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NPD (BC)
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2020-07-08 12:22 [p.2537]
Monsieur le Président, notre pays est dans une situation difficile et cela va nous contraindre à faire des choix difficiles.
Quel choix le premier ministre va-t-il faire: arrêter de donner de l'aide aux Canadiens qui en ont terriblement besoin ou demander aux plus riches des Canadiens, ceux qui se trouvent tout en haut de l'échelle, de payer enfin leur juste part?
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NPD (BC)
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2020-07-08 12:24 [p.2537]
Monsieur le Président, c'est non, donc.
Je vais poser ma question plus clairement. Le premier ministre s'engage-t-il à mettre fin au recours aux paradis fiscaux, qui font perdre des milliards de dollars à notre économie?
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NPD (BC)
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2020-07-08 12:24 [p.2538]
Monsieur le Président, je suppose que je dois considérer que c'est encore un non. Le premier ministre n'est pas disposé à s'attaquer aux paradis fiscaux à l'étranger.
Voici une autre question. Au lieu de faire porter le fardeau fiscal par les familles et les travailleurs, le premier ministre instaurera-t-il un impôt sur la richesse afin que les gens qui possèdent une fortune de plus de 20 millions de dollars, soit les Canadiens les mieux nantis, paient leur juste part?
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NPD (BC)
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2020-07-08 12:25 [p.2538]
Monsieur le Président, pour être clair, est-ce que le premier ministre est prêt à mettre fin aux paradis fiscaux, aux échappatoires, et à s'assurer que les plus riches paient leur juste part?
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NPD (BC)
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2020-07-08 12:25 [p.2538]
Monsieur le Président, examinons les décisions du gouvernement. Le premier ministre s'est empressé de verser près de 1 milliard de dollars à ses amis de l'organisme UNIS, mais, à ce jour, les Canadiens handicapés n'ont reçu aucun appui.
Quand les Canadiens handicapés recevront-ils enfin l'aide dont ils ont besoin?
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NPD (BC)
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2020-07-08 12:26 [p.2538]
Monsieur le Président, nous avons pu constater la profonde inquiétude de la population à l'échelle du pays à l'égard des interventions policières pour vérifier si une personne se porte bien. Dans certains cas, la personne qui faisait l'objet de la vérification est décédée dans le cadre de l'intervention policière.
Le premier ministre s'engagera-t-il à lancer un examen des vérifications du bien-être des citoyens et de la manière dont elles sont menées, et fera-t-il en sorte que ce soient des fournisseurs des soins de santé ou des professionnels de la santé qui répondent à l'appel au lieu de policiers?
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Lib. (BC)
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2020-07-08 13:04 [p.2545]
Madame la présidente, les collectivités de toute la Colombie-Britannique ont cherché des signes de reprise économique pendant la pandémie mondiale. Les projets d'infrastructure publique constituent un moteur essentiel de la stabilité et du renouvellement économiques et permettent également à tous les Britanno-Colombiens d'avoir accès aux services et aux réseaux culturels nécessaires à l'édification de collectivités résilientes.
C'est pour cela que c'est avec un grand plaisir que j'ai pris acte des investissements de plus de 44,5 millions de dollars que le gouvernement fédéral a annoncé vouloir faire, la semaine dernière, dans 21 projets dans la vallée du bas Fraser, dont le projet de réaménagement de l'organisation Cedar Cottage Neighbourhood House, dans le cadre du plan Investir dans le Canada. Il s'agit d'un projet formidable qui permettra à l'Association of Neighbourhood Houses of B.C. de fournir de meilleurs services à la population vulnérable de la région métropolitaine de Vancouver. Ce projet veut dire des espaces pour la garde d'enfants, des services de soutien aux personnes âgées, une cuisine commerciale et des rassemblements communautaires, de même qu'un espace pour un jardin extérieur.
Le président du Conseil du Trésor peut-il dire à la Chambre ce que le gouvernement fait pour améliorer le sort des collectivités dans ma province et y créer des emplois?
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Lib. (BC)
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2020-07-08 13:07 [p.2545]
Madame la présidente, je peux assurer à toutes les personnes ici présentes que nous cherchons à attraper ceux qui s'en prennent aux personnes vulnérables et non pas les personnes vulnérables elles-mêmes, et je ne présenterai aucune excuse pour cela.
Je peux aussi assurer à tous que j'ai travaillé extrêmement fort pour que les provinces comprennent à quel point il est important qu'elles ne récupèrent pas la PCU en ce moment. Des gens avaient un salaire, mais ce n'est plus le cas, et ils méritent un revenu de remplacement. Certaines provinces ont fait le bon choix et ne récupèrent pas la PCU, mais d'autres ont décidé le contraire. Je continue à exercer des pressions, autant à titre personnel que sur la place publique, pour que ces provinces changent d'avis. Il est injuste qu'on récupère ainsi de l'aide financière accordée à des personnes handicapées. Je continue de faire pression pour que cela n'arrive pas.
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PCC (BC)
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2020-07-08 13:16 [p.2547]
Madame la présidente, les restrictions imposées à la pêche au saumon quinnat mettent en péril le gagne-pain des Britanno-Colombiens. Une personne de ma circonscription craint maintenant d'être acculée à la faillite parce que les libéraux, faute d'avoir réussi à rétablir les stocks de saumon, ont décidé de pénaliser les pêcheurs.
Quand les libéraux cesseront-ils de prendre les Britanno-Colombiens comme boucs émissaires pour plutôt commencer à s'attaquer aux vrais problèmes qui menacent le saumon quinnat, comme le déversement d'eaux usées non traitées et la pêche illégale et non déclarée dans le fleuve Fraser?
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PCC (BC)
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2020-07-08 13:17 [p.2547]
Madame la présidente, les libéraux ont annoncé un financement de 45 millions de dollars pour les hebdomadaires gratuits. Cela comprend les médias qui s'adressent aux communautés ethniques, mais ce financement sera réparti parmi environ 2 500 organes de presse, y compris ceux qui produisent des publications en anglais. Selon le National Ethnic Press and Media Council of Canada, ce financement est loin d'être suffisant et il ne permettra pas d'éviter l'effondrement imminent des médias destinés aux communautés ethniques.
Si les libéraux croient vraiment que la diversité fait la force du Canada, vont-ils cesser de traiter comme un enjeu secondaire le soutien aux médias destinés aux communautés ethniques?
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PCC (BC)
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2020-07-08 13:18 [p.2547]
Madame la présidente, avec le déconfinement, la demande touchant les masques de protection individuelle continue d'augmenter au Canada. Pourtant, le gouvernement ne cesse de remettre à plus tard le moment où il finira par en commander auprès de fabricants canadiens. Le 18 juin, la ministre a annoncé que des contrats en ce sens avaient été accordés à 25 entreprises canadiennes et à des centaines d'autres de l'étranger. Le gouvernement entend-il favoriser la production canadienne en donnant la priorité aux entreprises et aux chaînes d'approvisionnement d'ici?
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Lib. (BC)
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2020-07-08 13:25 [p.2548]
Madame la présidente, je peux assurer à tous les députés que la prolongation de huit semaines de la Prestation canadienne d'urgence est totalement réorientée vers l'incitation au travail, puisqu'elle oblige les gens à chercher et à trouver du travail s'ils le peuvent. Cependant, la réalité est que les gens ont toujours besoin de soutien, et nous allons être là pour eux.
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PCC (BC)
Madame la présidente, je vais partager mon temps de parole avec le député d'Essex.
Dans la circonscription de Surrey-Sud—White Rock, les voies ferrées des sociétés BNSF et VIA Rail présentent depuis des décennies un danger pour l'environnement et la sécurité. Les trains y circulent fréquemment et atteignent des vitesses dangereuses. Souvent, ils transportent des marchandises dangereuses et du charbon thermique, et les éboulements sont fréquents. Comme l'accès aux plages et aux estacades s'est accru, les gens tentent de traverser les voies ferrées plus que jamais. Or, il existe deux autres trajets viables et plus sécuritaires, qui réduiraient la durée du transport de 30 minutes.
Que font les ministres des Transports et de l'Environnement pour offrir des trajets plus sécuritaires pour l'environnement et les habitants?
Voir le profil de Kerry-Lynne Findlay
PCC (BC)
Madame la présidente, ma question porte spécifiquement sur la région de Surrey-Sud—White Rock.
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PCC (BC)
Madame la présidente, des résidants de ma circonscription et d'ailleurs au pays sont atteints de maladies rares. Il existe des médicaments et des traitements qui peuvent maintenir la santé ou sauver la vie de patients atteints de sclérose latérale amyotrophique, de fibrose kystique, d'épilepsie et d'autres maladies. Santé Canada devrait coopérer avec la Food and Drug Administration et les autorités sanitaires d'autres pays afin de simplifier le processus d'approbation de ces médicaments et traitements au Canada. Sachant qu'il s'agit, pour certains, d'une question de vie ou de mort, que fait la ministre de la Santé pour que de nouveaux médicaments qui infléchissent la maladie, comme le Radicava et le Trikafta, soient disponibles au Canada?
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PV (BC)
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2020-07-08 13:37 [p.2550]
Madame la présidente, je tiens d'abord à dire que je suis soulagée d'apprendre que l'intrusion à Rideau Hall, où vivent la gouverneure générale ainsi que le premier ministre et sa famille, s'est terminée sans violence, et que Corey Hurren a été arrêté.
J'aimerais interroger le ministre et le premier ministre au sujet des personnes suivantes: Chantel Moore, Regis Korchinski-Paquet, D'Andre Campbell, Ejaz Ahmed Choudry et Rodney Levi. Ces gens, qui ne voulaient pas faire de mal à personne, ont été tués pendant une vérification du bien-être. Ils sont morts. Ils étaient tous des Canadiens autochtones ou noirs ou des personnes racialisées. Maintenant, ils sont morts.
Le temps n'est-il pas venu d'instituer une enquête fédérale sur les vérifications du bien-être afin de veiller à ce que les personnes qui reçoivent des soins n'aboutissent pas à la morgue?
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PV (BC)
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2020-07-08 13:39 [p.2551]
Madame la présidente, pendant la période des questions, plus tôt aujourd'hui, il a été question, à quelques reprises, de renoncer aux privilèges du Cabinet pour les questions qui font l'objet d'une enquête.
Selon le Globe and Mail, pas plus tard qu'en mars 2020, la GRC faisait toujours enquête sur l'affaire SNC-Lavalin pour déterminer s'il y a eu entrave à la justice.
Le ministre peut-il nous dire si, à ce moment-ci, le premier ministre est disposé à renoncer aux privilèges du Cabinet en ce qui concerne l'affaire SNC-Lavalin?
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PV (BC)
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2020-07-08 13:39 [p.2551]
Madame la présidente, j'ai l'occasion de poser une question différente.
Plutôt, pendant la période des questions, il y avait un peu de chahut, des railleries amicales diraient certains, quand on a demandé au gouvernement libéral s'il n'était pas temps de rappeler le Parlement. Je ne crois pas que ce serait une bonne idée. Nous sommes en pleine pandémie et nous devons nous protéger et protéger notre collectivité en limitant les allers-retours jusqu'au Parlement qui pourraient contribuer à la propagation de la COVID-19.
Ma question pour les libéraux est la suivante. Quand ferons-nous comme l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique et permettrons-nous les votes depuis notre circonscription afin de pouvoir recommencer à adopter des lois?
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2020-07-08 13:41 [p.2551]
Madame la présidente, je serais très contente de demander cela aux conservateurs, mais malheureusement, mes questions sont pour les députés du gouvernement.
Maintenant, ma question pour le député ministériel est la suivante. Nous nous préoccupons beaucoup, en particulier dans des régions comme celle de Saanich-Gulf Islands qui est proche de la frontière américaine, de ce que nous appelons l'échappatoire du Texas. Je ne crois pas que c'était véritablement notre intention de créer une telle échappatoire. J'en ai parlé avec le ministre de la Sécurité publique.
Que faisons-nous pour nous assurer que l'Agence des services frontaliers du Canada ne laisse entrer sur le territoire canadien des touristes — vecteurs potentiels du virus de la COVID-19 — que pour des raisons essentielles?
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PCC (BC)
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de Calgary-Centre.
La crise des opioïdes est toujours hors de contrôle: au mois de mai seulement, la Colombie-Britannique a enregistré 170 décès. Cela équivaut presque au nombre de personnes qui ont succombé à la COVID au cours de la pandémie en entier. La consommation d'opioïdes déchire les familles, mène à l'itinérance et fait monter en flèche la criminalité de rue.
Les habitants et les propriétaires d'entreprises de ma circonscription en ont assez et souhaitent que l'on fasse preuve de leadership et d'initiative. Voilà près de cinq ans que le gouvernement aurait pu passer à l'action et prendre les choses en main, mais le problème ne fait que s'aggraver.
À quel point la situation doit-elle se détériorer avant que l'on remplace les belles paroles et l'étalage de vertu par des gestes concrets, notamment de l'aide pour le rétablissement?
Voir le profil de Marc Dalton
PCC (BC)
Monsieur le Président, il y a un mois, devant ce comité, j'ai soulevé la question des personnes qui ont vu leur demande au programme Emplois d'été Canada rejetée. La ministre a gentiment demandé davantage d'information, que mon bureau lui a transmise.
Six organismes, notamment l'association des commerçants du centre-ville de Maple Ridge, n'ont toujours aucun fonds. Quand peuvent-ils s'attendre à recevoir des fonds?
Voir le profil de Carla Qualtrough
Lib. (BC)
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2020-07-08 13:58 [p.2554]
Monsieur le Président, je peux assurer au député que je croyais qu'on avait réglé ces problèmes. Je vais faire un suivi après les travaux du comité.
Voir le profil de Marc Dalton
PCC (BC)
Monsieur le Président, avec l'augmentation alarmante du nombre de nouveaux cas de COVID-19 aux États-Unis, les habitants de ma circonscription, qui n'est pas loin de la frontière, craignent que l'on abuse des échappatoires aux postes frontaliers. Donner des contraventions aux gens n'empêchera pas la propagation du virus.
Quelles mesures a-t-on prises pour s'assurer que les voyageurs étatsuniens se rendent rapidement en Alaska? Quelles sont les conséquences pour ceux qui trahissent notre confiance et qui mettent la santé des Canadiens en danger en participant à des activités non essentielles comme le tourisme?
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PV (BC)
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2020-07-08 14:08 [p.2555]
Monsieur le Président, je tiens à apporter une correction. Dans la question que j'ai posée tout à l'heure, j'ai parlé, à tort, de l'échappatoire du Texas. Je pensais aux automobilistes qui arrivent du Texas et qui prétendent se rendre en Alaska. C'est ce qu'on appelle généralement « l'échappatoire de l'Alaska. » Je voulais m'excuser et apporter cette correction.
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NPD (BC)
Monsieur le Président, comme le sait le ministre, je suis un ancien enseignant. J'aimerais donc lui donner son bulletin de notes pour ce portrait économique et budgétaire.
D'abord, il obtient un A pour sa disponibilité. Même s'il travaille très dur, le ministre des Finances a été disponible pour les porte-parole en matière de finances et le comité des finances toutes les semaines. Nous l'en remercions; cette collaboration est importante.
Ensuite, sur le plan des dépenses, je lui accorderais une note de passage, un C+ peut-être. Cette note pourrait augmenter si une aide était accordée aux personnes handicapées, aux personnes les plus pauvres de toutes au Canada, des gens qui n'ont pas reçu un seul sou durant cette pandémie, alors que le secteur bancaire a obtenu 750 milliards de dollars, trois quarts d'un billion de dollars. À mon avis, les personnes handicapées devraient passer avant les banquiers. Des mesures d'aide pour les municipalités et la modification de la subvention salariale pourraient aussi faire augmenter cette note.
Sur le plan des recettes, toutefois, je donne la note F. La réalité est que rien dans ce portrait économique et financier ne vient remédier à la nature poreuse et terriblement injuste du régime fiscal. Il n'y a aucune mesure visant les paradis fiscaux, qui nous font perdre 25 milliards de dollars par an. Il n'y a aucune mesure visant l'impôt sur la fortune qui, selon le directeur parlementaire du budget, pourrait rapporter de 6 à 9 milliards de dollars par an, et la concentration croissante des richesses suppose que cela devrait être un impératif. Il n'y a aucune mesure visant les géants du Web, qui s'en sortent en ne payant pas leur juste part d'impôts. Il n'y a aucune mesure portant réellement sur l'aspect des recettes pour que nous puissions continuer à fournir des services et à améliorer les services aux Canadiens.
Nous ne pouvons pas nous permettre le traitement de faveur dont bénéficient tant de sociétés rentables au Canada, et nous ne pouvons plus nous permettre un système fiscal profondément injuste.
Pourquoi le portrait ne prévoit-il aucune mesure sur le plan des recettes? Pourquoi ne prévoit-il aucune mesure visant les paradis fiscaux, l'impôt sur la fortune et les échappatoires fiscales? S'il avait proposé des mesures utiles dans ces domaines, le ministre des Finances obtiendrait une meilleure note globale.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2020-07-08 14:37 [p.2560]
Monsieur le Président, je fais miens les commentaires de mon collègue le porte-parole du NPD en matière de finances. Le ministre s'est montré accessible, en effet.
J'aurais une question très précise. Le document présente un aperçu. Je sais que même les gens qui ont des boules de cristal n'y voient pas grand-chose pour le moment, car il est impossible d'avoir une vision claire de l'avenir. Je me demande toutefois pourquoi on semble dire, à la page 20, qu'il y a eu une prestation destinée aux personnes handicapées, car ce n'est pas le cas.
Voir le profil de Cathy McLeod
PCC (BC)
Madame la présidente, je serai brève. Je ne voulais pas interrompre mon collègue du Bloc. Je m'en excuse.
J'ai remarqué que de nombreuses personnes à la Chambre, dans ce comité, ont un document. Je suppose qu'il s'agit de la mise à jour financière, ce qui leur permet de poser des questions et de voir des détails qui n'ont pas été mentionnés dans l'allocution du ministre, comme les chiffres sur le déficit. J'ai consulté mes courriels en me disant que le gouvernement se souciait certainement de la bonne centaine de députés qui, comme moi, ne sont pas à la Chambre et qu'il nous enverrait ce document afin que nous puissions clairement voir ce qui se passe et avoir la même information que les autres pour poser des questions. En tant que membre virtuel du comité d'aujourd'hui, j'ai vraiment l'impression qu'on a porté atteinte à mes privilèges en ne m'envoyant pas ce document.
Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Madame la présidente, j'aime énormément travailler avec mon collègue. Il apporte une grande contribution au Comité permanent des finances. Comme il le sait, nous avons parlé de ce manque à gagner lors de plusieurs séances. Ce gouvernement ne fait rien au sujet des paradis fiscaux, des échappatoires fiscales et d'une taxe sur les recettes des géants du Web. Si on réglait cela, on pourrait faire plus d'investissements pour aider les gens.
Mon collègue est-il d'accord sur le principe selon lequel il faut s'attaquer à la question des revenus et établir un système fiscal juste pour qu'on puisse faire des investissements pour aider les gens de partout?
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PV (BC)
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2020-07-08 15:38 [p.2569]
Madame la présidente, je remercie le député de Joliette de son discours.
J'aimerais lui demander ce qu'il pense de l'idée d'un système de revenu minimum garanti. Comme il l'a dit, la Prestation canadienne d'urgence ne motive pas les gens à retourner au travail. Avec un système de revenu minimum garanti, il n'y aurait plus aucune raison de ne pas travailler plus que ce que permet le programme actuel.
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NPD (BC)
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2020-07-08 15:44 [p.2569]
Madame la présidente, je vais partager mon temps de parole avec le député de New Westminster—Burnaby.
Tout au long de la pandémie, nous nous sommes concentrés sur les personnes. Nous savions que la pandémie aurait entre autres pour conséquence que les gens ne seraient plus en mesure de payer leurs factures et qu'ils auraient du mal à mettre du pain sur la table. Pendant la pandémie, nous n'avons rien fait d'autre que de pousser le gouvernement à fournir plus d'aide à plus de personnes.
Nous savions au départ que l'assurance-emploi ne couvrirait pas suffisamment de Canadiens. Nous savions qu'elle ne s'applique qu'à 40 % de la population et qu'il fallait donc faire plus. Nous devions inciter le gouvernement à ne pas se contenter d'élargir l'accès à l'assurance-emploi.
Nous avons donc poussé le gouvernement à créer la Prestation canadienne d'urgence et à en fixer le montant à 2 000 $ par personne. Lorsque le premier ministre a voulu supprimer cette prestation et laisser les familles dans l'incertitude quant à leur avenir, nous avons résisté et nous avons gagné. Cependant, nous ne sommes pas encore sortis de la pandémie. Nous devons encore faire plus.
Tout au long de la pandémie, les gens ont eu du mal à payer leurs factures. Ils luttent pour nourrir leur famille et payer le loyer. Nous ne sommes pas encore sortis de la crise, de la pandémie. Les familles et notre économie ont besoin de soutien pour aller de l'avant.
En août, une fois terminée la prolongation pour laquelle nous nous sommes battus bec et ongles, de nombreuses familles ne pourront toujours pas recommencer à travailler, pour la simple et bonne raison qu'il n'y aura pas d'emplois pour tout le monde. Les Canadiens, les familles, l'économie et le pays lui-même ont besoin que la Prestation canadienne d'urgence soit prolongée.
Quand ils réagiront au portrait économique présenté aujourd'hui, les conservateurs ne manqueront pas de nous resservir le même argument éculé selon lequel les programmes d'aide aux Canadiens doivent prendre fin. Quant aux libéraux, nous savons qu'ils se serviront de ce même portrait économique comme excuse pour couper dans l'aide aux Canadiens et aux familles qui en ont besoin.
Quoique très sérieux, ce portrait nous offre aussi un choix très important: chaque fois que le pays est en difficulté, le gouvernement — qu'il soit libéral ou conservateur — s'empresse de saigner et de pressurer avant tout les familles de travailleurs et les gens ordinaires. Il ne demande jamais aux mieux nantis, à ceux qui sont tout en haut de la pyramide, de payer leur juste part.
Si le gouvernement doit réduire les coûts, il devrait récupérer les milliards de dollars qu'il accorde en allégements fiscaux aux Canadiens les plus riches. Si le gouvernement doit réduire les coûts, et j'estime que c'est le cas, alors il devrait récupérer les milliards de dollars qu'on laisse filer dans des paradis fiscaux. Si le gouvernement doit accroître ses recettes, et j'estime que c'est le cas en cette période difficile, nous savons que des sociétés importantes ont engrangé d'énormes profits au cours de la pandémie, comme Netflix et Amazon, tout en ne payant presque pas d'impôt au Canada. Nous savons que les plus riches, ceux qui sont tout en haut de la pyramide, continuent d'amasser des fortunes, alors nous demandons au gouvernement d'instaurer un impôt sur la fortune applicable aux gens dont la fortune dépasse 20 millions de dollars.
Demandons aux plus riches de porter le poids de la pandémie et non aux familles et aux travailleurs, qui ont du mal à joindre les deux bouts.
Nous allons entendre les conservateurs et les libéraux se servir de la mise à jour économique d'aujourd'hui comme excuse pour réduire le soutien dont les gens dépendent encore. Au lieu de chercher des moyens de réduire l'aide à ceux qui en ont le plus besoin, le premier ministre et son gouvernement libéral doivent cesser de laisser les super riches éviter de payer leur juste part en leur accordant de gros cadeaux fiscaux et en les laissant cacher des milliards de dollars dans les paradis fiscaux. Si le gouvernement doit réduire les coûts, il devrait réduire les coûts des paradis fiscaux pour notre économie. En faisant de meilleurs choix, le gouvernement libéral pourrait faire payer leur juste part aux plus riches.
Encore une fois, regardons les choix qui s’offrent à nous.
Dans une situation économique difficile, il faut faire des choix difficiles, mais, trop souvent, on choisit de couper dans les programmes et les services dont les familles dépendent et dont elles ont désespérément besoin. C’est ce que semblent choisir les gouvernements conservateurs et souvent les gouvernements libéraux. Ils procèdent rapidement à des coupes dans les services et les programmes sur lesquels les familles dans le besoin comptent désespérément.
Je vous propose de choisir autre chose. Au lieu de couper dans les services et les programmes destinés aux familles dans le besoin, le gouvernement devrait couper dans les cadeaux juteux qu’il consent aux plus riches. Le directeur parlementaire du budget vient de parler de 27 milliards de dollars ou plus cachés dans les paradis fiscaux à l’étranger. Nous savons que les Canadiens les plus fortunés s’enrichissent toujours plus. Agissons sur deux fronts: mettons fin à l’évitement fiscal à l’étranger et faisons le nécessaire pour que les Canadiens les plus riches, ceux qui possèdent plus de 20 millions de dollars, paient leur juste part d’impôts. Imposons les fortunes de plus de 20 millions et utilisons cet argent pour financer des programmes au lieu de couper dans les services dont les familles ont besoin.
Pour les néo-démocrates, le choix est clair. Nous serons toujours du côté des travailleurs. Nous serons toujours du côté des gens et nous ne prendrons jamais le parti des grosses sociétés puissantes ni des super riches.
Tout au long de la pandémie, nous avons entendu le premier ministre et le gouvernement libéral prononcer de belles paroles. Même avant cela, ils ont dit de belles choses, mais, au bout du compte, ce ne fut que des mots vides. Je veux mettre en lumière ces choix et les paroles creuses du premier ministre.
Nous avons exercé des pressions sur le gouvernement pour qu’il s’engage à venir en aide sans délai aux Canadiens vivant avec un handicap. Le premier ministre a alors rendu public un plan qui n’a pas servi à tous les Canadiens des mois après qu'il ne se soit aucunement soucié d'aider les Canadiens handicapés. Les libéraux les ont totalement ignorés. Puis, quand ils ont présenté un plan, ils ne venaient pas en aide à toutes les personnes handicapées. En fait, le plan n’aidait même pas la majorité des Canadiens vivant avec un handicap.
Les libéraux avaient le choix. Ils auraient pu inclure dans leur plan des mesures pour tous ceux qui avaient besoin d’aide. Ils avaient le choix de venir en aide à tous les Canadiens handicapés. Le gouvernement libéral avait le choix, et il avait le temps d’élaborer un plan qui aurait permis de venir en aide à toutes les personnes dans le besoin: ceux qui reçoivent des prestations d’invalidité du RPC, les anciens combattants qui reçoivent du soutien, les étudiants et les bénéficiaires des programmes d’aide sociale des provinces ou des territoires.
Le gouvernement libéral a choisi de faire attendre les Canadiens handicapés. Alors qu’il disait à ces gens que l’aide allait tarder, il a pris des mesures immédiates pour venir à la rescousse des grandes sociétés, et ce, sans restrictions. Il n’a même pas limité l’aide à une société qui trichait ouvertement en ne payant pas sa juste part. D’autres pays ont banni ou refusé d’aider des sociétés qui recouraient à des paradis fiscaux à l’étranger, mais pas le Canada. Le gouvernement est venu en aide à de grosses sociétés au lieu d’aider les travailleurs. Il n’a pas limité son aide en plafonnant les primes versées aux PDG à un million de dollars, et il était prêt à donner de l’argent pour soutenir les grandes sociétés.
Lorsqu'il s'agit de ses amis bien branchés, le premier ministre ne s'arrête à rien. Cependant, lorsqu'il s'agit des personnes vivant avec un handicap, celles-ci attendent toujours que le gouvernement agisse.
Je vais établir rapidement des comparaisons.
Comme je l'ai dit, on a demandé aux Canadiens handicapés d'attendre, alors que les amis du gouvernement au sein de l'organisme UNIS ont reçu 1 milliard de dollars en un clin d’œil. Le gouvernement et le premier ministre prétendent être féministes, mais nous savons que les femmes ont été touchées de façon disproportionnée par la pandémie. Il ne peut pas y avoir de reprise économique si nous n'acceptons pas que la pandémie a des répercussions différentes en fonction du sexe, et que nous ne mettons pas en place un plan qui tient compte de ces différences. Cela signifie qu'il n'y aura pas de reprise économique sans investissement dans la garde d'enfants...
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NPD (BC)
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2020-07-08 15:56 [p.2571]
Madame la présidente, une des choses qui doit être soulignée selon moi au sujet de la réponse du gouvernement, c'est que, à chaque étape, le gouvernement libéral a cherché à en faire le moins possible. La seule façon d'obtenir plus pour les gens a été d'insister et de nous battre pour demander qu'on en fasse plus pour la population. Ce n'est pas comme si le gouvernement libéral allait le faire de toute façon et qu'il s'agissait simplement d'une question de rapidité; le gouvernement ne comprenait simplement pas la gravité de la situation.
L'absence d'une aide destinée aux Canadiens handicapés en est un bon exemple; c'était une question de choix. C'est la même chose concernant le manque d'engagements concrets pour aider les femmes à retourner au travail. Sachant que les femmes ont été disproportionnellement touchées, il faut concevoir un plan de relance qui réponde à cette situation et comprenne des mesures concrètes pour financer les services de garde, qui ont été dévastés par la pandémie.
Pour la suite, il faut mettre en œuvre des solutions concrètes qui répondent aux problèmes auxquels la population doit faire face et nous savons qu'il faudra insister et nous battre pour que le gouvernement libéral le fasse.
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NPD (BC)
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2020-07-08 15:57 [p.2571]
Madame la présidente, en ce qui concerne la relance économique, nous avons souvent dit une chose. Beaucoup de gens parlent d'un éventuel retour à la normale.
Or, quand je réfléchis à la relance économique, je constate qu'on ne peut pas retourner à la normale. La normale était une situation où les travailleurs les plus essentiels étaient les moins payés et où nos aînés dans les centres de soins de longue durée étaient les plus affectés par la pandémie.
Ce que je veux voir, dans la relance économique, c'est un effort pour améliorer nos programmes sociaux et nos services de santé. Voilà comment on peut aller de l'avant.
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NPD (BC)
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2020-07-08 15:59 [p.2571]
Madame la présidente, j'ai deux choses à dire.
Primo, je rappelle au député l'endroit où il se trouve en ce moment pour intervenir. Nous n'aurions pas pu nous réunir ici si nous n'avions pas pu le proposer. C'est le fruit de ce que nous avons négocié.
Secundo, le député doit être très prudent. Les conservateurs parlent beaucoup de l'importance du Parlement mais, si on examine leur fiche de présence, elle ne montre pas vraiment qu'ils y accordent une telle importance. C'est quelque peu problématique: d'un côté, les conservateurs soulèvent une préoccupation, puis, de l'autre, ils s'attirent des critiques. Cette situation ne sert ni le député ni son parti.
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NPD (BC)
Madame la présidente, les Canadiens qui veulent se renseigner sur la présence des députés peuvent consulter le site de la Chambre des communes. Ils y verront les données de chaque parti et constateront même quel parti, dont je tairai le nom, n'a obtenu que 40 % de présences pendant le dernier mois. Le député qui vient d'intervenir pourrait peut-être défendre ce bilan, un de ces jours.
J'ai le plaisir de parler aujourd'hui de la mise à jour économique.
Comme le chef du NPD vient de le faire avant moi, j'aimerais mentionner que nous ne pouvons pas affirmer que la stratégie mise en place inclut tout le monde puisque aucune mesure ne vise à aider les personnes handicapées à surmonter la pandémie. Près de 750 milliards de dollars ont été investis pour aider les banquiers, mais aucuns fonds n'ont été déployés pour l'ensemble des personnes handicapées, alors que 3 millions de Canadiens vivent avec un grave handicap. Il faut modifier cette mesure. Le gouvernement doit agir.
Je sais que le chef du NPD et l'ensemble de son caucus continuent de travailler à ce dossier. Nous devons offrir un soutien à toutes les personnes handicapées au pays.
Je ne reprendrai pas les paroles très éloquentes du chef du NPD, qui a parlé du portrait économique et du fait que le gouvernement ne fait rien à propos des revenus dont le Canada a besoin pour faire des investissements qui aideront les gens. Il a été très éloquent. Ses paroles se suffisent.
Je souhaite, pour ma part, parler de la période que nous vivons actuellement. Le ministre des Finances vient d'intervenir à la Chambre et de dire que tout le monde mettait la main à la pâte, que nous étions tous solidaires. Comme on a nommé à la Chambre beaucoup de groupes qui ont été négligés, il est évident que nous ne sommes pas encore tous solidaires et que le Canada ne prend pas les mesures qu'il devrait prendre durant cette pandémie.
Pour bien comprendre ce que nous devons faire maintenant et à l'avenir, nous pouvons examiner les précédents historiques de la grande génération de la Seconde Guerre mondiale. Tout comme aujourd'hui, dans les années 1920, il y avait au Canada d'incroyables iniquités. Il y avait une concentration de richesse qu'on n'a pas revue jusqu'ici. En 1929, cette iniquité avait atteint son sommet. Aujourd'hui, comme nous le savons, car le directeur parlementaire du budget nous en a informés, une tranche de 1 % des Canadiens possède autant de richesses que 80 % des autres Canadiens. La situation était la même en 1929, et c'est une des raisons qui ont mené à la crise des années 1930 et à l'effondrement de notre économie. Ensuite, les Canadiens sont partis outre-mer pour s'engager dans la guerre contre le fascisme. Beaucoup d'entre eux y ont laissé leur vie. Les noms de deux membres de ma famille sont inscrits sur le cénotaphe qui se trouve à New Westminster, devant l'hôtel de ville. Beaucoup d'autres familles partout au Canada ont également perdu des êtres chers.
Les gens de cette génération disaient qu'ils vivaient un moment charnière. Ils ne voulaient pas revenir à « avant » et à ses inégalités et ne voulaient pas revivre le terrible cataclysme économique qu'ils avaient vécu. Ils voulaient bâtir une société meilleure.
Je ne suis pas en train de dire que les gens de cette grande génération étaient parfaits. Ils n'ont rien fait pour remédier au passé colonialiste du pays ni pour se réconcilier avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits. Ils n'ont pas cherché à lutter contre le racisme systémique. Ils n'ont pas dénoncé ces réalités et ils n'ont rien fait pour les changer, et les effets dévastateurs de leur inaction se font sentir encore aujourd'hui.
Cela dit, même s'il étaient loin d'être parfaits, ils avaient une vision, une vision fondée sur l'investissement public afin que, dans toute la mesure du possible, personne ne soit laissé pour compte et que le pays devienne meilleur. Ils se sont attelés à la tâche.
Chez moi, à New Westminster, la maison où nous habitons, ma famille et moi, a été bâtie en 1948 et elle fait partie des 300 000 logements abordables qui ont été construits d'un océan à l'autre après la Seconde Guerre mondiale par ceux et celles qui formaient cette grande société. Ils ont décidé qu'ils ne reviendraient pas à la normale telle qu'ils la connaissaient. Ils ont décidé de bâtir une société meilleure, plus équitable et plus juste. Ils ont construit des logements abordables et ils ont doté le pays d'un vaste réseau d'hôpitaux et de centres de santé.
Comme nous le savons, la grande génération qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, également sous le leadership de Tommy Douglas, dans un Parlement en situation de gouvernement minoritaire comme celui-ci, a mis en place notre régime de santé universel, qui demeure aujourd’hui un pilier et l’une des choses dont les Canadiens sont les plus fiers.
Les néo-démocrates ont construit le système d’éducation à coup de collèges, d'universités et d'écoles secondaires. Nous avons construit des autoroutes et des systèmes de transport en commun. Nous avons mis en place des réseaux d’aqueduc à de nombreux endroits. Nous avons négligé les collectivités des Premières Nations, cela ne fait aucun doute, mais nous avons voulu construire une nouvelle normalité, meilleure que l’ancienne.
Nous sommes à une croisée des chemins semblable aujourd’hui. Comme le chef du NPD, le député de Burnaby-Sud, l’a dit avec éloquence à la Chambre, nous devons construire une nouvelle normalité, une meilleure normalité. Nous devons nous inspirer de la grande génération de l’après-guerre et de la façon dont elle a réagi aux événements de l'époque.
Créer une nouvelle normalité, qu'est-ce que cela signifie? Cela signifie de ne plus accepter l’idée que nous n’allons pas mettre réellement fin au colonialisme et en réalisant une réconciliation véritable et durable avec les membres des Premières Nations et les Métis.
Pour cela, nous devons nous battre. Le député de Burnaby-Sud est le plus ardent défenseur de cette cause à la Chambre des communes. Nous devons combattre et éliminer le racisme systémique dans toutes nos institutions et dans notre société.
Nous devons nous inspirer de la grande génération pour faire les investissements publics nécessaires en veillant à ce que personne ne soit laissé-pour-compte, que ce soit les personnes handicapées, les collectivités des Premières Nations ou les familles monoparentales. Nous devons faire les investissements publics nécessaires pour que notre nouvelle normalité soit différente et bien meilleure que l’ancienne.
Les statistiques des dernières décennies, après que la grande génération a fini son travail, donnent à réfléchir. Les gouvernements qui se sont succédé, et je parle autant des libéraux que des conservateurs à cet égard, ont taillé en pièces tout ce qui avait été construit après la Seconde Guerre mondiale. Ils ont taillé en pièces ce financement public, le régime fiscal équitable, dans lequel tout le monde, les riches comme les pauvres, payait sa juste part d’impôt et dans lequel les sociétés rentables ne pouvaient pas placer leur argent dans des paradis fiscaux. Ces sociétés faisaient plutôt des investissements publics ici. Tout cela a été taillé en pièces au cours des décennies suivantes.
Nous vivons actuellement une période de grands sacrifices. Nous voyons les travailleurs de première ligne en santé et les premiers répondants mettre leur vie en danger chaque jour. Nous avons vu la catastrophe de nos centres de soins de longue durée. Nous avons vu comment des gens sont intervenus, mais nous avons également vu les résultats horribles et les milliers de vies perdues au Canada.
Ces vies ne doivent pas avoir été perdues en vain. Cela veut dire que nous devons agir au cours de cette pandémie pour que personne ne soit laissé-pour-compte. Comme le député de Burnaby-Sud l’a dit de façon éloquente il y a quelques minutes, cela commence par les personnes handicapées, qui n’ont reçu aucune aide pendant la pandémie.
Cela signifie également que nous devons participer à la phase de reconstruction. Nous devons créer une nouvelle normalité qui est bien meilleure que l'ancienne. Elle doit répondre aux besoins de tous les Canadiens, assurer une véritable réconciliation nationale avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits, et éliminer le racisme systémique qui frappe notre pays, ainsi que tant d'autres.
Nous devons effectuer tous les investissements nécessaires à la reprise. Je parle notamment d'investissements dans la garde d'enfants, l'accès à l'éducation postsecondaire et la création d'emplois découlant de la transition vers une économie axée sur l'énergie propre, dont le député de Burnaby-Sud a aussi parlé avec beaucoup d'éloquence.
Nous devons créer une nouvelle normalité, et le caucus néo-démocrate est prêt à travailler avec tous les députés pour que le Canada soit un bien meilleur pays à la fin de la pandémie qu'il l'était à son commencement.
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NPD (BC)
Madame la présidente, je ne suis pas en désaccord avec le député, mais nous avons soulevé à maintes reprises des questions à la Chambre qui ont été appuyées par tous les députés. En ce qui concerne les personnes handicapées, trois mois se sont maintenant écoulés depuis qu'une motion exhortant le gouvernement à mettre en place des programmes d'aide pour toutes les personnes handicapées au Canada a été adoptée à l'unanimité à la Chambre des communes.
Nous voilà trois mois plus tard, et les Canadiens handicapés ont du mal à mettre du pain sur la table et à garder un toit au-dessus de leur tête. Ils ne reçoivent toujours pas d'aide du gouvernement malgré la collaboration de tous les députés pour leur en offrir. Le gouvernement doit agir. Nous savons qu'il est en mesure de prendre des mesures rapidement. Lorsque les banques ont crié à l'aide, le gouvernement n'a pas hésité à leur accorder 750 milliards de dollars, soit trois quarts d'un billion de dollars, sans consulter les parlementaires. Le moment est venu pour le gouvernement d'agir. Les personnes handicapées...
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NPD (BC)
Madame la présidente, le député n'est pas sans savoir que j'ai travaillé pour l'industrie pétrolière et gazière, à la raffinerie Shellburn en Colombie-Britannique. Celle-ci est maintenant fermée, comme bien d'autres raffineries, parce que la fabrication et la transformation ont pratiquement été abolies dans ce secteur. Je suis un ardent défenseur de l'énergie propre et j'estime que les travailleurs du secteur de l'énergie doivent revenir au travail dans ce secteur.
Pour ce qui est des changements climatiques, sachons que l'urgence climatique coûte déjà 5 milliards de dollars par année à notre économie. Les choses ne feront que s'accélérer et ce montant atteindra la barre des 50 milliards de dollars au cours des deux prochaines décennies. Il faut donc agir dès maintenant, notamment en appuyant la transition vers l'énergie propre.
Le député parle également d'une transition relative à la PCU. Comme il le sait très bien, nous avons réclamé des mesures de transition dans le cadre de la subvention salariale, pour que celle-ci soit offerte à l'ensemble des entreprises et des organismes sans but lucratif. Le gouvernement n'a pas encore agi en ce sens, mais cela demeure notre priorité pour le moment.
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PV (BC)
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2020-07-08 16:16 [p.2574]
Madame la présidente, je tiens d'abord à mentionner que nous nous trouvons sur le territoire des Algonquins, et je veux encore une fois les remercier sincèrement de leur patience et de leur générosité. Meegwetch.
Aujourd'hui, pour la première fois de l'histoire du Canada, nous examinons un portrait économique dressé et présenté par le ministre des Finances. Avant, on nous présentait des budgets complets, suivis d'énoncés économiques. Toutefois, je ne critiquerai pas la décision de nous présenter uniquement un portrait économique parce qu'il est difficile de savoir ce que l'on aurait pu faire de plus. C'est toujours plus utile d'avoir un maximum d'informations sur la situation économique, et de faire preuve d'un maximum de transparence. Il ne fait aucun doute que le ministre des Finances s'est mis très fréquemment à la disposition de tous les partis à la Chambre en cette période où nous naviguons en mer inconnue.
Il n'y a rien eu de parfait. Il aurait beaucoup mieux valu agir plus rapidement, mais personne n'a jamais eu à surmonter une épreuve comme celle-ci, aucun gouvernement et aucune génération avant nous ne l'a fait. Certes, il y a eu la peste noire, mais il n'y avait pas de réunions sur Zoom à l'époque, et il était absolument impossible de se fixer un cap. Je dirais donc que, dans l'ensemble, nous nous tirons aussi bien d'affaire, et même mieux, que tout autre gouvernement ou pays dans le monde. Ce n'est quand même pas peu dire, mais le portrait économique qu'on nous présente est manifestement très morose.
Nous avons maintenant une dette de plus d'un billion de dollars et le déficit cette année s'élève à 343 milliards de dollars. Sortir de cette crise ne sera pas facile. Cela dit, il est évident que notre santé économique est intrinsèquement liée à notre santé personnelle.
Comme il est dit dans le rapport, « le chemin vers la reprise demeure incertain et fondamentalement lié aux résultats en matière de santé publique, qui eux aussi sont incertains ». C'est clair maintenant que nous vivons une pandémie.
Plus rien n'est normal en ce moment. Ces dépenses ne sont pas normales. Tout cela n'a rien de normal. Toutefois, ce n'est pas la catastrophe. Il y a une issue à ce désastre économique, mais celle-ci dépend entièrement du chemin que nous emprunterons pour nous sortir du cauchemar sanitaire dans lequel nous nous trouvons.
Il n'a jamais été aussi évident que l'économie passe au second plan par rapport à la nature. C'est la nature qui est le boss maintenant.
Nous vivons à une époque qui rappelle à l'humanité, si elle avait besoin d'un tel rappel, que ce n'est pas elle qui commande. Nous avons beau avoir les meilleurs plans économiques et financiers, ou encore le meilleur ratio de la dette par rapport au PIB au sein du G7, comme c'était le cas avant la pandémie. Nous avions un bilan reluisant en matière d'emploi, alors que maintenant, nous avons un taux de chômage considérable.
Rien de tout cela n'était prévisible. Un virus microscopique, un parasite, a assailli l'humanité. Il ne s'en prend pas aux animaux. Pour une fois, ceux-ci sont épargnés. Ce virus cible les humains. Nous le propageons en voyageant. Nous le propageons dans nos collectivités. Nous avons appris toute une série de nouvelles expressions et avons dû aplanir la courbe.
La majorité des dépenses décrites dans ce document ont été approuvées à l'unanimité par le Parlement, ce qui est tout à notre honneur. Pour aider des millions de Canadiens à faire face à cette pandémie, nous avons déployé des mesures extraordinaires, des mesures dont le nom nous est désormais familier, comme la Prestation canadienne d'urgence, ou PCU. Nous avons prévu de l'aide pour les entreprises au moyen du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes. Nous leur avons aussi offert de l'aide sous la forme d'une subvention salariale. Sans ces initiatives, l'économie serait dans un pire état qu'elle ne l'est maintenant, et le PIB aurait probablement baissé d'environ trois points de pourcentage de plus. C'est ce que nous révèle le portrait économique. Ces résultats encourageants en matière d'économie ont aussi des répercussions positives sur la santé parce que l'économie et la santé sont complètement interreliées.
Je tiens cependant à souligner que l'économie n'a aucune incidence sur l'urgence climatique. En tant qu'êtres humains, nous ne pouvons pas davantage réécrire le code génétique du virus de la COVID-19 que nous pouvons réécrire les règles de la chimie atmosphérique. Nous ne pouvons pas réécrire les règles de la physique voulant que l'urgence climatique représente une menace plus grave à notre survie à long terme que la COVID-19.
Nous pouvons revoir et, potentiellement, réécrire certaines de nos règles économiques parce que c'est nous qui les avons créées. Nous les avons inventées et nous pouvons les réexaminer. Nous pourrions certainement envisager, par exemple, qu'aujourd'hui est le bon moment pour ce faire. Lorsque nous parlons de menaces et de ralentissement économique sans précédent, il y a souvent quelqu'un pour dire, le directeur parlementaire du budget notamment, que la situation actuelle n'est pas comparable à celle de 2008-2009, mais plutôt, vraisemblablement, à celle de la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Nos dépenses correspondent davantage à ce qu'on a vu alors. Notre relance ressemblera aussi plus à ce qu'on a vu à l'époque.
J'ai dit à la Chambre des communes il y a quelques mois, et je vais le redire, que le Canada devrait prendre l'initiative au niveau mondial ou du moins servir de catalyseur pour lancer une réflexion, à savoir si le temps n'est pas venu de tenir une autre conférence comme celle de Bretton Woods. Ne devons-nous pas repenser le rôle de la Banque mondiale? Les institutions de Bretton Woods ont été créées à l'époque afin de montrer la voie vers une relance économique soutenue après la guerre. C'était le travail du Fonds monétaire international de fixer les taux de change. Depuis la conférence de Bretton Woods, le FMI ne fixe plus les taux de change. Nous avons changé ces règles. Peut-être devrions-nous en changer d'autres.
Ce qui nous attend est une menace pour la vie de centaines de millions de personnes à l'échelle de la planète, en raison de la famine qui sévira après la pandémie. Je sais que les Canadiens pensent habituellement que nous ne pouvons pas leur demander, surtout en cette période de souffrance partout au pays, de penser aux plus démunis, mais nous devons le faire. Après la crise économique et la crise de la COVID-19, nous serons en meilleure posture que la vaste majorité des autres pays. Si des centaines de millions de personnes meurent de faim partout dans le monde, cela nous touchera sans aucun doute éventuellement. Toutefois, nous avons un rôle à jouer. Nous devons discuter de l'annulation de la dette de tous les pays en développement de façon à ce que les plus pauvres parmi les pauvres aient une chance de survie, combinée à une aide additionnelle en matière de sécurité alimentaire afin d'éviter le décès de centaines de millions de personnes, comme le prédisent déjà les organismes de secours et d'aide alimentaire des Nations unies.
Nous devons aussi repenser à la question de l'équité au Canada. Ce document indique très clairement que Finances Canada comprend la nécessité des services de garde, et je n'ai jamais vu de document provenant de ce ministère qui souligne ce besoin de manière aussi évidente. Il est évident que les gens qui veillent à la prospérité et à la relance économiques comprennent que les parents ne peuvent pas retourner au travail si les écoles sont fermées, si les écoles ne sont pas sûres, si les garderies sont fermées ou s'ils ne peuvent pas trouver de place en garderie.
Il se trouve qu'un certain nombre de députés, hommes et femmes, sont aussi en mesure de le comprendre en ce moment. Les mères sont les plus susceptibles de rester à la maison. Si la situation défavorable et l'inaccessibilité des services de garde amènent les femmes à rester à la maison, cela représentera une menace démographique et économique jamais vue depuis les années 1960. Nous savons que nous ne pouvons pas nous permettre un tel revers économique. Nous savons que cela représente un recul inacceptable pour les droits des femmes. Nous devons assurer l'accès à des services de garde pour tous les enfants, et il faudra des solutions très créatives pour y arriver.
Le document fait état d'une « entente sur la relance sécuritaire », soit 14 milliards de dollars qui n'ont pas encore été affectés et qui n'ont pas encore été dépensés par le gouvernement fédéral pour aider les provinces. Toutefois, 14 milliards de dollars ne seront pas suffisants pour couvrir les sept volets indiqués, qui comprennent les services de garde, les congés de maladie et le renforcement de la capacité en matière de soins de santé, en particulier dans les maisons de soins de longue durée.
Je parlais récemment à Sharleen Stewart, qui est à la tête d'un syndicat qui représente 60 000 travailleurs, y compris des travailleurs des soins de longue durée partout au Canada. Elle m'a dit que la plupart de ces travailleurs ne sont pas encore retournés au travail, car ils ne pensent pas que les maisons de soins de longue durée soient un endroit sécuritaire pour eux.
Tant que les maisons de soins de longue durée seront gérées par des entreprises à but lucratif, nous ne pourrons avoir la certitude qu'on s'occupe bien des aînés ou que les travailleurs qui s'en occupent, les travailleurs de première ligne, sont en sécurité. Cela, c'est sans parler de la nourriture qu'on sert lorsque les propriétaires de ces maisons décident de trouver toutes sortes de moyens de réduire les coûts pour augmenter les profits.
Cette question doit être examinée au fédéral. Il faut trouver une façon d'établir des normes nationales en matière de maisons de soins de longue durée en vertu de la Loi canadienne sur la santé. Ces 14 milliards de dollars ne suffisent même pas à répondre aux seuls besoins des municipalités, qui sont un seul élément de la liste des sept priorités. Il faut faire plus. Nous devons être prêts à dépenser plus.
Sur ce, je vais maintenant aborder un point soulevé précédemment par mon collègue de New Westminster—Burnaby. Bien qu'on mentionne ici des fonds destinés aux personnes handicapées comme s'ils avaient été dépensés, rien n'a encore été fait pour elles. Le document que nous avons ici a été rédigé comme si les choses s'étaient passées différemment ici le 10 juin dernier.
Le 10 juin dernier dans cette enceinte, le gouvernement a accepté de retirer un élément de son projet de loi, un projet de loi qui n'était pas acceptable car il impliquait des mesures de récupération et des sanctions pénales liées à la Prestation canadienne d'urgence, objet de ma principale objection. Le gouvernement a alors proposé un projet de loi portant strictement sur cet élément, soit le paiement unique non imposable pour les Canadiens ayant un certificat valide pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées. Pour ce faire, nous devions apporter un changement législatif permettant de communiquer les informations de l'Agence du revenu du Canada afin que la prestation unique puisse être versée aux personnes bénéficiant du crédit d'impôt pour personnes handicapées. N'oublions pas que ce n'est pas l'ensemble des personnes vivant avec un handicap au Canada qui ont besoin d'aide, mais au moins c'était un pas dans la bonne direction.
Je voulais franchir ce pas, et lorsque nous avons demandé le consentement unanime, nous ne l'avons pas obtenu. Honte à ceux qui ont dit non. Nous devions faire ce pas. Le leader du gouvernement à la Chambre des communes nous a soumis cette proposition aux fins de consentement unanime, et elle aurait dû être adoptée. Nous devons trouver un moyen d'aider les personnes handicapées, et nous devons le faire rapidement. Il y a un certain nombre de domaines qui ne sont pas encore couverts. Il y a des besoins qui ne sont pas satisfaits, et cela dans le contexte de la crise immédiate. Lorsque nous aurons dépassé le stade de la crise immédiate et que nous nous apprêterons à relancer l'économie, nous devrons vraiment voir grand.
Je ne sais pas combien de députés ont remarqué la chronique de Brian Mulroney qui a été publiée il y a quelques semaines dans le Globe and Mail comme une publicité couvrant toute la dernière page du quotidien. J'étais heureuse qu'il réclame la création d'un revenu minimum garanti. Mes collègues sur les banquettes du Nouveau Parti démocratique appuient tous cette mesure, à l'instar des verts. Nous souhaitons ardemment que la Prestation canadienne d'urgence se transforme progressivement et rapidement en revenu minimum garanti. À l'autre endroit, le chef du Groupe des sénateurs indépendants a demandé au Bureau du directeur parlementaire du budget d'examiner ce dossier, et il a découvert que cette mesure serait moins coûteuse que la Prestation canadienne d'urgence. C'est sans compter les économies que l'on pourrait réaliser dans le système de santé public et le système correctionnel. Nous devons mettre en place un revenu minimum garanti dans le cadre de notre prochaine étape de transformation.
Le député de New Westminster—Burnaby a parlé de ce qui s'est passé à la Chambre à la fin des années 1960 et au début des années 1970, lorsque Tommy Douglas, David Lewis et le gouvernement du très honorable Lester B. Pearson ont posé les fondements de notre filet de sécurité sociale. Nous n'avons pas franchi d'étape de transformation importante depuis.
Nous devons instaurer un régime d'assurance-médicaments. Nous devons instaurer un revenu minimum garanti. Nous avons besoin de ces mesures pour redessiner l'avenir après la pandémie. Nous pouvons reconstruire quelque chose de mieux. Nous pouvons progresser au lieu de revenir à la situation antérieure. Ce sont des idées qui circulent beaucoup ces jours-ci. Elles suscitent une discussion très animée, avec de solides échanges, qui sont loin d'être marginaux puisque Brian Mulroney lui-même, un ancien premier ministre progressiste-conservateur, y prend part en nous proposant certaines mesures. Nous devons voir grand et être audacieux. À cet égard, voici une expression qui me plaît bien: « Le gradualisme crée des améliorations graduelles ».
Chers collègues, ce n'est pas le temps des améliorations graduelles. Nous devons rebâtir l'économie et nous devons le faire sans oublier personne, y compris les plus démunis, peu importe où ils se trouvent dans le monde.
Nous devons intensifier nos efforts et adopter des mesures compatibles avec l'idée que « la lutte contre les changements climatiques ne peut pas attendre. » L'urgence climatique n'attendra pas. Les négociations sur le climat de 2020 ont été remises jusqu'en 2021, mais si nous décidons que les mesures pour lutter contre les changements climatiques peuvent aussi être repoussées jusqu'en 2021, nous jouerons dangereusement à la roulette russe avec l'avenir de nos enfants.
Dans les dépenses qu'il faudra inévitablement continuer de faire à l'avenir, nous devrons miser sur les sources d'énergie renouvelable et sur l'efficacité énergétique pour tous les projets de construction et de rénovation. Il faut que nous nous inspirions des études réalisées dans le monde sur ce qui stimule le mieux l'économie, ce qui permet aux gens de retourner au travail et ce qui apporte de grandes améliorations, notamment les activités aussi simples que de planter des arbres, beaucoup d'arbres.
J'ai examiné ce portrait économique et budgétaire, et je le trouve encourageant. Très peu de gens trouveraient un déficit de 343 milliards de dollars encourageant, mais c'est le portrait économique auquel nous devons faire face. Compte tenu des indicateurs économiques et de notre force en tant que pays, je suis convaincue que nous sommes à la hauteur de la tâche qui nous attend.
Le Canada est très chanceux, puisqu'il jouissait d'une solide santé financière avant la pandémie. Comme de nombreuses entreprises sont encore en difficulté, il faut agir afin d'éviter des faillites. Il faut aussi aider les petites entreprises et voir à ce que les municipalités reçoivent le soutien dont elles ont besoin, ce qui signifie que le gouvernement fédéral doit continuer de dépenser. Autrement, s'il fallait écouter ceux qui agitent constamment le spectre du déficit, le Canada courrait le risque de sombrer dans une grande dépression.
Nous devons donc continuer sur la même voie et jeter un regard critique à la théorie monétaire qui a cours. Nous devons nous demander pourquoi il faut emprunter à des banques commerciales alors que, lorsqu'il est question de la richesse et la dette souveraines, nous pouvons nous prêter nous-mêmes l'argent. Les fonds peuvent provenir du Canada, ce qui nous évitera d'être à la merci des banques commerciales ou des chasseurs d'obligations de New York. Il est temps de nous demander comment agir à titre de nation souveraine. Comment pouvons-nous penser l'avenir avec enthousiasme, au lieu d'agir comme des comptables bornés ou des gens étroits d'esprit et dépourvus de toute vision? Pour y arriver, nous devons aborder la situation de manière aussi positive que possible. Nous devons être novateurs.
Lorsque l'on considère le problème de la réouverture des écoles, nous savons que les écoles ne peuvent pas rouvrir, parce qu'elles n'offrent pas assez d'espace pour la distanciation sociale des enfants. Les écoles sont petites comparativement à l'espace qui sera nécessaire. Nous devons cesser de nous arrêter aux obstacles que posent les sphères de compétences et faire preuve de créativité. Où y a-t-il beaucoup d'espace vide pour les écoliers? Je pense aux centres de congrès qui demeureront vides. Ne pouvons-nous pas pour une fois penser au-delà des limites constitutionnelles et de celles des sphères de compétence, et déclarer qu'il y a urgence? Si nous voulons que les enfants retournent à l'école et que des enseignants reviennent enseigner — ce que souhaitent les enseignants —, quels actifs pouvons-nous mobiliser rapidement? Nous sommes au début de juillet. La rentrée scolaire est censée avoir lieu en septembre. Je ne vois personne proposer un véritable plan. Oui, il nous faut des services de garde; oui, les écoles doivent rouvrir; oui, les gouvernements fédéral et provinciaux et les municipalités doivent collaborer avec les gouvernements autochtones, les Métis, les Inuits et les Premières Nations. Tous les groupes de Canadiens intelligents, innovateurs et créatifs doivent être présents à la table, non pas pour se dénigrer mutuellement, mais pour s'entraider, parce qu'en tant que Canadiens nous savons à quel point nous sommes bénis.
Nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge, et nous avons au moins compris que nous devons écouter les scientifiques. Il faut écouter les recommandations des scientifiques concernant la COVID-19, mais aussi concernant l'urgence climatique. Nous devons nous tourner vers les moyens les plus innovateurs et créatifs pour relancer l'économie.
Je suis contente d'avoir pu exposer quelques-unes de mes réflexions sur le portrait économique d'aujourd'hui, et j'espère que tout le monde a pu les entendre. Nous devrons nous contenter d'un simple cliché au lieu d'un portrait en Kodachrome, qui nous offrirait le spectre complet des couleurs.
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PV (BC)
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2020-07-08 16:36 [p.2577]
Monsieur le Président, j'aimerais remercier la députée de Long Range Mountains.
Ce document est exceptionnel pour son analyse approfondie fondée sur les sexes. Je ne me rappelle pas avoir déjà vu quelque chose d'aussi bien fait que l'annexe 1, pour les gens qui regardent de la maison. On y retrouve une ventilation par programme, par secteur, pour expliquer comment la pandémie de COVID-19 a affecté les femmes, de façon à ce que l'analyse comparative entre les sexes soit claire.
Je résumerais la solution à ceci: services de garde d'enfants. Les femmes en ce moment sont à risque de ne pas pouvoir retourner au travail parce qu'il n'y a personne d'autre qu'elles pour prendre soin des enfants, et nous avons besoin de services de garde d'enfants.
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PV (BC)
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2020-07-08 16:39 [p.2577]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Battle River—Crowfoot de me donner l'occasion parfaite pour affirmer que je ne vois pas comment nous pouvons siéger en personne à la Chambre sans mettre en péril la santé des gens de nos circonscriptions et notre propre santé.
Je ne comprends pas pourquoi les conservateurs s'entêtent à dire que nous pourrions siéger ici. Tout ce dont nous avons besoin, et je supplie le député de Battle River—Crowfoot de se faire la voix de la raison au sein de son caucus, c'est d'une façon de voter à distance. Les députés de l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique tiennent des votes à partir de la maison, et ce, même si certains se trouvent en région éloignée. On vote à distance en Colombie-Britannique. D'autres pays le font aussi.
Si le vote à distance était possible, nous pourrions présenter des projets de loi d'initiative parlementaire. Nous pourrions présenter la mesure législative qui traîne depuis longtemps pour réformer l'aide médicale à mourir, dont on a désespérément besoin. Nous pourrions présenter le projet de loi nécessaire pour édicter la loi sur la responsabilité climatique. Nous sommes ici, incapables d'adopter ne serait-ce qu'une mesure pour permettre au gouvernement du Canada de savoir qui sont les bénéficiaires du crédit d'impôt pour personnes handicapées parce que le consentement unanime n'a pas été accordé. Nous devons être en mesure de voter à distance en temps de pandémie, et seulement dans ces circonstances. Pendant une pandémie, la Chambre doit pouvoir fonctionner pleinement.
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PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2020-07-08 16:42 [p.2578]
Monsieur le Président, je tiens aussi à remercier la députée d'Edmonton Strathcona de son leadership dans les dossiers liés à l'élimination de la pauvreté à l'échelle mondiale.
Je porte cette épinglette. Pour les gens qui se posent la question, le directeur national de santé publique du Québec porte une épinglette identique, et les gens me demandent si je l'ai obtenue au Québec. Elle représente les 17 objectifs de développement durable que le Canada s'est engagé à atteindre. Nous devrions renouveler notre engagement à les atteindre. Il convient tout à fait de dire que notre objectif à long terme devrait être de consacrer 0,7 % de notre revenu national brut à l'aide au développement à l'étranger et que, en cette période de pandémie, 1 % des dépenses liées à la COVID devraient et doivent servir à l'atteinte des objectifs de développement durable.
Voir le profil de Ken Hardie
Lib. (BC)
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2020-07-08 16:42 [p.2578]
Monsieur le Président, je veux vous faire part d'une statistique intéressante provenant de la chambre de commerce de Surrey, en Colombie-Britannique. Depuis le début de la pandémie, la Colombie-Britannique a perdu environ 350 000 emplois, mais de ce nombre, environ 250 000, ou 72 %, étaient des emplois précaires.
Je pense que nous pouvons faire mieux à l'avenir, et j'aimerais entendre les commentaires de la députée de Saanich—Gulf Islands à ce sujet. En plus d'améliorer la situation des gens occupant des emplois précaires, nous pouvons aussi lutter contre ce gaspillage de ressources humaines au Canada. En effet, ces gens gaspillent leur énergie à faire un travail dont la valeur est relativement peu élevée. Je me demande si la députée a une idée de ce qui pourrait être fait à l'avenir pour tirer ces personnes vers le haut, ce qui permettrait aussi de tirer tout le pays vers le haut.
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PV (BC)
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2020-07-08 16:43 [p.2578]
Monsieur le Président, le député de Fleetwood—Port Kells a tout à fait raison. Nous en avons déjà discuté. Par le passé, nous nous sommes contentés de ce qui ne convenait pas, en pensant que c'était normal. Les foyers de soins de longue durée ne convenaient pas, pas plus que le fait que des personnes tirent de l'arrière dans notre économie et qu'elles soient laissées pour compte. La situation ne convenait pas non plus pour les personnes aux prises avec la crise des opioïdes.
Pensons aux jeunes, notamment, qui font partie de ce qu'on qualifie d'économie des petits boulots, occupant des postes très précaires, sans aucune sécurité d'emploi. L'une des meilleures solutions réside dans un revenu minimum garanti, qui fournirait à tous le strict minimum pour subvenir à leurs besoins fondamentaux et demeurer au-dessus du seuil de la pauvreté, et au-delà duquel il leur serait possible de gagner un revenu.
Le monde du travail allait changer bientôt, de toute manière, à cause de l'intelligence artificielle. Le Congrès du travail du Canada a fait une grande étude à ce sujet. Nous devons anticiper des vents contraires assez importants auxquels nous n'avons pas encore été confrontés, comme l'intelligence artificielle et une urgence climatique, alors que nous continuons à lutter contre la pandémie. Cela signifie que nous devons créer un filet de sécurité sociale qui ferait en sorte que tous les Canadiens aient un toit au-dessus de leur tête et de quoi nourrir leurs enfants. Une fois cela acquis, ils pourront continuer à travailler et décider comment gagner de l'argent. Qu'ils soient entrepreneurs, enseignants ou travailleurs de la santé de première ligne, ils doivent savoir que leur situation n'est pas précaire au point qu'un seul chèque de paie perdu les ferait passer entre les mailles du filet.
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PV (BC)
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2020-07-08 16:46 [p.2579]
Monsieur le Président, je suis tout à fait d'accord avec le député sur le rôle joué par les organismes privés sans but lucratif. Dans ma circonscription, on trouve de merveilleux établissements de soins administrés par des sociétés sans but lucratif, plutôt que par des organismes gouvernementaux.
Je conviens que nous devons protéger la liberté de conscience des travailleurs. Cependant, c'est beaucoup plus difficile à faire au niveau institutionnel. Par ailleurs, je ne crois pas être sur la même longueur d'onde que le député pour ce qui est des raisons indirectes, mais peut-être fondamentales, qui l'ont poussé à poser sa question.
Je conviens toutefois que nous devons tenir compte des établissements de santé privés à but non lucratif et vraiment souligner le travail de leurs bénévoles.
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NPD (BC)
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2020-06-17 14:44 [p.2488]
Monsieur le Président, je tiens aussi à présenter une motion demandant le consentement unanime.
Il y a eu des discussions et j'espère que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante: Que, la Chambre reconnaisse qu'il existe un racisme systémique dans la GRC puisque plusieurs Autochtones sont décédés aux mains d'agents de la GRC au cours des derniers mois, et demande au gouvernement de faire ce qui suit: a) revoir le budget de près de 10 millions de dollars par jour de la GRC et la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada et augmenter les investissements non policiers dans les interventions non violentes, la désescalade et le soutien en matière de santé mentale et de toxicomanie; b) veiller à ce que la GRC rende réellement des comptes au public; c) publier tous les rapports de la GRC sur les incidents de recours à la force, ainsi que les coûts de règlement connexes; et d) lancer immédiatement un examen complet des pratiques de recours à la force de la GRC, dont les tactiques enseignées et la formation donnée aux agents de la GRC concernant les rapports de ces derniers avec le public.
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NPD (BC)
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2020-06-17 14:48 [p.2489]
Madame la Présidente, il est vrai que je l'ai traité de raciste, et je crois qu'il l'est.
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NPD (BC)
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2020-06-17 14:49 [p.2489]
Madame la Présidente, je ne le ferai pas.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 15:51 [p.2497]
Madame la présidente, nous n'enlèverons pas les incitatifs au travail. Si nous avions décidé d'offrir une prestation couvrant deux semaines, la semaine prochaine, cela aurait été plus facile. Or, bien sûr, les personnes n'auraient pas accepté de travailler.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:02 [p.2498]
Madame la présidente, pendant que nous nous efforcions d'aider tous les travailleurs, il est devenu très évident que le régime d'assurance-emploi n'était pas conçu pour composer avec une situation de pandémie. Il n'aide manifestement pas les personnes qui ne cotisent pas à l'assurance-emploi, les personnes qui ne peuvent pas travailler parce qu'elles doivent prendre soin des enfants ou les personnes qui sont malades en raison d'une pandémie nationale causée par un virus. Lorsque nous avons exclu tous les travailleurs du régime d'assurance-emploi pendant la durée de la Prestation canadienne d'urgence, nous l'avons fait en sachant que tout le monde finirait par être repris en charge par le régime et que, à ce moment-là, il nous faudrait composer avec les difficultés très concrètes qui viennent avec le fait de réintégrer des millions de personnes dans un régime qui ne couvre pas des millions d'autres personnes.
Nous voulons évidemment trouver des solutions pour que le régime d'assurance-emploi reprenne en charge les personnes qui sont admissibles à l'assurance-emploi et pour aider les travailleurs qui ne sont actuellement pas couverts par le régime puisque, pour de nombreuses personnes, la Prestation canadienne d'urgence prendra fin en septembre.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:04 [p.2499]
Madame la présidente, nous nous sommes engagés à faire passer la période des prestations de maladie de l'assurance-emploi de 15 à 26 semaines.
Pour ce qui est des travailleurs autonomes, nous savons que le régime de l'assurance-emploi leur permet de contribuer à la caisse et de toucher des prestations particulières, comme des congés de maternité ou des congés parentaux, mais pas les prestations régulières. Naturellement, tandis que nous envisageons d'assurer la transition des travailleurs et de continuer à les appuyer...
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:07 [p.2499]
Madame la présidente, je peux assurer à la Chambre et à l'ensemble des Canadiens que nous ne nous sommes pas contentés d'offrir aux personnes handicapées une mesure conçue spécialement pour elles. Nous avons inclus des dispositions relatives aux personnes handicapées dans toutes les mesures que nous avons adoptées. Une somme additionnelle de 750 $ par mois est accordée aux étudiants handicapés et aux étudiants ayant des personnes à charge qui demandent la prestation pour étudiants.
On sait que, la semaine dernière, le gouvernement s'est heurté à l'absence de consentement unanime à la Chambre, un sérieux contretemps qui l'a empêché de verser la prestation promise aux personnes handicapées. Toutefois, les gens peuvent être certains que nous allons tenir nos engagements envers les Canadiens handicapés. Nous étudions d'autres solutions et nous espérons trouver une autre façon de procéder qui ne nécessite pas de modification législative.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:11 [p.2500]
Madame la présidente, une grande partie de l'enveloppe de 9 milliards de dollars pour les étudiants visait en fait l'établissement de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant. Je suis ravie d'informer la Chambre du lancement, dans les prochains jours, de la plateforme « Je veux aider », qui présentera aux étudiants les possibilités de services disponibles. Ils pourront ainsi accumuler des heures en vue d'obtenir une bourse du gouvernement pour le bénévolat qu'ils auront fait pendant l'été. Nous sommes conscients que le temps presse, mais les étudiants ont été très clairs: ils veulent des possibilités de bénévolat significatives. Nous serons heureux de leur en fournir.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:13 [p.2500]
Madame la présidente, je peux assurer à tous les députés que nous voulions suivre le plus possible la politique d'aide financière aux étudiants. Nous avons établi la limite d'âge à 12 ans après avoir jugé que les besoins de services de garde sont plus importants pour les enfants de cette tranche d'âge. J'accueille avec plaisir toute rétroaction sur nos programmes. Après tout, nous voulons qu'ils soient aussi efficaces que possible.
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PCC (BC)
Madame la présidente, j'adresserai mes questions à la ministre de l'Emploi.
Le budget des dépenses prévoit 155 millions de dollars au titre du programme Emplois d'été Canada. Or, ce programme coûte généralement beaucoup plus. Le chiffre qui figure dans le budget indique-t-il une réduction ou une augmentation du coût initial du programme?
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:36 [p.2504]
Madame la présidente, ces 155 millions de dollars correspondent aux premiers crédits inscrits dans le budget des dépenses. Le reste des crédits alloués, si je ne m'abuse 130 millions de dollars, figureront dans le budget supplémentaire des dépenses à l'automne, une fois que nous aurons établi exactement combien d'emplois ont été pourvus.
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PCC (BC)
Madame la présidente, des députés conservateurs d'un bout à l'autre du pays rapportent que les gens de leurs circonscriptions affirment que ce programme est sous-financé. Pourquoi serait-ce le cas?
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:37 [p.2504]
Madame la présidente, j'assure à tout le monde à la Chambre que ce programme n'est pas sous-financé. Nous nous sommes engagés à financer 70 000 emplois, et c'est exactement ce que nous allons faire. En fait, ce vendredi, la dernière vague d'emplois sera versée dans la banque d'emplois. Je peux garantir que ce programme sera utilisé au maximum — ce qui est une bonne nouvelle — grâce aux modalités plus souples que nous avons introduites cette année.
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PCC (BC)
Madame la présidente, en vertu de la Loi sur les paiements relatifs aux événements de santé publique d'intérêt national, le gouvernement doit verser 728 millions de dollars pour soutenir les étudiants et les jeunes touchés par la crise de la COVID-19. Il s'agit d'une dépense substantielle, mais aucune précision n'a été fournie à cet égard. À quoi cet argent servira-t-il?
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:37 [p.2505]
Madame la présidente, cette somme s'inscrit dans l'engagement de 9 milliards de dollars pour soutenir les étudiants et créer 116 000 emplois à l'échelle du pays dans le cadre de la Stratégie emploi et compétences jeunesse.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:38 [p.2505]
Madame la présidente, je peux assurer au député d'en face que nous veillons à ce que chaque dollar investi dans ces emplois serve à procurer aux étudiants une expérience de travail de qualité, afin qu'ils puissent acquérir des compétences et contribuer à la société comme nous savons qu'ils souhaitent le faire.
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PCC (BC)
Madame la présidente, en l'absence de détails, nous ne pouvons pas faire autrement que de considérer qu'il s'agit d'une caisse occulte.
Passons maintenant à la question suivante. En quoi consiste la somme de 37 millions de dollars destinée à augmenter la capacité à assumer la charge de travail liée à la Sécurité de la vieillesse?
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:38 [p.2505]
Madame la présidente, je pense que cette somme est attribuable au fait que le nombre d'aînés qui touchent la Sécurité de la vieillesse a augmenté et que le montant qu'ils reçoivent dans le cadre de ce programme a été bonifié en raison de la hausse du coût de la vie.
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PCC (BC)
Madame la présidente, le gouvernement avait promis que le budget de la Stratégie emploi et compétences jeunesse augmenterait de 153,7 millions de dollars, mais ce budget indique une hausse de seulement 5,25 millions de dollars. Pourquoi est-ce le cas?
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:39 [p.2505]
Madame la présidente, je peux vous assurer que les sommes que nous avons promis de dépenser dans le cadre de la Stratégie emploi et compétences jeunesse permettront aux jeunes d'acquérir une bonne expérience de travail pendant l'été. En fait, les expériences de travail se prolongeront jusqu'en février grâce aux assouplissements que nous avons apportés au programme.
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PCC (BC)
Madame la présidente, je vais donner une autre chance à la ministre. Pourquoi le budget supplémentaire des dépenses ne prévoit-il que 5,25 millions de dollars pour ce programme?
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:39 [p.2505]
Madame la présidente, je reviendrai là-dessus pour le député si je me trompe, mais je crois que nous avons divisé la Stratégie emploi et compétences jeunesse en un certain nombre de postes budgétaires. Il suffit de les additionner. Je peux lui transmettre les chiffres. Je suis désolée de ne pas les avoir en mémoire, mais ils sont tous détaillés dans le budget principal des dépenses.
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PCC (BC)
J'aimerais bien obtenir ces chiffres, madame la présidente.
Dans le cadre de ce programme, le gouvernement a annoncé 9,2 millions de dollars pour des emplois dans le secteur agricole, mais on n'affecte que 5,25 millions de dollars au programme. Comment est-ce possible?
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:40 [p.2505]
Madame la présidente, je peux vous assurer que nous avons annoncé que nous ferions travailler 7 000 jeunes de tout le pays dans le secteur agricole, et c'est exactement ce que nous faisons. Nous devions déjà redistribuer un peu d'argent du secteur agricole et, par conséquent, nous n'avons dû dépenser que cette somme pour offrir un tel nombre d'emplois.
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PCC (BC)
Madame la présidente, dans le même ordre d'idées, on accorde 5 millions de dollars au Programme de stages pratiques pour étudiants alors qu'on avait promis 80 millions de dollars. Que se passe-t-il?
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:40 [p.2505]
Madame la présidente, ces 5 millions de dollars nous permettront d'atteindre notre objectif général de 85 000 stages. Comme je l'ai dit dans ma première réponse, le reste de l'argent sera inclus dans le budget supplémentaire des dépenses quand nous aurons une meilleure idée de combien d'argent exactement...
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PCC (BC)
Madame la présidente, la ministre ne comprend-elle pas que les députés ne savent pas lire dans la tête des gens? Si le gouvernement ne dit pas tout, ils ne peuvent pas trouver de réponses aux questions qui leur viennent en tête quand ils passent en revue les budgets des dépenses. J'aimerais vraiment que le gouvernement en dise plus sur tous ces programmes et qu'il nous en informe plus tôt.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:41 [p.2505]
Madame la présidente, il faut comprendre que nous avons fait des annonces capitales depuis le début de la pandémie et que les sommes correspondantes se retrouveront dans le budget supplémentaire des dépenses, au fur et à mesure que les programmes annoncés prendront forme, dans les semaines et les mois à venir.
Les députés auront alors accès à des données plus complètes et de meilleure qualité.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:47 [p.2506]
Madame la présidente, je suis honorée de prendre la parole à la Chambre aujourd'hui au sujet du budget supplémentaire des dépenses du gouvernement afin de souligner d'importants programmes que nous finançons en vue d'aider les Canadiens en cette période difficile.
Le Parlement a déjà approuvé, au moyen d'autres projets de loi, l'objet des dépenses législatives, ainsi que les conditions qui doivent être réunies pour les effectuer. Par conséquent, les changements aux postes législatifs sont présentés dans le budget supplémentaire des dépenses uniquement à titre d'information. Ces priorités sont financées par les crédits demandés dans le budget principal des dépenses du ministère dont je suis responsable pour l'exercice 2020-2021. La majorité des rajustements qui figurent au budget supplémentaire des dépenses visent des mesures liées à la COVID-19 ainsi que les étudiants, les jeunes et les aînés.
Tout d'abord, je me permets de nous ramener à mars 2020, lorsque l'économie canadienne a fermé presque du jour au lendemain. Il est rapidement devenu évident que notre filet de sécurité habituel ne permettrait pas de faire face au volume de personnes qui perdaient leur emploi. Les Canadiens avaient besoin que leur gouvernement agisse rapidement, et c'est ce que nous avons fait. Nous avons adopté la Loi sur la prestation canadienne d'urgence et créé la Prestation canadienne d'urgence.
Pour les travailleurs admissibles, la Prestation canadienne d'urgence fournit un soutien temporaire au revenu de l'ordre de 500 $ par semaine, pour une période pouvant aller jusqu'à 16 semaines. Pour donner aux députés une idée de l'ampleur des besoins, plus de 8 millions de travailleurs ont touché plus de 40 milliards de dollars de prestations.
Puis, lorsque juin est arrivé, il est devenu évident que nous devions rajuster le programme, car, pour beaucoup, les prestations prendraient bientôt fin. De plus, nous étions conscients que la reprise économique allait se faire lentement et de manière inégale au pays. Nous savions en outre qu'environ 1,2 million de Canadiens qui ont bénéficié d'une aide financière grâce à la Prestation canadienne d'urgence n'en avaient plus besoin.
Sachant que de nombreux Canadiens ont toujours besoin d'aide, nous avons annoncé hier la prolongation de la Prestation canadienne d'urgence pour huit semaines supplémentaires, toujours à raison de 500 $ par semaine. Cela aidera beaucoup les Canadiens qui n'ont tout simplement plus d'emploi ou dont le lieu de travail et l'industrie n'ont toujours pas repris leurs activités. Grâce à cette prolongation, les travailleurs peuvent être assurés qu'ils continueront d'obtenir le soutien dont ils ont besoin pour composer avec les perturbations que cause la pandémie de COVID-19 dans leur vie personnelle et professionnelle.
La Prestation canadienne d'urgence sera donc offerte du 15 mars au 3 octobre. Pendant cette période, les travailleurs auront droit à 24 semaines de prestations.
La PCU aide des millions de travailleurs canadiens à traverser cette période difficile, mais nous savons que ce n'est pas une solution à long terme.
Nous passons d'une phase de la pandémie où nous demandions à tous de rester à la maison à une phase où les travailleurs retournent au travail lorsque cela est sécuritaire et qu'ils ont la possibilité de le faire.
Il faut que nos programmes continuent de soutenir les Canadiens et l'économie canadienne. Nous allons donc continuer de suivre la situation et nous assurer de pouvoir adapter nos systèmes actuels afin d'aider les travailleurs canadiens, qui seront de plus en plus nombreux à retourner sur le marché du travail.
Nous savons que les Canadiens sont plus que prêts à faire leur part. Nous pensons que les travailleurs vont se chercher un emploi ou retourner au travail lorsque leur employeur les rappellera, s'ils peuvent le faire dans des conditions raisonnables. Nous encourageons les Canadiens à consulter le Guichet-Emplois, le service national de l'emploi du Canada, qui offre des outils pour aider les Canadiens dans leur recherche d'un emploi. Ces semaines supplémentaires vont donner aux Canadiens le soutien dont ils ont besoin pendant cette période de transition vers le retour au travail.
À présent, les étudiants et les jeunes.
En avril, nous avons reconnu que les étudiants et les jeunes faisaient face à des difficultés particulières et qu'un grand nombre d'entre eux n'étaient pas admissibles à la Prestation canadienne d'urgence. C'est pourquoi, le 22 avril, nous avons annoncé une mesure de soutien exhaustive pour les étudiants de niveau postsecondaire et les nouveaux diplômés. Le 29 avril, nous avons adopté une mesure législative instaurant la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants, versée sur quatre mois. Les étudiants qui ne touchent pas la Prestation canadienne d'urgence sont admissibles à un montant de 1 250 $ par mois de mai à août. Les étudiants handicapés et ceux qui ont des personnes à charge auraient droit à 750 $ de plus par mois. La Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants devrait coûter 5,25 milliards de dollars.
Par ailleurs, les étudiants ont très clairement exprimé le souhait de travailler et de servir leurs collectivités respectives en cette période de crise. C'est pourquoi le gouvernement n'a pas limité les mesures d'aide à la PCUE. Nous avons annoncé la création de milliers d'emplois et de possibilités de formation additionnelles, notamment dans les secteurs agricoles et de la transformation, par l'intermédiaire d'initiatives comme la Stratégie emploi et compétences jeunesse et le programme Emplois d'été Canada. Le financement additionnel requis pour le programme Emplois d'été Canada se chiffre à 155,4 millions de dollars.
Les emplois financés dans le cadre du programme Emplois d'été Canada sont tout particulièrement importants pour les jeunes confrontés à des obstacles et les jeunes qui obtiennent leur première expérience professionnelle. Ces emplois donnent l'occasion aux jeunes d'obtenir les connaissances, les compétences et l'expérience dont ils ont besoin pour intégrer le marché du travail.
Ces 155,4 millions de dollars additionnels permettront aux employeurs d'offrir à approximativement 70 000 jeunes un emploi de qualité.
Nous savons également que les aînés constituent la tranche de la population la plus vulnérable à la COVID-19. La situation actuelle engendre un stress financier et une anxiété terribles chez les aînés. Voilà pourquoi le gouvernement a mis en place des mesures pour renforcer la sécurité financière des aînés en cette période d'incertitude. Or, ces mesures nécessitent un financement additionnel.
Premièrement, les aînés qui ont cessé de travailler à cause de la COVID sont admissibles à la PCU. Ils peuvent toucher la PCU même s'ils reçoivent des prestations du Régime de pensions du Canada, de la Sécurité de la vieillesse ou le Supplément de revenu garanti. La PCU n'aura aucune incidence sur ces prestations. D'autre part, pour aider les aînés à composer avec l'augmentation des coûts engendrée par la COVID-19, ceux qui sont admissibles à la Sécurité de la vieillesse recevront un paiement unique de 300 $ libre d'impôt et ceux qui sont admissibles au Supplément de revenu garanti recevront 200 $ additionnels. Environ 6,7 millions d'aînés sont admissibles à la Sécurité de la vieillesse et bénéficieront de ce paiement unique.
Pour l'exercice 2020-2021, Emploi et Développement social Canada demande des crédits de 37,2 millions de dollars pour le traitement continu des demandes de Sécurité de la vieillesse qui sont en augmentation constante à cause de facteurs démographiques.
Ce financement aiderait aussi à soutenir les organisations qui proposent des projets communautaires qui réduisent l'isolement, améliorent la qualité de vie des personnes âgées et aident les aînés à maintenir un réseau de soutien social.
Le gouvernement fédéral investira 20 millions de dollars de plus dans le programme Nouveaux horizons pour les aînés afin de soutenir les organismes qui proposent des projets communautaires permettant d'aider davantage les personnes âgées pendant la pandémie. Il fournira également 9 millions de dollars aux organismes locaux par l'intermédiaire de Centraide United Way Canada et il consacrera 350 millions de dollars à un nouveau fonds d'urgence pour l'appui communautaire qui aidera tous les Canadiens vulnérables, notamment les personnes âgées dans le besoin.
Ces mesures combinées visant à aider les Canadiens, les étudiants, les jeunes et les personnes âgées à traverser la crise de la COVID-19 ont été et demeurent nécessaires pour soutenir les Canadiens pendant cette crise, et elles ont contribué à stabiliser l'économie.
Je suis maintenant prête à répondre aux questions.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:56 [p.2508]
Monsieur le Président, j'aimerais profiter de l'occasion pour remercier les fonctionnaires de l'Agence du revenu du Canada et d'Emploi et Développement social Canada des services qu'ils fournissent aux Canadiens. En ces temps de crise, il n'y a pas de plus grand exemple de réussite que le travail inlassable réalisé par ces personnes dans des conditions difficiles pour venir en aide aux Canadiens.
Comme on l'a dit, hier, nous avons prolongé la Prestation canadienne d'urgence, car, malgré l'amélioration modeste de la situation de l'emploi le mois dernier, la réalité, c'est qu'un très grand nombre de Canadiens sont toujours sans emploi, ne pourront pas faire garder leurs enfants cet été ou pourraient être malades ou devoir prendre soin d'une personne malade. Ils ont donc besoin d'un soutien continu de la part du gouvernement. C'est pour cette raison que nous avons pris cette décision.
Je peux assurer aux députés que, en modifiant l'attestation, nous faisons de notre mieux pour éviter de dissuader les gens de travailler. Notre message pour tous les Canadiens est le suivant: nous savons que vous voulez travailler et nous savons que vous avez du mal à trouver un emploi mais nous sommes là pour vous aider.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 16:58 [p.2508]
Monsieur le Président, nous savons à quel point cet été est difficile pour les étudiants et à quel point il continuera de l'être. Les organisations étudiantes et les étudiants de partout au Canada nous ont dit très clairement qu'ils ont besoin d'un soutien direct du revenu, mais aussi d'occasions de travailler et de servir leur collectivité. Voilà pourquoi notre plan de 9 milliards de dollars était une démarche exhaustive visant à répondre à tous les besoins des étudiants, cet été.
De plus, nous avons assoupli le programme Emplois d'été Canada pour permettre aux étudiants de travailler à temps partiel et de travailler jusqu'en février 2021, et aussi pour permettre aux employeurs d'adapter les emplois qu'ils avaient prévu fournir pour qu'ils répondent aux besoins en services essentiels et pour nous permettre de faire participer plus d'employeurs en cette période de crise.
Par conséquent, nous avons réussi à maximiser la participation au programme Emplois d'été Canada, nous avons plus de 300 000 étudiants qui sont admissibles à la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants, nous avons des histoires positives d'étudiants qui redonnent à leurs collectivités, et beaucoup plus étudiants qui pourront retourner aux études ou poursuivre leurs études en septembre.
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Lib. (BC)
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2020-06-17 17:00 [p.2509]
Monsieur le Président, au mois de mars dernier, lorsque nous avons demandé aux Canadiens de faire une chose vraiment difficile et que nous avons demandé à un grand nombre d'entre eux d'arrêter de travailler et de rester à la maison dans l'intérêt collectif, nous savions que nous devions les aider dans leurs efforts. Nous avons ainsi créé la Prestation canadienne d'urgence, en partie parce que nous savions que notre régime d'assurance-emploi ne nous permettrait pas de prendre les mesures que nous devions prendre très rapidement pour toutes les personnes qui avaient besoin de soutien.
En l'espace d'une semaine seulement, nous avons annoncé et légiféré la prestation, et nous l'avons offerte deux semaines plus tard, ce qui est tout à fait extraordinaire. Jusqu'à présent, 8 millions de personnes ont reçu des prestations au titre de ce programme auquel nous avons consacré environ 44 milliards de dollars. De nombreuses personnes qui reçoivent cette prestation travaillent toujours puisqu'il est permis de gagner 1 000 $ tout en la recevant. Comme je l'ai dit, 1,2 million de personnes ne touchent plus la Prestation canadienne d'urgence. Beaucoup de travailleurs, 2,6 millions pour être exacte, sont maintenant inscrits à la Subvention salariale d'urgence du Canada. En ce moment, nous cherchons à déterminer combien de ces travailleurs touchaient la Prestation canadienne d'urgence. J'ai bien hâte de pouvoir donner ce chiffre lorsque nous le connaîtrons.
Nous savons que les temps sont durs, nous nous y attendions. Nous nous sommes efforcés de rendre la vie un peu plus facile aux Canadiens en ces temps qui n'ont rien d'ordinaire.
Voir le profil de Harjit S. Sajjan
Lib. (BC)
Monsieur le Président, en matière de maintien de la paix, nous travaillons de concert avec les Nations unies et les organisations multilatérales sur la façon d'apporter un soutien adéquat. Collaborer avec les Nations unies sur sa réforme consiste à moderniser le maintien de la paix, mais seulement lorsqu'il s'agit de promesses intelligentes.
Nous sommes très fiers du travail que nos troupes ont accompli.
Voir le profil de Carla Qualtrough
Lib. (BC)
Voir le profil de Carla Qualtrough
2020-06-17 17:38 [p.2514]
Monsieur le Président, le montant de 60 milliards de dollars se fonde sur un coût estimé à 15 milliards de dollars pour chaque période de quatre mois. Nous savons que, le 4 juin, le coût s'élevait à 44 milliards de dollars pour environ deux mois et demi ou deux périodes et demie de quatre semaines. À mesure que les gens passeront de la Prestation canadienne d'urgence à la subvention salariale, nous nous attendons à ce que le coût de la Prestation canadienne d'urgence diminue pendant deux autres périodes de quatre semaines. C'est difficile à évaluer en ce moment, puisque nous ne savons pas combien il y aura d'autres emplois, mais je peux assurer à la Chambre que nous allons communiquer cette information à mesure que nous...
Voir le profil de Harjit S. Sajjan
Lib. (BC)
Monsieur le Président, nous sommes toujours désireux de travailler avec le bureau du directeur parlementaire du budget en ce qui concerne la politique de défense du Canada, Protection, Sécurité, Engagement, en particulier avec les investissements sans précédent que nous faisons dans notre défense.
Voir le profil de Harjit S. Sajjan
Lib. (BC)
Monsieur le Président, nous voulons nous assurer que, dans le cadre de notre politique Protection, Sécurité et Engagement, les investissements envers lesquels le gouvernement s'est engagé pour notre politique de défense soient entièrement financés. De plus, nous nous...
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Lib. (BC)
Monsieur le Président, en ce qui concerne la politique Protection, Sécurité et Engagement, la majorité des projets sont déjà en cours et, de plus, nous avons été très transparents quant aux coûts. D'ailleurs, nous avons collaboré avec l'industrie de la défense et nous lui avons aussi fait part de notre plan d'investissement en défense, en plus de nous assurer que l'établissement de tous les coûts soit démontré de façon transparente.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Madame la présidente, je me dois de faire écho aux points soulevés par mes collègues de l'opposition et d'ajouter ma voix aux protestations concernant le processus que nous suivons présentement.
En temps normal, les comités permanents de la Chambre des communes se réuniraient pour discuter de la partie du budget des dépenses qui concerne leur portefeuille. Les membres des comités devraient alors approuver les dispositions du budget des dépenses, les refuser ou en réduire le montant. C'est même l'une des raisons d'être du Parlement.
Nous sommes maintenant réunis en comité plénier, pendant au plus quatre heures, et aucun amendement n'est possible. Nous sommes contraints d'appuyer ou de rejeter en bloc l'ensemble des dépenses que nous présente le gouvernement libéral. Je trouve absolument inacceptable que le président du Conseil du Trésor ait parlé dans son discours aujourd'hui d'assurer le maximum de transparence.
Nous avons devant nous certaines des plus importantes décisions de l'histoire du pays. D'ailleurs, pensons à ce qui s'est produit à l'ONU aujourd'hui. Ce n'est pas de cette façon que la démocratie parlementaire canadienne devrait fonctionner. Dire que, aujourd'hui, le gouvernement nous a manqué d'égard et que, par extension, il a manqué d'égard à tous les Canadiens serait un euphémisme.
Réunissons-nous pendant tout l'été. Rétablissons la confiance des Canadiens envers la législature fédérale. Accomplissons le travail pour lequel les gens nous ont élus. Voilà ce que je voulais dire avant de passer à mes questions.
Ma première question porte sur les postes relatifs à la sécurité publique du budget supplémentaire des dépenses.
J'ai remarqué que le Fonds renouvelable de CORCAN puise dans le Trésor public. Il est passé de 5 à 20 millions de dollars. Ce fonds vise à offrir des possibilités d'emploi et de formation aux délinquants pour favoriser leur réinsertion dans la société canadienne.
Depuis la création du Fonds en 1992, la population carcérale totale du Canada n'a pas augmenté de plus de 10 000 détenus. Heureusement, au prorata de la population, le nombre de détenus diminue constamment au Canada. Pourquoi faut-il alors quadrupler l'enveloppe budgétaire destinée à ce fonds?
Le ministre de la Sécurité publique pourrait-il répondre directement à cette question, qui touche les établissements fédéraux situés dans ma circonscription? Je ne dis pas que je m'oppose à cette décision. J'aimerais simplement que le ministre précise les raisons pour lesquelles le financement a été quadruplé.
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PCC (BC)
Madame la présidente, je remercie le ministre de ces précisions.
Ma deuxième question porte sur la bourse estivale pour étudiants.
On est censé affecter près de 1 milliard de dollars à la bourse pour le bénévolat étudiant, mais, même s'il a été annoncé en avril, le programme n'est toujours pas accessible. Le gouvernement a-t-il l'intention d'attendre la fin de l'été avant de permettre aux étudiants de soumettre leur candidature pour occuper un poste bénévole?
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Lib. (BC)
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2020-06-17 18:44 [p.2525]
Madame la présidente, comme je l'ai déjà mentionné, dans les prochains jours, nous allons lancer le portail Je veux faire du bénévolat, qui donnera aux étudiants la possibilité de trouver des occasions de bénévolat pour l'été. Nous voulions nous assurer de ne pas accabler les organismes sans but lucratif. Évidemment, en cette période de pandémie de COVID-19, leurs ressources sont utilisées au maximum. Nous voulions nous assurer de disposer d'un solide réseau de soutien pour les organismes sans but lucratif et les étudiants afin que...
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PCC (BC)
Madame la présidente, je vois un investissement de 418 millions de dollars pour créer le Fonds d’urgence relatif à la COVID-19 pour soutenir les organismes chargés de la culture, du patrimoine et du sport. Quelle partie de cet argent a été utilisée? Les fonds de la première étape ont-ils été attribués au complet? Où en est-on dans l'étape deux de la mise en oeuvre? Le gouvernement s'engagera-t-il à déposer une ventilation par circonscription des organismes qui reçoivent du financement?
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PV (BC)
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2020-06-17 18:49 [p.2526]
Madame la présidente, je vous remercie et je remercie les députés qui sont réunis ici pour étudier le budget supplémentaire des dépenses. Je suis particulièrement reconnaissante de l'occasion qui m'est donnée de participer à ce débat.
D'entrée de jeu, je tiens à reconnaître que nous nous trouvons sur un territoire algonquin. Je dis meegwetch aux Algonquins.
Avant de commencer, comme c'est probablement la dernière fois pour un bon moment que je vais m'adresser à mes amis de la Chambre — en effet, j'aime à croire que nous sommes tous des amis —, j'aimerais souligner que, dans le monde entier, les pays qui ont répondu à la COVID-19 de la manière la moins partisane sont ceux qui ont obtenu les meilleurs résultats. En fait, ces jours-ci, les médias mentionnent souvent que les pays dirigés par des femmes se sont particulièrement bien tirés d'affaire: l'Islande, la Finlande, la Norvège, le Danemark, la Nouvelle-Zélande, l'Allemagne et Taïwan. En plus d'être dirigés par des femmes, tous ces pays ont instauré un système de représentation proportionnelle pour élire leur gouvernement. On constate une absence de partisanerie remarquable là où l'on n'utilise pas un système uninominal majoritaire à un tour.
Voilà des années que je siège à la Chambre et que je travaille en politique et j'ai acquis la conviction que le système uninominal majoritaire à un tour encourage les pires instincts en politique. Je crois que je ferais montre des pires instincts en politique si, en cette période où les Canadiens comptent sur leurs élus pour collaborer, je ne remerciais pas les personnes que je regarde en ce moment. Voilà pourquoi je suis venue de ce côté-ci de la Chambre: pour les remercier.
Je pense qu'aucun d'entre eux n'a pris congé depuis fort longtemps. Si les Canadiens pensent que nous ne travaillons pas, ils ont tort. Je sais que mon collègue d'Edmonton et moi-même travaillons, peu importe l'endroit où nous nous trouvons. Depuis l'ajournement de la Chambre le 13 mars — et je ne recherche pas la sympathie —, la fête des Mères a été mon seul jour de congé. 
J'espère que nous serons tous de retour à la Chambre le 8 juillet, mais je sais que la situation a été difficile pour les ministériels, les hauts fonctionnaires et leur famille. Les députés du gouvernement qui siègent aux banquettes avant travaillent d'arrache-pied pour aider tous les Canadiens.
Il est vrai qu'il faut obliger le gouvernement à rendre des comptes, dans la mesure où il n'a pas été à la hauteur. Toutefois, il m'est impossible d'affirmer que les personnes assises en face de moi aujourd'hui ne se sont pas dévouées corps et âme pour aider les Canadiens et je les en remercie. La situation n'a pas été facile pour personne. Je sais que lorsque nous saurons être moins partisans, nous ferons un meilleur travail.
Je tiens à parler, comme l'ont fait de nombreux députés de l'opposition, d'un concept qui perd de sa popularité depuis très longtemps. C'est ce dont je veux parler, étant donné que j'ai, hélas, une excellente mémoire.
Le Parlement est censé contrôler les dépenses publiques. Il ne fait aucun doute que le directeur parlementaire du budget a eu raison de dire que quatre heures ne suffisent pas pour étudier le budget supplémentaire des dépenses.
L'autre jour, je me suis demandé quand j'ai ressenti cela pour la dernière fois. C'était lorsque j'ai été élue pour la première fois, et lors de mon premier discours du Trône, le 3 juin 2011. Comment puis-je m'en souvenir? Je m'en souviens parce que quelques semaines plus tard, les médias ont parlé de la façon dont le Parlement avait pu approuver des milliards de dollars dans le budget supplémentaire des dépenses sans même l'avoir examiné. Cette situation avait provoqué une levée de boucliers.
Je savais que j'étais consciencieuse et que je ne pouvais pas être passée à côté. Comment aurais-je pu ne pas avoir vu passer une motion demandant le consentement unanime, alors que je ne manquais jamais une séance au Parlement? Comment cela avait-il pu se produire?
Voici ce qui est arrivé. Le 3 juin, nous nous sommes réunis dans l'édifice du Centre pour assister au discours du Trône. Certains députés, comme le ministre des Transports, s'en souviendront. Je n'avais pas encore subi mon opération de remplacement de la hanche, si bien que durant le temps qu'il m'a fallu pour quitter le Sénat et retourner à mon pupitre à la Chambre en empruntant le Hall d'honneur, un budget supplémentaire des dépenses de 6 milliards de dollars avait été réputé étudié, adopté, réglé et adjugé, et ce, par consentement unanime.
Si j'avais été là, au lieu de boiter dans le couloir avec ma canne, j'aurais alors dit: « Pas si vite! Nous n'allons pas approuver un budget supplémentaire des dépenses de 6 milliards de dollars sans l'avoir étudié au préalable. » Si je rappelle ces faits, c'est pour dire que même si une telle situation s'est déjà produite, cela ne veut pas dire que nous devons nous contenter maintenant de quatre petites heures pour étudier le budget supplémentaire des dépenses.
Nous n'étions pas alors en période de pandémie, alors je dirais que nous avons quelques excuses pour procéder différemment aujourd'hui. Je demanderai des comptes au gouvernement et je ferai en sorte que, lorsque nous reviendrons et que nous examinerons de nouveau le budget principal des dépenses — car je suis certaine que nous en aurons l'occasion —, nous puissions lui consacrer plus de temps et l'étudier comme il se doit. Une pandémie n'est pas non plus une excuse pour ne pas permettre au Parlement de jouer vraiment son rôle.
Évidemment, je n'ai jamais participé aux discussions des leaders parlementaires, mais j'aurais préféré que nous ne formions pas le Comité spécial sur la pandémie de la COVID-19, car, bien franchement, nous parvenions à faire l'essentiel du travail de la Chambre des communes. Si nous avions pu prévoir cette situation, nous aurions pu créer deux versions du Règlement: une pour les temps normaux et une pour les moments où nous ne pouvons pas nous réunir.
En ce qui a trait au point soulevé par le chef de l'opposition officielle, qui a fait valoir que le Parlement a siégé tout au long de la Deuxième Guerre mondiale, c'est bien sûr qu'il n'y avait aucune raison d'interrompre les séances pendant la guerre; les députés n'étaient pas tous contagieux. Nous ne pouvons pas siéger à la Chambre, les uns à côté des autres, et faire des aller-retour entre la capitale nationale et nos circonscriptions sans risquer de devenir des vecteurs de la maladie et de contaminer nos concitoyens. Cependant, la solution n'est toujours pas adéquate, alors je suis partagée sur cette question.
Cela dit, avant que nous ne tournions définitivement le dos à la pandémie, j'ose espérer que la Chambre au complet pourra se réunir à distance. Tout ce qu'il manque, ce sont les votes à distance. Or, ce serait tout simple, et une fois ce léger détail réglé, nous pourrions étudier les textes législatifs qui doivent l'être. Nous pourrions demander aux comités de soumettre tous les aspects de tous les budgets à une longue et rigoureuse étude. Le comité des finances a d'ailleurs continué à se réunir. J'en regarde souvent les réunions. Il a pu entendre des dizaines de témoins. La technologie qui permettrait au Parlement de se réunir existe déjà, alors j'espère que c'est ce qu'il fera. Nous devons remettre la démocratie en action, et pour que la démocratie soit en action, tous les Canadiens doivent être représentés par leur député — pas par procuration, ni par les whips des partis, mais par les députés eux-mêmes. Tout le monde doit participer, et c'est ce qui arrive quand nous tenons des séances hybrides, séances qui sont d'ailleurs la preuve que cette technologie fonctionne.
Le seul problème, c'est que le Règlement de la Chambre ne s'applique pas à ces séances. Puisqu'il s'agit du comité sur la COVID-19, nous observons plutôt les règles des comités. C'est bon pour la reddition de comptes, cela dit, et force est d'admettre que les plages de cinq minutes sont beaucoup plus instructives et intéressantes que les échanges de 30 secondes auxquels nous avons généralement droit pendant la période des questions telle qu'elle est définie dans le Règlement.
Quoi qu'il en soit, je souhaite passer aux questions que je me pose sur le budget supplémentaire des dépenses, et je m'adresserai aux ministres.
Ma première question serait pour le ministre de la Sécurité publique. Toutefois, je ne suis pas certaine de savoir qui doit répondre aux questions concernant la Gendarmerie royale du Canada. C'est le ministre des Transports.
Le ministre peut-il nous fournir des précisions concernant ce que l'on retrouve à la page 2-21? Je tiens à dire qu'évidemment, le Parti vert est très favorable au nouveau montant de 380 millions de dollars destinés à indemniser les membres de la Gendarmerie royale du Canada pour les blessures subies dans l’exercice de leurs fonctions, mais il y a un poste de 18 millions de dollars qui n'est accompagné d'aucune explication.
Pour les gens qui nous regardent à la maison, je précise que le budget total de la Gendarmerie royale du Canada est de l'ordre de 3,7 milliards de dollars. Par conséquent, les 18 millions de dollars représentent une somme plutôt dérisoire dans un budget de 3,7 milliards de dollars. Étant donné que ce montant n'est accompagné d'aucune explication et qu'on s'inquiète beaucoup actuellement du racisme systémique au sein de la Gendarmerie royale du Canada, le ministre peut-il nous confirmer qu'aucune partie des 18 millions de dollars de ce poste budgétaire n'est destinée à des interventions de police militarisée face à des manifestants pacifiques, lors des événements qui alimentent les conversations actuelles au Parlement et dans les médias?
Que prévoit-on faire avec les 18 millions de dollars? J'espère que ce sera pour de la formation sur la désescalade.
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PV (BC)
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2020-06-17 18:59 [p.2527]
Madame la présidente, je m'adresse maintenant au ministre des Services aux Autochtones.
Nous attendons depuis plus d'un an la réponse du gouvernement. C'est long. En fait, la journée où les résultats de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ont été communiqués, il y avait salle comble au Musée canadien de l'histoire, et j'étais assise à côté du ministre quand le rapport a été rendu public. L'attente a été longue. Le ministre actuel n'occupait pas ce poste à l'époque, et je ne peux pas m'adresser directement à lui, mais cela fait longtemps qu'on attend une réponse.
Je vois que trois postes de financement distincts dans trois différentes enveloppes — la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le ministère des Services aux Autochtones et son ministère parallèle, Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada — sont prévus pour donner suite au rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Étant donné qu'il n'y a pas encore eu d'énoncé politique à ce sujet, je me demande ce que l'on compte faire sur le plan financier.
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PV (BC)
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2020-06-17 19:01 [p.2528]
Madame la présidente, ma question s'adresse de nouveau au ministre. Ce point n'est probablement pas abordé en détail ou il m'a peut-être échappé, mais je crois que les centres d'amitié sont extrêmement importants, surtout pour les populations autochtones en milieu urbain.
Je me demande s'il y a quelque chose dans le budget supplémentaire des dépenses qui répond aux besoins des centres d'amitié dans l'ensemble du Canada.
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PV (BC)
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2020-06-17 19:02 [p.2528]
Madame la présidente, je vais maintenant aborder la question du tourisme. En consultant le document, dans la section sur le développement économique, je constate certaines sommes d'argent. Je me demande s'il y a un seul de ces chiffres qui concerne précisément le tourisme, parce qu'à l'heure actuelle, les entreprises pour lesquelles je m'inquiète le plus, celles qui tombent entre les mailles du filet, sont dans le secteur du tourisme.
Je me demande si la ministre peut nous dire si un seul chiffre dans ces documents s'applique au tourisme, parce que je pense que le financement pour le tourisme pourrait peut-être se trouver dans plusieurs enveloppes différentes.
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PV (BC)
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2020-06-17 19:03 [p.2528]
Madame la présidente, le ministre des Transports a été questionné précédemment au sujet du financement de VIA Rail. Dans les derniers instants, est-ce que de plus amples détails ont été diffusés dans les notes d'information? Je suis très favorable à VIA Rail et je me demande à quoi les fonds serviront.
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NPD (BC)
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2020-06-17 19:04 [p.2528]
Madame la présidente, une crise secoue actuellement ma circonscription. Le camp du parc Crab vient d'être déplacé, et les gens qui y habitaient ont été obligés une fois de plus de s'installer dans un autre parc. Or, ce n'est pas en déplaçant les sans-abris d'un camp à un autre que l'on résoudra la crise de l'itinérance. Le ministre s'engagera-t-il à financer à parts égales avec la province l'achat des actifs nécessaires pour loger les sans-abris?
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PV (BC)
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2020-06-17 19:26 [p.2533]
Monsieur le Président, je serai brève.
Tous mes collègues ont dit des choses très touchantes et je suis tout à fait d'accord sur les commentaires qui ont été faits.
En cette période extraordinaire que personne ne pouvait imaginer, le personnel chargé de la technologie de l'information à la Chambre des communes a été beaucoup sollicité et il a permis aux comités permanents de poursuivre leurs travaux.
Nous avons tous travaillé très fort, mais, comme mon collègue le député de Windsor-Ouest l'a souligné, nous ne pourrions pas y arriver sans le personnel de nos bureaux de circonscription, qui travaille si fort. Nous ne pourrions pas le faire sans le personnel de la Chambre des communes.
J'aimerais remercier tout particulièrement les traducteurs, l'équipe de l'interprétation, l'équipe de la technologie de l'information, les services de protection, tout le personnel, le greffier et ses adjoints du Bureau. Tous ceux qui appuient nos travaux ici n'ont ménagé aucun effort, et nous reviendrons au cours de l'été.
J'aimerais dire à tous de rester prudents, de ne prendre aucun risque, de prendre soin d'eux et de rester à la maison. Que Dieu nous bénisse.
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Lib. (BC)
Voir le profil de Carla Qualtrough
2020-06-10 14:37 [p.2485]
demande à présenter le projet de loi C-17, Loi concernant certaines mesures additionnelles liées à la COVID-19
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PCC (BC)
Monsieur le Président, il semble que, contrairement aux autres députés, les néo-démocrates ont oublié comment voter. Vous avez annoncé le résultat du vote et je propose qu'il soit maintenu.
Voir le profil de Cathy McLeod
PCC (BC)
Monsieur le Président, je tiens moi aussi à remercier les employés des bureaux de circonscription et des bureaux d'Ottawa, qui travaillent sans relâche depuis quelques mois.
Les libéraux ne cessent de répéter que ce qu'ils proposent est excellent et que cela nous permettra de poser toutes sortes de questions. C'est quelque chose que nous pouvons déjà faire, mais il est rare que nous obtenions de véritables réponses. Il n'y aura donc que davantage de questions qui demeureront sans réponse.
Il est important d'articuler les différences entre des séances de la Chambre des communes et des réunions d'un comité. Les libéraux proposent de fermer le Parlement pendant encore un mois.
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Voir le profil de Tracy Gray
2020-05-26 11:55 [p.2415]
Monsieur le Président, la députée a abondamment parlé de l'économie. Le gouvernement a proposé de ne pas faire siéger tous les comités. Or, de nombreux comités pourraient vraiment faire du travail très important en ce moment, notamment celui du commerce international et celui des transports, de l'infrastructure et des collectivités. Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de ne pas faire siéger tous les comités alors que nous pourrions y tenir d'importantes discussions?
Voir le profil de Tracy Gray
PCC (BC)
Voir le profil de Tracy Gray
2020-05-26 13:15 [p.2426]
Monsieur le Président, le député a livré un discours empreint de passion. Il a dit que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir sur le plan législatif, que nous appelions cela un Parlement ou un Parlement virtuel, peu importe.
En fait, ce qui est proposé aujourd'hui ne correspond à ni l'un ni l'autre. Il n'est question ni d'un Parlement ni d'un Parlement virtuel. Ce qui est proposé aujourd'hui, c'est un comité. Or, un comité ne nous permet de voter sur aucun projet de loi.
Que comprend le député de la motion qui sera mise aux voix aujourd'hui? Si un projet de loi intéresse le député, comment pourra-t-il être étudié si le Parlement ne siège pas?
Voir le profil de Ken Hardie
Lib. (BC)
Voir le profil de Ken Hardie
2020-05-26 14:08 [p.2434]
Monsieur le Président, je racontais hier comment les habitants dévoués de Fleetwood—Port Kells sont allés aider nos voisins vulnérables à se protéger contre la COVID-19. Toutefois, il y a un autre virus dans l'air: le virus social du racisme envers la communauté asiatique. Des membres de cette communauté ont eu vent d'épisodes de violence physique et verbale qui, bien que peu nombreux, ont amplifié leurs craintes liées au coronavirus lui-même.
Je sais que les questions concernant les actions ou l'inaction de la Chine, ses attaques contre la démocratie à Hong Kong et sa position de plus en plus belliqueuse sur la scène internationale préoccupent également la communauté chinoise. Cependant, les gens ont peur de s'exprimer s'ils ont encore de la famille en Chine.
Je le sais parce que je leur parle en tant que député et en tant que voisin. Aujourd'hui, j'invite tous mes autres voisins à faire de même. Nous devons envoyer le signal que, dans notre collectivité, nous défendons tous cette valeur éminemment canadienne qui consiste à travailler ensemble pour le bien commun. C'est le fondement même de la solution à nos problèmes actuels et de la voie à suivre pour l'avenir.
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NPD (BC)
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2020-05-26 14:31 [p.2439]
Monsieur le Président, les Canadiens ont été horrifiés par l'information révélée par le rapport militaire, qui décrit les conditions que les aînés ont dû endurer dans les établissements de soins de longue durée. Les aînés ont besoin de plus que notre compassion. Ils ont désespérément besoin que nous agissions. Nombre de rapports ont révélé clairement que les conditions les plus déplorables avaient été observées dans les établissements privés de soins de longue durée.
Le premier ministre conviendra-t-il, dès aujourd'hui, qu'il est temps de dissocier profits et soins aux aînés?
Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
Voir le profil de Jagmeet Singh
2020-05-26 14:32 [p.2439]
Monsieur le Président, le Canada a besoin de leadership pour rallier le pays entier à l'idée qu'on ne devrait pas faire de profits sur le dos des aînés ni traiter les aînés avec négligence.
Les mêmes conditions horribles prévalaient au CHSLD Herron, au Québec. Ce sont 31 personnes âgées qui sont mortes dans ce centre. C'est inacceptable. Les pires conditions sont dans les CHSLD privés.
Est-ce que le premier ministre est prêt à dire aujourd'hui qu'il est temps de mettre fin aux profits dans les soins de nos aînés?
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