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NPD (BC)
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2020-08-12 12:23 [p.2747]
Monsieur le Président, comme beaucoup de gens, nous avons été bouleversés par les images que nous avons vues de Beyrouth et du Liban il y a quelques jours. Au nom des néo-démocrates et de la population canadienne, nous exprimons notre sympathie au peuple libanais et aux personnes touchées, dans le monde entier et ici même au pays, par cette terrible explosion.
Comme on l'a déjà dit, il ne suffit pas d'exprimer de la sympathie. Nous devons envoyer de l'aide et des secours, et nous devons nous engager concrètement à soutenir les efforts de reconstruction. Le montant initialement proposé par le gouvernement était insuffisant. Puisque le gouvernement affirme que le Canada est de retour, l'occasion s'offre à lui de le démontrer en participant à la reconstruction et en fournissant l'aide dont le peuple libanais a besoin en ce moment.
La communauté libanaise est un élément dynamique du Canada. Elle a contribué à l'édification de ce pays. En ce moment, nous devons être ses alliés et faire vraiment notre part.
Comme beaucoup de gens de partout au monde et au Canada, nous avons été dévastés par la tragédie survenue à Beyrouth, au Liban, il y a quelques jours.
Nous envoyons nos pensées au peuple libanais et aux personnes touchées par cette terrible explosion. Cependant, envoyer nos pensées ne suffit pas. Nous devons porter secours aux victimes et participer aux efforts de reconstruction.
Des gens des quatre coins du Canada et du monde entier tendent la main aux Libanais, qui connaissaient déjà des difficultés à cause de l'instabilité politique, de la menace d'un effondrement économique et des répercussions de la pandémie de COVID-19. Les Libanais auront dorénavant besoin d'un fort appui international, et le Canada doit être de la partie. Tout en offrant immédiatement une aide alimentaire et médicale et en répondant à d'autres besoins, le gouvernement fédéral doit prendre des mesures concrètes pour contribuer aux efforts humanitaires à long terme de la communauté internationale. Nous devons établir un véritable partenariat et offrir une aide proportionnelle à celle offerte par le reste de la communauté internationale.
Je suis heureux de constater que le gouvernement du Canada a entendu notre appel à accroître l'aide humanitaire, mais il doit s'engager sur-le-champ à adopter un plan à long terme rigoureux pour aider le Liban et contribuer à la reconstruction de Beyrouth et du pays. Le plan doit comprendre un soutien pour la réforme démocratique, la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. Ensemble, en cette période difficile, nous pouvons aider les gens qui ont le plus besoin de notre aide. Ils comptent sur nous et sur les Canadiens.
Au nom de tous les néo-démocrates, j'offre mes plus sincères condoléances. Nous tenons à indiquer aux Libanais et à tous les Canadiens d'origine libanaise que nous leur viendrons en aide et que nous nous battrons pour eux, car ils ne méritent rien de moins.
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NPD (AB)
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2020-08-12 12:27 [p.2748]
Monsieur le Président, il y a eu des discussions entre les partis, et je pense que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante.
Je propose:
Que la Chambre reconnaisse que la réouverture des entreprises et de l'économie implique de prendre beaucoup plus de mesures pour soutenir les parents, particulièrement les femmes, qui craignent de retourner au travail sans avoir l'assurance que leurs enfants seront en sécurité à la garderie et à l’école, et demande donc au gouvernement: a) d'augmenter les transferts aux provinces et territoires de 2 milliards pour les services de garde abordables; b) de transférer des fonds aux provinces et territoires afin d'appuyer un retour en classe sécuritaire; c) de collaborer avec les provinces et territoires afin de s'assurer que les fonds fédéraux sont consacrés à la santé et la sécurité des enfants à travers le pays, tout en veillant à ce que les transferts vers le Québec soient inconditionnels.
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NPD (AB)
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2020-08-12 12:30 [p.2748]
Monsieur le Président, j'aimerais revenir sur le rappel au Règlement effectué le 21 juillet par le député de Barrie—Innisfil au sujet des cinquième et septième rapports du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre. Le député a cité l'extrait suivant du rapport complémentaire du NPD, qui se trouve à la page 103 de la version française:
[...] le NPD considère que la portée de ce rapport n'a pas été respectée. Le comité avait été chargé de trouver des solutions pour la participation à distance des députés dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Certaines recommandations dépassent la portée de ce mandat. Bien que le NPD [ne soit] pas en désaccord avec l'idée d'examiner d'autres options et d'être orienté vers l'avenir, il ne croit pas que ces éléments faisaient partie du mandat confié par la Chambre des communes.
Nous aimerions préciser la pensée du NPD. La Chambre des communes a demandé au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre de trouver des solutions pour que les députés puissent participer à distance à ses travaux. Or, le septième rapport du Comité recommandait aussi des moyens de voter en personne, et même si personne au Comité ne s'est opposé, cette réflexion ne faisait pas partie du mandat du Comité. C'est de cela que nous voulions parler quand nous disions, dans le rapport complémentaire, que certaines choses dépassaient la portée du mandat confié au Comité par la Chambre des communes.
Nous sommes d'avis que tous les députés doivent participer aux travaux de la Chambre, y compris les députés immunodéprimés et ceux dont un proche risque d'être atteint de la COVID-19. En ce qui concerne la participation en personne, on ne tient pas compte des risques associés à la COVID-19 que représentent les déplacements que doivent faire les députés de l'extérieur d'Ottawa. Tous les députés, peu importe où ils vivent, ont le droit de faire entendre leur voix au Parlement et de faire entendre celles des gens qu'ils représentent. C'est pourquoi le NPD appuie l'élaboration d'outils virtuels qui nous permettront de poursuivre notre important travail, c'est-à-dire offrir aux Canadiens l'aide dont ils ont besoin.
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NPD (BC)
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2020-08-12 12:44 [p.2751]
Monsieur le Président, le gouvernement est impliqué dans deux scandales: le premier concerne l'organisme UNIS, et le deuxième, une société de prêts hypothécaires dont l'un des dirigeants est l'époux de la chef de cabinet du premier ministre. Dans les deux cas, les libéraux servent leurs propres intérêts plutôt que ceux de la population. Pendant que les gens s'inquiètent de ce qui leur arrivera lorsque la PCU prendra fin, en août, le gouvernement libéral semble trop occupé à servir ses propres intérêts.
Quand les Canadiens sauront-ils à quoi les bénéficiaires de la PCU peuvent s'attendre lorsque cette prestation prendra fin, à la fin d'août?
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NPD (BC)
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2020-08-12 12:46 [p.2751]
Monsieur le Président, le problème, c'est que le gouvernement libéral est si occupé à servir ses propres intérêts qu'il n'a pas le temps de penser aux Canadiens.
À l'heure actuelle, les gens ne savent pas en quoi consiste le plan du gouvernement et ils sont inquiets. Seulement 40 % de la population canadienne environ est admissible aux prestations d'assurance-emploi. Quand le gouvernement expliquera-t-il les choses clairement? Quand veillera-t-il à ce que les Canadiens sachent que tous les travailleurs obtiendront du soutien et que personne ne sera laissé pour compte? Quand saurons-nous les détails?
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NPD (BC)
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2020-08-12 12:47 [p.2751]
Monsieur le Président, la motion nécessitant le consentement unanime adoptée aujourd'hui montre que la Chambre souhaite que le gouvernement aide les parents à retourner au travail en prenant les mesures voulues pour assurer la prestation de services de garde d'enfants de qualité et abordables et en veillant à ce que les écoles aient accès au financement dont elles ont besoin. Quand ces mesures seront-elles prises?
Quand le premier ministre fera-t-il en sorte que les enfants puissent retourner à l'école en toute sécurité et que les parents puissent compter sur des garderies fiables et abordables? Quand le gouvernement honorera-t-il ces engagements en aidant les provinces à offrir les services de garde et l'enseignement qui permettront d'assurer la sécurité des enfants?
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NPD (BC)
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2020-08-12 12:48 [p.2751]
Monsieur le Président, nous connaissons les sommes requises, et ce que propose actuellement le gouvernement est tout à fait inadéquat. Ce n'est tout simplement pas suffisant pour offrir aux provinces le soutien dont elles ont besoin pour financer les services de garde et l'éducation.
Quand le gouvernement libéral actuel s'engagera-t-il à offrir un financement approprié et suffisant pour que les parents aient l'assurance que leurs enfants seront en sécurité à l'école?
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NPD (BC)
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2020-08-12 12:49 [p.2752]
Monsieur le Président, le ministre devrait savoir que tous les spécialistes ont été clairs: s'il est question de services de garde pour tous ceux qui en ont besoin et s'il est question de soutien à l'éducation dans toutes les provinces et tous les territoires, ce n'est simplement pas assez d'argent. C'est insuffisant et cela nous prouve que le gouvernement ne souhaite pas agir concrètement.
Le gouvernement libéral peut-il s'engager à prévoir le financement requis pour assurer aux parents qu'ils auront accès à des services de garde et pour soutenir le milieu de l'éducation afin que les enfants soient en sécurité et que leurs parents puissent retourner au travail?
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NPD (MB)
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2020-08-12 13:33 [p.2759]
Monsieur le président, je partagerai mon temps de parole avec la députée de Winnipeg-Centre.
En ce moment, des millions de familles canadiennes sont chez elles et comptent sur la Prestation canadienne d'urgence pour pallier les inconvénients du chômage causé par la pandémie. Elles s'inquiètent de la situation financière dans laquelle elles se trouveront en septembre. En même temps, elles s'inquiètent de ce que réserve la rentrée scolaire à leurs enfants. Elles s'inquiètent de pouvoir trouver des services de garde. Elles s'inquiètent de leur santé et sécurité à leur retour au travail. Pour bon nombre d'entre elles d'ailleurs, il n'y aura pas de retour au travail.
Plus tôt aujourd'hui, en réponse à la question du chef du Nouveau Parti démocratique, la ministre a dit que le gouvernement avait un plan, mais le problème est que les Canadiens ne le connaissant pas, ils ne peuvent pas faire de prévisions financières pour septembre. Quand, exactement, le gouvernement annoncera-t-il son plan pour la fin du mois, puisqu'il a déjà dit qu'il mettra fin à la Prestation canadienne d'urgence?
Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
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2020-08-12 13:35 [p.2760]
Monsieur le président, comment les Canadiens sont-ils censés pouvoir planifier adéquatement alors qu'ils auront moins de deux semaines de préavis? D'après les estimations du Centre canadien de politiques alternatives, les gens qui passeront de la Prestation canadienne d'urgence à l'assurance-emploi recevront, en moyenne, environ 750 $ de moins par mois. Peut-être que ce chiffre est inexact et que le gouvernement a un plan, mais comment les Canadiens sont-ils censés planifier pour le mois de septembre, qui commence dans deux semaines? Ils ne savent pas quel soutien de revenu le gouvernement fournira à partir de septembre.
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NPD (MB)
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2020-08-12 13:37 [p.2760]
Monsieur le président, le manque de services de garde accessibles et abordables empêche mères d'enfants en bas âge de travailler. Des milliers de familles, souvent dirigées par une femme seule, ont du mal à joindre les deux bouts depuis le début de la pandémie. Nous n'avons jamais autant eu besoin d'un réseau universel de garderies.
Pourquoi le gouvernement refuse-t-il d'aider les familles canadiennes et d'investir dans un réseau de garderies accessible à tous?
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NPD (MB)
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2020-08-12 13:38 [p.2760]
Monsieur le président, les Premières Nations n'ont ménagé absolument aucun effort depuis le début de la pandémie pour protéger les membres de leurs communautés. La rentrée scolaire approche, mais au lieu de voir à la sécurité des enfants, le gouvernement préfère se lancer dans des chicanes de compétence et dire aux écoles autochtones situées dans une réserve de s'adresser aux provinces pour connaître les consignes sanitaires à appliquer.
Le ministre des Services aux Autochtones pourrait-il expliquer comment il se fait que les Premières Nations n'obtiennent pas le soutien dont elles ont besoin de la part du gouvernement?
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
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2020-08-12 13:39 [p.2760]
Monsieur le président, il y a deux jours, j'ai participé à une veille organisée en l'honneur d'un jeune homme de ma circonscription, victime du dernier meurtre commis dans Winnipeg-Centre. Tandis que la pandémie se poursuit, les difficultés financières des gens s'aggravent, et leur santé mentale se détériore rapidement.
Quand le gouvernement cessera-t-il de financer ses amis du milieu des affaires? Quand augmentera-t-il plutôt ses investissements dans le logement social accessible et abordable et dans les organismes de première ligne?
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NPD (BC)
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2020-08-12 14:10 [p.2766]
Monsieur le président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Rosemont—La Petite-Patrie.
Le ministre a affirmé plus tôt aujourd'hui qu'il était fier du programme d'aide d'urgence pour les loyers commerciaux, mais ce programme ne vient en aide qu'à une petite entreprise sur dix au Canada. Est-ce là la mesure de la réussite pour les libéraux? L'objectif était-il de faire gagner des millions de dollars à l'entreprise du mari de la chef de cabinet du premier ministre plutôt que d'aider les petites entreprises?
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2020-08-12 14:11 [p.2766]
Monsieur le président, c'est un gâchis qui ne reflète pas ce qui se passe sur le terrain. On a présenté l'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial comme un programme destiné à aider les propriétaires de petites entreprises à payer leur loyer, mais il a été conçu pour donner aux propriétaires le contrôle absolu. Au début, seuls les propriétaires ayant une hypothèque pouvaient en faire la demande.
Pourquoi les libéraux ont-ils privatisé un programme qui aurait dû être axé sur les locataires dès le départ et pourquoi l'ont-ils confié à une société de prêts hypothécaires au lieu d'aider vraiment les Canadiens?
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2020-08-12 14:12 [p.2766]
Monsieur le président, une entreprise sur dix, ce n'est pas une statistique réjouissante. Les frais de service de l'entreprise du mari de la chef de cabinet du premier ministre s'élevaient à 84 millions de dollars. Cela représente 14 % de l'argent versé à un organisme, avec un taux d'échec de 90 %.
Pourquoi les libéraux n'ont-ils pas simplement confié ce travail aux travailleurs qualifiés et non partisans de la fonction publique?
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Monsieur le président, sur un autre de ses coups de tête à l'improviste, le président Trump a décidé d'imposer des tarifs sur l'aluminium, ce qui met à risque 30 000 bons emplois au Québec. Le gouvernement va imposer des représailles, mais ce n'est pas une solution à long terme.
Est-ce que les libéraux vont écouter le Syndicat des Métallos et s'assurer que les revenus de ces représailles serviront à soutenir les emplois de cette industrie?
Travailleront-ils à établir un système de rajustement climatique afin que l'aluminium québécois, soit le plus responsable du point de vue écologique, puisse bénéficier enfin d'un avantage compétitif?
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Monsieur le président, c'est intéressant, mais l'aluminium produit au Québec est le plus vert et le plus propre. Il devrait donc bénéficier d'un avantage lorsqu'il est importé.
Dans un autre secteur, hier, dans une annonce surprise et catastrophique, le ministre du Patrimoine canadien a dit à des milliers d'artistes et d'artisans qu'il n'y aurait pas de plan de relance pour la culture d'ici 2021. Que doivent faire tous ces créateurs pendant ce temps? Doivent-ils allumer des lampions pour espérer se qualifier à l'assurance-emploi?
Est-ce la seule réponse du gouvernement libéral pour le secteur culturel?
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NPD (ON)
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2020-08-12 14:45 [p.2771]
Monsieur le président, ce qu'il faut vraiment souligner, c'est l'incroyable solidarité sociale dont les Canadiens font preuve d'un océan à l'autre en réponse à la catastrophe économique et médicale sans précédent qui nous a frappés. Il est aussi très important de préciser que nous n'avons pas encore traversé la première phase. Nous pourrions replonger dans une crise. Une telle éventualité serait catastrophique pour les familles qui ont déjà subi d'énormes pertes économiques, pour les petites entreprises et pour les étudiants qui ont vu leur vie bouleversée.
La PCU prendra fin dans un peu plus de deux semaines. De nombreuses personnes de ma circonscription n'ont plus d'emploi ou reviennent à un emploi à temps partiel ou précaire. Nous devons les aider à traverser cette crise. Si nous laissons des gens pour compte pendant cette période, il faudra des années au Canada pour s'en remettre sur les plans économique et social.
J'aimerais que la députée nous parle des efforts qui doivent être déployés d'ici le début de septembre pour établir un plan qui nous permettra de traverser ce qui risque d'être un automne et un hiver très difficiles, surtout si une résurgence de la COVID a lieu comme les gens s'y attendent.
Voir le profil de Alistair MacGregor
NPD (BC)
Monsieur le président, mon ami de la Colombie-Britannique a soulevé très clairement les préoccupations que bon nombre d'entre nous ont entendues, surtout l'incertitude qui pèse sur l'avenir de nombreux Canadiens. La circonscription du député, Central Okanagan—Similkameen—Nicola, est une très belle région de la province. Dans une vie antérieure, j'ai été planteur d'arbres et j'ai passé de nombreuses années dans la région de Merritt et à Princeton.
Lorsque nous parlons d'incertitude, je pense à celle à laquelle beaucoup de demandeurs ont dû faire face à cause du programme Emplois d'été Canada. Malheureusement, de nombreux organismes sérieux ont été privés de financement faute de fonds. Nous comparons cette situation à celle du programme de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, qui a maintenant implosé à cause de la mauvaise gestion des libéraux, qui ont tenté de rejeter le blâme sur l'opposition, alors que le blâme leur revient entièrement. J'aimerais que mon collègue nous dise comment le programme, qui existait déjà et qui avait été modifié en fonction de la conjoncture, aurait pu être utilisé pour aider de nombreux organismes sérieux à embaucher des étudiants, qui pourraient travailler en ce moment même.
Voir le profil de Alistair MacGregor
NPD (BC)
Monsieur le président, le chef du Bloc a parlé de la gestion de l'offre. En tant que porte-parole de mon parti en matière d'agriculture, je considère qu'il s'agit d'une question très importante. Je crois aussi que cette crise créée de toutes pièces par les libéraux prend toute la place dans la sphère politique et nous oblige à y consacrer beaucoup trop de temps, alors que nous pourrions nous pencher sur d'autres enjeux.
La ministre de l'Agriculture n'a toujours rien dit au sujet des questions comme les indemnisations pour les producteurs de volaille, d'œufs et de dinde canadiens relativement au PTPGP et au nouvel accord avec les États-Unis. Lorsque ces accords seront en vigueur, des quantités massives de volaille et d'œufs inonderont le marché canadien et pourtant, nous ne savons toujours pas quelle forme prendront les indemnisations. La ministre de l'Agriculture reste muette quant à la composition du conseil consultatif qui contribuera à la mise en œuvre de la politique alimentaire nationale.
J'aimerais entendre le son de cloche du chef du Bloc à ce sujet, parce que je sais à quel point la gestion de l'offre est importante au Québec. Peut-être pourrait-il faire connaître à la Chambre l'opinion des agriculteurs québécois, car je suis certain qu'elle est partagée par les agriculteurs de partout au pays.
Voir le profil de Alistair MacGregor
NPD (BC)
Monsieur le président, je suis ravi d'être en personne à la Chambre pour représenter les citoyens de ma circonscription, les formidables gens de Cowichan—Malahat—Langford.
En rétrospective, je doute que qui que ce soit parmi nous, au moment de formuler ses résolutions du Nouvel An en janvier, aurait pu prédire la tournure que prendraient les événements cette année. Certes, l'année 2020 est une année de grands bouleversements, de grande incertitude et de grande anxiété. Nous sommes ici pour faire état fidèlement des difficultés que vivent beaucoup de petites entreprises et de particuliers en cette période tumultueuse. Comme eux d'ailleurs, les gens de ma circonscription, Cowichan—Malahat—Langford, sont toujours aux prises avec les conséquences sociales et économiques de la pandémie de COVID-19.
Cette pandémie fait vraiment ressortir les lacunes de notre filet de sécurité sociale. Elle nous fait réaliser à quel point nous dépendons des travailleurs essentiels qui s'acquittent du travail de première ligne, compromettant leur propre santé et celle de leurs proches, souvent pour un faible salaire. Le pays compte plusieurs catégories de travailleurs, et ceux qui gagnent le moins et qui travaillent le plus d'heures par semaine sont souvent ceux qui s'exposent au danger. L'année 2020 a également mis en évidence l'inégalité systémique, la pauvreté et, bien sûr, le racisme, ce qui nous a forcés à réfléchir à des solutions pour remédier à ces problèmes.
L'objectif du NPD, durant cette pandémie, est d'apporter plus d'aide à un plus grand nombre de personnes, et ce, plus rapidement. Lorsque le gouvernement a mis en œuvre ses programmes, ils étaient bien souvent inadéquats au premier abord. Grâce aux commentaires formulés par les députés de l'opposition, nous avons pu améliorer ces programmes. Oui, il existe encore des lacunes. Cependant, en comparaison des programmes qui étaient offerts à la fin mars et au début avril, je crois que nous avons obtenu des succès et des améliorations mesurables, ce qui témoigne de l'excellent travail des députés de l'opposition. Cela témoigne aussi des efforts des électeurs qui ont informé leurs députés de ce qui fonctionnait et de ce qui ne fonctionnait pas, ainsi que du fait que nous avons pu faire entendre leurs voix à la Chambre et obtenir les changements dont ils avaient grandement besoin.
Hélas, il y a quelques semaines, le scandale lié à l'organisme UNIS a éclaté et a pris toute la place dans la sphère politique. Les Canadiens s'attendent à ce que nous nous concentrions sur eux et sur les efforts de relance; malheureusement, le ministre des Finances et le premier ministre se trouvent encore une fois dans une situation difficile qu'ils ont eux-mêmes créée.
Le plus important document qu'un ministre devrait lire lorsqu'il entre en fonction est la Loi sur les conflits d'intérêts. Cette loi dit clairement qu'une personne doit se récuser dans les situations qui pourraient supposer des avantages pour elle, les membres de sa famille ou ses amis et que les ministres ne doivent pas accepter de voyages gratuits dans l'exercice de leurs fonctions, surtout d'un organisme qui pourrait bénéficier de contrats et de services gouvernementaux. Malheureusement, comme les libéraux ont le don de s'empêtrer dans tous les problèmes d'éthique possible, nous devons nous occuper de cette affaire alors que nous pourrions nous pencher sur des questions importantes pour les gens de nos circonscriptions.
Ainsi, la situation est très difficile pour de nombreuses petites entreprises de ma circonscription et du pays en général. Si on examine les chiffres de la Chambre de commerce de la Colombie-Britannique par exemple, on constate que la plupart des entreprises interrogées ont signalé une baisse de revenus qui a entraîné des pertes d'emploi. Chacun de ces employés est une autre personne qui n'a pas pu subvenir aux besoins de sa famille et qui a dû trouver une façon de joindre les deux bouts. De nombreuses personnes se sont retrouvées dans ce genre de situation difficile.
Je peux citer deux exemples particuliers au sein de ma circonscription. Je pense d'abord à V2V Black Hops Brewing, située à Langford. Il s'agit d'une brasserie de type social qui consacre une partie de ses bénéfices à l'aide aux anciens combattants, notamment ceux qui sont sans abri. C'est une cause très noble, car même si le gouvernement a reçu l'argent du Parlement pour résoudre les problèmes qui affligent les anciens combattants, il y a malheureusement toujours un gros problème pour leur fournir des prestations et des services adéquats.
Cet excellent programme est géré à Langford par V2V Black Hops Brewing. Malheureusement, l'entreprise n'était admissible ni à la Subvention salariale d'urgence du Canada ni à l'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) en raison de problèmes avec l'ARC. Mon bureau a essayé à plusieurs reprises d'obtenir l'aide de la ministre du Revenu national dans ce dossier, mais jusqu'à présent, c'est le silence radio.
Je songe également au détaillant Sports Traders Duncan, détenu et géré par Richard et Maureen Ellis depuis 1995. Bien entendu, leur chiffre d'affaires a chuté rapidement en raison de l'absence d'événements de sports d'équipe. Personne ne vient acheter d'équipements sportifs, ce qui a entraîné une perte considérable de revenus. Ce fut une chute catastrophique pour une entreprise établie au sein de ma collectivité depuis environ 25 ans. Leur locateur ne voulait pas demander l'AUCLC, et malheureusement, les libéraux ont conçu ce programme de manière à ce que l'adhésion du locateur soit nécessaire.
Que fait une entreprise quand son locateur ne coopère pas? Même si j'ai porté cette question à l'attention de plusieurs ministres, il n'y avait aucune autre solution. Malheureusement, cette entreprise, qui est un pilier de ma circonscription depuis de nombreuses années, se retrouve maintenant acculée à la faillite. Même si elle appartient à deux personnes exceptionnelles de ma circonscription, elle fermera probablement ses portes pour de bon.
Je tiens à souligner les efforts déployés par deux membres de notre caucus: le député de New Westminster—Burnaby, qui est le porte-parole du NPD en matière de finances, et le député de Courtenay—Alberni, qui est le porte-parole du NPD pour la petite entreprise et le tourisme. Ces deux députés ont demandé maintes fois au gouvernement d'améliorer le programme. Malheureusement, l'inaction est la seule réponse qu'ils ont reçue.
Voilà les problèmes qu'il faut régler. Les petites entreprises continuent à compter sur leurs représentants à la Chambre pour trouver des moyens de se rétablir alors que nous entrons dans les dernières étapes de la lutte contre la pandémie.
Je viens de la Colombie-Britannique et je m’en voudrais de ne pas parler de la crise des opioïdes qui sévit et qui continue de faire des ravages dans ma circonscription. La Colombie-Britannique a connu un nombre record de décès au cours des derniers mois. Malheureusement, c’est à cause de la vente dans la rue de drogues toxiques que nous continuons de voir ces cas de mort par surdose.
Je félicite le gouvernement fédéral et celui de la Colombie-Britannique d'avoir mis en œuvre des projets pilotes, dans le cadre du programme de lutte contre la toxicomanie, pour tenter de s’attaquer à ce problème et de fournir un approvisionnement de drogues sûres aux usagers de façon à ce qu’ils ne soient plus exposés à ces substances toxiques. Toutefois, il est temps que le gouvernement fédéral passe à la prochaine étape. Il faut que le gouvernement fédéral assume ses responsabilités et se joigne à l’Association canadienne des chefs de police, à des responsables de la santé d’un peu partout au pays et au premier ministre de la Colombie-Britannique pour enfin mettre en place les mesures de décriminalisation dont nous avons besoin. Le plus grand obstacle demeure la criminalisation de la possession d’une petite quantité de drogue. Nous devons trouver un moyen d’amener les gens à parler de leurs problèmes et à demander l’aide dont ils ont besoin sans craindre l’intervention du système de justice pénale.
Je ne parle pas de légaliser les drogues. J’estime qu’il faut continuer d’imposer des sanctions aux trafiquants et aux vendeurs de drogues, mais que ceux qui souffrent de leur dépendance aux drogues ne sont pas du ressort du système de justice pénale. Ce sont plutôt aux services sociaux et aux services de santé d’intervenir pour s’attaquer à ce problème persistant et très profond.
Durant la minute qui me reste, je dirai que notre société a été mise sur « pause ». Collectivement, nous avons eu le temps et l’espace pour réfléchir à ce que nous avons été, à ce que nous sommes actuellement et à ce vers quoi nous voulons aller dans l’avenir. Il est très évident que nous ne pourrons pas reprendre les choses comme elles étaient auparavant, non seulement à cause des déficiences du filet de sécurité sociale, des lignes de faille existantes et des inégalités profondes observées. Il est temps pour nous de réfléchir réellement aux mesures que nous pouvons mettre en place, non seulement aux projets prêts à démarrer, mais aux projets qui méritent d’être entrepris, en veillant vraiment à nous occuper des gens, à leur donner un revenu approprié pour vivre et à investir dans des projets d’énergie et d’infrastructure qui répondront réellement aux besoins du Canada du XXIe siècle.
Voir le profil de Alistair MacGregor
NPD (BC)
Monsieur le président, je tiens à rappeler au secrétaire parlementaire que la solution proposée initialement par le gouvernement à la fin mars n'était pas la Prestation canadienne d'urgence. C'est grâce aux pressions exercées par les néo-démocrates sur les libéraux que cette dernière a enfin été instaurée. Le député se rappelle peut-être que, dès le départ, le NPD a réclamé le versement mensuel de 2 000 $ à tous les Canadiens, une forme de revenu universel de base, pour que personne ne soit laissé pour compte. Il s'agissait d'un programme simple qui garantirait que toute personne dispose d'un revenu suffisant pour bien faire face à la phase aiguë de la crise.
Même si la Prestation canadienne d'urgence a offert une solution partielle à ce problème, bon nombre des autres programmes sont malheureusement devenus trop bureaucratiques. Il fallait franchir beaucoup d'étapes pour y avoir accès. Nous avons été forcés d'y apporter des correctifs temporaires et mineurs en cours de route.
Dorénavant, je pense qu'il incombe au gouvernement de bien expliquer comment il prévoit remplacer la Prestation canadienne d'urgence par des prestations d'assurance-emploi. Combien les gens recevront-ils? Quels seront les critères d'admissibilité à l'assurance-emploi?
Nous savons qu'un grand nombre de travailleurs n'étaient pas admissibles à des prestations d'assurance-emploi avant la pandémie. Une personne devait avoir travaillé un certain nombre d'heures pour être admissible. Je comprends que la transition arrive, mais nous devons nous rappeler qu'il y a toujours beaucoup de personnes qui ont souffert pendant la crise et qui travaillent dans des industries qui n'ont pas encore vu de relance. Il nous faut un plan pour nous occuper de ces gens.
Pour conclure, je suis heureux de pouvoir dire qu'une de nos collègues, la députée de Winnipeg-Centre, a présenté une motion à la Chambre. Je crois qu'il s'agit de la motion M-46. J'invite le gouvernement à l'examiner, ainsi que les idées que présente le Nouveau Parti démocratique pour veiller à ce que nous nous occupions de tout le monde de façon égale.
Voir le profil de Alistair MacGregor
NPD (BC)
Monsieur le Président, en y repensant, il est dommage que le gouvernement ait tardé à offrir des mesures de soutien pour les personnes handicapées. Le gouvernement a tendance à blâmer l'opposition, mais je trouve que les libéraux ont du mal à accepter le fait qu'ils ne forment pas un gouvernement majoritaire dans la présente législature et qu'ils doivent obtenir la collaboration de l'opposition pour faire avancer les choses. Nos points de vue sont valables. Nous faisons connaître les préoccupations des gens de nos circonscriptions, y compris ceux qui vivent avec un handicap.
Il est formidable que les critères d'admissibilité au crédit d'impôt pour personnes handicapées aient été élargis afin d'inclure les personnes qui reçoivent une prestation d'invalidité du RPC et les anciens combattants, mais nous sommes préoccupés par le temps qu'il a fallu pour en arriver là et, oui, je partage les inquiétudes du député. Lorsqu'une personne handicapée, qui est déjà très marginalisée par la société, doit surmonter encore plus d'obstacles, comme une visite chez le médecin ou d'autres démarches administratives, je crains que cela présente plus de contraintes pour un segment de la société dont la santé financière ne peut pas souffrir d'autres retards.
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NPD (ON)
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2020-08-12 15:50 [p.2781]
Monsieur le Président, deux pandémies frappent le pays actuellement. Il y a la pandémie de COVID-19, et il y a la crise des opioïdes. Cette crise ressemble beaucoup à la pandémie de COVID-19 dans la mesure où elle touche des gens de tous les groupes de la société, qu'ils vivent en région rurale ou urbaine, qu'ils soient riches ou pauvres. J'aimerais demander à mon collègue ce qu'il a vu dans sa collectivité.
Nous savons que, dans le Grand Nord canadien, les communautés du Traité no 9 ont si désespérément besoin de mettre fin à la crise des opioïdes qu'il y a des gens dans les aéroports qui tentent d'empêcher les drogues d'entrer sur le territoire, parce qu'ils n'ont aucune autre aide. À Timmins, la police collabore avec les intervenants en santé mentale dans les rues afin de combattre ce fléau, car ils savent que le problème va au-delà de la criminalité. Nous devons faire face à une grave crise de santé mentale, et nous avons vu des morts, de la souffrance et des familles brisées à cause des ravages causés par ces drogues. Nous voulons vraiment pouvoir arrêter les trafiquants qui fabriquent ces drogues destructrices, en particulier le fentanyl, mais il faut prendre d'autres mesures pour aider les gens à se sortir de l'enfer de la dépendance aux opioïdes.
Qu'est-ce que mon collègue a vu sur la côte Ouest, et pendant cette pandémie de COVID-19, quelles mesures pouvons-nous adopter au Parlement afin de combattre l'autre pandémie, soit la crise des opioïdes?
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NPD (BC)
Monsieur le Président, il s'agit d'une question fort pertinente. Ce que je tiens à dire, c'est que la mort de chacune de ces personnes ayant succombé à une surdose était évitable. Ces personnes étaient des fils, des filles, des sœurs et des frères. Elles faisaient partie d'une famille, mais elles ne reviendront plus jamais à cause d'une épidémie qui fait des ravages dans les petites collectivités dans l'ensemble du Canada, notamment en Colombie-Britannique, dans des collectivités comme celle de Duncan, dans ma circonscription, Cowichan-Malahat-Langford.
Je suis vraiment ravi d'annoncer à la Chambre que le chef du NPD, le député de Burnaby-Sud, viendra faire un tour dans ma circonscription samedi prochain. J'aimerais lui faire visiter les localités de ma circonscription qui sont parmi les plus durement touchées. Il aura l'occasion de s'entretenir avec des propriétaires d'entreprises locales qui ont subi les contrecoups de cette épidémie et avec des travailleurs de première ligne qui souffrent de stress post-traumatique en raison du nombre considérable de personnes qui meurent de cette crise.
Pour revenir à la question du député, heureusement qu'il existe des programmes comme le Programme sur l'usage et les dépendances aux drogues de Santé Canada, mais la portée de ce dernier doit être nettement élargie. En réalité, nous devons nous en prendre au marché noir de la drogue, ce marché nocif. L'une des principales mesures à prendre, le dossier dans lequel le gouvernement doit le plus faire preuve d'initiative, c'est la décriminalisation de la possession de petites quantités de drogue. Lorsque nous aurons franchi cette étape et que les gens n'auront plus peur d'être judiciarisés, je pense qu'ils seront plus enclins à sortir de l'ombre pour obtenir l'aide dont ils ont réellement besoin. C'est à ce moment-là que nous pourrons commencer à prendre des mesures concrètes et très porteuses pour lutter contre cette crise qui fait des ravages dans un si grand nombre de collectivités.
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NPD (BC)
Monsieur le Président, comme tous les députés, j'ai reçu, dans mon bureau de circonscription, des gens qui n'utilisent pas un modèle d'emploi qu'on qualifierait de « traditionnel ». Il arrive parfois qu'ils sous-traitent des services et, s'ils constatent que leurs revenus ont baissé, ils décident qu'ils peuvent tout simplement se passer de ces employés contractuels. Nous avons attiré l'attention du gouvernement sur ces cas à maintes reprises, et le gouvernement n'a encore rien fait. J'aimerais donc remercier mon collègue d'avoir soulevé cet enjeu.
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NPD (BC)
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2020-08-12 16:06 [p.2783]
Monsieur le Président, dans son discours, le député a parlé des mesures sanitaires visant la pandémie de COVID-19 ainsi que des populations vulnérables, mais il n'a rien dit sur l'autre crise sanitaire nationale qui touche le pays. La semaine dernière, à Victoria, j'ai participé à un événement organisé par l'association Moms Stop the Harm, qui milite pour la décriminalisation et pour que l'on mette un terme à la crise des opioïdes. J'ai parlé avec des travailleurs de la santé, des membres de la collectivité et des familles qui ont perdu des êtres chers.
Le député a souligné l'approche fondée sur les données scientifiques probantes que le gouvernement a adoptée à l'égard de la pandémie de COVID-19. Il est temps pour le gouvernement de prendre la bonne décision, d'agir de façon logique, avec compassion et courage, et d'adopter une approche fondée sur les données probantes à l'égard de la décriminalisation de la consommation de drogue et de la réglementation médicale pour un approvisionnement sûr.
Pendant que nous combattons la pandémie de COVID-19, nous ne pouvons pas faire fi du nombre effarant de morts causées par la crise des opiacés. Quand le gouvernement va-t-il écouter les experts, tenir compte des données probantes et traiter la toxicomanie comme un problème de santé plutôt qu'un problème de criminalité? Ces morts sont évitables. Offrir un approvisionnement sûr sauve des vies.
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NPD (BC)
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2020-08-12 16:30 [p.2787]
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de la passion dont elle fait preuve pour défendre les gens de sa circonscription et sa province.
Hier, j'ai parlé avec le président-directeur général de l'Association touristique autochtone du Canada, un organisme qui, nous le savons tous, fait de l'excellent travail, tout comme son président-directeur général, pour les entreprises autochtones au pays. Ce dernier a récemment appris que l'association recevrait un contrat de 16 millions de dollars pour servir plus de 600 entreprises autochtones — une aide fort attendue, nous le savons —, mais il a également appris que l'association ne pourrait pas se servir de ces fonds pour couvrir ses frais d'administration ou pour mettre en œuvre le programme. D'ailleurs, on l'a informé que l'association serait visée par une vérification, alors qu'on apprenait que l'organisme UNIS allait recevoir 43 millions de dollars pour la gestion de son programme et que l'entreprise du mari de la chef de cabinet du premier ministre allait recevoir 84 millions de dollars en commission pour la gestion d'un programme.
Ma collègue croit-elle, elle aussi, que le gouvernement libéral a deux façons de faire? Une pour ses amis et une autre pour ceux qui n'ont pas les bonnes relations.
Par ailleurs, est-elle d'accord pour dire qu'il existe dans ce pays un racisme systémique, dont nous sommes témoins à l'heure actuelle, à un moment où des organisations ont besoin de soutien pour apporter une aide indispensable aux habitants de notre pays, comme les exploitants autochtones de l'industrie du tourisme qui ont besoin d'aide en ce moment?
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NPD (ON)
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2020-08-12 16:46 [p.2790]
Monsieur le Président, je tiens à remercier ma collègue de son discours extraordinaire. J'ai entendu de bons discours, d'excellents discours. J'ai vu bien des marionnettes se contenter de dire ce que leur chef leur dit de dire. Les députés qui viennent ici dans le but de changer les choses nous font oublier tout le cirque et les aspects moins réjouissants de cet endroit. Nous devrions tous être ici pour cette même raison: changer les choses.
J'aimerais avoir le point de vue de ma collègue en tant que parent, que mère et qu'enseignante. Je parle avec des jeunes depuis le début de la pandémie et je constate un virage fondamental entre les milléniaux, qui sont sévèrement touchés sur le plan économique à l'heure actuelle, et la génération Z. La génération Z va changer le monde. Elle ne tolère pas l'état actuel des choses. Ces jeunes comprennent qu'il y a une pandémie qui a tout bousculé, mais, pour eux, la crise est avant tout de nature environnementale. Pour eux, le monde vit une crise grave, et il faut en parler.
Par conséquent, j'aimerais savoir de quelle façon ma collègue, en tant que parent et qu'enseignante, pense que nous pourrions utiliser le Parlement pour mobiliser les jeunes et les amener à croire qu'il est vraiment possible de créer un monde meilleur plutôt que de simplement se contenter du statu quo.
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NPD (AB)
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2020-08-12 16:53 [p.2791]
Monsieur le Président, je suis également enseignante de formation et j'ai aussi des enfants avec qui j'ai passé énormément de temps dans les derniers mois.
Je me suis interrogée sur la suite des choses et sur les mesures à envisager pour aider les provinces et le milieu de l'éducation.
La députée croit-elle qu'il serait bon de veiller à ce que des normes minimales soient mises en place pour que les enfants canadiens soient protégés de manière équitable dans les garderies et les écoles de l'ensemble du pays, et de faire en sorte que les gens de toutes les régions du pays bénéficient exactement du même soutien?
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NPD (BC)
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2020-07-22 12:25 [p.2704]
Monsieur le Président, les histoires que racontent les employés à Rideau Hall sont troublantes. Le premier ministre a un rôle à jouer. Est-ce qu'il va faire preuve de leadership et lancer une enquête indépendante?
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NPD (BC)
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2020-07-22 12:26 [p.2704]
Monsieur le Président, les histoires que racontent les gens qui travaillent à Rideau Hall sont tellement troublantes que le premier ministre doit intervenir. Il doit faire preuve de leadership.
Le premier ministre exercera-t-il son leadership? Lancera-t-il une enquête indépendante?
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NPD (BC)
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2020-07-22 12:27 [p.2705]
Monsieur le Président, ma prochaine question porte sur un sujet différent.
Quel est le plan du gouvernement concernant la Prestation canadienne d'urgence à la fin du mois d'août?
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NPD (BC)
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2020-07-22 12:27 [p.2705]
Monsieur le Président, je n'ai pas entendu parler d'un plan.
J'ai rencontré un couple qui travaille dans la production musicale. Ils aident dans le cadre des concerts en participant à l'installation de la scène. Ils ont perdu leur emploi et ils n'ont aucun espoir de retrouver du travail. Quel plan le gouvernement a-t-il pour ce couple?
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NPD (BC)
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2020-07-22 12:28 [p.2705]
Monsieur le Président, la réponse du premier ministre est assez vague. Je lui poserai donc une question plus directe. Le premier ministre prolongera-t-il la Prestation canadienne d'urgence au-delà de la fin du mois d'août?
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NPD (BC)
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2020-07-22 12:28 [p.2705]
Monsieur le Président, le premier ministre n'a pas répondu à ma question, mais je vais lui en poser une plus précise. S'engagera-t-il à modifier le régime d'assurance-emploi pour que tous les Canadiens puissent y avoir recours au besoin?
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NPD (BC)
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2020-07-22 12:28 [p.2705]
Monsieur le Président, le hic, c'est que les gens ont l'impression que le premier ministre pense surtout à aider ses bons amis, par exemple en donnant des millions de dollars à l'organisme caritatif UNIS. Alors que les gens s'inquiètent encore pour leur avenir, ils ne savent plus si le premier ministre travaille pour les aider, ou s'il veut seulement aider ses bons amis.
Le premier ministre s'engagera-t-il à améliorer l'assurance-emploi et à prolonger la Prestation canadienne d'urgence pour que les gens ne se retrouvent pas le bec à l'eau à la fin août?
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NPD (BC)
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2020-07-22 12:29 [p.2705]
Monsieur le Président, ces millions de Canadiens ont besoin de savoir si quelque chose les attend à la fin août. Je pose donc la question directement: quel est le plan du gouvernement?
Améliorera-t-il le régime d'assurance-emploi afin qu'il puisse venir en aide à la totalité des Canadiens? Prolongera-t-il la Prestation canadienne d'urgence? Les Canadiens ont besoin de savoir. Le premier ministre répondra-t-il à mes questions?
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NPD (AB)
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2020-07-22 13:11 [p.2712]
Madame la présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Vancouver Kingsway.
Il faut mettre sur pied un programme de garde d'enfants si nous voulons garantir la reprise économique. Les femmes ont été les plus durement touchées par la COVID-19, et elles devront assumer le plus de responsabilités pour prendre soin de leurs enfants et de leur famille. Le plan de relance économique doit comprendre un programme vigoureux de garde d'enfants.
Le gouvernement s'engage-t-il à injecter 2,5 milliards de dollars dans les services de garde d'enfants cette année afin d'aider les femmes à retourner au travail?
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NPD (AB)
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2020-07-22 13:12 [p.2712]
On ne parle donc pas de 2,5 milliards de dollars, madame la présidente.
En Alberta, il était déjà difficile de trouver des services de garde de qualité et abordables avant la pandémie. Le fait de garantir aux familles l'accès à des services de garde sûrs, normalisés et abordables pourrait grandement aider les Albertains.
Le ministre s'engage-t-il à mettre en place un programme permanent de garderies qui, sur le modèle de la Loi canadienne sur la santé, garantirait l'accès à des services de garde de qualité et abordables pour l'ensemble des Canadiens, peu importe où ils vivent?
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NPD (AB)
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2020-07-22 13:13 [p.2713]
Madame la présidente, l'aide provinciale de l'Alberta aux services de garde d'enfants pendant les deux premiers mois de la pandémie a été classée comme la pire au Canada. Il est essentiel que tous les fonds fédéraux octroyés aux provinces soient consacrés à la création de services de garde d'enfants abordables et universellement accessibles.
Comment pouvons-nous nous assurer que Jason Kenney et le Parti conservateur uni utiliseront les fonds fédéraux fournis pour créer d'autres places abordables dans les services de garde d'enfants?
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NPD (BC)
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2020-07-22 13:14 [p.2713]
Madame la présidente, il n'y a pas une seule pandémie au Canada, mais deux. Le nombre de Canadiens qui meurent à cause des opioïdes dans notre pays est stupéfiant et ne cesse d'augmenter. Plus de 15 000 mères, pères, fils et filles sont morts au cours des quatre dernières années seulement et au mois de juin, le nombre de décès dus aux opioïdes a atteint des sommets jamais vus dans l'histoire de la Colombie-Britannique.
Quel est le plan des libéraux pour faire face à la pandémie de surdoses qui ravage notre pays?
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NPD (BC)
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2020-07-22 13:15 [p.2713]
Madame la présidente, ces mesures ne fonctionnent pas. La cause des ravages attribuables aux opioïdes est on ne peut plus claire: des criminels sans scrupules vendent dans la rue des substances toxiques qui empoisonnent des Canadiens.
Les agents de la santé publique, les chefs de police et, maintenant, les premiers ministres provinciaux pressent le gouvernement de faire ce qui s'impose, c'est-à-dire agir avec logique, compassion et courage pour décriminaliser la consommation de drogue et exercer un contrôle médical visant à assurer un approvisionnement sécuritaire.
Quand le gouvernement écoutera-t-il les experts, admettra-t-il la validité des preuves et traitera-t-il la toxicomanie comme un problème de santé plutôt que de criminalité?
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NPD (BC)
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2020-07-22 13:46 [p.2719]
Madame la présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Windsor-Ouest.
L'économie commence à se remettre en marche, mais les petites entreprises sont obligées de s'endetter davantage pour s'adapter à la nouvelle normalité. Elles devront payer leur loyer dans 10 jours à peine et elles auront encore une fois besoin d'aide. Bien que l'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial ait été prolongée, le problème n'est pas réglé. Seulement 12 % des propriétaires ont obtenu un allègement du loyer pour leurs locataires commerciaux.
Le gouvernement apportera-t-il des correctifs à ce programme boiteux et laissera-t-il les locataires demander l'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial afin que leurs entreprises survivent?
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NPD (BC)
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2020-07-22 13:47 [p.2719]
Madame la présidente, les subventions salariales, les prêts et l'endettement n'aideront pas les entreprises à payer leur loyer. Étendre des programmes auxquels les propriétaires d'entreprise ne sont pas admissibles ne les aidera certainement pas à payer leur loyer. Les libéraux disent constamment qu'ils sont là pour aider les petites entreprises, mais ils n'écoutent pas les besoins exprimés par les propriétaires d'entreprise.
Le gouvernement permettra-t-il aux locataires de faire directement une demande d'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial?
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NPD (ON)
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2020-07-22 13:48 [p.2719]
Madame la présidente, le gouvernement fédéral est responsable des travailleurs étrangers temporaires, y compris les travailleurs agricoles. Pourquoi le gouvernement a-t-il relâché les normes de sécurité lorsque la pandémie de COVID-19 a commencé?
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NPD (ON)
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2020-07-22 13:49 [p.2719]
Madame la présidente, le gouvernement a autorisé les exploitations agricoles à envoyer des rapports datant de trois ans. De plus, il a suspendu les inspections et n'a effectué que des audits à distance. Pourquoi?
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NPD (ON)
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2020-07-22 13:49 [p.2719]
Madame la présidente, 32 plaintes liées à la COVID ont été déposées auprès du gouvernement, mais pas une seule exploitation agricole n'a été reconnue coupable d'avoir enfreint les règlements relatifs à la pandémie. Dans la région de Windsor Essex, plus de 300 travailleurs ont été placés en quarantaine dans des hôtels. Cinq d'entre eux sont aux soins intensifs, et certains sont morts. Si les exploitations agricoles sont sécuritaires, pourquoi les travailleurs infectés vivent-ils maintenant dans des hôtels et non dans les logements insalubres qui ont été approuvés par le gouvernement?
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NPD (ON)
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2020-07-22 13:50 [p.2719]
Madame la présidente, lorsque l'éclosion des cas dévastait nos établissements de soins de longue durée, des mesures d'aide individuelle ont été immédiatement offertes par le gouvernement fédéral.
Pourquoi n'en fait-il pas autant pour ces travailleurs? Est-ce parce qu'ils proviennent du Mexique, du Guatémala, de Sainte-Lucie, de la Jamaïque et de la Barbade?
Pourquoi le gouvernement a-t-il écrabouillé du genou leur sécurité publique?
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NPD (AB)
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2020-07-22 14:19 [p.2724]
Monsieur le Président, je tiens à remercier la députée, une ancienne combattante, d'avoir servi notre pays. J'aimerais aussi lui demander si, en tant qu'ancienne combattante, elle croit qu'un versement de 600 $ suffira à répondre aux besoins des Canadiens les plus honorables de tous, les vétérans handicapés.
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NPD (ON)
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2020-07-22 14:26 [p.2725]
Monsieur le Président, on rapporte que ce voyage a coûté environ 41 000 $. Je ne peux m'empêcher de penser au nombre d'anciens combattants, au nombre de personnes qui vivent dans une grande pauvreté et au nombre de personnes handicapées qu'un tel montant aurait pu aider.
On vient de nous dire, dans le discours précédent, qu'on voulait verser l'argent le plus rapidement possible. Le gouvernement avait la possibilité de le faire. S'il avait appliqué la Prestation canadienne d'urgence de façon universelle à toutes les personnes qui en avaient besoin, sans restrictions, sans attente, nous ne serions pas dans une situation où, quatre mois plus tard, les gens qui en ont le plus besoin ont encore du mal à arriver.
Que pense la députée du fait qu'un ministre fasse un voyage de 40 000 $ alors qu'il y a des gens qui ont du mal à joindre les deux bouts et que les libéraux se félicitent d'un don ponctuel de 600 $ aux Canadiens les plus vulnérables?
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NPD (BC)
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2020-07-22 15:09 [p.2731]
Madame la présidente, la députée parle des lacunes du régime d'immigration. Ma question concerne la décision rendue aujourd'hui par la Cour fédérale, selon laquelle l'Entente sur les tiers pays sûrs, qui permet au Canada de renvoyer certains demandeurs d'asile aux États-Unis, est inconstitutionnelle. La juge Ann McDonald affirme explicitement que les États-Unis ne sont plus un pays sûr pour les réfugiés qui y sont renvoyés depuis le Canada. De plus, la Cour a conclu que les droits fondamentaux des gens sont violés et que le Canada n'est pas un participant passif dans tout cela.
La députée convient-elle que le gouvernement doit régler ce dossier immédiatement et qu'il ne devrait pas faire appel de la décision?
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NPD (AB)
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2020-07-22 15:10 [p.2731]
Madame la présidente, j'aimerais commencer mon intervention en remerciant le gouvernement du Canada d'avoir présenté la mesure législative cette semaine. Je remercie les députés ministériels d'avoir écouté notre chef et d'avoir collaboré avec lui, ainsi qu'avec moi et tous les autres néo-démocrates.
En cette période de bouleversements et d'insécurité sans précédent, il est d'une importance capitale que tous les partis, tous les politiciens et tous les Canadiens travaillent ensemble pour surmonter la pandémie de COVID-19. Nous savons que seule la collaboration nous permettra de veiller à ce que personne ne soit oublié et de rebâtir le pays et les collectivités au cours des mois et des années à venir.
La plus récente mesure législative propose de bonnes solutions, et je remercie tous les parlementaires de l'avoir adoptée. Près de deux millions de Canadiens handicapés obtiendront finalement du soutien, les petites entreprises jouiront d'une meilleure protection grâce au programme de subvention salariale, et les personnes qui ont présenté une demande pour la Prestation canadienne d'urgence alors qu'elles n'y étaient pas admissibles n'auront pas à craindre des représailles.
Je tiens aussi à applaudir les députés de s'être montrés flexibles et accommodants, ce qui nous a permis de continuer à faire vivre la démocratie, travail important s'il en est, malgré la COVID-19. Nous avons dû faire preuve de créativité et de débrouillardise pour faire face à une réalité qui a bouleversé nos méthodes de travail à tous. Il était impossible de faire les choses comme à l'ordinaire et, tout bien considéré, nous nous en sommes admirablement sortis en représentant nos électeurs, en travaillant dur pour les Canadiens et en veillant à ce que notre réaction à la COVID-19 fasse notre fierté à tous.
N'oublions cependant pas que nous aurions pu éviter énormément de stress et d'incertitudes au cours des quatre derniers mois et demi si nous avions mis en œuvre un système d'assistance universelle qui aurait fait en sorte que tous les Canadiens soient protégés. C'est ce que le NPD demandait: plus de gens auraient pu recevoir plus d'aide, plus vite. Les personnes handicapées n'auraient pas eu à attendre plus de 130 jours avant de recevoir l'aide dont elles avaient désespérément besoin. Les étudiants et les jeunes diplômés n'auraient pas eu à vivre dans l'angoisse de ne pas savoir s'ils allaient avoir les moyens de reprendre leurs études à l'automne et, soyons honnêtes, nous n'assisterions pas actuellement au spectacle affligeant d'un gouvernement qui donne de l'argent à une certaine fondation. La vie aurait été plus facile et moins stressante pour les travailleurs, les familles et les personnes âgées, et cela aurait certainement été une solution plus élégante et simple que le goutte-à-goutte d'aide dont nous avons été témoins.
Je voudrais parler un peu de certaines de mes préoccupations concernant la réaction à la COVID et de certaines des choses auxquelles nous devons continuer de réfléchir à l'avenir.
D'abord, le premier ministre a répété pendant des semaines que les personnes handicapées obtiendraient l'aide dont elles avaient besoin pour traverser la pandémie. Puis, lorsque le gouvernement a enfin présenté une motion, il a réussi à exclure la majorité des Canadiens en situation de handicap. Le gouvernement actuel est très bon pour faire des promesses. Il est très bon pour annoncer des solutions. Il semble que le seul problème soit le respect de ces promesses.
Cette semaine, le gouvernement a présenté un nouveau programme pour aider les personnes handicapées, mais, encore une fois, c'est insuffisant. Le programme exclut encore de nombreux Canadiens qui ont besoin d'aide. Le NPD a appuyé la mesure législative parce qu'elle permettra à des milliers d'autres personnes dans des circonscriptions comme Edmonton Strathcona d'obtenir l'aide dont elles ont désespérément besoin, mais, encore une fois, beaucoup trop de personnes handicapées sont exclues. Le gouvernement doit s'engager à collaborer avec les provinces pour que tous les Canadiens handicapés soient protégés et puissent vivre dans la dignité. La dignité n'est pas négociable. La dignité est un droit pour tous les Canadiens, et les personnes handicapées ne méritent rien de moins.
Ma circonscription compte également des centaines de petites entreprises indépendantes: des restaurants, des bars, des boutiques innovatrices, des choses qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. Ces entreprises sont essentielles à l'économie régionale, et je crains que beaucoup des magasins qui font d'Edmonton Strathcona un endroit où il fait bon vivre n'existent plus dans quelques semaines. Un grand nombre de ces entreprises, notamment les salons de coiffure, les ateliers de tatouage, les studios de danse, les boutiques de vêtements et les boutiques de cadeaux, auraient pu bénéficier du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes. Elles étaient toutefois inadmissibles à ce programme en raison de leur structure d'entreprise et d'emploi. Lorsque les changements ont finalement été apportés, c'était trop peu, trop tard.
Le programme d’aide d’urgence pour le loyer commercial a démoralisé de nombreux propriétaires de petites entreprises de ma circonscription. Par exemple, tous les jours depuis trois mois, je reçois les doléances de gens comme Claire qui est propriétaire d’une clinique de mieux-être. Elle est admissible à ce programme, mais son propriétaire refuse d’y participer. Trop de propriétaires comme celui de Claire refusent tout simplement de se prévaloir du programme par crainte de perdre de l’argent.
L’aide pour le loyer commercial est un élément essentiel du casse-tête, et si l’argent avait été versé directement aux locataires et aux entreprises plutôt qu’aux propriétaires fonciers, nous aurions sauvé des milliers de petites entreprises. Ces entreprises n’existent peut-être plus. Les rêves de leurs propriétaires se sont évanouis, et leurs employés cherchent du travail.
Deux jours après la déclaration de la pandémie, le gouvernement a déployé d’énormes efforts pour assurer la liquidité du système financier, pour garantir les contrats d’exportation et pour assumer les risques que couraient les grandes sociétés au Canada. Il aurait fallu appliquer le même modèle à nos petites entreprises.
Ma circonscription, Edmonton Strathcona, compte un certain nombre d’universités, de collèges, d’établissements postsecondaires et de campus. L’Université de l’Alberta est l'établissement le plus vaste et le plus ancien. Nous pouvons tous être fiers de l’histoire illustre de cette université canadienne. J’en suis en fait une ancienne étudiante, comme plusieurs de nos collègues. Malheureusement, la COVID-19 a eu des répercussions désastreuses sur les universités et les collèges de l’Alberta. Par exemple, l’Université de l’Alberta enregistre actuellement un déficit de plus d’un milliard de dollars en matière d’infrastructure. Comme la COVID-19 a une incidence sur les frais de scolarité, les possibilités de revenus sont importantes. Les établissements postsecondaires sont à risque.
N’oublions pas les étudiants qui fréquentent ces établissements durement frappés. Les étudiants et les nouveaux diplômés ont besoin d’aide maintenant. En fait, ils avaient besoin de soutien en avril. Vous vous souviendrez que les étudiants et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants demandent depuis avril que le gouvernement fédéral n’oublie pas les millions d’étudiants et de nouveaux diplômés du Canada laissés pour compte pendant cette crise. La fédération en question souligne que, en mai, le taux de chômage chez les jeunes Canadiens a atteint un sommet historique de 29,4 %. Dans quelques jours, nous serons déjà en août. Les étudiants ne peuvent pas se permettre d’attendre d’autres programmes bâclés qui offrent moins que le salaire minimum. Trouvons le moyen d'assurer aux bénéficiaires de la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants des versements de 2 000 $ par mois, soit le strict minimum accordé à toute autre personne en difficulté au Canada.
Je tiens à remercier le gouvernement d’avoir créé la Prestation canadienne d’urgence, soit la PCU, et d’avoir collaboré avec les autres partis pour élargir cette prestation à un plus grand nombre de personnes. La PCU a soutenu des milliers de personnes dans ma circonscription, comme dans toutes les circonscriptions du pays, j’en suis sûre, mais il y a encore des gens qui sont laissés pour compte.
J'ai présenté hier une pétition qui demande au gouvernement de modifier la Prestation canadienne d'urgence pour inclure les travailleurs qui ont quitté leur emploi volontairement en raison d'inquiétudes liées à la COVID-19. Les Canadiens ont le droit de refuser d'effectuer un travail dangereux. C'est un droit fondamental mais, dans les faits, sont-ils vraiment en mesure de refuser d'effectuer un travail dangereux?
La COVID-19 a changé notre perception des milieux de travail. Dans ma province, l'Alberta, nous avons pu voir les conséquences désastreuses du virus quand des travailleurs ont été forcés de travailler dans des conditions dangereuses. Des centaines de conditionneurs de viande ont contracté la COVID-19 et trois personnes en sont mortes.
Est-ce ainsi que les choses se passent au Canada? Les gens sont-ils forcés de choisir entre avoir les moyens de payer les factures et protéger leur santé et celle de leur famille? En mars, le ministre des Finances a dit que les gens qui craignaient que leur lieu de travail ne soit pas un environnement sécuritaire pouvaient demander la Prestation canadienne d'urgence, mais ce n'est pas le cas. En mai, en réponse à la question que je lui avais posée à ce sujet, la vice-première ministre a déclaré qu'« aucun travailleur canadien ne devrait se sentir obligé d'aller travailler dans des conditions dangereuses, et ce, à n'importe quel moment ». Nous savons maintenant que ce n'est pas le cas non plus. La Prestation canadienne d'urgence devrait être là pour aider tout le monde.
Comme beaucoup de Canadiens, j'envisage l'avenir de notre pays avec enthousiasme. La possibilité d'un nouveau départ s'offre à nous dès maintenant. Nous avons l'occasion de rebâtir sur des bases plus solides, de créer un Canada où tous les Canadiens ont accès au soutien et aux débouchés dont ils ont besoin pour s'épanouir. Je parle d'un Canada plus juste et plus égalitaire, qui n'accorde pas la priorité aux intérêts des grandes sociétés, mais qui protège plutôt les travailleurs et leur famille, qui impose les ultra-riches et qui ne permet pas aux entreprises de cacher leurs avoirs dans des comptes à l'étranger.
Bâtissons un Canada qui respecte enfin les peuples autochtones, qui s'engage à appliquer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et qui est déterminé à arriver à une réconciliation véritable et significative. Bâtissons un Canada qui reconnaît le racisme dont sont victimes nos concitoyens racialisés tous les jours et qui prend les mesures nécessaires pour enfin corriger la violence structurelle, institutionnalisée et systémique dans notre pays. Bâtissons un Canada qui prend les changements climatiques au sérieux...
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NPD (AB)
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2020-07-22 15:21 [p.2733]
Madame la présidente, j'estime que nous avons fait de l'excellent travail. Nous nous sommes efforcés de faire de notre mieux. Cependant, je dois dire qu'il y avait probablement une solution plus simple et mieux adaptée à la situation, soit une prestation universelle offerte à tous ceux qui avaient besoin d'un coup de main. Une telle prestation aurait pu être mise en œuvre très rapidement.
Force est de reconnaître que nous traversons une période sans précédent. La situation sera extrêmement éprouvante dans l'avenir, mais la solution s'impose d'elle-même. Il ne s'agit pas de se demander comment empêcher les gens d'obtenir de l'aide, mais plutôt comment aider davantage de gens, et plus rapidement. Voilà ce que nous aurions vraiment aimé voir.
Par ailleurs, je reconnais que les députés des divers partis à la Chambre des communes ont collaboré pour aider les gens de leurs circonscriptions respectives. Je crois fermement que les députés ont fait de leur mieux pour aider leurs concitoyens à traverser la pandémie de COVID-19 et qu'ils doivent être fiers de leurs efforts.
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NPD (AB)
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2020-07-22 15:23 [p.2733]
Je trouve cela curieux, madame la présidente, car il me semble qu'on a refusé une solution qui semblait pourtant très simple.
La seule raison qui me vient à l'esprit, c'est qu'on a peut-être voulu limiter le nombre de personnes admissibles à des programmes et des prestations liées à la COVID-19. C'est vraiment regrettable et très décevant, car nous savons que lorsque cette pandémie a frappé, il n'a fallu que quelques semaines pour que des gens n'aient plus les moyens de faire leur épicerie ou de payer leur loyer. Des employeurs ne pouvaient plus payer leurs employés, mais, pourtant, les inégalités présentes dans notre pays ont fait que certains ont continué d'engranger des milliards de dollars.
Voilà où est l'attrape selon moi. Nous n'avons pas à protéger les grandes sociétés ni les gens qui sont très très riches. Nous devons protéger les travailleurs. Nous devons protéger les Canadiens. Nous devons protéger les familles de nos collectivités.
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NPD (ON)
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2020-07-22 15:24 [p.2733]
Madame la présidente, je tiens d'abord à dire à quel point je suis fier de siéger aux côtés de la députée d'Edmonton Strathcona, une femme passionnée qui défend avec ferveur ses concitoyens et, bien entendu, les droits de la personne partout au pays.
Dans son discours, elle a parlé des personnes handicapées, des étudiants, des services à l'enfance et à la famille et des travailleurs. Elle a toutefois manqué de temps, alors je me demande si elle aimerait profiter de l'occasion pour aborder d'autres points, car je crois qu'elle décrivait très bien comment nous pourrions rebâtir un meilleur Canada.
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NPD (AB)
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2020-07-22 15:25 [p.2734]
Madame la présidente, c'est aussi un grand honneur pour moi de travailler avec mon collègue, qui joue véritablement un rôle moteur dans notre milieu.
Je suis reconnaissante d'avoir la possibilité de parler un peu plus longuement pour dire certaines des choses que je n'ai pas pu dire auparavant. À la fin de mon intervention précédente, je voulais indiquer que je souhaite faire partie d'un gouvernement qui reviendra à un Canada qui prend au sérieux le problème des changements climatiques en instaurant une économie forte et diversifiée et qui protégera les travailleurs et leur famille tout en créant un climat sain pour nos enfants et petits-enfants.
Durant tous les moments critiques de l'histoire, nous avons vu ce que des parlementaires qui se soucient de leurs concitoyens et écoutent ce qu'ils ont à dire peuvent faire dans une crise, mais nous ne devrions pas avoir besoin d'une crise pour agir. Au cours des mois et des années à venir, nous aurons l'occasion de bâtir un Canada meilleur, un Canada où tout le monde peut vivre dans la dignité, un Canada juste et équitable. Je suis ici pour faire ce travail avec mes collègues au nom des habitants d'Edmonton Strathcona, des Albertains et de tous les Canadiens.
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NPD (AB)
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2020-07-22 15:27 [p.2734]
Madame la présidente, puis-je demander à la députée de répéter? Je n'ai rien entendu en raison du...
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NPD (AB)
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2020-07-22 15:27 [p.2734]
Non, madame la présidente, ce n'est malheureusement pas de là que vient l'expression. En fait, c'est le NPD qui travaille actuellement à établir sa stratégie pour un Canada nouveau et meilleur.
Je reconnais ce que la députée a dit et il s'agit de propos que nous avons entendu dans plusieurs domaines différents. Un domaine qui me passionne particulièrement est celui des responsabilités du Canada dans le monde entier. Lorsque nous rebâtirons un meilleur Canada, nous pourrions envisager, entre autres, des moyens d'aider des gens partout dans le monde. Le Canada peut jouer un rôle plus important sur la scène internationale, notamment en reconnaissant que tant que la COVID n'aura pas été éradiquée partout dans le monde, elle ne l'aura été nulle part.
Nous devons nous engager fermement à consacrer 1 % des fonds prévus pour la lutte contre la COVID à nos efforts à l'étranger. J'ai travaillé en étroite collaboration avec d'autres députés pour demander cet engagement.
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NPD (ON)
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2020-07-22 15:28 [p.2734]
Madame la présidente, je suis, moi aussi, très fière de pouvoir travailler avec la députée d'Edmonton Strathcona. C'est une merveilleuse représentante.
Elle n'a pas nécessairement abordé ce sujet dans son discours, mais plus tôt aujourd'hui, à la Chambre, tandis que les députés travaillaient ensemble, nous avons beaucoup parlé de la garde d'enfants. En tant que porte-parole du NPD chargée du dossier des femmes et de l'égalité des genres, j'entends constamment que nous ne pouvons relancer l'économie sans avoir un véritable régime universel national de garde d'enfants financé par l'État.
J'aimerais savoir ce que pense la députée des programmes offerts, des demandes formulées par les experts dans ce domaine à l'endroit du gouvernement au cours des derniers jours et de ce dont nous avons besoin pour concrétiser la mise en œuvre d'une stratégie nationale.
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NPD (AB)
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2020-07-22 15:29 [p.2734]
Madame la présidente, c'est une question incroyablement importante. D'ailleurs, la députée fait un travail phénoménal dans ce dossier.
Nous savons qu'il ne peut y avoir de relance sans stratégie en matière de garde d'enfants. On ne peut laisser les femmes pour compte dans la relance économique de l'après-COVID-19. Le NPD réclame, à l'instar de nombreux autres groupes, l'octroi de 2,5 milliards de dollars à la mise en œuvre d'une stratégie en matière de garde d'enfants cette année. Nous réclamons cela parce qu'il faut s'assurer que, lorsque l'activité économique reprendra, les femmes pourront participer pleinement en se rendant sur leur lieu de travail plutôt que d'avoir à assumer indûment le fardeau de la garde des enfants.
Je suis mère de deux merveilleux enfants et je peux dire que les services de garde d'enfants sont dans notre intérêt à tous. Il est très important pour moi que nous nous penchions sur la question dans l'optique d'une loi sur la garde d'enfants, et non d'une chose que nous laissons à la discrétion des provinces. On doit mettre des conditions.
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NPD (AB)
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2020-07-22 15:45 [p.2737]
Madame la présidente, je remercie la députée de ses observations et de tout le travail qu'elle fait pour ses concitoyens d'Ottawa.
J'aurais une question rapide à lui poser. Bien que la Prestation canadienne d'urgence ait permis d'aider beaucoup de Canadiens partout au pays, j'aurais évidemment préféré un programme plus universel. Quand connaîtrons-nous les intentions du gouvernement au sujet de l'avenir de la Prestation canadienne d'urgence? Ce programme est censé prendre fin en août. J'aimerais savoir si les gens de nos circonscriptions devront attendre jusqu'à la dernière minute pour savoir ce qui se passe, ou si le gouvernement nous dira assez rapidement s'il prévoit prolonger la Prestation canadienne d'urgence pour aider les personnes qui ne se sont pas encore remises des effets de la pandémie.
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NPD (ON)
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2020-07-22 16:20 [p.2742]
Madame la présidente, je vais poursuivre sur le même sujet. Chose certaine, à notre avis, de ce côté-ci de la Chambre — et je crois que la députée de Fredericton partage notre opinion —, on ne peut pas s'arrêter là. Le gouvernement n'a de cesse d'expliquer à quel point ces programmes sont merveilleux. Même si je reconnais qu'ils ont offert une aide pendant une période critique et sans précédent, ils ont aussi beaucoup mis en lumière toutes les lacunes du système actuel.
Nous avons maintenant l'occasion de construire quelque chose de mieux. Ma collègue d'Edmonton Strathcona en a parlé, et la députée d'en face a évoqué la création de programmes sociaux améliorés, d'une portée plus vaste. De mon côté, j'ai mis beaucoup d'efforts à la Chambre récemment pour défendre l'idée d'un régime universel de garderies. La députée nous en dirait-elle plus sur d'autres programmes que nous pourrions continuer d'améliorer, comme l'élargissement du régime d'assurance-emploi ou d'autres initiatives du genre?
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NPD (BC)
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2020-07-22 16:22 [p.2742]
Madame la présidente, je remercie la députée de Fredericton des efforts qu'elle déploie pour défendre les intérêts des habitants de la circonscription du Nouveau-Brunswick qu'elle représente et de l'ensemble des Canadiens. Elle a parlé des avantages économiques et administratifs d'un revenu de base garanti et d'un paiement universel versé de façon plus directe.
La députée peut-elle décrire les effets qu'une telle approche aurait sur la vie des gens de sa circonscription?
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NPD (ON)
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2020-07-21 10:08 [p.2651]
demande à présenter le projet de loi C-244, Loi modifiant la Loi sur les eaux navigables canadiennes (rivière North Thames, rivière Middle Thames et rivière Thames).
— Monsieur le Président, je suis heureuse de présenter à nouveau ce projet de loi, qui vise à modifier la Loi sur les eaux navigables afin d'assurer l'intégrité de la rivière Thames. Cette rivière parcourt 273 kilomètres depuis le Sud-Ouest de l'Ontario jusqu'au lac Sainte-Claire. Chemin faisant, elle longe de nombreuses collectivités dont, bien entendu, la ville de London.
La rivière Thames est la seule rivière d'importance au Canada dont la majeure partie du bassin versant se trouve dans la zone biologique carolinienne. Cette région est reconnue comme l'une des plus importantes et diversifiées sur le plan biologique au Canada. On y a répertorié plus de 2 200 espèces de plantes vasculaires, et on y retrouve les deux seuls endroits au pays où pousse le stylophore à deux feuilles. La rivière Thames abrite également la plus grande variété de moules, la tortue-molle à épines, une espèce menacée, et parmi les communautés de poissons les plus diversifiées au Canada.
En 2000, le Réseau des rivières du patrimoine canadien a désigné la rivière Thames rivière du patrimoine. Son existence fait partie intégrante de notre patrimoine et il faut la protéger.
Ce projet de loi, qui vise à modifier la Loi sur les eaux navigables, a été présenté pour la première fois en 2013 par ma prédécesseure, mais le gouvernement de l'époque n'en a pas tenu compte. Pendant la campagne électorale de 2015, les libéraux ont promis aux Canadiens qu'ils feraient de la modification de la Loi sur la protection de la navigation une priorité. Aujourd'hui, j'invite encore une fois le gouvernement à tenir parole, à protéger la rivière Thames et à appuyer mon projet de loi.
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NPD (ON)
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2020-07-21 10:10 [p.2651]
demande à présenter le projet de loi C-245, Loi concernant l’élaboration d’une stratégie nationale relative à l’eau douce.
— Monsieur le Président, de toute évidence, un thème ressort aujourd'hui pour moi au moment où je m'apprête à présenter un deuxième projet de loi.
Cette mesure législative, fruit de consultations locales avec des environnementalistes, des organismes de conservation et des membres de la Nation des Oneidas de la Thames, demande au gouvernement d'élaborer une stratégie nationale relative à l'eau douce.
La rivière Thames traverse ma circonscription, London—Fanshawe, où nous avons également la chance d'avoir plusieurs terres humides et des zones d'intérêt sur le plan environnemental, notamment Meadowlily Woods, Pottersburg Valley et Westminster Ponds. Ces zones abritent une abondance d'oiseaux, d'animaux sauvages et de végétaux. Il va sans dire que nous profitons de la beauté des Grands Lacs qui procurent à l'ensemble des collectivités de la région des avantages sur le plan environnemental qui méritent une protection ciblée et une planification durable.
Il y a plus de 20 ans que le gouvernement a mis en place une politique sur l'eau douce, mais les conditions environnementales ont changé radicalement depuis 1987. Bien que les ressources en eau douce du Canada semblent abondantes, très peu d'entre elles sont en fait renouvelables. Il faut moderniser la stratégie nationale relative à l'eau douce.
Il est vital d'assurer la protection de l'eau douce. Que ce soit pour le tourisme, l'agriculture, les loisirs, la santé ou les besoins des ménages, la salubrité de l'eau est essentielle à la croissance soutenue et à la stabilité environnementale de nos régions et du pays ainsi qu'à la sécurité de la population.
J'espère que tous les partis appuieront cette mesure visant à protéger l'eau douce pour les générations à venir.
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NPD (AB)
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2020-07-21 10:13 [p.2652]
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour présenter une pétition très importante.
Alors que le Canada, comme le reste du monde d'ailleurs, redémarre lentement son économie, il faut absolument protéger les travailleurs.
Partout au pays, nous avons déjà vu des entreprises faire passer les profits avant la sécurité et la santé de leurs employés. Qu'il s'agisse de travailleurs étrangers en Ontario ou de travailleurs des abattoirs dans ma province, l'Alberta, il faut protéger le droit des travailleurs à un lieu de travail sûr. Leur capacité de continuer à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille est un élément essentiel d'une réouverture réussie.
Selon les pétitionnaires, alors que s'allonge la liste des entreprises qui peuvent rouvrir dans les différentes provinces, il est possible que de nombreux travailleurs de première ligne craignent qu'il ne soit pas sécuritaire de retourner au travail, et ce, pour de nombreuses raisons différentes, dont l'impossibilité de maintenir la distanciation physique ou les risques que cela suppose pour eux ou leur famille. Ils demandent au gouvernement de modifier les critères d'admissibilité à la Prestation canadienne d'urgence afin d'inclure les travailleurs qui estiment ne pouvoir reprendre leur emploi en raison de préoccupations liées à la COVID-19.
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NPD (ON)
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2020-07-21 10:44 [p.2657]
Monsieur le Président, alors que nous parlons de la reprise économique, il est évident que les services de garde d'enfants y joueront un rôle prépondérant. Les milieux de travail n'ont cessé de dire combien il était nécessaire d'avoir un système national public de garderies à prix abordable.
Le gouvernement a présenté un plan de relance économique, mais les 625 millions de dollars qui ont été alloués à des services de garde d'enfants ne sont tout simplement pas suffisants. Certains demandent 2,5 milliards de dollars.
Je me demande ce que la députée d'en face a à dire sur cet énorme écart entre la réalité et la nécessité d'en faire beaucoup plus dans le domaine de la garde d'enfants.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours très détaillé et très précis.
J'aimerais poser une question sur l'aide directe aux personnes en situation de handicap. Comparativement au projet de loi précédent C-17, on a quand même réussi à augmenter le nombre ou le pourcentage de personnes en situation de handicap admissibles à cette aide supplémentaire de 600 $. Cependant, on est encore loin du compte pour ce qui est de l'ensemble des personnes en situation de handicap. Je sais qu'il existe des différences entre le fédéral et le provincial sur la manière de tenir compte de l'ensemble de ces données.
Mon collègue peut-il s'engager en tant que député du Parti libéral à faire les efforts nécessaires pour accroître cette aide afin que l'ensemble des personnes en situation de handicap puissent être aidées, comme le demande le NPD?
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NPD (ON)
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2020-07-21 12:32 [p.2672]
Madame la Présidente, je félicite le député de Scarborough—Rouge Park d'avoir expliqué en détail les mesures d'intervention à l'égard de la COVID-19, y compris celles qui sortent du cadre du projet de loi à l'étude aujourd'hui. Il a soulevé des questions très importantes sur ce que vivent les gens partout dans le monde, y compris, disons-le bien franchement, dans les camps de réfugiés. Il a parlé de la lutte contre le racisme. Il a aussi parlé des personnes handicapées et, bien sûr, de l'économie.
Il n'a cependant pas été question des répercussions de la COVID-19 sur les familles qui se soumettent au processus d'immigration. Nous savons qu'il y a actuellement des gens qui attendent depuis non pas 12 ou 18 mois, mais depuis près de deux ans. Cette situation sévissait bien avant la pandémie de COVID-19, mais les conséquences de la crise actuelle pour les membres des familles qui ont été séparées rendent le problème d'autant plus évident.
Quelles mesures sont prises par le député et le gouvernement pour faire de la réunification des familles une priorité en cette période de crise?
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NPD (ON)
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2020-07-21 12:38 [p.2673]
Madame la Présidente, c'est avec des sentiments partagés que je prends la parole aujourd'hui, car, d'une part, la dernière fois que j'ai eu l'honneur de faire une déclaration à la Chambre, je croyais que nous aurions pu faire mieux pour les Canadiens. Au cours du débat, alors que nous examinions comment nous allions procéder pendant l'été, j'ai essayé de présenter ce qui, à mon avis, constituait des arguments convaincants pour faire en sorte que nul ne soit laissé pour compte au pays.
D'autre part, en tant que néo-démocrate, je suis fier que nous ayons réussi à convaincre le gouvernement libéral de retirer du projet de loi C-20 les pénalités liées à la Prestation canadienne d'urgence pour les gens qui ont du mal à joindre les deux bouts et d'accroître, à tout le moins, l'aide pour les personnes handicapées en ajoutant le Programme de prestations d'invalidité du Régime de pensions du Canada aux dispositions traitant des personnes handicapées.
Je suis fier qu'on nous ait accordé un certain délai de grâce pour permettre à plus de gens de demander le crédit d'impôt pour personnes handicapées parce que, à presque toutes les étapes du processus, il semble que le gouvernement s'obstine inutilement à fonder l'admissibilité sur les ressources plutôt que d'offrir une aide universelle, et ce faisant, il continue d'abandonner à leur sort des gens importants.
Je suis ici pour représenter les citoyens d’Hamilton-Centre. J’ai déjà dit que ma circonscription arrive au troisième rang parmi celles où le revenu moyen des ménages est le plus faible. Nous avons aussi un nombre disproportionné de personnes qui vivent avec un handicap et qui ont du mal à joindre les deux bouts. Dans l’évolution des mesures de soutien que nous avons eues durant la COVID-19, la première réponse du gouvernement libéral a été de proposer un régime d’assurance-emploi morcelé qui abandonnait bien des gens à leur sort. La panique dans cette crise, à la perspective d’arriver à la fin du mois sans pouvoir payer le loyer, n’a pas seulement été ressentie par les personnes vivant dans la pauvreté, mais par des personnes qui étaient confrontées à la pauvreté peut-être pour la première fois.
Nous nous souvenons que les libéraux ont essayé de lier le crédit d’impôt pour personne handicapée à un programme qui ne se serait appliqué qu’à 40 % de la population vivant avec un handicap. Voilà qui laisse de côté la grande majorité des citoyens de ma circonscription. J’ai maintenu ici que j’avais une obligation morale, et que nous avions tous un impératif moral, de veiller à ce que les personnes les plus vulnérables du pays ne soient pas abandonnées à leur sort, peu importe leur citoyenneté, leur capacité à travailler, la durée de leur séjour ici ou l’endroit où ils ont vécu.
Cependant, nous voici de retour pour étudier le projet de loi C-20. Le projet de loi a été légèrement amélioré, mais il laisse encore pour compte beaucoup trop de personnes vulnérables. La définition même du handicap dans le crédit d’impôt pour personnes handicapées est beaucoup trop restrictive. Il s’agit d’un crédit d’impôt non remboursable, et les personnes handicapées les moins nanties ne font pas assez d’argent pour en bénéficier.
Dans la discussion sur les personnes vivant avec un handicap, l’approche envers les personnes âgées m’a semblé injuste. L’argument servi par les libéraux et les conservateurs était: « Qu’ont-elles perdu, en ce qui concerne leurs revenus? » Je dis que c’était injuste, parce qu’il est flagrant maintenant que les personnes les plus vulnérables avaient absolument le plus à perdre.
J’ai dit hier que ce ne sont pas seulement les personnes infectées par la COVID-19 qui sont touchées. Je pense à mon ami, Michael Hampson, qui, à 58 ans, a vécu la dernière partie de sa vie aux prises avec des handicaps, à essayer d’obtenir un soutien du revenu en Ontario. Pour un bref moment, il a eu de l’espoir grâce au revenu de base garanti. Pour la première fois de sa vie, il aurait dit qu’il pouvait vivre dans la dignité parce qu’il ne vivait pas dans la pauvreté imposée par le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées. Les taux du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, qui ont été fixés par les conservateurs et les anciens gouvernements libéraux en Ontario, condamnent bon nombre des personnes que je représente à vivre dans la pauvreté.
Nous avons l'audace de prendre la parole à la Chambre des communes et de demander ce qu'ils ont perdu, alors que certains de ces gens ont littéralement perdu la vie. On a forcé des personnes âgées à vivre dans des établissements de soins de longue durée inadéquats. Nous savons que la grande majorité des personnes qui ont succombé à la COVID-19 avaient un rapport avec ces établissements.
Lorsque nous débattons du projet de loi, il est important de ne pas seulement parler des éléments qu'il contient, mais aussi des éléments qu'il ne contient pas. Quelles personnes oublions-nous toujours? Pourquoi privilégions-nous encore cette approche fragmentaire et graduelle qui, comme l'a admis l'intervenant précédent, a été conçue pour aider le plus de personnes possible, mais pas tout le monde?
Pourquoi ne pas mettre en place des mesures de soutien universelles? Comment se fait-il que le gouvernement d'un pays aussi prospère que le Canada ne soit pas en mesure d'aider tous les habitants du pays?
Parlons des 740 millions de dollars qui serviront à couvrir les coûts ponctuels engagés au cours des six à huit prochains mois pour les mesures de contrôle et de prévention des infections dans les établissements de soins de longue durée où il y a de plus en plus de cas de la maladie. Nous ne sommes pas sortis du bois. Nous ne faisons que commencer. Cette somme de 740 millions de dollars témoigne de la réticence du gouvernement libéral à donner l'exemple sur la scène nationale dans le dossier des soins de santé offerts aux personnes âgées dans les établissements de soins de longue durée. Voilà la véritable tragédie de la crise.
Cette crise a donné lieu à plusieurs scandales. Je dirais qu'avec l'organisme UNIS, nous sommes devant un scandale, mais ce n'est pas le véritable scandale, qui demeure la manière inefficace dont le gouvernement libéral a livré et géré l'approvisionnement de la réserve nationale d'urgence. Nous aurions dû avoir des millions d'articles d'équipement de protection individuelle essentiels qui auraient protégé les Canadiens au début de cette crise. Au début, nous avons suivi les directives des professionnels de la santé selon lesquelles les masques n'étaient pas nécessaires. Dans mon for intérieur, je me suis questionné sur cette recommandation. Par ailleurs, le gouvernement libéral s'est débarrassé de millions d'articles d'équipement de protection individuelle essentiels. Je soulève ce point aujourd'hui parce que nous n'allons pas siéger à nouveau pendant un certain temps et que nous ne sommes pas sortis de cette crise.
Alors que les provinces poursuivent le déconfinement des entreprises, les libéraux, eux, ouvrent la porte à une seconde vague de la maladie. J'ai parlé de l'impératif moral de planifier pour l'avenir. Il y aura dorénavant une nouvelle normalité. La COVID ne disparaîtra pas. Des gens continueront d'être infectés et de mourir. Néanmoins, certaines questions demeurent. Que sommes-nous disposés à faire face à cette situation? Que pouvons-nous faire pour éviter que, la prochaine fois, des gens comme mon ami Michael Hampson ne soient pas trouvés dans leur appartement quatre jours après leur décès? Comment pouvons-nous garantir que le système de soins de santé offre assez de soutien pour qu'il soit possible de vérifier la situation des personnes les plus vulnérables?
Nous avons la capacité de prendre les mesures qui s'imposent. Le Canada possède la richesse nécessaire pour veiller au bien-être de l'ensemble des Canadiens. L'approche ne doit pas être fragmentaire. Force est de reconnaître que la pandémie affecte les éléments les plus vulnérables de la société et qu'un paiement unique de 600 $ à un nombre très limité de personnes handicapées n'est franchement pas suffisant.
Compte tenu du contexte actuel, au cours des prochaines semaines, j'appuierai cette mesure législative parce que c'est le mieux que le gouvernement est disposé à proposer, mais j'estime que nous méritons mieux. Les gens d'Hamilton-Centre méritent mieux. Nos concitoyens condamnés à la pauvreté par les lois méritent mieux. Voici la question qui revient constamment: qu'est-ce qu'un gouvernement néo-démocrate aurait fait différemment?
Qu'aurions-nous fait différemment? Nous aurions réalisé tout ce que nous avions promis au départ. Nous aurions aidé les prestataires de l'assurance-emploi. Nous aurions fourni des logements aux gens et nous aurions procédé à une transition juste et équitable pour tous dans cette nouvelle économie. Nous aurions vécu une reprise équitable.
Ce n'est pas du tout ce qui s'est produit. Même s'il ne faut que quatre jours au gouvernement libéral pour verser 750 milliards de dollars à Bay Street, nous voici encore pris à la Chambre à discuter des scandales du gouvernement. Comme bien des Canadiens, j'aimerais pouvoir me concentrer sur les choses importantes, soit les vies qui ont été perdues, pendant que je suis ici. C'est pour ces vies perdues que je suis ici. C'est pour cette raison que je suis ici. Lorsque les libéraux prennent des décisions en matière de politiques, j'invite ceux d'en face, ceux qui détiennent tout le pouvoir, à ne pas sciemment laisser des gens pour compte. Ces 600 $ qui seront versés de façon ponctuelle vont laisser pour compte 40 % de la population, des personnes parmi les plus vulnérables et ayant le revenu le plus faible.
J'invite mes collègues des deux côtés à me poser des questions afin que nous puissions déterminer comment la Chambre pourrait aider l'ensemble de la population à traverser cette crise et à passer à l'étape suivante.
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NPD (ON)
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2020-07-21 12:50 [p.2675]
Madame la Présidente, il est très clair que les libéraux peuvent claquer des talons et fournir 750 milliards de dollars à Bay Street. Si la décision nous revenait, nous aurions fait ce que nous avons toujours dit que nous ferions, soit créer un système s'apparentant à la PCU qui serait universel pour aider les gens à traverser cette crise.
Le député sait que le gouvernement a déterminé qu'il fallait 2 000 $ par mois aux gens pour joindre les deux bouts. En même temps, les bénéficiaires du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées ont du mal à joindre les deux bouts avec 1 200 $ par mois, ce qui signifie que nous adoptons des mesures législatives qui rendent les gens pauvres, mais nous renflouons les banques, les ultra-riches et l'élite du Canada.
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NPD (ON)
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2020-07-21 12:51 [p.2675]
Madame la Présidente, non, en réalité, je n'en ai aucune idée. Je me suis concentré sur les gens qui ont du mal à joindre les deux bouts dans ma circonscription.
À l'instar du processus de demande de la Prestation canadienne d'urgence, je peux dire à mes collègues que chaque étape du processus de demande de subvention salariale était également un cafouillis administratif, car aucune directive claire n'indiquait qui était admissible et qui ne l'était pas. Les propriétaires uniques et les entreprises non constituées en société n'y sont pas admissibles.
Je le répète, il y a un manque de clarté. Non seulement le public et les entreprises ignorent s'ils sont admissibles, mais les députés aguerris l'ignorent aussi. Nous le savons parce qu'ils vont en ligne pour aider les gens à présenter une demande qui respecte les critères d'admissibilité des programmes que le gouvernement a mis en place.
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NPD (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours enflammé.
Je voudrais l'entendre parler des priorités du gouvernement libéral et de la rapidité d'exécution et de prise de décision selon à qui celui-ci s'adresse. Quand il faut donner un contrat sans appel d'offres à un organisme proche de la famille du premier ministre qui rémunère sa mère et son frère, cela se fait immédiatement et on n'a même pas besoin de passer par la fonction publique. Quand vient le temps d'aider les banques, c'est hyper rapide. Quand vient le temps de reculer sur le fait qu'on va donner ou pas de l'argent à des compagnies qui trichent et qui placent leur argent dans les paradis fiscaux, cela prend 24 heures avant que le gouvernement libéral recule, mais quand vient le temps d'aider des travailleurs autonomes et des pigistes, il faut que nous nous battions pendant des semaines. Quand vient le temps d'aider les étudiants, il faut que nous nous battions pendant des semaines. Nous sommes le 21 juillet, et, encore une fois, les personnes en situation de handicap n'ont reçu aucune aide directe de la part du gouvernement libéral.
Comment mon collègue juge-t-il la rapidité d'exécution et de décision des libéraux selon à qui ils s'adressent?
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NPD (ON)
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2020-07-21 12:53 [p.2675]
Madame la Présidente, à ce chapitre, il est évident que les libéraux ne peuvent pas s'empêcher de s'aider eux-mêmes. Ils peuvent claquer les talons, et ils le font assez souvent.
C'est évident parce que, à l'origine, quand nous avons adopté la motion pour aider les aînés et les personnes handicapées, l'aide était censée être immédiate mais, à ce jour, ces personnes attendent toujours. Après l'adoption de ce projet de loi, il y aura encore des gens, à savoir 40 % de la population, qui continueront à attendre de l'aide en cette période de crise.
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NPD (QC)
Monsieur le Président, au mois de juin, des millions de travailleuses et de travailleurs se trouvaient au bord du gouffre avec la fin prévue de la PCU. Grâce aux pressions du NPD, cette aide directe a été prolongée pour l'été, mais le mois d'août arrive à grands pas, et plusieurs secteurs de notre économie ne sont pas prêts pour une reprise de leurs activités.
C'est notamment le cas des arts et de la culture, dont les créateurs sont grandement inquiets. Ils risquent de ne pas pouvoir travailler de nouveau. Il y a quelques jours, 75 000 personnes du milieu culturel ont signé une lettre demandant un revenu minimum garanti pour les artistes, artisans et techniciens. Nous demandons aux libéraux d'être à l'écoute et de proposer rapidement des solutions. Leur inaction pourrait causer des dommages irréparables.
Nous voulons que les hommes et les femmes du théâtre, des arts vivants, des arts de la scène, du livre, du spectacle et de l'audiovisuel puissent continuer leur carrière et vivre de leur art. En plus des emplois que cela représente, leurs œuvres définissent également qui nous sommes et nous apportent à tous et à toutes un supplément d'âme.
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NPD (BC)
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NPD (BC)
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2020-07-21 14:28 [p.2691]
Monsieur le Président, les excuses du premier ministre ne veulent rien dire s'il continue d'enfreindre les règles pour aider ses riches amis.
Voici les faits. La famille du premier ministre a reçu de cet organisme plus de 300 000 $ en honoraires de conférencier. Les responsables d'UNIS ont déclaré qu'ils ne paient normalement pas d'honoraires aux conférenciers. De plus, il est insensé de verser 1 milliard de dollars pour la création d'un tout nouveau programme lorsqu'il existe tant de moyens plus rapides et éprouvés d'aider les étudiants. Le premier ministre admettra-t-il qu'il n'a jamais eu l'intention d'aider les étudiants, mais qu'il voulait plutôt aider ses riches amis?
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NPD (ON)
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2020-07-21 14:43 [p.2694]
Monsieur le Président, comme de nombreux Canadiens, il n'y a rien que je souhaiterais plus que d'accorder toute l'attention à la crise de la COVID, mais tandis que les gens s'inquiètent de ne pas avoir assez d'argent pour tenir jusqu'à la fin du mois, on constate que le premier ministre et son cabinet libéral préfèrent veiller à leurs propres intérêts et à ceux de leurs amis plutôt qu'à ceux de la population canadienne.
Il y a des allégations de lobbying et d'octroi de contrat abusifs ainsi que de conflits d'intérêts d'ordre financier impliquant le premier ministre et le cabinet libéral. Assumer ses responsabilités, c'est rendre des comptes. C'est la troisième fois que le premier ministre fait l'objet d'une enquête pour avoir enfreint les règles.
Quelle leçon a-t-il apprise exactement?
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NPD (ON)
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2020-07-21 14:44 [p.2694]
Monsieur le Président, aucun redressement économique n'est possible sans services de garde d'enfants. Les femmes et les parents ne peuvent retourner au travail si cela signifie laisser leurs enfants seuls à la maison. Les libéraux ont raté la cible lorsqu'ils ont conclu leur accord avec les provinces. Ils traitent la garde d'enfants comme un service souhaitable plutôt qu'essentiel.
Les experts, les entreprises, les économistes et les parents sont sans équivoque: pour retourner au travail, les familles ont besoin de garderies sûres, fiables et abordables. Les libéraux investiront-ils les 2,5 milliards de dollars requis cette année pour enfin créer un régime universel de services de garde d'enfants abordables?
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NPD (QC)
Monsieur le Président, nous avons obtenu la prolongation de la PCU. Cela a permis à des millions de personnes de passer l'été avec un revenu, mais dans quelques semaines, ce sera terminé. Dans le secteur des arts et de la culture, cela pourrait être catastrophique. Si les techniciens, artistes et artisans se voient forcés de changer de carrière, c'est toute l'industrie culturelle qui pourrait s'écrouler. Ce ne sont pas uniquement des emplois, mais c'est aussi notre identité collective.
Quel est le plan des libéraux pour aider les gens des arts de la scène et des arts vivants? Il faut agir tout de suite avant qu'il soit trop tard.
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NPD (BC)
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2020-07-21 15:05 [p.2699]
Monsieur le Président, il y a eu des discussions entre les partis, et je pense que vous pourrez constater qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante:
Que la Chambre reconnaisse que
a) Les victimes d'inconduites et d'agressions à caractère sexuel craignent, avec raison, de ne pas être crues, qu'on banalise les gestes dénoncés, qu'on mette en doute leur propre responsabilité dans l'histoire, qu'on les juge négativement, qu'on les intimide, qu'on les persécute, qu'on les laisse tomber;
b) les victimes sont courageuses qu'elles dénoncent, ou pas, immédiatement, ou plus tard et avec les moyens qu'elles sont confortables d'utiliser;
c) il est inacceptable qu'encore aujourd'hui 1 femme canadienne sur 3 sera victime d'une agression sexuelle au cours de sa vie;
d) le système échoue à protéger et accompagner les survivantes adéquatement; et demande au gouvernement de mettre en place un comité d'experts à l'image de celui mis en place par le gouvernement du Québec avec la participation des élues des trois autres partis représentés à l'Assemblée nationale, ayant comme mandat d'adapter et de développer des mesures bénéficiant aux personnes victimes d'agressions sexuelles et de violence conjugale et leur redonnant confiance dans le système judiciaire et extrajudiciaire.
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NPD (ON)
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2020-07-20 12:46 [p.2587]
Madame la Présidente, la députée a livré un discours très convaincant. Cela dit, je tiens à souligner que les effets de la COVID ne se limitent pas aux personnes qu'elle infecte. Un grand nombre de personnes handicapées sont toujours laissées pour compte. C'est le cas dans ma propre circonscription, Hamilton-Centre, par exemple. Le programme de crédit d'impôt pour personnes handicapées proposé par les libéraux n'aidera toujours en rien la vaste majorité des gens de ma province qui ont du mal à joindre les deux bouts.
J'ai une question pour la députée. Que pense-t-elle du fait que le premier ministre était prêt à accorder 900 millions de dollars à ses amis d'UNIS alors que les personnes handicapées sont contraintes d'attendre encore une aide?
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NPD (ON)
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2020-07-20 13:17 [p.2592]
Madame la Présidente, les rires que j'ai entendus aujourd'hui me rendent heureux d'être de retour à la Chambre. Bien honnêtement, je ris chaque fois que quelqu'un traite les libéraux de socialistes, car nous avons affaire à un parti corporatiste qui continue d'offrir des échappatoires fiscales aux personnes ultra-riches. Les conservateurs, eux, se plaignent de la dette qui se dessine et de la confusion quant à savoir qui crée de la richesse au pays et qui l'accapare.
Si les conservateurs se préoccupent tant de la dette, appuieront-ils la proposition des néo-démocrates d'imposer une taxe sur la richesse visant les gens très fortunés? Une telle mesure permettrait d'encaisser 6 milliards de dollars par année en recettes fiscales et de percevoir auprès des entreprises approximativement 25 milliards de dollars qui s'envolent chaque année vers des paradis fiscaux.
Si la loi et l'ordre sont des priorités pour le Parti conservateur, ce dernier appuiera-t-il les mesures visant à maintenir la loi et l'ordre au sein du régime fiscal?
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NPD (QC)
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours et je ferai deux observations.
Je trouve un peu ironique que le Bloc québécois dise que la PCU incite les gens à ne pas retourner au travail. Ces gens gagnent à peu près l'équivalent de 13 $ ou de 14 $ l'heure en restant chez eux tout en recevant la PCU. Je pensais que le Bloc québécois était favorable à un salaire minimum de 15 $ l'heure. Si l'on gagne plus d'argent en restant à la maison et en recevant la PCU, c'est peut-être parce que l'emploi en question n'est pas tellement attrayant. Il faudrait donc plutôt regarder du côté des conditions de travail.
Toujours en lien avec la PCU, le chef du Bloc québécois a abordé la question des arts et de la culture, domaine qu'il connaît évidemment fort bien. On a aidé les grands festivals, mais que va-t-il arriver aux artistes et aux artisans à la fin du mois d'août quand la PCU viendra à échéance? Ces gens vont possiblement se retrouver les poches vides, mais avec beaucoup d'incertitudes.
J'aimerais avoir la position du chef du Bloc. Comment devrait-on continuer à soutenir nos artistes et nos artisans, au Québec et partout au Canada?
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NPD (BC)
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2020-07-20 13:48 [p.2596]
Madame la Présidente, je brosserai d'abord un portrait de la réponse à la COVID-19. Jusqu'à maintenant, le gouvernement libéral a constamment tenté de faire le minimum. Les libéraux ont essayé d'en faire le moins possible, et nous avons toujours réclamé plus de soutien pour les gens. Il en est ainsi depuis l'arrivée de la COVID-19. Nous nous battons bec et ongles pour que le gouvernement aide davantage la population.
Chaque fois, l'histoire se répète. Dès le début, le gouvernement a fait valoir que l'assurance-emploi serait suffisante pour aider les Canadiens. Nous avons répondu que ce n'était pas le cas, que ce programme n'allait pas couvrir tous les Canadiens qui avaient besoin d'aide. Nous avons insisté pour obtenir la PCU. Initialement, les libéraux prévoyaient verser 1 000 $ aux Canadiens, et nous avons dû livrer bataille à ce sujet. Nous avons dû réclamer davantage, négocier et faire pression pour obtenir une prestation de 2 000 $. Les libéraux n'allaient tout simplement pas accorder cette aide. Ils se contentaient du strict minimum, et nous avons dû lutter sans relâche.
Les libéraux étaient prêts à mettre fin à la PCU dès juillet. Ils s'apprêtaient à cesser de la verser sans avoir mis en place des mesures pour aider des millions de Canadiens dans l'impossibilité de retourner au travail. Nous, néo-démocrates, étions prêts à faire tout en notre pouvoir pour que la PCU soit prolongée pour les Canadiens qui en avaient besoin.
Aujourd'hui, nous sommes saisis d'un projet de loi qui prévoit certaines mesures de soutien. Je répète néanmoins qu'il s'agit de mesures que nous avons réclamées haut et fort pendant toute la pandémie.
Depuis le début de la pandémie, les Canadiens handicapés ont été carrément laissés pour compte. Le gouvernement libéral n'a fait aucun cas de certaines personnes extrêmement désespérées qui vivent dans de terribles conditions. Nous, néo-démocrates, avons dû nous battre pour dire que les Canadiens ayant des handicaps avaient besoin d'aide dans les plus brefs délais. Nous avons forcé le gouvernement à promettre d'accorder de l'aide. Deux mois plus tard, l'aide ne s'était toujours pas matérialisée. Aujourd'hui, enfin, le gouvernement a présenté une mesure législative qui prévoit de l'aide pour les Canadiens qui vivent avec un handicap, mais cette mesure ne s'appliquera pas à tous. C'est un problème et nous allons continuer de réclamer de l'aide pour tous, notamment pour nos concitoyens handicapés.
Nous avons aussi lutté pour qu'on améliore la subvention salariale. Nous savions que les entreprises avaient besoin d'aide et qu'il fallait connecter les travailleurs à ces entreprises. Nous nous sommes donc battus pour l'amélioration de la subvention salariale afin d'aider les travailleurs et de remettre les gens au travail. Nous en sommes fiers.
À chaque étape, le gouvernement libéral a voulu ne faire que le minimum pour aider les gens. C'est nous qui avons poussé le gouvernement à augmenter l'aide offerte aux gens.
En ce qui a trait au projet de loi proposé par le gouvernement, c'est nous qui l'avons poussé à soutenir les personnes vivant avec un handicap. C'est avec fierté que nous avons obtenu ce résultat.
Toutefois, encore là, le gouvernement libéral n'aide pas tous les gens vivant avec un handicap. Nous allons continuer de lutter et de nous battre pour eux, afin de nous assurer que tout le monde qui vit avec un handicap reçoit de l'aide.
Nous avons aussi amené le gouvernement à s'assurer que la subvention salariale s'adresse à plus d'entreprises. Nous voulons nous assurer que plus de gens ont accès à ce programme et que tout le monde a accès au travail.
Ce n'est toutefois pas suffisant. Il reste encore tant à faire. Le gouvernement libéral a une mauvaise habitude: il fait beaucoup de promesses, mais les tient rarement. Les Canadiens sont donc encore confrontés une triste réalité: la PCU cessera d'être versée à la fin du mois d'août. Cette situation effraie des millions de Canadiens qu'aucun emploi n'attend. Ils sont inquiets et ont peur.
Voilà pourquoi nous demandons au gouvernement d'apporter un changement permanent au régime d'assurance-emploi. Le régime d'assurance-emploi actuel ne permet pas d'aider l'ensemble des Canadiens, mais seulement environ 40 % d'entre eux. Nous devons modifier ce régime de telle sorte qu'il permette d'aider tous ceux qui en ont besoin. Voilà ce pour quoi nous allons lutter.
La PCU ne sera plus offerte à la fin du mois d'août. Cela veut dire que plusieurs personnes vont être dans une situation précaire. Ils ne savent pas ce qui va arriver. C'est la raison pour laquelle il faut améliorer l'assurance-emploi pour s'assurer que tout le monde qui en a besoin peut avoir accès à cette aide.
Qui plus est, quand on y regarde de plus près, on constate que la pandémie a eu des conséquences négatives particulièrement marquées chez les femmes. Ce sont elles qui ont été les plus durement touchées. Les chiffres sont frappants. À l'heure actuelle, le taux de participation des femmes au marché du travail est à son plus bas en 30 ans. Cette statistique donne froid dans le dos et est des plus inquiétantes.
Si la COVID-19 a eu un effet disproportionné sur les femmes, nous devons nous assurer d'avoir une solution qui tient compte de cette situation. C'est pour cette raison que nous estimons que la relance après la COVID-19 passe par les services de garde d'enfants, que la relance ne peut se faire si les inégalités subies par les femmes ne sont pas prises en compte.
En plus de la nécessité d'offrir des services de garde, il faut aussi penser aux effets de la COVID-19 sur les écoles. L'éducation doit être vue comme un droit de la personne. Il y a, bien sûr, des questions de compétences, mais le gouvernement fédéral doit accorder des fonds, du financement, afin que l'on puisse fournir des services de garde d'enfants suffisants à prix abordables et que tout le monde au pays ait accès à l'école et à l'éducation.
Il ne suffit pas de dire que le gouvernement libéral est un gouvernement féministe ou que le premier ministre est un premier ministre féministe. Si on ne prend pas des mesures qui tiennent compte du fait que les femmes ont été touchées de façon plus marquée par la COVID-19, ce ne sont que des paroles creuses. Il faut établir un plan précis pour régler la question du manque de services de garde d'enfants et les problèmes auxquels les écoles font face. Le gouvernement fédéral doit accorder des fonds pour financer ces deux choses.
Il est clair que les répercussions de la COVID-19 ont touché davantage les femmes. Si les répercussions affectent les femmes, il faut une réponse à ce problème. Ce qu'on a vu jusqu'à maintenant, c'est que la participation des femmes dans les milieux de travail est la pire en 30 ans. Cela est inacceptable. C'est pourquoi il faut financer et aider les provinces, afin que tout le monde ait accès aux services de garde. Les services de garde sont essentiels pour passer au travers de cette crise. C'est essentiel, c'est primordial. Or c'est exactement ce que nous allons faire. Nous allons obliger ce gouvernement à tenir ses promesses afin que tout le monde ait accès aux services de garde.
Je voudrais maintenant que nous nous penchions sur le scandale actuel auquel nous sommes confrontés. En plein milieu de la pandémie de COVID-19, le gouvernement est embourbé dans un autre scandale, qui implique cette fois-ci l'organisme UNIS.
Je veux qu'une chose soit bien claire. Le gouvernement prétend qu'il essayait d'aider les étudiants. Je rejette cette prétention et précise qu'il n'a jamais été question d'aider les étudiants. Il s'agissait de tirer d'affaire des amis proches du gouvernement et du premier ministre. Si le gouvernement tient vraiment à aider les étudiants, il y a de nombreux programmes actuels qu'il pourrait immédiatement améliorer. Il pourrait immédiatement se servir de programmes existants, comme Emplois d'été Canada. Il pourrait immédiatement faciliter l'accès des étudiants aux universités en réduisant leurs frais de scolarité, en augmentant leurs bourses ou en réduisant leur dette.
Il y a tant de mesures que le gouvernement pourrait prendre s'il voulait vraiment aider les étudiants en ce moment. Prétendre qu'il s'agissait de les aider est une farce. Il s'agissait clairement de verser une aide financière d'un milliard de dollars aux amis proches du gouvernement et du premier ministre. Voilà l'objet du scandale; ce n'était pas une question d'aider les étudiants.
Je lance un défi au gouvernement: s'il tient vraiment à aider les étudiants, qu'il leur verse immédiatement un milliard de dollars pour réduire leur dette et leurs frais de scolarité ou pour financer des programmes conçus à leur intention ou Emplois d'été Canada. Qu'il le fasse!
En réalité, le gouvernement ne cherche pas à aider les étudiants, mais plutôt à tirer d'affaire ses amis.
Dans le scandale du mouvement UNIS, on ne cherchait pas à aider les étudiants, on cherchait à aider les amis proches du gouvernement libéral et du premier ministre.
Nous avons critiqué les gestes futiles et l'inertie du gouvernement lors de la pandémie de la COVID-19. Au cours de cette crise, notre parti a proposé plusieurs mesures d'aide dont la population canadienne a besoin en ce moment. Nous avons dénoncé le fait que le gouvernement a décidé d'un plan de sauvetage d'un milliard de dollars en faveur de ses amis, tout en faisant attendre les Canadiens qui vivent avec un handicap. Le gouvernement a également choisi de faire attendre les Canadiens qui dépendent de la PCU jusqu'au dernier moment avant que nous le forcions à prolonger ce programme, mais il s'est précipité pour aider ses amis en leur accordant un renflouement d'un milliard de dollars.
Voilà donc les choix que le gouvernement a faits. Il continue à prioriser encore et encore ses amis, mais à faire attendre les gens qui souhaitent obtenir de l'aide. Telle est la réalité de cette crise. Au début de la pandémie, le gouvernement s'est empressé d'aider les banques en leur octroyant des milliards de dollars, mais encore une fois...
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NPD (ON)
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2020-07-20 14:13 [p.2600]
Monsieur le Président, les répercussions de la COVID-19 se feront sentir pendant longtemps, et il ne fait aucun doute que les jeunes Canadiens sont durement touchés. Les perturbations causées par la pandémie, tant sur le plan des études que des possibilités d'emploi, auront des conséquences sur leur vie et sur le Canada pendant plusieurs années.
Au lieu d'utiliser des programmes existants pour aider les étudiants, les libéraux leur ont demandé de se fier à la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, un programme qui est maintenant au point mort. Le premier ministre et le gouvernement libéral font l'objet d'une enquête, et ce programme est suspendu. Les étudiants se retrouvent coincés au milieu d'un autre scandale des libéraux. Ils ne devraient pas avoir à attendre que le gouvernement retrouve son sens moral. Ils ont besoin d'un travail et d'une aide financière dès maintenant.
Le gouvernement doit annuler ce programme compliqué et transférer les fonds au programme Emplois d'été Canada ou octroyer des subventions directement au secteur bénévole. Ainsi, les étudiants qui ont besoin d'aide maintenant auraient accès à des emplois. Il est temps que le gouvernement libéral cesse d'accorder la priorité à ses amis bien placés et aux grandes sociétés pour enfin aider les étudiants au Canada.
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NPD (BC)
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2020-07-20 14:25 [p.2603]
Monsieur le Président, le scandale UNIS est un autre exemple du gouvernement libéral qui prononce de belles paroles en public, mais qui travaille pour ses amis proches derrière les portes closes.
Si le gouvernement libéral voulait vraiment aider les étudiants, il pouvait utiliser les programmes existants.
Le gouvernement admet-il aujourd'hui que l'objet de ce scandale ne cherchait pas à aider les étudiants, mais qu'il visait à aider ses amis proches?
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NPD (BC)
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2020-07-20 14:26 [p.2603]
Monsieur le Président, il y avait bien des manières d'aider les étudiants, mais les libéraux n'ont pas choisi la bonne. Il s'agissait plutôt de renflouer à hauteur d'un milliard de dollars des amis proches du Parti libéral et du premier ministre lui-même. Les personnes handicapées se sont fait dire de patienter encore des mois avant de pouvoir obtenir de l'aide. Les gens pour qui la PCU touchait à sa fin se sont également fait dire à maintes reprises par le gouvernement d'attendre. Néanmoins, lorsque de bons amis du gouvernement libéral et du premier ministre ont eu besoin d'aide, le gouvernement s'est empressé de leur apporter une aide financière de près d'un milliard de dollars.
Les libéraux vont-ils admettre que leur objectif prioritaire n'était pas d'aider les étudiants, mais bien leurs amis proches?
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NPD (ON)
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2020-07-20 14:42 [p.2606]
Monsieur le Président, après avoir offert un contrat de près de 1 milliard de dollars à leurs amis de l'organisme UNIS, les libéraux se retrouvent encore une fois dans l'eau chaude. Pendant ce temps, les étudiants doivent attendre avant d'être rémunérés pour le temps qu'ils ont déjà consacré à travailler dans leur collectivité, du temps qu'ils y ont consacré de bonne foi.
Pendant la crise de la COVID-19, les étudiants doivent composer avec les perturbations à leurs études et le manque de débouchés. Leur avenir est en jeu, mais les libéraux préfèrent enrichir leurs riches amis plutôt que d'aider les étudiants à joindre les deux bouts.
Quand les libéraux feront-ils passer l'avenir des étudiants avant l'intérêt de leurs amis et des gens influents?
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NPD (ON)
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2020-07-20 14:43 [p.2606]
Monsieur le Président, les Canadiens savent que présenter des excuses et assumer ses responsabilités sont deux choses très différentes, et pourtant, les libéraux refusent toujours d'assumer leurs responsabilités par rapport à leur propension inquiétante à effectuer des transactions intéressées, avec maintenant pour conséquence la tenue d'une enquête du commissaire à l'éthique à l'égard du premier ministre et du ministre des Finances. On dirait que les libéraux croient qu'ils sont au-dessus des lois, qu'ils peuvent accorder des faveurs aux membres de leur famille et à leurs riches amis de l'élite, et s'en tirer en prononçant les mots magiques: « Je m'excuse. » Or, ce n'est pas assez.
Le premier ministre assumera-t-il enfin ses responsabilités en acceptant de lever le secret du Cabinet, de participer aux réunions du comité de l'éthique et de collaborer pleinement avec le commissaire à l'éthique dans le cadre de son enquête sur le scandale du Mouvement UNIS?
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NPD (QC)
Monsieur le Président, cela est du jamais-vu dans notre histoire.
Pour la troisième fois, le premier ministre fait l'objet d'une enquête du commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique.
C'est la troisième fois. Il faut le faire.
En contournant la fonction publique, il a accordé un contrat sans appel d'offres de près de 1 milliard de dollars à un organisme avec lequel il a tellement de liens que cela ressemble à une grosse toile d'araignée. Comme ils ont l'impression que tout leur est dû, les libéraux sont aveugles quand vient le temps de donner des contrats aux petits copains.
Comment se fait-il que ce soit les jeunes et les étudiants qui doivent payer le prix de l'irrésistible envie des libéraux de donner des cadeaux à leurs petits amis?
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NPD (BC)
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2020-07-20 15:16 [p.2619]
Monsieur le Président, j'ai souligné que pendant la pandémie, on a vu se dessiner une certaine tendance.
Dans le cas des gens dans le besoin, quelle a été la réponse du gouvernement? Quand les gens ont besoin d'un coup de main, le gouvernement leur dit d'attendre. Dès le début de la pandémie, les Canadiens handicapés se sont fait dire d'attendre. Les Canadiens qui étaient sur le point de ne plus toucher la PCU à la fin juillet se sont aussi fait dire d'attendre et, maintenant, encore une fois, les Canadiens ne savent pas ce qui arrivera à la fin août.
Nos concitoyens qui sont dans l'impossibilité de retourner au travail ne toucheront plus la PCU, mais le gouvernement leur dit tout simplement d'attendre. En revanche, lorsque des proches et des amis bien branchés du gouvernement libéral et du premier ministre appellent à l'aide, le gouvernement se précipite à leur secours avec un plan de sauvetage de près de 1 milliard de dollars.
Disons les choses comme elles sont. Le plan de sauvetage de près de 1 milliard de dollars d'UNIS ne visait pas à aider les étudiants mais plutôt à venir à la rescousse d'amis bien nantis et bien branchés du gouvernement libéral.
Le scandale concernant UNIS n'était aucunement à propos des étudiants ou de l'aide pour les étudiants. C'était à propos de l'aide pour les amis proches du gouvernement libéral et du premier ministre.
Le gouvernement a aussi tendance à prononcer de bien belles paroles, mais ce sont des paroles creuses et des gestes symboliques. Il agit de la même façon au sujet du racisme systémique.
Nul doute que le gouvernement a prononcé de belles paroles à ce sujet, mais ce sont des paroles creuses car elles ne s'accompagnent d'aucune mesure concrète. Le premier ministre s'est tenu debout. En fait, il ne s'est pas vraiment tenu debout, il s'est agenouillé. Mais il lui reste à prendre position pour vraiment s'attaquer au racisme systémique.
Je demande aux Canadiens de songer à 2015. Est-ce que la vie des gens a vraiment changé entre 2015 et 2020 en ce qui concerne le racisme systémique? Quelle mesure concrète le gouvernement libéral a-t-il prise pour vraiment changer les choses? Qu'est-ce que le premier ministre a fait?
Après la publication d'images de lui en « blackface », le premier ministre Trudeau nous a demandé de le juger en fonction des gestes qu'il pose. Quels gestes le premier ministre a-t-il posés?
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NPD (BC)
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2020-07-20 15:19 [p.2620]
Lorsque des images du premier ministre arborant le « blackface » ont fait surface, on nous a dit de juger ce dernier en fonction de ses gestes. Quels ont été ces gestes? Au moment où un mouvement citoyen exige des mesures concrètes pour lutter contre le racisme systémique, le premier ministre a demandé à ses ministres de présenter une stratégie en vue d'un plan d'intervention. Ce n'est pas vraiment une mesure concrète.
Qu'a fait le premier ministre pour répondre immédiatement aux demandes d'action visant à lutter contre le racisme systémique dans les services de police? En ce qui concerne la GRC, le premier ministre a-t-il pris des mesures concrètes pour lutter contre le racisme systémique au sein de ce corps de police? Nous avons vu des images d'Autochtones et de personnes racisées malmenés par des policiers. Qu'a fait le premier ministre depuis pour faire preuve de leadership? En réalité, il n'a rien fait.
Le sort des Autochtones, des Noirs et des personnes racisées ne s'est pas amélioré en 2020 par rapport à 2015. Le premier ministre n'a rien fait pour améliorer la vie de ces groupes pour ce qui est du racisme systémique présent au sein des forces policières. Il aurait pu mettre fin immédiatement au profilage racial qui existe au sein des forces de maintien de l'ordre, car cela relève du gouvernement fédéral.
Le premier ministre pourrait immédiatement examiner le recours à la force et dire que nous devons repenser complètement cette façon de faire. Le premier ministre, s’il le voulait, pourrait dire qu’il faut mettre l’accent sur la désescalade des conflits. Le premier ministre pourrait revoir le budget, afin que plus d’argent soit consacré aux soins de santé et aux interventions en cas de crise de santé publique qu’à la police. Toutes ces choses sont possibles, mais le premier ministre n’en fait aucune.
Quand je parle de racisme systémique, quelle est la différence entre la situation qui prévalait en 2015, alors que le gouvernement a commencé son mandat, et celle de maintenant, en 2020? Je dis qu'il n'y en a aucune.
Le premier ministre a effectivement prononcé de belles paroles, il a posé des gestes symboliques, mais il n'a entrepris aucune action concrète pour changer la vie des gens.
Dans le contexte de tout ce mouvement, alors que les gens demandent des actions concrètes et que des milliers de personnes manifestent dans les rues pour exiger des gestes concrets pour contrer le racisme systémique, dont celui des policiers, qu'a fait le gouvernement fédéral libéral? Rien.
Les libéraux en ont pourtant eu l'occasion et ils ont maintenant la possibilité d'évaluer le recours à la violence. Le gouvernement libéral a le pouvoir d'apporter des changements pour favoriser la réduction des tensions dans les conflits avec les policiers. Le gouvernement libéral a le pouvoir de changer ses priorités en matière de financement pour donner plus d'argent aux travailleurs du secteur de la santé qu'aux policiers.
Tout cela est possible à condition que le gouvernement veuille agir. Cependant, il est clair que le gouvernement libéral et le premier ministre veulent poser des gestes symboliques et prononcer de belles paroles, mais ne veulent pas agir concrètement pour améliorer la vie des gens.
Je le répète: nous constatons une tendance au sein du gouvernement. Le gouvernement voulait faire le minimum pour aider les gens durant cette crise, mais nous l’avons forcé à agir différemment. Nous avons insisté et nous avons exigé qu'il en fasse plus pour les gens.
En ce qui concerne le racisme systémique, à un moment où un puissant mouvement réclame des changements, le gouvernement ne fait rien pour améliorer la vie des gens. Les gens ne sont pas dans une meilleure situation en 2020 qu'ils ne l'étaient en 2015. Lorsque le premier ministre a posé un genou à terre, contre qui protestait-il? Qui le premier ministre visait-il dans sa protestation, puisque c’est lui qui gouverne?
Le premier ministre a le pouvoir de changer les choses maintenant, mais il ne fait rien. Il ne remet pas en question le statu quo. Il ne change rien à la GRC. Il ne présente pas de nouvelles lois pour améliorer les conditions de vie des gens. Il ne prend aucune mesure pour changer le fait que si une personne est noire, autochtone ou racialisée, elle est plus susceptible d’être brutalisée par la police et plus susceptible d’être tuée par la police, mais moins susceptible de trouver un emploi ou un logement. Voilà les véritables problèmes du racisme systémique, et le gouvernement ne fait rien pour les régler.
Je demande aux habitants de notre grand pays de se pencher sur le bilan du premier ministre et du gouvernement libéral afin de réaliser qu'ils ont cherché à faire le minimum. Ils nous ont servi de belles paroles creuses, mais ils n'ont rien fait de concret.
Nous continuerons de lutter pour les Canadiens. Ils peuvent compter sur nous pour défendre leurs intérêts. Nous sommes là pour exiger bien plus et bien mieux. C'est ce qui nous définit. C'est ce que nous faisons et c'est ce que les Canadiens méritent.
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NPD (BC)
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2020-07-20 15:26 [p.2621]
Dans la déclaration du député, à qui on a demandé d'énumérer les actions entreprises par les libéraux depuis 2015, il a dit qu'ils avaient permis à quelqu'un de venir faire un rapport et, qu'ensuite, un changement que le député a lui-même qualifié de symbolique avait été apporté.
Qu'a fait le gouvernement pour améliorer la vie des citoyens et mettre un terme à la brutalité policière? Qu'a-t-il fait pour que cesse le profilage racial, qu'il pouvait arrêter immédiatement? On parle de santé mentale. Le budget de la GRC s'élève à 10 millions de dollars par jour, ce qui est plus pour une journée que ce que le gouvernement s'est engagé à investir pour une année entière dans les mesures axées sur la santé mentale des Noirs. N'est-ce pas honteux?
Les exemples énoncés par le député ne font que souligner l'inaction du gouvernement.
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NPD (BC)
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2020-07-20 15:28 [p.2621]
Monsieur le Président, ce que nous avons vu dans ce scandale est un exemple clair des belles paroles libérales: il y a ce que disent les députés en public afin d'expliquer pour qui ils travaillent, et il y a ce qui se dit derrière les portes closes. En public, le gouvernement libéral a certainement dit beaucoup de belles paroles très positives, mais derrière les portes closes, il s'avère qu'il travaille en fait pour aider ses amis proches.
Dans le scandale lié à l'organisme UNIS, il est évident qu'il n'a jamais été question d'aider les étudiants. Le gouvernement a eu amplement l'occasion d'étendre le programme Emplois d'été Canada et d'aider les étudiants aux prises avec des dettes d'études universitaires ou d'aider les étudiants à accéder à l'enseignement supérieur et de réduire les obstacles en leur accordant des bourses supplémentaires.
Le gouvernement aurait tellement pu aider les étudiants canadiens, mais au lieu de le faire, il s'est empressé d'aider des amis bien placés du Parti libéral et du premier ministre en leur accordant un contrat de près de 1 milliard de dollars. C'est une preuve flagrante de la grande volonté du gouvernement libéral de travailler pour ses amis proches, de la rapidité avec laquelle il agit pour eux, et du fait qu'il n'hésite pas à dire aux Canadiens en difficulté qu'ils doivent encore attendre.
Voilà la différence, et je pense que c'est tout à fait inacceptable.
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NPD (BC)
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2020-07-20 15:31 [p.2622]
Monsieur le Président, si ce projet de loi est présenté aujourd'hui, c'est parce que les néo-démocrates se sont battus pour les Canadiens vivant avec un handicap, qu'ils ont poussé le gouvernement à les aider et qu'ils ont insisté. Ce projet de loi est décidément un pas dans la bonne direction. C'est un point positif que nous nous soyons battus et que nous ayons insisté pour que le programme de subvention salariale soit modifié afin d'aider plus de travailleurs.
Je tiens à dire clairement qu'à aucun moment le gouvernement libéral n'est venu nous voir en disant: « Voici une idée. Que diriez-vous d'y travailler ensemble? » Il a plutôt eu une idée qui correspondait au strict minimum, et nous avons dû insister pour obtenir davantage. Nous avons dû nous battre avec le gouvernement pour qu'il offre davantage aux gens. Depuis le début, le gouvernement libéral cherche à faire le strict minimum et nous avons dû nous battre pour qu'il en fasse davantage pour les gens. Voilà comment les choses se sont passées.
Nous continuerons de nous battre pour les gens, car c'est ce que nous faisons.
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NPD (ON)
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2020-07-20 15:32 [p.2622]
Monsieur le Président, j'apprécie grandement le leadership dont fait preuve le député en mettant à l'avant-scène l'importance de maintenir l'accent sur le racisme anti-Noirs. Je suis honoré et très fier d'avoir collaboré avec des députés d'en face, y compris le précédent Président, à la rédaction d'un document convainquant sur la façon de mettre un terme au racisme anti-Noirs, tout en mettant un visage sur un billet de banque ou en accordant une valeur symbolique au fait de mettre un genou à terre.
Quelle serait la priorité du député, en tenant compte de toutes les recommandations qui ont été suggérées pour lutter contre le racisme anti-Noirs, afin de mettre en œuvre des mesures immédiates pour garantir l'égalité des chances pour les Canadiens de race noire au Canada?
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