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Susan McGee
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Susan McGee
2020-08-17 15:05
Je vous remercie beaucoup de cette introduction.
Je suis présidente-directrice générale de Homeward Trust, un organisme communautaire qui emploie une approche de planification de système pour mettre fin à l'itinérance dans la communauté d'Edmonton. Cette entité locale appuie la mise en œuvre du programme Reaching Home et soutient activement l'évolution des stratégies nationales du Canada en matière de logement et d'itinérance. J'ai eu le privilège et la chance immenses de faire partie du comité consultatif sur l'itinérance, présidé à l'époque par le secrétaire parlementaire Adam Vaughan, et je suis actuellement membre d'un certain nombre de comités nationaux.
Je suis accompagnée aujourd'hui de M. Puligandla, notre responsable de la stratégie, qui pourra probablement mieux répondre que moi à certaines questions. Nous voulons réserver du temps à cette fin.
Notre organisme et ses organisations partenaires sont reconnus à l'échelle nationale et internationale pour les efforts collectifs qu'ils déploient pour éradiquer l'itinérance, réussissant à loger près de 11 000 personnes depuis le début de notre programme Housing First en 2009. Notre organisme recueille des fonds de tous les ordres de gouvernement pour soutenir les fournisseurs de service, les communautés autochtones et les partenaires gouvernementaux d'Edmonton afin d'élaborer, de mettre en œuvre et de surveiller collectivement nos solutions visant à mettre fin à l'itinérance dans notre communauté.
Nous vous remercions de nous offrir l'occasion de traiter aujourd'hui de la réponse du gouvernement à la pandémie de COVID-19 et de ce qu'il faut faire pour que les Canadiens vulnérables et sans abri soient soutenus et protégés sur le long chemin qui nous attend.
La COVID-19 a frappé il y a à peine six mois, mais les risques qu'elle pose pour les membres de notre communauté nous ont obligés à revoir complètement nos priorités et nos programmes. Voilà qui a demandé un effort intense et épuisant, mais dont nous pouvons être fiers et qui n'aurait pas été possible sans la mobilisation rapide des ressources ,municipales, provinciales et — disons-le — fédérales.
Le financement du programme Reaching Home a joué un rôle primordial dans la lutte contre l'itinérance à Edmonton. Ce financement ayant été engagé tôt, les processus s'en sont trouvés accélérés et tant les organisations locales que le personnel des programmes fédéraux ont été en mesure de prendre des décisions nécessaires, faisant fond sur les relations fondées sur la responsabilité existantes. Nombre d'entre nous en retiennent l'impression durable que nous pouvons et devrions continuer de réagir de cette manière pour traiter l'itinérance comme l'urgence nationale qu'elle est en toute circonstance.
Homeward Trust soutient sans réserve l'initiative Recovery for All et le plan en six points que l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance a déjà présentés au gouvernement, et nous appuyons d'autres organisations nationales comme l'Association canadienne d'habitation et de rénovation urbaine, qui préconise d'investir davantage dans le logement abordable, notamment en faisant appel aux Autochtones.
Plutôt que de revenir sur ces intentions soigneusement considérées, nous mettrons l'accent sur ce que nous considérons comme les mesures essentielles et immédiates qu'il faut prendre pour favoriser la réussite de leur mise en œuvre.
D'abord, notre pays a besoin d'un investissement à long terme pour que nos communautés, qui ont fait des accomplissements herculéens au cours du sprint des six derniers mois, aient l'endurance nécessaire pour le marathon à venir. Sans engagement à l'horizon, la planification a cessé et les programmes ont pris fin, alors que les gens font face aux mêmes risques auxquels ils étaient exposés sur le plan de la santé et de la sécurité en mars, dès le début.
En outre, tous les ordres de gouvernement doivent déployer des efforts pour non seulement protéger les Canadiens vulnérables contre la pandémie, mais aussi pour résoudre les nombreux problèmes systémiques qui ont conduit les gens vulnérables à l'itinérance au départ. La pandémie a fait ressortir les failles du système, que nous ne pouvons plus ignorer une fois que nous les avons vues.
Enfin, le gouvernement doit renforcer les communautés en dirigeant la réaction dans le cadre d'une approche de planification de système coordonnée, réunissant les intervenants des divers systèmes et ordres de gouvernement qui, s'ils fonctionnent indépendamment les uns des autres, risquent de recréer les mêmes failles que nous cherchons si fort à éliminer.
En ce qui concerne le premier point sur l'investissement à long terme, il ne fait aucun doute que tous les ordres de gouvernement admettent qu'il faudra des mois, voire des années avant que la pandémie ne soit complètement derrière nous. D'autres vagues frapperont et — c'est peut-être le plus grave — de nombreuses personnes perdent leurs emplois et des familles sont en crise. Elles perdent leur maison et leur santé mentale en souffre considérablement. Nous n'avons jamais connu quelque chose comme la réaction initiale à la pandémie, et il n'existe aucun précédent — certainement de notre vivant — des fissures économiques fiscales qui se forment déjà.
Les investissements initiaux ont été effectués rapidement, et il est heureux que nous disposions d'un solide programme d'infrastructure et de partenaires avec lesquels travailler pour mobiliser ces ressources.
À Edmonton, nous avons en priorité mobilisé les services essentiels à un endroit différent, puisque les organismes, les espaces publics et les autres lieux qui permettaient souvent d'offrir un répit aux itinérants étaient fermés. Nous avons offert notre accès coordonné et notre programme Housing First en déployant rapidement des efforts supplémentaires de relogement et de diversion, faisant appel à de nouveaux partenaires et en recourant à des initiatives de préventions grâce à un financement immédiat pour combler les besoins à court terme. Nous avons pu réquisitionner un hôtel pour offrir du logement temporaire, ce qui a joué un rôle important dans le cadre de la réaction de notre communauté en permettant de loger plus de 700 personnes depuis avril.
En l'absence de financement à long terme, nous risquons de devoir confier toutes ces tâches à contrat à un moment où le nombre d'itinérants et de campements augmente à un taux sans précédent à Edmonton depuis 2007. Nous savons que le logement constitue la solution à l'itinérance et nous avons vu les risques directs auxquels s'exposent les personnes sans logement. Nous ne pouvons pas nous sortir de cette situation assez vite, mais nous pouvons faire en sorte que notre réaction à la pandémie donne naissance à des solutions permanentes et à long terme si le financement du programme est ciblé et assuré à long terme. Tous les gouvernements et les bailleurs de fonds ont un rôle à jouer, mais il importe d'admettre que les fournisseurs communautaires, qui subissent les contrecoups d'une diminution des revenus qu'ils recueillent et de la main-d'œuvre, peineront à satisfaire les nouvelles demandes qui affluent, voire même la demande existante. Le gouvernement fédéral doit impérativement montrer la voie en prenant un engagement maintenant.
Le programme Reaching Home a apporté de nombreux changements aux approches de planification communautaire, mettant l'accent sur les modèles fondés sur des données probantes, une reddition de comptes transparente et un engagement à l'échelle du système. Il faut donc disposer des infrastructures nécessaires pour pouvoir instaurer une culture de prise de décisions axée sur le savoir pour que nos interventions puissent être ciblées, évaluées et continuellement corrigées, et pour que les contribuables puissent être certains que les fonds publics apportent les résultats escomptés. Ainsi, je suis convaincue que les investissements que l'on continue d'effectuer dans le cadre du programme Reaching Home auront un effet immédiat et optimal.
Voilà qui m'amène à mon deuxième point: la réaction à la pandémie doit s'attaquer aux problèmes fondamentaux qui contribuent à la pauvreté et à l'itinérance, particulièrement aux problèmes de nature institutionnelle. La population itinérante est dynamique. Il n'existe aucune frontière nette entre les gens qui fréquentent les refuges, ceux qui dorment dans la rue ou dans des campements, les personnes au logement instable et ceux qui vivent chez des amis et des membres de la famille.
Le chômage, les faillites et les expulsions étant à la hausse, les personnes confrontées à la précarité du logement avant la pandémie se retrouvent à la rue. Les problèmes de dépendance et de santé mentale augmentent rapidement et mettent en péril la capacité des familles et des particuliers de demeurer résilients; pourtant, pour les populations itinérantes et vulnérables, les divers systèmes et ministères interviennent de manière disparate, créant ainsi des failles et des manques immenses et laissant beaucoup trop de besoins insatisfaits. Leurs rôles sont souvent définis par des mandats étroits et limités par des restrictions financières, sans que l'on sache de manière holistique comment ils peuvent agir en interaction; par conséquent, il n'y a aucune interaction.
Pour les itinérants, la réaction à la pandémie doit, pour être efficace, comprendre des engagements à corriger les problèmes systémiques sous-jacents qui créent et perpétuent l'itinérance. On peut avoir l'impression de ne pas savoir par où commencer pour résoudre ce problème. De fait, les gouvernements tiennent, depuis des années, des réunions de planification de système afin de tenter de faire tourner le Titanic dans un pouce d'eau. Pendant la pandémie, toutefois, les autorités sanitaires ont participé activement aux efforts locaux et ont dû s'attaquer aux risques précis auxquels les itinérants sont exposés. La pandémie a montré à quelle vitesse nous pouvons adapter la manière dont nous travaillons ensemble quand l'urgence et la volonté sont là.
Ceci m'amène à mon dernier point, qui concerne l'importance du leadership communautaire dans le cadre de la réaction à la pandémie.
En mars, des organismes communautaires ont dû composer avec des autorités fluctuantes et parfois contradictoires au sein du gouvernement fédéral, les ministères provinciaux, des autorités sanitaires et des administrations locales. Les structures de commandement internes compartimentées et la confusion entre les diverses autorités peuvent nuire à une réaction active, efficace et exhaustive à la pandémie. À titre d'entités communautaires et d'organisations de planification de système, notre rôle principal consiste à transcender et à combler les fossés pour permettre aux communautés de faire le nécessaire. À bien des égards, les gouvernements et les systèmes doivent accepter un rôle de soutien et laisser les communautés prendre les devants, car elles possèdent les connaissances, l'expérience et les relations qui nous permettent d'agir au mieux pour les personnes vulnérables. Il faut donc leur confier des pouvoirs et des ressources pour favoriser le leadership et la gouvernance communautaires. Il faut également construire les infrastructures nécessaires pour que les partenaires communautaires puissent prendre des mesures collectivement et exploiter les ressources et les forces à tous les égards sans devoir manœuvrer entre le financement et les rôles institutionnels.
Le programme Reaching Home assume manifestement le rôle de leadership local, ce qui lui a permis de déployer promptement des ressources pendant la crise, avec des résultats à l'appui. Même si d'autres investissements sont envisagés, que ce soit pour soutenir la construction de logements ou pour atténuer la perte de logements, nous recommandons fortement de renforcer le leadership communautaire afin de coordonner le déploiement des ressources.
En résumé, pour réagir efficacement à la pandémie, le gouvernement fédéral doit s'engager à soutenir le leadership communautaire avec un financement et des politiques qui peuvent répondre à deux urgences en matière de santé publique: les répercussions récentes et continuelles de la COVID-19 et les causes institutionnelles de longue date de l'itinérance. Ce n'est qu'en effectuant constamment des investissements que le gouvernement fédéral permettra aux communautés de poursuivre leurs efforts et leurs réalisations des six derniers mois et nous évitera de perdre notre capacité de protéger les gens vulnérables des conséquences de la pandémie à long terme.
Il est essentiel ici d'accélérer les efforts pour mettre fin à l'itinérance, notamment en mettant en œuvre le plan de relance en six points proposé par l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance et en prenant un engagement intentionnel avec les gouvernements provinciaux et les administrations municipales afin d'aider les communautés à éradiquer l'itinérance en transformant les systèmes pour qu'ils facilitent leur travail au lieu d'y nuire.
Je vous remercie de m'avoir offert l'occasion de vous parler aujourd'hui. Nous répondrons à vos questions avec grand plaisir.
Thank you very much, and thanks for the introduction.
I am the chief executive officer for Homeward Trust. We are a community-based organization utilizing a system-planning approach to ending homelessness in our community of Edmonton. We are the local entity supporting the implementation of Reaching Home, and we have actively supported the evolution of Canada's national housing and homelessness strategies. I was very privileged and fortunate to sit on the advisory committee on homelessness, chaired at the time by Parliamentary Secretary Adam Vaughan, and I currently sit on a number of national committees.
I'm joined today by Giri, our chief strategic officer. I expect there will be some questions that he would be better at answering than I would be. We want to allow time for that.
We and our partner agencies have been recognized nationally and internationally for our collective efforts to end homelessness, housing nearly 11,000 people since the beginning of our Housing First program in 2009. Our organization brings together funding from all orders of government to support service providers, indigenous communities and government partners in Edmonton to collectively plan, act on and monitor our solutions to end homelessness in our community.
We're grateful for the opportunity to speak today about the Government of Canada's response to COVID-19 and what is needed to ensure that vulnerable and homeless Canadians are supported and protected on the long road ahead.
It has been just six months since COVID-19, and the risks it presents to our community members have required a complete rethinking of our priorities and programs. This has been an intense and exhausting effort, but one that we can be proud of and that wouldn't have been possible without the quick mobilization of resources from municipalities and provinces and, indeed, the federal government.
For Edmonton's homeless response, Reaching Home funding played a critical role. Funding was committed early, processes were accelerated, and both local organizations and federal program staff were empowered to make necessary decisions, building on existing accountable relationships. For many of us involved, the lasting reflection is that we can and should continue to respond that way by treating homelessness as the national emergency it is in any situation.
Homeward Trust is a strong supporter of Recovery for All and the six-point plan already presented to government by the Canadian Alliance to End Homelessness, and we support other national organizations such as the CHRA and its advocacy of greater investments in affordable housing, specifically indigenous-led housing investments.
Rather than reiterate those well-considered positions, we will focus on what we consider to be critical and immediate steps to support their successful implementation.
First is that our country requires a sustained investment to make sure that communities' Herculean achievements over the last six months, which has been a sprint, have the endurance for the marathon that lies ahead. With no commitment on the horizon, planning has ceased and programs are being wound down, while individuals are exposed to the same health and safety risks that we experienced in March from the beginning.
Second is that all orders of government focus efforts not only on protecting vulnerable Canadians from the pandemic but also on addressing the many systemic issues that have made people vulnerable to homelessness in the first place. The pandemic has laid bare these system failures, and we can't unsee what we have seen.
Last is that the government reinforce communities in leading this response in a coordinated system-planning approach, bringing together the various cross-systems and interjurisdictional roles that, operating independently, risk recreating the system failures we are working so hard to address.
On the first point of sustained investment, there is no question that all orders of government recognize that we are many months away, if not years away, from this pandemic's being completely behind us. There are more waves on the horizon and, perhaps most critically, large numbers of people losing their jobs and families in crisis. They are losing their homes and their mental health is being significantly affected. We've never experienced anything like the initial pandemic response before, and there is no precedent, certainly in our lifetime, for the economic and fiscal fissures that are already forming.
Initial investments were made quickly, and we were fortunate to have strong program infrastructure and partners to work with to activate those resources.
In Edmonton, our response prioritized mobilizing critical services in an alternate location, as agencies, public spaces, and other locations that often provided respite for homeless individuals closed. We brought in our coordinated access and Housing First program with additional rapid rehousing and diversion efforts, and included new partners and prevention initiatives by providing immediate funding to address short-term needs. We were able to secure and headlease a hotel to provide bridge housing, which has played an important role in our community's response in housing over 700 people to date since April.
In the absence of sustained funding, we are faced with having to contract all of those efforts at a time when we are seeing significant increases in homelessness and encampments on a scale not seen in Edmonton since 2007. We know that housing is a solution to homelessness, and we have seen the direct health risks to those without a home. We cannot build our way out of the situation fast enough, but we can ensure that our pandemic response results in long-term permanent solutions if program funding is sustained and targeted. There is a role for all governments and charitable funders in supporting our efforts, but it is important to recognize that community-based providers are reeling from lost fundraising revenue and staff capacity and will have difficulty dealing with the onslaught of needs, let alone the existing demands. It is imperative that the federal government lead with a commitment now.
Reaching Home has incorporated many important changes in community planning approaches, emphasizing evidence-based models, clear accountabilities and system-wide engagement. This means having the infrastructure to enable a culture of knowledge-driven decision-making so that our interventions can be targeted, evaluated and corrected continually, and taxpayers can be confident that public dollars are achieving the results they'd expect. As such, I have great confidence that continued investments through Reaching Home will have the greatest immediate impact.
This brings me to my second point: that the pandemic response has to address the foundational issues that contribute to poverty and homelessness, especially those that are institutional in nature. The homeless population is dynamic. There are no clean boundaries between people who use shelters, people who sleep rough or in encampments, and people who are unstably housed and people who are living with friends and family.
With rising unemployment, bankruptcies and evictions, people who faced housing insecurity before the pandemic will become homeless. Addiction and mental health issues are increasing rapidly and threatening the ability of families and individuals to stay resilient, yet for homeless and vulnerable populations, various systems and government departments get involved in a way that creates a patchwork of responses, with huge gaps and blind spots and far too many unmet needs. Their roles are often defined by narrow mandates and cost containment, without a holistic sense of how all their parts interact—and they don't.
An effective pandemic response for the homeless population has to incorporate commitments to fix the underlying systemic problems that create and sustain homelessness. There may not seem to be an obvious first step to address this issue. Indeed, governments have spent years in system-planning meetings trying to turn the Titanic in an inch of water. However, during the pandemic we have seen health authorities actively participating in local efforts, and they have been required to address the specific risks that homeless community members are exposed to. The pandemic has highlighted how quickly we can adjust how we work together when the urgency and the will are there.
This leads to my final point, which is about the importance of community-based leadership in the pandemic response.
In March, community organizations were navigating shifting and sometimes conflicting authorities in the federal government, provincial ministries, health authorities and local governments. Siloed internal command structures and interjurisdictional confusion can threaten an active, effective and comprehensive pandemic response. One of our key roles as community entities and system-planner organizations is to transcend and bridge across these chasms so that we can enable communities to do what needs to be done. In many ways, governments and systems need to take a back seat to let communities lead the way. They have the knowledge, experience and relationships to ensure that we are doing what is best for vulnerable people. This means empowering and resourcing communities to enable community-level leadership and governance. It also means building the necessary infrastructure so that community partners can implement actions collectively and leverage resources and strengths across the board without having to manoeuvre between funding and institutional roles.
Reaching Home clearly embraces the role of local leadership, and as such has been able to deploy resources quickly during this time, with demonstrated impacts. While other investments are considered, whether to support housing developments or mitigate housing loss, we strongly recommend reinforcing community-level leadership in coordinating that deployment of those resources.
In summary, for an effective pandemic response, the federal government needs to commit to supporting community-based leadership with funding and policies that can address two public health emergencies: the recent and ongoing impacts of COVID-19 and the long-standing institutional causes of homelessness. Continuing investments by the federal government are the only way to ensure that community efforts and achievements over the past six months are sustained and that we don't regress in our ability to protect vulnerable people from the impacts of the pandemic in the long run.
A critical component of this is to accelerate efforts to realize an end to homelessness, including the six-point recovery plan put forward by the Canadian Alliance to End Homelessness, and intentional engagement with provincial and municipal governments to support communities in making this happen by transforming systems so that they facilitate their work instead of hindering it.
I appreciate the opportunity to speak to the committee today, and we are certainly happy to answer any questions.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Pour que tout soit clair ici, le revenu de base fonctionne, mais il est plus efficace quand il vient avec un logement abordable. Autrement dit, s'il s'inscrit dans un régime d'intervention, le revenu de base va plus loin, est plus efficace et aide davantage les gens.
To be clear here, basic income works, but it works better when there's affordable housing attached to it. In other words, if there's a system to tie it to, then basic income goes further, works harder and provides more support for people.
Susan McGee
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Susan McGee
2020-08-17 15:38
C'est ainsi que nous voudrions que les choses fonctionnent sur les plans de l'intervention, du capital et des fonds d'exploitation. Nous pourrons ensuite offrir aux gens l'aide dont ils ont besoin pour optimiser leurs chances de réussite.
It would be what we look to in terms of turning the lights on and in terms of capital and operating capital. Then we can bring supports to the individuals as they need in order to ensure they have the greatest opportunity for success.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
Merci, monsieur le président.
Je suis vraiment ravie de revoir tous mes collègues du Comité. Mes premières questions s'adressent à Mme McGee.
Comme ce fut le cas pour d'autres périodes sans précédent de notre histoire, celle que nous vivons actuellement pourrait nous fournir l'occasion de mettre en place des programmes sociaux essentiels au bénéfice de tous les Canadiens. C'est ce qui est arrivé par exemple avec l'assurance-emploi. J'estime que le moment se prête bien à une restructuration de notre économie de manière à la rendre plus juste et plus équitable pour tous. Je viens tout juste de présenter la motion 46 qui propose l'instauration d'un revenu minimum garanti qui s'ajouterait à tous les programmes gouvernementaux et sociaux actuels et à venir, y compris l'accès à des logements sociaux à coût abordable. À votre avis, en quoi la mise en oeuvre d'un revenu minimum garanti au Canada pourrait-elle nous aider à nous acquitter de nos obligations internationales quant au respect du droit au logement pour tous?
Thank you, Mr. Chair.
It's really nice to see all of my colleagues on the HUMA committee. My first questions are for Ms. McGee.
During this unprecedented time in history, as we've seen in other unprecedented times in history, critical social programs that have been created have collectively benefited all Canadians. There was, for example, employment insurance. I believe that now is a time in history when we have a chance to restructure our economy in a way that is more just and equitable for all. I recently introduced motion 46 in support of a guaranteed livable basic income that would be in addition to all current and future government and social programs, including accessible affordable social housing. How do you think a guaranteed annual livable income in Canada could help realize our international legal obligations to ensure the human right to housing?
Susan McGee
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Susan McGee
2020-08-17 15:48
Nous n'avons pas manqué de vanter les mérites d'un revenu minimum garanti dans le cadre de la stratégie de l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance. Je sais que de nombreuses analyses sont menées à ce sujet et que nous devrons en débattre de façon plus approfondie. En fait, la pandémie a fait converger les besoins de différents groupes plus ou moins vulnérables. Bien que nous devions nous occuper de toute urgence au quotidien de la plupart des personnes auxquelles nous venons en aide parce qu'elles vivent des moments particulièrement difficiles, nous gardons un oeil sur l'évolution de la situation au cours des prochains mois en sachant fort bien que beaucoup d'autres de nos concitoyens risquent de se retrouver dans la rue pour peut-être vivre une première expérience d'itinérance. Tous ces gens en viendront à dépendre d'un système qui arrive de plus en plus difficilement à faire le nécessaire par l'entremise de ses organismes sociaux de première ligne, à l'intérieur de ce que l'on pourrait appeler la société civile, mais également au moyen des programmes gouvernementaux. Ces Canadiens se retrouvent en effet dans des situations de logement vraiment précaires et il est très difficile de prévoir ce que les prochains mois nous réservent. Nous devons donc en quelque sorte nous fonder sur des hypothèses, mais il y a toutefois une chose qui est certaine et c'est le fait que nous ne sommes pas prêts à affronter une telle crise.
We have supported, certainly within the Canadian Alliance strategy, the value of a livable income. I know there's a lot of analysis and there are more discussions to be had about that. The pandemic really is a convergence of different groups and different levels of need. As much as most individuals we support who are currently living rough are a day-to-day emergency concern, we look at the horizon of the next few months and we know that many more people will come into and experience homelessness perhaps for the first time. They will come into a system that right now is quite eroded in its ability to respond through front-line social agencies, the civil society if you will, but also through government programs because individuals have really tenuous housing circumstances and what the next few months will bring is very difficult to predict and we're kind of guessing. What we do know, however, is that we're not ready for it.
Voir le profil de Kate Young
Lib. (ON)
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2020-08-17 16:03
Je veux aussi revenir sur un point soulevé par M. Vaughan, soit que l'argent passe par les provinces et que ce pourrait être une source de préoccupation. En effet, dans certaines provinces, on ne fournit pas les fonds nécessaires dans les délais appropriés.
Est-ce que la construction de logements est ce qui s'impose? Est-ce vraiment ce que nous devons faire?
I also want to pick up on something that MP Vaughan was talking about, which was money flowing from the province and maybe some of the concerns there. Certainly in some provinces, they're not getting the funds necessary within the right time frame.
Is building new housing the answer to this? Is that really the bottom line of what we need to do?
Susan McGee
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Susan McGee
2020-08-17 16:03
Nous devons vraiment fournir davantage de solutions pérennes à la communauté, soit des logements sociaux et un parc de logements communautaires. C'est essentiel. Il doit également y avoir des processus qui veillent à ce que les personnes qui en ont besoin y aient accès, et ce, en priorité. Sincèrement, je crois que nous sommes nombreux dans le secteur à craindre que, même si nous bâtissons des logements, à court terme, ce ne sera pas la clientèle ciblée qui y accédera en priorité.
Notre système doit veiller à ce que ces actifs servent leur vocation. Les programmes avec lesquels nous devons travailler actuellement tentent constamment de communiquer ce message. Il y a les biens nantis et les démunis. Et il y a des démunis dans les deux camps, ce qui fait que, habituellement, le système tend à d'abord loger les personnes qui lui coûtent le moins cher et qui entraînent le moins de frais fixes. Notre système doit être conçu de sorte que les actifs et les efforts importants investis dans ce secteur servent les personnes qui en ont besoin.
We definitely need more product that is dedicated in perpetuity to the community, which is our social housing and community housing stock. We absolutely do. We also need processes to ensure that people access that and that they are prioritized. Honestly a fear that I think many have in the sector is that we build new housing, but then in the near term it isn't prioritized for the people it was built for.
Our system needs to ensure that this dedication of capital goes to the need it was intended to serve. The programs we work with right now try to message that consistently. We have “haves” and “have-nots”. We have have-nots amongst the haves and have-nots, and typically, the system will tend to start to house people who are less expensive to serve and who create less overhead. Our systems need to be designed so that we ensure that the significant capital and efforts that we put in go to the people who need them.
Marie-José Corriveau
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Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:07
Comme mentionné, je m'appelle Marie-José Corriveau. Je représente le Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, un regroupement qui a été constitué il y a 41 ans. Il compte 140 organismes implantés sur tout le territoire québécois qui se préoccupent des enjeux de lutte contre la pauvreté et de droit au logement. Le FRAPRU intervient principalement auprès des gouvernements supérieurs afin de faire progresser le droit au logement et l'accès au logement social.
Pour ce qui est de la réaction gouvernementale à la pandémie, le FRAPRU est reconnaissant au fédéral d'avoir mis sur pied rapidement la Prestation canadienne d'urgence, la PCU, ce qui a permis aux ménages de répondre à leurs besoins de base, comme la nourriture et le logement. Le FRAPRU est cependant déçu, voire choqué, de la disproportion entre les sommes mises à la disposition des plus fortunés pour traverser la crise sanitaire et celles versées aux ménages les plus pauvres et les plus vulnérables. En matière de logement, comme après la crise économique de 2008, le Canada a décidé d'aider principalement les banques, les compagnies d'assurances et les propriétaires, abandonnant les locataires à leur sort. Nous sortons de ces derniers mois avec un sentiment d'injustice accru.
Par ailleurs, la PCU n'aura pas empêché quelque 3 000 ménages québécois de devoir recourir au programme mis sur pied par le Québec pour aider les locataires qui ne parviennent pas à payer leur loyer après avoir perdu leur emploi et avoir subi une réduction brutale de leurs revenus. Les prochains mois sont préoccupants pour nombre d'entre eux, car il s'agit de prêts qu'ils devront rembourser alors qu'ils n'auront pas nécessairement retrouvé d'emploi à cette échéance.
La pandémie aura toutefois eu l'avantage de nous rappeler le lien étroit et inaltérable qui existe entre le droit au logement et le droit à la santé, et de nous rappeler également que le logement est justement un des principaux déterminants de la santé. En effet, les mesures de confinement imposées pour minimiser les risques de propagation du coronavirus n'ont pas été vécues par toutes et tous de la même manière.
Comment se confiner quand on n'a tout simplement pas de logement? Comment rester confiné dans un logement trop petit, insalubre ou étouffant à cause de canicules successives? Comment rester en bonne santé quand le loyer accapare une part démesurée du budget familial au détriment de la nourriture, des médicaments et de tout autre produit de première nécessité, comme un masque ou Internet? Comment s'en sortir en période de confinement quand on dépend au quotidien de ressources communautaires pour se nourrir, se vêtir, se transporter, mais que ces ressources communautaires doivent réduire leurs activités pour respecter les règles de distanciation physique?
Pour de trop nombreux ménages, la pandémie est une crise de plus dans un parcours de vie parsemé de périls. Déjà, lors du recensement de 2016, 1,7 million de ménages canadiens avaient des besoins impérieux de logement, c'est-à-dire qu'ils habitaient dans un logement insalubre, trop petit ou trop cher. La très grande majorité d'entre eux sont des locataires pauvres. Au Québec, les quelque 244 120 ménages locataires ayant des besoins impérieux de logement ont eu un revenu médian de seulement 17 612 $ pour toute l'année 2015.
Depuis le dernier recensement, les choses se sont aggravées. Une pénurie de logements s'étend et s'enracine dans les grandes villes québécoises, comme dans plusieurs autres provinces canadiennes. Ici, le taux d'inoccupation des logements locatifs n'est que de 1,8 %, et il n'est que de 1,5 % dans les régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Gatineau. Cela représente la moitié du seuil de 3 % censé garantir un rapport équilibré entre les propriétaires et les locataires. À Gatineau, le loyer moyen du marché a augmenté de 10 % entre 2018 et 2019, soit en une seule année.
Les impacts sont désastreux et vont malheureusement durer. Nombre de locataires subissent des pressions indues pour accepter des augmentations de loyer injustifiées. On a constaté sur le terrain que les loyers exigés pour les logements mis en location ce printemps dépassaient très largement le prix courant moyen. Or, comme la pénurie semble vouloir perdurer, on peut craindre que ce mouvement inflationniste persiste. Parmi les centaines de ménages québécois qui n'ont pas réussi à trouver un nouveau logement et qui se sont retrouvés sans logis le mois dernier, en juillet, plusieurs avaient subi une reprise de possession ou une « rénoviction », du fait que leur propriétaire cherchait à se débarrasser d'eux, surtout s'ils étaient locataires de longue date et qu'ils payaient un loyer peu élevé.
Chercher un logement en pleine pandémie s'avère également problématique, voire impossible, pour les ménages pauvres n'ayant pas accès à Internet parce qu'ils ne sont pas équipés, parce que le système est trop cher ou simplement parce que le service n'est pas disponible sur leur territoire. Plusieurs, notamment les familles, les personnes racisées et les pauvres, ont également été discriminés à cause de leur condition, sans égard à leur historique de crédit ou de paiement de loyer, sans aucun recours véritablement efficace pour se défendre. La pénurie pousse littéralement des ménages aux portes de l'itinérance, en pleine pandémie.
Enfin, rappelons-nous que, trop souvent, pour trouver un nouveau logement, les ménages ainsi délogés ont dû quitter leur quartier, leur ville, voire leur région, perdant du même coup leur réseau d'entraide familiale et communautaire.
Dans ce contexte, le FRAPRU espérait non seulement que le gouvernement fédéral réviserait rapidement les programmes d'aide aux mal-logés, mais qu'il accroîtrait aussi ses investissements dans le domaine du logement social prévus dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement. Or, il n'a rien fait de tout cela jusqu'à présent.
Pourtant, en 2017, lors de l'adoption de la Stratégie nationale sur le logement, le gouvernement a, lui aussi, fait état des ménages ayant des besoins impérieux en matière de logement. Cependant, les moyens annoncés pour leur venir en aide comportaient des lacunes graves, ce qui rendait ces mesures inefficaces. Le FRAPRU a alors repéré et dénoncé ces problèmes. Si vous le souhaitez, je pourrai vous donner quelques exemples.
Depuis que la pandémie a été déclarée, le taux de chômage a bondi. Or, une seconde vague est à craindre, de même qu'une récession, voire une crise économique. Les gouvernements investissent massivement pour soutenir différents pans de l'économie. Le FRAPRU leur demande de relancer un grand chantier de logements sociaux et de financer adéquatement la remise en état de tous ceux déjà construits. Jusqu'à présent, la réponse d'Ottawa est extrêmement décevante et préjudiciable à ce qui sera à venir.
Au-delà des crises sanitaires et économiques annoncées, nous sommes d'avis que le gouvernement a le devoir de mettre les plus pauvres et les plus mal logés à l'abri des crises environnementales qui, c'est maintenant certain, vont suivre. Pour ce faire, il doit cesser de tergiverser et recommencer à investir dans le logement social, sans but lucratif et hors marché. Pour financer cet effort, le gouvernement ne manque pas de moyens. En voici quelques exemples. Il peut diminuer ses investissements dans les énergies fossiles. Il peut revoir sa fiscalité, retirer les avantages fiscaux consentis au cours des dernières décennies aux plus fortunés et rétablir une grille d'imposition plus progressive. Il doit également lutter plus sérieusement contre l'évasion fiscale et l'évitement fiscal. Or, quelles que soient les avenues qu'il choisira, il doit mieux protéger les plus vulnérables, à défaut de quoi les dommages politiques et économiques seront démesurés et les fractures sociales, vraisemblablement irréversibles.
J'espère avoir respecté les limites de temps.
As mentioned, my name is Marie-José Corriveau. I represent the Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), a group that was created 41 years ago. It is made up of 140 organizations from across Quebec that are concerned about poverty alleviation and housing rights. FRAPRU primarily calls on higher governments in order to advance the right to housing and access to social housing.
In terms of the government response to the pandemic, FRAPRU is grateful to the federal government for quickly setting up the Canada Emergency Response Benefit (CERB), which has enabled households to meet their basic needs, such as food and housing. However, FRAPRU is disappointed, even shocked, by the disproportionate amount of money made available to the wealthiest versus to the poorest and most vulnerable households to get through the health crisis. In terms of housing, just like after the 2008 economic crisis, Canada decided to primarily help banks, insurance companies and property owners, leaving tenants to fend for themselves. We are coming out of these last few months with an increased sense of injustice.
Moreover, the CERB failed to prevent 3,000 Quebec households from having to resort to the Quebec program set up to help tenants unable to pay their rent after losing their jobs and suffering drastic cuts to their incomes. The next few months will be worrisome for many of them, as they will have to pay back loans without necessarily having found a job by that time.
However, one good thing about the pandemic is that it has reminded us of the close and incontrovertible connection between the right to housing and the right to health, and of the fact that housing is one of the main determinants of health. The lockdown measures imposed to minimize the risks of the spread of the coronavirus have not been experienced by everyone in the same way.
How can you be in lockdown when you just don't have housing? How can you stay locked down in a house that is too small, unhealthy or suffocating because of successive heat waves? How can you stay healthy when rent takes up an inordinate part of the family budget to the detriment of food, medication and other necessities, such as a mask or the Internet? How do you cope in times of lockdown when you depend on community resources for food, clothing and transportation on a daily basis, but those community resources have to cut back on their activities to comply with the rules of physical distancing?
For too many households, the pandemic is yet another crisis in a life fraught with peril. Already, as of the 2016 census, 1.7 million Canadian households were in core housing need—that is, living in housing that is substandard, too small or too expensive. The overwhelming majority of them are poor renters. In Quebec, the approximately 244,120 tenant households in core housing need had a median income of only $17,612 for all of 2015.
Since the last census, things have become worse. A housing shortage is spreading and taking root in Quebec's major cities, as in several other Canadian provinces. Here, the vacancy rate for rental housing is only 1.8%, and it is only 1.5% in the census metropolitan areas of Montreal and Gatineau. This represents half of the 3% threshold that is supposed to guarantee a balance between landlords and tenants. In Gatineau, the average market rent increased by 10% between 2018 and 2019, in a single year.
The impacts are devastating and will unfortunately last. Many tenants are under undue pressure to accept unjustified rent increases. On the ground, it has been observed that the rents charged for rental units this spring were well above the average current price. However, as the shortage seems to want to last, the concern is that this inflationary trend will continue. Among the hundreds of Quebec households who were unable to find new housing and who found themselves homeless last month, in July, many had been repossessed or “renovicted” because their landlords were trying to get rid of them, especially if they were long-term tenants and paying low rent.
Searching for housing in the midst of the pandemic is also problematic, if not impossible, for poor households that do not have access to the Internet because they do not have the equipment, because the system is too expensive or because the service is simply not available in their areas. Many, including families, racialized people and the poor, have also been discriminated against because of their condition, regardless of their credit or rent payment history, without any truly effective recourse to defend themselves. The shortage is literally pushing households to the brink of homelessness in the midst of a pandemic.
Finally, let's remember that, too often, to find new housing, the households thus displaced have had to leave their neighbourhood, their city, or even their region, thereby losing their family and community support network.
Under those circumstances, FRAPRU hoped that the federal government would not only quickly review the programs to help the poorly housed, but that it would also invest more in social housing as part of the national housing strategy. To date, it has done neither of those things.
Yet in 2017, when the national housing strategy was adopted, the government also identified households in core housing need. However, the resources announced to assist them came with serious gaps, making those measures ineffective. FRAPRU then identified and denounced those problems. If you wish, I can give you some examples.
Since the pandemic was declared, the unemployment rate has soared. Now, a second wave is looming, as well as a recession, or even an economic crisis. Governments are investing massively to support different parts of the economy. FRAPRU is asking them to relaunch a major social housing project and to adequately finance the refurbishment of all those units already built. So far, Ottawa's response has been extremely disappointing and detrimental to what is to come.
Beyond the health and economic crises, we believe that the government has a duty to protect the poorest and most poorly housed from the environmental crises that are now certain to follow. To do so, it must stop procrastinating and start investing again in social, non-profit and non-market housing. To fund the effort, the government has no shortage of resources. Here are a few examples. It can reduce its investments in fossil fuels. It can review its tax system, withdraw the tax benefits granted in recent decades to the wealthiest and restore a more progressive tax scale. It must also fight more seriously against tax evasion and tax avoidance. However, whatever avenues it chooses, it must better protect the most vulnerable, otherwise the political and economic damage will be disproportionate and the social fractures likely to be irreversible.
I hope I have stayed within the time limits.
Voir le profil de Louise Chabot
BQ (QC)
Merci, monsieur le président.
Madame Corriveau, je vous salue, de même que le FRAPRU. Je vous remercie de votre présence et de votre témoignage.
Je connais bien votre organisme au Québec. Les revendications que vous formulez aujourd'hui sont en droite ligne avec ce que vous soutenez depuis des années.
Vous me direz si mes chiffres sont exacts. Je crois que vous avez dit qu'en juillet 2020 seulement, 350 ménages étaient sans logement. Ce serait le chiffre le plus élevé depuis 2003. De plus, si les organismes communautaires faisaient un décompte, ce chiffre serait peut-être plus élevé. Si cela s'avère exact, cela confirme effectivement qu'il y a une pénurie de logements qu'on pourrait qualifier de sociaux. On pourrait faire une distinction entre les logements communautaires, les logements à loyer modeste et les logements abordables, mais disons qu'il s'agit d'une pénurie de logements sociaux. C'est un dossier sur lequel vous travaillez depuis des années.
D'autres intervenants ont parlé de la Stratégie nationale sur le logement. Comme vous le savez, il y a eu une entente entre le fédéral et toutes les provinces, sauf le Québec. Pour le Québec, la somme depuis trois ans pourrait se situer entre 1,4 milliard et 1,7 milliard de dollars, ce qui n'est pas rien.
À votre avis, si cet argent avait été transféré sans condition au Québec, qu'est-ce que cela aurait pu changer à la dynamique?
Thank you, Mr. Chair.
Mrs. Corriveau, I applaud you and FRAPRU. Thank you for being here and for your testimony.
I am very familiar with your organization in Quebec. The claims you are making today are in line with those you have been making for years.
Please tell me if my figures are accurate. I believe you said that, in July 2020 alone, 350 households were without housing. That would be the highest number since 2003. Also, if the community organizations did a count, it might be higher. If this is accurate, it does confirm that there is a shortage of what we may call social housing. A distinction could be made between community-based housing, low-income housing and affordable housing, but let's say there is a shortage of social housing. This is something you have been working on for years.
Other speakers have talked about the national housing strategy. As you know, an agreement was signed between the federal government and all the provinces except Quebec. For Quebec, the amount over the last three years could be between $1.4 billion and $1.7 billion, which is not insignificant.
In your opinion, if the money had been transferred unconditionally to Quebec, what difference would it have made to the dynamic?
Marie-José Corriveau
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Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:33
J'ose espérer que le gouvernement du Québec se serait montré plus généreux quant au lancement d'une nouvelle programmation pour le développement de logements sociaux. Il avait déjà un premier défi à relever: il avait décidé de livrer pas loin de 15 000 logements sociaux qui étaient déjà au programme depuis une dizaine d'années, mais qui n'avaient toujours pas été livrés, puisque le programme québécois de subventions n'avait pas été adapté aux nouvelles réalités économiques, notamment les prix des terrains et les coûts de construction. J'ose donc espérer que, s'il avait reçu de l'argent du fédéral, le gouvernement du Québec aurait lancé une nouvelle programmation.
Cela dit, mon principal problème en ce moment est que le gouvernement fédéral, tout en prétendant qu'il s'agit d'un champ de compétence provinciale et territoriale, a élaboré une série de fonds qu'on pourrait qualifier de programmes. Ainsi, il intervient à la place des provinces dans les façons de faire et de régler les problèmes, plutôt que de leur donner les ressources financières nécessaires pour qu'elles agissent en fonction de leurs propres défis et de ce que les communautés souhaitent.
Je pense que le gouvernement fédéral devrait être un bailleur de fonds, comme il se doit. Il devrait assumer pleinement ses responsabilités pour tout ce qui concerne les logements à loyer modique qu'il a contribué à réaliser avant 1994, évidemment. Il devrait non seulement respecter les conventions, mais aussi s'assurer que ce parc est remis en état. À la suite de cela, il devrait procéder aux transferts comme il se doit. J'ose espérer que cela permettrait au Québec notamment de faire avancer les choses plus vite. Il faut dire qu'au Québec, nous avons continué à faire du logement social, mais ce n'est pas le cas de toutes les provinces en ce moment.
J'en reviens à ce que je disais tout à l'heure: dans tous les cas, il faut abandonner l'idée de confier au secteur privé le développement de logements pour des ménages ayant des besoins impérieux en matière de logement. Ce n'est pas vrai que le secteur privé pourra produire les habitations qu'il faut pour ces gens. C'est impossible pour eux de payer de tels logements quand leur revenu annuel se situe entre 17 000 $ et 20 000 $. Pour y arriver, on n'a pas le choix: il faut penser à du logement sans but lucratif et à du logement subventionné. Pour éviter que ce soit un coup d'épée dans l'eau ou une mesure qui n'est pas durable, il faut faire du logement social qui ne soit pas vendu, mais que l'on protège et que l'on entretienne convenablement pour les générations futures.
My hope is that the Government of Quebec would have been more generous in launching new programming for the development of social housing. It already had a first challenge to meet: it had decided to deliver some 15,000 social housing units that had already been in the program for about 10 years, but that had still not been delivered because the Quebec subsidy program had not been adapted to the new economic realities, particularly land prices and construction costs. I therefore dare to hope that, had it received money from the federal government, the Quebec government would have launched a new program.
That said, my main problem at the moment is that the federal government, while claiming that this is an area of provincial and territorial jurisdiction, has developed a series of funds that could be called programs. In so doing, it is taking the role of the provinces in the way they do things and solve problems, instead of giving them the financial resources they need to take action according to their own challenges and to what the communities want.
I think the federal government should do the right thing and be a funder. It should take full responsibility for all the low-income housing that it helped to bring about before 1994, of course. It should not only comply with the agreements, but also ensure that the supply is refurbished. After that, it should proceed with the transfers properly. My hope is that this would allow Quebec in particular to move things along more quickly. It must be said that in Quebec, social housing development has continued, but that is not the case in all the provinces at this time.
Let me come back to what I was saying earlier: we must entirely abandon the idea of entrusting the private sector with developing housing for families in core housing need. It's not true that the private sector will be able to develop the housing for them. It is impossible for them to pay for that kind of housing when their annual income is between $17,000 and $20,000. We have no choice but to look at non-profit housing and subsidized housing. In order to prevent this from being a complete waste of time or an unsustainable measure, it is important to have social housing that is not sold, but that is protected and properly maintained for future generations.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Merci beaucoup.
Madame Corriveau, êtes-vous d'accord pour dire que, si le gouvernement fédéral offre plus de fonds aux provinces, les provinces ne devraient pas avoir le droit de réduire la limite des dépenses provinciales en matière de logement? Quand nous donnons d'une main au système de logement, le gouvernement du Québec ne devrait pas avoir le droit de reprendre ces fonds de l'autre et ainsi annuler nos efforts. Croyez-vous que cette demande du gouvernement fédéral est raisonnable?
Thanks very much.
Madame Corriveau, would you agree that if the federal government puts new dollars on the table for provinces, the provinces should not be allowed to cut provincial spending limits on housing? As we put money in the front door for the housing system, the Quebec government should be required not to take money out the back door so that it becomes a wash. Would you agree that's a reasonable request by the federal government?
Marie-José Corriveau
Voir le profil de Marie-José Corriveau
Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:50
Pour ce qui est de réduire sa propre contribution, oui, je suis tout à fait d'accord. Si le gouvernement du Canada mettait de l'argent sur la table, il devrait l'assortir de conditions, comme il l'a d'ailleurs déjà fait par le passé. Quand j'ai dit que je ne souhaitais pas que le gouvernement fédéral crée des programmes à la place des provinces ou des territoires, je ne voulais pas dire pour autant qu'il devrait donner de l'argent sans imposer de contraintes.
Le gouvernement doit aller au bout de sa démarche visant à faire reconnaître le droit au logement. Il doit également revenir à des stratégies qui ont fait leurs preuves, comme le développement de logements sociaux. En outre, il doit s'assurer que les provinces n'utilisent pas les sommes fédérales en remplacement des budgets qu'autrement elles devraient mettre sur la table.
In terms of reducing their own contributions, yes, I quite agree. If the Government of Canada puts money on the table, it should come with conditions, as it has previously done in the past, after all. When I said that I did not want the federal government to create programs in place of the provinces and territories, that did not mean that I feel it should provide money without requiring some conditions.
The government should do everything in its power to have the right to housing acknowledged. It should also go back to proven strategies, such as developing social housing. In addition, it must make sure that the provinces do not use federal money to replace the budgets that they otherwise should be putting on the table.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Exactement. Et, du point de vue des nouveaux programmes de supplément au loyer comme l'Allocation canadienne pour le logement qui subventionne le loyer des personnes dont vous avez parlé, est-ce que les provinces devraient contribuer à parts égales au nouveau programme si le gouvernement fédéral en offre un qui l'exige ou devraient-elles plutôt avoir la possibilité de confirmer notre contribution et, donc, que nous n'avons pas à verser d'argent frais?
Est-ce que les provinces devraient être intégrées à un système de logement plus robuste sous la houlette du fédéral, tant qu'il est conçu et offert par les provinces? Seriez-vous d'accord avec cela?
Exactly, and in terms of new rent supplement programs, for example, the Canada housing benefit, which aims to subsidize rents for the very individuals you talked about, if the federal government has a program that requires cost-matching dollars from the provinces, should the provinces have to match the new program or should they be allowed to say that we're already doing that and, therefore, we don't have to add any of our new dollars?
Should provinces be brought into a stronger housing system with the federal authority, as long as it's provincially designed and delivered? Would you agree with that?
Marie-José Corriveau
Voir le profil de Marie-José Corriveau
Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:52
Je ne suis pas certaine de savoir ce que vous entendez par un système plus robuste. Je sais par contre qu'il faut tenir compte des programmes d'allocation pour le logement dont les provinces disposent déjà et s'assurer qu'elles ne retirent pas leurs billes. Au contraire, il faut que les sommes allouées permettent de dépasser les objectifs actuels des provinces et des territoires. À l'heure actuelle au Québec, par exemple...
I am not sure I know what you mean by a stronger system. However, I do know that we have to consider housing allocation programs that the provinces already have and make sure that they are not withholding their cash. Quite the opposite, we need the amounts allocated to surpass the provinces' and territories' current objectives. At the moment, for example, in Quebec—
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
Mais sans renoncer à leurs objectifs actuels ou refuser de participer...
But not surrender their current goals or refuse to participate...?
Marie-José Corriveau
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Marie-José Corriveau
2020-08-17 16:52
Non. En fait, ces objectifs devraient même être bonifiés.
Que je sache, dans différents domaines, le gouvernement fédéral oblige généralement les provinces et les territoires à respecter certaines conditions lorsqu'il leur alloue des montants, à défaut de quoi des pénalités sont envisagées pour d'autres activités.
No. In fact, those objectives should even be enhanced.
As I understand it, in various areas, the federal government generally requires provinces and territories to fulfill certain conditions when they are allocated money, failing which, penalties can be imposed on other activities.
Voir le profil de Adam Vaughan
Lib. (ON)
En effet. Par exemple, serait-il raisonnable que le gouvernement fédéral demande qu'il s'agisse d'argent frais et qu'il soit dépensé sous forme de supplément au loyer?
Right. For example, would it be a reasonable request by the federal government that it should be spent on rent supplements and should be new money?
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NPD (BC)
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2020-06-19 14:40
Merci.
Un des commentaires qui a été affiché par End Homelessness St. John’s sur les médias sociaux affirme ce qui suit:
[N]ous ne pouvons pas retourner à la normale — [à] une situation normale où plus de 235 000 Canadiens se retrouvent à la rue chaque année; où 1,7 million de ménages vivent dans un logement inférieur aux normes ou inabordable; où la vie des gens est à risque pour la simple raison qu’ils sont pauvres et n’ont pas de chez-eux.
Est-ce que ce commentaire est exact?
Thank you.
One of the comments that was posted on social media from End Homelessness St. John's says:
[W]e cannot go back to normal—[to] a normal where over 235,000 different Canadians every year are homeless; where 1.7 million households live in substandard or unaffordable housing; where people are at life threatening risk for no other reason than they are poor and don't have a place to call home.
Is this comment that was posted accurate?
Doug Pawson
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Doug Pawson
2020-06-19 14:41
Oui. C’est ce que les données révèlent à la grandeur du pays.
Plus de 235 000 Canadiens ont recours chaque année aux refuges d’urgence. Bien d’autres encore, évidemment, vivent dans des logements inférieurs aux normes et délabrés, sont mal logés et entassés et ne cadrent pas nécessairement dans l’idée que les gens se font habituellement de l’itinérance. Ils vivent dans des conditions non sécuritaires. Bien sûr, la pandémie nous a montré que des conditions sécuritaires sont nécessaires pour s’isoler, conditions qui font souvent défaut à nos voisins les plus vulnérables au pays.
Yes. Across the country, that's what the data is showing.
Emergency shelter usage includes over 235,000 Canadians on an annual basis. Several more, obviously, are living in substandard and dilapidated housing conditions and are under-housed and overcrowded and just don't necessarily meet the traditional view of what people might think of homelessness. They're living in unsafe conditions. Of course, what the pandemic has shown is that you need safe conditions to isolate in. That is often missing for our most vulnerable neighbours across the country.
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NPD (BC)
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2020-06-19 14:42
Un des éléments du plan en six points est de demander au gouvernement fédéral d’investir dans un important ensemble de mesures de stimulation relatives au logement dans le cadre de la reprise. Il demande qu’on continue de verser les 157 millions de dollars annuels de financement supplémentaire, qu’on prolonge le volet de financement Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées de 50 millions de dollars par année et qu’on crée un nouveau volet de financement de 75 millions de dollars pour prévenir l’itinérance chez les femmes, les enfants et les jeunes. C’est une base de référence.
De ce point de vue, ce serait un des éléments du plan en six points. Un autre élément serait un revenu minimal garanti à l’échelle nationale, qui est essentiel, car la pauvreté y est rattachée. Je me demande si vous pouvez vous prononcer sur ces deux recommandations précises.
As part of the six-point plan, one of the components is to call for a major housing stimulus package in the recovery for the federal government to invest in. It's calling for maintaining the $157 million per year of additional funding, an expansion of the rural and remote stream to $50 million per year, and developing a new funding stream of $75 million to prevent homelessness for women, children and youth. That's as a baseline.
From that perspective, that would be one component of the six-point plan. Another component is a national guaranteed minimum income, which is an essential piece, because poverty is tied into it. I wonder if you can comment on these two specific recommendations.
Doug Pawson
Voir le profil de Doug Pawson
Doug Pawson
2020-06-19 14:42
Oui, tout à fait. Dans mes commentaires précédents, j’ai mentionné le besoin pour les gouvernements à tous les échelons, y compris les gouvernements fédéral et provinciaux, de travailler en étroite collaboration avec les systèmes de soutien au revenu lorsqu’ils abordent les stratégies en matière de logement et d’itinérance.
Nous avons vu que bien des personnes n’arrivent pas à garder un logement dans le marché privé parce que la part de leur revenu qu’ils doivent consacrer à leur loyer n’est pas suffisante. C’est le cas ici à St. John’s, où le taux d’inoccupation est élevé. Il est exacerbé davantage dans les grands centres urbains. En région rurale, par exemple, dans certaines parties du Labrador, nous constatons qu’il est incroyablement difficile de se loger et les questions d’abordabilité s’apparentent à celles qu’on pourrait voir à Toronto ou Vancouver.
Nous sommes tout à fait favorables à la mise en œuvre de types de programmes qui visent les besoins fondamentaux, le revenu de base, pour faire en sorte que les gens aient les moyens de trouver un logement.
Yes, absolutely. In my earlier comments, I mentioned the need for government across all levels, including the federal and provincial governments, to work closely with income support systems when addressing housing and homelessness strategies.
We've seen a lot of individuals who are unable to maintain housing in the private market because their income levels allocated for rent are simply not enough. That's the case here in St. John's, where we have a healthy vacancy rate. It's further exacerbated in larger urban areas. In rural areas, for example, in parts of Labrador, we see that housing is incredibly difficult to acquire and the affordability concerns there resemble something that you might see in Toronto or Vancouver.
We absolutely support the notion around the idea of implementation of these basic needs, basic income types of programs, that will ensure people have the affordability component of housing secure.
Voir le profil de Wayne Long
Lib. (NB)
Merci, monsieur le président.
Je tiens à m’excuser à l’avance. Les bandes audio et vidéo de la réunion ne sont pas très bonnes de mon côté, mais je pense que si vous arrivez à m’entendre, je vais continuer.
Je tiens à remercier nos intervenants pour leurs excellents exposés. J’ai des questions.
Comme M. Beaudoin l’a mentionné, à juste titre, dans ses remarques liminaires, notre gouvernement fédéral a enchâssé dans la loi canadienne notre engagement à favoriser une approche fondée sur les droits de la personne à l’égard de la politique en matière de logement, si bien que la Loi sur la stratégie nationale sur le logement a été déposée et adoptée au cours de la dernière législature.
Je vais commencer par vous, monsieur Pawson, et je passerai ensuite à M. Beaudoin. À votre avis, la pandémie de COVID-19 a-t-elle jeté l’éclairage sur le besoin d’opter pour une stratégie fédérale sur le logement fondée sur les droits de la personne?
Thank you, Mr. Chair.
I want to apologize in advance. The audio and video of what's happening around me aren't really good right now, but I think if you can hear me I'm going to move forward.
I want to thank our presenters for doing a great job in their presentations. I have some questions.
As Mr. Beaudoin rightly pointed out in his opening remarks, our federal government entrenched our commitment to undertaking a human rights-based approach to housing policy in Canadian law, so the National Housing Strategy Act was introduced and passed in the last Parliament.
I'll start with you, Mr. Pawson, and then I'll go to Mr. Beaudoin. In your view, how has the COVID-19 pandemic highlighted the need for a human rights-based federal housing strategy?
Doug Pawson
Voir le profil de Doug Pawson
Doug Pawson
2020-06-19 14:53
Je pense que l’engagement que le gouvernement a pris de considérer le logement comme un droit de la personne n’est pas un simple geste symbolique. Il nous permet de tracer une voie pour veiller à ce que les personnes qui vivent l’itinérance ou qui pourraient avoir à faire appel à des refuges d’urgence puissent rapidement obtenir un logement. Pour ce faire, nous avons besoin de logements supplémentaires. En termes simples, nous avons besoin de logements supplémentaires et de soutiens supplémentaires connexes. À mon sens, cette mesure ferait en sorte que le principe du logement comme droit de la personne puisse être appliqué à la grandeur du Canada.
I think the commitment made by the government to adopt housing as a human right is not just a symbolic gesture. It allows us to chart a path to ensure that folks who are experiencing homelessness or who may need to avail themselves of emergency shelter supports can be quickly moved into housing. To do that, we need more housing. Simply put, we need more housing and more supports embedded around it. This, to me, would ensure that housing as a human right can be actioned across Canada.
Jacques Beaudoin
Voir le profil de Jacques Beaudoin
Jacques Beaudoin
2020-06-19 14:54
La crise a vraiment permis de démontrer à quel point le logement est un droit de la personne. C'est une décision historique qui a été prise, l'an dernier, d'inscrire cet objectif dans une loi du Parlement. Nous avons vraiment vu en pratique ce que cela signifiait. Nous avons demandé à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes de se confiner, de respecter des mesures d'urgence, de rester à la maison. Nous n'avons pas souhaité cette situation — et elle n'était pas souhaitable —, mais nous ne pouvions pas avoir une meilleure démonstration du fait que le logement est un droit fondamental de la personne.
Le fait d'avoir un toit — où l'on peut vivre en sécurité, où l'on n'est pas en contexte de surpopulation, où il n'y a pas de familles de cinq ou six dans un logement d'une ou de deux chambres à coucher, où le logement est assez grand pour répondre à nos besoins — a permis à ceux qui y avaient accès de respecter le confinement. Cependant, pour ceux qui n'y avaient pas accès, cela a été très difficile.
The crisis has really demonstrated the extent to which housing is a human right. It was a historic decision last year to enshrine this objective in an act of Parliament. We really saw in practice what that meant. All Canadians were asked to confine themselves, to respect emergency measures, to stay home. No one wanted this situation, and it was not desirable, but we could not have had a better demonstration of the fact that housing is a fundamental human right.
Having a home—where you can live in safety, where you're not overcrowded, where there are no families of five or six in one- or two-bedroom units, where the unit is big enough to meet your needs—allowed those who had access to that to respect containment. However, for those who did not have access to such a home, it was very difficult.
Voir le profil de James Cumming
PCC (AB)
Merci, monsieur le président. Je remercie tous les témoins pour leur présence.
Je vais d'abord m'adresser à M. Perrault. Dans un rapport que vous avez publié le mois dernier sur le marché immobilier, vous avez estimé que la reprise sera rapide, notamment en raison d'une remontée de l'immigration.
Je me demande si vous allez modifier cette prévision étant donné les derniers changements annoncés par la SCHL en vue de resserrer le crédit.
J'adresse aussi cette question à Mme Cooper.
Thank you, Mr. Chair, and thank you to all of the witnesses for being here.
I'll start with Mr. Perrault. In a report on the housing market that you did last month, you estimated that the rebound will be quick, partially because of a rebound in immigration.
I'm now wondering if you would change that prediction at all given the latest changes that CMHC has announced for tightening up of credit.
I might want to send that to Ms. Cooper, as well.
Jean-François Perrault
Voir le profil de Jean-François Perrault
Jean-François Perrault
2020-06-18 16:33
Non, nous ne la modifierons pas. À notre avis, la SCHL a mis en place ces changements pour délaisser un marché qui sera occupé par le secteur privé. Cela pourrait avoir une incidence sur l'activité immobilière dans les centres urbains, mais nous ne croyons pas qu'il y aura des répercussions importantes, comme je l'ai dit, car cela ne fait que laisser la place au secteur privé. Je ne sais pas si c'était ou non l'intention de la SCHL, mais j'estime que c'est ce qui se produira.
Le principal problème dans le marché immobilier, selon nous, est tout simplement le déséquilibre entre l'offre et la demande, car l'offre dans le marché immobilier au Canada demeure insuffisante. La croissance de la population a été très importante. En raison de la COVID, il y a eu un ralentissement dans le secteur de la construction, alors, tous ces facteurs contribuent, si vous le voulez, à nous placer dans une très bonne position lorsque l'activité reprendra et que les gens se sentiront plus à l'aise de sortir.
C'est en partie ce qu'on a pu observer, je pense, dans certains marchés immobiliers en juin et en mai. Les gens ont le sentiment qu'ils doivent saisir une occasion lorsqu'elle se présente, car il y a encore une pénurie, de façon générale.
No, we wouldn't change that. Our perspective on the changes by the CMHC is essentially that they're moving out of a market that is going to be serviced by the private sector providers. At the very margin, it might have an impact on housing market activity in the urban centres, but we don't think it's going to have a significant impact, as I said, because they're basically freeing up space for the private sector folks to go in. Whether that was the intention or not, I think that's what's going to happen.
The bigger issue in the housing market from our perspective is simply the supply-demand imbalance, which is that the housing market in Canada remains generally under-supplied. Population growth has been really strong. Because of COVID there's been a slowdown in construction activity, so these factors conspire, if you will, to put us in pretty good standing when we reopen and folks are more comfortable going back out.
That's part of what you're seeing, I think, in some of the housing market activity in June and May. There's a sense out there that folks need to jump on a property while they still can, because there still is a shortage, generally speaking.
Sherry Cooper
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Sherry Cooper
2020-06-18 16:35
Oui. Je pense que la question de l'immigration est très importante pour l'ensemble de l'économie, et précisément pour le marché immobilier. Les banques canadiennes n'acceptent habituellement pas d'octroyer des prêts à des résidents permanents, particulièrement des néo-Canadiens. Ces gens ont donc recours à des prêteurs de rechange. Ils empruntent de l'argent à l'étranger et ils s'adressent également au secteur privé.
Selon nous, les changements apportés par la SCHL auront très peu d'effet.
I do. I think the immigration issue is a very important one for the economy as a whole, and certainly for the housing market specifically. Permanent residents in Canada are typically not welcome at the Canadian banks, particularly new Canadians. They are going through alternative lenders. They're borrowing money outside the country and they're also going into the private sector.
Our assessment is that the CMHC's changes will have very little impact.
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NPD (ON)
Nous avons songé à mettre sur pied un programme d'amélioration écoénergétique pour les maisons, pour compenser la demande de combustibles et favoriser le développement urbain durable. Quel rôle pourrait jouer votre association à cet égard?
We floated the idea of a home energy retrofit program to help offset the demand on fuel for the economy of sustainable urban development. What role could your association play in more sustainable urban development?
Mary Van Buren
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Mary Van Buren
2020-06-05 12:43
Nous serons heureux d'y participer selon notre capacité.
We'd be happy to participate in any way we can.
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-06-04 15:27
L'ACCH a fort bien accueilli le travail du gouvernement pour offrir des programmes d'urgence afin de soutenir les travailleurs et les entreprises. Nous sommes également reconnaissants de la manière dont le gouvernement est à l'écoute des suggestions de changements pour combler les lacunes et maximiser les répercussions. Plus particulièrement, le Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes et la Subvention salariale d'urgence du Canada ont contribué à soutenir de nombreuses entreprises.
Les modifications apportées à la période de référence pour la subvention salariale et la possibilité d'utiliser la méthode de comptabilité de caisse ou d'exercice ont été très importantes, tout comme les modifications apportées au Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes pour baisser le seuil minimum de la masse salariale et rendre les dividendes admissibles. Nous sommes très reconnaissants des ajustements qui ont été apportés au pied levé et qui ont permis à un plus grand nombre d'entreprises en difficulté de satisfaire aux conditions requises.
Par ailleurs, comme nous l'avons exprimé dans notre dialogue soutenu avec le gouvernement, des défis subsistent, plus particulièrement en lien avec le programme de subvention salariale. Le problème, c'est que dans la construction résidentielle, les cycles de recettes sont longs, et pratiquement 95 % des revenus ne sont reçus que lorsque la maison est prête et que les clés sont remises au propriétaire. Une vente faite au début de 2019, par exemple, avec un petit dépôt de 5 % habituellement, est financée sur de nombreux mois ou années, et les revenus sont versés à la fin.
En raison de ce cycle de recettes, des fermetures ont encore eu lieu au cours des derniers mois dans le secteur de la construction ou au cours de la dernière année ou des dernières années, mais les nouvelles ventes sont au point mort. Dans ces circonstances, de nombreuses entreprises n'ont pas été en mesure de répondre au critère de baisse de revenus du programme de subvention salariale en raison des fermetures. Entretemps, les ventes ont chuté et de nombreuses entreprises ont très peu de travail ou n'ont pas de nouveaux travaux et, par conséquent, elles n'ont pas de nouveau financement et n'en auront pas jusqu'à ce que les ventes reprennent. En conséquence, elles ont mis à pied et continueront de mettre à pied des travailleurs. Malheureusement, aucun des changements apportés à la période de référence ou à l'option d'utiliser la méthode de comptabilité de caisse ou d'exercice ne tient compte de cette situation.
Pour que le programme fonctionne mieux dans cette situation, l'ACCH a recommandé que les critères du programme soient modifiés afin de permettre l'utilisation de la juste valeur des contrats signés dans le calcul des recettes. Cela permettrait de tenir compte de la baisse marquée des ventes, ce qui est la mesure nécessaire pour tenir compte de ces situations et de préserver les emplois des travailleurs ou de leur permettre de retourner au travail.
En ce qui concerne le financement, brièvement, nos membres devront s'assurer d'avoir un système financier qui répond aux exigences relatives au crédit des entreprises qui tentent de se maintenir à flot à court terme et d'augmenter la construction à long terme. Malheureusement, certaines de nos entreprises ont du mal à obtenir les capitaux dont elles ont besoin lorsque des occasions se présentent pendant cette période difficile, ou à prolonger le financement en raison d'une fermeture retardée ou de ventes perdues. Il serait important que les mesures mises en place par le gouvernement pour fournir davantage de liquidités aux institutions financières répondent réellement aux besoins de financement des entreprises de notre secteur et d'autres secteurs.
Comme je sais que bon nombre d'entre nous commencent à penser ainsi également, j'aimerais parler un instant de la reprise.
Bien que les prévisions varient quant aux répercussions que la COVID-19 aura sur le marché immobilier, il ne fait aucun doute que la politique gouvernementale peut et doit contribuer à garantir la stabilité des marchés du logement, plutôt que de freiner l'activité ou de ralentir la reprise. Le marché immobilier peut et doit être un volet solide de la reprise économique, comme cela a été le cas dans le passé.
Les Canadiens qui ont maintenu leur situation financière pendant la crise devraient avoir la possibilité de devenir propriétaires ou de rénover leur maison pour répondre aux besoins changeants de leur situation. Pour beaucoup d'entre eux, la COVID a fait en sorte qu'ils accordent une nouvelle priorité à leurs besoins et à leurs aspirations concernant leur maison. La construction résidentielle a un effet multiplicateur important sur d'autres biens et services connexes. La reprise économique et la relance du marché immobilier vont de pair.
En ce qui concerne les programmes de relance, l'avantage du marché immobilier, c'est qu'il peut également permettre d'atteindre de nouveaux objectifs stratégiques. À cette fin, nous avons quelques recommandations.
L'une est de supprimer la TPS ou la TVH sur les nouveaux logements en 2020 et en 2021 afin d'améliorer l'abordabilité immédiatement et, après cette période, d'indexer le programme de remboursement pour mieux refléter le prix actuel des logements.
Nous recommandons d'instaurer un crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire pour 2020 et 2021 pour tous les types de rénovations domiciliaires et, parallèlement, un crédit d'impôt permanent pour l'amélioration du rendement énergétique afin de lutter contre les changements climatiques maintenant et pour l'avenir.
En ce qui concerne le financement hypothécaire, nous devons encourager et amener les Canadiens qualifiés qui sont encore en mesure d'investir dans l'accession à la propriété de le faire. Aujourd'hui plus que jamais, il est logique de leur donner la possibilité d'amortir sur 30 ans les prêts hypothécaires assurés afin d'aider les acheteurs qualifiés à accéder à la propriété et de libérer l'espace locatif dont nous avons tant besoin en raison de nos problèmes d'offre persistants.
Il est également temps d'aller de l'avant avec les changements annoncés précédemment concernant le test de résistance qui devaient être mis en œuvre le 6 avril mais qui ont été suspendus.
Compte tenu de la recommandation de la Banque du Canada de passer à des prêts hypothécaires à plus long terme, nous avons également recommandé des modifications supplémentaires au test de résistance pour mieux atténuer les risques pour les Canadiens et le système financier en incitant les gens à contracter un prêt hypothécaire à plus long terme de 7 et de 10 ans grâce à une réduction de la valeur tampon de 200 points et aux hypothèques à plus long terme en lien avec le test de résistance.
Ce sont des changements qui permettent de maintenir un contrôle serré sur le risque d'endettement des consommateurs tout en permettant à ceux qui ont encore les moyens et les rêves d'accéder à la propriété de le faire, à un moment où cette activité peut également être déterminante pour la reprise économique.
Merci beaucoup. J'ai hâte d'entendre vos questions.
CHBA has very much welcomed the work of the government to provide emergency programs to support workers and businesses. We've also appreciated how responsive the government has been to feedback to make changes to close gaps and maximize impact. In particular, the Canada emergency business account and the Canada emergency wage subsidy program have helped support many businesses.
Changes to the reference period for the wage subsidy and the ability to use the cash or accrual accounting method have been very important, as have changes to CEBA to lower the minimum payroll threshold and to render dividends eligible. We're very thankful for those on-the-fly adjustments that have been made that have allowed many more of our challenged companies to qualify.
At the same time, though, as we have expressed in our ongoing dialogue with government, there remain outstanding challenges, particularly with regard to the wage subsidy program. The challenge is that in residential construction the revenue cycles are long and essentially 95% of the revenues don't accrue until the close of the home when the keys are handed to the homeowner. A sale made in early 2019, for example, with a small deposit of typically 5% is financed over many months or years, and revenue comes at closing.
Due to this revenue cycle, closings have still occurred in recent months from construction over the past year or years, but new sales have dried up. In these circumstances, many businesses haven't been able to meet the revenue-decline criteria of the wage subsidy program because of closings. Meanwhile, sales have plummeted and as a result many companies have very little or no new work and, therefore, no new financing and won't until sales pick up. As a result, they have laid off and will continue to lay off workers. Unfortunately, neither the changes to the reference period or to allow cash or accrual accounting capture this situation.
To make the program work better for this situation, CHBA has been recommending that the program criteria be amended to allow the fair value of contracts signed to be used in calculating the revenue. This would capture the steep decline in sales, which is the measure needed to capture these situations and keep workers employed or get them back.
A quick note, too, on financing is that our members will need to have the financial system meet the credit requirements of businesses trying to stay afloat in the short term and scale up construction over the longer term. Unfortunately, some of our companies are having issues securing the capital they need when opportunities present themselves during this difficult time, or to extend financing due to delayed closing and lost sales. It would be important that the measures put in place by government to provide more liquidity to the financial institutions actually translate into the financing requirements of businesses in our sector and other sectors.
As I know many of us are starting to think in these terms as well, I'd like to speak for a moment on recovery.
While the forecasts vary on the impact that COVID-19 will have on the housing market, there is no question that government policy can and should help to ensure housing markets remain stable, rather than dampen activity or slow the recovery. Housing can and should be a solid part of economic recovery as it has been in the past.
For those Canadians who have maintained their financial situation through the crisis, there should be opportunities for them to act on home ownership or to renovate their homes to meet the evolving needs of their situation. For many, COVID has placed new priorities on their needs and aspirations regarding their homes. A multiplier effect in residential construction to other related goods and services and jobs is extensive. Economic recovery and housing recovery go hand in hand.
In terms of recovery programming, the good thing about housing is that it can achieve many other policy objectives too. To that end, we have some recommendations.
One is removing the GST or HST on new housing across the continuum for 2020 and 2021 to improve affordability immediately, and post that period, index the existing rebate program to better reflect current house prices.
We recommend introducing a home renovation tax credit for 2020 and 2021 for all types of home renovations, and connected to that, a permanent energy retrofit tax credit to tackle climate change now and into the future.
As for mortgage financing, we need to encourage and enable those well-qualified Canadians still in a position to invest in home ownership to do so. Now more than ever, it makes sense to give them the option of a 30-year amortization on insured mortgages to help well-qualified buyers enter home ownership and also to free up much-needed rental space as our supply challenges remain.
It's also time to move forward with the previously announced changes to the stress test benchmark that were to come into effect on April 6 but were suspended.
Given the Bank of Canada's recommendation to move to longer-term mortgages, we also recommend supplementary changes to the stress test to better mitigate risks for Canadians and the financial system by incenting longer-term seven- and 10-year mortgage terms through a stepping down of the 200-point buffer for the longer-term mortgages with respect to the stress test.
These are changes that keep sound controls on consumer indebtedness risks while also enabling those still with the means and the dreams to achieve home ownership, this at a time when that activity can also be pivotal in the economic recovery.
Thank you very much. I look forward to any questions you may have.
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PCC (MB)
Je voulais aborder cela plus tôt, mais mon temps était limité. Vous avez parlé de quelques mesures de stimulation, outre le soutien de la SCHL, qui, je l'espère, se concrétisera. Vous avez parlé de réduire la TPS, voire peut-être de l'éliminer pendant une courte période, et vous avez mentionné le crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire.
Selon moi, ces mesures sont fondamentales pour relancer le marché immobilier le plus rapidement possible. Avez-vous eu une discussion avec le gouvernement, mis à part celle que nous avons aujourd'hui, au sujet de la possibilité de mettre en oeuvre ce type de mesures?
I wanted to turn to that before; it's just that I had limited time. You discussed a couple of stimulatory measures in addition to having CMHC on side, which hopefully will happen. You talked about a reduction of the GST, maybe the elimination of the GST for a short period of time, and the home renovation tax credit.
From my perspective, these measures are fundamental to getting the housing market back up and running as quickly as possible. Have you had any discussions with government, other than with this panel, on the possibility of implementing these types of measures?
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-06-04 16:44
Ce sont les recommandations que nous avons formulées. Nous les avons présentées. Bien entendu, la situation est compliquée, car le gouvernement doit analyser la crise actuelle et s'employer à corriger les lacunes des programmes qui ont été mis en place. Alors que le gouvernement commence à se pencher sur la reprise économique, nous avons très hâte de discuter davantage de ces possibilités.
Those are the types of recommendations we have been making. We have submissions on those. Obviously, times are tricky as we also try to figure out the current crisis and work to fix and deal with the current programs that are in place. As the government turns its mind to how we deal with the recovery, we're very anxious to have further discussions on these opportunities.
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NPD (BC)
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2020-06-02 14:00
Eh bien, monsieur le ministre, je dirais que la Colombie-Britannique attend toujours que le gouvernement intervienne. Nous avons acheté notre premier hôtel pour loger les sans-abri dans un logement permanent, et le gouvernement n'a toujours pas fourni de financement à cette initiative.
La prochaine question s'adresse au ministre de l'Immigration. Le premier travailleur migrant est décédé hier de la COVID-19. Les travailleurs migrants sont logés dans un espace où il n'y a aucune barrière entre chaque lit de camp. D'autres sont logés dans des dortoirs communs surpeuplés.
Quelle mesure le ministre prendra-t-il pour régler cette situation alarmante?
Well, minister, I would say that B.C. is still looking for the government to step up. We bought our first hotel to house the homeless in permanent housing, and the government has yet to provide any funding to them.
The next question is for the Minister of Immigration. The first migrant worker died yesterday due to COVID-19. Migrant workers are warehoused in a space with no barriers between each sleeping cot. Others are housed in crowded communal bunkhouses.
What action will the minister take to address this alarming situation?
Voir le profil de Marco Mendicino
Lib. (ON)
Je remercie ma collègue de la question, et je veux offrir nos sympathies concernant le travailleur temporaire qui est décédé de la COVID-19.
Bien entendu, nous continuons de soutenir les travailleurs en veillant à ce qu'ils disposent de logements et de l'espace nécessaire pour travailler lorsqu'ils sont ici pour assurer la sécurité alimentaire de tous les Canadiens. Nous aidons également les agriculteurs à prendre des dispositions pour aménager les espaces. Nous avons mis en place les règlements et les règles nécessaires, et nous continuons de travailler en étroite collaboration avec nos partenaires provinciaux ainsi qu'avec les dirigeants du secteur afin de protéger les travailleurs et de garantir que les Canadiens ont accès à des aliments sécuritaires et abordables.
I thank my colleague for the question, and I want to extend our sympathies regarding the temporary worker who passed away from COVID-19.
Of course, we continue to support workers by ensuring that they have the accommodations and the spacing necessary to work when they are here providing food security for all Canadians. We're also providing support to farmers to ensure that those accommodations are made. We put in place the regulations and the rules that are necessary, and we continue to work very closely with our provincial partners as well as leaders in this sector so that we can protect workers and ensure that Canadians have access to safe and affordable food.
Voir le profil de Marco Mendicino
Lib. (ON)
En fait, monsieur le président, je tiens à clarifier que les travailleurs étrangers temporaires ont une voie d'accès à la résidence permanente. Bien entendu, c'est une possibilité que nous continuerons d'offrir à ceux qui veillent à ce que les Canadiens aient accès à des aliments sains, sécuritaires et abordables. Nous continuerons de faire les investissements nécessaires pour maintenir un niveau élevé de professionnalisme et de sécurité dans les lieux de travail.
In fact, Mr. Chair, I would clarify that temporary foreign workers do have a pathway to permanent residence. Of course, that is an opportunity we will continue to offer those who are ensuring that Canadians have access to healthy, safe and affordable food. We will continue to make the investments that are necessary to maintain a high standard of professionalism and workplace safety.
Voir le profil de Laurel Collins
NPD (BC)
Voir le profil de Laurel Collins
2020-06-01 13:57
Monsieur le président, à Victoria, on faisait face à une crise du logement et de l'itinérance bien avant l'arrivée de la pandémie, mais maintenant, les gens sont particulièrement vulnérables à la COVID-19. Si vous n'avez pas d'endroit où vivre, vous n'avez pas le luxe de suivre les conseils de santé publique et de rester chez vous. Dans le cadre de la reprise, le gouvernement augmentera-t-il les fonds pour construire ou acheter les logements nécessaires afin de mettre fin à l'itinérance?
Mr. Chair, in Victoria housing and homelessness were at a crisis point long before the pandemic hit, but now people are particularly vulnerable to COVID-19. If you don't have a place to live, you don't have the luxury of following public health advice and staying home. As part of the recovery, will this government be increasing funding to build or buy the housing needed to address homelessness?
Voir le profil de Ahmed Hussen
Lib. (ON)
Monsieur le président, très tôt dans l'intervention en réaction à la pandémie de la COVID-19, notre gouvernement a versé 157,5 millions de dollars à 51 entités communautaires pour répondre directement aux besoins des sans-abri canadiens. Nous avons également accordé 50 millions de dollars supplémentaires aux refuges pour femmes. Nous poursuivons la Stratégie nationale sur le logement. Nous offrons du soutien aux collectivités et aux ONG, ainsi qu'aux municipalités qui font avancer des projets.
Mr. Chair, very early in the response to the COVID-19 pandemic, our government provided $157.5 million directly to 51 community entities to respond directly to the needs of homeless Canadians. We also provided $50 million in additional money to women's shelters. We are continuing with the national housing strategy. We are providing supports to communities and NGOs, as well as municipalities that are moving projects forward.
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NPD (BC)
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2020-06-01 13:58
Monsieur le président, le gouvernement fédéral n'a attribué que 1,3 million de dollars à ma région dans le cadre du programme Vers un chez-soi. Bien que la province ait pris les devants, elle a dû payer 18,5 millions de dollars pour acheter un seul hôtel à Victoria. Le financement fédéral est clairement insuffisant. Le gouvernement va-t-il faire preuve de leadership et, à tout le moins, égaler les fonds provinciaux?
Mr. Chair, the federal government allocated just $1.3 million in Reaching Home funds to my region. While the province has stepped up, it cost them $18.5 million to purchase just one hotel in Victoria. The federal funding is clearly inadequate. Is the government going to show some leadership and at least match the provincial funds?
Voir le profil de Ahmed Hussen
Lib. (ON)
Monsieur le président, nous avons agi très rapidement. Les 157,5 millions de dollars étaient, je dois le souligner, des fonds supplémentaires qui se sont ajoutés au financement de base que nous accordons chaque année pour répondre aux besoins des Canadiens les plus vulnérables. En outre, nous poursuivons nos projets dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement. Nous faisons preuve de leadership. Nous faisons confiance aux entités communautaires en les laissant décider de l'attribution des fonds, compte tenu des...
Mr. Chair, we moved very quickly. The $157.5 million, I must note, was additional money on top of the base funding that we provide every year to address the needs of Canada's most vulnerable. In addition to that, our projects under the national housing strategy are continuing. We are providing leadership. We are trusting the community entities to make the decisions on where the funding goes and to respond in a way that meets the—
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NPD (BC)
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2020-06-01 13:59
Le ministre a mentionné la Stratégie nationale sur le logement. Selon le directeur parlementaire du budget, cette stratégie du gouvernement réduit le niveau de financement ciblé pour les ménages à faible revenu. Ma question est simple: au sortir de la pandémie dans les prochains mois, le gouvernement augmentera-t-il le financement pour le logement afin de répondre aux besoins immédiats, oui ou non?
The minister mentioned the national housing strategy. This government's national housing strategy reduces the level of targeted funding for lower-income households, according to the Parliamentary Budget Officer. My question is simple: Coming out of the pandemic in the coming months, is the government going to increase housing funding to address the immediate need, yes or no?
Voir le profil de Ahmed Hussen
Lib. (ON)
Monsieur le président, je ne suis pas d'accord avec l'honorable députée. Notre argent est destiné aux communautés, lesquelles sont dotées de conseils consultatifs communautaires qui décident de la manière dont les fonds seront dépensés. Si le NPD ne se fie pas aux communautés locales pour prendre des décisions, il devrait l'indiquer.
Mr. Chair, I disagree with the honourable member. Our money is targeted to communities. They have community advisory boards that decide how to spend the money. If the NDP does not trust local communities to make decisions, they should say so.
Fiona York
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Fiona York
2020-05-27 16:25
Je vous remercie de m'avoir invitée à témoigner devant le Comité permanent de la santé de la Chambre des communes.
J'aimerais tout d'abord souligner que je vous parle depuis le territoire traditionnel non cédé des Salish du littoral, qui comprend les terres des nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh.
Je m'appelle Fiona York. Je suis la coordinatrice et l'administratrice du Carnegie Community Action Project. Je travaille dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver depuis 10 ans.
Je suis là pour vous parler des personnes du Downtown Eastside qui sont sans abri, mal logées ou qui vivent dans des conditions inadéquates, et qui sont touchées par la pauvreté et les traumatismes. Parmi les personnes les plus touchées par la crise actuelle, on trouve les sans-abri qui vivent dans des refuges et des hôtels à chambres individuelles.
Thank you for inviting me to be a witness at the House of Commons Standing Committee on Health.
I would like to first acknowledge that I'm speaking to you from the unceded traditional territory of the Coast Salish peoples, including the territories of the Musqueam, the Squamish and the Tsleil-Waututh nations.
My name is Fiona York. I'm the coordinator and administrator of the Carnegie Community Action Project. I've worked in the Downtown Eastside of Vancouver for 10 years.
I'm speaking today about those who are homeless, under-housed or inadequately housed, and impacted by poverty and trauma in the Downtown Eastside. Among the most impacted by the current crisis are those who are homeless and living in shelters and SROs, single-room occupancy hotels.
Fiona York
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Fiona York
2020-05-27 16:26
Le dernier recensement sur l'itinérance de la ville de Vancouver a révélé que le Downtown Eastside comptait plus de 1 200 itinérants, dont 600 sans-abri, un dénombrement qui est en deçà de la réalité. En mars, la ville de Vancouver a décrété une situation d'urgence pour les itinérants de la ville de Vancouver. Il s'agit d'une population qui n'a pas été ménagée par les traumatismes: les traumatismes personnels, systémiques et coloniaux, les traumatismes causés par la pauvreté et la stigmatisation et ceux qui sont associés à l'épidémie de VIH des années 1990.
The last City of Vancouver homelessness count showed that there are over 1,200 homeless people in the Downtown Eastside, including 600 unsheltered, which is an undercount. In March, the City of Vancouver declared a homelessness emergency in the city of Vancouver. This is a population that has sustained trauma—personal, systemic and colonial trauma, poverty and stigma, and the trauma of the HIV epidemic in the 1990s.
Fiona York
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Fiona York
2020-05-27 16:27
Le quartier se retrouve aujourd'hui au cœur de l'un des pires traumatismes jamais vu, celui de la crise des opiacés qui, au cours des quatre dernières années, a fait près de 1 000 victimes. À cela s'ajoute la pandémie actuelle, qui a de nombreuses répercussions directes et indirectes sur cette population.
Les CDC — les centres de lutte et de prévention contre les maladies — expliquent que la COVID-19 touche surtout les personnes âgées et celles qui ont des problèmes de santé préexistants, comme les personnes souffrant de maladies cardiaques, de diabète, d'asthme, du VIH, d'une BPCO et du lupus. Les défenseurs de la cause du logement répètent depuis des années que le logement est un soin de santé. Les itinérants meurent déjà à un rythme deux fois plus élevé que celui du reste de la population.
Diane Yentel, la présidente de la National Low Income Housing Coalition, aux États-Unis, affirme qu'il n'a jamais été aussi évident que « le logement est un soin de santé » et que nous devons fournir des ressources pour protéger les sans-abri contre l'infection et la contagion. Nous devons également empêcher que de nouvelles personnes se retrouvent en situation d'itinérance dans ce contexte de crise de santé publique. C'est vraiment essentiel. Il s'agit non seulement d'un impératif moral, mais aussi d'une nécessité de santé publique.
Le nombre d'itinérants est actuellement à un niveau record. Les chiffres ont augmenté de 1 à 2 % au cours des dernières années, et ils continuent d'être sous-estimés. Les établissements à chambres individuelles, les refuges et les logements supervisés ont été mis en quarantaine au début de la pandémie.
Now it is in the midst of one of the worst traumas: the opioid crisis that has claimed almost 1,000 lives in the last four years. Added to this is the current pandemic, which both directly and indirectly impacts people in many ways.
The CDC explains that COVID-19 most affects older adults and those with pre-existing health conditions, such as those with heart disease, diabetes, asthma, HIV, COPD and lupus. Housing activists have stated over the years that housing is health care. Homeless people already die at a rate that is twice as high as that of the rest of the population.
Diane Yentel, president of the National Low Income Housing Coalition in the U.S., says it has never been so obvious that “housing is health care” and that we must provide resources to protect people who are homeless from infection and contagion. We also need to prevent others from becoming homeless during a public health emergency. It's really critical. Not only is it a moral imperative that we do so, but a public health necessity.
Homelessness is currently at an all-time high. Numbers increased by 1% to 2% over the last few years, and homelessness counts are always undercounts. SROs, shelters and supportive housing went into lockdown early in the pandemic.
Fiona York
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Fiona York
2020-05-27 16:28
Cette situation a fait augmenter le nombre de sans-abri qui se réfugient normalement chez des amis ou des parents. Selon une estimation, il y aurait jusqu'à 400 sans-abri de plus en raison de l'interdiction de recevoir des invités. Aussi, la capacité des refuges est réduite jusqu'à 50 %, ce qui signifie encore plus de gens dans la rue.
Les cohabitats privés sont souvent mal entretenus et ont des salles de bain et cuisine communes, ce qui signifie que les résidents sont en contact étroit et incapables de s'isoler de façon sûre. Les fonds accordés par le gouvernement ont permis d'offrir des repas et des services d'entretien ménager dans seulement 11 de ces cohabitats, et cette aide prendra bientôt fin.
Des pairs et des groupes sans but lucratif fournissent des repas, des fournitures, des renseignements et du soutien aux personnes qui vivent dans des tentes, dans la rue et dans un logement inadéquat du quartier Downtown Eastside. Plus de 10 000 repas et trousses d'hygiène ont été distribués par les bénévoles du Carnegie Community Action Project.
Une fois la crise passée, le logement doit être radicalement repensé. La pénurie de logements est dévastatrice et contribue à des décès provoqués par l'exposition aux éléments, la violence, la surconsommation de substances et une mauvaise santé. Il est maintenant on ne peut plus clair que le logement est essentiel au soutien des personnes les plus vulnérables.
La demande en chambres d'hôtel du gouvernement provincial et de l'administration municipale a permis de procéder à l'évacuation ciblée du village de tentes dans le parc Oppenheimer, ce qui laissait en plan des personnes parmi les plus à risque et dans le besoin par rapport au coronavirus.
En tenant compte de la population itinérante, des nouveaux sans-abri et des personnes qui vivent dans un cohabitat ou un refuge, il faudrait près de 9 000 chambres d'hôtel; on en a offert 262 aux occupants du parc Oppenheimer, pour un total rapporté de 638 chambres.
La fermeture de la frontière empêche l'entrée au pays de drogues illicites, et les drogues sont devenues encore plus mortelles. Plusieurs sites de prévention des surdoses ou SPS ont fermé leurs portes, et le recours aux SPS a chuté de 6 000 à 2 000 visites par semaine. Les surdoses ont grimpé en flèche en mars, avec huit décès en une semaine. Des mesures d'approvisionnement sûr ont contribué à remédier à la crise, mais rien ne confirme que ces mesures se poursuivront après la pandémie.
Les travailleuses du sexe sont aussi touchées de manière disproportionnée par la COVID-19. Les travailleuses du sexe se retrouvent malgré elles dans des situations plus risquées, ne peuvent pas travailler de la maison en raison de l'interdiction de recevoir des invités et se retrouvent sans revenu.
Le manque de communication et d'accès Internet accentue le manque de sécurité et de renseignements en santé. Les centres communautaires, les bibliothèques et les haltes de jour sont fermés, ce qui élimine des points d'accès à l'information, aux téléphones, aux prises de recharge de téléphone, à la connexion wifi et à Internet, et du coup pousse les gens dans la rue. D'un côté du pâté de maisons au coin des rues Hastings et Main, on a compté 167 personnes. Vu cet entassement forcé, l'éloignement physique et le respect des directives sanitaires ne sont pas possibles.
Les groupes communautaires ont demandé l'ouverture des rues aux piétons afin que les personnes déplacées puissent avoir d'autres espaces où aller, de même que la fermeture d'un tronçon de la rue Hastings à la circulation automobile non urgente. Une fois de plus, ce sont les plus vulnérables et, de façon disproportionnée, les Autochtones et les victimes de traumatismes, de pauvreté et du colonialisme, qui sont déplacés des espaces publics, des points de service, des logements, des refuges et des parcs.
Cette promiscuité extérieure est gérée par des mesures policières excessives. Le recours abusif à l'intervention policière ou sa mauvaise utilisation est une façon de répondre à une communauté confrontée à une pandémie, à des fermetures sans précédent et à un manque de soutien. C'est une façon de la contrôler et, une fois de plus, de stigmatiser et de pathologiser ceux qui sont le plus dans le besoin.
Le manque de services de jour et en établissement a aussi entraîné des bris majeurs dans les toilettes et installations sanitaires. Des postes de lavage des mains et des toilettes chimiques ont été installés dans la rue Hastings et à quelques autres endroits. Ces installations inadéquates ont entraîné deux décès en deux semaines, y compris celui d'un bébé qu'on a retrouvé sans vie dans une toilette chimique.
Beaucoup de pairs se sont retrouvés sans travail quand les installations et les services ont fermé. Les membres de la communauté survivent grâce à des revenus extrêmement faibles et les petites sommes tirées du travail par les pairs sont des suppléments essentiels.
La sécurité alimentaire s'est immédiatement avérée une des préoccupations principales durant la pandémie et elle le demeure vu le très grand nombre d'installations et de ressources de jour qui sont fermées. Les membres de la communauté et les groupes communautaires ont réagi en faisant des dons en argent, des dons en nature et en soutenant les programmes locaux de popote roulante.
Les problèmes relatifs au logement, à la sécurité alimentaire, aux toilettes et au lavage des mains ne pouvaient être plus évidents qu'au village de tentes du parc Oppenheimer. Jusqu'en mai, il y avait plus de 200 tentes et 250 personnes dans le parc Oppenheimer. Le gouvernement provincial a annoncé le 25 avril qu'il allait se prévaloir des hôtels pour accueillir en toute sécurité les sans-abri, ce qui était bienvenu, mais vraiment pas suffisant et visait clairement à éliminer la tare bien visible de l'itinérance dans le parc Oppenheimer.
Une fois de plus, les chambres d'hôtel et les unités de cohabitat ont été réservées aux occupants du parc sans tenir compte d'autres personnes qui étaient bien plus à risque et dans le besoin.
Les hôtels proposés ne répondaient pas aux besoins de la communauté ou à sa rétroaction. Beaucoup de personnes vulnérables ne pouvaient pas y loger en raison de politiques restrictives imposées aux invités, de l'interdiction d'avoir un animal de compagnie ou un conjoint, et de règles punitives et restrictives.
Quarante membres de la communauté qui n'avaient pas de logement ou étaient mal logés dans la foulée de l'évacuation du parc Oppenheimer et bien d'autres sans-abri ont constitué un nouveau village de tentes dans le stationnement du parc CRAB, qui appartient au gouvernement fédéral et est situé à proximité du quartier Downtown Eastside. On tarde à modifier les règlements sur les parcs de Vancouver afin de permettre le camping de nuit comme l'exige le gouvernement provincial, et les balayeuses de chaussées déplacent quotidiennement les gens qui dorment dans la rue. Nombre d'entre eux n'ont tout simplement nulle part où aller.
Voici mes recommandations:
L'adoption par le gouvernement fédéral d'un plan national et la collaboration de tous les ordres de gouvernement pour héberger immédiatement les sans-abri en retenant les chambres d'hôtel vides à l'intention des sans-abri et des gens mal logés. Prendre le contrôle des hôtels maintenant et en faire des logements permanents.
Héberger les plus vulnérables, et non seulement les plus visibles. Nous devons suivre l'exemple d'autres villes en effectuant un triage afin d'héberger les personnes qui présentent les facteurs de risque les plus élevés, ceux qui ont plus de 65 ans et qui ont des troubles de santé sous-jacents.
Avoir un dialogue ouvert et honnête sur tout plan d'hébergement pour les membres des Premières Nations en milieu urbain et sur le plan à venir pour fournir aux familles dans les réserves des foyers munis de tous les services de base, y compris de l'eau potable.
Rendre des logements accessibles à plus de 2 000 personnes qui vivent dans la rue, surtout pendant la crise du coronavirus, et garantir les fonds fédéraux nécessaires à l'ouverture des chambres des hôtels Balmoral et Regent, ce qui permettrait aux résidents du centre-ville d'avoir un toit dans une communauté de services qu'ils connaissent.
La Stratégie nationale sur le logement ne propose que de réduire l'itinérance de 50 % en 20 ans. Nous avons plutôt besoin que le gouvernement fédéral s'engage à prévenir et à éliminer l'itinérance en augmentant ses investissements dans les interventions communautaires contre l'itinérance.
Nous recommandons la construction de plus de 300 000 unités de logement abordable au taux de base et une meilleure aide au logement pour les Canadiens à faible revenu.
Nous recommandons la mise en œuvre concrète du droit au logement. Il faut acheter ou construire dès maintenant 3 000 résidences accessibles au taux de base.
Concevoir et financer une stratégie d'acquisition dynamique et travailler en partenariat avec les gouvernements provinciaux, les administrations municipales et les organismes sans but lucratif pour acheter dès maintenant des propriétés et des actifs destinés à servir de logement abordable.
Empêcher les personnes à la bourse bien garnie de faire main basse sur les actifs et prévoir des protections contre l'achat de propriétés par des procédés déloyaux.
Concrétiser la réconciliation grâce à des échanges respectueux avec les Autochtones, l'absence de tout pipeline sur des terres non cédées et l'application des recommandations de Red Women Rising, de l'ONU dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et de la Commission de vérité et de réconciliation.
Puisque les Autochtones en milieu urbain sont surreprésentés chez les sans-abri, le gouvernement fédéral doit adopter une stratégie nationale qui cible cette population, en veillant à ce que cette stratégie soit menée par des Autochtones pour les Autochtones.
Éviter de redéplacer les Autochtones qui sont sur des terres non cédées en les évinçant des terres ou des espaces de la Couronne où ils sont installés. Il faut laisser les sans-abri, qui sont surtout des Autochtones, dans le stationnement du parc CRAB, où ils sont en sécurité pour l'instant. Il y a toutefois risque d'injonction, ce qui les enverrait dans les rues et les allées, qui sont plus dangereuses.
Mettre en œuvre le protocole national sur les campements rédigé par Leilani Farha, ancienne rapporteuse spéciale sur le logement convenable des Nations unies.
Investir dans l'encadrement des pairs pour veiller à l'efficacité et à la nature appropriée de toute intervention contre l'itinérance.
Collaborer avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour fournir les quantités adéquates d'équipement de protection individuelle aux pairs et aux travailleurs de première ligne.
Enfin, assurer l'accès à un approvisionnement vraiment sûr. La crise des opioïdes demeure la plus grande menace pour la santé et la sécurité dans le quartier Downtown Eastside.
Merci beaucoup de votre attention.
This has added more homeless who used to shelter with friends and family. One estimate is as high as an additional 400 homeless due to no-guest policies. As well, shelters reduced capacity by up to 50%, meaning even more people in the street.
Privately owned SROs are often poorly maintained and have shared washrooms and kitchens, meaning that residents are in close contact and unable to safely self-isolate. Government funding provided meals and cleaning in only 11 SROs, which will be ending soon.
Peers and non-profit groups have been providing meals, supplies, information and support to people living in tents, on the street and in inadequate housing in the Downtown Eastside. Over 10,000 meals and hygiene kits have been provided by CCAP volunteer efforts.
Coming out of this crisis, housing needs to be radically rethought. The lack of housing is devastating and contributes to unsheltered deaths through exposure, violence, substance use and ill health. Now it is clearer than ever that housing is essential to support the most vulnerable.
A demand for hotels from the province and city was answered by the targeted evacuation of Oppenheimer Park tent city, bypassing those most in need and most at risk of COVID.
Taking into account the homeless population, the newly homeless, those in SROs and shelters, close to 9,000 hotel rooms would be needed; 262 were offered to Oppenheimer Park residents, with a reported 638 rooms being provided in total.
As borders closed, the illicit drug supply closed and drugs became even more lethal. Several overdose prevention sites, OPS, closed, and OPS use went down from 6,000 per week to 2,000 per week. Overdoses spiked in March, with eight deaths in one week in March. Safe supply measures have helped to address the crisis, but there is no confirmation that it will continue past the pandemic.
Sex workers are another group that is disproportionately impacted by COVID-19. Sex workers have been pushed into more unsafe situations, unable to work at home due to no-guest policies and left without an income.
Lack of communication and Internet contributes to lack of safety and health-related information. Community centres, libraries and daytime drop-in spaces all closed, eliminating access points for information, phones, charging phones, Wi-Fi and Internet, and pushing people into the street. On one side of one block at Hastings and Main streets 167 people were counted. These enforced crowded conditions contribute to lack of social distancing and inability to follow health directives.
Community groups have called to open the streets to pedestrians to give those displaced from other spaces somewhere to go, and to close a portion of Hastings Street to non-emergency vehicular traffic. Once again these displacements from public spaces, services, housing, shelters and parks displace the most vulnerable and, disproportionately, the indigenous and those affected by trauma, poverty and colonialism.
Over-policing has been the response to the crowded conditions outdoors. Overuse and misuse of policing is a way to respond and control a community facing a pandemic and unprecedented closures and lack of supports, once again stigmatizing and pathologizing those most in need.
The lack of indoor and daytime services has also led to a massive failure of sanitation and washrooms. Handwashing stations and porta-potties were placed on Hastings Street and a few other locations. These inadequate facilities led to two deaths in two weeks, including an infant found passed away in a porta-potty.
Many peers found themselves out of work when facilities and services shut down. Community members subsist on punitively small incomes and the small amounts received from peer work are essential supplements.
Food security was immediately, and continues to be, one of the major concerns during the pandemic, with so many daytime facilities and resources closed. Community members and groups responded with donations, in-kind donations and support for meal distribution programs.
The issues of housing, food security, washrooms and handwashing were nowhere more apparent than the tent city at Oppenheimer Park. There were over 200 tents and 250 people in Oppenheimer Park until May. The provincial announcement on April 25 was welcome news that hotels would be leveraged to safely house those who are homeless, but didn't go nearly far enough and clearly targeted the eyesore of very visible homelessness in Oppenheimer Park.
Once again, hotel units and SROs were stockpiled for those in the park and bypassed others far more in need and at risk.
The hotels offered did not address community needs or respond to community input. Restrictive guest policies, no pets or partners and punitive and restrictive rules have made then inaccessible to many vulnerable people.
A new tent city has been established in the federally owned parking lot at CRAB Park nearby in the Downtown Eastside, with 40 community members who were unhoused or inadequately housed after Oppenheimer Park, or the many others who are homeless. Park bylaws in Vancouver have lagged behind the provincial requirements that camping be allowed overnight, and street sweeps displace those sleeping in the street on a daily basis. For many, there is simply nowhere to go.
My recommendations are as follows.
Call on the federal government to have a national plan and to work with all levels of government to immediately house the homeless by securing empty hotel rooms to house the homeless and the under-housed. Secure the hotels now and turn them into permanent housing.
House the most vulnerable, not just the most visible. Follow the examples of other cities by triaging and housing those with the highest risk factors, those who are over 65 years old and with underlying health conditions.
Have an open and honest sit-down dialogue about any plan to house first peoples in urban environments and about what plan is coming to provide homes for on-reserve families with all the basics, including drinking water.
Make homes available for the 2,000 plus sidewalk-dwelling persons, especially during this coronavirus, and secure federal funds to open the Balmoral and Regent hotel rooms, which would give downtown residents a home in a known service-providing community.
The national housing strategy only suggests reducing homelessness by 50% over 20 years. Instead, we need a federal commitment for the prevention and elimination of homelessness, with expanded federal investment in community-based homelessness responses.
We recommend the construction of over 300,000 new permanent shelter-rate housing units and enhanced rental supports for low-income Canadians.
We recommend the meaningful implementation of the right to housing. Immediately purchase or build 3,000 homes that are shelter-rate homes.
Develop and fund an aggressive acquisition strategy and work in partnership with provincial, municipal and non-profit sectors to purchase properties and assets for shelter-rate permanent housing now.
Prevent those with deep pockets from sweeping up assets and protect against predatory purchasing of properties.
Make reconciliation a reality through respectful engagement with indigenous peoples and no pipelines on unceded territories and by following the recommendations of Red Women Rising, the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, and the Truth and Reconciliation Commission.
Given that urban indigenous people are overrepresented among the homeless population, the federal government needs a national strategy addressing urban indigenous, one that is led by indigenous people for indigenous people.
Don't further displace indigenous people from unceded land by moving people encamped on federal lands or spaces. Let the homeless—mostly indigenous people—stay at CRAB Park, where they are safely encamped now but are facing an injunction that will displace them into streets and alleys that are more dangerous.
Enact the national protocol on tent encampments written by former UN rapporteur on adequate housing, Leilani Farha.
Invest in the guidance and direction of peers to ensure the efficacy and appropriateness of any response to homelessness.
Work with provinces and territories to provide adequate supplies of personal protective equipment to peers and front-line workers.
Finally, ensure access to real safe supply. The opioid crisis remains the biggest health and safety threat in the Downtown Eastside.
Thank you very much for your attention.
Voir le profil de Sylvie Bérubé
BQ (QC)
Je vous remercie.
Je voudrais poser une question à M. Chartrand. On sait que les Autochtones éprouvent des difficultés à observer les mesures de quarantaine et d'auto-isolement en raison du surpeuplement et des mauvaises conditions de logement.
Pourriez-vous nous décrire la situation dans vos communautés respectives?
Thank you.
I'd like to ask Mr. Chartrand a question. We know that indigenous people have difficulty complying with quarantine and self-isolation measures because of overcrowding and poor housing conditions.
Could you describe the situation in your respective communities?
Voir le profil de Mumilaaq Qaqqaq
NPD (NU)
Voir le profil de Mumilaaq Qaqqaq
2020-05-06 16:44
Merci, madame la présidente.
Je suis passionnée et forte, et je pense que cette passion et cette force m'ont été transmises en grande partie par ma famille, mais aussi par les électeurs que je représente.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, j'aimerais mentionner deux ou trois choses.
Je porte souvent ces boucles d'oreilles, fabriquées par une jeune femme du Nunavik, qui étudie en vue d'obtenir un diplôme et qui doit s'occuper de jeunes enfants. L'appui que je lui offre lui permet de poursuivre ses études. Mon bracelet en peau de phoque provient d'un événement organisé par Canadian Roots Exchange, qui a réuni des centaines de personnes, autochtones et non autochtones, de partout au pays. Je porte aussi un bracelet HopePact de la campagne We Matter, qui fait la promotion du partage de messages positifs entre les jeunes. Les peuples autochtones font souvent face à des taux de violence et de suicide dévastateurs. Cette plateforme a pour but de véhiculer des messages positifs. En lien avec hier, je porte une robe rouge pour manifester mon appui et ma solidarité envers nos femmes et filles autochtones disparues et assassinées, FFADA, ainsi que pour promouvoir cette cause. Je porte des bottes en peau de phoque ou kamik, que vous ne voyez pas. Elles viennent d'Arviligjuaq. Ces symboles sont vraiment importants et, à mon avis, ils reflètent directement les défis auxquels nous sommes trop souvent confrontés en tant que peuples autochtones, mais aussi la beauté et la force qui en découlent.
Lorsque je me promène, et surtout ici à la Chambre des communes, j'aime à penser que je représente plus que ce que vous me voyez parfois défendre.
La COVID-19 et le fait de vivre cette pandémie ont largement contribué à mettre en lumière toutes les inégalités vécues dans la circonscription que je représente, partout au Nunavut et dans l'Inuit Nunangat, dans les collectivités qui comptent une majorité d'Autochtones. Cette pandémie fait ressortir des enjeux qui se posent souvent, surtout ici à la Chambre des communes, et dont nous savons qu'ils continuent d'être problématiques.
Ce qui est décourageant, c'est que beaucoup de problèmes auraient pu être évités si des mesures avaient été prises pour que les électeurs que je représente ne soient pas aussi frustrés, stressés ou effrayés. Il y a tellement de questions sans réponse, madame la présidente.
Nous vivons ces inégalités dans notre territoire depuis des décennies et cela fait longtemps que nous aurions dû agir. Quand je parle d'action, je parle de droits fondamentaux de la personne. Je parle des aspects fondamentaux que représente le fait d'être un être humain, de vivre dans ce pays et d'être Canadien. Je parle de l'accès à l'eau potable toute l'année. Je parle de la capacité de se nourrir et de nourrir sa famille. Je parle d'un endroit sûr où vivre. Je ne devrais pas avoir à parler de cela ici en 2020, en tant que représentante de tout un territoire. Si nous voulons réussir à sortir de cette pandémie, le gouvernement fédéral doit s'occuper davantage de ces droits fondamentaux de la personne dans la circonscription que je représente.
Ce qui est frustrant, c'est que du financement a été promis, mais qu'il n'a pas été versé au territoire. Des demandes ont été faites à trois reprises. Quelqu'un a demandé, lors d'une réunion du comité des finances, quand le territoire pourrait s'attendre à voir cet argent. J'ai également posé la question au comité dont je fais partie. Je pose la question pour la troisième fois, mais elle reste toujours sans réponse.
Heureusement, aucun cas positif n'a encore été confirmé chez nous. Un cas avait été signalé dans le territoire, à Pond Inlet, mais il s'est révélé être un faux positif. Pond Inlet fait déjà face à d'importants problèmes d'infrastructures liées à l'eau et à l'accès à une eau potable propre. Ces problèmes remontent à octobre, bien avant cette pandémie.
J'aimerais vraiment féliciter le gouvernement du Nunavut, le directeur de la santé publique et Pond Inlet d'avoir réagi aussi rapidement et d'avoir déjà mis un plan en place, ainsi que d'avoir utilisé les ressources et l'équipement limités dont ils disposent pour réagir aussi bien.
Comme je l'ai également mentionné... et j'espère que je n'aurai pas à le faire encore trop longtemps, mais je n'ai pas l'intention d'abandonner avant que ce soit réglé. Pour un grand nombre des électeurs que je représente, les nombreux Nunavummiut, principalement des Inuits, ainsi que dans l'ensemble de l'Inuit Nunangat, dans les quatre régions, le logement est un problème majeur. C'est le manque de logements, mais aussi les logements qui sont infestés de moisissures. Je reçois sans cesse des photos, et c'est absolument épouvantable de voir dans quelles conditions vivent ces personnes. Nous savons que le problème subsiste, et nombreux sont ceux à la Chambre des communes qui le reconnaissent.
Malheureusement, le dernier budget fédéral a fait en sorte que cette année, il y a encore moins de logements que les années précédentes. Les besoins étaient déjà criants, mais malgré cela on continue de nous enlever des choses.
Les taux de maladies respiratoires sont très élevés dans la circonscription que je représente. Le taux de tuberculose chez les Nunavummiut continue d'être 290 fois plus élevé que chez les non-Autochtones. Je crois que c'est encore pire au Nunavik. La tuberculose pose un problème dans tout l'Inuit Nunangat, et nous continuons de voir... Je ne sais même pas si je peux parler d'« effort raté », parce que je ne connais même pas le niveau d'effort déployé.
Le Nunavut ne dispose malheureusement que de sept ventilateurs. Pour ce qui est des questions de santé plus urgentes, celles qui pourraient nécessiter une intervention chirurgicale même mineure, un accouchement par exemple, la plupart du temps, les gens doivent quitter le territoire. Pouvez-vous imaginer donner naissance à votre premier enfant sans pouvoir être entourée de votre famille et de vos amis, parce que vous ne pouvez même pas accoucher dans la collectivité où vous vivez?
Les services de santé font cruellement défaut depuis longtemps. Nous avons besoin de plus de précisions sur la façon dont le gouvernement fédéral fera venir sur le territoire des fournitures clés, comme de l'équipement de protection individuelle, et sur le moment où il le fera. Je sais que les besoins sont pressants partout au pays, mais je vois aussi une occasion de lancer des initiatives nous permettant de travailler avec nos couturières. Nous pouvons promouvoir des initiatives qui contribuent au bien-être de la collectivité, à ce sentiment d'appartenance.
Nous attendons depuis des semaines des réponses critiques concernant des ressources et des services de la part de plusieurs ministres. Comme je l'ai déjà dit, les réponses concrètes se font toujours attendre. Bien souvent, les Nunavummiut et les Inuits sont forcés de s'adapter à une façon de penser ou de faire du Sud, alors que leur accès aux ressources et aux services est déjà très limité. Souvent, cela n'a même pas de sens pour eux, la culture de l'humilité en étant absente.
Comme je l'ai déjà mentionné, les évacuations médicales d'urgence et les problèmes de santé graves font en sorte que des personnes sont envoyées à l'extérieur du territoire. À l'heure actuelle, la circonscription que je représente est assujettie à l'une des politiques de voyage les plus restrictives, sinon la plus contraignante. Toutes les chirurgies qui peuvent être mises en attente le sont maintenant. Nous devons nous assurer que lorsque notre vie reprendra, selon la nouvelle normalité, il n'y aura pas d'arriérés de cas et nous n'aurons pas de personnes qui souffriront de maladies graves parce qu'elles ont dû attendre une chirurgie ou un suivi. Nous devons nous assurer qu'il y a un plan pour les personnes qui ont survécu à cette pandémie.
Il y a beaucoup de temps d'attente pour obtenir les résultats des tests qui sont effectués. Heureusement, les électeurs de la circonscription que je représente sont très patients, parce que la situation est frustrante. Il y a déjà les logements dont j'ai parlé, qui sont surpeuplés, et le manque d'accès à la nourriture et à l'eau qui sont problématiques. Comment pouvons-nous demander aux Canadiens de se conformer à certaines règles alors que ces services et ces ressources ne sont même pas là au départ?
En temps normal, les Nunavummiut de certaines collectivités en particulier plus que d'autres, et notamment pendant la fonte printanière, sont aux prises avec un approvisionnement en eau potable défaillant à longueur d'année. C'est le moment où les avis d'ébullition de l'eau sont les plus nombreux. C'est le moment où les infrastructures font défaut en raison des conditions particulières qui prévalent dans le Nord.
Comment pouvons-nous demander aux membres d'une collectivité de s'assurer qu'ils se lavent constamment les mains et veiller à ce qu'ils désinfectent et gardent leur maison propre, alors qu'ils n'ont même pas les infrastructures nécessaires pour accéder à de l'eau potable?
J'ai également eu l'occasion de parler en comité du service Internet dans les collectivités que je représente, qui n'est pas très bon, pour dire les choses poliment. Je ne sais pas si je pourrais participer à un Parlement virtuel à partir de la circonscription que je représente. Je ne peux pas affirmer avec certitude que je pourrais le faire. Le volume de mégabits par seconde et ce genre de choses laissent grandement à désirer dans certaines collectivités.
Nous parlons bien souvent des répercussions individuelles. Ce dont nous ne parlons pas, ce sont des enjeux plus larges. En raison de la faiblesse de la bande passante, lorsque quelqu'un présente une demande d'identité ou de permis de conduire au gouvernement du Nunavut, la demande est envoyée ici à Ottawa et le document est renvoyé dans nos collectivités. Il y a des gens qui attendent des mois. Certains des électeurs que je représente communiquent avec moi parce qu'ils attendent parfois depuis plus d'un an une pièce d'identité.
Comment ces personnes auront-elles accès aux nombreuses choses qui dépendent de ces documents? Il y a tellement de choses pour lesquelles cette information est nécessaire. Ce n'est là qu'un aperçu de la réalité concernant un service aussi important, qui devrait être accessible, mais qui ne l'est pas. Par ailleurs, comment allons-nous pouvoir demander aux gens de travailler à partir de chez eux avec une aussi mauvaise connexion? Comment allons-nous pouvoir demander aux enfants qui fréquentent l'école d'accéder à des ressources en ligne? Voilà le genre de choses dont on ne tient pas pleinement compte, selon moi, surtout pour la circonscription que je représente. Même s'il semble s'agir d'un aspect secondaire, l'effet d'entraînement que cela suscite, compte tenu du lien qui existe avec tant d'autres enjeux dans ma circonscription, est bien présent, malheureusement.
Prenons l'accès aux services bancaires, en ligne ou non. Je fais affaire avec la même banque depuis un certain nombre d'années. Je n'ai accès à ses services que par téléphone, parce qu'il n'y a pas de succursale de cette banque dans la ville d'où je viens. La succursale la plus proche se trouve à 40 minutes en avion et le billet coûte environ 800 $. Cela n'a aucun sens. L'accessibilité est essentielle, et il s'agit d'une lacune flagrante dans la circonscription que je représente.
Des annonces ont été faites, comme celle de 25 millions de dollars pour le programme Nutrition Nord, qui ne s'attaque pas du tout à la cause profonde de l'insécurité alimentaire dans ma circonscription. Il y a déjà tellement de problèmes qui se posent au sujet de ce programme. Lorsque vient s'ajouter à cela une pandémie, cela ne fait qu'aggraver davantage la situation pour la circonscription et les électeurs que je représente.
Comme je l'ai mentionné, le gouvernement du Nunavut attend toujours les 30,8 millions de dollars promis sur les 42 millions de dollars demandés. J'espère avoir une réponse bientôt. Je vais continuer d'exercer des pressions jusqu'à ce que cela se produise. Nous attendons toujours d'autres renseignements sur le soutien offert par les subventions territoriales et la Prestation canadienne d'urgence pour les étudiants, en lien direct avec l'aide que peuvent obtenir nos étudiants.
Il y a encore beaucoup de lacunes dans les prêts aux petites entreprises. La PCU est parfois inaccessible pour les électeurs que je représente. De nombreux bijoutiers-joailliers, sculpteurs, musiciens, artistes, artisans et beaucoup d'autres personnes sont laissés-pour-compte dans ma circonscription. C'est la même chose partout au pays. De nombreux artistes et artisans autochtones tombent entre les mailles du filet.
Cela étant dit, j'aimerais essayer de mettre les choses en perspective en faisant un parallèle avec la course. Si nous étions tous sur la ligne de départ et qu'on nous disait: « Faites un pas en avant si vous avez grandi dans un logement sécuritaire et confortable qui n'était pas surpeuplé. » Je ne bougerais pas. Si on nous disait « Faites un pas en avant si vous n'avez jamais été touché par le suicide. » Je ne bougerais pas. Si on nous disait « Faites un pas en avant si vous avez les moyens de nourrir votre famille. » Je serais toujours à la même place, alors que les autres coureurs seraient déjà bien en avance sur moi.
C'est de cet écart dont je veux parler. C'est cet écart que nous devons combler.
Aidez-moi à placer mes électeurs sur un pied d'égalité pour qu'ils puissent jouir dans la vie des mêmes occasions que tous les autres Canadiens.
Thank you, Madam Chair.
I carry a lot of passion and strength, and I think the majority of that comes from my family but also from my constituents.
Before I really dive into anything, I just want to mention a couple of things.
I often wear these earrings, made by a young lady in Nunavik, who is working on graduating and has young children with her. My support of her means that she is able to attend school. The sealskin bracelet is from a Canadian Roots Exchange event that brought together hundreds of individuals, indigenous and non-indigenous, from across the country. I wear a HopePact bracelet from the We Matter campaign, which promotes youth by creating positive messages to share with one another. Often for indigenous peoples we see very devastating rates of violence and suicide, so it's a platform that allows for positive messaging to be sent out. In regard to yesterday, as well, I also have on a MMIWG red dress to show support and solidarity with our stolen and missing indigenous sisters, and to promote that awareness as well. I have kamik or sealskin boots on, which you can't see. Those come from Arviligjuaq. It's really important and it directly, in my view, reflects the challenges we face all too often as indigenous peoples, but also the beauty and strength that comes from it.
When I walk around, and especially here in the House of Commons, I like to think that I'm representing more than what you sometimes see me standing here for.
COVID-19 and our time during this pandemic have done a lot to highlight all the inequalities that we see in my riding, throughout Nunavut and throughout Inuit Nunangat, throughout communities that contain a majority of indigenous peoples. This pandemic has done nothing but shine that bright light on things we often hear, especially here in the House of Commons, which we know are still issues.
The frustrating aspect about that is that there are a lot of things that could have been prevented if measures had been taken so that my constituents weren't as frustrated or stressed or scared. There are so many unanswered questions, Madam Chair.
These inequalities are something we've been experiencing in the territory for decades and on which we've been needing action for a long time. When I'm talking about action, I'm talking about basic human rights. I'm talking about the fundamental aspects of being a human being and being in this country and being a Canadian. I'm talking about year-round clean drinking water. I'm talking about being able to afford to feed yourself and your family. I'm talking about a safe place to live. That is not what I, as the representative of an entire territory, should be standing here talking about in 2020. If we are going to come out of this pandemic in a manageable state, the federal government must address these basic human rights that we need to see more of throughout my riding.
Frustratingly, we've been seeing funding being promised but not actually coming to the territory. It has been asked for three times. One of my colleagues asked during a finance committee meeting when the territory could expect to see that money. I asked at my committee as well. And here I am asking for a third time, still with no answers.
Luckily, we do not have any confirmed positive cases yet. We had an incident in the territory, in Pond Inlet, that was deemed to be a false positive. Pond Inlet is also already facing major issues with water infrastructure and access to clean drinkable water. They have been facing these since October, well before this pandemic.
I would really love to give credit to the Government of Nunavut, to the chief public health officer and to Pond Inlet for reacting so quickly and already having their plan in place, and using the limited resources and equipment they have to respond to it so well.
As I've also mentioned...and I hope I don't have to do it for much longer, but I'm going to do it until it's something that is actually addressed. For so many of my constituents, so many Nunavummiut, primarily Inuit, and we see this throughout Inuit Nunangat as well, throughout the four regions, housing is a major issue. It's the lack of housing, and also housing that is black mould-infested. I get dozens of pictures all the time, and it's absolutely appalling what people are living in. We know this is an issue, and we've heard it from multiple individuals in the House of Commons that we know these are still issues.
The last federal budget, unfortunately, resulted this year in even less housing than we've seen in previous years. Already we have that glaring gap, but we're seeing things being cut from us.
The rates of respiratory illness are very high in my constituency. Tuberculosis, for Nunavummiut versus non-Nunavummiut, is still 290 times the rate. I believe it's even worse in Nunavik. Tuberculosis is an issue throughout Inuit Nunangat, and we continue to see.... I don't even know if I can say “failed efforts”, because I don't even know how much effort has actually been put in.
Nunavut unfortunately only has seven ventilator units. If there are any more pressing health concerns that might require even minor surgery, things like having a child, most often we see people having to leave the territory. Can you imagine having your first child and not being able to be around your family and friends, because you can't even have a child in your home community?
Heath services have been very much lacking for a long time. We need further clarification as to how and when the federal government will make key items like personal protective equipment come to the territory. That is something that I know is pressing throughout the country, but these are also opportunities to start initiatives where we get to work with our seamstresses. We can promote items that create the well-being of the community, that sense of community.
We've been waiting for critical answers on resources and services for weeks from multiple ministers. As I have said before, I continue to see no concrete answers. A lot of the time we are forced, as Nunavummiut and Inuit, to accommodate a southern way of thinking or a southern way of doing things, when accessing resources and services is already so limited. A lot of the time it doesn't even make sense. It doesn't have the culture of humility aspect.
As I had previously mentioned, medevacs and serious conditions need to be sent out of the territory. As of right now, my riding has one of the most, if not the most, restrictive travel policies around it. All of the surgeries that can be put on hold are now put on hold. We need to ensure that when we come to what our new normal is we are not facing backlogs and we don't have people who potentially have serious illnesses now because they've had to wait for their surgeries or their follow-ups. We need to make sure there is a plan for individuals past this pandemic.
We see a lot of wait times for getting our testing results back. Luckily, I have very patient constituents in my riding, because it's frustrating. The housing that I've mentioned, already being in overcrowding, already not having as much access to food, to water, these are all issues. How can we be asking Canadians to do these things when those services and resources are not even there to begin with?
During normal times, Nunavummiut in some communities in particular, more than others, especially during our spring melt, see that inconsistency of clean drinking water year-round. This is when we see a lot of boil water advisories. This is when we see infrastructure often failing because of our circumstances in the north.
How are we supposed to ask a community to make sure they're constantly washing their hands and to make sure they're disinfecting and keeping their homes clean when the community doesn't even have the infrastructure to provide accessible clean drinking water?
I also had the opportunity to talk at committee about Internet service in my communities. It's not great, to put it nicely. I don't know if I could participate in virtual Parliament from my riding. I cannot confidently say that I could. The number of megabits per second and that kind of stuff in some communities is absolutely devastating.
Now, a lot of the time we talk about individual effects. What we don't talk about are the bigger items. When you're applying for Government of Nunavut identification or your driver's licence, because of the lack of bandwidth it actually gets sent down here to Ottawa and then sent back to our communities. We have people who wait months. I have constituents reaching out to me who are sometimes waiting for over a year for their piece of ID.
How are they going to access the many things that are tied to that? There are so many things you need that information for. I guess it's a glimpse of the reality that something as big as that, which should be accessible, is not. Also, how are we going to ask you to work from home on that poor bandwidth? How are we going to ask you to access online resources for your children in school? These are the kinds of things that aren't taken into full consideration, I think, especially when it comes to my riding. Even though it seems like one smaller aspect, the trickle effect, with the connectivity that it has to so many other issues in my riding, is very alive and well, unfortunately.
Take access to banking services, whether online or not. In my hometown, I've been with a particular bank for a number of years. I could never access that service except by phone, because we don't have a branch in my hometown. The next branch is a 40-minute plane ride and about an $800 ticket. That doesn't make sense. Accessibility is something that is so key, and it is something that is very much failing in my riding.
We have seen announcements made, like the $25 million for the nutrition north program. That program does not at all address the root cause of food insecurity in my riding. There are so many issues in that program already. Layer on a pandemic, and it doesn't make sense for my riding and my constituents even more so.
As I mentioned, the Government of Nunavut is still waiting for the $30.8 million that was promised out of the $42 million requested. I hope to have an answer soon on that. I will keep pushing until I do. We're still waiting to hear more information about the support from territorial grants and the Canada emergency student benefit, in direct relation to providing assistance to our students.
We are still seeing so many holes in the small business loans. CERB sometimes is inaccessible for my constituents. I have so many jewellers, carvers, musicians, artists, artisans and so many other people being left out. This is across the country as well. Many indigenous artists and artisans are falling through the cracks.
With all this being said, I would like to try to put it into perspective as, I guess, a race. Let's say we were all lined up together and were told this at the start: “Please step forward if you grew up in a safe, comfortable home that wasn't overcrowded.” I would need to stand back. “Step forward if you've never been affected by suicide.” I would need to step back. “Step forward if you can afford to feed your family.” In so many instances, I, as a representative of my constituents, would be at that same line while so many other people would be way ahead of me already.
That's the gap right there. That's what we need to close.
Help me assist my constituents to have an equal starting line so that they are able to do the things that we all should be able to do in life as Canadians with every equal opportunity.
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NPD (BC)
Voir le profil de Laurel Collins
2020-05-05 12:30
Merci beaucoup, monsieur le président.
Ma dernière question concerne le logement et l'itinérance. Ma collectivité faisait face à une crise longtemps avant l'arrivée de la pandémie et, maintenant, les gens qui vivent dans les rues ou dans les parcs n'ont pas le luxe de suivre les conseils en matière de santé publique en demeurant simplement à la maison. À Victoria, la province et la municipalité sont intervenues afin de trouver des solutions pour héberger les gens dans des hôtels locaux, du moins à court terme.
Est-ce que le gouvernement fédéral interviendra pour régler cette crise immédiate et pour fournir les investissements requis à long terme pour trouver des logements stables?
Thanks so much, Mr. Chair.
My last question is about housing and homelessness. My community was facing a crisis long before the pandemic hit, and now people who are living on the streets or in parks don't have the luxury of following public health advice and just staying home. In Victoria, the province and the municipality have stepped up with solutions to house people, at least for the short term, in local hotels.
Will the federal government respond to this immediate crisis and provide the needed investments in long-term, stable housing?
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Lib. (QC)
Oui, monsieur le président, nous avons mis en oeuvre une stratégie nationale sur le logement à caractère historique qui vise à investir 40 milliards de dollars dans des logements. En travaillant avec des partenaires, nous avons réduit le nombre de pauvres au Canada de plus d'un million, mais il reste encore beaucoup à faire. De plus, nous sommes en voie de réduire de moitié l'itinérance grâce à des investissements historiques.
Nous reconnaissons que, pendant cette pandémie, il y a encore plus de travail à faire pour aider les Canadiens vulnérables, et nous faisons équipe avec d'autres ordres de gouvernement pour nous assurer que cette aide est apportée.
Yes, Mr. Chair, we have moved forward with a historic national housing strategy that puts $40 billion toward housing. Working with partners, we have reduced poverty by over a million people in this country, but there is more to do. We are reducing homelessness by half with historic investments.
We recognize that during this pandemic there's even more to do for vulnerable Canadians, and we are partnering with orders of government to make sure that happens.
Evan Siddall
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Evan Siddall
2020-04-30 17:13
Dans le cadre du programme révisé actuel, nous sommes prêts à acheter jusqu'à 150 milliards de dollars de prêts hypothécaires assurés afin que les banques aient accès à un financement fiable.
En bref, le Programme d'achat de prêts hypothécaires assurés offre un filet de sécurité pour veiller à ce que les banques puissent poursuivre leurs activités de prêt afin que les marchés de l'habitation demeurent fonctionnels.
Nous sommes prêts aussi à augmenter le volume d'émission des obligations hypothécaires ordinaires du Canada selon les conditions du marché et la demande des investisseurs.
Alors que les Canadiens contribuent à contenir la propagation du coronavirus, plus que jamais, le domicile est devenu un sanctuaire, un lieu sacré où se mettre à l'abri en période de difficulté. Nous avons donc agi rapidement pour offrir de l'aide aux Canadiens qui ont du mal à faire leurs remboursements hypothécaires ou à payer leur loyer.
Comme le Comité le sait, les prêts hypothécaires de millions de propriétaires-occupants canadiens sont assurés par la SCHL, Genworth Canada et Canada Guaranty. Cette assurance protège le prêteur contre les défauts de paiement si le propriétaire n’est pas en mesure de s’acquitter de ses obligations hypothécaires.
Face à la perte importante d’emplois et de revenus attribuable à la COVID-19, nous avons fourni aux prêteurs des outils supplémentaires qui leur donnent toute la latitude nécessaire pour aider les propriétaires qui ont été financièrement touchés par la pandémie. Avec les autres assureurs, nous offrons premièrement un report temporaire des paiements hypothécaires pouvant aller jusqu’à 6 mois; deuxièmement une prolongation de la période d’amortissement du prêt hypothécaire afin que les propriétaires puissent faire des paiements moins élevés pendant une plus longue période; et troisièmement l'ajout des paiements omis au solde du prêt hypothécaire et l'étalement sur la période de remboursement.
Nous exhortons les Canadiens qui le peuvent à continuer de faire leurs paiements hypothécaires afin de maintenir notre économie et de réserver l’aide financière aux personnes qui en ont le plus besoin.
La même mesure d’allègement permettant le report des paiements hypothécaires a été offerte à nos clients du secteur des immeubles collectifs, par exemple aux propriétaires d'immeubles d'habitation. En retour, nous avons insisté pour que les propriétaires-bailleurs fassent preuve de patience à l’égard de leurs locataires et qu’ils évitent les expulsions pendant la crise.
Entretemps, nous accélérons le soutien aux fournisseurs de logements coopératifs et sans but lucratif afin qu’ils continuent de recevoir des subventions fédérales au loyer, pour que les locataires à faible revenu ne soient pas forcés de quitter leur logement. Encore une fois, nous avons indiqué clairement que les expulsions ne seront pas tolérées.
Pour les locataires touchés par la crise de la COVID-19, les mesures de soutien au revenu annoncées par le gouvernement du Canada constituent bien sûr le premier moyen de défense, comme la Prestation canadienne d’urgence, un supplément de salaire temporaire pour les travailleurs essentiels à faible revenu, et l’Allocation canadienne pour enfants bonifiée. Comme nous le faisons pour les emprunteurs hypothécaires, nous encourageons les locataires qui ont les moyens de payer leur loyer à continuer de le faire.
Un soutien direct à l’abordabilité pour les ménages ayant des besoins de logement est également offert dans un certain nombre de provinces, au moyen de l’Allocation canadienne pour le logement, qui est entrée en vigueur le 1er avril. Nous poursuivons les discussions avec les autres provinces et territoires afin d’accélérer le versement de cette allocation aux Canadiens qui ont besoin d’aide.
Enfin, la SCHL administrera l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial, destinée aux petites entreprises. Ce programme réduira de 75 % les loyers des petites entreprises qui sont touchées par la crise de la COVID-19. Bien que le programme ne soit pas lié au logement, nous sommes heureux d’avoir été appelés à déployer notre expertise en immobilier pour aider les entrepreneurs en difficulté.
Je tiens à assurer le Comité que nous sommes prêts à mettre en oeuvre d’autres initiatives liées à la pandémie, si c’est nécessaire. Notre réaction rapide au cours des dernières semaines confirme de nouveau la capacité de la SCHL d’élaborer et de lancer rapidement et efficacement de nouveaux programmes de soutien financier.
Pour l’avenir et la reprise de nos activités, la pandémie fait ressortir toute l’importance du logement et de notre aspiration voulant que d’ici 2030, tout le monde au Canada puisse se payer un logement qui répond à ses besoins. Nous devons continuer d’investir dans l’offre de nouveaux logements et de promouvoir la densification urbaine comme solution à la pénurie de logements abordables.
En terminant, j’aimerais faire part d’une autre réflexion aux membres du Comité. J'aimerais vous faire remarquer que presque tout ce que nous avons fait pour réagir à la crise implique des emprunts. Les gouvernements doivent emprunter pour financer de nouveaux programmes, et les reports de paiements hypothécaires font grossir l’endettement des ménages, déjà historique. Cependant, comme l’a dit l’économiste Hyman Minsky, la dette cause la fragilité. Nous sortirons de cette crise en ayant moins la capacité de faire face à la prochaine. Nous devons penser à l’avenir.
La SCHL publiera sous peu des prévisions sur le marché de l’habitation. Je m’attends à ce que les projections annoncent une baisse des prix des logements. Cette perspective, combinée à l’augmentation du chômage, devrait nous faire réfléchir. Mes collègues et moi nous préparons à aider les ménages canadiens, mais sans les renflouer, pour éviter des solutions à court terme qui auront des conséquences économiques néfastes à long terme. À mon avis, nous devons également nous attaquer aux puissants incitatifs à l’emprunt excessif des ménages qui ont contribué à la forte hausse des prix des logements.
La SCHL a été fondée pour aider à rebâtir notre société d’après-guerre. Nous excellons lorsqu’il s’agit d’intervenir en cas de crise et d’aider notre pays à passer au travers. Nous avons hâte de poursuivre notre travail dans le domaine du logement au Canada après la crise.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Comité, je vous remercie. Je serai heureux de répondre à vos questions.
Under the current revised program, we stand ready to purchase up to $150 billion of insured mortgages to ensure that banks have access to reliable funding.
In short, the insured mortgage purchase program provides a safety net to ensure that banks can continue their lending activities so that housing markets remain functional.
We are also ready to expand the issuance of conventional Canada mortgage bonds, depending on market conditions and investor demand.
As Canadians do their part to contain the spread of the coronavirus, more than ever, our homes have become a sanctuary—a sacred place of safety and refuge in challenging times. We therefore acted quickly to offer help to Canadians who are having difficulty paying their mortgages or rent.
As the committee knows, the mortgages of millions of Canadian homeowners are insured by CMHC, Genworth Canada, or Canada Guaranty. This insurance protects the lender against default should the homeowner not be able to meet their mortgage obligations.
In the face of significant job and income loss due to COVID-19, we provided lenders with the ability to help homeowners who have been financially impacted by the pandemic. In coordination with private insurers, we're offering, first, temporary deferral of mortgage payments for up to six months; second, mortgage reamoritization so that homeowners can make lower payments over a longer period; and third, adding missed payments to the mortgage balance and spreading them over the repayment period.
We're urging Canadians who can pay their mortgages to do so, to keep our economy going and reserve financial relief for those who need it most.
The same mortgage deferral relief has been made available to our multi-unit clients. These are people who own apartment buildings, for example. In return, we've insisted on patience from landlords, specifically that they refrain from evictions during this crisis.
Meanwhile, we've accelerated support for non-profit and co-op housing providers to ensure that they continue to receive federal rent subsidies so that low-income tenants are not themselves forced from their homes. Again, we made it clear that evictions will not be tolerated.
For renters affected by COVID-19, the first defence is of course the income support measures announced by the Government of Canada, such as the CERB, the temporary salary top-up for low-income essential workers and the increased Canada child benefit. As is the case with mortgage holders, people who can afford to pay their rent must continue to do so.
Direct affordability support to households in housing need is also available in a number of provinces via the Canada housing benefit, which took effect on April 1. We're continuing discussions right now with other provinces and territories to accelerate the flow of this benefit to Canadians in need of assistance.
Finally, CMHC will administer the Canada emergency commercial rent assistance for small business. This program will lower rent by 75% for small businesses that have been affected by the crisis. While the program is not housing related, we were pleased to be called upon to deploy our real estate expertise to help struggling entrepreneurs.
I want to assure the committee that we stand ready to deliver other pandemic-related initiatives should the need arise. A rapid response in the past few weeks reaffirms CMHC's capacity to develop and launch new financial support programs quickly and effectively.
Looking to the future and our recovery, the pandemic has only underscored the importance of housing and our aspiration that by 2030 everyone in Canada has a home that they can afford and that meets their needs. We must continue our work investing in the supply of new housing and promoting urban densification as an answer to the shortage of affordable housing.
In closing, I will add one further thought for committee members. Please take note that almost everything we've done to respond to the crisis involves more borrowing. Governments need to borrow to finance new programs, just as mortgage deferrals add to already historic levels of household indebtedness. However, as Hyman Minsky, the economist, said, debt causes fragility. We leave this crisis less well prepared for the next one, and we must think ahead.
CMHC will share housing market forecasts shortly. I expect it to project a decline in prices. Combined with increasing unemployment, this prospect should give us pause. My colleagues and I are preparing ourselves to help Canadian households without offering bailouts, the tempting short fixes that have perverse long-term economic consequences. In my view, we must also confront the powerful incentives for excessive household borrowing that have contributed to the run-up in house prices.
CMHC was founded to help rebuild our post-war economy. We're at our best when we're responding to crises and helping our country get out the other side. We look forward to continuing our work in housing Canada, post crisis.
Thank you, Chair and committee members. I look forward to answering your questions.
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NPD (BC)
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2020-04-30 17:42
Je vous en serais très reconnaissante.
Hier, j'ai reçu un autre courriel d'un électeur qui essaie de communiquer avec Service Canada depuis 17 jours. Avec le 1er mai qui approche, il était extrêmement stressé à la possibilité de ne pas avoir d'argent pour payer le loyer parce qu'il n'avait pas reçu la Prestation canadienne d'urgence et n'arrivait pas à communiquer avec Service Canada. Ce sont les réalités de personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts à l'heure actuelle. J'aimerais que quelqu'un téléphone à mon bureau à ce sujet.
J'aimerais maintenant poser une question sur le logement. Partout au pays, cette crise touche durement les gens, comme nous le savons. Plus tôt, on a posé une question sur les ressources qui ont été versées aux provinces et aux villes au pays. Le Comité pourrait-il obtenir de la SCHL la ventilation des fonds qui ont été versés à chaque programme et des fonds qui ont été versés pour venir en aide aux provinces et aux municipalités, pour que nous puissions avoir ces données?
En Colombie-Britannique, je sais que même si en apparence, la participation du gouvernement fédéral semble être une bonne chose, dans les faits, une bonne partie des fonds n'ont pas été versés. La fin de semaine dernière, le ministre de la Réduction de la pauvreté de la Colombie-Britannique a fait une annonce à propos de l'achat d'hôtels et de motels pour héberger des personnes qui sont dans des camps de sans-abri à Vancouver et à Victoria. Le gouvernement fédéral a-t-il offert des fonds aux provinces et aux territoires pour les aider à acheter des hôtels inoccupés pour héberger les sans-abri durant cette pandémie?
I would appreciate that very much.
Yesterday, I got another email from another constituent who has been trying to reach Service Canada for 17 days. Literally, with May 1 coming on, he was extremely stressed about not having money for rent and not having received CERB for this period of time and being unable to contact Service Canada. These are the realities of people who are struggling out there today. I would appreciate it if someone would call my office in that regard.
I'd like to turn my question to housing. Across the country, this is hitting people in a very significant way, as we know. Earlier, I think a question was asked about the resources that have been provided to provinces and cities across the country. Could the committee get from CMHC the breakdown under each program of how much money is being offered to support provinces, and then have that broken down into cities, so that we actually have that information?
In terms of British Columbia, I know for a fact that while it all sounds good that the federal government is at the table, in reality much of the dollars have actually not really flowed. This last weekend, B.C.'s minister of poverty reduction made an announcement about the purchase of hotels and motels to house people who are in homeless encampments in Vancouver and Victoria. Has the federal government offered dollars to provinces and territories across the country to support purchases of empty hotels to house the homeless population during this pandemic?
Evan Siddall
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Evan Siddall
2020-04-30 17:44
Monsieur le président, aucune offre de ce genre n'a été faite jusqu'à présent. Les programmes qui sont exécutés par l'entremise de la SCHL sont de portée nationale. La seule exception serait l'Allocation canadienne pour le logement, qui est partagée avec les provinces à mesure que des ententes sont conclues.
Je peux toutefois répondre à la question de la députée en fournissant plus tard une ventilation des dépenses par province.
Mr. Chair, there is no such offer at this point. The programs that have gone through CMHC are national in scope. The only exception to that would be the Canada housing benefit, which is being shared with provinces as agreements are reached.
I can follow up, though, with a response to the member's question with respect to the breakdown of spending by province.
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NPD (BC)
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2020-04-30 17:46
Merci. Si vous n'avez pas la ventilation par municipalité pour le moment, je vous prierais de poursuivre vos efforts pour obtenir ces renseignements et nous les faire parvenir afin que nous puissions avoir une bonne idée de la situation sur le terrain.
En ce qui concerne les décisions relatives aux politiques, la SCHL a-t-elle envisagé d'imposer, ou de recommander au gouvernement d'imposer, des restrictions sur les acquisitions déloyales d'actifs durant cette période?
Thank you. I would ask that if you don't have that breakdown by city at this moment, you continue to endeavour to get that information and provide that information to us so that we can have a clear picture of the lay of the land.
With respect to decisions on policy, has CMHC given any thought to putting in, or recommending to the government to put in, restrictions on predatory purchases of assets during this period?
Evan Siddall
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Evan Siddall
2020-04-30 17:46
Ce n'est pas dans les plans à l'heure actuelle. Je pense que c'est une question de compétence provinciale.
That's not currently on the radar. I think that may be a matter of provincial jurisdiction.
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NPD (BC)
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2020-04-30 17:46
Je parle d'une norme nationale.
I'm thinking about a national standard.
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Lib. (ON)
Merci beaucoup, monsieur le président, mesdames et messieurs.
Avant de commencer, j'aimerais prendre quelques instants pour transmettre mes sincères condoléances aux familles et aux proches des six membres des Forces armées canadiennes morts à bord de l'hélicoptère de la Marine royale canadienne qui s'est écrasé hier au large de la Grèce, ainsi qu'à l'équipage du NCSM Fredericton, qui a été témoin de la tragédie. Comme notre premier ministre l'a dit aujourd'hui, ce sont tous des héros. Les membres des Forces armées canadiennes servent notre pays avec une dignité et un courage exceptionnels.
Monsieur le président, je suis heureux d'être parmi vous aujourd'hui dans le cadre de notre travail important qui vise à appuyer les Canadiens et à les protéger de la COVID-19 et de ses conséquences inévitables. Il va sans dire que nous devons continuer à travailler ensemble rapidement afin que les Canadiens aient les soutiens nécessaires. C'est la raison pour laquelle notre gouvernement a mis en œuvre son plan d'intervention d'urgence pour protéger la santé des Canadiens et les mettre à l'abri des difficultés financières qui découlent de la pandémie.
En ma qualité de ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social et ministre de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, je suis fier de présenter le plan du gouvernement concernant la COVID-19 ainsi que les mesures connexes qui font partie de mon portefeuille.
Afin de donner un coup de pouce pendant cette période difficile aux familles ayant des enfants, le gouvernement du Canada accorde un versement supplémentaire unique de l'Allocation canadienne pour enfants. Cela veut dire que les familles qui ont droit actuellement à l'Allocation canadienne pour enfants recevront 300 $ supplémentaires par enfant en mai 2020. Nul besoin pour les familles de demander ce montant supplémentaire.
Mesdames et messieurs, au fur et à mesure que la situation entourant la COVID-19 évolue, les Canadiens sont de plus en plus préoccupés par leur capacité de payer leur loyer et leur hypothèque.
Ces événements nous rappellent à quel point il est crucial d'assurer à tous un chez-soi sûr.
C'est la raison pour laquelle nous avons prévu des mesures pour aider les Canadiens à rester chez eux en sécurité afin qu'ils puissent se mettre, ainsi que leur famille, à l'abri. La première mesure de défense pour tous les Canadiens qui ressentent les répercussions financières de la COVID-19, qu'ils soient propriétaires de maison, locateurs ou locataires, est la Prestation canadienne d'urgence. Cela dit, les fournisseurs de logement jouent un grand rôle pour ce qui est d'assurer la santé publique et de protéger notre économie. Nous devons nous serrer les coudes.
Voici comment le gouvernement agit concrètement afin d'aider les Canadiens à trouver un chez-soi.
Les propriétaires de maison peuvent obtenir de l'aide s'ils éprouvent de la difficulté à rembourser leur hypothèque en raison de l'éclosion de la COVID-19. Si leur hypothèque est assurée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement, Genworth Canada ou Canada Guaranty, le gouvernement a prévu certaines mesures, à savoir le report temporaire à court terme des paiements hypothécaires pour une période maximale de six mois, le réamortissement du prêt, la réduction des paiements hypothécaires sur une plus longue période, l'ajout des paiements manqués au solde hypothécaire et leur étalement sur la période de remboursement, ou une combinaison de ces mesures. Les six grandes banques et les prêteurs hypothécaires du Canada ont annoncé des mesures visant à appuyer tous les propriétaires de maison dans l'éventualité où les hypothèques ne seraient pas remboursées par la SCHL.
Les locateurs qui éprouvent des difficultés financières ont aussi accès aux mêmes mesures d'aide que les propriétaires de maison, telles que le report des paiements hypothécaires. Ces mesures permettront aux locateurs de faire preuve de compassion et de patience à l'égard de leurs locataires par ces temps exceptionnels.
Les locataires qui ne peuvent payer leur loyer en raison des difficultés financières occasionnées par la COVID-19 devraient communiquer avec leurs locateurs. L'ensemble des provinces et la plupart des territoires, réunissant presque toute la population canadienne, ont interdit pleinement ou partiellement les expulsions. Le gouvernement s'attend à ce que les fournisseurs de logement, surtout ceux qui ont reçu une aide financière ou une assurance hypothécaire de la SCHL, montrent de la compassion et évitent d'expulser leurs concitoyens.
Il importe que les locateurs, propriétaires de maison et locataires qui peuvent encore faire les paiements le fassent régulièrement. Les Canadiens doivent se souvenir que les mesures d'aide financière sont destinées à ceux qui en éprouvent le plus grand besoin.
Tous les Canadiens ressentent l'incidence réelle et tangible de la pandémie de la COVID-19 sur le plan de la santé publique, de l'économie et de la sûreté. Les personnes itinérantes ont un risque plus élevé de contracter et de transmettre la COVID-19. Le gouvernement doit s'assurer que le secteur qui aide les sans-abri a le soutien nécessaire pour empêcher et gérer les éclosions de la COVID-19 et s'outiller correctement.
En plus des 157,5 millions de dollars annoncés dans le cadre du programme fédéral Vers un chez-soi pour aider la population itinérante, le gouvernement a accordé 15 millions de dollars aux grands centres urbains qui ont connu des besoins urgents et immédiats au début de la pandémie. Ces fonds ont servi à acheter des lits et des barrières physiques pour la distanciation sociale et à louer des logements afin de réduire la densité dans les refuges. Le gouvernement distribue cet argent rapidement par l'entremise de ses partenaires communautaires existants. En outre, nous avons versé 50 millions de dollars directement aux refuges des femmes afin de leur permettre de pallier l'incidence de la COVID-19. Cette somme permettra aux collectivités d'investir rapidement dans les services qui ont la plus grande incidence selon les circonstances et les besoins.
En dernier lieu, nous avons réagi rapidement pour appuyer les œuvres caritatives et les organismes à but non lucratif. Ces organismes ont toujours été les premiers à aider les personnes les plus vulnérables de nos collectivités. À l'heure où on leur demande d'en faire plus pour plus de Canadiens, ils sont confrontés à des défis sans précédent ainsi qu'à une baisse des dons et une réduction du nombre de bénévoles pour les aider à offrir leurs services. C'est la raison pour laquelle nous avons rendu ces organismes admissibles à la subvention salariale. Nous avons également annoncé un fonds de soutien d'urgence de 350 millions de dollars qui aidera le secteur à réagir contre la COVID-19.
Mesdames et messieurs, nous sommes tous concernés. En répondant aux besoins financiers des Canadiens, le gouvernement fait sa part pour freiner la propagation de la COVID-19 et protéger les Canadiens pendant la pandémie.
Merci beaucoup. Je répondrai à vos questions avec plaisir.
Thank you so much, Mr. Chair and committee members.
Before I begin, I'd like to take a moment to express my sincere condolences to the families and loved ones as well as the crew members of HMCS Fredericton who were affected by yesterday's tragic accident involving the crash of a Royal Canadian Navy helicopter, carrying six members of the Canadian Armed Forces, off the coast of Greece. As our Prime Minister said today, all of them are heroes. Our Canadian Armed Forces members serve our country with amazing dignity and courage.
Mr. Chair, I am pleased to be here with you today as we continue our important work to support Canadians and protect them from the COVID-19 virus and its inevitable consequences. There is no question that we have to continue working together, and quickly, to ensure that Canadians have the supports they need. That is why our government implemented an emergency response plan to protect Canadians' health and shelter them from the financial hardships that are resulting from this pandemic.
As the Minister of Families, Children and Social Development and as the minister responsible for the Canada Mortgage and Housing Corporation, I'm proud to present the government's COVID-19 plan and related measures under my portfolio.
To help families with the cost of caring for their children during this challenging time, the Government of Canada is providing a one-time enhancement to the Canada child benefit. This means that families who are currently eligible for the Canada child benefit will receive an extra $300 per child as part of their May 2020 payment. There is no need to apply for this additional amount.
Committee members, as the COVID-19 situation evolves, Canadians are becoming more and more concerned about their ability to pay their rent and their mortgages.
This situation underscores how crucial it is to make sure that everyone has a safe place to call home.
That is why we have put measures in place to help Canadians stay in their homes and find appropriate shelter to protect themselves and their families. Our first and foremost defence measure for all Canadians who are financially impacted by COVID-19, whether they are homeowners, landlords or renters, is the Canada emergency response benefit. This being said, it is important to note that housing providers have a most important role to play in safeguarding public health and protecting our economy. We are all in this together.
This is how the government is taking concrete action to help Canadians find a place to call home.
There is help available for homeowners who are having difficulty paying their mortgage due to the COVID-19 outbreak. If their mortgage is insured through the Canada Mortgage and Housing Corporation, Genworth Canada or Canada Guaranty, the government has put the following options in place: temporary short-term deferral of mortgage payments for up to six months; loan re-amortization, making lower mortgage payments over a longer period of time; adding missed payments to the mortgage balance and spreading them over the repayment period; or a combination of the above options. Canada's six major banks and mortgage lenders have announced measures to support all homeowners in the eventualities where mortgages would not be insured by CMHC.
Landlords who are having financial difficulties also have access to the same relief measures as homeowners, such as mortgage payment deferral. These measures will allow landlords to show compassion and patience to their tenants in these extraordinary times.
Tenants who cannot pay their rent because of financial difficulties related to COVID-19 should contact their landlord. All provinces and most territories, representing nearly all of Canada's population, have issued full or partial eviction bans. The government expects housing providers to act compassionately and refrain from evicting their fellow Canadians, especially housing providers who have received funding support or mortgage insurance from CMHC.
It is also important that renters, homeowners and tenants who are still able to pay their rent do so on a regular basis. Canadians must continue to remember that financial relief measures are for those who need it the most.
The COVID-19 pandemic in Canada is also having real and tangible public health, economic and safety impacts on all Canadians. Those experiencing homelessness are at a heightened risk of contracting and transmitting COVID-19. The government has to ensure that the sector serving the homeless has the support it needs to prepare for, prevent and manage any COVID-19 outbreaks.
In addition to the $157.5-million investment announced to support people experiencing homelessness through the existing federal program called reaching home, the government has provided $15 million to help the large urban centres that faced immediate and urgent needs at the start of the pandemic. This includes funding to purchase beds and physical barriers for social distancing and to secure additional accommodation space to reduce overcrowding in shelters. The government is investing this money quickly through our existing community partners. In addition, we also moved $50 million directly to women's shelters to enable them to deal with the consequences of COVID-19. This funding will enable communities to quickly invest in services that have the most impact based on their circumstances and needs.
Last, we acted quickly to support charities and non-profit organizations. These organizations have always been at the forefront in helping the most vulnerable in our communities. At a time when they're being called on to do more by more Canadians, they're finding that they're facing unprecedented challenges as there is a drop in donations and a drop in the number of volunteers available to deliver their services. That is why we made sure these organizations were eligible for the wage subsidy. We also announced a $350-million emergency support fund that will help the sector respond to COVID-19.
Committee members, we are all in this together. By addressing the financial needs of Canadians, the government is doing its part to mitigate the spread of the COVID-19 virus and protect Canadians during this pandemic.
Thank you, and I will be very happy to answer any questions you may have.
Voir le profil de Jenny Kwan
NPD (BC)
Voir le profil de Jenny Kwan
2020-04-30 19:04
Je vous remercie beaucoup, monsieur le président.
Monsieur le ministre, est-ce que les libéraux envisagent de mettre en place des politiques régissant l'achat d'actifs en difficulté qui pourraient actuellement être sur le marché, et est-ce que le gouvernement serait prêt à imposer des restrictions relativement à l'achat de ces actifs par des acheteurs prédateurs?
Thank you very much, Mr. Chair.
Minister, are the Liberals looking at policies with respect to purchase of distressed assets that currently potentially would be on the market, and would the government consider putting restrictions on the purchase of those assets from predatory purchasers?
Voir le profil de Ahmed Hussen
Lib. (ON)
Je vais donner l'exemple de la ville de Montréal, qui a adopté un règlement qui lui donne le droit de premier refus en ce qui concerne les propriétés abandonnées. Bien sûr, lorsqu'une ville fait cela, nous pouvons alors financer, par l'intermédiaire de la Stratégie nationale sur le logement, tout projet de logement proposé par la ville ou une ONG. Je pense que c'est la meilleure façon de procéder.
To use the example of the City of Montreal, the municipal government passed a bylaw to empower the city to have the right of first refusal for properties that are abandoned, and then obviously once it does that, we can then use the national housing strategy to fund any housing project proposal brought forward by the municipal government or by an NGO. I think that would be the way to go about it.
Véronique Laflamme
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Véronique Laflamme
2020-04-17 14:16
Bonjour tout le monde.
Je m'appelle Véronique Laflamme. Je représente aujourd'hui le Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, qui est un regroupement panquébécois de comités logement, d'associations de locataires et de comités de citoyens et de citoyennes de différentes régions du Québec.
Nous avons 140 regroupements au Québec, dont 30 sont des groupes actifs qui travaillent quotidiennement avec des locataires, principalement des locataires à faible ou à modeste revenu, et avec des personnes qui veulent démarrer des projets de logements sociaux. Nos groupes appuient ces projets et fournissent du soutien et des services aux locataires, particulièrement aux locataires vulnérables. Dans le contexte de la pandémie actuelle, nos groupes reçoivent de nombreux appels de locataires qui craignent de perdre leur logement ou dont le seuil lié à la capacité de paiement est atteint.
Le FRAPRU est un regroupement qui fait la promotion du droit au logement, droit que le Canada s'est engagé à respecter en adhérant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, mais également en adoptant récemment, soit en juin dernier, le projet de loi C-97, qui incluait la reconnaissance du droit au logement.
Je rappelle que le droit au logement inclut la protection contre les évictions et un critère relatif à la capacité de paiement auquel chaque logement doit répondre, et qu'il doit être mis en œuvre de façon progressive, et non régressive, en utilisant le maximum de ressources disponibles.
La pandémie actuelle met en lumière l'interrelation entre le droit à un revenu suffisant, le droit à la santé, le droit à l'alimentation et le droit au logement. Les conséquences particulières de l'absence de logements décents pour les personnes itinérantes en particulier viennent d'être clairement mises en évidence par la personne qui m'a précédée, mais les conséquences pour les aînés sont également révélées par la situation actuelle. Il faut rappeler qu'il y a de nombreux aînés qui ne sont pas dans des établissements publics, mais plutôt dans des maisons de chambres ou dans de mauvaises situations de logement.
La principale préoccupation du FRAPRU dans le cadre de la pandémie actuelle est donc d'éviter les évictions massives après la sortie de l'état d'urgence sanitaire. Dans la plupart des provinces et au Québec, il y a un moratoire sur les évictions de locataires durant l'état d'urgence sanitaire. Malheureusement, dans la plupart des cas, cela disparaîtra à la fin de la pandémie. Puisque la capacité de paiement des locataires est affectée, nous craignons une vague d'évictions massives, notamment en raison de l'insuffisance de l'assurance-emploi pour plusieurs travailleurs et travailleuses à faible revenu, malgré l'aide au revenu fournie par la Prestation canadienne d'urgence.
Nous craignons que plusieurs personnes ne puissent pas payer leur loyer et qu'elles se retrouvent dans une situation encore plus précaire après la pandémie, sans parler de ceux et celles qui ne retrouveront pas leur emploi ou encore des ménages à faible revenu qui ne sont pas admissibles à ces programmes. Je pense surtout aux personnes retraitées à faible revenu et aux personnes bénéficiant de l'aide sociale qui doivent payer plus cher leur nourriture en raison de la fermeture de ressources qui leur permettent souvent d'avoir accès gratuitement à un peu de nourriture. Ces personnes deviendront plus vulnérables et auront une plus grande difficulté à payer leur loyer en raison de la pandémie et de la fin de différents services.
Notre principale préoccupation est donc d'éviter les évictions durant la pandémie, mais nous pensons aussi à ce qui va se passer par la suite. Nous savons bien que cela relève de la compétence provinciale, mais cela demeure une préoccupation que doit avoir le gouvernement fédéral, compte tenu de ses engagements en matière de droit au logement.
Notre autre préoccupation concerne la capacité de paiement. Le gouvernement canadien a pu agir sur le plan des revenus, notamment par les programmes de prestations annoncés. Toutefois, comme je le disais, nous croyons que ce ne sera pas suffisant, et ce, pour différentes raisons. Ce n'est pas encore le cas dans toutes les villes québécoises, mais dans plusieurs villes canadiennes, le montant de 2 000 $ avoisine celui demandé pour le loyer — il faut le rappeler. À Toronto et à Vancouver, mais aussi à Montréal, plusieurs locataires paient déjà un loyer de 1 500 $ et même plus. Il faut donc des ressources supplémentaires. Tout à l'heure, je vais vous suggérer quelques mesures qui pourraient être mises en œuvre par le gouvernement fédéral.
Par ailleurs, je rappelle que les locataires sont d'autant plus vulnérables aux évictions que des centaines de milliers d'entre eux avaient déjà des besoins impérieux en matière de logement lors du dernier recensement. En effet, 1,7 million de ménages locataires au Canada payaient plus que la norme de 30 % de leurs revenus pour se loger, et 800 000 ménages locataires au Canada, dont 195 000 au Québec, consacraient plus de la moitié de leurs revenus à leur logement.
Cela les empêche de combler leurs autres besoins essentiels.
Les banques alimentaires mettaient déjà en lumière les conséquences de l'absence de logements abordables sur l'augmentation des demandes d'aide alimentaire. Ces situations sont accentuées par la pandémie actuelle. Une crise du logement préexistait au Québec et dans plusieurs villes canadiennes en raison de la rareté des logements locatifs abordables, mais surtout en raison de la cherté des logements, qui entraînait déjà l'exclusion de plusieurs locataires de leur quartier. Enfin, il y avait aussi un contexte de spéculation immobilière, qui est toujours présent et qui ne disparaîtra malheureusement pas avec la pandémie.
Le problème majeur, au Canada, est l'absence de solutions de rechange pour tous ces locataires. Au FRAPRU, nous avons souvent mis en lumière le fait que cette crise avait été causée par le manque de logements sociaux et le retrait du gouvernement fédéral du domaine des logements hors du marché privé, qu'il s'agisse des HLM, des coopératives ou des organismes sans but lucratif. Selon l'OCDE, le Canada se situe au 16e rang quant à son pourcentage de logements sociaux. Ceux-ci représentent 4 % du parc immobilier au Canada.
Comme le disait Arbaud, le logement social, dans ce cas-ci, est inaccessible pour plusieurs, ce qui rend plusieurs locataires encore plus vulnérables aux évictions. Ils n'ont nulle part où aller, ce qui entraîne plus d'itinérance.
Dans le contexte actuel, en gardant à l'esprit qu'il faut respecter les champs de compétence du Québec, les demandes que nous portons au fédéral ne sont pas les mêmes que celles que nous portons aussi activement auprès du gouvernement québécois. Il s'agit d'abord d'un fonds de dépannage. Le gouvernement a annoncé hier des mesures d'aide de ce type, dont des prêts pour les loyers commerciaux. Nous, nous pensons que cela prend un fonds de dépannage et non seulement des prêts sans intérêt, car il faut éviter d'augmenter l'endettement. Cela prend des subventions spéciales, puis peut-être des prêts sans intérêt pour les locataires.
Au Canada, notamment en Ontario, il y a déjà un tel fonds pour aider les gens qui, pour une raison ou pour une autre, ne peuvent pas payer leur loyer. Cela pourrait être mis en place par la Société canadienne d'hypothèques et de logement, qui gère déjà le domaine des prêts hypothécaires.
Ensuite, il est question du financement de programmes de supplément au loyer d'urgence. Des programmes de supplément au loyer ont déjà été subventionnés par le fédéral par le passé. Cela peut être géré par les provinces, qui ont des infrastructures. Il faut financer rapidement des tels programmes pour aider les gens à demeurer dans leur logement avec une aide financière.
Par ailleurs, il faut rendre disponibles dès maintenant les fonds nécessaires pour remettre en état les logements sociaux financés par Ottawa par le passé. Cela permettrait de reloger rapidement les gens qui n'arrivent plus à payer leur loyer actuel. En raison du sous-financement du gouvernement fédéral, seulement à Montréal, 300 logements sociaux sont barricadés. Rénover ces logements ne serait pas aussi long que d'en construire de nouveaux.
Hi, everyone.
My name is Véronique Laflamme. Today, I am representing the Front d'action populaire en réaménagement urbain, FRAPRU, which is a Quebec-wide group of housing committees, tenants' associations and citizens' committees from various regions of Quebec.
We have 140 groups in Quebec, 30 of which are active groups that work daily with tenants, mainly low- and modest-income tenants, and with people who want to start social housing projects. Our groups support these projects, and provide support and services to tenants, particularly vulnerable tenants. In the context of the current pandemic, our groups receive many calls from tenants who are worried about losing their homes or who have reached the threshold of being able to pay.
FRAPRU is a group that promotes the right to housing, a right to which Canada committed itself as a signatory to the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights, but also by recently adopting, last June, Bill C-97, which included the recognition of the right to housing.
I would point out that the right to housing includes protection against eviction and a criterion relating to the ability to pay, which every home must meet, and that it must be implemented progressively, not regressively, using the maximum available resources.
The current pandemic highlights the interrelation between the right to adequate income, the right to health, the right to food and the right to housing. The particular consequences of the lack of decent housing for the homeless in particular have just been clearly highlighted by the person who spoke before me, but the consequences for seniors are also revealed by the current situation. It is important to remember that there are many seniors who are not in public institutions, but rather in rooming houses or in poor housing situations.
FRAPRU's main concern in the current pandemic is therefore to avoid mass evictions after the end of the health emergency. In most provinces and in Quebec, there is a moratorium on tenant evictions during the health emergency. Unfortunately, in most cases, this will disappear at the end of the pandemic. Since tenants' ability to pay is affected, we fear a wave of mass evictions, particularly because of the lack of employment insurance for many low-income workers, despite the income assistance provided by the Canada emergency response benefit.
We are concerned that many people will not be able to pay their rent and that they will be even more precarious after the pandemic, not to mention those who will not be able to return to work or low-income households that do not qualify for these programs. I am thinking in particular of low-income retirees and people on social assistance who have to pay more for food because of the closure of resources that often allow them to have access to some free food. These people will become more vulnerable and will have a harder time paying their rent because of the pandemic and the end of various services.
So our main concern is to avoid evictions during the pandemic, but we're also thinking about what will happen afterwards. We are well aware that this is a provincial jurisdiction, but it remains a concern that the federal government must have, given its commitments to housing rights.
Our other concern has to do with the ability to pay. The Canadian government has been able to take action on the income side, particularly through the benefit programs that have been announced but, as I was saying, we don't think that will be enough, for a number of reasons. It isn't yet the case in all Quebec cities, but in several Canadian cities, the $2,000 is close to the amount charged for rent—it's important to remember that. In Toronto and Vancouver, but also in Montreal, many tenants are already paying $1,500 or more in rent. Therefore, additional resources are needed. Later on, I will suggest some measures that could be implemented by the federal government.
At the same time, I would point out that tenants are all the more vulnerable to eviction because hundreds of thousands of them were already in core housing need at the time of the last census. In fact, 1.7 million tenant households in Canada were paying more than the standard of 30% of their income for housing, and 800,000 tenant households in Canada, including 195,000 in Quebec, were spending more than half of their income on housing.
This prevents them from meeting their other basic needs.
Food banks were already highlighting the impact of the lack of affordable housing on the increased demand for food assistance. These situations are exacerbated by the current pandemic. There was a pre-existing housing crisis in Quebec and in several Canadian cities because of the scarcity of affordable rental housing, but especially because of the high cost of housing, which was already leading to the exclusion of many tenants from their neighbourhoods. Finally, there was also a context of real estate speculation, which is still present and will unfortunately not disappear with the pandemic.
The major problem in Canada is the lack of alternatives for all these tenants. At FRAPRU, we have often highlighted the fact that this crisis has been caused by the lack of social housing and the federal government's withdrawal from housing outside the private market, whether it be low-rent housing, co-ops or non-profit organizations. According to the OECD, Canada ranks 16th in terms of its percentage of social housing. Social housing accounts for 4% of Canada's housing stock.
As Ms. Arbaud said, in this case social housing is inaccessible to many, making many tenants even more vulnerable to eviction. They have nowhere else to go, which leads to more homelessness.
In the current context, bearing in mind that Quebec's areas of jurisdiction must be respected, the demands we are making of the federal government are not the same as those we are making of the Quebec government. First of all, we are talking about a contingency fund. Yesterday, the government announced assistance measures of this type, including loans for commercial rents. We believe that this requires a contingency fund and not just interest-free loans, because we must avoid increasing debt. It takes special grants and then perhaps interest-free loans for tenants.
In Canada, particularly in Ontario, there is already such a fund to help people who, for one reason or another, can't pay their rent. It could be set up by the Canada Mortgage and Housing Corporation, which already manages mortgage loans.
Then there is the funding of emergency rent supplement programs. Rent supplement programs have been federally subsidized in the past. They can be managed by the provinces, which have infrastructure. These programs need to be funded quickly to help people stay in their homes with financial assistance.
At the same time, funds must be made available now to rehabilitate the social housing that Ottawa has funded in the past. This would make it possible to quickly rehouse people who can no longer afford to pay their current rent. Because of underfunding by the federal government, 300 social housing units are shuttered in Montreal alone. Renovating these units would not take as long as building new ones.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Encore une fois, je reviens sans cesse à la charge. Tous ceux qui évoluent dans ce secteur affirment que les contraintes d'approvisionnement imposées par les autorités municipales et provinciales constituent le principal moteur de la hausse des prix. Ces prix élevés ont ensuite une incidence sur l'ensemble du marché. Ils se répercutent négativement surtout sur les personnes les plus défavorisées économiquement, étant donné qu'elles ne possèdent pas encore de propriété. Ceux qui ont fait l'acquisition d'une propriété sont dans une meilleure situation puisque leur actif principal prend de la valeur.
Les dirigeants municipaux nous répètent sans cesse qu'ils ont besoin de plus d'argent pour des logements sociaux, mais parallèlement, la réglementation municipale et provinciale fait en sorte que les logements sont de plus en plus coûteux. Voyez-vous une incohérence dans ces deux phénomènes simultanés, à savoir les demandes pour la construction de nouveaux logements et les restrictions entourant les logements additionnels?
Again, I keep coming back to this. Everyone who's in this business says that the number one driver for higher prices is supply constraints imposed by municipal and provincial governments. These increased prices then affect the entire market. They affect people who are lower on the economic scale the worst, because they don't yet have property. Those who have property are better off, because their main asset increases in value.
We keep hearing from municipal leaders that they need more money for social housing, but at the same time municipal and provincial regulations are making housing more and more expensive. Do you see anything inconsistent about these two simultaneous phenomena—requests for more housing and restrictions on more housing?
Keith Lancastle
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Keith Lancastle
2020-02-06 12:18
Je pense qu'il ne faut pas oublier une chose. Toronto accueille quelque 100 000 nouveaux citoyens chaque année. Ce sont des gens qui veulent s'y installer et qui sont en train de former des ménages. Ils veulent entrer sur le marché de l'habitation. En réalité, il n'y a pas 100 000 nouvelles maisons qui sont construites chaque année, ce qui crée un fossé entre l'offre de logements disponibles et la demande accrue attribuable uniquement aux personnes qui emménagent dans une collectivité. Ajoutons à cela l'urbanisation des gens: les citoyens veulent demeurer près du centre-ville sans s'imposer le long trajet entre le domicile et le travail comme c'est le cas dans certaines villes.
Je pense donc que l'offre et la demande s'entrechoquent.
I think it's important to remember this. Toronto gets approximately 100,000 new citizens every year. These are people who want to come, and they're at the household formation stage. They want to get into the housing market. In fact, you're not seeing 100,000 new houses brought on year over year, so you're getting that disconnect between what is available on the supply side and the increased demand solely as the result of people moving into a community. Then you overlay that with the fact that people are urbanizing; they want to remain closer to the downtown core and not deal with the commutes that they deal with in some cities.
I think you have that collision between supply and demand.
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-02-05 18:41
Merci, monsieur le président.
Comme vous le savez, l'Association canadienne des constructeurs d'habitations, ou ACCH, est la porte-parole de l'industrie de la construction résidentielle au Canada, qu'il s'agisse de nouvelles constructions, de rénovations ou de lotissements. Comptant plus de 9 000 entreprises membres au pays, nous représentons une industrie qui crée 1,2 million d'emplois et génère une activité économique de 160 milliards de dollars.
La récente campagne électorale est venue confirmer à quel point les Canadiens s'inquiètent de l'abordabilité des logements. On a pu constater que le rêve de devenir propriétaire est toujours bien vivant au Canada, et que la nouvelle génération craint beaucoup de voir ce rêve lui échapper. Il n'est pas nécessaire qu'il en soit ainsi. Nous pouvons protéger le système financier, et même le consolider, en y apportant des modifications stratégiques.
On sait que des mesures successives axées sur la demande ont été mises en place pour remédier aux points faibles du système financier, mais on sait aussi que cela a eu des répercussions qui ont été très graves dans certains cas. Il est donc grand temps de procéder à des rajustements au sein du système.
Selon l'ACCH, 147 000 acheteurs potentiels ont été éliminés du marché par la simulation de crise, dont la moitié étaient des premiers acheteurs. Les taux de prêts en souffrance ont augmenté dans certaines régions éprouvées. Dans l'ensemble, ils demeurent sous le quart de 1 % à l'échelle nationale, et les jeunes ont le taux de prêts en souffrance le plus bas de l'ensemble des cohortes. Le système hypothécaire pénalise donc le mauvais groupe à l'heure actuelle.
Nous continuons donc de recommander que des modifications soient apportées à la simulation de crise pour en faire une simulation à taux décroissant en fonction de la durée du prêt hypothécaire. Laissez le taux à 2 % pour les prêts d'un an, mais réduisez-le à 0,75 % pour ceux de cinq ans. Pour encourager les prêts à plus long terme, comme le recommande la Banque du Canada, on peut également laisser tomber la simulation de crise, qui n'est pas nécessaire, pour les prêts de 7 ans et de 10 ans. On maintiendra ainsi la stabilité du système financier, on encouragera l'adoption de prêts à long terme et on aidera plus de Canadiens, pleinement admissibles, à pouvoir s'acheter une maison.
Nous sommes heureux de l'engagement du gouvernement fédéral à revoir la simulation de crise pour la rendre plus dynamique. Nous encourageons le ministre à ne pas limiter les consultations aux institutions financières pour aussi entendre le point de vue de l'industrie.
De plus, au sujet des premiers acheteurs, nous recommandons de réintroduire l'amortissement sur 30 ans des prêts hypothécaires assurés. Les milléniaux, dont la carrière est maintenant bien enclenchée, sont prêts à s'acheter une maison et peuvent le faire de manière responsable. L'idée qu'ils ne puissent pas se procurer une hypothèque de 30 ans est absurde, puisque la plupart vont se procurer une hypothèque de 25 ans pour s'acheter, si tout va bien, une maison à un cran supérieur quelques années plus tard. Qui plus est, il faut en moyenne environ 17 ans seulement pour rembourser une hypothèque de 25 ans au Canada. Encore une fois, nous pénalisons le mauvais groupe en empêchant ces acheteurs de s'acheter une première maison. Cela étant dit, les mesures axées sur la demande sont un problème, mais régler uniquement ce problème n'est pas une solution en soi. Les facteurs de l'offre et de la demande influent tous les deux sur les prix.
Le gouvernement fédéral peut jouer un rôle moteur en collaborant avec les provinces et les municipalités pour accroître l'offre de logements au taux du marché là où on constate des pénuries importantes et une augmentation des prix qui préoccupent tant, à juste titre, les Canadiens.
Il faut plus de logements qui répondent aux besoins des Canadiens là où ils travaillent et veulent s'établir, et cela comprend des unités pour la vente et la location. La meilleure façon d'encourager la location passe par une réforme fiscale, mais nous en discuterons une autre fois. Tous les échelons de gouvernement doivent viser à accroître l'offre de logements en ligne en ayant recours aux divers leviers à leur disposition.
Nous avons assisté à une baisse des mises en chantier en 2019 de plus de 4 000 unités à l'échelle nationale par rapport à 2018, à un moment où nous nous entendons tous pour dire que l'offre doit augmenter et non diminuer. Nous constatons également des baisses importantes de la valeur des permis de construire dans l'Ouest, ce qui contribue à affaiblir les économies locales et à accroître les pertes d'emplois dans la construction résidentielle, à un moment où nous avons désespérément besoin de ces emplois et cette activité économique. L'heure est venue d'adopter des politiques pour renverser la vapeur.
Tout comme l'abordabilité des logements, les changements climatiques se sont révélés une question importante pour les Canadiens lors des élections. Il ne fait aucun doute que le logement peut jouer un rôle important, mais nous avons besoin de politiques éclairées pour que les mesures visant à contrer les changements climatiques ne viennent pas miner encore davantage l'abordabilité des logements.
L'ACCH et ses membres ont toujours été des chefs de file en efficacité énergétique, et nous le demeurons grâce à notre programme d'étiquetage des maisons à consommation énergétique nette zéro. Nos constructeurs, qui sont à la fine pointe de la technologie, sont des pionniers dans ce domaine et cherchent la meilleure façon d'atteindre cet objectif en construisant des maisons à consommation nette zéro pour les Canadiens qui veulent investir de cette façon dans leur maison, mais il faut fermer l'écart qui existe encore dans l'abordabilité avant de modifier le code et la réglementation. Il faut également accroître la recherche-développement et l'innovation pour que l'amélioration de la performance énergétique devienne à la portée de tous.
Nous demandons au gouvernement de ne pas miser sur des niveaux de performance extrêmes avant que cela ne soit à la portée des consommateurs. Nous demandons également à ce que l'abordabilité fasse partie des objectifs fondamentaux du Code national du bâtiment en matière d'efficacité énergétique et de toute modification qui lui sera apportée.
Autre élément très important, l'ACCH est heureuse qu'on ait souligné pendant la campagne électorale les avantages que présente l'amélioration du rendement énergétique des maisons pour aider le Canada à atteindre ses objectifs dans la lutte contre les changements climatiques. Nous prônons depuis longtemps l'étiquetage de l'efficacité énergétique au moment de la revente d'une maison et l'octroi d'un crédit d'impôt pour l'amélioration du rendement énergétique, en utilisant dans les deux cas l'ÉnerGuide. Nous vous encourageons à appuyer davantage l'étiquetage au moyen du Système de cote ÉnerGuide pour les maisons et à élargir son application en en faisant le moteur de tout incitatif, crédit d'impôt et autre initiative offerts par les gouvernements, les services publics et tout autre organisme, afin d'utiliser le même système pour optimiser les résultats. À titre d'exemple, le nouveau programme de prêts à la rénovation sans intérêt devrait recourir au Système de cote ÉnerGuide.
Les électeurs ont été clairs: les Canadiens veulent un gouvernement qui travaille ensemble et pour eux. Le budget de 2020 est donc l'occasion de le faire. Tous les partis ont mentionné dans leur plateforme que l'abordabilité, l'accès à la propriété et les changements climatiques sont, à juste titre, des préoccupations importantes. L'ACCH se fera un plaisir de travailler avec vous afin de trouver des solutions pour les Canadiens.
Merci.
Thank you, Mr. Chair.
As you know, CHBA is the voice of Canada's residential construction industry—new construction, renovation and land development. With over 9,000 member firms across the country, we represent an industry that is the source of 1.2 million jobs and 160 billion dollars' worth of economic activity.
The recent election campaign confirmed how concerned Canadians are about housing affordability. It showed the dream of home ownership is still very much alive in Canada, and the next generation of new Canadians is very concerned about home ownership slipping away. It doesn't have to be this way. We can protect the financial system, and, in fact, strengthen it through policy adjustments around housing.
We know there have been successive demand-side measures to address financial system vulnerabilities, but we also know these have had an impact. The problem is that the impact in some cases has been quite severe, and it's definitely time to recalibrate the system accordingly.
CHBA estimates that 147,000 potential buyers have been knocked out of the market by the stress test. About half of those are first-time buyers. Arrears rates have gone up in some struggling areas. Overall, they continue to be below one-quarter of 1% nationally, and young Canadians have the lowest arrears rate of any cohort. The mortgage system right now is penalizing the wrong group.
We, therefore, continue to recommend adjustments to the stress test to reduce it the longer the term of the mortgage. Leave it at 2% for one-year terms, but decrease it over the longer term down to 0.75% for five-year terms. To encourage even longer-term mortgages, as promoted by the Bank of Canada, there is no need to stress-test seven-year and 10-year terms. This will maintain financial system stability, promote longer mortgage terms and help more well-qualified Canadians achieve home ownership.
We are pleased to see the federal government is committed to review the stress test with a view to making it more dynamic. We encourage the minister to expand consultations beyond just the financial institutions to ensure industry voices are part of the review.
In addition, regarding first-time buyers, we still recommend a return to 30-year amortizations for insured mortgages. The millennial generation, who are now well into their careers, are ready to get a foothold into housing, and can do so responsibly. Given that most will move up the market, the idea that they shouldn't have a 30-year mortgage is a fallacy, since most will take on another 25-year mortgage in a move-up home in a few years anyway, if all goes well. The average time to pay off a 25-year mortgage is also only about 17 years in Canada. Again, we are penalizing the wrong group when we prevent entry into home ownership. All that said, demand-side measures have been a problem, but fixing them alone is not a solution by itself. Prices are affected by both demand and supply factors.
The federal government can set up its leadership to work with the provinces and municipalities to increase market rate housing supply where we see so much in the way of shortages and resultant price increases that are rightly so concerning to Canadians.
We need more homes that meet Canadians' needs in the places they work and want to live, and this includes units for both ownership and rental. A rental can be best spurred on by tax reform, but I'll leave that discussion for another time. Governments at all levels need to target getting more housing supply online using the various levers at their disposal.
The year 2019 saw a decline in housing starts of over 4,000 units nationally, compared to 2018, at a time when we all acknowledge we need more, not less housing supply. We're also seeing severe declines in the value of building permits in western Canada, contributing to weakening local economies and job losses in residential construction at a time when those jobs and economic activity are so desperately needed. It's time to enact policy to help turn that around.
Like housing affordability, climate change emerged as an important issue for Canadians during the election. Undoubtedly, there is an important role that housing can play, but smart policies are required to ensure that addressing climate change doesn't further erode housing affordability.
CHBA and our membership have always been leaders in energy efficiency, and we continue to do so with our net-zero home-labelling program. Our leading-edge builders are pioneering this space to find best approaches to meet these goals by building net-zero houses for Canadians who want to invest in their homes that way, but the affordability gap that still exists must be closed before code changes and regulations are made. Further R and D and innovation are needed for higher levels of energy performance to be affordable for all.
We are calling on government not to go to extreme levels of energy performance and code until they are affordable for consumers. We're also calling for affordability to be enshrined as a core objective in the National Building Code for energy efficiency and for all other code changes.
Very importantly, CHBA welcomed the recognition in the election campaign of the impact that home energy retrofits can have in helping to meet Canada's climate change goals. We have long called for home energy labelling at the time of resale and an energy retrofit tax credit, both using the Government of Canada's EnerGuide labelling system. We encourage more support for the EnerGuide rating system for houses, expanding and promoting this system as the backbone of all currently proposed housing incentives, tax credits and other energy efficiency initiatives by governments, utilities and all other organizations to build on the same system to maximize results. For instance, the new interest-free retrofit loan program should certainly require the use of the EnerGuide rating system.
Elections sent a clear message. Canadians want a government that works together and works for them. Budget 2020 is an opportunity to do just that. All parties rightly identified housing affordability, home ownership and climate change as key concerns in their platforms. CHBA looks forward to working with you to bring those solutions to these key issues for Canadians.
Thank you.
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PCC (ON)
Vous avez parlé des facteurs liés à la demande. Y a-t-il des facteurs liés à l'offre?
You mentioned demand-side factors. Are there any supply-side factors?
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-02-05 19:23
Il y a beaucoup de problèmes du côté de l'offre. Dans nos plus grands centres urbains, il est assurément très difficile de mener de nouveaux projets résidentiels à terme. Il y a beaucoup de retard, de tracasseries administratives et de taxes et d'impôts sur le développement, ce qui influe sur l'abordabilité. Beaucoup de facteurs ont une incidence et tout cela est très rigide. Donc, dans nos plus grandes villes — là où il y a beaucoup d'immigrants —, il est très difficile de mener de nouveaux projets à terme assez rapidement pour répondre à la demande. Cela se reflète dans le prix des maisons, en particulier dans la région du Grand Toronto et dans la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique.
We've got a lot of supply-side issues. Definitely in our largest urban centres it's very difficult to bring new residential construction online. There are lots of delays, red tape and development taxes that are affecting affordability. There are a lot of factors affecting things and it's very inelastic, so in our largest cities—where we have a lot of immigration—it's very difficult to bring new construction online quickly enough to meet demand. You're seeing that in the house prices, especially in the GTA and the Lower Mainland in B.C.
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PCC (ON)
Est-ce que les retards d'approbation dans ces grands marchés se sont améliorés de quelque façon que ce soit?
Has there been any improvement in these big markets in the delays for approval?
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-02-05 19:23
Les choses bougent un peu en Ontario. C'est plutôt mort en Colombie-Britannique, quoiqu'un nouveau comité mixte essaie de travailler sur la question. Alors, cela reste à voir.
There's a little bit starting in Ontario. There's not a heck of a lot going on in B.C., although there is a new joint panel trying to work on that, so we shall see.
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PCC (ON)
Diriez-vous qu'il est ironique que les élus municipaux nous disent qu'il y a une crise du logement alors que ce sont les politiques municipales et, parfois, provinciales qui, d'emblée, empêchent la construction de logements?
Do you find it ironic that we hear municipal politicians tell us there's a housing crisis and yet municipal, and sometimes provincial, policies prevent the construction of housing in the first instance?
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-02-05 19:24
Oui, mais habituellement, quand ils parlent d'une crise du logement, ils font davantage référence à l'itinérance et aux HLM. Évidemment, c'est préoccupant quand il n'y a pas assez de logements pour les personnes dans le besoin.
De même, le problème que nous avons actuellement est causé par le blocage complet du continuum des services du logement. Il n'y a pas assez de nouvelles constructions. Il n'y a pas assez de personnes qui peuvent quitter leur logement pour emménager dans leur première maison à cause des règles hypothécaires. Normalement, 80 % des nouveaux logements disponibles chaque année sont libérés par des locataires qui viennent d'acheter leur première maison. Quand il n'y a plus assez de nouveaux propriétaires, le marché locatif se resserre, ce qui se répercute sur toute la chaîne et les personnes qui ont besoin d'un logement.
Yes, although usually when they're talking about a housing crisis, it's more around homelessness and low-income housing. Obviously it's a concern when there's not enough shelter for people in need.
By the same token, the problem we have right now is that the whole housing continuum is stuck. We don't have enough new construction. We don't have enough people able to get out of rentals and into their first home because of the mortgage rules. Normally, 80% of new rentals that come online every year come from people vacating rental units because they've become a first-time homebuyer. When we no longer have enough first-time homebuyers, we have tight rental markets, and it works its way through the whole rental system and into those in housing need as well.
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PCC (ON)
Bien sûr.
Dans les circonstances, quelle serait la façon la plus rapide d'augmenter l'offre?
Right.
What would be the fastest way to increase supply at this point?
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-02-05 19:25
Dans les circonstances, il faudrait vraiment que les trois ordres de gouvernement s'entendent pour reconnaître qu'il s'agit d'un grave problème et pour remédier concrètement aux difficultés associées au zonage et aux tracasseries administratives qui se présentent. De plus, il y a certains endroits au Canada où, actuellement, le système hypothécaire fonctionne de telle façon que personne ne construit à des fins spéculatives, ce qui diminue l'offre.
At this point, it would very much be collaboration between the three levels of government to recognize and acknowledge that it is a huge problem and truly address the zoning regulatory and red tape issues that are moving forward. As well, in certain instances in Canada right now, the way the mortgage system is working means nobody's building on spec right now and so supply is down.
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PCC (ON)
Au Canada, il faut en moyenne 249 jours pour obtenir un permis de construction pour un entrepôt. Aux États-Unis, l'attente est de 81 jours. Le Canada se classe actuellement 61e ou 62e au monde pour la rapidité d'obtention des permis de construction, si je ne m'abuse. C'est un problème pour les trois ordres de gouvernement. Croyez-vous que ce genre de restriction et d'attente pour la construction nuit à notre économie et à notre qualité de vie?
In Canada, it takes 249 days on average to get a permit to build a warehouse. In the United States it takes 81 days. Canada's now ranked, I think, 61st or 62nd in the world for speed of obtaining construction permits. That's a problem for all three levels of government. Do you believe that this kind of restriction and delay on building is holding back our economy and our quality of life?
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-02-05 19:26
Oui, tout à fait. C'est l'évidence même. Il y a des villes canadiennes qui ont commencé à faire du bon travail dans ce dossier et qui ont cerné cette situation, comme étant problématique, donc...
Yes, it certainly is. There's no question about it. There are some Canadian cities that are starting to do a good job on this and have identified this as an issue and so—
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PCC (ON)
Quelles sont celles qui se démarquent?
Which ones are the leaders of the pack?
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-02-05 19:26
Saskatoon, par exemple, fait du très bon travail en ce moment pour faire bouger les choses et d'autres essaient de suivre son exemple.
Saskatoon, for example, is doing a very good job right now in moving things forward, and others are trying to follow suit.
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PCC (AB)
Merci, monsieur le président.
Mes questions s'adressent à M. Lee.
Concernant la simulation de crise, compte tenu de l'époque à laquelle elle a été mise en place, convenez-vous que le principal problème des marchés en état de surchauffe à Vancouver et à Toronto était lié à l'offre et non à la demande?
Thank you, Mr. Chair.
I'm going to direct my questions to Mr. Lee.
In terms of the stress test, looking at the time it was implemented, would you agree that the main issue for the overheated markets in greater Vancouver and greater Toronto was one of supply and not demand?
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-02-05 19:41
Il se passait beaucoup de choses là-bas. Il est évident que l'offre insuffisante était le principal facteur qui poussait à la hausse les prix de l'immobilier dans ces régions, ce qui est toujours le cas, mais il y avait beaucoup d'éléments en jeu. Il y avait aussi beaucoup de spéculation. Il y avait manifestement la question de l'investissement étranger. Au Canada, un des défis que nous devons relever est le manque de données pour déterminer leur proportion avec exactitude. Beaucoup de facteurs distincts entraient en jeu, mais il ne fait aucun doute qu'à l'heure actuelle, alors que nous assistons à une nouvelle hausse des prix, la question de l'offre... On observe une croissance constante de la population. Tant que l'offre ne correspondra pas à la demande, les prix continueront de monter.
There was a lot going on there. Definitely a shortage of supply was and continues to be the main driver of house prices there, but there were many elements going on. There was also quite a bit of speculation going on. There was definitely a certain element of foreign investment. One of the challenges we have in Canada is that we don't have sufficient data to really know exactly how much of that is going on. There were a lot of different factors at play, but there's no question right now that, as we continue to see now that prices are starting to rebound again, the issue of supply.... We have a constant growth of population. Until we can get supply to match demand, prices will continue to go up.
Voir le profil de Michael Cooper
PCC (AB)
La simulation de crise visait assurément la demande, et elle a permis de réduire la demande en empêchant des centaines de milliers d'acheteurs potentiels d'accéder au marché. Vous avez parlé de certaines conséquences, notamment dans la région métropolitaine de Vancouver. Convenez-vous que la réduction de la demande n'a pas amélioré l'accessibilité, puisque toute stabilisation des prix était contrebalancée par une réduction des dépenses ou du pouvoir d'emprunt?
Certainly the stress test was aimed at demand, and it suppressed demand by keeping hundreds of thousands of potential homebuyers out of the market. You talked about some of the consequences, including in the greater Vancouver area. Would you agree that reduced demand did not improve affordability because any stabilization of pricing was matched by reduced spending or borrowing power?
Kevin Lee
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Kevin Lee
2020-02-05 19:42
Oui. En réalité, vous n'avez pas réduit la demande; vous avez seulement essayé de la supprimer, artificiellement. Ces gens veulent toujours devenir propriétaires, mais ils n'en ont pas la possibilité pour le moment. La demande n'a pas disparu: les gens n'ont tout simplement plus cette possibilité.
Le problème, c'est que vous n'avez pas amélioré l'accessibilité. Une stabilisation ou une baisse du prix des maisons obtenue en coupant l'accès au marché n'a rien à voir avec l'accessibilité. Cela ne fait que réduire la capacité d'achat des gens, réduire la valeur nette pour les propriétaires d'une maison et réduire l'accessibilité en disant aux gens qu'ils ne sont pas admissibles à un prêt hypothécaire.
Nous pouvons certainement trouver une meilleure solution et la mettre en place pour aider les gens à accéder au marché. Tant que nous pourrons maintenir l'offre à un bon niveau, à l'avenir, conserver des règles hypothécaires qui permettent aux gens de sortir du marché locatif sera très avantageux, non seulement pour ces gens, mais aussi pour ouvrir le parc locatif à ceux qui ont besoin d'un loyer plus abordable.
Yes, really you haven't actually reduced demand in that instance; you've just tried to suppress it artificially. Those people are still looking to become homeowners but can't right now. It's not that the demand is gone; it's just that they cannot.
The problem is that you haven't improved affordability. The element of any house price stabilization or decline that comes from locking people out isn't affordability. That's just reducing the ability of people to buy, reducing equity for people who have houses and reducing affordability by telling people they can't qualify.
There is a better happy medium that we can find and move forward, to help people get into the market. As long as we can provide the right amount of supply moving forward, continuing to have mortgage rules that enable people to get out of rental is very good, not only for them but to open up the rental stock for other people who need more affordable rent.
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