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Ind. (BC)
Merci, madame la présidente.
J'ai été très troublée d'apprendre qu'une animatrice de la radio de CBC au Yukon s'est sentie obligée de démissionner parce qu'on ne lui permettait pas de donner sa version de la vérité en tant qu'Autochtone. Nous savons que la Loi sur la radiodiffusion indique que le système canadien de radiodiffusion devrait refléter la dualité linguistique et le caractère multiculturel et multiracial de la société canadienne ainsi que la place particulière qu'y occupent les peuples autochtones, mais cela semble poser certaines difficultés.
J'aimerais donc savoir si le ministre du Patrimoine craint comme certains journalistes qu'il y ait encore des problèmes de racisme systémique au sein de l'institution que représente CBC/Radio-Canada et si le gouvernement compte maintenant admettre qu'il est nécessaire de reconnaître la compétence des gouvernements autochtones.
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Ind. (BC)
Merci.
Lorsque je faisais partie du gouvernement et que j'étais ministre, j'ai appris qu'il y avait certains enjeux plutôt délicats qui bouleversent les normes sociétales et auxquels il n'est pas politiquement rentable de s'attaquer en raison du risque de perdre des votes, même si ce serait la bonne chose à faire du point de vue moral. Il s'agit la plupart du temps de problèmes liés aux inégalités et aux citoyens les plus marginalisés de notre société.
On pourrait citer par exemple au sein du système judiciaire les peines minimales obligatoires, la diminution du financement des services policiers et même les investissements dans la justice réparatrice. Ces différents enjeux deviennent souvent ceux qui définissent notre société et nos gouvernements au fil de l'évolution du monde. Il est bien certain que ces questions doivent actuellement laisser l'avant-scène politique à la tragique réalité qui voit encore davantage d'Autochtones canadiens mourir aux mains de la police et des milliers d'entre eux continuer à vivre derrière les barreaux ou dans la pauvreté.
Le gouvernement peut-il enfin s'engager à prendre les mesures nécessaires promises en 2015 et à supprimer la vaste majorité des peines minimales obligatoires de manière à laisser aux juges une marge discrétionnaire suffisante, et à consentir des investissements significatifs en matière de justice réparatrice?
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Ind. (BC)
J'aimerais vous parler d'un autre de ces dossiers que l'on peut qualifier de délicats. En Colombie-Britannique, la crise sanitaire causée par les surdoses d'opioïdes en est à sa cinquième année. Triste constat, le mois de mai est celui où il y a le plus de décès liés à une surdose. Nous arrivons à la moitié de l'année et déjà plus de 500 décès du genre ont été recensés. Une grande partie de ces décès font suite aux mesures prises en réponse à la COVID-19 qui ont empêché les gens d'avoir accès aux sites de consommation supervisée. Ils ont ainsi dû consommer seuls et ont été victimes d'une overdose. Les provinces se sont réjouies de l'appui apporté en mars par le gouvernement fédéral quant aux exemptions permettant un approvisionnement en drogues sûres, mais cette mesure arrivera à échéance en septembre 2020.
Je joins ma voix à celles de la coroner en chef de la Colombie-Britannique et de la Dre Henry pour dire que le gouvernement fédéral doit en faire davantage. Le gouvernement va-t-il apporter le soutien nécessaire pour contribuer à la mise en place d'initiatives visant l'approvisionnement en drogues sûres dans les provinces?
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Ind. (BC)
Je vous remercie, madame la présidente.
Malgré le consensus sur l'existence du racisme systémique au Canada, le débat sur sa signification est beaucoup plus récent. Le gouvernement pourrait-il dire aux membres du Comité comment il définit le mot « systémique » et donner des exemples d'initiatives stratégiques et législatives en cours ou envisagées?
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Ind. (BC)
Je n'ai pas entendu de définition précise de « racisme systémique », mais je vais passer à ma question suivante.
En ce qui concerne les peuples autochtones, le gouvernement convient-il que la Loi sur les Indiens est un exemple flagrant, voire le plus flagrant, de racisme systémique au Canada, en particulier les articles 5 à 17, en vertu desquels la Couronne continue de légiférer et de déterminer qui peut être inscrit à titre d'Indien ou ne peut l'être, ainsi que les articles 74 à 80, en vertu desquels la Couronne continue d'imposer aux peuples autochtones comment ils doivent se définir et se gouverner? Le gouvernement ne reconnaît-il pas que ce sont là deux exemples de racisme systémique?
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Ind. (BC)
Merci. Je ne suis pas certaine d'avoir entendu un accord avec ma question.
Le comble du racisme, c'est certainement lorsqu'un groupe détermine qui sont les membres d'un autre groupe et lui dit comment prendre les décisions qui le concernent directement. La ministre est-elle d'accord pour dire qu'un peuple autochtone reconnu doit avoir le pouvoir exclusif de déterminer l'identité de ses membres, de se gouverner lui-même et de prendre ses propres décisions?
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Ind. (BC)
Merci.
Pour que ce soit bien clair, la ministre convient-elle que ces pouvoirs de gouvernance doivent être les pouvoirs exclusifs des peuples autochtones reconnus?
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Ind. (BC)
Ce gouvernement a réitéré à maintes reprises son engagement à faire progresser la réforme de la détermination de la peine qui « résistera à l'épreuve du temps ». Il affirme également sa détermination à s'attaquer au problème tragique de la surreprésentation des Autochtones et des Canadiens marginalisés, tout en obligeant les contrevenants à répondre de leurs actes et en protégeant les victimes.
La plupart des députés de la Chambre conviendront certainement que le temps des promesses creuses est terminé et qu'il faut agir. Les faits montrent clairement que les peines minimales obligatoires sont au cœur du problème et qu'il ne s'agit pas d'une politique judiciaire éclairée. Il y a eu suffisamment d'études menées et trop de retards causés par l'opportunisme politique.
Quand le gouvernement confirmera-t-il qu'il abrogera les peines minimales obligatoires pour toutes les infractions, sauf les plus graves?
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Ind. (BC)
Merci, monsieur le président.
Nous en sommes aujourd’hui à la 16e séance du comité sur la COVID. De toute évidence, ce comité a été et demeure important, mais il en va de même pour tous les aspects de notre démocratie et de nos institutions. Je crois, à l'instar de bon nombre de mes concitoyens, que nous devons veiller à ce que la Chambre des communes reprenne ses travaux le 21 septembre. Il ne fait aucun doute que nous devons discuter de questions cruciales, à l’échelle tant nationale qu’internationale.
Le gouvernement s’engagera-t-il à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que nous nous réunirons au Parlement le 21 septembre, que ce soit de façon virtuelle, en personne ou un peu comme ce que nous faisons aujourd’hui?
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Ind. (BC)
Pendant que tous les Canadiens voient avec consternation et horreur les événements qui se déroulent au sud de la frontière, nous ne pouvons pas être complaisants dans notre propre pays lorsqu'il est question de racisme contre les Canadiens noirs, les peuples autochtones et d'autres groupes marginalisés.
En ce qui concerne les peuples autochtones, nous avons réalisé des progrès, mais nous commençons à peine à faire preuve de maturité en tant que pays. Le racisme systémique est toujours présent. La Loi sur les Indiens est toujours en vigueur. Les personnes marginalisées sont toujours incarcérées de manière disproportionnée. Je sais avec certitude que le ministère de la Justice a beaucoup travaillé sur les réformes nécessaires en matière de détermination des peines et les dispositions de justice réparatrice pour remédier à la surreprésentation des Autochtones dans le système judiciaire, et il existe un plan précis pour se débarrasser de la Loi sur les Indiens grâce à la reconnaissance des droits.
Nous savons ce qui doit être fait. Le premier ministre pourrait-il dire à tous les Canadiens pourquoi le gouvernement n'a pas appuyé ces plans exhaustifs et porteurs de changements? Les belles paroles ne suffisent pas; il faut des mesures concrètes. Si nous ne le faisons pas maintenant, quand cela se fera-t-il?? Si ce n'est pas nous qui le faisons, qui le fera?
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Ind. (BC)
Merci. Je suis tout à fait d'accord pour dire que nous devons agir dès maintenant.
Dans le même ordre d'idées, aujourd'hui, comme nous le savons, c'est le premier anniversaire de la publication du rapport sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et de ses appels à l'action. De nombreux ministres du gouvernement ont pris la parole devant le Comité au cours des derniers jours pour souligner l'importance d'entendre les appels à la justice dans tout le pays et dans le monde entier.
Le rapport sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées contient 231 appels à la justice. Le gouvernement peut-il s'engager aujourd'hui, à l'occasion du premier anniversaire du rapport, à publier le plan d'action en la matière? La nécessité de tenir plus de consultations ne devrait pas être une excuse pour l'inaction.
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Ind. (BC)
Je vous remercie, monsieur le président.
La ministre de l'Emploi a annoncé que des mesures allaient être prises pour venir en aide aux personnes handicapées, quelque chose de similaire à l'augmentation ponctuelle de la prestation de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti pour les personnes âgées.
La ministre peut-elle fournir plus de détails à ce sujet? Quand les personnes handicapées peuvent-elles s'attendre de recevoir une aide financière substantielle?
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Ind. (BC)
Je vous en remercie.
Mon bureau a entendu de nombreux électeurs exprimer leur frustration devant le manque d'information du gouvernement sur les critères d'admissibilité au programme de crédit aux entreprises. De plus, les banques envoient des messages contradictoires aux petites et moyennes entreprises.
Comment le gouvernement s'assure-t-il que les messages concernant le PCE et d'autres programmes semblables sont bien formulés?
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Ind. (BC)
Monsieur le président, les députés ne le savent peut-être pas, mais il y a actuellement, en raison de la pandémie, des restrictions quant au moment où certains fonctionnaires peuvent accéder aux serveurs du gouvernement et à leurs dossiers afin de s'assurer que ceux qui concernent directement la pandémie aient la priorité. Par exemple, cela touche les négociations avec les peuples autochtones.
Le gouvernement peut-il nous dire quand le système aura une capacité suffisante pour que tous les fonctionnaires puissent faire leur travail à distance et sans restriction?
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Ind. (BC)
Alors que les parlementaires actuels et anciens réclament une enquête nationale sur les foyers de soins de longue durée, ce que j'appuie énergiquement, la ministre des Relations Couronne-Autochtones pourrait-elle nous donner une idée du moment où le plan d'action concernant les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées sera publié?
En posant cette question, je comprends certainement la nécessité des consultations et la réalité des retards causés par la pandémie.
Il y a bien sûr de nombreuses mesures qui, nous le savons tous, doivent être prises maintenant et qui ne requièrent pas d'autres consultations. La nécessité de consulter ne saurait justifier l'inaction.
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Ind. (BC)
J'ai une brève question à poser au ministre des Transports.
Le gouvernement a-t-il l'intention d'intervenir pour inciter les compagnies aériennes à rembourser les clients au lieu de leur offrir un crédit? J'ai entendu beaucoup d'électeurs et d'entreprises à cet égard.
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Ind. (BC)
Merci.
Les crimes de nature raciste sont en hausse contre des personnes d'origine asiatique au Canada. Je crois que nous sommes tous d'accord que cela n'a pas sa place dans notre société.
Le désaccord avec la conduite du gouvernement d'un autre pays ne donne pas le droit d'être raciste. Cela n'a absolument aucune incidence sur la façon dont nous nous attendons que les gens se traitent les uns les autres. Pour des milliers de Canadiens d'origine asiatique, le Canada est aussi leur patrie.
Que va faire le gouvernement pour intensifier la lutte contre les crimes haineux au pays et pour envoyer le message clair et public que le Canada ne tolérera pas que d'autres pays ne respectent pas la primauté du droit?
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Ind. (BC)
Merci.
L'adoption de certaines politiques officielles en matière de santé et de sécurité dans le contexte de la COVID-19 engendrera des coûts considérables pour certains organismes de bienfaisance et sans but lucratif, un peu comme les coûts engagés pour assurer la sécurité physique de lieux de culte dans le contexte de la multiplication des crimes haineux dans le monde.
Le gouvernement fédéral envisagera-t-il un scénario dans lequel un nouveau programme ou une mise à jour du programme d'infrastructures de sécurité aiderait à couvrir ces coûts?
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Ind. (BC)
Au moment où de nombreuses administrations publiques commencent à lever les restrictions et où nous, Canadiens, adoptons une nouvelle normalité, nous devons nous préparer à une deuxième vague de la COVID-19. Le gouvernement peut-il confirmer qu'il se prépare à une deuxième vague? Les programmes d'aide en vigueur seront-ils reconduits dans l'éventualité d'une deuxième vague? Y aura-t-il suffisamment d'équipement de protection individuelle et d'équipement médical essentiel? Faisons-nous en sorte que toutes les autorisations nécessaires sont en place pour répondre rapidement et efficacement?
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Ind. (BC)
Je vous remercie de cette réponse.
Un vaccin n'est pas pour demain et la coopération internationale sous la forme d'échanges de renseignements fait plaisir à voir. Je crois que le Canada a un rôle important à jouer sur la scène internationale.
Le Canada adoptera-t-il une position ferme à l'Assemblée mondiale de la Santé, soit que les populations vulnérables dans le monde entier aient accès au vaccin et que sa distribution soit équitable? Quelles mesures le gouvernement prend-il sous ce rapport?
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Ind. (BC)
Merci, monsieur le président.
Tout en reconnaissant que la frontière relève de la compétence fédérale, bon nombre de mes électeurs, comme la plupart des Britanno-Colombiens, sont extrêmement préoccupés par la propagation possible de la COVID-19 en provenance des États-Unis. D’autres régions du pays semblent lever les restrictions plus rapidement. Cela s'ajoute à nos préoccupations.
Étant donné que la santé et la sécurité sont d’une importance primordiale, le gouvernement peut-il confirmer qu’il n’a pas l’intention d’ouvrir notre frontière avec les États-Unis aux déplacements non essentiels dans un avenir rapproché et qu’il respectera la volonté du gouvernement de la Colombie-Britannique, qui a été très insistant sur ce point?
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Ind. (BC)
Merci.
La semaine dernière, au Comité, j’ai dit qu'heureusement, il n’y avait pas eu d’éclosion importante de la COVID-19 dans les communautés autochtones du Canada. Toutefois, cela ne semble plus être le cas pour La Loche et pour les Dénés de Clearwater River. Les collectivités autochtones craignent de voir un plus grand nombre d’éclosions, surtout lorsqu'on commencera à lever les restrictions. [Difficultés techniques] d'appuyer les mesures prises par les Autochtones pour protéger leurs communautés de la COVID-19 et d'affirmer leur droit inhérent de le faire.
La pandémie a eu, entre autres conséquences, celle de mettre en lumière les conditions dans lesquelles vivent les communautés autochtones. Le surpeuplement, le manque d’infrastructures, l’insécurité alimentaire et l'absence de gouvernance adéquate rendent les populations autochtones plus vulnérables. Le gouvernement peut-il expliquer pourquoi nous n’avons toujours pas de cadre de reconnaissance des droits pour appuyer une véritable réconciliation ainsi que l’autodétermination et la reconstruction des nations, qui auraient aidé les peuples autochtones à être moins vulnérables pendant cette pandémie, et quand cela se fera-t-il?
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Ind. (BC)
Merci, monsieur le président.
[Difficultés techniques] la réponse [Difficultés techniques] ces préoccupations et ces circonstances dans les communautés autochtones vont subsister.
Monsieur le président, au cours de ces dernières semaines, notre bureau a reçu les plaintes de nombreux organismes et entreprises qui ne répondent pas aux critères de la Subvention salariale d’urgence du Canada ou du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes parce qu’ils n’ont pas de compte d’entreprise auprès d’une institution financière ou, dans certains cas, leur masse salariale est gérée par un organisme-cadre. Ces entreprises et organismes doivent être inclus. Le gouvernement prévoit-il élargir l’admissibilité à ces programmes?
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Ind. (BC)
Madame la présidente, je tiens à reconnaître les nombreux programmes que le gouvernement a créés et dont nous et tous les Canadiens profitons. Je l'en remercie et j'en remercie les fonctionnaires pleins d'ardeur qui exécutent ces programmes.
Comme nous l'avons entendu ici même, des personnes âgées échappent aux mailles du filet. Mon bureau reçoit un nombre exorbitant d'appels sur des cas de personnes âgées incapables de faire reconnaître leur admissibilité à des programmes. Le gouvernement peut-il préciser ce qu'il fait pour les personnes âgées dans le besoin et si ces personnes peuvent espérer un programme semblable à ceux qui ont été mis sur pied par d'autres États ou pays?
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Ind. (BC)
Madame la présidente, comme d'autres députés, qui l'ont fait observer et qui ont posé des questions à ce sujet, je me demande si le gouvernement instaurera des normes nationales pour les soins de longue durée.
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Ind. (BC)
Merci.
Le gouvernement mettra-t-il au point un système national de permis d'exercer, pour la reconnaissance, dans toutes les provinces, des titres des médecins et des infirmières?
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Ind. (BC)
Madame la présidente, mon bureau a appris récemment que certaines petites entreprises sont aux prises avec des propriétaires qui refusent de participer au programme d'aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial. Que compte faire le gouvernement en ce qui concerne ces difficultés auxquelles font face des petites entreprises?
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Ind. (BC)
Madame la présidente, nous savons que nous devons nous concentrer sur la COVID-19 pour passer au travers de cette crise, mais nous savons aussi que nous devons nous préoccuper de l'économie et des défis que nous devons relever sur le plan économique. Est-ce que le gouvernement déposera un budget pour 2020 et envisage-t-il d'augmenter la TPS?
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Ind. (BC)
Madame la présidente, gilakas' la. Je tiens à reconnaître le territoire traditionnel du peuple algonquin.
Notre nation et le monde, nos façons d'être, en fait notre humanité, sont mis à l'épreuve dans le cadre de cette intervention à la COVID-19. Nous vivons depuis quelque temps dans des circonstances sans précédent, et notre intervention aura de profondes répercussions au cours des années à venir. Je pense que nous comprenons tous la gravité de la responsabilité que nous avons à la Chambre de faire les choses correctement. Nous sommes de tout cœur avec les personnes qui souffrent de ce virus. Nous reconnaissons les sacrifices que font les gens pour protéger ceux qui risquent le plus de succomber à cette maladie. Nous ne pensons plus à ce que nous pouvons faire pour nous-mêmes, mais à ce que nous pouvons faire pour autrui.
Nous nous devons également de féliciter le gouvernement qui, avec le soutien de ses fonctionnaires, a pris des mesures sans précédent pour établir de nombreux programmes de secours d'urgence, de la PCU au CUEC, en passant par les programmes de santé mentale et bien d'autres. Les programmes d'urgence aident beaucoup, et avec l'aide de la Chambre, le gouvernement a créé de nouveaux programmes conçus en fonction des besoins.
Cela dit, nous nous heurtons encore à des problèmes. Le bureau de ma circonscription, comme ceux de tous les députés, a reçu des appels de beaucoup de gens, y compris des aînés, qui ont encore du mal à joindre les deux bouts et qui ont besoin de l'aide du gouvernement. Les petites entreprises ont de la difficulté à satisfaire aux critères du CUEC, et il y a des problèmes au sujet des loyers et de ce qui constitue un revenu viable.
De plus, après deux mois de mesures extrêmes de distanciation sociale, les résidants de Vancouver Granville, comme tous les Canadiens, souhaitent un retour à la normale. En attendant le vaccin, nous essayons d'imaginer ce que sera la vie pendant la transition entre l'intervention d'urgence et la nouvelle normalité. Nous envisageons le commencement de la fin, si l'on peut dire.
De toute évidence, la distanciation physique et une bonne hygiène sont des habitudes que nous avons acquises en vivant avec la COVID-19. Dans certains cas, il faudra les institutionnaliser, surtout dans les milieux de vie collective. Dans le cas des établissements de soins de longue durée, le gouvernement devrait établir des normes nationales que les provinces devront respecter pour obtenir une partie du soutien financier destiné aux aînés. De plus, il faudrait normaliser la rémunération, les avantages sociaux et les horaires des préposés aux services de soutien à la personne.
Pour ce qui est du moment et du degré d'élimination des restrictions, nous devons évidemment continuer de nous laisser guider par la science et par nos experts en santé. Ne faisons pas les erreurs commises par certains autres gouvernements. Nous ne sauverons pas les emplois et l'économie en sacrifiant des vies.
Comme la pandémie a évolué différemment dans les régions du Canada à cause de sa diversité géographique et politique, il ne sera pas nécessaire que les provinces et les territoires établissent des plans identiques pour rouvrir leurs économies. Toutefois, au sein de notre système de fédéralisme coopératif, le gouvernement fédéral pourra en assumer la coordination. Nous sommes tous reliés les uns aux autres, et notre Constitution protège le droit à la mobilité. Il nous faut encore des tests et des modes de suivi plus efficaces pour tout le pays. Au fur et à mesure que le suivi électronique et la recherche des contacts se généraliseront, nous devrons tenir compte des droits à la protection de la vie privée et de la façon dont nous utilisons les données. Il faudra probablement réglementer ces choses.
Il y a beaucoup d'éléments à considérer dans la planification de notre stratégie économique post-COVID. En vertu de la nouvelle norme, et même après la levée des restrictions, il est peu probable que les gens recommencent simplement à vivre comme avant, du moins pas avant que l'on ne trouve un vaccin. Même si, en étant optimistes, l'économie redémarre à 90 %, les circonstances ne seront plus les mêmes. La pandémie a produit des répercussions financières à plus long terme. On prévoit que le ratio de la dette fédérale au PIB sera de 48,4 % en 2020-2021. Notre économie survivra, mais ce n'est certainement pas idéal, surtout si l'on tient compte de la dette des provinces, des municipalités et des communautés autochtones. Nous devrons établir des outils fiscaux pour appuyer les gouvernements provinciaux et autres au-delà des mécanismes actuels de transfert et de stabilisation.
D'autres mesures fiscales pourraient être nécessaires. Certains proposent d'augmenter la TPS. Une chose est certaine: le niveau actuel des dépenses ne nous soutiendra pas pendant cette période de transition.
En outre, certaines personnes suggèrent de nouvelles façons d'aider les Canadiens, comme l'établissement d'un revenu de subsistance garanti, et d'autres pays envisagent aussi de le faire.
Il est certain que toutes les entreprises ne survivront pas, malgré les mesures d'urgence. Nous devrons choisir les industries et les entreprises auxquelles fournir un soutien supplémentaire et dans quelles circonstances nous l'accorderons. Nous devrions fournir des produits et des services essentiels et si nous intervenons, ce devrait être principalement au moyen de placements à échéance non déterminée.
J'espère que le ministre des Finances déposera bientôt le budget de 2020. Nous avons besoin de projections pour discuter de notre plan.
Tous les jours, à Vancouver et ailleurs, je le sais, nous faisons du vacarme à 19 heures pour manifester notre soutien aux travailleurs de première ligne. Quand j'entends ce bruit, je ne peux m'empêcher de penser à la valorisation et à la rémunération de leur travail. Nous les remercions parce que nous dépendons d'eux, mais cette gratitude ne se reflète pas dans leurs salaires. Il faut vraiment que notre société applique un système de valeurs différent pour récompenser le travail accompli. Il est grand temps d'y réfléchir et d'agir.
Oui, nous appuyons tous la classe moyenne et ceux qui travaillent fort pour en faire partie, mais cette pandémie nous a montré que notre aide devrait viser avant tout la classe ouvrière et les personnes les plus vulnérables. On juge les sociétés en fonction de la façon dont elles traitent leurs membres les plus vulnérables. Si les membres de notre société s'entraidaient vraiment, si nous offrions d'excellents soins de santé à tous, surtout aux aînés et aux personnes les plus vulnérables, des soins de santé qui leur procureraient la sécurité, les soins et l'attention qu'ils méritent chaque jour, ces personnes n'auraient probablement pas autant souffert pendant cette crise. Si nous ne reconnaissons pas cela maintenant, quand le reconnaîtrons-nous? Si nous pouvons aider ces gens pendant une pandémie, pourquoi ne pas les aider de façon permanente?
Heureusement, et sans oublier la victime de la baie Alert, dans ma nation, il n'y a pas eu d'éclosion importante de COVID dans les communautés autochtones du Canada, mais cela pourrait changer. Nous devons demeurer vigilants et soutenir les communautés autochtones qui prennent des mesures pour protéger leurs membres de la COVID-19. Nous devons affirmer leur droit inhérent de le faire.
L'isolement cause aussi de plus en plus de troubles de santé mentale, surtout dans les communautés éloignées. La pandémie ne fait que souligner la nécessité d'une véritable réconciliation et d'un cadre de reconnaissance des droits afin que nous puissions nous attaquer adéquatement au surpeuplement, au manque d'infrastructures et à la pauvreté et que nous parvenions à favoriser une bonne gouvernance.
En élaborant notre plan socioéconomique post-pandémie, il faut que nous visions aussi à relancer l'économie, comme le font certains pays exemplaires comme l'Allemagne. Le premier ministre dit souvent que l'environnement et l'économie vont de pair. La vérité, et ce que ce virus nous démontre, c'est que l'environnement, dont nous faisons tous partie, oriente l'économie, et il continuera de le faire de façon plus spectaculaire avec la hausse des températures climatiques.
Les photos des dauphins qui s'ébattent dans les canaux de Venise sont peut-être prématurées, mais la planète semble guérir. Cela ne veut pas dire que nous ne devrions pas relancer l'économie, bien au contraire. Cela nous amène cependant à réfléchir au type d'économie que nous allons relancer. Cela nous amène aussi à réfléchir à la façon dont nous mesurons le bien-être et le succès des membres de notre société. Ils ne dépendent pas uniquement de la croissance du PIB.
On fonde toujours la mesure du niveau de vie d'un pays sur son PIB par habitant. Apparemment, plus le pourcentage par habitant est élevé, meilleur est le niveau de vie de la population. Cependant, comme je l'ai lu dans un article publié récemment, les résultats du PIB mesurent très mal le bien-être social d'une population. En tant qu'outil économique, il ne fait que poser des hypothèses sur le niveau de vie de base, qui varie d'une nation à une autre sur le plan socioéconomique. De plus, un niveau de vie élevé ne reflète pas nécessairement le niveau de bien-être des membres de la société. Il faut que nous repensions tout cela.
En examinant cette crise sous l'angle des relations internationales, nous constatons qu'elle survient à un moment où la démocratie subit des pressions, où l'ordre fondé sur des règlements internationaux est remis en question et où le pouvoir change complètement. À bien des égards, la COVID-19 crée une véritable tempête internationale. Lorsque le vaccin sera enfin disponible, le Canada pourra faire preuve de leadership et insister pour qu'il soit mis à la disposition des populations qui en ont le plus besoin.
Dans nos fonctions de députés à la Chambre, nous avons beaucoup à faire. Je suis convaincue qu'en travaillant ensemble, nous accomplirons de grandes choses dans le cadre de notre intervention à cette pandémie. Nous agirons avec bienveillance et compassion. Comme le dit toujours Bonnie Henry, notre extraordinaire administratrice de la santé publique en Colombie-Britannique, restez calmes, soyez compatissants et tenez-vous en sécurité.
Gilakas'la.
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