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Voir le profil de Jagmeet Singh
NPD (BC)
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2020-05-13 15:00 [p.2284]
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Je crois que vous constaterez qu'il y a consentement unanime à l'égard de la motion suivante. Je propose que la Chambre relève que personne ne devrait avoir à choisir entre s'absenter du travail pour maladie et être en mesure de payer ses factures. Je demande au gouvernement de collaborer avec les provinces sans plus tarder afin que deux semaines de congés de maladie payés par année soient offertes à tous les travailleurs du Canada qui en ont besoin et d'envisager de modifier la Prestation canadienne d'urgence, le programme d'assurance-emploi et d'autres mécanismes fédéraux pour atteindre cet objectif.
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PCC (BC)
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2020-05-13 16:46 [p.2300]
Monsieur le Président, la députée a cité les Producteurs laitiers du Canada à deux reprises dans son discours. La citation de cet organisme était merveilleuse, mais elle n'était pas vraiment liée au financement gouvernemental. Elle visait plutôt l'industrie en général.
La députée pourrait-elle nous dire ce que l'industrie laitière pense du financement annoncé par le gouvernement?
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PCC (BC)
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2020-05-13 17:13 [p.2304]
Monsieur le Président, le député a mentionné d'autres secteurs agricoles qui ne figurent pas dans le projet de loi C-16. J'aimerais attirer son attention sur l'industrie fruiticole de ma circonscription, Kelowna—Lake Country. Je vais lire ce que la B.C. Fruit Growers' Association a dit:
Le programme d'aide financière à l'intention de l'industrie agricole canadienne que le premier ministre Justin Trudeau a annoncé ce matin est extrêmement décevant.
J'aimerais que le député nous en dise davantage sur ce que le gouvernement pourrait faire de plus pour ne pas laisser tomber les agriculteurs.
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PV (BC)
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2020-05-13 18:28 [p.2314]
Monsieur le Président, le Parti vert appuie ce projet de loi visant à modifier la Loi sur la Commission canadienne du lait. De plus, il est en faveur de l'adoption de mesures supplémentaires pour aider les agriculteurs canadiens.
Comme beaucoup d'autres députés l'ont signalé aujourd'hui, les agriculteurs canadiens ont besoin d'aide. Ils ont besoin d'aide pour composer avec le fait que leurs produits ne sont soudainement plus en demande. Des dizaines de milliers de restaurants, de cafés et de casse-croûtes ont fermé leurs portes il y a deux mois. Les écoles et les hôtels se sont vidés. À ce moment-là, la demande de produits laitiers pour le café, les produits de boulangerie, les sandwichs et les desserts de ces établissements s'est évaporée.
Les vaches laitières n'arrêtent pas subitement de produire du lait quand il n'est plus en demande. En outre, puisque les producteurs laitiers ne peuvent pas réduire la production rapidement, ils continuent d'avoir des produits à offrir, même si la demande pour ceux-ci a disparu. On a dû jeter une partie du lait produit. Cependant, au lieu de le jeter au complet, des producteurs laitiers partout au pays ont donné des centaines de milliers de litres de lait excédentaire aux personnes dans le besoin. Les Producteurs laitiers du Canada ont annoncé que les producteurs se sont engagés à donner des produits laitiers d'une valeur de 10 millions de dollars à des banques alimentaires canadiennes. Les producteurs laitiers ont aussi donné des centaines de milliers de dollars en argent comptant. Je les félicite de l'aide qu'ils apportent pour nourrir les gens dans le besoin.
Au Parti vert, nous n'aimons pas le gaspillage. Nous croyons en l'idée d'une économie circulaire, où rien n'est gaspillé et où chaque produit a un cycle de vie complet. Je peux donc dire que nous n'aimons pas voir des produits laitiers détruits sans raison. Accorder une aide financière fédérale plus importante aux éleveurs laitiers pour stocker le beurre et le fromage est un bon moyen, pour le gouvernement, de les aider et d'éviter de gaspiller des aliments précieux.
Malheureusement, les problèmes pour les agriculteurs canadiens et en matière de sécurité alimentaire dans ce pays n'ont pas commencé avec la crise de la COVID-19 et ils ne s'arrêteront pas avec la réouverture des restaurants et des cafés.
L'âge moyen chez les agriculteurs au Canada est de 55 ans. La plupart des agriculteurs âgés interrogés ont répondu n'avoir personne en vue pour reprendre leurs fermes familiales. Les familles qui voudraient faire passer leurs exploitations à la génération suivante devraient pouvoir le faire sans avoir à payer d'énormes impôts. C'est un problème que nous pouvons aussi régler.
Parallèlement à cela, de plus en plus de jeunes choisissent la profession d'agriculteur. C'est la bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c'est que, à moins qu'ils aient grandi dans une ferme familiale et qu'ils comptent prendre la relève de leurs parents, bon nombre de jeunes agriculteurs ont beaucoup de difficulté à accéder à des terres cultivables.
En Colombie-Britannique, la valeur élevée des terres est un facteur important. D'un côté, les terres agricoles qui ne sont pas protégées par les réserves de terres agricoles sont de plus en plus utilisées pour des projets domiciliaires. D'un autre côté, les terres protégées par les réserves de terres agricoles et que l'on ne peut pas utiliser pour des projets domiciliaires sont tout de même trop chères pour que les jeunes agriculteurs puissent les acheter ou les louer. Malheureusement, à cause de cette situation, les terres agricoles finissent en jachère ou elles ne sont pas utilisées pour produire des aliments.
L'île de Vancouver a une très longue saison agricole et l'un des meilleurs climats pour la production d'aliments au Canada. Nous avons également une vaste superficie de terres agricoles de première qualité, mais la principale culture est le foin.
Pourquoi ne cultivons-nous pas plus d'aliments? C'est une question très pertinente à poser en ce moment. La production d'aliments est devenue trop centralisée et nous dépendons beaucoup trop des chaînes d'approvisionnement internationales. Jusque dans les années 1950, environ 85 % des aliments consommés sur l'île de Vancouver étaient cultivés sur place. De nos jours, nous importons 95 % des aliments que nous mangeons.
Si une grave perturbation de la chaîne d'approvisionnement devait survenir, notamment en raison d'un tremblement de terre, l'île de Vancouver se retrouverait dans une situation très périlleuse. Nos magasins et nos entrepôts peuvent nous fournir en aliments pendant trois jours. Notre population s'accroît. Nous devons penser sérieusement à augmenter notre capacité locale de production d'aliments.
Cela vaut pour toutes les autres régions du pays. Il faut, de toute urgence, appuyer les efforts en vue de renforcer la production locale d'aliments. C'est l'une des mesures les plus efficaces que nous puissions prendre pour bâtir des collectivités fortes capables de surmonter les difficultés liées aux changements climatiques au cours des prochaines décennies.
La pandémie de COVID-19 met en lumière de nombreux problèmes et de nombreuses faiblesses dans les chaînes de production alimentaire du Canada.
Il y a presque 10 ans, le gouvernement fédéral s'est libéré de sa responsabilité en matière d'inspection des abattoirs et il l'a transférée aux provinces. Les répercussions de cette décision se font encore sentir dans les petites exploitations agricoles de la Colombie-Britannique. De nombreux petits abattoirs régionaux ont fermé parce qu'il était trop dispendieux de respecter les nouvelles normes provinciales, qui exigeaient qu'un bureau et des toilettes séparés soient attitrés aux inspecteurs lors de leurs visites.
Dans de nombreux cas, la situation n'a fait que consolider la part de marché des grandes sociétés. Aujourd'hui, les petits éleveurs qui envoyaient auparavant leurs animaux vers l'abattoir local près de chez eux sont maintenant obligés de transporter par camion les animaux pendant des heures jusqu'aux grands abattoirs. Bien souvent, les grands abattoirs exigent des frais supérieurs à ceux que demandaient les abattoirs locaux et le nombre minimal d'animaux à abattre pour un seul contrat est aussi beaucoup plus élevé.
Beaucoup de petits éleveurs n'ont eu d'autre choix que de cesser l'élevage d'animaux de boucherie. Chaque fois qu'un éleveur prend une telle décision, c'est la sécurité alimentaire locale qui écope. Cela accélère la centralisation de la production alimentaire au Canada et entraîne aussi une diminution de la qualité de vie des animaux d'élevage.
Beaucoup de petits agriculteurs ont des fermes qui ressemblent à celles des comptes pour enfants. Les grandes exploitations industrielles qui comptent des dizaines de milliers d'animaux confinés n'ont rien à voir avec les fermes des livres pour enfants. Il n'est pas toujours vrai que plus c'est grand mieux c'est. La transition vers de grands parcs d'engraissement et de plus grands abattoirs a entraîné des conséquences, notamment la propagation de la COVID-19 parmi les travailleurs. Il s'agit d'un problème provincial. Par surcroît, ce changement a entraîné de graves problèmes pour les agriculteurs et dans la chaîne d'approvisionnement et fera augmenter le prix des aliments.
Le différend avec la Chine concernant le canola a mis un autre problème en lumière. Le fait de mettre l'accent sur la production de certaines cultures d'exportation rend nos agriculteurs vulnérables aux différends commerciaux et aux pratiques commerciales déloyales. Il est important que le Canada continue à faire son possible pour nourrir les gens qui ne mangent pas à leur faim dans le monde, mais il est tout aussi important de veiller à ce que les pays à faible et moyen revenu soient en mesure de nourrir leur population. Ainsi, l'aide étrangère accordée directement à ces pays peut contribuer à accroître leur capacité à devenir plus autonomes.
Comme je l'ai mentionné plus tôt, il est essentiel de renforcer la production alimentaire locale. Pour la première fois depuis des décennies, on constate une augmentation substantielle du nombre de jeunes qui souhaitent se lancer en agriculture. Voilà une tendance à soutenir et à encourager. Il faut voir quel rôle le gouvernement peut jouer pour aider les jeunes agriculteurs à s'établir sur des terres qu'ils pourront exploiter. Ce genre d'initiative exige une réflexion à long terme parce qu'il peut falloir des années avant qu'un ancien pré puisse être utilisé pour la production alimentaire, mais c'est possible et vaut la peine d'être fait.
L'agriculture biologique régénératrice peut permettre de séquestrer le carbone. C'est un outil essentiel dans la lutte contre le changement climatique. Il faut soutenir l'agriculture biologique régénératrice. Il faut accroître la sécurité alimentaire en augmentant la production alimentaire locale. Le gouvernement devrait financer davantage les infrastructures alimentaires locales afin que les communautés de tout le Canada puissent compter sur des aliments produits localement, dans la mesure où le climat de leur région le permet.
Je tiens à saluer le marché fermier Cedar, qui a ouvert la fin de semaine dernière, et le marché Island Roots, qui a inauguré aujourd'hui la saison en plein air.
La production alimentaire locale renforce la sécurité alimentaire et réduit l'empreinte carbone de la nourriture que nous mangeons. Il faut développer et renforcer l'agriculture urbaine et les initiatives d'agriculture et de jardins communautaires. Il a été démontré que ces projets créent de bons emplois et permettent de fournir des fruits et des légumes frais à des personnes à faible revenu.
Avant d'être élu, je travaillais pour un organisme à but non lucratif local, Nanaimo Foodshare, et je donnais de la formation à des personnes faisant face à des obstacles d'employabilité et des personnes ayant diverses capacités. Notre programme reposait sur la nourriture. Nous leur montrions comment cultiver divers aliments, comment cuisiner et quels étaient les aliments nutritifs. Nous leur obtenions des emplois dans la production alimentaire, dans des fermes, dans le secteur de la transformation, dans les épiceries et dans des restaurants et les amenions à s'intéresser aux divers aspects de l'alimentation.
Je me rappelle avoir été dans une fourgonnette avec un groupe. Nous nous dirigions vers une ferme quand un jeune d'une Première Nation m'a dit qu'il ne voulait pas aller travailler à la ferme ce jour-là. Un emploi dans une ferme ne l'intéressait pas.
En fin de compte, après avoir passé la journée en plein air à planter et à creuser la terre avec ses camarades, il m'a dit qu'il voulait vraiment travailler dans une ferme. Je lui ai donc trouvé un emploi dans une ferme. Le travail lui a beaucoup plu. En fait, il a adoré cela.
D'autres jeunes auprès desquels j'interviens adorent aussi travailler dans des fermes. Ils adorent nourrir les poulets, prendre soin des animaux, ensemencer les terres, regarder pousser les plantes et remplir d'autres tâches. Beaucoup de jeunes profitent d'une telle expérience.
Dans ma circonscription, les fermes en milieu urbain cultivent de nombreux produits, qui vont ensuite garnir les paniers d'aliments sains distribués par Foodshare. Ces paniers sont remis à des familles à faible revenu, à des aînés, à des étudiants et à des personnes ayant diverses capacités, car une bonne alimentation est essentielle à la santé physique et mentale et au bien-être. Les jeunes ayant diverses capacités qui se heurtent à des problèmes dans leur vie éprouvent un sentiment de fierté lorsqu'ils aident d'autres personnes de leur milieu qui doivent aussi affronter des problèmes. Ils sont fiers de se retrousser les manches et d'aider les autres.
J'ai dit plus tôt que les problèmes des agriculteurs canadiens concernant la sécurité alimentaire n'avaient pas commencé avec la crise de la COVID-19 et qu'ils n'allaient pas prendre fin avec la réouverture des cafés et des restaurants. La triste réalité c'est qu'un très grand nombre de cafés et de restaurants ne rouvriront jamais, ce qui aura un effet d'entraînement et nuira à leurs fournisseurs, les producteurs de lait par exemple. La marge de profit de nombreux cafés et restaurants était très mince et, dans certains cas, les nouveaux restaurants fonctionnaient à perte le temps de se constituer une clientèle. De nombreux restaurants dépendent beaucoup du tourisme pendant les mois d'été. C'est alors la haute saison pour eux, et ils en profitent pour amasser l'argent qui leur permettra de survivre le reste de l'année. L'industrie laitière et beaucoup d'autres industries dépendent des touristes qui fréquentent les restaurants et les hôtels pendant l'été.
L'industrie du tourisme vit elle aussi beaucoup d'incertitude. Dans l'ensemble du pays, l'industrie du tourisme emploie davantage de Canadiens que l'industrie pétrolière et gazière. L'avenir est sombre pour les exploitants d'entreprises touristiques cette année. Les hôtels, les motels, les voyagistes et les entreprises de pêche touristique comptent parmi les entreprises de ma circonscription qui risquent de ne jamais rouvrir. Je le répète, des fermetures massives vont nuire aux entreprises dont les activités sont liées au tourisme, comme les restaurants et les fermes. Nous devons aider ces entreprises afin qu'elles puissent braver cette tempête et survivre jusqu'à la saison touristique de l'an prochain.
Nous devrions commencer à penser à des stratégies de marketing pour stimuler le tourisme intérieur. Notre pays devra faire preuve de créativité au fur et à mesure que nous sortirons de cette crise. En effet, nous ne pourrons pas compter sur le tourisme étranger pendant un certain temps. Lorsqu'il sera possible de le faire en toute sécurité, nous devrons encourager davantage de Canadiens à redécouvrir les destinations touristiques de leur région. Il s'agit là d'une autre facette de la renaissance de la filière locale: redécouvrir tout l'agrément qu'offrent les lieux de chez nous, se rapprocher de la nature et de nos parcs, et renouer avec nos communautés, nos voisins, et les agriculteurs locaux.
L'agriculture joue un rôle très important pour nous tous. Quoi que nous fassions, quels que soient nos professions, nos passe-temps ou nos passions, comme le dit si bien le sympathique personnage « Farmer Brown »: « Nous mangeons tous pour vivre ».
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PV (BC)
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2020-05-13 18:43 [p.2317]
Monsieur le Président, il ne faut surtout pas mettre au rancart les programmes qui étaient dans l'air avant l'arrivée de la COVID-19. Il y avait beaucoup de bonnes idées là-dedans. Maintenant que le pays est en crise, nous comprenons mieux tout ce que ces programmes pourraient faire pour les agriculteurs et les petites entreprises. Je pense par exemple à la création d'un revenu minimum garanti, ce que réclame le Parti vert depuis des dizaines d'années, car on garantirait ainsi à tous un revenu en deçà duquel il serait impossible de descendre.
Ces idées sont dans l'air depuis un certain temps déjà et elles méritent qu'on les appuie. Nous aurons beaucoup de leçons à tirer de la crise actuelle, entre autres en ce qui concerne la situation des aînés et les centres d'hébergement pour personnes âgées. Il faudra aussi voir aux lacunes du réseau de la santé, au manque d'entretien des hôpitaux et aux infrastructures vieillissantes. Il y aura de nombreuses leçons à tirer de tout cela. Nous en parlions déjà avant la crise, et il faudra s'y atteler une fois qu'elle sera derrière nous.
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PV (BC)
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2020-05-13 18:45 [p.2317]
Monsieur le Président, je sais que nous devons améliorer les programmes destinés aux agriculteurs, qui sont les propriétaires de petites entreprises. Depuis des années, on encourage les propriétaires de petites entreprises à se verser des dividendes. J'ai moi-même dirigé une petite entreprise et c'est ainsi que je me payais. Si j'exploitais toujours cette entreprise à l'heure actuelle, je n'aurais pas droit à un prêt aux petites entreprises parce que je me verserais des dividendes.
De nombreux agriculteurs ont recours à des contrats et à la sous-traitance, ils ne sont donc pas admissibles aux nouveaux programmes. Cela les met en péril. La situation pose des problèmes et nous pourrions finir par perdre beaucoup de petites exploitations agricoles. Dans les régions où le développement urbain empiète sur les terres agricoles canadiennes, le risque de perdre ces terres est accru.
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PV (BC)
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2020-05-13 18:46 [p.2317]
Monsieur le Président, j'ai parlé de l'agriculture régénératrice, qui nécessite beaucoup moins de carburants fossiles. L'agriculture régénératrice est un élément clé de la lutte contre les changements climatiques. J'en ai discuté à des réunions avec des agriculteurs et des producteurs de grains. Ils m'ont expliqué avoir changé leur système de production agricole pour qu'il soit plus régénérateur et pour qu'il séquestre le carbone.
On fait des progrès en innovant, comme la compagnie Caterpillar, qui a conçu une excavatrice alimentée par des batteries. Il faut un système électrique qui permet de recharger l'équipement agricole pour s'en servir. Nous pouvons y arriver. Nous devons seulement faire preuve d'un peu de créativité et d'innovation, et viser l'avenir dont nous rêvons.
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Lib. (BC)
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2020-04-29 14:40 [p.2243]
demande à présenter le projet de loi C-15, Loi concernant la prestation canadienne d'urgence pour étudiants (maladie à coronavirus 2019).
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Lib. (BC)
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2020-04-29 14:48 [p.2244]
propose que le projet de loi C-15, Loi concernant la prestation canadienne d’urgence pour étudiants (maladie à coronavirus 2019), soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
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Lib. (BC)
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2020-04-29 14:48 [p.2244]
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la vice-première ministre.
Je suis heureuse de participer au présent débat sur le projet de loi C-15, Loi concernant la prestation canadienne d'urgence pour étudiants. Nous sommes réunis ici pour discuter des meilleurs moyens d'aider les étudiants, au Canada.
Depuis plus de six semaines, les Canadiens s'adaptent aux circonstances engendrées par la pandémie de la COVID-19 qui a affecté notre pays et le monde.
Afin d'appuyer les Canadiens pendant cette crise, notre gouvernement a déployé des efforts importants et mis en place le Plan d'intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19. Ce plan consiste en des mesures de soutien d'une valeur de 146 milliards de dollars.
Une des mesures clés de ce plan est la Prestation canadienne d'urgence, qui a été créée pour aider les travailleurs canadiens qui se retrouvent au chômage à cause de la COVID-19. Grâce à cette prestation, les travailleurs admissibles sont maintenant en mesure de recevoir un revenu temporaire de 500 $ par semaine jusqu'à un maximum de 16 semaines.
Quand nous avons lancé la prestation le 6 avril, certains travailleurs canadiens ont dit s'inquiéter de leur admissibilité. Nous avons écouté ce qu'on nous disait et, le 15 avril, nous avons rendu la mesure plus inclusive. Maintenant, les travailleurs, notamment les travailleurs autonomes, peuvent gagner jusqu'à 1 000 $ par mois et continuer à recevoir cette prestation. Par ailleurs, les travailleurs qui viennent d'épuiser toutes leurs prestations régulières d'assurance-emploi et qui ne sont pas en mesure de reprendre le travail en raison de la COVID-19 y ont droit aussi.
Pour donner à la Chambre une idée de l'ampleur du phénomène, je dirai que plus de 10,15 millions de demandes ont été traitées au titre de la Prestation canadienne d'urgence par des fonctionnaires. Ce chiffre reflète les besoins réels des Canadiens pendant cette période et le dévouement de notre fonction publique envers notre pays.
Nous savons qu'il faut apporter encore plus d'aide aux Canadiens. Les jeunes se heurtent à toute une série de problèmes graves en ces temps difficiles, qu'il s'agisse d'une interruption de leurs études, de perspectives d'emplois réduites ou de changements à leurs programmes d'enseignement coopératif ou de stages prévus pendant l'été.
Beaucoup d'étudiants canadiens du niveau postsecondaire se demandent comment ils vont pouvoir payer leurs frais de scolarité, leur épicerie et leur loyer s'ils ne peuvent pas trouver un emploi d'été.
On estime que plus d'un million d'étudiants du niveau postsecondaire pourraient ne pas être admissibles à la Prestation canadienne d'urgence.
Les étudiants jouent un rôle important dans nos collectivités et ils peuvent offrir des solutions novatrices et un coup de main face à la COVID-19.
La semaine dernière, le premier ministre a parlé de Felix, qui a récemment obtenu un diplôme en ingénierie de l'Université Carleton. Felix a travaillé sur des satellites de communication. Il y a quelques semaines, il a parlé avec un fabricant local de ce qu'ils pouvaient faire pour contribuer à la lutte contre la COVID-19. Aujourd'hui, ils travaillent à concevoir et à créer des écrans faciaux réutilisables pour les travailleurs de première ligne.
Felix n'est pas le seul à avoir répondu à l'appel. Partout au Canada, les jeunes contribuent à l'effort.
La mesure législative proposée est notre façon de les appuyer à notre tour. S'il est approuvé, ce cadre offrirait un soutien financier aux étudiants pendant les mois d'été, qui sont importants, sous la forme d'une allocation de soutien du revenu temporaire. La valeur de cette mesure s'élève à environ 5,2 milliards de dollars. Je vais m'attarder surtout à l'élément principal de ce cadre, soit la prestation canadienne d'urgence pour étudiants.
La semaine dernière, le gouvernement a annoncé une prestation canadienne d'urgence pour étudiants s'étalant sur quatre mois. Les étudiants qui ne touchent pas la Prestation canadienne d'urgence et respectent les critères d'admissibilité à cette nouvelle prestation pourront en faire la demande et recevoir un montant de 1 250 $ par mois de mai à août. Les étudiants ayant une incapacité permanente et ceux ayant des personnes à charge toucheraient 750 $ de plus par mois, pour un total de 2 000 $ par mois.
Les étudiants pourraient travailler à temps partiel et recevoir tout de même la prestation, ce qui s'inscrit dans nos efforts pour maintenir les Canadiens en contact avec le marché du travail.
Tout comme la Prestation canadienne d'urgence, la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants n'aura pas à être remboursée.
La prestation canadienne d'urgence pour étudiants serait offerte aux étudiants inscrits à un programme d'études postsecondaires menant à un grade, à un diplôme ou à un certificat, ou qui ont terminé leurs études en décembre 2019. Cela signifie que les étudiants qui sont inscrits à un programme d'enseignement postsecondaire ou qui viennent de terminer leurs études postsecondaires seraient admissibles. Elle serait également offerte aux diplômés du niveau secondaire qui s'inscriront à des programmes d'enseignement postsecondaire dans les prochains mois.
La Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants serait également accessible aux étudiants actuels du cégep et à ceux qui ont récemment terminé leur programme d'études au cégep et qui ont l'intention de retourner aux études à l'automne.
Notre gouvernement a aussi prévu plus de 75 millions de dollars pour accroître l'aide offerte aux étudiants des Premières Nations, aux étudiants inuits ainsi qu'à ceux de la nation Métis.
Les étudiants pourront demander la prestation à partir du mois de mai en remplissant un simple formulaire en ligne sur le site de l'Agence du revenu du Canada, sous la rubrique « Mon dossier ».
Enfin, je voudrais souligner ce que notre gouvernement fait pour répondre aux préoccupations des étudiants handicapés pendant cette pandémie. Nous reconnaissons que certains groupes sont touchés de manière importante et disproportionnée par cette crise. En raison de leur état de santé sous-jacent, certains Canadiens handicapés sont davantage exposés à de graves complications liées à la COVID-19. D'autres doivent faire face à la discrimination et à des obstacles dans l'accès à l'information, aux services sociaux et aux soins de santé.
Nous savons que les étudiants handicapés ainsi que les étudiants ayant des personnes à charge pourraient avoir des dépenses supplémentaires pendant cette crise de santé publique. Ainsi, ces étudiants pourraient recevoir 750 $ par mois en plus de la prestation canadienne d'urgence pour étudiants.
L'incertitude peut sembler insupportable pour de nombreux étudiants, mais au Canada, nous veillons les uns sur les autres. Nous valorisons l'éducation, le service et le travail acharné. Ces mesures aideront les étudiants canadiens à traverser cette période difficile afin qu'ils puissent construire leur carrière et leur avenir pour lesquels ils ont travaillé si fort.
La présentation de ce projet de loi est une étape clé du soutien que nous apportons aux étudiants. Je remercie tous les députés qui nous font part de leurs commentaires ainsi que des réflexions et des préoccupations de leurs concitoyens.
L'adoption du projet de loi est une étape clé dans l'offre gouvernementale d'aide aux étudiants. Je remercie tous les députés qui ont fait part de leurs commentaires et qui ont soumis les idées et les préoccupations de leurs électeurs.
Le mois de mai approche à grands pas, et les étudiants comptent sur nous pour les aider à traverser cette période difficile.
Ensemble, à titre de députés, nous avons l'occasion de venir en aide aux étudiants canadiens d'une manière dont les effets se feront sentir pendant des années à venir. Par ailleurs, au moment de relancer l'économie, ce sont eux qui sauront tracer un chemin vers une société plus juste et plus égalitaire.
Voir le profil de Carla Qualtrough
Lib. (BC)
Voir le profil de Carla Qualtrough
2020-04-29 14:57 [p.2246]
Monsieur le Président, la réponse courte est oui, absolument. Je me réjouis à l'idée de collaborer avec tous les députés pour améliorer les perspectives d'emplois des jeunes, notamment grâce à l'ajout d'emplois supplémentaires à nos programmes actuels.
Voir le profil de Carla Qualtrough
Lib. (BC)
Voir le profil de Carla Qualtrough
2020-04-29 14:58 [p.2246]
Monsieur le Président, j'étais très emballée lorsque le député m'a présenté sa proposition dans les derniers jours. En fait, pas plus tard que ce matin, j'ai rencontré les fonctionnaires de mon ministère pour concrétiser cette idée et ainsi répondre aux besoins du Nord de l'Ontario en faisant appel à des étudiants en médecine sans empiéter sur le programme Emplois d'été Canada.
Ma réponse est absolument. Je crois que j'aurai une solution pour lui dans les prochaines heures, sinon dans les prochains jours. Je suis très enthousiaste à propos de la proposition.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2020-04-29 14:58 [p.2246]
Monsieur le Président, j'aimerais souligner la qualité de l'échange auquel nous venons d'assister. La proposition du député de Timmins—Baie James est excellente, tout comme la réponse de la ministre. Espérons que cela mènera à des résultats concrets.
Je m'inquiète toutefois des lacunes qui laissent au dépourvu les dizaines de milliers d'étudiants étrangers au Canada. Même si ces derniers peuvent soumettre une demande dans le cadre de la Prestation canadienne d'urgence, ils sont seulement admissibles à recevoir de l'aide si leurs revenus étaient supérieurs à 5 000 $ l'année dernière. Par conséquent, il y a un grand vide. Pour ceux et celles qui se demandent pourquoi il est important de se soucier des étudiants étrangers — sous prétexte qu'ils n'ont qu'à retourner dans leur pays —, il est bon de préciser que beaucoup d'entre eux ne peuvent le faire en raison des mesures d'isolement en vigueur. En outre, leur contribution à l'économie canadienne s'élève à plus de 20 milliards de dollars annuellement. Les programmes pour les étudiants étrangers représentent plus de 170 000 emplois pour les Canadiens justement parce que nous accueillons des étudiants des autres pays. Par conséquent, je m'attends à ce qu'une solution soit mise en œuvre.
Par exemple, une option serait de modifier les critères d'admissibilité du programme Emplois d'été Canada afin d'inclure les étudiants qui ne sont pas des citoyens canadiens. Une autre option pourrait être de modifier le projet de loi C-15 afin d'ajouter les étudiants étrangers. Oui, les étudiants étrangers peuvent réclamer la Prestation canadienne d'urgence, mais l'aide offerte n'est pas accessible à tous.
Est-ce que la ministre aura des solutions à proposer dans les prochains jours?
Voir le profil de Carla Qualtrough
Lib. (BC)
Voir le profil de Carla Qualtrough
2020-04-29 15:00 [p.2246]
Monsieur le Président, les échanges dans le dossier des étudiants étrangers constituent un autre exemple de notre collaboration.
Lorsque nous avons créé la Prestation canadienne d'urgence, nous avons veillé à ce que la résidence au Canada figure au nombre des critères d'admissibilité de façon que les étudiants étrangers et les travailleurs étrangers temporaires puissent en faire la demande. Lorsque nous avons commencé à chercher des moyens d'appuyer les étudiants, nous avons examiné la politique actuelle qui vise les citoyens canadiens et les résidents permanents. Inspirée de la politique actuelle régissant le Programme canadien de prêts aux étudiants et le programme Emplois d'été Canada, la prestation actuelle destinée aux étudiants vise les citoyens canadiens et les personnes résidant au Canada.
Dans le cas des étudiants étrangers, nous avons assoupli la limite relative au nombre d'heures de travail, mesure particulièrement importante pour les étudiants étrangers qui se spécialisent actuellement dans le domaine médical.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2020-04-29 16:08 [p.2256]
Monsieur le Président, je remercie ma collègue d'Avignon—La Mitis—Matane—Matapédia et le Bloc québécois de la proposition. Je suis tout à fait d'accord qu'il est bénéfique pour les étudiants de pouvoir travailler à temps partiel plutôt que d'être sans emploi.
Dans les motions du consentement unanime, comment nous, députés, pouvons-nous démontrer notre soutien?
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