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NPD (NL)
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2020-03-12 15:07 [p.2023]
Monsieur le Président, Terre-Neuve-et-Labrador est aux prises avec des difficultés financières énormes et a besoin que le gouvernement prenne des mesures concrètes, mais celui-ci continue de se dérober. Après le récent état d'urgence décrété à Terre-Neuve, les néo-démocrates ont demandé au gouvernement d'aider les travailleurs qui ont perdu jusqu'à une semaine de salaire. Les libéraux ont dit qu'ils les aideraient, mais ceux-ci attendent toujours.
Le gouvernement dit maintenant aux Canadiens qu'il est là pour aider les travailleurs touchés par l'épidémie de coronavirus, qui perdront des salaires qu'ils ne pourront pas remplacer. Puisque les libéraux n'ont toujours pas respecté les engagements qu'ils avaient pris concernant un état d'urgence de huit jours dans ma province, comment les Canadiens peuvent-ils croire qu'ils vont être à la hauteur cette fois-ci?
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NPD (NL)
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2020-02-28 12:49 [p.1755]
Madame la Présidente, j'aimerais d'abord souligner que je vais partager mon temps de parole avec le député de Rosemont—La Petite-Patrie. Je suis très heureux de le faire parce que je pense qu'il a beaucoup à apporter au débat, comme on a pu le voir par le passé.
Je suis ravi d'avoir l'occasion de participer à ce débat, car il est important à mon avis. On veut ajouter trois journées de l'opposition au calendrier. C'est peut-être une mesure qui exige une modification des règles, des instruments de la Chambre, du Règlement. Il n'en demeure pas moins que ce serait un ajout très valable et utile dans un contexte de gouvernement minoritaire.
Une raison bien spéciale sous-tend cette demande. Je ne m'attarderai pas aux raisons qui ont poussé les conservateurs à faire cette demande dans ce cas-ci, mais je tiens à souligner que nous avons affaire à un gouvernement qui ne tient pas compte des attentes des Canadiens, qui, eux, souhaitent qu'il collabore avec les autres partis pour gouverner de manière efficace. Il y a de nombreux exemples de cela.
Je vais passer en revue quelques-unes des excellentes motions que le NPD a présentées au cours des dernières années à l'occasion de journées de l'opposition. Ces motions étaient extrêmement importantes pour l'avenir du pays et pour les Canadiens. J'espère que les gens qui nous écoutent conviendront que, à l'issue de la dernière élection générale, aucun parti n'a obtenu de majorité. Après quatre années d'un gouvernement libéral majoritaire, les gens ont dit qu'ils en avaient assez. Ils souhaitaient que les partis travaillent ensemble pour assurer une saine gestion publique.
Or, le gouvernement nous dit que son programme est le seul qui compte. C'est tout ce qu'il veut faire. Le gouvernement veut diriger les travaux de la Chambre comme s'il était majoritaire et il n'est pas vraiment disposé à écouter ce que l'opposition a à dire.
Nous offrons aux libéraux l'occasion de convenir qu'ils doivent être davantage à l'écoute de l'opposition. On peut parfois demander à l'opposition d'être plus constructive; toutefois, l'opposition est là pour offrir une solution de rechange et pour demander des comptes au gouvernement. Depuis de nombreuses années, y compris au cours de la présente législature, nous tentons de présenter des motions constructives à l'occasion des journées de l'opposition.
Le plus récent exemple remonte au 26 février. Il s'agissait d'une motion demandant au gouvernement de modifier ses réductions d'impôts proposées en s'efforçant de procurer des avantages aux familles qui gagnent moins de 90 000 $ par année et d'utiliser les économies ainsi générées pour fournir une assurance de soins dentaires à ceux qui n'en ont pas. C'était un débat important. Le gouvernement n'a rien voulu entendre, mais c'est son droit.
Les Canadiens ont pu prendre connaissance de la proposition d'utiliser une partie des 6,85 milliards de dollars par année que le gouvernement propose de consacrer à une supposée baisse d'impôt pour la classe moyenne, dont au moins 1,6 milliard de dollars iraient à des gens qui gagnent plus de 90 000 $ par année, pour créer un régime de soins dentaires.
La baisse d'impôt proposée permettra aux contribuables qui gagnent plus de 90 000 $ par année d'économiser 340 $ d'impôt, alors que ceux qui gagnent moins de 15 000 $ vont économiser 1 $. Voilà ce que la baisse d'impôt pour la classe moyenne fera pour eux.
Notre proposition consistait à prendre une partie de l'argent, les 1,6 milliard de dollars destinés à ceux qui gagnent plus de 90 000 $ par année, et utiliser une portion de ce montant, même pas la totalité, pour donner accès à des soins dentaires à ceux qui, contrairement à nous les députés, n'ont pas de régime d'assurance dentaire.
C'était une motion très importante, une disposition très importante, une proposition très importante pour amener le gouvernement à faire un compromis à propos de ce qu'il appelle une « baisse d'impôt pour la classe moyenne ».
Ce n'est qu'un exemple, mais il suffirait de passer en revue les motions présentées par le NPD jusqu'ici pour constater qu'il y en a plein d'autres. En mai 2019, par exemple, notre chef, le député de Burnaby-Sud, a présenté une motion visant à déclarer l'urgence environnementale et climatique. La Chambre a été saisie d'un nombre considérable de motions sur le climat et les changements climatiques depuis quelques années.
En février 2019, nous avons étudié une motion visant à régler la crise du logement qui secouait le pays, et qui le secoue encore. Il s'agit d'un enjeu capital pour lequel, il faut le dire, le gouvernement a peu de crédibilité. Ce genre de motion permet d'éviter que certains enjeux tombent dans l'oubli, en plus d'indiquer au gouvernement ce qu'il a à faire s'il veut obtenir la collaboration de la Chambre, ce que souhaitent les Canadiens, je le rappelle.
En novembre de l'autre année, la Chambre a été saisie d'une motion sur la qualité des services offerts aux vétérans du pays. Nous n'en avons toujours pas vu les résultats, mais il n'en demeure pas moins qu'elle a été présentée à l'occasion d'un jour désigné. Les députés ont alors eu une journée complète pour en débattre et expliquer à leurs collègues pourquoi il est si important que les vétérans obtiennent les services et le soutien dont ils ont besoin au lieu de poireauter sur une liste d'attente interminable. Le problème est loin d'être réglé, cela dit, même si le gouvernement était majoritaire quand il a été abordé. Peut-être que, le gouvernement étant maintenant minoritaire, s'il y avait plus de jours désignés, les problèmes comme celui-là trouveraient une solution, parce que ce serait les parlementaires élus par l'ensemble des Canadiens qui dicteraient les priorités.
Chose certaine, il s'agit d'une priorité pour moi personnellement, pour mon parti et pour les habitants de ma province. J'irais même jusqu'à dire qu'il s'agit d'une priorité pour le pays au grand complet, car le bien-être des vétérans devrait toujours être présent à notre esprit.
Nous avons discuté d'autres enjeux d'importance mondiale, notamment lors du débat sur le désarmement nucléaire qui s'est tenu en juin 2017. Quoi de plus important pour rendre le monde plus sûr pour l'avenir de nos enfants que de donner suite à la motion sur le désarmement nucléaire dans un monde qui est toujours un peu plus incertain?
Nous avons présenté un projet de loi sur la création d'un régime universel d'assurance-médicaments. Grâce au Nouveau Parti démocratique, cette question a été débattue à la Chambre en octobre 2017. Un député néo-démocrate a présenté un projet de loi là-dessus au cours de la présente législature. Les libéraux s'intéressent à cette question, mais rien ne me permet de croire que le pays sera bientôt doté d'un régime public d'assurance-médicaments inspiré du contenu de la Loi canadienne sur la santé. C'est pourtant ce que souhaitent les Canadiens.
Des questions qui reviennent sans cesse dans l'actualité ont parfois été présentées à la Chambre par les néo-démocrates, pas nécessairement pour la première fois, mais de manière énergique et positive, afin que l'on puisse trouver des solutions.
Une motion portant sur les soins destinés aux enfants des Premières Nations a été présentée par le député de Timmins—Baie James en novembre 2016.
Je pourrais continuer, mais je vais revenir sur une question qui est soulevée continuellement, soit les motions présentées par le Nouveau Parti démocratique sur les changements climatiques. On peut remonter à février 2007, où nous avons présenté une motion sur le protocole de Kyoto, que le gouvernement précédent a rejetée.
En 2007, Jack Layton, l'ancien chef du Nouveau Parti démocratique, a présenté un plan d'action sur les changements climatiques. C'était il y a plus de 12 ans. La lutte contre les changements climatiques fait partie du programme du NPD depuis plus d'une décennie. Les changements climatiques ont maintenant dégénéré en crise. Nous avons reconnu cette crise il y a de nombreuses années. Au moins, maintenant, le gouvernement écoute, mais où en sommes-nous en matière de normes exécutoires? Où est le plan? Où sont les échéanciers? Où est l'obligation de faire rapport à la Chambre?
Nous débattons toujours de ces questions, mais elles ont été soulevées à la Chambre à l'aide d'importantes motions de l'opposition.
Il me reste une minute et je suis heureux de la consacrer à une motion présentée par mon ancien collègue Romeo Saganash, qui porte sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Il s'agit d'une résolution extrêmement importante adoptée par les Nations unies et appuyée par le gouvernement du Canada, mais elle n'est pas encore entrée en vigueur. Elle a été adoptée par le gouvernement de la Colombie-Britannique. Elle est extrêmement importante à la lumière de ce qui se passe ces jours-ci avec les Wet'suwet'en en Colombie-Britannique.
Les motions de l'opposition sont cruciales pour les Canadiens et pour la Chambre des communes. Nous devrions en présenter davantage.
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NPD (NL)
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2020-02-28 13:00 [p.1757]
Madame la Présidente, je suis tout à fait d'accord avec les commentaires du député sur ce que les Canadiens ont fait. Son parti ayant reçu plus de votes que le Parti libéral, il est clair que les Canadiens sont divisés quant au type de gouvernement et de dirigeant qu'ils souhaitent. Les Canadiens ont décidé qu'il devait y avoir un gouvernement minoritaire et cinq partis représentés à la Chambre. Depuis la date des élections, les Canadiens ne cessent de répéter qu'ils veulent que ces partis collaborent. On a peu vu cela se faire jusqu'à présent.
J'ose espérer que les libéraux appuieront cette résolution et manifesteront ainsi leur volonté de collaborer. Si cela se produit, nous aurons peut-être moins de débats partisans et plus de coopération et de collaboration.
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NPD (NL)
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2020-02-28 13:03 [p.1757]
Madame la Présidente, je ne suis pas sûr qu'il soit important de revenir sur un débat qui a eu lieu en situation de gouvernement majoritaire.
La motion dont nous sommes saisis vise à tenir compte de la situation minoritaire actuelle. Nous avons besoin de mécanismes qui permettent le type de coopération nécessaire pour cerner les questions importantes et, idéalement, pour obtenir, sinon le consentement unanime, du moins le consentement majoritaire de la Chambre, comme nous l'avons fait, par exemple, en formant le comité sur les relations sino-canadiennes il y a quelques semaines à peine.
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NPD (NL)
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2020-02-28 13:03 [p.1757]
Madame la Présidente, c'est une question très importante.
Je dirai à la députée que j'ai été élu pour la première fois à la Chambre en 1987 et que je suis de retour. Je dois dire que je n'ai pas perdu mon idéalisme politique. Je suis ici en 2020 pour la même raison que j'étais ici en 1987, c'est-à-dire pour faire avancer les idées pour créer un monde meilleur.
C'est pourquoi j'ai débattu de la motion sur les soins dentaires l'autre jour. J'ai été très déçu que la députée et ses collègues aient choisi de ne pas l'appuyer pour une raison ou une autre, mais je pense qu'ils souscrivaient au principe selon lequel tout le monde devrait avoir accès à des soins dentaires.
Nous devrions trouver des raisons d'appuyer de telles initiatives et trouver des solutions plutôt que des raisons pour nous opposer à une initiative. C'est ainsi que les députés conserveront leur idéalisme. J'espère que nous serons de retour ici pour en parler un jour.
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NPD (NL)
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2020-02-25 12:24 [p.1491]
Madame la Présidente, j’ai écouté avec intérêt l’allocution de mon collègue. Il dit qu’il aime la tarte aux pommes et que ce que l'on propose est bien sûr souhaitable, mais que, comme d’habitude, le NPD ne dit pas comment nous allons payer la note. Eh bien, nous avons dit précisément comment nous allons le faire.
Le gouvernement propose de dépenser plus de 6 milliards de dollars pour offrir une réduction d’impôt à ce qu’il appelle la classe moyenne, soit les gens qui gagnent jusqu’à 150 000 $ par année. Si l’on retire cette réduction à la tranche supérieure, soit aux gens ayant un revenu annuel de 90 000 $ et plus, cela libère 1,5 milliard de dollars. C'est cette somme qui serait dépensée à bien meilleur escient si l'on s'en servait plutôt pour offrir une couverture de soins dentaires aux gens qui n'en ont pas à l’heure actuelle, mais qui en ont désespérément besoin.
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NPD (NL)
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2020-02-25 12:30 [p.1492]
Madame la Présidente, je suis très heureux de pouvoir parler de la motion dont la Chambre est saisie. Cette motion demande au gouvernement de réaffecter une partie des ressources qui seront consacrées à une réduction d’impôt pour ce qu’il appelle la classe moyenne à des gens qui en ont vraiment besoin et qui n'ont pas d'assurance dentaire.
Je suis vraiment heureux de participer à ce débat historique. Il n’arrive pas souvent que les députés de la Chambre des communes aient l’occasion d’adopter une résolution qui profiterait à des millions de Canadiens aujourd’hui et à l’avenir. Nous faisons là un premier pas pour rehausser l’égalité dans notre pays, l’égalité dans un enjeu qui est extrêmement important pour les Canadiens.
Les soins dentaires sont des soins de base pour les gens qui peuvent se les payer. Leur revenu leur permet de se payer le nettoyage de leurs dents, les examens annuels, les radiographies, au besoin, et tous les soins qui en découlent.
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Cowichan—Malahat—Langford. Je suis très heureux de le faire et j’ai hâte d’entendre son allocution.
Comme moi et d’autres membres de notre caucus, il préconise l’accès à des soins dentaires de qualité pour tous les Canadiens. Cela devrait déjà faire partie de notre système de santé. En fait, en 1964, il avait été prévu que l’assurance-maladie inclue les soins dentaires, mais l'idée a été abandonnée pendant les négociations, de sorte que ces soins n'ont pas fait partie de la mesure adoptée.
Nous sommes devant une disparité. Lorsqu’une personne se casse le poignet, elle peut aller à l’hôpital ou chez un médecin et se faire mettre un plâtre. Elle peut suivre les traitements de physiothérapie nécessaires à l’hôpital. On s’occupe d’elle. Toutefois, lorsque les gens ont une carie, qu’ils se cassent une dent ou qu’ils ont besoin de soins pour assurer leur santé buccodentaire, ils doivent payer. Pourquoi? C'est parce que l'on a renoncé à la promesse et déçu l’espoir d’un système de santé général qui comprendrait des soins dentaires. Évidemment, l’assurance-médicaments faisait également partie du plan original.
Il y a des générations, le grand chef, le premier chef du NPD national nouvellement formé, Tommy Douglas, a fait campagne pendant de nombreuses décennies pour assurer une plus grande égalité dans l’accès aux soins de santé pour les Canadiens. C’est exactement ce que vise cette motion.
Au moment de faire campagne, c’est une idée que nous avons voulu mettre de l’avant. Nous avons fait campagne là dessus. Nous en avons parlé. Les gens étaient très intéressés pour des raisons qui me semblaient assez évidentes, sachant, et je suis certain que les députés le savent aussi, que lorsqu’on parle de la classe moyenne dans ce pays, il s’agit d’une notion assez vague. Je ne pense pas que la ministre puisse nous dire qui cela inclut.
Les gens qui ne reçoivent pas de soins dentaires et qui n’ont pas les moyens d’en recevoir savent qui ils sont et ne pensent pas qu’ils font partie de la classe moyenne. Ils savent qu’ils ne sont pas en mesure d’avoir ce que les autres ont et ce à quoi ils ont droit. Cette motion ferait en sorte que ces gens auraient le droit de recevoir des soins dentaires au même titre que tout le monde.
Nous présentons cette motion en raison du plan du gouvernement libéral, qui a promis une réduction d’impôt pour la classe moyenne. Qu’est-ce que les libéraux veulent dire par là? Nous ne le savons pas, mais nous savons que le plan proposé par les libéraux coûtera plus de 6 milliards de dollars par année une fois qu’il sera pleinement opérationnel. Ces 6 milliards de dollars représentent beaucoup d’argent. Il s’agit essentiellement de l’argent que versent les contribuables sous forme d’impôts et que le gouvernement propose de dépenser à même les recettes générales pour accorder une réduction d’impôt à certains.
Cette réduction d’impôt profiterait aux gens qui gagnent jusqu’à 130 000 $ par année. Il s’agit d’un avantage qui se chiffre à 347 $ par année au maximum, je crois. Cette somme irait aux gens qui se trouvent dans la tranche de revenu supérieure. Plus on descend dans l’échelle des revenus, plus l’avantage diminue. Lorsqu’on descend sous les 40 000 $, je pense qu’il est à peu près nul.
À qui profite cette mesure? Est-ce qu’elle profiterait aux gens qui n’ont pas de revenu pour payer des impôts? Profitera-t-elle aux gens qui n’en ont pas besoin?
Les libéraux ont beau dire qu’ils réduiront les impôts de la classe moyenne, et ils tiendront leur promesse, mais ce Parlement est censé travailler de concert. Nous pourrions améliorer considérablement ce plan en permettant aux libéraux de réduire les impôts, mais nous devons nous demander pourquoi ils font profiter de cette mesure les personnes qui gagnent 90 000 $ et plus par année. Cette somme de 300 $ ou de 340 $ au maximum, ne changera pas leur vie. Oui, ils aimeraient peut-être avoir 300 $, qui n’en voudrait pas? Cependant, je doute qu’ils en aient autant besoin que les personnes qui n’ont pas les moyens de se payer des soins dentaires et qui n’y ont pas accès. Ce montant pourrait changer la vie de ces personnes.
Je le dis parce que les soins dentaires sont extrêmement importants pour la santé et le bien-être d’une personne. Non seulement sont-ils importants pour la santé et le bien-être, mais pensons aux enfants qui grandissent sans avoir accès à des soins dentaires, cette carence a une incidence sur leur bien-être, leur santé, leur digestion et leur situation sociale.
Tous les députés de la Chambre savent qu’il existe un profond fossé dans ce pays. Un fossé entre les gens qui ont une bonne dentition et ceux qui n’ont pas accès aux soins dentaires essentiels pour s’occuper de leur santé buccodentaire. Ce n’est pas juste. Il y a là une grande inégalité. C’est l’un des aspects les plus inéquitables du régime de soins de santé du Canada parce que la plupart des soins dentaires ne sont pas couverts par l’assurance-maladie publique. Certains soins d’urgence le sont. Si une personne souffre d’un abcès dentaire parce qu’elle n’a pas reçu les soins dentaires dont elle avait besoin, parce qu’elle n’a pas pu faire traiter ses caries, elle n’a d’autre choix que d’attendre et d’endurer la douleur. Elle peut se présenter à une urgence où le médecin lui extraira sa dent d’urgence, ce qui coûtera plusieurs centaines de dollars au régime de soins de santé. Et cette personne se retrouvera avec une dent en moins et en souffrira le reste de sa vie.
C’est ça la réalité. C’est une situation injuste et inutile. C’est une inégalité que nous pouvons corriger. À la Chambre des communes, nous avons l’occasion aujourd’hui d’adopter une résolution qui nous permettra de le faire. Nous n’avons pas besoin d’accorder un allégement fiscal de 300 $ à une personne qui a un revenu de 125 000 $ par année. Nous devons cependant veiller à ce que tout le monde ait un accès équitable aux soins de santé.
Au cours de la campagne électorale, nous avons annoncé notre plateforme et ce programme en particulier. Des gens m'abordaient dans la rue. Ils en avaient entendu parler et voulaient en savoir plus. Ils pensaient que c’était un excellent programme. Je ne veux pas trop entrer dans les détails, mais les gens me montraient leurs dents et me demandaient si je pensais qu’ils pourraient obtenir un emploi compte tenu de l’apparence de leur dentition. C’est la réalité. Les gens savent qu’ils sont exclus du marché du travail et de certaines activités sociales à cause de leur dentition. Le piètre état de la dentition affecte la vie de bien des façons.
Je me souviens d’un homme âgé de 70 ans environ qui pleurait presque en me racontant qu’il avait eu le cancer et que cela lui avait causé de graves problèmes dentaires. Il a dû se faire remplacer ou obturer quelques dents. Il croyait que certains traitements seraient remboursés par la province, mais ce n’était pas le cas. Il a dû payer lui-même pour cela. Il a dû attendre deux ans pour économiser suffisamment d’argent pour faire réparer ses autres dents. C’était terrible. Il n’était intéressé ni à voter ni à participer. Je lui ai dit que pour faire changer la situation, il fallait voter pour quelque chose qu’il voulait et dont il avait besoin. J’espère qu’il l’a fait. Je n’ai pas vérifié auprès de lui par la suite.
L’occasion nous est offerte aujourd’hui de souscrire à ce programme. Je fais appel à tous les députés. C’est une véritable occasion historique pour les députés, toutes allégeances confondues, de collaborer pour adopter un programme qui améliorerait la vie de millions de Canadiens.
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NPD (NL)
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2020-02-25 12:40 [p.1493]
Madame la Présidente, j’ai siégé à de nombreux comités auxquels j’ai présenté des recommandations. Depuis de nombreuses années, des recommandations sont faites à la Chambre à l'égard de nombreuses questions.
Nous avons l’occasion de faire quelque chose. Il pourrait s’agir d’un premier pas vers un programme national complet de soins dentaires, mais il y a beaucoup de travail à faire. Il faut négocier et trouver des façons d’intégrer cette mesure dans un programme complet comprenant également un régime d’assurance-médicaments.
C’est un premier pas, mais faisons-le. Prenons l’argent qui serait autrement donné à des gens qui n’en ont pas besoin et veillons à ce qu’il soit mis à la disposition des gens dès maintenant, grâce à une mesure très simple au titre de laquelle le gouvernement a déjà alloué un financement.
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2020-02-25 12:41 [p.1493]
Madame la Présidente, mon collègue peut appeler cela comme il le veut, mais le résultat, c’est qu’on paie moins d’impôt. Quand son parti était au pouvoir, et j’étais là moi aussi, les conservateurs ont appelé bien des choses des « réductions d’impôt ». Ils ne réduisaient pas une taxe bien précise; ils réduisaient les impôts ou envisageaient d’autres initiatives.
Le gouvernement a dit qu’il s’agit d’une réduction d’impôt pour la classe moyenne, et les libéraux ont mené leur campagne en ce sens. Mon collègue peut appeler cela comme il le veut, quelle que soit la façon de mettre cela en œuvre, le gouvernement dépense l’argent qu’il perçoit des contribuables en disant qu’il va le leur redonner.
Les réductions d’impôt sont en fait des dépenses. Nous disons que nous allons injecter cette somme dans une chose dont les gens ont désespérément besoin et qui changerait leur vie. Ces 340 $ ne changeront rien à la vie des gens qui gagnent plus de 90 000 $ par année.
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2020-02-25 12:44 [p.1494]
Madame la Présidente, je remercie la députée de son appui et de son anecdote personnelle.
Je pourrais raconter mes propres anecdotes. Il me manque des dents à cause d'un manque de soins dentaires complets lorsque j’étais jeune, car nous étions huit enfants. Je sais de quoi parle la députée, comme d’autres députés, j’en suis sûr. S’ils n’ont pas vécu cette expérience, ils connaissent des voisins, des amis ou des membres de leur famille qui l’ont vécue, ce qui est une bonne raison de considérer cette mesure comme bonne et positive.
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2020-02-21 11:02 [p.1376]
Monsieur le Président, le nombre de travailleurs temporaires au Canada est en hausse. Ces travailleurs, qui occupent des emplois à court terme ou contractuels, représentent désormais une grande part de la population active. C'est une tendance inquiétante. Ils gagnent 20 % de moins que les employés permanents, ils ont peu d'avantages sociaux, voire aucun, et sont très peu protégés. Cela n'est pas étonnant qu'on qualifie ces emplois de précaires. Beaucoup de jeunes sont dans cette situation.
Plus de deux millions de Canadiens occupent des emplois temporaires, soit plus de 13 % des travailleurs. Dans le Canada atlantique, c'est encore pire: à l'Île-du-Prince-Édouard, c'est le cas pour 21 % des travailleurs, et à Terre-Neuve-et-Labrador, pour 26 % des travailleurs.
Les employés de Postes Canada de St. John's en ont assez. Une de leurs installations compte 200 employés, dont 90 employés temporaires; c'est presque la moitié des employés. Certains d'entre eux sont au service de Postes Canada depuis 5 à 10 ans. La société semble vouloir miser de plus en plus sur les employés temporaires pour remplacer les employés qui prennent leur retraite ou qui sont mutés.
Le gouvernement libéral et la ministre devraient prendre les mesures nécessaires pour contrer cette tendance au sein de Postes Canada afin de s'assurer que, dans la mesure du possible, la société offre des emplois permanents et à temps plein. Postes Canada devrait montrer l'exemple en offrant de bons emplois et un service de qualité.
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NPD (NL)
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2020-02-07 10:46 [p.1079]
Madame la Présidente, j'invoque le Règlement. Je comprends que le député souhaite ardemment discuter de questions liées à l'industrie du pétrole en Alberta, mais je m'interroge sur la pertinence de ses propos par rapport au projet de loi C-3, dont il est question à la Chambre aujourd'hui.
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NPD (NL)
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2020-02-07 11:12 [p.1084]
Madame la Présidente, le 17 janvier dernier, la province de Terre-Neuve-et-Labrador a été frappée par un blizzard sans précédent. La tempête a entraîné la fermeture de nombreuses localités, notamment dans la région de St. John's, où l'état d'urgence a été maintenu pendant huit jours. En vertu des lois sur l'état d'urgence, les entreprises ont été légalement tenues de rester fermées et des rues ont été fermées à la circulation, ce qui a empêché bien des gens d'aller travailler. Bon nombre de travailleurs à faible revenu ont perdu jusqu'à l'équivalent d'une semaine de revenu. Ainsi, beaucoup de gens ont eu de la difficulté à payer leur loyer et leurs factures de services publics. Les petites entreprises et les restaurants ont eux aussi encaissé une perte de revenus.
Le programme d'aide en cas de catastrophe du gouvernement fédéral aide les provinces à faire face aux catastrophes naturelles de grande ampleur, mais il ne tient pas compte du problème de la perte de revenus.
Le gouvernement doit agir maintenant. Il doit consacrer les ressources nécessaires au soutien des personnes et des entreprises qui subissent les conséquences de cette tempête, et envisager de mettre en place un programme permanent pour remédier aux pertes de revenus. Les effets des changements climatiques pourraient entraîner de nombreuses autres catastrophes de cette ampleur, voire encore pires, dans les années à venir.
Les gens qui sont le moins en mesure de subir des pertes de revenu devraient être épargnés. Si aucun programme actuel ne peut...
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NPD (NL)
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2020-02-07 12:01 [p.1094]
Madame la Présidente, la récente tempête de neige qui a frappé Terre-Neuve-et-Labrador a paralysé des localités entières. De petits entrepreneurs ont enregistré des pertes et de nombreux travailleurs, en particulier ceux qui gagnent un faible revenu ou un salaire horaire, ont perdu une semaine de salaire. Pendant la campagne électorale, les libéraux ont promis d'offrir de l'aide pour couvrir les pertes de revenu en cas de catastrophe. Or, aucune mesure concrète n'a été prise jusqu'à maintenant. Les travailleurs de ma province ont besoin d'aide immédiatement. Les changements climatiques entraîneront d'autres catastrophes de ce genre.
Les libéraux respecteront-ils leur promesse en aidant ceux qui en ont besoin maintenant?
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NPD (NL)
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2020-02-07 12:12 [p.1096]
Madame la Présidente, j'ai moi aussi le plaisir de présenter une pétition signée par des Canadiens qui sont préoccupés par les changements climatiques et demandent au gouvernement d'appuyer la motion M-1, en faveur d'un nouveau pacte vert à la canadienne. Cette motion demande au Canada de prendre des mesures rapides et audacieuses pour s'attaquer à l'urgence climatique, de régler les inégalités socio-économiques et raciales, qui vont en s'aggravant, et de soutenir les travailleurs touchés par la transition vers une économie axée sur l'énergie propre et renouvelable.
La crise est réelle et elle se rapproche. Nous avons besoin d'un plan efficace, qui soutiendra aussi les personnes touchées par les changements climatiques dans la transition vers une économie verte.
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