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PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis aussi profondément troublé, mais n'ayons pas la prétention de croire que nos pensées et nos prières suffisent.
Le gouvernement est-il disposé à reconnaître que les musulmans en Chine sont victimes d'un génocide?
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PCC (AB)
Monsieur le Président, à propos des Ouïghours, le gouvernement est-il disposé à reconnaître que les musulmans ouïghours en Chine sont victimes d'un génocide?
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PCC (AB)
Monsieur le Président, si le ministre n'est pas prêt à employer le mot « génocide », est-il prêt à reconnaître que, d'après ce qu'on nous rapporte, il y a crimes contre l'humanité selon le droit international?
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PCC (AB)
Monsieur le Président, nous éprouvons tous ces sentiments, mais il ne suffit pas d'être profondément troublés. J'ai parlé de génocide. J'ai parlé de crimes contre l'humanité. J'ai une autre question importante.
Oui ou non, monsieur le ministre: le gouvernement est-il prêt à imposer des sanctions Magnitski à ceux qui commettent des violations flagrantes des droits de la personne dans la région du Xinjiang, à Hong Kong ou ailleurs en République de Chine?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:49 [p.2542]
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Calgary Rocky Ridge.
Le portrait budgétaire inclura-t-il, oui ou non, des fonds destinés expressément au secteur de l'énergie et des ressources?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:49 [p.2542]
Monsieur le Président, le portrait budgétaire indiquera-t-il quels fonds seront affectés aux entreprises utilisant des comptes de chèques personnels et voulant se prévaloir du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:50 [p.2542]
Monsieur le Président, le portrait budgétaire indiquera-t-il si le programme de subvention salariale peut être prolongé dans les limites des crédits budgétaires alloués?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:50 [p.2542]
Monsieur le Président, quel pourcentage des billions de dollars de dette est constitué d'emprunts arrivant à échéance d'ici deux ans?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:50 [p.2542]
Monsieur le Président, ma province a annoncé son plan de relance économique. Quand exactement pouvons-nous nous attendre à obtenir le plan de relance économique du gouvernement, y compris une mise à jour économique détaillée?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:51 [p.2542]
Monsieur le Président, nous sommes tous ici aujourd'hui, et le gouvernement prétend rendre des comptes.
Pourquoi diable le ministre des Finances a-t-il planifié de présenter le portrait budgétaire après la période des questions?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:51 [p.2543]
Monsieur le Président, la seule raison pour laquelle il a décidé de le faire après la période des questions, c'était pour éviter de répondre à des questions.
La ministre pourrait peut-être nous dire combien coûtera aux Canadiens en frais d'intérêt le service de la dette, dette qui devrait atteindre un billion de dollars avant la fin de l'année.
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:52 [p.2543]
Cela est faux, monsieur le Président. Avant que la COVID ne frappe, le bilan désastreux découlant de la mauvaise gestion du gouvernement compromettait nos possibilités et notre capacité financière à faire face à la crise. Le gouvernement a hérité d'un budget équilibré, d'une économie de quasi-plein emploi et d'une cote de crédit AAA, et il a tout gaspillé.
La ministre nous dira-t-elle combien nous coûtera le service de la dette?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:53 [p.2543]
Monsieur le Président, de combien la baisse de la cote de crédit du Canada va-t-elle faire augmenter le coût du service de la dette?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:53 [p.2543]
Monsieur le Président, doit-on envisager une nouvelle baisse de la cote de crédit?
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PCC (AB)
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2020-07-08 12:53 [p.2543]
Monsieur le Président, le vérificateur général n'a présenté que trois rapports. Habituellement, il devrait y en avoir sept ou huit pendant une session.
Quand le gouvernement accordera-t-il à la vérificatrice générale le financement dont elle a besoin pour faire son travail?
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PCC (AB)
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2020-07-08 13:26 [p.2548]
Madame la présidente, le Canada affiche le taux de chômage le plus élevé des pays du G7.
Quel est le taux de chômage au Canada?
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PCC (AB)
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2020-07-08 13:26 [p.2548]
Madame la présidente, en mai, le taux de chômage au Canada était de 13,7 %.
Quel est le taux de chômage en Alberta?
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PCC (AB)
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2020-07-08 13:27 [p.2549]
Madame la présidente, l'Alberta affiche présentement un taux de chômage de 15,5 %.
Depuis combien de jours le gouvernement a-t-il promis de l'aide aux travailleurs du secteur énergétique albertain?
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PCC (AB)
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2020-07-08 13:27 [p.2549]
Madame la présidente, je partage mon temps de parole avec mon estimé collègue, le député de Northumberland—Peterborough-Sud.
Depuis combien d'années l'Alberta n'a-t-elle par reçu de paiements de péréquation nets?
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PCC (AB)
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2020-07-08 13:28 [p.2549]
Madame la présidente, cela fait 45 ans.
De quel montant l'Alberta est-elle privée à cause du plafond imposé sur la stabilisation fiscale?
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PCC (AB)
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2020-07-08 13:28 [p.2549]
Madame la présidente, le gouvernement supprimera-t-il le plafond imposé sur le Programme de stabilisation fiscale, oui ou non?
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PCC (AB)
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2020-07-08 14:00 [p.2554]
Monsieur le Président, selon Marc Kielburger, de l'organisme de bienfaisance UNIS, le Cabinet du premier ministre l'aurait appelé en avril pour offrir à son organisme le contrat d'administration de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant. Subséquemment, M. Kielburger a déclaré s'être « mal exprimé » et que l'appel avait été effectué par un haut fonctionnaire d'Emploi et Développement social Canada.
Le premier ministre pourrait-il confirmer qui a communiqué avec M. Kielburger? Pourquoi le premier ministre ne s'est-il pas récusé concernant l'octroi d'un marché de 19,5 millions de dollars à son ami?
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PCC (AB)
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2020-07-08 14:01 [p.2554]
Monsieur le Président, il y a deux semaines, le premier ministre a déclaré que l'organisme UNIS était le seul dans tout le Canada à pouvoir gérer la bourse. Le premier ministre pourrait-il nous dire quel fonctionnaire l'a mal informé à ce sujet pour qu'il induise à ce point en erreur les Canadiens?
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PCC (AB)
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2020-07-08 14:01 [p.2555]
Monsieur le Président, Chris Aylward, le président national de l'Alliance de la fonction publique du Canada, a dit ceci: « L’affirmation [du premier ministre] selon laquelle UNIS est “le seul” à pouvoir administrer le nouveau programme de bourses est non seulement fausse, mais aussi insultante pour nos membres ».
Selon l'organisme Charity Intelligence, qui évalue les organismes de bienfaisance du pays, les rapports financiers d'UNIS ne sont pas à jour, et ce seul contrat est au moins quatre fois plus gros que ses dépenses administratives nettes des dernières années. De plus, UNIS ne respecte pas ses obligations bancaires.
Le premier ministre pourrait-il dire aujourd'hui à ce comité comment ses fonctionnaires ont pu l'induire en erreur à un point tel qu'il a accordé ce contrat lucratif à son ami?
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NPD (AB)
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2020-07-08 15:07 [p.2564]
Madame la présidente, je remercie le député de Carleton d'avoir attiré l'attention sur certaines questions qui revêtent énormément d'importance aux yeux des gens de ma circonscription, Edmonton Strathcona.
Étant donné que les conservateurs et les bloquistes sont très accommodants et amicaux aujourd'hui et qu'ils se réjouissent d'être sur la même longueur d'onde, voici ma question. Plutôt que de supprimer des services sur lesquels comptent les familles canadiennes, les conservateurs appuieraient-ils la proposition du NPD d'imposer une taxe sur la richesse visant les gens très fortunés? Une telle mesure permettrait d'encaisser 6 milliards de dollars par année en recettes fiscales et de percevoir auprès des entreprises approximativement 25 milliards de dollars qui s'envolent chaque année vers des paradis fiscaux.
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PCC (AB)
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2020-07-08 15:59 [p.2571]
Madame la présidente, beaucoup de mes concitoyens m'ont dit qu'ils sont très déçus par la suspension des travaux au Parlement. Chaque fois que le chef du quatrième parti à la Chambre publie un gazouillis pour demander au gouvernement de faire une chose ou l'autre, je ne peux m'empêcher d'y voir un paradoxe, car le gouvernement serait peut-être capable de prendre les mesures demandées si le NPD n'avait pas voté en faveur de la suspension des travaux du Parlement.
Ma question est simple. Le chef du NPD regrette-t-il d'avoir collaboré avec les libéraux pour suspendre les travaux du Parlement?
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PCC (AB)
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2020-07-08 16:00 [p.2572]
Madame la présidente, vous avez raison et je vous prie de m'excuser de m'emporter pendant le débat.
Mon rappel au Règlement concerne l'allusion à la présence de députés à la Chambre. La question a été soulevée à plusieurs reprises au cours de la dernière réunion du comité sur la COVID-19...
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PCC (AB)
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2020-07-08 16:00 [p.2572]
Madame la présidente, je voudrais parler du rappel au Règlement précédent. En effet, le député fait précisément allusion à ce qu'il qualifie de circulation dans l'enceinte de la Chambre et...
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PCC (AB)
Madame la présidente, lundi dernier, j'ai eu l'occasion de visiter les installations de Suncor et de Shell dans ma circonscription, et j'ai vu les mesures d'adaptation incroyables que le secteur de l'énergie adopte afin que les gens puissent continuer de travailler. Une foule de mesures novatrices et de protocoles de sécurité ont été mis en place pour empêcher la propagation de la COVID-19. C'est ce qu'il faut faire en réalité: s'adapter pour que les gens puissent retourner au travail.
J'entends les députés du NPD dire qu'il faut profiter de cette occasion pour changer radicalement certains aspects de notre système social. Nous pouvons évidemment en débattre, mais j'espère que le député convient que notre objectif principal doit être d'offrir aux gens les meilleures occasions possible de travailler de façon sécuritaire en appuyant le déploiement de mesures d'adaptation. Cela exigera peut-être d'apporter certains changements et d'élargir les activités de certains secteurs.
Je me demande si le député pourrait indiquer s'il appuie la proposition des conservateurs d'offrir une prime de retour au travail afin que le retour au travail soit toujours une possibilité plus rentable pour la population.
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PCC (AB)
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2020-07-08 16:37 [p.2577]
Monsieur le Président, la députée a mentionné certaines attitudes que je trouve importantes. Il s'agit de la nécessité d'être créatif et positif.
En ce qui concerne la nécessité d'être créatif, je regrette que la créativité n'ait pas été davantage au rendez-vous pour permettre au Parlement de siéger au cours des trois derniers mois. Les députés auraient ainsi pu tenir des débats approfondis et fréquents, y compris sur les initiatives parlementaires et autres, alors que le pays était confronté à une crise sans précédent.
En ce qui concerne la présence des députés, je connais un certain nombre de députés qui ne figurent pas au compte rendu, comme l'ont mentionné quelques collègues, parce qu'ils ont dû regarder les débats sur la chaîne CPAC en raison de difficultés techniques. J'aurais souhaité qu'il y ait davantage de créativité dans cette enceinte.
Pour répondre plus précisément à ma collègue d'en face, je pense que libérer cet esprit d'entreprise positif est absolument essentiel à une bonne reprise. Je sais qu'il existe de nombreux exemples dans le secteur de l'énergie de ma circonscription, comme la science de l'environnement de pointe qui fait progresser le secteur canadien de l'énergie de classe mondiale, mais nous avons besoin d'un plan pour continuer dans cette direction. Malheureusement, la mise à jour financière d'aujourd'hui n'a pas présenté de plan pour aller de l'avant. C'est un document qui n'apporte rien de nouveau.
Je me demande si la députée est d'accord avec moi sur le point suivant. Ces derniers mois, le personnel du ministère des Finances, qui compte plus de 700 employés, aurait pu travailler sur un budget. Nous aurions pu siéger pendant l'été pour en débattre — j'aurais certainement été heureux de le faire. Ainsi, en tant que Canadiens et députés, nous aurions eu accès au plan d'avenir pour notre pays au lieu de nous contenter d'un égoportrait fiscal se limitant à décrire l'explosion de la dette qui s'alourdira de quelque 350 milliards de dollars.
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NPD (AB)
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2020-07-08 16:40 [p.2578]
Monsieur le Président, je voulais simplement revenir sur ce qu'a dit la députée de Saanich—Gulf Islands et lui poser quelques questions. J'ai été touchée par les commentaires du député de Burnaby-Sud, du député de New Westminster—Burnaby et de la députée de Saanich—Gulf Islands concernant l'occasion de rebâtir en mieux qui se présente à nous.
Une des choses que j'ai remarquée, c'est que nous sommes présentement en face d'une pandémie mondiale qui nécessitera une réponse mondiale. Nous comprenons que le Canada n'arrivera pas à endiguer la pandémie en s'isolant.
J'ai vraiment aimé les commentaires de la députée, mais je me demande si elle conviendra avec moi qu'il faudrait réitérer notre engagement envers les objectifs du développement durable. Je parle du forum politique de haut niveau des Nations unies, qui se tiendra par Internet, évidemment.
La députée croit-elle, elle aussi, qu'il faudrait réaffirmer notre engagement envers les objectifs de développement durable et consacrer possiblement 1 % de nos dépenses liées à la COVID, seulement 1 %, à des mesures d'aide internationale pour ceux qui en ont terriblement besoin présentement?
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PCC (AB)
Monsieur le Président, ma collègue a soulevé de nombreuses questions. J'aimerais revenir sur les soins de longue durée; c'est manifestement une question importante lorsqu'il s'agit de déterminer comment nous pouvons mieux soutenir la population. En nous penchant sur les différences entre les soins de longue durée offerts par les organismes privés à but lucratif et ceux offerts par les organismes publics, nous oublions parfois que nombre de services sont offerts par des organismes privés sans but lucratif qui, de façon générale, s'engagent beaucoup plus au chapitre des heures de travail bénévole et du soutien communautaire, ce qui peut produire d'excellents résultats.
Cependant, nous avons aussi un problème, comme en témoigne la situation au Delta Hospice, un établissement à proximité de l'endroit où le traversier amène probablement la députée lorsqu'elle se rend à Vancouver. Le problème, c'est que, lorsque quelque chose risque d'empêcher des organismes de mener leurs activités dans le respect de leurs propres valeurs, cela décourage certains d'entre eux de contribuer aux soins offerts par le secteur privé sans but lucratif.
La députée convient-elle que nous devrions accroître la participation des organismes privés sans but lucratif, et que, pour ce faire, nous pourrions notamment assurer la protection de la liberté de conscience de ceux qui, de façon bénévole, consacrent leur temps et leurs efforts à offrir de bons soins de longue durée aux aînés?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:33 [p.2513]
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec les députés de Sentier Carlton—Eagle Creek et d'Edmonton-Ouest.
Les libéraux ont interrompu les travaux normaux du Parlement. Ils refusent de financer pleinement les activités du vérificateur général, ce qui a entraîné une diminution du nombre d'audits de leurs dépenses. À l'heure actuelle, les libéraux autorisent seulement quatre heures d'examen pour passer en revue des dépenses qui totalisent 87 milliards de dollars. Comme mon collègue l'a fait remarquer, cela signifie plus de 360 millions de dollars à réviser par minute, et cela n'inclut pas les 70 milliards de dollars de dépenses qui ne sont pas compris dans le budget supplémentaire.
Pourquoi le gouvernement essaie-t-il par tous les moyens d'éviter l'examen minutieux de ses dépenses?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:34 [p.2514]
Monsieur le Président, même le directeur parlementaire du budget affirme que quatre heures pour examiner des dépenses de 87 milliards de dollars n'est certainement pas ce à quoi on s'attendrait en situation exceptionnelle.
Le gouvernement est en train de dépenser 200 millions de dollars et a accordé une subvention à Citoyenneté et Immigration Canada pour le programme d’aide au logement provisoire.
Quelle proportion de cet argent sert à loger des personnes qui traversent illégalement la frontière?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:35 [p.2514]
Monsieur le Président, notre réputation mondiale a certainement été ébranlée aujourd'hui.
Le ministre de la Sécurité frontalière a annoncé le 20 mars que le Canada renverrait les demandeurs d'asile. Le 20 avril, il a annoncé que moins de 10 demandeurs d'asile avaient traversé la frontière.
Pourquoi les libéraux dépensent-ils 200 millions de dollars pour loger les demandeurs d'asile s'ils ont réussi à fermer les frontières?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:36 [p.2514]
Monsieur le Président, outre les 200 millions de dollars que les libéraux consacrent aux logements destinés aux demandeurs d'asile, quelles mesures de soutien fournissent-ils?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:36 [p.2514]
Monsieur le Président, le Bureau du Conseil privé a obtenu un montant supplémentaire de 48,7 millions de dollars pour les communications et le marketing. Les libéraux auraient-ils l'obligeance de nous expliquer à quoi sert cet argent?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:37 [p.2514]
Monsieur le Président, en ce qui concerne le montant de près de 15 millions de dollars qui est offert au Bureau du Conseil privé pour les communications, quelle partie de cette somme sert à couvrir les dépenses liées aux conférences de presse matinales données par le premier ministre à son chalet?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:38 [p.2514]
Monsieur le Président, le 11 avril, le ministère des Finances du Canada a dit aux Canadiens que la Prestation canadienne d'urgence coûterait 24 milliards de dollars. Maintenant, le budget supplémentaire des dépenses indique qu'elle coûtera 60 milliards de dollars, ce qui ne comprend pas la prolongation de deux mois que le premier ministre a annoncée hier.
Les libéraux peuvent-ils nous dire quel sera le coût total de la Prestation canadienne d'urgence?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:44 [p.2515]
Monsieur le Président, il y a huit millions et demi de contribuables canadiens qui touchent la Prestation canadienne d'urgence parce qu'ils ont du mal à payer leurs factures et à travailler. Or, dans le budget supplémentaire des dépenses, le gouvernement fait cadeau aux riches de 48 millions de dollars supplémentaires pour qu'ils achètent des véhicules électriques.
Pourquoi le gouvernement considère-t-il cela comme une priorité?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:44 [p.2515]
Monsieur le Président, comment le gouvernement peut-il juger prioritaire de verser 50 millions de dollars en subventions, soit 5 000 $ par voiture, à des gens bien nantis pour les aider à acheter une Tesla, alors qu'il fait attendre les aînés des mois et des mois avant de recevoir un maigre 500 $?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:45 [p.2515]
Monsieur le Président, le gouvernement a proposé ici aujourd'hui 182 millions de dollars en fonds publics pour subventionner de riches propriétaires de voitures. Pourquoi continue-t-il de subventionner les propriétaires de voitures? Ne lui reste-t-il plus de réfrigérateurs à acheter pour Loblaws?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:45 [p.2516]
Monsieur le Président, par votre entremise, je signale à la ministre de la Prospérité de la classe moyenne que l'achat ou le financement de la voiture électrique la moins chère au Canada coûte environ 1 000 $ par mois. Combien de Canadiens de la classe moyenne ont les moyens de payer cette somme chaque mois et seront admissibles à un prêt aussi élevé?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:46 [p.2516]
Monsieur le Président, il faut compter 1 000 $ par mois pour payer ce genre de voiture. Il y a peu de Canadiens de la classe moyenne, voire aucun, qui peuvent se le permettre.
Aucune de ces voitures n'est fabriquée au Canada. Pourquoi le gouvernement crée-t-il une subvention pour créer des emplois pour la classe moyenne aux États-Unis?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:46 [p.2516]
Monsieur le Président, pas un seul véhicule utilitaire léger n'est admissible au programme de subventions du gouvernement. Je suggérerais au ministre de s'informer de ce qu'il en est.
Le ministre de la Défense nationale va-t-il s'engager à faire une mise à jour exhaustive des coûts engendrés par la politique de défense du Canada, Protection, Sécurité, Engagement, comme le bureau du directeur parlementaire du budget l'a demandé?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:47 [p.2516]
Monsieur le Président, le ministère de la Défense a produit des données concernant seulement 10 % des projets et seulement 5 % du demi-billion de dollars de dépenses. Pourquoi?
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PCC (AB)
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2020-06-17 17:47 [p.2516]
Monsieur le Président, je vais répondre pour le député. Le ministère de la Défense a affirmé au directeur parlementaire du budget que la mise à jour n'existait pas vraiment. Le ministère n'a pas davantage d'information au sujet des 90 % restants. Pourquoi le ministère de la Défense est-il incapable de remplir son devoir de protection, de sécurité et d'engagement?
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PCC (AB)
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2020-06-17 19:09 [p.2529]
Madame la présidente, j'ai une question pour le président du Conseil du Trésor. Pourrait-il donner l'assurance à la Chambre que le projet de loi est dans sa forme habituelle?
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PCC (AB)
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2020-06-17 19:15 [p.2531]
J'aimerais poser une autre question importante au président du Conseil du Trésor. Est-ce qu'il peut confirmer à la Chambre que le projet de loi est présenté sous sa forme habituelle?
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PCC (AB)
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2020-05-26 10:18 [p.2400]
Monsieur le Président, je vous remercie de m'avoir accordé 6 minutes et demie de plus, car je m'étais préparé mentalement à parler pendant 16 minutes et demie. Je vous remercie d'avoir précisé le temps qu'il me restait.
Cette semaine, j'ai écouté une conférence en ligne d'Alltech, une grande société agricole. Un des conférenciers a déclaré ceci: « Une crise ne forge pas le caractère; elle révèle votre caractère et celui de votre équipe. » Je pense que ce commentaire est plus pertinent que jamais, puisque, en ce moment, les Canadiens s'attendent non seulement à ce que nous agissions en tant que parlementaires et représentants élus, mais aussi à ce que nous fassions figure de phares de la démocratie et incarnions les valeurs que défend le Canada. Ils s'attendent à ce que nous soyons des sources d'inspiration et des leaders. En temps de crise, nous devrions jouer un rôle de premier plan et être des chefs de file. À mon avis, pour assumer ce rôle, il faut notamment aller au travail.
J'aimerais récapituler un peu pour la gouverne des députés qui n'étaient pas à la Chambre hier.
Hier, la députée d'Ottawa-Ouest—Nepean a dit dans son discours que la Chambre ne compte pas et qu'il ne faudrait pas se formaliser d'être absent du Parlement. Je pense qu'elle a tort. Pour notre part, il n'y a pas de plus grand honneur que d'avoir été élus par nos concitoyens et de les représenter ici au Parlement, à la Chambre des communes. Je pense que le Parlement constitue le fondement même de notre démocratie.
Quelqu'un m'a dit un jour qu'il y a eu plus de joueurs de hockey dans la Ligue nationale de hockey qu'il n'y a eu de députés. Selon moi, la plupart d'entre nous se sont fait dire par leurs parents qu'ils n'avaient aucune chance de devenir joueurs de hockey professionnel, mais je ne sais pas s'ils nous auraient dit que nous ne pourrions pas devenir députés. Me voici au Parlement, et ce, grâce aux habitants de ma circonscription.
Lorsque les gens de Foothills m'ont élu, pour moi, mon travail consistait à être ici pour les représenter, pour parler en leur nom à la Chambre des communes et travailler au sein du Parlement. J'aimerais penser que mes collègues, indépendamment de leur parti, comprennent que leur présence ici fait partie intégrante du travail de député. S'ils ne veulent pas être ici, je pense qu'ils devraient s'interroger sur ce qu'ils veulent accomplir en tant que politiciens et représentants élus. S'ils ne considèrent pas leur présence ici, à la Chambre des communes, au Parlement, comme un service essentiel ou une priorité, ils devraient vraiment se demander s'ils veulent ce travail, car notre présence ici en est un élément très important. Ce devrait en fait être vu comme un honneur. C'est quelque chose dont nous devrions tous être très fiers, peu importe quel parti nous représentons. Chose certaine, les habitants de nos circonscriptions s'attendent à nous voir ici.
Hier soir, j'ai lu quelques courriels que m'ont envoyés mes concitoyens. Comme tous mes collègues, j'en ai reçu un bon nombre. Mes concitoyens de Foothills me demandent de retourner au travail, ce qui ne consiste pas seulement à participer à une réunion de comité virtuelle, mais à remettre en marche le Parlement. J'aimerais lire certains des commentaires que j'ai reçus de mes concitoyens.
Missy, une habitante de Twin Butte, en Alberta, a écrit ceci:
Continuez à exercer des pressions sur notre gouvernement afin qu'il se remette au travail! N'est-ce pas un service essentiel? Il faut que l'opposition puisse offrir de la rétroaction et poser des questions [au premier ministre]. À l'heure actuelle, il n'y a pas de freins et contrepoids... C'est effrayant!
Voici ce que Pat, un habitant de High River, a écrit:
J'aimerais savoir ce que vous faites, le cas échéant, pour ramener les libéraux à la Chambre afin que vous puissiez tous remplir les fonctions que nous vous payons à remplir... Prétendre que le virus vous empêche de travailler est de la pure foutaise. Les employés dans les épiceries et autres magasins travaillent. [Pourquoi pas vous?] Je ne vois aucune raison pour laquelle vous et [les parlementaires] ne devriez pas travailler aussi. Si les libéraux refusent de retourner [au] Parlement, [celui-ci devrait être] dissous et des élections devraient être déclenchées.
Karen a écrit ceci:
Je suis extrêmement déçue que le gouvernement fédéral estime que le Parlement n'est pas un élément essentiel de l'administration du Canada. La justification [invoquée] est une gifle pour ceux [d'entre nous] qui travaillent tous les jours [...] [Il est] temps de permettre aux Canadiens de retourner au travail.
Rick a écrit ceci:
Le Parlement doit reprendre ses travaux, ne serait-ce que dans un format réduit. J'ai regardé la séance de la semaine dernière, et l'opposition a soulevé quelques excellentes questions et de bonnes idées. Cette [version] inadéquate d'appareil gouvernemental ne peut pas continuer à elle seule.
Ellen, de High River, a écrit ceci:
Le Parlement DOIT reprendre ses travaux! C'est le moins qu'on puisse dire. Il doit y avoir un moyen d'obliger le premier ministre à rappeler le Parlement, sans qu'un million de personnes aient à descendre dans les rues d'Ottawa [pour l'exiger].
Il ne s'agit là que de certaines des observations de mes concitoyens sur ce qui est, selon eux, l'endroit névralgique où les travaux parlementaires ont lieu.
Hier, le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social a déclaré que nous étions dans un Parlement virtuel. Nous ne sommes pas dans un Parlement virtuel: nous tenons des réunions virtuelles de comité, un comité plénier. C'est très différent du Parlement.
Le gouvernement induit la population en erreur lorsqu’il prétend que le Parlement siège en séance virtuelle, car l’opposition ne peut pas présenter des motions, nous ne pouvons examiner que des projets de loi portant sur la COVID-19, et nous ne pouvons pas discuter de la possibilité de faire revenir la majorité des comités. Certes, la pandémie de COVID-19 est une priorité, nous en convenons tous. Pour autant, il ne faut pas dire qu’il n’y a pas d’autres questions presque aussi importantes.
Le chef de l’opposition officielle a parlé hier des projets énergétiques qui s’entassent sur la table du Cabinet, des projets d’une valeur de 85 milliards de dollars. L’un de ces projets concerne la mine de charbon Riversdale, près de Crowsnest Pass, en Alberta, dans ma circonscription. Il s’agit de charbon métallurgique, ce qui montre bien le degré d’ignorance des libéraux, qui piaillent en disant qu’il faut fermer l’industrie du charbon. Je précise donc, pour leur gouverne, puisque manifestement certains ne se sont pas bien renseignés, qu’il s’agit d’une mine de charbon métallurgique dont on exploite le charbon pour fabriquer de l’acier.
Je constate que la députée s’empresse de réclamer à cor et à cri la fermeture de cette industrie, sans savoir que l’emploi de milliers de personnes de ma collectivité en dépend. L’ouverture de cette mine serait un don du ciel pour cette collectivité qui est en mauvaise posture, car elle permettrait de créer plus de 1 000 emplois pendant sa construction et des centaines pendant son exploitation.
Le projet est en suspens, on ne sait pas s’il va être approuvé ou non, alors qu’il a déjà franchi toutes les étapes et qu’il ne lui manque plus qu'un permis et l’approbation du Cabinet. Imaginez l’incertitude dans laquelle vit cette collectivité. Imaginez les conséquences de cette incertitude sur la quincaillerie de Blair, sur le restaurant-café-couette de Dawn, sur le journal de Lisa, sur l’organisation d’activités locales et sur les autres entreprises de la collectivité.
Cette collectivité retient son souffle en attendant la décision qui sera prise au sujet de cette mine, mais le dossier traîne sur la table du Cabinet ou dans un autre bureau du gouvernement à cause de la COVID-19. J’espère que le gouvernement est capable de faire plusieurs choses à la fois, car nous devons non seulement nous occuper de la COVID-19 mais aussi faire revenir le Parlement pour pouvoir examiner d’autres dossiers tout aussi importants.
Une fois que la crise de la COVID-19 sera passée, nous allons nous retrouver face à un gouffre financier abyssal. Le directeur parlementaire du budget a déjà indiqué que le déficit s’élevait à environ 252 milliards de dollars. Avec la prolongation de la Prestation canadienne d’urgence et de la subvention salariale, ce chiffre risque fort de doubler et de faire grimper la dette du Canada a un billion de dollars. Pour sortir le Canada de ce gouffre financier, il va falloir que nous nous appuyions sur quelques industries.
Il y a très peu de secteurs d'activité, dans les circonstances actuelles, vers lesquels les Canadiens peuvent se tourner et dont le gouvernement devrait tout faire pour consolider les assises, à part sans doute l'énergie et l'agriculture. Quoi qu'il advienne avec la COVID, les gens auront toujours besoin de chauffer leur maison, de mettre de l'essence dans leur voiture, d'acheter des vivres et de nourrir leurs proches. À ce sujet, certains commencent d'ailleurs à évoquer très sérieusement la crainte d'une pénurie mondiale de nourriture. Le reste du monde risque alors de compter sur le Canada et ses agriculteurs pour fournir une partie de la solution. À ce compte-là, ne devrions-nous pas faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces deux secteurs d'activité se portent le mieux possible une fois la pandémie terminée?
Or, s'il y a deux secteurs d'activité que le gouvernement libéral néglige, c'est bien ces deux-là, alors qu'il devrait plutôt les considérer comme des piliers de l'économie nationale et de la relance économique. Je ne comprends tout simplement pas qu'il puisse en être autrement. Si le Parlement revenait, nous pourrions en discuter ici même.
Prenons par exemple le secteur énergétique. Le Comité permanent des ressources naturelles ne siège pas. Pourquoi? Il s'agit pourtant d'un des plus importants secteurs d'activité du pays, dont les redevances, pour le seul gouvernement fédéral, dépassent les 60 milliards de dollars — et c'est sans parler des centaines de millions de dollars en taxes et en impôts que récoltent le fédéral, les provinces et les municipalités. Le Canada aura besoin de cet argent lorsque la COVID-19 sera derrière nous, mais, pour l'heure, impossible d'en discuter, car nous n'avons droit à rien d'autre qu'une grosse séance de comité, ce qui veut dire qu'on ne peut pas parler de quoi que ce soit hormis le sujet à l'ordre du jour.
Il y a des projets qui sont essentiels pour les communautés, comme la mine de la société Riversdale l'est pour Crowsnest Pass, dans ma circonscription, par exemple. Il s'agit d'un seul projet parmi les dizaines de projets dans toutes les circonscriptions et toutes les régions à l'échelle de notre pays. Si, de mon côté, j'entends les gens que je représente me parler d'un projet d'une telle envergure et des retombées qu'il pourrait avoir sur leur économie, je suis convaincu que, de leur côté, mes collègues ont les mêmes conversations avec les gens de leur circonscription.
Au fur et à mesure que nous traversons cette pandémie et que nous progressons vers la relance de notre économie — peu importe la manière dont nous procéderons —, les provinces auront leur mot à dire sur la façon d'y arriver et nous voudrons nous assurer d'agir dans les conditions les plus sûres possible. Par ailleurs, nous ne pouvons qu'imaginer dans quelle situation seraient notre pays et notre économie si nos secteurs de l'énergie et de l'agriculture étaient vigoureux. Nous serions dans une position bien différente, car, au départ de cette pandémie de COVID-19, nos assises financières étaient très faibles en raison des dépenses incontrôlées du gouvernement libéral.
Je me rappelle qu’aux élections de 2015, l’actuel premier ministre déclarait que le déficit allait être de 10 milliards de dollars pendant quatre ans et qu’en 2019, le budget serait équilibré. Ce n’est manifestement pas ce qui est arrivé. Le déficit a atteint 28 milliards de dollars, et ce, avant la COVID-19. Des projets de loi néfastes ont été adoptés, comme les projets de loi C-69 et C-48, qui ont ravagé le secteur de l’énergie. Des gens ont érigé des barrages illégaux. La taxe sur le carbone nous a été imposée. Les retards dans le transport ferroviaire ont eu des effets catastrophiques sur le secteur agricole. Plus de 5 milliards de dollars se sont envolés sur des marchés étrangers à cause des gaffes politiques du premier ministre.
Les députés se doutent un peu que nous n'en serions pas là si ces deux industries s’étaient bien portées quand a éclaté la pandémie de COVID. Nous serions assez bien placés pour nous en sortir, mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Des gens auraient du travail, au lieu d'être sans emploi. En tout cas, pour nous, en Alberta, qui comptions près de 200 000 travailleurs du secteur de l’énergie au chômage bien avant la COVID-19, la situation ne s’arrange pas du tout avec ce que nous vivons en ce moment.
Quand je parle à mes concitoyens, ils comprennent la situation dans laquelle se trouve le pays avec la pandémie. Nous voulons tous que nos familles et nos amis soient en sécurité, mais ils veulent aussi retourner travailler. Je trouve cela difficile. Mon épouse et moi quittons de temps en temps la maison pour aller faire des provisions et, le week-end dernier, nous sommes allés dans une jardinerie acheter des arbres et des fleurs pour le jardin. Des adolescents de 15 ans y travaillent. Ils aident leur collectivité à leur façon, et j’ai du mal à admettre que nous ne puissions pas en faire autant en servant notre collectivité ici, à la Chambre des communes.
Pourquoi les députés libéraux, ceux du Bloc québécois et ceux du NPD essaient-ils de se cacher? Pourquoi ne veulent-ils pas siéger en ces murs? Qu’est-ce qui les retient? Nous sommes 60 députés au Parlement cette semaine, mais nous sommes là seulement pour une réunion de comité. Pourquoi ne pouvons-nous pas faire un petit effort de plus et revenir à la normale? Je pense que c’est ce que les Canadiens nous demandent de faire. Comme je le disais au début de mon intervention, nous sommes censés donner l’exemple. Alors, pourquoi sommes-nous à la traîne derrière tout le monde? Pourquoi demandons-nous aux Canadiens de toutes les catégories sociales de reprendre le chemin du travail, tout en refusant nous-mêmes de le faire? Nous disons que c’est bon pour eux, mais pas vraiment pour nous. C’est regrettable, à mon sens, et cela donne une très mauvaise impression aux Canadiens. Ils se tournent vers nous, leurs représentants élus, chaque jour. Ils nous ont choisis. Ils nous ont élus pour que nous parlions ici en leur nom et il est anormal que les libéraux, les néo-démocrates, les bloquistes et les verts nous en empêchent.
Je ne sais pas comment ils font pour expliquer aux habitants de leur circonscription, en les regardant dans les yeux, que, contrairement aux députés, eux doivent reprendre leur travail à l'épicerie, à l'hôpital, à la pharmacie ou à la quincaillerie. Si c'est ainsi qu'ils pensent vraiment, ils devraient faire un examen de conscience et se demander pourquoi ils ont voulu devenir députés, à l'origine, puisqu'ils ne veulent pas monter au front, faire preuve de leadership, être une source d'inspiration pour le reste du Canada et être de ceux qui montrent que tout va bien aller. Nous serons ici pour prendre des décisions difficiles dans l'intérêt des habitants de notre circonscription.
Il s'agit véritablement de demander des comptes au gouvernement. Le pays ne peut pas être gouverné éternellement au moyen de conférences de presse. Notre démocratie, ce n'est pas cela.
Je sais que les habitants de ma circonscription en ont assez de voir le premier ministre sortir de sa résidence tous les matins, faire ses annonces, puis regagner ses pénates et c'est tout. Ils veulent qu'on leur rende des comptes. Très souvent, ils approuvent les programmes qui ont été mis en œuvre et ils apprécient vraiment les améliorations que l'opposition officielle a obligé le gouvernement à apporter. Quoi qu'il en soit, ils attendent de nous que nous nous comportions comme des meneurs, et non des suiveurs. Ils attendent de nous que nous retournions travailler, et c'est ce que le gouvernement devrait faire.
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PCC (AB)
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2020-05-26 10:36 [p.2403]
Monsieur le Président, je peux faire part de mon point de vue sur la situation. Cependant, je veux d'abord saisir l'occasion de remercier du fond du cœur les membres de mon personnel. Ils ont été tout à fait incroyables. Mon bureau de circonscription n'a jamais été plus occupé. Mon personnel et moi avons des discussions très émotives avec les électeurs et les entrepreneurs de notre circonscription, qui souffrent à cause de cette pandémie. Je ne suis pas en train de dire que nous ne travaillons pas dans nos circonscriptions respectives.
Or, le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes vient de dire que le Parlement continuerait à tourner, sauf que ce n'est pas vrai. Il n'est pas question de séances de la Chambre des communes, et le secrétaire parlementaire le sait. Il s'agit plutôt de réunions virtuelles de comité, où de nombreuses activités parlementaires importantes n'ont pas lieu.
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PCC (AB)
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2020-05-26 10:37 [p.2403]
Monsieur le Président, ma collègue a tout à fait raison.
Je sais qu'une grande partie des Canadiens ne suivent pas les travaux du Parlement au quotidien comme nous le faisons. Ils ne voient pas nécessairement toutes les subtilités et les fins rouages du Parlement. Je pense notamment au rôle que jouent tous les comités permanents, aux motions de l'opposition et aux occasions de débattre pleinement d'enjeux.
Pour nous et pour le reste des Canadiens, tout cela revient à une question de confiance. Pendant les réunions du comité, les libéraux ont tenté de s'arroger des pouvoirs sans précédent et ont pris un décret d'une portée gigantesque pour modifier le Code criminel. Ils ont fait cela sans examen public ni débat. Comme je le disais, c'est une question de confiance.
Je regrette, mais les gens de ma circonscription et moi ne faisons pas confiance à ce processus en ce moment.
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PCC (AB)
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2020-05-26 10:39 [p.2403]
Monsieur le Président, cette question est extrêmement frustrante, et je crois qu'elle révèle le manque de connaissances de ma collègue sur le secteur de l'énergie.
De 75 à 85 % de toute l'énergie renouvelable et verte est produite par des sociétés énergétiques dites traditionnelles. Sans elles, il n'y aurait aucune industrie de l'énergie renouvelable au Canada. Ces sociétés comprennent qu'il y aura une période de transition. Ce sont elles qui investissent dans la technologie et l'innovation dans ce secteur.
J'aimerais demander à ma collègue quel moyen de transport elle a utilisé pour se rendre ici aujourd'hui. Comment communique-t-elle avec les gens de sa circonscription? Pense-t-elle vraiment que nous assistons à la fin du secteur pétrolier et gazier? À quoi ressemblerait un tel avenir?
J'encourage la députée à lire sur le sujet pour bien comprendre l'enjeu ici.
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PCC (AB)
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2020-05-26 10:41 [p.2404]
Monsieur le Président, il est intéressant d'entendre le député parler de cette pandémie et des circonstances tragiques que nous vivons. Je pense que personne ici ne remet cela en question. Cependant, comment croit-il que nous pourrons venir à bout de cette pandémie? L'équipement de protection individuelle, les vaccins et les antiviraux sont tous conçus au moyen de produits issus de l'industrie pétrochimique. Sans cette industrie, je me demande où nous en serions. Comment le député pourrait-il travailler très fort, et comment arriverait-il à communiquer avec les gens de sa circonscription? Est-ce qu'il leur ferait des signaux avec les mains?
Soyons réalistes. Un parlementaire ne devrait pas poser des questions aussi irréalistes au nom des gens de sa circonscription et s'attaquer davantage à une région du pays en particulier plutôt qu'une autre. Tous les gens et toutes les industries du pays devraient travailler ensemble pour se sortir de la crise au lieu de semer la division.
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PCC (AB)
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2020-05-26 10:43 [p.2404]
Monsieur le Président, je suis entièrement d'accord avec mon collègue. Nous devons tous prendre le temps de dire aux Canadiens de partout au pays que nous leur sommes reconnaissants d'avoir tout fait en leur pouvoir pour contrer la pandémie.
Lorsque nous avons été élus, je pense que personne ici n'avait anticipé que nous aurions à gérer une crise de la sorte, non seulement à la Chambre des communes, mais dans nos bureaux de circonscription également. Encore une fois, je souligne l'excellent travail accompli par notre personnel pour aider les gens de nos circonscriptions respectives à traverser la crise, celui accompli par les travailleurs de première ligne, les professionnels de la santé et des services d'urgence, les jeunes qui travaillent dans les épiceries, tous les gens de notre région et de l'ensemble du Canada qui font de leur mieux pour assurer notre sécurité et notre santé, y compris les producteurs agricoles qui travaillent tous les jours pour que nous ayons de quoi mettre dans notre assiette et que les rayons des épiceries soient bien remplis.
High River, dans ma circonscription, a connu l'une des plus importantes éclosions au pays en raison de la présence de l'usine de transformation de la viande de Cargill et de plusieurs centres de soins de longue durée.
J'aimerais saisir l'occasion pour remercier les citoyens de ma circonscription qui travaillent à Cargill Meat Solutions. Ils travaillent dur pour se protéger et protéger leur famille, mais ils continuent d'aller travailler de sorte que nos industries agricoles et de transformation puissent poursuivre leurs activités. Je les remercie sincèrement.
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PCC (AB)
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2020-05-26 11:42 [p.2413]
Monsieur le Président, malheureusement, mon français n'est pas encore suffisamment bon pour que je questionne ma collègue dans cette langue, mais j'espère pouvoir le faire sous peu.
La députée a parlé de ses préoccupations au sujet du secteur agricole. L'autre jour, un citoyen de ma circonscription m'a dit — et j'ai trouvé cela intéressant — qu'il souhaitait pratiquer l'agriculture intelligente, mais que c'est impossible avec un Internet simplet.
Dans le cadre de nos récentes séances virtuelles, j'ai constaté que beaucoup d'entre nous qui sommes en région rurale ne pouvons pas participer comme nous le souhaiterions. Encore une fois, cela prouve l'importance de convoquer le Parlement, que ce soit dans un format hybride ou autre.
La députée pourrait-elle parler de l'incidence de la COVID-19 sur les régions rurales et de l'importance que le Parlement reprenne ses travaux selon la méthode traditionnelle?
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PCC (AB)
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2020-05-26 12:06 [p.2416]
Monsieur le Président, la députée d’en face a parlé du cloisonnement de son travail et du fait que, dans une certaine mesure, son travail dans sa circonscription était plus important que le travail accompli ici, sur la Colline du Parlement, à la Chambre des communes. J’aimerais faire valoir que les deux sont importants. C’est mal comprendre le rôle fondamental de la législature que de négliger cette enceinte ou de lui accorder moins d’importance.
Nous sommes 338 à la Chambre et nous avons tous été élus par nos concitoyens pour les représenter ici. Quand nous cessons de nous présenter au travail ici, ils cessent de faire entendre leur voix au Parlement du Canada. C’est un problème. Quand leurs voix ne se rendent pas ici, quand nous négligeons de nous présenter pour participer à des discussions importantes et à des débats nécessaires, cela signifie que nous réprimons la voix des Canadiens qui nous ont fait confiance pour les représenter.
Il est absolument faux de dire que la députée d’en face accomplit un travail plus important dans sa circonscription et que, par conséquent, nous devrions cesser de nous réunir ici, et c’est fondamentalement mal comprendre ce que cette enceinte représente.
Je ferai remarquer à la députée d'en face que nous allons dans nos circonscriptions pour écouter nos concitoyens, pour comprendre leur histoire et leurs expériences, afin que cela puisse enrichir les débats à la Chambre et éclairer les décisions que celle-ci prend. Ne pas prendre le temps de le faire serait mal représenter nos concitoyens, ce qui serait honteux. Il serait toutefois tout aussi honteux de ne pas prendre le temps de faire entendre leur voix ici.
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PCC (AB)
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2020-05-26 12:11 [p.2417]
Monsieur le Président, c’est pour moi un honneur de prendre la parole dans cette enceinte et d’avoir la possibilité, en qualité de députée de Lethbridge, de me faire l’écho des citoyens de ma circonscription et j’irais même jusqu’à dire de l’ensemble des Canadiens. Je suis heureuse d’avoir ce privilège.
J’ai été élue la première fois en 2015 et réélue en 2019. En qualité de députée du Parlement, j’ai la possibilité, tout comme les autres députés, de participer au processus législatif de notre pays, que nous appelons une démocratie parlementaire.
J’accorde au poste que j’occupe tout le sérieux qu’il convient et ne prends aucunement à la légère la responsabilité qui m’échoit. De plus, comme députée de l’opposition, j’ai l’obligation constitutionnelle de m’allier avec mes collègues conservateurs pour demander des comptes au gouvernement libéral au sujet de ses décisions et de veiller à ce que les Canadiens soient bien représentés.
Or, ces responsabilités m’ont, à toutes fins utiles, été retirées au cours des derniers mois. Oui, j’en conviens, j’ai pu participer à des séances de débat virtuelles improvisées et je me suis servi des médias sociaux pour faire connaître haut et fort mes préoccupations et celles de mes concitoyens, mais je n’ai pas pu prendre la parole à la Chambre et m’adresser publiquement au gouvernement, comme cela est mon droit et mon devoir.
Lorsque la nouvelle de la pandémie et de ses répercussions possibles a commencé à se répandre, nous sommes très rapidement entrés en confinement. Cela remonte à peu près au 13 mars. La pandémie était mondiale et se répandait à la vitesse de l’éclair, nous le savions, et nous avons accepté de suspendre le Parlement un certain temps. Toutefois, à mesure que les semaines passaient et que les mesures de distanciation physique étaient mises en place, il est devenu de plus en plus incertain que le Parlement reprendrait ses activités et que les députés seraient rappelés à la Chambre.
Même si nous voulions collaborer avec le gouvernement pour assurer la sécurité de tout le monde, il est rapidement devenu évident que le premier ministre se servait de la pandémie pour éviter de rendre des comptes, et ce, au détriment des Canadiens. Il était parfaitement à l’aise de faire des déclarations aux médias devant chez lui, mais, dans l’ensemble, il refusait de répondre aux questions de l’opposition. Il a fallu négocier pendant des jours pour obtenir une séance par semaine à la Chambre. Et même là, le premier ministre n’a été visible que quelques instants.
Si nous donnons à entendre que le Parlement joue un rôle facultatif, comme des députés d’en face l’ont fait maintes fois, nous disons effectivement aux Canadiens qu’il n’y a aucune différence entre une démocratie et une autocratie, et cela est une honte.
Si la voix des Canadiens n’a pas d’importance au beau milieu d’une crise, qu’en est-il quand tout va bien?
Le travail que nous faisons dans cette enceinte est-il optionnel ou revêt-il de l’importance?
Pouvons-nous fermer les portes sans qu’il y ait de conséquences pour les Canadiens, ou faut-il garder ces portes ouvertes pour permettre à notre nation de continuer à aller de l’avant?
En refusant de rappeler le Parlement, le premier ministre fait passer un message fort aux Canadiens selon lequel il est le seul qui compte. Je dirai que c’est absolument faux. Le Parlement est essentiel. Les parlementaires sont des travailleurs essentiels, et ce, tout particulièrement en temps de crise. Le Parlement a la responsabilité de demander des comptes au gouvernement, et c’est ici même, à la Chambre des communes, qu’il peut le mieux faire son travail.
Il ne faut pas se leurrer. Ce que le gouvernement propose aujourd’hui, ce n’est pas un rappel complet du Parlement. Il aimerait que les Canadiens aient cette impression, mais ce n’est tout simplement pas vrai. Ce que veut le gouvernement aujourd’hui, c’est en fait former un comité spécial, ou un comité plénier. Ce comité serait privé de certains pouvoirs et responsabilités essentiels. Par exemple, le gouvernement refuserait encore de permettre la présentation de motions par l’opposition. Il ne permettrait pas la tenue de débats d’urgence. Il ne permettrait pas la tenue de débats sur des projets de loi d’initiative parlementaire. Il ne serait pas possible d’ordonner la publication de documents du gouvernement ni de débattre des rapports des comités et de tenir un vote par la suite.
Toutefois, si le premier ministre est disposé à venir maintenant à la Chambre pendant quatre jours pour tenir un comité plénier, il prouve aux Canadiens qu’il est possible de se réunir en toute sécurité. En effet, nous pouvons nous réunir à la Chambre tout en assurant la sécurité de chacun.
Si c'est possible, alors pourquoi ne pas reprendre pleinement les travaux parlementaires comme en temps normal afin de nous permettre de débattre des enjeux actuels? Pourquoi ne pas permettre aux parlementaires d'effectuer le travail important pour lequel nos concitoyens nous ont élus?
Le gouvernement libéral ne manque jamais une occasion de se soustraire à ses responsabilités. Un grand nombre d'habitants de ma circonscription m'ont fait remarquer la chose suivante: si les commis d'épicerie, les employés de restaurants, les coiffeurs, les agriculteurs, les infirmières, les médecins et les travailleurs de première ligne peuvent travailler et servir leurs concitoyens, alors les parlementaires aussi peuvent assurément se réunir à nouveau régulièrement dans cette enceinte en toute sécurité. Les parlementaires peuvent revenir et reprendre pleinement leurs travaux.
J'ai reçu des centaines d'appels téléphoniques, de courriels et de messages d'électeurs qui nous exhortent à recommencer à siéger tous ensemble au sein d'un Parlement complet. En effet, ils comprennent qu'il y a du travail important à accomplir dans les circonscriptions, mais ils sont également conscients de l'importance des travaux au Parlement canadien. Ils souhaitent avoir l'assurance que les parlementaires débattent des enjeux d'actualité et qu'ils continuent de les représenter dans la capitale nationale.
Voici un aperçu des messages que j'ai reçus.
« Si le premier ministre ne peut quitter sa résidence, il ne devrait pas être autorisé à prendre des décisions. »
« Pourquoi cela fait-il même l'objet d'un débat? »
« Le Parlement doit immédiatement se réapproprier tous les pouvoirs nécessaires à la gouvernance du pays. »
« Le Parlement doit siéger dès maintenant. »
Le Parlement est un service essentiel, et les députés sont des travailleurs essentiels. Lorsque chacun d'entre nous a fait inscrire son nom sur un bulletin de vote, nous aurions dû le faire avec un grand sérieux et avec la conviction profonde que nous sommes là pour servir. Nous servons en temps de prospérité et en temps difficiles. C'est ce que cela signifie de mettre son nom sur un bulletin de vote. Il se trouve que nous traversons une période difficile, mais cela ne nous donne pas le droit de fuir et de nous cacher. Cela ne signifie pas que nous pouvons rester chez nous et profiter de la sécurité de nos maisons. Cela veut dire que nous, les 338 députés privilégiés qui ont été envoyés ici pour représenter les électeurs, devons venir siéger à la Chambre et nous occuper de notre pays.
Comme l'a dit Marc Bosc, ancien greffier de la Chambre des communes:
Il faut que la Chambre des communes fonctionne et qu'elle soit perçue comme étant une Chambre des communes qui fonctionne. [Elle] est un service essentiel pour le pays. Les députés sont [...] des travailleurs essentiels.
La Chambre doit fonctionner et être perçue comme une Chambre qui fonctionne, ce qui signifie que nous devons être ici, dans cette enceinte. C'est à la Chambre des communes que nous pouvons tenir des débats vigoureux. Ce n'est pas sur Facebook. Ce n'est pas sur Twitter. Ce n'est pas dans les grands médias. C'est ici. C'est sur ce principe que repose notre système parlementaire. Il s'agit de la nature historique de cet endroit. C'est de cela que dépendent la santé et la prospérité du Canada.
Si les députés considèrent que leur travail n'est pas essentiel, j'avancerais donc qu'ils ne comprennent pas leur rôle ni leurs responsabilités et que leur nom ne devrait pas apparaître sur un bulletin de vote aux prochaines élections. Ce n'est pas seulement un lieu où s'accomplit un processus. C'est un espace de réunion où nous utilisons notre intelligence et nos aptitudes pour convaincre nos opposants politiques de la valeur de nos positions. C'est là où nous prononçons des discours enflammés et que nous exprimons de vive voix notre insatisfaction à l'égard de la réponse pour le moins lacunaire du gouvernement. Avec un peu de bonne volonté, les échanges peuvent mener à l'excellence. Un côté met de l'avant une thèse, l'autre côté riposte avec une antithèse, puis la synthèse des idées jaillit. Voilà ce qu'est la démocratie. C'est l'échange d'idées. Quand avons-nous perdu ce concept de vue?
Comme l'a dit Diefenbaker, « le Parlement est autre chose qu'un code de coutumes; il a la garde la liberté de la nation ». La Chambre des communes n'est pas qu'un endroit quelconque qui sert simplement à appliquer des règles de procédure parlementaire. C'est un lieu crucial où les débats, l'examen minutieux, l'opposition et toutes les questions adressées au gouvernement sur tout ce qui touche la population canadienne sont autant de piliers qui soutiennent la démocratie. Lui donner tout autre qualificatif qu'« essentielle » serait une atteinte à notre Constitution et aux libertés fondamentales pour lesquelles nos ancêtres se sont battus. Au cœur même de la démocratie se trouve la préservation de nos libertés individuelles, et le gardien de ces libertés est le Parlement.
Donc, nous sommes 338 élus à qui ont été confiés l'immense privilège et l'insigne responsabilité d'être présents ici pour représenter les Canadiens. Si nous ne sommes pas ici à le faire, qui le fera?
Il est inadmissible que le gouvernement utilise la pandémie pour éviter de rendre des comptes et pour faire en sorte que nous nous rencontrions seulement virtuellement, puisque lors des séances en ligne, on peut littéralement faire taire la dissension d'un simple clic de souris.
Il était une fois un homme qui travaillait dans une scierie. Cet homme travaillait assidûment jour après jour et, à la fin de la semaine, le vendredi, quand il sortait de l'usine, il passait devant un gardien de sécurité en poussant une brouette pleine de sciure de bois. Le gardien de sécurité regardait la brouette, demandait à l'homme ce qu'il y avait dans cette dernière, et l'homme lui répondait qu'il ne s'agissait que d'un peu de sciure de bois. Le gardien lui disait alors qu'il pouvait passer.
La semaine suivante, le même travailleur retournait travailler assidûment le lundi, le mardi, le mercredi et le jeudi. Puis, quand vendredi arrivait, le travailleur remplissait sa brouette de nouveau avec un peu de sciure de bois et passait devant le gardien de sécurité, qui lui demandait ce qu'il y avait dans la brouette. L'employé répondait qu'il ne s'agissait que d'un peu de sciure de bois, puis il poursuivait son chemin.
Cette situation s'est reproduite pendant plusieurs semaines. Finalement, un vendredi, l'agent de sécurité a intercepté l'homme et lui a demandé s'il voulait bien lui dire ce qu'il faisait de cette sciure. Sans la moindre hésitation, l'employé s'est penché vers lui et lui a demandé en chuchotant s'il pouvait garder un secret. L'agent de sécurité lui a répondu que oui, et le travailleur lui a dit qu'il n'emportait pas la sciure, mais qu'il volait plutôt des brouettes.
Comme il est facile de se laisser distraire et de ne pas voir ce qui se passe réellement sous notre nez. Il est vrai que le gouvernement doit prendre des mesures à l'égard de la pandémie actuelle et assurer la sécurité des Canadiens. C'est d'ailleurs la plus grande responsabilité de tout gouvernement, mais ce que nous voyons n'est que la pointe de l'iceberg.
Le premier ministre est prêt à répondre aux questions des médias dans le confort de son foyer, mais il n'est pas prêt à répondre aux questions des Canadiens qui lui sont posées par l'entremise de leurs représentants au Parlement. Le premier ministre est prêt à donner de l'argent à des particuliers, à des entreprises et à des organismes sans but lucratif, mais il exige quelque chose en échange.
Le gouvernement veut que la population canadienne soit informée, mais qu'elle reçoive seulement l'information qu'il a soigneusement choisie. En mars, les libéraux ont indiqué qu'ils envisageaient de mettre en place une mesure législative pour sévir contre ce qu'ils appelaient la « désinformation », soit le genre d'information que le gouvernement juge inutile.
De surcroît, la ministre du Patrimoine canadien a récemment confirmé que le gouvernement consacre des millions de dollars à la censure. Or, aucune mesure législative n'a été présentée ni aucun débat n'a eu lieu dans cette enceinte à ce sujet. Les libéraux se croient maintenant habilités à déterminer ce qui est vrai ou faux, ce qui est acceptable ou inacceptable, et ce qui peut être conservé ou doit disparaître.
Depuis quand le gouvernement a-t-il pour mandat d'être l'arbitre de la vérité? Une telle façon d'agir n'est pas démocratique. Or, voilà le genre de mesures ridicules qui sont prises lorsque la Chambre des communes cesse de se réunir et que l'opposition officielle ne peut pas tenir le gouvernement pleinement responsable de ses actes. Il s'agit d'une atteinte directe à notre liberté.
Bien sûr, personne n'aime la désinformation, mais depuis quand est-il acceptable que le gouvernement détermine ce qui est faux, ce qui est acceptable ou non, et ce qui peut être inclus ou ce qui doit être exclu? Il s'agit là d'un énorme abus de pouvoir. Je trouve cela particulièrement troublant compte tenu du fait que le gouvernement actuel est responsable de la propagation de certaines des fausses informations les plus dangereuses à avoir été véhiculées. En effet, les Canadiens se rappelleront que c'est lui qui a laissé entendre que la COVID-19 n'était pas transmissible d'humain à humain. C'était faux, comme cela a par la suite été prouvé. De plus, la ministre de la Santé a déclaré qu'il n'était pas nécessaire de fermer les frontières canadiennes pour protéger les Canadiens, car la COVID-19 disparaîtrait rapidement. C'était aussi faux. Enfin, le gouvernement libéral a induit la population en erreur en lui laissant croire que le port d'un masque facial n'était pas nécessaire et serait inutile. Encore une fois, c'était faux.
S'il ne s'agit pas là d'exemples de désinformation, alors je me demande bien ce que c'est. Si le gouvernement cherche à lutter contre les renseignements inutiles ou trompeurs sur la COVID-19, alors il n'a qu'à se regarder dans le miroir. Il devrait au moins commencer par là. Le gouvernement ne détient pas toutes les réponses. Nous sommes tous dans le même bateau; nous découvrons et nous apprenons en même temps. Les données évoluent.
La liberté de parole est partie intégrante d'une société florissante. La liberté de parole nous aide à maintenir les assises de notre nation. Elle nous permet de partager des idées, de faire preuve de créativité, de progresser, d'innover, d'aller de l'avant. À quel moment avons-nous commencé à avoir peur d'une discussion vigoureuse? À quel moment sommes-nous devenus incapables d'être en désaccord sans devenir désagréables? À quel moment ces idéaux ont-ils disparu des valeurs canadiennes, de notre tissu social, de ce pays qui est le nôtre?
Ayant convaincu le gardien de sécurité qu'il ramenait simplement de la sciure de bois dans sa brouette, l'homme rentrait chez lui en sachant qu'il pourrait réaliser un profit. Les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être à première vue. Elles ne sont pas ce qu'elles semblent être à l'œil nu. On nous demande à nous, Canadiens, d'échanger, sciemment ou non, notre liberté contre ce que le gouvernement appelle la « sécurité », mais à quelle fin?
Lorsque le Parlement ne se réunit pas et que le gouvernement n'a plus à rendre des comptes, on peut dire sans se tromper que la démocratie est menacée. Je déplore que tant de personnes soient prêtes à court-circuiter la démocratie lorsque les temps sont difficiles. J'ai entendu des députés parler du temps de déplacement supplémentaire nécessaire pour venir ici, des précautions de sécurité supplémentaires qu'ils devraient prendre, du stress physique que cela entraînerait, et ainsi de suite. Certains députés ont exprimé leur inquiétude quant à la distanciation sociale. Nous semblons y arriver assez efficacement aujourd'hui et nous pourrions probablement continuer à le faire.
Nous avons fait le serment de servir notre pays dans les bons comme dans les mauvais moments, lorsque les choses vont bien et lorsqu'elles sont difficiles. Depuis quand les députés mettent-ils leur nom sur un bulletin de vote parce que c'est commode? Il y a beaucoup d'autres carrières qu'ils auraient pu choisir si c'était leur but ultime. Si la vie est censée être simple, si c'est ce que les députés recherchent, alors ils n'ont pas choisi la bonne carrière. La Chambre est un lieu au service de la population. C'est un lieu où 338 personnes de tout le pays se réunissent et discutent sérieusement et efficacement pour le bien des Canadiens. C'est un lieu où on échange des idées et où on prend des décisions législatives. C'est un lieu où la voix des Canadiens est censée être représentée. Lorsque nous décidons de ne pas venir dans cette enceinte parce que c'est compliqué, c'est une honte, et ce ne sont pas les Canadiens qui doivent en avoir honte, mais nous tous à la Chambre.
Cet endroit est essentiel et nous sommes des travailleurs essentiels, car nous représentons les Canadiens et ils méritent que leur député y parle en leur nom et prenne des décisions dans l'intérêt du pays.
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PCC (AB)
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2020-05-26 12:32 [p.2420]
Monsieur le Président, pendant mon discours, j'ai dit que nous pouvons être en désaccord sans être désagréables. J'ai indiqué que la Chambre est un lieu où les 338 députés peuvent se réunir et avoir une discussion constructive pour échanger des idées et exprimer leur désaccord tout en se respectant mutuellement.
Je trouve fort dommage que le député d'en face ait jugé bon de commencer son intervention par une attaque personnelle suivie de commentaires désobligeants. Il a fait la même chose hier. J'estime que c'est vraiment inapproprié. Cela montre un manque de maturité et de leadership de sa part. C'est très dommage.
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PCC (AB)
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2020-05-26 12:35 [p.2420]
Monsieur le Président, le député d'en face a employé une expression importante. Je crois qu'il s'est trompé et qu'il devrait peut-être retirer ses paroles. Il a parlé d'un « Parlement virtuel », alors qu'en réalité, ce n'est vraiment pas ce que propose le gouvernement libéral. Ce n'est pas ce que propose la motion. Le député induit la Chambre en erreur. Je lui donnerai l'occasion de retirer ses paroles s'il souhaite faire ce qui s'impose. Ce qu'on propose, ce n'est pas un Parlement virtuel. Ce n'est pas l'objet du débat d'aujourd'hui.
Si c'était le cas, si nous débattions vraiment de la reprise des travaux d'un Parlement hybride, avec tous les députés, nous serions prêts à en discuter. Toutefois, ce qu'on nous propose, c'est une formule de comité plénier ou de comité spécial. En tant que parlementaires, cela nous prive de pouvoirs et d'occasions très importants. Je le répète, je pense que c'est absolument aberrant que le député d'en face induise la Chambre en erreur comme il l'a fait et qu'il devrait présenter ses excuses aux Canadiens. Je sais qu'il est capable de plus de discernement; c'est un homme fort intelligent.
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