for their most popular songs.
The problem is in fact twofold. Firstly, revenues for non-interactive and semi-interactive webcasting are subject to a tariff set by the Copyright Board of Canada. This tariff is almost 11 times lower than the one in effect in the United States for the same period.
Revenues for webcasts of on-demand music content such as Spotify or Apple Music are subject to contractual arrangements between artists and producers that provide for the recovery of production costs before the payment of royalties to artists. Given the small sums generated by album sales as well as webcasting on demand, performers obviously too often find themselves deprived of royalties from this commercial exploitation of their performances.
Voir le profil de Pierre Nantel
Ind. (QC)
Merci, madame la présidente.
Andrew, je parcourais les vidéos du Centre national de musique et je me demandais si vous aviez des enregistrements vidéo d'artistes qui viennent utiliser votre équipement d'époque. Vous parliez d'Émile Bilodeau. Si j'étais à votre place, j'adorerais voir k.d. lang utiliser la console de ce Wurlitzer.
Thank you, Madam Chair.
Andrew, I was browsing through the videos of the National Music Centre. I was wondering if you have video recordings of artists coming to enjoy your vintage equipment. You were referring to Émile Bilodeau. If I were you, I would love to see k.d. lang use that console in that Wurlitzer.
Andrew Mosker
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Andrew Mosker
2018-04-19 10:40
Oui, nous avons des enregistrements de tous les artistes qui sont venus enregistrer dans nos studios. Je crois que, depuis le mois de mars, on peut trouver sur notre site Web les enregistrements de plus de 20 artistes. Je vais vérifier cela. Nous faisons toujours une narration sur l'artiste qui vient enregistrer en studio.
Par ailleurs, nous avons organisé une importante exposition sur k.d. lang, qui a commencé en juillet 2017 et qui va se terminer en juin 2018. Elle n'a pas fait d'enregistrements dans nos studios, mais nous avons au moins réalisé une exposition en son honneur.
Nous allons ensuite entamer une nouvelle exposition qui porte sur une autre artiste canadienne.
Yes, we have recordings of all the artists who have come to record in our studios. Since March, I believe that you can find recordings of more than 20 artists on our website. I will check that. We always do a commentary about the artists who come to record in our studios.
We also organized a major exhibition on k.d. lang. It opened in July 2017 and will end in June 2018. She has not recorded in our studios, but we have at least held an exhibition in her honour.
Next we will be starting a new exhibition on another Canadian artist.
Michelle Van De Bogart
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Michelle Van De Bogart
2017-11-28 12:04
Oui, elle se trouve sur notre site Web.
Si vous me le permettez, j'aimerais dire que nous avons réorienté nos activités de sensibilisation à l'interne il y a deux ou trois ans. Lorsque nous avons fait cela, nous avons observé une augmentation des demandes pour des audiences tenues avec l'aide d'un aîné. Nous avons convenu, après en avoir discuté, de continuer à faire de la sensibilisation auprès des établissements pour que les conversations se poursuivent.
It is on our website, yes.
If I may, I would say that we refocused our inreach a couple of years ago. What we found when we refocused that was an increase in the number of requests for elder-assisted hearings. This is something we have discussed continuing, so we are now looking at doing continuous inreach to the institutions to continue those conversations.
Brian Myles
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Brian Myles
2016-09-29 11:26
Mesdames, messieurs, je vous remercie. C'est un réel plaisir d'être ici aujourd'hui, devant vous.
Comme mes collègues le disaient plus tôt, l'heure est grave. Je crois que s'ils en avaient l'occasion, tous les patrons de presse vous diraient aujourd'hui à peu près la même chose, c'est-à-dire que nos revenus traditionnels en matière d'imprimé diminuent et que les revenus numériques ne compensent pas les pertes. Qu'on me comprenne bien: je ne retournerais pas à l'ère du papier. Nous ne sommes aucunement des dinosaures, ici. La révolution numérique est fantastique, mais pour notre modèle d'affaires, cela revient à dire que nous avons échangé des dollars analogiques contre des cents numériques. Nous ne réussissons pas à atteindre un modèle d'affaires stable.
Nos recommandations se divisent en deux parties: des mesures d'aide directe, d'une part, et des mesures d'aide indirecte, d'autre part. La première, qui est peut-être la plus importante, est une mesure indirecte. À défaut de nous aider, l'État pourrait cesser de nous nuire et utiliser les budgets publicitaires qui sont à sa disposition pour financer en premier lieu nos médias, soit les médias nationaux du Québec et ceux du reste du Canada.
En ce moment, le gouvernement fédéral investit environ un demi-million de dollars dans ses publicités destinées aux journaux de l'ensemble du Canada. Il y a 10 ans, cette somme était de 20 millions de dollars. Pour nous, cette chute, ce passage de 20 millions à un demi-million de dollars, est brutal.
Où sont passées toutes ces publicités gouvernementales?
Ce n'est pas un grand mystère. En effet, on a retrouvé sur les plateformes numériques, en 2014-2015, quelque 19 millions de dollars. Ces 19 millions ou, si on arrondit ce chiffre, ces 20 millions de dollars, sont essentiellement de l'argent dont héritent les géants américains que sont Google et Facebook.
La première recommandation est donc, bien sûr, d'augmenter de manière significative et durable le placement publicitaire gouvernemental dans nos médias. En outre, les annonceurs qui ont encore le courage de soutenir la presse d'ici devraient, à notre avis, bénéficier de crédits d'impôt pour leur placement publicitaire dans nos plateformes. Quand je dis « plateformes », cela inclut nos pages imprimées, mais aussi nos écrans, étant donné que nous nous retrouvons tous sur des tablettes et des téléphones mobiles, à l'heure actuelle.
Il serait aussi très important de mettre à jour la Loi sur le droit d'auteur. Les pays européens sont en avance sur le Canada et les États-Unis à cet égard. Ici, on a laissé cette entité surnommée GAFA, soit les géants Google, Amazon, Facebook et Apple, vampiriser nos contenus et les monétiser. C'est un exode de recettes, donc un exode fiscal, très important. La bonification de la Loi sur le droit d'auteur permettrait de négocier des ententes et d'obtenir des redevances quand nos contenus seraient utilisés sur ces grandes plateformes.
Nous demandons aussi d'être traités comme tous les autres médias. De nos jours, dans le domaine numérique, un écran est un écran. On doit considérer que les médias écrits présents sur les plateformes numériques vont aussi faire de la vidéo à l'occasion et être présents sur Internet. Or pour l'instant, nous ne bénéficions d'aucun programme d'aide. Des programmes gérés par le Fonds des médias du Canada ou Téléfilm Canada ne nous sont pas accessibles. Si nous voulons développer une offre vidéo sur notre mobile pour rejoindre de nouveaux clients, des jeunes, nous devons le faire par nos propres moyens. Nous n'avons accès à aucun crédit d'impôt, aucune aide, qu'elle soit directe ou indirecte. C'est le cas du quotidien Le Devoir et de tous les membres de la Coalition, en ce moment.
Nous estimons que des crédits d'impôt relatifs à la masse salariale, pour l'embauche de journalistes qualifiés, et des crédits d'impôt portant sur la création d'applications nous permettraient de poursuivre notre virage numérique. Nous ne nous attendons pas à une aide perpétuelle de l'État. Nous ne demandons pas de vivre à ses crochets. Nous estimons qu'une aide transitoire nous permettrait de poursuivre les activités que nous avons déjà amorcées et de payer des journalistes. En effet, l'information a un prix, une valeur. Or cette valeur est celle des cerveaux, de l'intelligence des gens que nous engageons et qui se déploient sur le terrain pour rapporter du matériel de qualité. Ces crédits nous permettraient certainement de respirer un peu, le temps que nos modèles d'affaires se mettent en place.
Enfin, nous payons la TPS sur nos produits ainsi que la TVQ, au Québec. Nous demandons aux deux ordres de gouvernement, autant à Québec qu'à Ottawa, de se coordonner pour exempter les médias écrits de la TPS et de la TVQ. Bien sûr, cette mesure allégerait un peu la difficulté. Vous pouvez constater par vous-mêmes et dans votre entourage que, dans le domaine culturel, la gratuité est très répandue, en particulier chez les nouveaux consommateurs d'information. Il y a des limites à ce qu'on peut demander comme prix d'abonnement. Au journal Le Devoir, nous avons un mur payant.
Nous sommes un des rares médias qui réussit à faire payer les abonnés pour une information de qualité. Nous savons très bien que nous testons l'élasticité de la demande en augmentant constamment les prix. L'exemption de la taxe nous permettrait d'avoir une marge de manoeuvre. L'industrie du livre au Québec bénéficie d'une exemption de la TVQ. Les magazines canadiens ont bénéficié d'exemption de taxes et ont eu droit au Fonds du Canada pour les périodiques.
Ladies and gentlemen, thank you. It's a real pleasure to be here before you today.
As my colleagues said earlier, the situation is serious. I think that, if given the opportunity, every media owner would tell you pretty much the same thing today, which is that our traditional revenue from print is decreasing and digital revenue isn't offsetting the losses. Let me be clear: I wouldn't go back to the paper era. We aren't dinosaurs here. The digital revolution is fantastic, but for our business model, it means that we have traded analogue dollars for digital cents. We are failing to achieve a stable business model.
Our recommendations are in two parts: measures that provide direct assistance and measures that provide indirect assistance. The first, which is perhaps the most important, is an indirect measure. If the government can't help us, it could stop hurting us and use the advertising budgets at its disposal to fund our media, the national media of Quebec and of the rest of Canada.
The federal government currently invests about half a million dollars in its advertising in Canadian newspapers. Ten years ago, that amount was $20 million. For us, that drop from $20 million to half a million dollars is brutal.
Where has all the government advertising gone?
It's no big mystery. In fact, the investment in 2014-15 in digital platforms was some $19 million. That $19 million or, if we round up, that $20 million is basically money inherited by American giants like Google and Facebook.
So the first recommendation is, of course, to make a significant and lasting increase to government advertising investment in our media. In addition, we think advertisers who are still brave enough to support the press here should benefit from tax credits for their advertising investment in our platforms. When I say “platforms”, that includes our printed pages, but also our screens, as we can now all be found on tablets and cell phones.
It would also be very important to update the Copyright Act. European countries are ahead of Canada and the United States on this. Here, we have let this entity called GAFA, or the giants Google, Amazon, Facebook and Apple, bleed our content dry and monetize it. It's an exodus of revenue, a major fiscal exodus. Improving the Copyright Act would make it possible to negotiate agreements and obtain royalties when our content is used on these major platforms.
We are also asking to be treated like all other media. These days, in the digital world, a screen is a screen. We need to consider that print media on digital platforms will also sometimes have a video and be on the Internet. For now, we don't have access to any assistance programs. Programs managed by the Canada Media Fund and Telefilm Canada aren't available to us. If we want to develop a video offering on our mobile site to reach new clients, young people, we have to pay for it ourselves. We don't have access to any tax credits, any assistance, direct or indirect. That the case for Le Devoir and all coalition members at the moment.
We think that payroll tax credits for hiring qualified journalists, and tax credits for creating applications would enable us to continue our digital shift. We don't expect ongoing assistance from the government. We aren't asking to be dependent on it. We think that transitional help would let us continue the activities we've already started and to pay journalists. In fact, information has a price, a value. But this value is that of brains, the intelligence of the people we hire and who are in the field to bring back quality material. These credits would certainly give us some breathing room, some time to get our business models in place.
Lastly, we pay GST on our products and QST in Quebec. We are asking both levels of government, Quebec City and Ottawa, to coordinate to exempt print media from the GST and QST. Of course, this measure would alleviate the problem a little. You can see for yourselves and around you that in the cultural arena, freebies are widespread, particularly among new information consumers. There are limits to what we can charge for subscriptions. We have a pay wall at Le Devoir.
We are one of the rare media that is successful in having our subscribers pay for quality information. We are well aware that we are stretching their flexibility to the limit by constantly increasing prices. A tax exemption would give us some manoeuvring room. The book industry in Quebec is exempt from the QST. Canadian magazines benefit from tax exemptions and have had access to the Canada Periodical Fund.
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Lib. (MB)
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Michelle Hoar
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Michelle Hoar
2016-09-27 11:45
Nous en avons produites quelques-unes. Nous publions principalement des textes, mais nous produisons quelques vidéos.
We did do a small amount. Most of our reporting is text-based, but we do some video.
Len Garis
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Len Garis
2016-04-18 15:48
Oui, nous le voudrions certainement. Merci beaucoup.
Simplement pour me présenter de nouveau: Je suis Len Garis, chef des pompiers, mais j'ai également été nommé planificateur d'urgence de la ville au titre de l'Emergency Program Act de la province de la Colombie-Britannique. Ainsi, il y a deux éléments de contacts qui sont assez importants pour nous.
Lorsque je décris Crescent Beach comme une collectivité côtière de Surrey, il est important de savoir que sa superficie est d'environ 142 acres, qu'elle compte environ 403 propriétés et qu'environ 1 250 personnes y vivent en permanence. Ces chiffres augmentent durant l'été; comme je l'ai dit, cette collectivité est une station balnéaire.
Je voudrais souligner que Crescent Beach compte deux accès routiers à partir de la plage, qui croisent la ligne ferroviaire à des passages à niveau. La voie principale longe la rue Beecher et le chemin Crescent. Comme je l'ai souligné, une carte figure dans mon document de présentation. La voie secondaire est l'avenue McBride.
En raison de leur proximité — une distance d'environ 500 mètres les sépare —, les deux points d'accès ont tendance à être bloqués par les trains qui passent. Encore une fois, la carte vous l'indiquera. Elle montre deux points d'accès proposés en tant que sorties d'urgence lors de nos conversations avec les responsables de BNSF et de la Ville.
D'un point de vue géographique, Crescent Beach est bordée par une portion d'environ 4,5 kilomètres de voie ferrée qui s'étend entre la côte de la baie Boundary et la baie Mud.
Pendant un certain temps, les résidants de Crescent Beach ont demandé que la ligne ferroviaire soit déplacée afin qu'elle soit éloignée de la côte; ils se disaient préoccupés par les marchandises dangereuses qui étaient transportées trop près de la collectivité et par l'inconvénient d'avoir de 8 à 10 blocages par jour, lesquels durent entre 6 et 10 minutes.
En décembre 2007, une défaillance mécanique a forcé BNSF à appliquer son frein d'urgence à Crescent Beach; en conséquence, tous les accès routiers ont été bloqués pendant environ deux heures.
Après cet incident, la Crescent Beach Property Owners Association a abordé le maire et le conseil afin de leur demander de prendre immédiatement des mesures pour empêcher que la collectivité soit isolée ou bloquée par ce train. Afin d'aider à dissiper cette préoccupation relative à l'accès, le Service d'incendie, la GRC et le service d'ambulance de Surrey ont travaillé avec BNSF à la création d'un document appelé le « protocole relatif aux trains en arrêt », et je crois savoir que vous allez le recevoir sous peu.
Grâce à ce protocole, si le fournisseur de services d'urgence reçoit une demande de services d'urgence de la part du public, il avise la compagnie de chemin de fer respective d'arrêter le train ou de reporter son passage. Le « protocole relatif aux trains en arrêt » prévoit également un processus à suivre en cas de blocage par un train en panne à un passage à niveau critique, comme ceux de la collectivité de Crescent Beach.
En octobre 2010, la Ville a retenu les services d'un expert-conseil en génie indépendant pour qu'il examine la question des voies d'accès d'urgence dans la collectivité de Crescent Beach, s'il advenait que les deux points d'accès soient de nouveau bloqués par le train. Dans le cadre de cette étude, un certain nombre d'options ont été envisagées, mais, au bout du compte, on a cru qu'elles seraient trop complexes et coûteuses.
En novembre 2012, peu après que le « protocole relatif aux trains en arrêt » a été mis en œuvre, une autre panne de train de BNSF a eu lieu, laquelle a bloqué l'accès à Crescent Beach. Durant cet incident, ni le « protocole relatif aux trains en arrêt » ni le règlement de Transports Canada applicable à tout train arrêté bloquant la route pendant plus de cinq minutes n'a été respecté pour assurer la circulation sans encombre des véhicules. Cet incident a entraîné l'isolement complet de la collectivité pendant 30 minutes. Une enquête menée plus tard par le coordonnateur de train de BNSF a révélé qu'il y avait eu rupture des communications.
À la suite du deuxième incident, le maire et le conseil, les responsables du programme d'urgence et la GRC de Surrey ont eu l'impression de perdre de la crédibilité aux yeux des résidants quant à leur capacité de régler ce problème de sécurité critique. Nous avions mis en place des protocoles pour tenter d'atténuer ce problème.
Au cours des années qui ont suivi, les deux routes d'accès à Crescent Beach ont été bloquées par un train de BNSF à un certain nombre d'occasions. Le 26 juin 2014, il y a eu une défaillance et un blocage pendant 45 minutes. Le 2 août suivant, à 9 h 35, une défaillance mécanique a fait en sorte qu'un train de BNSF a bloqué l'accès à la rue Beecher pendant plus de 10 minutes, et l'accès à l'avenue McBride, pendant trois heures. Le 5 janvier 2015, une coulée de boue au poteau milliaire 125.7, situé à un mille au sud de l'avenue McBride, a entraîné le blocage par un train de BNSF des deux points d'accès pendant trois heures et quatre minutes. Le 18 février 2016, un arbre tombé en travers de la voie ferrée au sud de l'avenue McBride a entraîné le blocage par un train de BNSF — encore une fois — des points d'accès pour une période de une heure et 39 minutes.
À la suite de l'incident du 5 janvier, une lettre de plainte a été envoyée à Transports Canada, qui a répondu que les données probantes étaient insuffisantes pour appuyer la plainte ou pour y donner suite.
Afin d'atténuer ce problème, la Ville de Surrey a installé des caméras en circuit fermé ainsi qu'un système de surveillance électronique, d'abord au passage à niveau du chemin Crescent et de la rue Beecher, puis à celui de la rue McBride. Le but était de recueillir des données probantes visuelles horodatées afin de pouvoir fournir à Transports Canada des documents et des preuves ainsi que d'empêcher toutes les situations d'urgence qui se produisaient dans la collectivité dont nous avions connaissance en temps réel.
Les caméras en circuit fermé surveillent et enregistrent toute la circulation ferroviaire contrevenant au règlement d'exploitation ferroviaire, et plus particulièrement à l'alinéa 103d), qui est ainsi libellé:
lorsque des véhicules routiers ou des piétons attendent pour franchir un passage à niveau public, aucune partie d’un mouvement à l’arrêt ne peut occuper pendant plus de cinq minutes une partie quelconque d’un passage à niveau public.
À la suite de l'installation des caméras en circuit fermé, l'incident du 18 février a été enregistré et fait actuellement l'objet d'une enquête.
Il importe de souligner que, du 1er avril 2011 au 31 mars 2016, 228 appels concernant des services d'urgence ont été enregistrés dans cette collectivité et que, au cours des dernières années, nous avons observé plusieurs incidents où un protocole relatif aux trains en arrêt aurait dû être appliqué, mais ne l'a pas été.
De plus, à ces occasions, il semble que BNSF contrevenait au règlement d'exploitation ferroviaire de Transports Canada. Toutefois, la Ville n'a reçu aucune indication du ministère selon laquelle des sanctions ou des conséquences auraient été appliquées dans le but d'atténuer ce problème et de tenter d'encourager l'entreprise à respecter les règles qui sont en place.
Du point de vue de la Ville de Surrey, BNSF et Transports Canada n'ont pas reconnu la gravité du fait que la collectivité de Crescent Beach se retrouve complètement isolée lorsqu'un train de BNSF bloque ces deux accès routiers.
Cette situation pose un risque élevé pour la vie des gens, si des services d'urgence étaient requis dans la collectivité de Crescent Beach.
Voilà ma déclaration. Merci.
Yes, we certainly would. Thank you very much.
Just to reintroduce myself, I'm Len Garis, the fire chief, but I am also appointed as the city's emergency planner under the Emergency Program Act of the Province of British Columbia,. So there are two pieces of contacts here that are fairly important to us.
When I describe Crescent Beach, a seaside community in Surrey, it's important to know that it's about 142 acres, with about 403 properties, and home to about 1,250 people full-time. That number swells during the summer; as I said, it's a seaside resort community.
I would like to point out that Crescent Beach has two access roads from the the beach, which are intersected by the rail line at grade. The primary route runs along Beecher Street and Crescent Road. As noted, there is a map in my presentation. The secondary route is McBride Avenue.
Due to their proximity, being approximately 500 metres apart, both access points have a tendency to be blocked by passing trains. Again, the map will point that out to you. It shows two proposed emergency exit access points, from our conversations with the BNSF and the city.
The geography of Crescent Beach takes the rail tracks along the coastline of Boundary Bay and Mud Bay at about 4.5 kilometres of the portion of tracks.
For some time, Crescent Beach residents have petitioned that the rail line be moved away from the coastline, citing concerns about dangerous goods being transported too close to the community, along with the inconvenience of having eight to 10 blockages a day, which last between six and 10 minutes.
In December 2007, a mechanical failure forced BNSF to apply its emergency brake at Crescent Beach, resulting in all road access blockage of about two hours.
After this incident, the Crescent Beach Property Owners Association approached the mayor and council and requested immediate action to prevent the community from being isolated or stalled by this train. To help this access concern, Surrey Fire Services, RCMP, and ambulance services worked with BNSF to create a document called the stopped train protocol , and my understanding is that you will be receiving this shortly.
Through this protocol, when a public request for emergency services is received, the emergency provider notifies the respective rail company to either stop or delay the train. The stopped train protocol also provides a process to follow a train breakdown block at critical at-grade crossings, such as those into the community of Crescent Beach.
In October 2010, the city contracted an independent engineering consultant to investigate the matter of emergency access routes to the community of Crescent Beach, should these two access points be blocked again by the train. The study investigated a number of options, but as it turned out at the end of the day, they believe that it was proved to be too complex and costly.
In November 2012, a short time after the stopped train protocol was implemented, another BNSF train breakdown occurred, blocking access to Crescent Beach. During this incident, the stopped train protocol was not adhered to, nor were the Transport Canada regulations requiring any stopped train to be blocked longer than five minutes, to provide unimpeded access to vehicular traffic. This incident resulted in a comprehensive isolation of the community for 30 minutes. Investigation by a BNSF trainmaster later revealed that there had been a communications breakdown.
As a result of the second incident, the mayor and council, the Surrey emergency program, and the RCMP essentially felt a loss of credibility with the residents about their ability to deal with this critical safety issue. We we had put protocols in place to try to alleviate this.
Over the following years, both access roads in and out of Crescent Beach were blocked by a BNSF train on a number of occasions. On June 26, 2014, there was a failure and a blockage for 45 minutes. On August 2, 2014, at 09:35, a mechanical failure resulted in a BNSF train blocking Beecher access for more than 10 minutes, and McBride access for three hours. On January 5, 2015, a mudslide at mile post 125.7, one mile south of McBride Avenue resulted in a BNSF train blocking both access points for three hours and four minutes. On February 18, 2016, a fallen tree across tracks south of McBride resulted in a BNSF train blocking the points again for an hour and 39 minutes.
Following the January 5 incident, a complaint letter was sent to Transport Canada, which responded by saying there was not enough evidence to support the complaint or to proceed with it.
To help mitigate that, the City of Surrey installed CCTV cameras, as well as an electronic monitoring system, first at the Crescent and Beecher Street crossing, and then at the McBride Road crossing. The intent was to collect visual, time-stamped evidence in order to provide Transport Canada with documentation and proof, and to pre-empt any emergencies that were occurring in the community that we knew in real time.
The CCTV cameras monitor and record all rail traffic in contravention of the rail operations rules, specifically rule 103(d), which reads:
no part of a movement may be allowed to stand on any part of a public crossing at grade, for a longer period than 5 minutes, when vehicular or pedestrian traffic requires passage.
Following the installation of the CCTV camera, the incident on February 18 was recorded and is currently under investigation.
It is important to note that from April 1, 2011 to March 31, 2016, there have been 228 calls for emergency service in this community, and in the past few years we have seen several incidents where a stopped train protocol should have been exercised but was not.
Further, on these occasions it appears that BNSF was in violation of Transport Canada's rail operating rules. However, the city has had no indication from Transport Canada that any sanctions or consequences have been applied in order to alleviate this problem and try to encourage them to follow the rules that are in place.
It is the City of Surrey's view that BNSF and Transport Canada have failed to recognize the seriousness of the Crescent Beach community's becoming completely isolated whenever a BNSF train blocks these two access roads.
This creates an elevated life risk, should there be a request for emergency services in the community of Crescent Beach.
That is my statement. Thank you.
Gregory Percy
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Gregory Percy
2016-04-18 16:41
Merci.
Je précise d'abord que GO Transit appartient à Metrolinx. Il s'agit d'une agence de la Couronne provinciale. Metrolinx exploite UP Express, la nouvelle liaison ferroviaire dédiée à l'aéroport; GO Transit; et Presto. Mes commentaires incluront également ces autres services.
La sécurité est très importante, et pas seulement pour l'industrie, mais aussi pour les principaux acteurs du secteur, comme VIA Rail Canada, GO Transit et UP Express. Nous avons un engagement envers la sécurité. Cela fait partie de la culture de GO Transit et d'UP Express. Cet engagement sert nos clients, nos employés et entrepreneurs, et aussi les collectivités adjacentes à nos lignes ferroviaires. Nous possédons environ 80 % du réseau que nous exploitons, alors c'est une responsabilité que nous prenons très au sérieux. Nous avons heureusement une fiche de sécurité exceptionnelle depuis le lancement de notre service en 1967, et nous voulons poursuivre sur cette lancée.
Notre engagement envers la sécurité fait partie intégrante de notre charte des passagers, une initiative sans précédent que nous avons lancée il y a six ans. Nous avons établi une série de promesses claires en ce qui concerne la sécurité que nous voulons offrir à nos clients, et nous entendons les maintenir. Avec la sécurité, il n'y a aucun relâchement possible. Il faut réinvestir temps et efforts de manière constante pour que la sécurité demeure une priorité.
Enfin, nous avons un système de gestion de la sécurité en place, comme l'exige Transports Canada. Ce système est actualisé tous les ans, et nous nous assurons de remplir les engagements que cela suppose.
Pour ce qui est de notre contribution communautaire, nous menons des campagnes d'éducation et de sensibilisation. Nous allons dans les écoles. C'est très important. Il est important d'informer les enfants avant qu'ils ne s'aventurent sur les rails. Nous prenons cela très au sérieux. L'an dernier, nous avons mené un projet tout à fait unique — je crois que cela n'avait jamais été fait dans l'industrie. Nous nous sommes associés à ConnexOntario, un autre organisme provincial, et nous avons installé de la signalisation à tous nos passages à niveau, gares et ponts, pour diriger les gens en détresse psychologique vers la ligne d'aide. On nous a appris que cela avait aussi permis de sauver des vies. Nous sommes très fiers de cette initiative, et nous espérons que le reste de l'industrie en fera autant. L'ACTU et le CN nous ont déjà signifié leur intérêt, mais nous aimerions que cela se concrétise à la grandeur du Canada.
Bon nombre de nos projets sont axés sur la sécurité et le service à la clientèle, mais la sécurité passe toujours en premier, que ce soit par nos modes de changement d’équipage ou par la construction de notre équipement. Nous avons été un des premiers services à adopter l'utilisation d'enregistreurs audio-vidéo en cabine. Nous avons entrepris de remplacer notre flotte, et dès que tout aura été remplacé, nous pourrons procéder à la mise en service. Nous prévoyons que la mise en service pourra avoir lieu d'ici la fin de l'année en cours. C'est une étape très importante pour nous, et nous espérons que le reste de l'industrie va nous emboîter le pas.
Nous nous tournons également vers des pratiques d'exploitation internationales, pour voir ce qui se fait de mieux en Amérique du Nord mais aussi ailleurs, et faire un peu d'ingénierie inverse et déterminer ce qui pourrait s'appliquer à nos activités.
En ce qui concerne les marchandises dangereuses, par exemple, nous avons fait certaines recommandations au comité d'examen de la Loi sur les transports au Canada. Je ne vais pas vous les énumérer. Vous êtes probablement plusieurs à en avoir pris connaissance. Puisque notre organisation possède 80 % du réseau qu'elle exploite, nous avons l'obligation, et c'est une responsabilité assez particulière, de donner accès à nos corridors ferroviaires aux trains transportant des marchandises dangereuses. Nous avons donc eu des discussions préliminaires avec Transports Canada sur la teneur de ces obligations.
Aussi, parce que nous possédons notre réseau d'exploitation, ou à tout le moins 80 % de ce réseau, nous avons demandé à Transports Canada de réglementer notre propre réseau. Le ministère était d'avis que cela débordait de son champ de compétence, alors cette décision a bel et bien été la nôtre... et nous avons renouvelé ce contrat pour deux autres années, invitant Transports Canada à inspecter nos corridors, notre équipage, notre équipement et la servitude réelle. Nous croyons que c'est un pas dans la bonne direction. Pour nous, l'autoréglementation ne suffit pas quand il est question de sécurité. Nous pensons que c'est une bonne politique publique d'assurer des règles de sécurité élevées, et nos pratiques en font foi.
Pour nos propres corridors, nous n'attendons pas qu'on nous rappelle les normes de sécurité minimales liées aux feux clignotants, aux cloches et aux barrières. Nous appliquons en fait les normes de sécurité les plus élevées à tous nos passages à niveau.
Nous intervenons très rapidement si le réseau se désagrège. C'est très important pour nous.
L'industrie acquiesce aux limitations de vitesse. Si des problèmes touchent des rails en particulier, il est aussi important de les corriger rapidement. Évidemment, c'est ce que tente de faire l'industrie.
Thank you.
First of all, GO Transit is part of Metrolinx. It's a crown agency of the province. Metrolinx would include UP Express, our new airport rail link; GO Transit; and Presto. I will speak on behalf of those also.
Safety is very important not just to the industry, but also certainly to major players like VIA Rail Canada and GO Transit and UP Express. We have this commitment to safety. It's part of the GO and UP culture. That's to the benefit of our customers, employees, contractors, and also for the communities through which we operate. We actually own 80% of our operating network, so that's a responsibility we take very seriously. We have been fortunate to have a great safety record since our inception of 1967, and we look forward to continuing that.
We embed the commitment to safety in our passenger charter, which was precedent-setting when introduced some six years ago. We have an explicit set of promises in terms of the safety we provide to our customers, and we look forward to continuing that process. It's one of those things where you just can't take your eye off the ball. You have to keep reinvesting time and energy to make sure safety matters.
Lastly, we have a safety management system also, as required by Transport Canada. That gets updated every year, and we make sure we live up to those commitments also.
On our community contribution, we do education outreach. We reach into the schools. That's really important. It's important to get to the kids before they get to the tracks. We take that very seriously. We did something in the last year that was quite unique—I believe a precedent to the industry. We partnered with ConnexOntario, another agency of the province, and put up signs at all of our level crossings, stations, and bridges, basically for a health line for those who are desperate with mental health issues. We have had some feedback that it has saved lives as well. We're quite proud of that, and we're hoping that it rolls out to the industry. We already have some interest through CUTA and CN, but we'd like to roll that out right across Canada.
Many of the things we do centre on safety and customer service, but safety is always first, whether in terms of how we build our crew shifts or how we build our equipment. We have been one of the first to embrace the in-cab, video-audio recorders. We have started changing our fleet over, and as soon as they're changed over, we turn them on. We expect to have our fleet turned on by the end of this year. We think this is a very important step forward for us, and we hope that the industry does it also.
As for some of the other areas, we look internationally to see the appropriate best practices of other agencies, not just in North America but outside North America, to see what the right things are, any of which we can reverse-engineer into our operation.
With respect to dangerous goods, for example, we have made some recommendations through the Canada Transportation Act panel. I won't go over those. Many of you may already have read some of them. As an entity that owns 80% of its network, we have an obligation, and it's a fairly unique one, to host such trains carrying dangerous goods. So we've had some early conversation with Transport Canada on what those obligations are.
In terms of other things we do, because we own our operating network, or 80% of it, we wound up contracting to Transport Canada to regulate us on our own network. They felt it was outside their jurisdiction, so we actually chose...and we just renewed for two more years with Transport Canada, inviting them to come onto our corridor, inspect our operating crews, inspect our equipment and the actual right of way. We think this is a good step forward. We don't think self-regulation is the level of safety that we want. We think strong safety is good public policy, and we and our behaviour support that.
For our own corridors we don't wait until we're told what the minimum safety level is in terms of lights, bells and gates. We actually go to maximum protection at all our level crossings.
We are very quick to react should there be any state of disrepair. We think this is very important.
The industry responds to slow orders. Should there be any track specific issues, it's important to react quickly to those also. Of course, the industry tries to do that.
Marc Beaulieu
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Marc Beaulieu
2016-04-18 16:47
En ce qui concerne les mesures proactives, nous surveillons et mesurons le rendement de nos mécaniciens de locomotive, à raison de milliers d'heures par mois. Nous surveillons la vitesse de tous les trains, tous les jours, grâce à notre système PSI qui surveille tous nos trains du corridor à grande vitesse. Nous mesurons la vitesse tous les jours.
Nous obtenons des résultats de 99,8 % en ce qui a trait à la conformité des mesures de rendement et à la surveillance de l'application des règles.
Nous travaillons aussi de près avec tous les partenaires de l'industrie par l'entremise de l'Association des chemins de fer du Canada, afin de mettre en oeuvre toutes les mesures de sécurité nécessaires.
Nous avons mis en place un nouveau programme de formation axé sur les passagers et qui s'adresse aux mécaniciens de locomotive. Ce programme a été lancé en septembre dernier et met davantage l'accent sur le côté humain, avec l'aide d'experts en la matière.
Nous prenons part à des études sur les enregistrements audio-vidéo en collaboration avec le Bureau de la sécurité des transports, en vue de mettre en place toutes les mesures qui pourraient nous aider avec notre système de gestion de la sécurité.
J'en ai d'autres. Je pourrais continuer, si vous le voulez.
With proactive measures, we monitor and measure the performance of our locomotive engineers thousands of hours a month. We monitor every train speed, every day, with our PSI system that monitors all of our high-speed corridor trains. We measure speed every day.
Our performance compliance and rules monitoring system results are at 99.8%.
We also work closely with all industry partners through the Railway Association of Canada to implement all safety measures necessary.
We've implemented a new passenger specific training program for locomotive engineers that was implemented last September, focusing more on human factors, with the help of human factor experts.
We participate in studies of locomotive voice and video recording with the Transportation Safety Board to try and implement whatever we can to assist us in our safety management system.
I have more. I could keep going if you like.
Voir le profil de Angelo Iacono
Lib. (QC)
Merci, madame la présidente.
Je vous remercie, messieurs, d'être ici aujourd'hui pour répondre à quelques-unes de nos questions. Je vais partager le temps à ma disposition avec M. Badawey.
Ma première question s'adresse à M. Marc Beaulieu.
Le Bureau de la sécurité des transports a identifié le risque de collisions entre les trains de voyageurs et d'autres véhicules, particulièrement dans le corridor entre Québec et Windsor, comme étant le risque principal en ce qui a trait à la sécurité du réseau de transport fédéral.
Croyez-vous que des enregistreurs vidéos et de conversations devraient être installés dans les cabines et les locomotives, ainsi qu'un enregistreur de données techniques, afin d'augmenter la sécurité du réseau?
Thank you, Madam Chair.
Thank you, gentlemen, for being here today to answer some of our questions. I will be sharing my time with Mr. Badawey.
My first question is for Marc Beaulieu.
The Transportation Safety Board identified the risk of collisions between passenger trains and vehicles, particularly in the rail corridor between Quebec City and Windsor, as one of the greatest risks to safety in the federal transportation system.
Do you think video and voice recorders should be installed in cabins and locomotives, in addition to technical data recorders, as a way to make the system safer?
Marc Beaulieu
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Marc Beaulieu
2016-04-18 17:07
Je vous remercie de la question.
Nous participons présentement, avec le Bureau de la sécurité des transports du Canada, au projet d'enregistrement vidéo et d'enregistrement des voix à l'intérieur des cabines.
Nos locomotives sont déjà équipées d'enregistreurs d'événements qui peuvent être vérifiés sans fil, à l'aide d'un ordinateur, pour déterminer les circonstances d'un accident. Je crois fermement que d'ajouter l'enregistrement vidéo et l'enregistrement des voix à bord des cabines de nos locomotives serait une amélioration importante à notre système de gestion de la sécurité.
Thank you for your question.
Right now, we are taking part in an in-cabin video and voice recorder project, in partnership with the Transportation Safety Board.
Our locomotives are already equipped with event recorders that can be checked remotely, by computer, to ascertain the circumstances surrounding an accident. I firmly believe that the addition of in-cab video and voice recorders to our locomotives would significantly improve our safety management system.
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Lib. (QC)
Vous dites que cela existe déjà. Est-ce seulement en temps et lieu d'un accident ou est-ce que c'est en permanence, c'est-à-dire dès que le train part d'un endroit donné?
You said it already exists. Is it used strictly when an accident occurs or all the time, in other words, from the moment the train leaves the station?
Marc Beaulieu
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Marc Beaulieu
2016-04-18 17:08
Je parle de deux choses différentes. D'une part, il y a un système d'enregistrement vidéo et d'enregistrement des voix. D'autre part, il y a l'enregistreur d'événements, qui est en place depuis les années 1980, qu'on peut utiliser pour avoir des références et des informations concernant la conduite du train à n'importe quel moment. C'est aussi disponible lors d'accidents ou d'enquêtes internes effectuées par Transports Canada ou par le Bureau de la sécurité des transports du Canada.
I'm talking about two different things. First, there is the video and voice recording system. Second, there is an event recorder, which has been in place since the 1980s and can be used to obtain reference data and information on the train's behaviour at any time. The information is also available in the case of accidents or internal investigations by Transport Canada or the Transportation Safety Board of Canada.
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Lib. (QC)
Ce système est-il déjà installé dans toutes vos locomotives et dans toutes les cabines?
Are all of your locomotives and cabins already equipped with that system?
Marc Beaulieu
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Marc Beaulieu
2016-04-18 17:08
Oui. Elles ont toutes des enregistreurs d'événements qui nous donnent toutes les informations pertinentes relativement au fonctionnement du train, à savoir la vitesse du train, le freinage, si les lumières étaient allumées, si le klaxon a sonné selon la réglementation en arrivant à un passage à niveau, et ainsi de suite.
Yes. They are all equipped with event recorders that provide us with all relevant data on the train's operation, such as speed and braking information. They also tell us things like whether the lights were on and whether the horn was sounded as the train approached a level crossing, in accordance with regulations.
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Lib. (QC)
J'ai une brève question, encore une fois pour M. Beaulieu.
Quelle est la position de VIA Rail sur l'utilisation de caméras orientées vers l'intérieur des cabines? Vous avez mentionné que vous avez des caméras vidéo dans les cabines en cas d'incident, mais qu'en est-il du contrôle ininterrompu, de l'observation constante de ce qui se passe dans la cabine?
I have a quick question, again for Mr. Beaulieu.
What is VIA Rail's position on the use of inward-facing cameras? You mentioned that you have video cameras there in case of an event, but what about constant control, constant viewing of what's happening in the cabin?
Marc Beaulieu
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Marc Beaulieu
2016-04-18 17:15
Je pense que les enregistreurs de conversations et de vidéos dans les locomotives aideraient grandement à gérer la sécurité. Les lois et les règlements en vigueur, ainsi que le projet pilote en cours mené par le Bureau de la sécurité des transports, nous feront passer à un autre niveau. Grâce à ce projet et à la participation de Transports Canada et d'autres partenaires de l'industrie, une décision sera prise sur le plan légal et réglementaire au sujet de la façon dont les enregistreurs de vidéos et de conversations seront utilisés à l'avenir.
Je vais laisser les organismes de réglementation trancher la question.
I think locomotive voice and video recorders would bring a very important element to being able to manage safety. The current laws and regulations in place, and the current pilot project being led by the Transportation Safety Board, will take us to a different level. With that pilot project, with the participation of Transport Canada and the other industry partners, there will be a decision made from a law and regulation perspective on how locomotive and video and voice recorders will be used in the future.
I will leave that final decision to the regulators.
Voir le profil de Luc Berthold
PCC (QC)
Les informations que vous nous soumettez sont importantes. J'aurais aimé avoir pensé à poser la même question aux représentants des autres compagnies ferroviaires qui ont comparu devant ce comité.
Ma prochaine question s'adresse à M. Percy.
Corrigez-moi si je me trompe, mais vous avez mentionné que, dans vos locomotives, il y avait des caméras pour l'enregistrement vidéo et audio. Est-ce exact?
The information you provide to us matters. I wish I would've thought to ask the representatives of the other rail companies who appeared before the committee that same question.
My next question is for Mr. Percy.
Correct me if I'm wrong, but you said that you had cameras equipped with audio in your locomotives. Is that correct?
Gregory Percy
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Gregory Percy
2016-04-18 17:20
Je vais vous donner un aperçu de la situation. Nous avons des caméras orientées vers l'extérieur depuis probablement 15 ans. Nous venons tout juste de commencer à installer des caméras orientées vers l'intérieur, qui enregistrent également les conversations, au cours des derniers mois. Nous avons une flotte d'environ, disons, 75 locomotives, et probablement 10 % des locomotives sont maintenant équipées de ces enregistreurs. Nous avons choisi de les mettre en marche tout de suite après leur installation.
I'll give you a quick summary. We've had externally facing cameras for probably 15 years. We have just started installing inward-facing cameras, with audio, in the last few months. We have a fleet of, say, 75 locomotives, and we have probably about 10% done. We've chosen to turn those on as soon as each locomotive is completed.
Voir le profil de Luc Berthold
PCC (QC)
Un des éléments qui ont été mentionnés ici est que les conducteurs se sentiraient mal à l'aise de travailler sachant qu'il y a une caméra. Cela pourrait même causer plus de problèmes.
Quelle a été la réaction des travailleurs et des syndicats à ce sujet? Avez-vous vécu des problèmes dans le cas où des caméras avaient été installées et étaient fonctionnelles?
One of the things the committee has heard is that conductors may be uncomfortable doing their job knowing that they are on camera. We even heard that it could lead to more problems.
How did workers and unions react to that? Did you experience any problems in cases where cameras had been installed and were in use?
Gregory Percy
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Gregory Percy
2016-04-18 17:21
Nous recourons à une tierce partie, Bombardier, pour offrir notre service ferroviaire. Bombardier s'occupe de l'exploitation et de l'entretien. Nous nous sommes assurés qu'il y avait eu des échanges avec son syndicat pour que nos intentions soient claires.
Nous ne nous sommes pas encore servis des enregistreurs pour gérer les équipages. Ce n'est pas une option pour nous. Nous nous en servons pour comprendre comment les incidents se produisent et pour établir le rôle d'un équipage lorsque nous soupçonnons qu'il pourrait être responsable dans une certaine mesure.
We provide our rail service through a third party called Bombardier. They do both the operations and the maintenance. We ensured that they did speak to their union so they would understand what our intentions were.
We have yet to use them to manage the crews. That's not a method that we would choose to use. What we have them there for is to understand how incidents happen and to identify the role of the operating crew should an incident happen where we suspect their behaviour may have some cause in the accident.
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