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PCC (AB)
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2020-02-18 10:09 [p.1118]
demande à présenter le projet de loi C-205, Loi modifiant la Loi sur la santé des animaux.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de prendre la parole aujourd'hui pour présenter ce projet de loi avec l'appui du député de Beauce.
Le projet de loi porte sur un problème crucial, à savoir la biosécurité de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, surtout par rapport aux intrusions dans les propriétés et les installations agricoles. Comme la Chambre le sait peut-être, de nombreuses manifestations ont lieu dans des exploitations agricoles et des usines de transformation un peu partout au pays. De plus, elles ne se limitent pas à un seul secteur agricole ou à une seule région du Canada. Des militants se sont introduits dans des porcheries à Abbotsford, en Colombie‑Britannique, et à Saint‑Hyacinthe, au Québec, ainsi que dans une installation d'élevage de porcs en Ontario. Certains ont même tenté d'enlever des animaux de fermes laitières.
Dans ma propre circonscription, Foothills, un agriculteur a été très surpris un bon matin de constater que des dizaines de manifestants étaient entrés par effraction sur sa propriété et dans un bâtiment de son exploitation agricole et tentaient d'enlever des dindes. Les exemples sont nombreux. Je crains que la situation ne s'aggrave si rien n'est fait pour aider les producteurs. Je doute que les militants comprennent pleinement les conséquences de leurs actes. Il faut qu'ils sachent qu'ils compromettent la sécurité des animaux, des familles, des agriculteurs et des travailleurs. Nous comprenons qu'ils ont à coeur la qualité du sol, la salubrité des aliments, la santé des animaux et la protection de l'environnement, mais je crois que mes collègues de la Chambre sont d'accord avec moi pour dire que les agriculteurs éprouvent beaucoup d'anxiété et vivent actuellement une crise de santé mentale.
Ce sont là d'importants problèmes que nous espérons régler. Cela dit, j'ai décidé de concentrer mes efforts sur la modification de la Loi sur la santé des animaux afin de créer une nouvelle infraction. Le projet de loi vise à prévenir le contact des animaux avec des maladies ou des substances toxiques susceptibles de les contaminer afin de protéger leur santé et d'éviter que ces animaux ne contaminent par la suite des êtres humains. Les virus tels que la peste porcine africaine représentent un danger réel qui pourrait être dévastateur pour l'agriculture canadienne.
À l'heure actuelle, la loi ne fait rien pour dissuader les intrus. Le projet de loi vise à corriger cette lacune. Il me tarde de collaborer avec mes collègues pour régler cet important problème et protéger l'approvisionnement alimentaire du Canada.
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PCC (AB)
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2020-02-18 12:20 [p.1137]
Monsieur le Président, j'aimerais remercier le Bloc québécois de présenter cette motion aujourd'hui.
Je voudrais commencer par dire que je suis vraiment partagée en ce qui concerne cette motion. En anglais, nous avons une phrase qui explique pourquoi.
Ne dit-on pas qu’il faut joindre le geste à la parole? Il me semble que c’est très important. Cela veut dire investir dans ce qui compte. En ce qui concerne cette motion, en tant que pays et en tant que gouvernement, investissons dans la population, car c’est très important.
Malheureusement, comme beaucoup de députés à la Chambre, je sais ce qu’est le cancer. Mon père en a eu un. Il est très difficile de voir quelqu’un qu’on aime traverser cette épreuve. Ce n’est jamais de courte durée. La guérison est longue après une opération. Certaines personnes qui ont eu des séances de rayons doivent monter le chauffage la nuit parce qu’elles ont froid. Cette maladie est dévastatrice et touche la vie des Canadiens et de tout le monde à la Chambre.
Je comprends pourquoi le Bloc québécois a trouvé que c'était une bonne idée de présenter cette motion.
Cette motion touche vraiment la vie des Canadiens et elle a le potentiel d’améliorer leur sort.
Je reçois à mon bureau beaucoup de gens qui sont confrontés à des problèmes semblables à ceux que ma famille a vécus. J’ai ici une note au sujet d’un citoyen qui était aux prises avec un cancer et qui s’était fait dire par son médecin de s’absenter du travail pendant un certain nombre de semaines en attendant de recevoir une lettre l’informant qu’il était apte à y retourner. L’écart entre la fin de ses prestations de maladie et sa date de retour au travail était important. Il ne savait pas comment il allait pouvoir joindre les deux bouts, sauf en réhypothéquant sa maison ou en empruntant à ses amis et à sa famille. Il devrait soit retourner au travail avant d’être autorisé à le faire, soit rester à la maison sans source de revenus. Sa femme était également aux prises avec des problèmes de santé et ne travaillait pas depuis un certain temps.
Cette motion a le potentiel d’aider les gens. Comme l’intervenant précédent l’a dit, elle permettrait aux gens de vivre beaucoup moins de stress dans leur vie, car ils pourraient se concentrer sur leur rétablissement et l’amélioration de leur état de santé, ce qui est tout ce qu'ils souhaitent. Elle leur permettrait de se concentrer sur leur retour au travail et de redevenir des membres productifs de la société. Tous les Canadiens veulent contribuer à l’avancement de notre merveilleux pays. D’un point de vue financier conservateur, j’estime qu’elle permettrait d’alléger le fardeau de notre système de soins de santé de plusieurs milliards de dollars au fil du temps. Elle donnerait aux gens le temps nécessaire pour se rétablir complètement avant de retourner au travail plutôt que d’être obligés de le faire avant d’être prêts ou capables de le faire, comme on l’a vu dans certains cas.
Au cours des trois mois à peine pendant lesquels j’ai été ministre du cabinet fantôme pour les familles, les enfants et le développement social, j’ai appris que le système ne fonctionne pas. Il est complètement inefficace. C’est pourquoi j’ai de la difficulté à appuyer cette motion. Même si c’est un petit changement que de passer de 15 à 50 semaines, ce changement a le potentiel de changer des vies, mais il reste encore tellement à faire.
Notre pays a besoin d’une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté. Il a besoin d’une stratégie de 40 milliards de dollars sur 10 ans en matière de logement. Des aînés n’arrivent pas à joindre les deux bouts dans notre pays. La Sécurité de la vieillesse et le Régime de pensions du Canada doivent faire l’objet d’un remaniement majeur. De nombreuses familles comptent sur l’Allocation canadienne pour enfants. À mon avis, tout cela montre bien que notre pays est brisé. Notre système est brisé. Cette motion sera-t-elle suffisante? Malheureusement, je n’en suis vraiment pas certaine.
Cependant, je sais qu’il y a beaucoup de gaspillage. À ce jour, en 2020, cette mise en œuvre se chiffre à 1,1 milliard de dollars. Ce montant devrait atteindre 1,3 milliard de dollars d’ici 2025. Ce ne sont pas de petites sommes, surtout avec une prévision budgétaire de 355,6 milliards de dollars pour 2019. Je suis aussi très partagée à cause de tout l’argent que cela représente.
Comme je l’ai dit, je suis partagée parce que je vois les avantages que cela comporte pour les Canadiens en ce qui concerne leur qualité de vie et le temps qu’il leur faut pour se rétablir lorsqu’ils sont malades, mais je m’inquiète aussi de l’ensemble du système et des coûts que cela entraîne.
Malheureusement, le gouvernement n’est pas en reste en matière de gaspillage, avec les 20 millions de dollars prévus pour relever le défi de réduction du gaspillage alimentaire. C’est beaucoup d’argent pour un défi de la sorte. La dernière fois que nous avons siégé ici, le gouvernement a donné 50 millions de dollars à Mastercard. C’est une somme considérable. Nous devons nous demander si cet important budget est dépensé à bon escient.
Au cours de la dernière législature, nous avons parlé des 12 millions de dollars qui ont été versés à Loblaws pour la modernisation de réfrigérateurs. C'est une somme importante. Cela nous ramène encore une fois à ce que j’ai dit au sujet de la nécessité d’investir dans la population plutôt que de gaspiller notre argent. Comme je l’ai aussi mentionné, le système ne fonctionne pas. J’aimerais pouvoir dire que le gaspillage se limite à cela, mais ce n’est pas le cas: 950 millions de dollars ont été alloués à une initiative de supergrappes d’innovation pour créer 50 000 emplois, mais nous ne savons pas si elle fonctionne vraiment.
Il est très difficile d’envisager d’investir tellement plus de l’argent des contribuables au vu de tout ce gaspillage, de cette dette incroyable et de ce déficit faramineux. Ce sont certainement des aspects dont nous devons tenir compte.
Comme mon collègue et l’intervenant précédent l’ont mentionné également, le gouvernement fait les choses à moitié. J’ai vu dans sa plateforme de 2019 qu’il envisageait de passer à 26 semaines, pas tout à fait à mi-chemin, mais quelque part entre le précédent de 1971 qui, j’en conviens, a fait son temps, et la durée proposée par le Bloc dans cette motion.
Je le répète, le gouvernement actuel fait les choses à moitié, comme cela s’est produit pour le projet Trans Mountain, dont l’approbation a tant tardé, le gouvernement décidant finalement d’acheter le pipeline pour 4,4 milliards de dollars, mais à quelle fin? Et voilà le gouvernement qui tergiverse encore avec le projet Frontier de Teck.
Le gouvernement actuel est incapable d'adopter une position ferme ou de prendre une décision, peu importe l'enjeu. Il essaie simplement de trouver un compromis bâclé qui n’est fondé sur aucun principe, qui ne fait pas vraiment de différence ou qui ne change pas quoi que ce soit. C’est incroyablement frustrant.
Je remercie le Bloc d’avoir présenté cette motion aujourd’hui, même si j’ai été très troublée de voir que l’une des trois dernières motions qu’il a proposées visait à rejeter le projet Frontier de Teck, un rejet sans appel. Je pense que nous, les conservateurs, avons été très indulgents envers les initiatives du Bloc et du Québec, surtout en ce qui concerne l’ALENA, l’acier, l’aluminium et ce genre de choses. Il est très décevant de voir que cette motion ait pu faire partie des trois dernières qui ont été proposées.
J'entends souvent dire que les systèmes du Québec sont vraiment supérieurs, surtout en ce qui a trait aux garderies.
J’entends constamment parler des systèmes incroyables qu’ils ont là‑bas. C’est peut-être l'occasion de donner au Bloc la possibilité de faire preuve de leadership et de nous montrer à tous la voie à suivre pour que la Chambre des communes agisse de concert. C’est peut-être ce qu’ils font pour nous en ce moment.
Toutefois, je terminerai en disant que je suis très divisée. Je crois que le système ne fonctionne pas, mais je crois aussi que nous devons investir là où se trouvent les gens. J’ai hâte de poursuivre le débat sur cette motion.
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PCC (AB)
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2020-02-18 12:32 [p.1138]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
Comme je l'ai dit, j'imagine que tous les députés ont dans leur famille quelqu'un qui a subi un cancer. Par ailleurs, il est clair que nous avons une dette et un déficit et il est vrai qu'il y a du gaspillage partout. Cela me dérange, comme je l'ai dit dans mon discours.
Lorsque nous réfléchissons à où dépenser de l'argent, il y a de bons endroits et de mauvais endroits. Dans le cas présent, je préfère dépenser dans ce domaine plus qu'à d'autres endroits. Cependant, je pense que nous devons demeurer vigilants.
La mesure proposée est donc une possibilité. Je pense que l'idée mérite une évaluation approfondie avant d'en arriver à une décision. Je suis toujours ouverte aux initiatives qui font avancer la cause canadienne, mais je pense ici que nous avons besoin d'étudier davantage cette proposition.
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PCC (AB)
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2020-02-18 12:34 [p.1139]
Monsieur le Président, je reconnais que tous ces programmes démontrent l’état déplorable de notre société. En fait, je remercie le député, car il en a donné le meilleur exemple. Au cours de ces quatre dernières semaines, j’ai reçu la visite du ministre des Transports et du secrétaire parlementaire du logement. Ils ont donné 296 logements à des gens de Calgary, dans une province où l’on a perdu plus de 100 000 emplois. Voilà exactement le problème dont je parle. On apporte des solutions de fortune alors que notre économie qui a été détruite par des lois s'appliquant à notre gagne-pain et au secteur des ressources naturelles.
Je vous dis que nous ne pouvons plus agir de la sorte. Nous ne pouvons pas apporter des solutions de fortune, et dire aux gens que nous leur avons donné une maison ou une certaine somme par mois. Ces problèmes sont beaucoup plus graves que cela. Les familles canadiennes veulent être indépendantes, elles veulent prendre soin d’elles-mêmes et de leurs enfants. Elles ne veulent pas compter sur des programmes comme celui-ci, et le gouvernement perpétue cette façon de faire. Ce n’est pas un exemple de résolution. C’est un exemple qui illustre les symptômes et les plus gros problèmes.
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NPD (AB)
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2020-02-18 12:36 [p.1139]
Monsieur le Président, j’aimerais prendre un moment pour remercier mes collègues d’avoir présenté cette importante motion, qui nous permet de débattre de cette priorité de premier plan pour le NPD. Comme beaucoup de gens le savent, cela faisait partie de ses promesses lors de la dernière campagne électorale. Le NPD avait déjà soumis cette idée dans le cadre d’un projet de loi au cours des deux dernières législatures, et il est ravi de le faire de nouveau au cours de la 43e législature. Toutefois, cela ne semble pas être au goût du gouvernement libéral.
Lorsqu’ils n’étaient pas au pouvoir, les libéraux ont voté pour l’augmentation des prestations spéciales de maladie de l’assurance-emploi, mais dès qu’ils ont été élus, cet appui a disparu. Ils nous ont plutôt dit qu’ils « réexamineraient » la question. Cette volte-face aux dépens des Canadiens malades est inadmissible, et j’exhorte mes collègues du gouvernement à appuyer cette importante motion.
Je suis très fière de représenter le Nouveau Parti démocratique et je suis ravie de prendre la parole pour appuyer cette motion. J’aimerais profiter de l’occasion pour raconter une histoire qui me touche personnellement et qui, je l’espère, illustrera la nécessité pour la Chambre d’adopter ce projet de loi.
Le 26 novembre 2016, mon médecin m’a dit que j’avais un cancer très agressif et que j’aurais besoin d’une intervention chirurgicale d’urgence pour faire l’ablation d’une partie importante de mon gros intestin. À l’époque, mon fils avait neuf ans et ma fille, 11 ans. Je n’ai jamais eu aussi peur qu’à ce moment-là.
Ma vie a changé très rapidement. Je suis passée du statut de mère très occupée, conduisant ses enfants à des entraînements de natation, à des parties de hockey et à des leçons de musique, ainsi que de directrice générale d’un organisme sans but lucratif, à celui de patiente atteinte de cancer qui devait sans cesse se rendre à des rendez‑vous et subir des examens médicaux. Il m’a fallu des mois pour me remettre de ma chirurgie et de mon traitement contre le cancer. Je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais pas faire l’épicerie. Je ne pouvais pas faire la lessive. Je ne pouvais pas conduire, ni même sortir du lit sans aide.
Ce fut une période terrible dans ma vie, mais je reconnais quand même la chance que j’ai eue. J’ai eu accès à des soins médicaux incroyables. J’avais un mari et une famille qui m’appuyaient énormément, et mon mari avait un bon emploi assorti d’avantages sociaux. Nous avons pu continuer à payer nos factures, à acheter des fournitures médicales et des médicaments coûteux et à joindre les deux bouts. Je n’avais pas le stress supplémentaire de m’inquiéter de subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille pendant que je suivais mon traitement contre le cancer.
Dans un pays aussi riche et prospère que le Canada, j’espère qu’aucun Canadien n’aura à assumer le fardeau supplémentaire d'être dans l'impossibilité de payer ses factures, d’acheter les aliments nutritifs nécessaires à sa guérison ou d’avoir accès aux médicaments dont il a besoin.
Dans un rapport intitulé « Estimation des coûts liés à la prolongation de la période de versement des prestations de maladie de l’assurance-emploi », le directeur parlementaire du budget a constaté que pour porter le nombre de semaines de prestations de maladie à 50, il faudrait que le taux de cotisation des employés augmente de 6 ¢ au total par rapport au taux de base de 1,62 $ par tranche de 100 $ de rémunération assurable.
Le directeur parlementaire du budget a constaté que 77 % des prestataires en cause survivent à la maladie, mais ne sont pas prêts à reprendre le travail après avoir épuisé leurs 15 semaines. Faute d'une augmentation de 6 ¢, on laisse plus de trois Canadiens atteints de maladies graves sur quatre se retrouver ni plus ni moins à court d’options.
Près d’une personne sur deux au Canada développera un cancer au cours de sa vie, une maladie dont la durée moyenne de traitement est de 52 semaines. Quinze semaines de prestations ne suffisent tout simplement pas pour permettre aux gens de guérir avant de retourner au travail.
Dans le cas du cancer du sein, la durée moyenne du traitement et du rétablissement est de 25 à 36 semaines. Pour le cancer du côlon, c’est 37 semaines. On sait que la prestation actuelle de 15 semaines ne répond pas aux besoins des patients atteints de ces cancers. Quand le gouvernement s’engagera-t-il enfin à changer les choses en portant la durée de ces prestations spéciales à 50 semaines?
Nous savons que les mères bénéficient de 50 semaines après l’accouchement. Pourquoi les gens qui ont des maladies mortelles ne recevraient-ils pas les mêmes avantages? Le gouvernement libéral vient de donner 50 millions de dollars à Mastercard et plus de 10 millions de dollars à Loblaws, mais il ne peut pas tenir sa propre promesse d’augmenter les prestations d’assurance-emploi pour les personnes malades ou blessées.
Pourquoi le gouvernement s’empresse-t-il de verser 50 millions de dollars à une grande entreprise comme Mastercard, tout en se traînant les pieds quand il s’agit d’aider les travailleurs malades et blessés?
Plus de 600 000 personnes ont signé une pétition pour demander au gouvernement de faire passer les prestations de maladie de l’assurance-emploi de 15 à 50 semaines pour les travailleurs malades. Le NPD veut corriger le régime d’assurance-emploi, sur lequel de nombreux Canadiens doivent compter lorsqu’ils sont aux prises avec une maladie, afin qu'il soit assez souple pour aider ceux qui veulent travailler lorsqu’ils le peuvent.
Je partagerai mon temps de parole, monsieur le Président.
En plus d’une augmentation des prestations spéciales, les néo-démocrates souhaitent un accès élargi au recyclage professionnel et la création d’un projet pilote afin qui les travailleurs ayant une invalidité épisodique aient accès aux prestations de maladie de l’assurance-emploi.
Nous voulons prévenir la situation qui s’est produite en 2010, lorsque le gouvernement fédéral a puisé 57 milliards de dollars à même la caisse d’assurance-emploi pour les verser dans les fonds généraux du gouvernement.
L’assurance-emploi est un volet important du filet de sécurité sociale du Canada. Il vise à aider les Canadiens aux prises avec des difficultés financières comme le chômage, les blessures et les nouvelles responsabilités parentales. Il vise également à aider les Canadiens qui souffrent d’une maladie grave comme le cancer et qui ont besoin de longues périodes de rétablissement. Ce sont eux qui ont le plus besoin de soutien.
Les gouvernements libéraux et conservateurs qui se sont succédé ont négligé notre régime d’assurance-emploi, qu'ils ont laissé se détériorer au point qu'il ne répond plus aux besoins des Canadiens. Sa dernière révision a eu lieu avant ma naissance, en 1971. Il est temps d’apporter des améliorations.
J’exhorte tous les députés à appuyer la motion.
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NPD (AB)
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2020-02-18 12:44 [p.1140]
Monsieur le Président, j’aimerais aussi savoir pourquoi le gouvernement m’opposerait un refus.
Quand les libéraux n’étaient pas au pouvoir, ils étaient favorables à une période de 50 semaines de prestations pour les personnes atteintes d’une maladie grave. J’ai donc une question à poser: qu’est-ce qui a changé depuis l’époque où ils ne siégeaient pas de l’autre côté de la Chambre? La vue d'en face est-elle si différente que celle que nous avons de ce côté-ci? Dès que les libéraux changent de bord, ils ne veulent plus rien savoir d'aider les Canadiens qui souffrent?
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NPD (AB)
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2020-02-18 12:45 [p.1140]
Monsieur le Président, si nous convenons tous qu’une personne a besoin de bien plus de 26 semaines pour se remettre d'un cancer, peu importe au fond si c’est ce que recommande le gouvernement. Ce que nous disons, comme l’a confirmé un de mes collègues précédemment, c’est que nous voulons aider les Canadiens au moment où ils ont besoin d’aide pour qu’ils puissent retourner travailler, être en santé, contribuer à l’économie et retourner dans le système. Quoi qu’il en soit, une période de 26 semaines ne répond pas aux besoins des personnes qui ont besoin de plus de temps pour guérir.
Je comprends que le gouvernement s’est entretenu avec la Société canadienne du cancer et que cette dernière a recommandé une période de 26 semaines. Le gouvernement n’a toutefois pas demandé au Congrès du travail du Canada ou aux mouvements syndicaux ce qu’ils souhaitaient, eux. Nous pensons qu’ils réclameraient une période de 50 semaines.
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NPD (AB)
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2020-02-18 12:47 [p.1141]
Monsieur le Président, il s’agit d’un enjeu crucial, et nous devons trouver une solution. Il est évident que le système est incroyablement défaillant. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis 1971, et il va sans dire que nous devons procéder à un examen approfondi du système et proposer une solution qui fonctionnera. Je serais ravie que la question soit étudiée plus en profondeur en comité.
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NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2020-02-18 12:49 [p.1141]
Monsieur le Président, je suis tout à fait d'accord: certaines personnes vont passer entre les mailles du filet. Je remercie l'estimable députée de nous avoir rappelé que nous ne devons pas oublier ces gens pendant que nous parlons de chiffres, comme le nombre de semaines de prestations, et du rôle crucial que nous jouons. Il est question ici de personnes atteintes de maladies graves, qui vivent peut‑être les pires moments de leur existence. Il est vraiment lamentable de dire que le Canada n'a pas les moyens de les aider durant leur guérison afin de leur permettre de réintégrer le marché du travail.
Certaines personnes vont passer entre les mailles du filet, ce qui est problématique. Une mère qui a un nouvel enfant a droit à 50 semaines de prestations. Par conséquent, les gens qui ont besoin de temps pour guérir devraient eux aussi avoir droit à 50 semaines de prestations. C'est tellement logique.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Monsieur le Président, de ce côté‑ci de la Chambre, nous souscrivons à des mesures visant à améliorer la vie des gens qui se trouvent dans la situation que mon collègue a décrite.
J’aimerais savoir ce qu’il pense de l’utilisation de la caisse de l’assurance-emploi plutôt que des recettes générales, pour ce genre de choses. De façon générale, en matière d’efficacité fiscale, les retenues salariales sont une forme de taxation moins souhaitable et moins efficace. Pour être tout à fait justes, nous ne devrions pas parler exactement de taxation, mais les prélèvements à ce stade ont une incidence plus négative sur l’économie que les recettes générées par d’autres moyens.
Le député pense-t-il qu’il existe une justification pour offrir ce type de soutien aux personnes dans cette situation par d’autres mécanismes qui ne font pas intervenir le régime de l’assurance-emploi? Je suis curieux d’entendre ce qu’il en pense.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Monsieur le Président, tout en dénonçant les maux de l'esclavage, William Wilberforce a déclaré ceci: « Vous pouvez, certes, choisir de détourner le regard, mais vous ne pourrez plus désormais plaider l’ignorance. »
Nous sommes tous ici parfaitement au courant des exactions commises par le régime iranien contre le peuple iranien essentiellement, mais aussi contre de nombreux Canadiens lors de l'attentat contre le vol 752 qui a mené à son écrasement. Nous avons vu les photos des parents et des enfants qui ont perdu la vie. Elles ont suscité en nous un immense sentiment de perte et causé une douleur incommensurable. Certains choisiront peut‑être de détourner le regard, mais nous ne pourrons plus jamais dire que nous ne savions pas.
À travers cet océan de larmes, les Canadiens et les Iraniens ont pu voir le premier ministre sourire et embrasser le ministre des affaires étrangères iranien, s'incliner devant lui et serrer sa main tachée de sang. Le premier ministre avait‑il la moindre idée que ces manifestations d'obséquiosité et de légèreté seraient utilisées par le régime et de l'impact qu'elles auraient sur les victimes de ce dernier? Après avoir assisté à des commémorations et avoir rencontré des victimes partout au pays, j'en arrive à la conclusion qu'il n'en avait aucune idée ou qu'il s'en moquait.
Au Canada, nous devons faire un choix: soit nous soutenons à fond le régime, soit nous nous rangeons du côté de ses victimes. Il est impossible de faire les deux.
Voir le profil de Rachael Harder
PCC (AB)
Voir le profil de Rachael Harder
2020-02-18 14:12 [p.1153]
Monsieur le Président, des manifestants professionnels et des ONG aux poches bien garnies ont tout fait pour diviser les communautés autochtones et les empêcher d'assurer leur prospérité économique. Les assises mêmes de notre pays, notre unité, notre sécurité et notre bien-être économique sont en péril. Où était le premier ministre pendant tout ce temps? Il faisait des courbettes de par le monde afin d'obtenir un siège au Conseil de sécurité de l'ONU.
Comme si, en soi, l'absence du premier ministre ne confirmait pas déjà qu'au fond il s'en fiche comme de l'an 40, il en a rajouté. De passage en République du Sénégal, il a jugé bon de vanter la croissance potentielle du secteur pétrolier et gazier de ce pays. C'est bien ce que j'ai dit: le premier ministre du Canada s'est rendu en Afrique de l'Ouest pour mousser un projet qui ne vise qu'à flatter sa vanité personnelle, sans jamais se soucier de ce qui se passait chez lui. Ce n'est pas ce que j'appelle du leadership, moi.
Les conservateurs demandent au premier ministre de s'acquitter sérieusement des responsabilités qui lui ont été confiées le jour où il est devenu le premier ministre du Canada. Nous le prions de faire respecter la primauté du droit afin que le pays puisse vivre uni, fort, libre et prospère, aujourd'hui et pour toujours.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Monsieur le Président, les Canadiens ont été horrifiés de voir le premier ministre s'incliner, tout sourire, devant le ministre des Affaires étrangères de l'Iran — il lui a même fait l'accolade —, car ce faisant, il offrait une superbe victoire aux propagandistes du régime iranien et replongeait dans l'horreur les proches de ceux et celles que ce régime a tués.
Le premier ministre pourrait-il indiquer à la Chambre si ses démonstrations de servilité ont pu faire avancer concrètement le dossier de l'indemnisation des familles des victimes du vol 752 ou celui de la tenue d'une enquête indépendante en bonne et due forme?
Voir le profil de Shannon Stubbs
PCC (AB)
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2020-02-18 14:57 [p.1161]
Monsieur le Président, les libéraux changent les règles du jeu et retardent le plus possible la décision au sujet du projet Frontier de la société Teck et de 10 000 emplois au Canada. Les données et les experts le disent: ce projet est dans l'intérêt public du Canada, il va permettre de réduire les émissions mondiales et toutes les communautés autochtones l'appuient. L'une d'elles promet déjà qu'elle entamera des poursuites si les libéraux refusent ce projet.
Entretemps, le premier ministre fait la promotion du pétrole et du gaz au Sénégal, finance des pipelines en Asie et accorde des subventions à des groupes qui manifestent contre les pipelines au Canada. Le fait est qu'il enhardit les militants qui veulent paralyser le Canada. Pourquoi?
Voir le profil de Shannon Stubbs
PCC (AB)
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2020-02-18 14:58 [p.1162]
Monsieur le Président, la vérité, c'est que les libéraux font du lobbying auprès d'autres libéraux, et présentent des pétitions pour mettre fin à l'exploitation des sables bitumineux et faire disparaître des emplois au Canada. Les députés libéraux citent de manière sélective des passages du rapport de la commission d'examen conjoint. Ce qu'ils ne disent pas, c'est que le projet Frontier de la société Teck « ne devrait pas menacer la durabilité » des écosystèmes locaux ou de la faune. De plus, le rejet du projet pourrait entraîner « l'exportation d'émissions vers des pays où l'intensité des émissions est plus forte ».
La réalité, c'est que Teck a plus que satisfait à tous les critères. Le ministre des Finances a même déclaré que rien ne les empêchait de prendre une décision en temps opportun.
Les libéraux vont-ils cesser de se servir cyniquement de ce projet comme d'une monnaie d'échange et l'approuver en fonction de ses mérites?
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