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PCC (AB)
Monsieur le Président, mon père a travaillé très fort depuis qu’il a immigré dans ce pays. Il a travaillé dans des scieries et des mines de charbon en Alberta et en Colombie‑Britannique et, jusqu’à ce jour, il continue de conduire un taxi parce qu’il ne peut tout simplement pas rester à la maison et qu’il préfère aller travailler. Il a toujours dit qu’au Canada, si les gens travaillent, ils peuvent payer leurs factures et subvenir aux besoins de leur famille, et s’ils travaillent dur, ils peuvent aussi s’acheter de très belles choses. C’est la raison pour laquelle tant de gens, comme mon père et bien d’autres, sont venus dans ce pays. Ils sont venus au Canada pour saisir les occasions qu’il offre et pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Cependant, le gouvernement libéral a créé un Canada que de nombreux Canadiens ont du mal à reconnaître aujourd’hui, où travailler dur ne signifie plus que les gens pourront payer l'essence, chauffer leur maison ou même posséder une maison. L’abordabilité est une préoccupation majeure pour les Canadiens de tout le pays. Dans le cadre d’un récent sondage, on a demandé sur quelles questions nous devrions nous concentrer au cours de la présente session parlementaire. Presque toutes les réponses ont indiqué que le coût de la vie était une préoccupation importante.
Aujourd’hui, au Canada, des étudiants vivent dans des refuges pour sans-abri, des mères seules n’ont pas les moyens d’acheter des aliments nutritifs pour leurs enfants et des personnes âgées se tournent vers les banques alimentaires en dernier recours. Qui plus est, selon des rapports récents, ces mêmes banques alimentaires disent avoir du mal à rester ouvertes et ne pas avoir assez de nourriture à fournir à ceux qui leur demandent de l’aide et du soutien.
Il y a une génération de jeunes Canadiens qui vivent dans le sous-sol de leurs parents sans espoir de déménager un jour. De jeunes familles qui avaient économisé pour une mise de fonds initiale doivent maintenant utiliser ce montant pour acheter des aliments et de l’essence. Les grands-parents regardent leurs enfants adultes se battre pour subvenir aux besoins de leurs propres enfants, même s’ils ont un emploi. Les Canadiens souffrent beaucoup et éprouvent de grandes difficultés. Ils ont fait tout ce qu'on leur a demandé, mais le gouvernement les laisse tomber.
Lorsque le premier ministre est entré en fonction, les Canadiens consacraient 32 % de leur revenu, en moyenne, à l’entretien d’une maison de taille moyenne. Aujourd’hui, la famille moyenne doit débourser 50 % de son revenu uniquement pour conserver cette maison. Les Canadiens s’endettent pour couvrir leurs dépenses de base et remboursent cet argent emprunté à un taux d’intérêt imprévisible et croissant. Le gouvernement a dit aux Canadiens que les taux resteraient bas pendant longtemps. Or, les taux d’intérêt augmentent maintenant tous les quelques mois et les Canadiens ne peuvent tout simplement pas suivre le rythme. Au lieu de soulager les Canadiens, le gouvernement augmente les taxes de ceux qui sont déjà en difficulté.
J’ai entendu de nombreuses personnes dans ma circonscription, des mères seules, des propriétaires de petites entreprises et des familles d’Edmonton Mill Woods, qui ne peuvent pas se permettre le programme de dépenses du gouvernement, un programme de dépenses que le gouvernement lui-même ne peut pas se permettre. Comme me l’a dit un concitoyen, nous avons besoin d’un gouvernement qui travaille pour les Canadiens, et non l’inverse. Je suis tout à fait d’accord.
Ma circonscription, Edmonton Mill Woods, est une collectivité multiculturelle. De nombreux immigrants sont venus dans ce magnifique endroit pour y faire leur vie. Je connais de nombreuses familles d’immigrants qui travaillent dur, qui font de longues heures, qui essaient d’offrir une bonne vie à leurs enfants, mais qui ne parviennent pas à répondre aux demandes inflationnistes créées par le gouvernement.
Un de mes concitoyens, Abdul, est propriétaire d’une entreprise locale et un nouvel immigrant du Nigeria. Comme la plupart des propriétaires de petites entreprises, il travaille beaucoup plus que les huit heures normales par jour. Il est motivé, vaillant et passionné par son entreprise, mais il a malgré tout du mal à joindre les deux bouts. Il m’a confié qu’il n’a pas les moyens d’inscrire ses enfants au hockey ou sa fille à la danse. Contrairement au gouvernement, il ne peut pas dépenser l’argent qu’il n’a pas.
Kim, une autre résidante de ma circonscription, est une mère seule. Elle est la seule personne à subvenir aux besoins de ses enfants. Elle peine toujours à mettre de l’essence dans sa voiture afin de se rendre au travail. Contrairement au gouvernement, elle doit économiser de l’argent afin de pouvoir le dépenser pour ses enfants. Elle a dû économiser rien que pour acheter des fournitures scolaires cette année, qui, bien sûr, coûtent plus cher en raison de la crise de l’inflation créée par le gouvernement en ce moment. Je crois que le gouvernement aurait quelque chose à apprendre des mères seules comme Kim et de nombreux autres Canadiens. Il doit trouver un dollar pour dépenser un dollar. Il doit avoir de l’argent pour le dépenser.
À présent, le gouvernement aggrave la situation des Canadiens. Il doit renoncer aux augmentations d’impôt qu’il prévoit pour les familles et les entreprises canadiennes. Les Canadiens ne peuvent pas suivre le rythme de ces dépenses effrénées qui alimentent l’inflation et la hausse des taux d’intérêt. Au lieu de nous contenter de faire fonctionner la planche à billets, il nous faut hausser la production pour que l'offre dépasse la demande. Nous devons produire ici même, au Canada, des aliments, de l’énergie et des ressources naturelles à prix abordable.
Nos agriculteurs sont les meilleurs du monde. En éliminant les obstacles que le gouvernement leur a imposés, nous augmenterons la production alimentaire et rendrons les aliments plus abordables. Nous devons supprimer les taxes sur les agriculteurs, supprimer le plan du gouvernement pour réduire l’utilisation d’engrais, et éliminer même les formalités administratives qui pénalisent financièrement les agriculteurs. Laissons nos agriculteurs faire ce qu’ils savent le mieux faire, c’est-à-dire produire nos aliments.
En fait, si le gouvernement voulait juste cesser de faire obstacle, les agriculteurs pourraient non seulement fournir plus d’aliments pour les Canadiens, mais aussi aider le monde à lutter contre la pénurie alimentaire qui menace de sévir.
Je propose aussi au gouvernement de dialoguer avec les Canadiens et de les écouter. Je propose au gouvernement de parler avec les gens de ma circonscription et avec nos concitoyens de partout au pays afin de savoir ce qui leur arrive, à eux, à leurs familles et à leurs entreprises. Je me suis assis récemment avec un groupe de camionneurs et j’ai été très étonné d’apprendre qu'il en coûte moins cher à certaines entreprises de camionnage de ne pas faire rouler leurs camions, que cela leur fait faire des économies. Il leur en coûte tellement cher de payer le diésel, de trouver des chauffeurs et de les rémunérer qu’ils économisent de l’argent en ne travaillant pas.
Nous devons faire en sorte que les Canadiens conservent une plus grande partie de leur salaire et que l’énergie, l’essence, le chauffage et d’autres coûts deviennent plus abordables. Au lieu d’importer de l’énergie, nous devons nous débarrasser des dispositions législatives comme celles qui sont proposées dans le projet de loi C-69 et permettre la production d’énergie au Canada. Le projet de loi C-69 lui-même constitue un obstacle de taille si nous voulons attirer de nouveaux investissements et de nouveaux projets au Canada.
À l’heure actuelle, le Canada importe plus de 130 000 barils de pétrole par jour, et ce pétrole provient principalement de pays qui sont des dictatures. Nous importons tout ce pétrole alors que le Canada possède des réserves d'hydrocarbures qui sont les troisièmes au monde et qui se trouvent largement en Alberta. Tout cela parce que le gouvernement préfère le pétrole sale des dictatures à l’énergie canadienne responsable.
Nous abrogerons les lois anti-énergie du gouvernement pour les remplacer par des lois qui protègent l'environnement, prévoient la consultation des Premières Nations et font en sorte que les projets puissent se réaliser. Il en résultera plus d’emplois pour les Canadiens et plus d’énergie éthique canadienne pour le monde. Cela soutiendra aussi notre dollar.
Ce n’est jamais le bon moment pour augmenter les impôts des travailleurs canadiens. Pourtant, c’est exactement ce que fait le gouvernement. Nous continuons de demander au gouvernement d’annuler toutes les hausses prévues du fardeau fiscal, y compris les augmentations des charges sociales le 1er janvier et les hausses de taxe sur l’épicerie et le chauffage domestique le 1er avril. J’espère que le gouvernement et tous les autres députés appuieront notre motion aujourd’hui.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, je ne dirais pas que c’était vraiment concis, mais je pense qu’il y avait une question quelque part dans cette intervention.
Pour ce qui est d’aider les Canadiens, le gouvernement libéral est à l’origine de tous ces problèmes. Le gouvernement est à l’origine de cette inflation. Il a fait augmenter le coût de tout et il propose maintenant des choses qu’il appelle des solutions. En réalité, certaines de ses prétendues solutions ne feront qu’exacerber l’inflation et ces problèmes, elles ne sont que temporaires.
En réalité, tout ce que le gouvernement fait maintenant, tout ce qu’il propose sera complètement annulé par le coût de tout et surtout par ses hausses d’impôt et de taxes. Le 1er janvier et le 1er avril, le coût de tout va augmenter pour les Canadiens, ce qui effacera complètement tout ce que le gouvernement a dit qu’il essayait d’offrir. Il n’aide pas. Il a causé ce problème et il ne fait rien pour le régler.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, je suis d’accord avec mon collègue pour dire que les programmes du gouvernement en matière de logement ne fonctionnent pas. Jour après jour, nous avons interrogé le gouvernement à propos du logement abordable, et sa solution a toujours été de dire: « Nous avons consacré tel montant d’argent à ce dossier. Nous avons dépensé des millions de dollars pour ce programme-ci, des millions et des millions de dollars pour ce programme-là. » Sauf que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Cette approche ne fonctionne pas.
Nous avons dit que nous devons augmenter l’offre. S’il y a un problème de demande, nous devons être capables de trouver des solutions pour augmenter l’offre, ce que le gouvernement ne fait pas. En augmentant l’offre, nous remettrions le système sur ses rails. Si nous pouvions travailler avec les municipalités, avec les provinces et encourager les municipalités, en particulier les empêcheurs de tourner en rond qui sont très lents et qui font obstacle à la délivrance de permis de construire, et si nous pouvions augmenter l’offre et utiliser davantage l’espace abondant que nous avons au Canada pour fournir des logements aux Canadiens, cela créerait vraiment plus de logements abordables.
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PCC (AB)
Monsieur le Président, nous passons la journée à discuter d’enjeux importants. Nous parlons de rendre la vie plus abordable pour tous les Canadiens, y compris les collectivités autochtones, les néo-Canadiens et les Canadiens qui sont ici depuis des générations, parce que cette crise a atteint un point où les Canadiens ne peuvent tout simplement plus continuer. Or, le gouvernement libéral va maintenant rendre les choses encore plus inabordables.
Quand nos concitoyens nous disent qu’ils ont du mal à nourrir leur famille, à subvenir aux besoins de leur famille, c’est une crise nationale à laquelle nous devons faire face. Nous continuerons à en discuter. Nous continuerons à faire pression sur le gouvernement jusqu’à ce qu’il cesse d’augmenter les impôts des Canadiens.
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NPD (AB)
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2022-09-29 11:02 [p.7909]
Madame la Présidente, le secrétaire parlementaire a parlé de certaines mesures prises par le gouvernement pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, et je suis très fière de dire que le NPD a joué un rôle de premier plan dans le dossier des soins dentaires et dans certaines de ces autres mesures, mais nous n’avons pas vu le gouvernement offrir une aide aux étudiants.
Le 24 novembre 2020, j’ai présenté une motion, adoptée à l’unanimité par la Chambre, en vue de geler le remboursement des prêts étudiants pendant la pandémie de COVID. La mesure n’a pas été mise en place.
Nous avons appris depuis que près de 70 000 étudiants se sont trouvés en défaut de paiement sur leurs prêts au Canada parce qu’ils n’ont pas été en mesure de les rembourser pendant la pandémie. Certaines mesures de soutien sont en place pour certains Canadiens, et c’est formidable, mais je n’ai pas encore fini. Je n’ai pas fini de travailler pour les Canadiens. J’aimerais que les étudiants puissent bénéficier d’une certaine aide.
Qu’est-ce que le député proposerait pour apporter de l’aide aux étudiants dans les mois à venir?
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PCC (AB)
J'aurais souhaité que les députés de son parti soient à la Chambre.
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NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2022-09-29 11:51 [p.7916]
Madame la Présidente, je vais commencer par dire que je suis déçue que nous débattions aujourd’hui de cette motion, à la veille de la deuxième Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, à un moment où les Autochtones de ce pays n’ont pas accès à de l'eau potable, n’ont pas de logement adéquat et sont privés de leurs droits fondamentaux, et à un moment où ils découvrent les tombes de leurs enfants. À la veille de ce jour, voilà la motion que le Parti conservateur a choisi de présenter.
Je suis choquée par cela, mais je veux commencer par raconter une histoire. Il s’est passé quelque chose hier. Hier, je parlais à une députée conservatrice, et non, nous n’étions pas à l’écran et ce n’était pas en public. Elle m’a demandé pourquoi nous avions conclu l’entente de soutien sans participation avec les libéraux. Elle m’a demandé ce que nous en retirions. C’est ainsi qu’elle l’a formulé. J’ai ri et je lui ai dit qu’elle avait peut-être besoin de s’asseoir et de réfléchir à la question pendant une minute. Puis, toute la nuit dernière, j’y ai réfléchi. Ne comprend-elle vraiment pas pourquoi nous avons fait cela? N’était-ce vraiment pas quelque chose qu’elle pouvait comprendre?
Pour moi, il est clair que nous l'avons fait parce que nous essayions d’obtenir de l’aide pour les Canadiens. Nous l’avons fait parce que nous essayions d’obtenir des soins dentaires, une assurance-médicaments, des mesures de protection de l'environnement et un soutien aux travailleurs. C’était pour les Canadiens. Nous ne l’avons pas fait pour gagner. Nous ne l’avons pas fait pour faire perdre des points aux libéraux. Nous ne l’avons pas fait pour accroître notre pouvoir. Nous l’avons fait pour les Canadiens.
Tandis que nous débattons à la Chambre de cette motion, sur laquelle je reviendrai, je veux que nous nous souvenions tous que chaque député du Parti conservateur du Canada a accès à un programme de soins dentaires en or. Chaque député a accès à un programme de soins dentaires pour lui-même et ses enfants, et les conservateurs votent contre le strict minimum pour les autres familles canadiennes du pays. Pour moi, cela en dit long; cela montre bien à qui nous avons affaire.
En tant que députés, nous avons tous ce privilège. Nous avons la possibilité de faire entendre notre voix. Nous avons de telles possibilités. Nous avons tous accès à des avantages et à des salaires que les Canadiens ordinaires n’ont pas, et nous avons l’obligation, lorsque nous nous levons dans cette enceinte, de penser à ces gens et de veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à ces choses, les mêmes choses que nous et nos familles avons.
Avec cette motion, les conservateurs tentent d’induire les Canadiens en erreur. Ils essaient de transformer le mot « taxe » en un vilain mot. Je sais et les députés savent que « taxe » n’est pas un vilain mot. En fait, ce n’est pas un mauvais mot du tout, mais nous y reviendrons.
Ils essaient de convaincre les Canadiens qu’ils sont de leur côté avec cette motion, mais nous ne sommes pas dupes. Les Canadiens ne sont pas dupes. Les conservateurs continuent de se ranger du côté des grandes entreprises au détriment des Canadiens avec cette motion.
Une chose que j’aime dans cette motion, c’est qu’elle nous donne l’occasion de parler de fiscalité. Nous ne parlons pas assez souvent de fiscalité dans cette enceinte. Cependant, cette motion évite les questions les plus importantes: qui paie, et qu’obtiennent ces personnes en échange de cet argent?
À l’heure actuelle, le fardeau fiscal au Canada repose sur les familles canadiennes. Il repose sur les épaules des familles de travailleurs. Ce n’est pas juste. Cela signifie que même si elles ont deux revenus, il leur est difficile de joindre les deux bouts. Cela a entraîné un déséquilibre dans notre pays. Nous sommes confrontés à une crise du logement qui pousse de plus en plus de gens dans la rue, le coût des loyers monte en flèche et les jeunes n’ont aucun espoir de devenir propriétaires.
Cela n’a pas toujours été le cas. Il fut un temps dans ce pays où les sociétés et les riches assumaient leur juste part du fardeau fiscal et où notre économie était en plein essor. Les travailleurs pouvaient subvenir aux besoins de leur famille et le gouvernement était en mesure de fournir des services parce qu’il tirait ses revenus de sources autres que les familles de travailleurs. Cependant, les gouvernements conservateurs et libéraux successifs ont changé la donne. Ils ont abaissé les taux d’imposition des entreprises. Ils ont créé des échappatoires fiscales. Ils ont viré le système fiscal à l'envers.
La dernière fois que les particuliers et les entreprises ont payé le même montant d’impôt sur le revenu, c’était en 1952. Depuis, la contribution des entreprises à notre société n’a cessé de diminuer. Aujourd’hui, les Canadiens paient 4 $ d’impôt pour chaque dollar payé par les entreprises, mais ce n’est pas le cas de tous les Canadiens.
Pendant que les conservateurs et les libéraux réduisaient les taux d’imposition des entreprises et distribuaient des subventions et des crédits d’impôt aux entreprises, ils réduisaient également l’impôt des Canadiens les plus riches et s’appuyaient plutôt sur des formes de taxation régressive comme la TPS. Ce n’est pas un secret. Tout le monde dans cette Chambre le sait. Nous le savons tous, et pourtant, nous sommes ici en train de débattre d’une motion simpliste qui vise à faire croire aux Canadiens que les conservateurs se soucient du bien-être des Canadiens. C’est une motion qui tente de faire un vilain mot du mot « taxe », sans aborder les questions les plus fondamentales: qui paie les taxes et les impôts, combien ces personnes paient-elles et pourquoi?
Les personnes à qui les gouvernements prennent de l’argent et une partie de leur revenu sous forme de taxes et d'impôts et ce à quoi ils consacrent cet argent indique les priorités des gouvernements. Au cours des quatre ou cinq dernières décennies, d'un gouvernement libéral à un gouvernement conservateur à un gouvernement libéral à un gouvernement conservateur et ainsi de suite, nous avons constaté une tendance claire: le fardeau fiscal a constamment été transféré aux travailleurs canadiens et l’impôt des riches et des entreprises a diminué.
À maintes reprises, les gouvernements conservateurs et libéraux ont démontré qui ils sont et de qui ils se soucient, et ce ne sont pas les Canadiens ordinaires. Ce ne sont pas les travailleurs. Ce ne sont pas les étudiants. Ce ne sont pas les personnes âgées. Ce ne sont pas les Autochtones. Ce ne sont pas les personnes handicapées. Ce ne sont pas les sans-abri.
Nous n’avons pas besoin de nous reporter 50 ans en arrière pour voir ce qui se passe dans ce pays. Dans les trois jours qui ont suivi la déclaration de la pandémie mondiale, 754 milliards de dollars ont été versés pour soutenir les marchés financiers, les grandes banques et les plus grosses sociétés. Il a fallu au gouvernement des semaines, puis des mois, pour que les Canadiens ordinaires, qui fournissent ces 754 milliards de dollars versés aux grandes banques, puissent bénéficier de soutien. Les conservateurs ne veulent pas parler de cela.
Bien que je me réjouisse de l’occasion qui nous est donnée de parler de fiscalité aujourd’hui et que je sois déçue par la simplicité d’esprit de cette motion, je pense également que nous devons parler de la façon dont nous pourrions réformer notre système fiscal. Les néo-démocrates ont proposé toute une série de réformes, contre lesquelles les conservateurs ont voté: un retour progressif à des taux d’imposition raisonnables pour les sociétés, un impôt sur les bénéfices pandémiques pour récupérer une partie des centaines de milliards que les Canadiens ont versés à ces sociétés, un impôt sur la fortune, la suppression des échappatoires fiscales qui permettent aux riches d’échapper aux impôts canadiens et la poursuite des fraudeurs fiscaux.
Si nous adoptions ces réformes, nous pourrions offrir des soins dentaires à tous les Canadiens. Nous pourrions avoir un régime d’assurance-médicaments. Les Canadiens n’auraient plus à s’inquiéter de savoir s’ils peuvent se payer leurs médicaments d’ordonnance. Nous pourrions payer pour une stratégie sur le logement. Nous pourrions investir dans notre avenir. Nous pourrions bâtir un Canada meilleur. Les taxes ne sont pas un gros mot. Elles le deviennent simplement lorsque les politiciens essaient de tromper les gens.
Enfin, je terminerai en parlant un peu de l’assurance-emploi et du Régime de pensions du Canada. En dépit de ce que pensent les conservateurs, les Canadiens ne sont pas dupes de leur conversation et de leur absurdité quant à savoir s’il s’agit d’une taxe. Les Canadiens voient ce que font les conservateurs. Je suis de l’Alberta. Les Albertains voient ce qui se passe. Nous voyons notre gouvernement provincial s’attaquer au RPC. C’est le sujet dont me parlent le plus souvent mes concitoyens. Je sais comment les conservateurs s’emploient à détruire le filet de sécurité sur lequel les travailleurs comptent. Les travailleurs ont besoin de leurs pensions. Ils ont besoin d’un système d’assurance-emploi qui fonctionne. Il ne s’agit pas de l’argent du gouvernement, mais de l’argent des travailleurs.
La semaine dernière, le régime d’assurance-emploi est revenu à son état défaillant d'avant la pandémie. Les changements pour lesquels mes collègues néo-démocrates et moi-même nous sommes battus afin que les travailleurs canadiens ne soient pas laissés pour compte lors de la pandémie ont disparu. Au lieu de prétendre que l’assurance-emploi et le RPC sont un fardeau pour les travailleurs canadiens, j’invite les conservateurs à se joindre à nous pour que la totalité des travailleurs obtienne le soutien dont ils ont besoin de l’assurance-emploi et que la totalité des travailleurs puisse prendre leur retraite dans la dignité avec des prestations de retraite adéquates.
Ce n’est pas le moment de présenter cette motion. Ce non-sens politique est conçu pour que le nouveau chef de l’opposition officielle obtienne du temps d’antenne et quelques messages sur Twitter. Les Canadiens ne veulent pas de ces absurdités. Ils veulent que tous les partis à la Chambre travaillent ensemble pour améliorer leur vie.
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NPD (AB)
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2022-09-29 12:02 [p.7918]
Madame la Présidente, je ne suis pas toujours d’accord avec le député, mais aujourd’hui, je le suis…
Des voix: Oh, oh!
Mme Heather McPherson: Je vais laisser mes collègues, là-bas, terminer leur crisette.
Je ne sais pas si le député est au courant, car il n'est pas Albertain, mais en Alberta, le gouvernement du Parti conservateur uni parle de retirer les pensions de l’Alberta du Régime de pensions du Canada, ce qui est très dangereux. Tellement de Canadiens dépendent du Régime pour vivre leur retraite dans la dignité. Ses prestations sont, selon moi, nettement insuffisantes à l’heure actuelle, mais l’immoralité et les propositions dangereuses du Parti conservateur au sujet des pensions sont très troublantes.
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NPD (AB)
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2022-09-29 12:04 [p.7918]
Madame la Présidente, je veux simplement mentionner au député que je suis heureuse d'avoir fait ce que j'ai pu pour m'assurer que les enfants de la Saskatchewan ont accès à des soins dentaires.
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NPD (AB)
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2022-09-29 12:05 [p.7918]
Madame la Présidente, j'aimerais remercier mon collègue. Nous avons bien collaboré dans divers dossiers, et je constate que nous sommes sur la même longueur d'onde. En fait, je le soupçonne d'être néodémocrate.
Pour répondre à sa question, je pense que c'est vrai. Le député d'Elmwood—Transcona a dit essentiellement la même chose. Lorsque le Parti conservateur présente des motions comme celle-là qui sont remplies de démagogie et de désinformation, c'est dangereux. C'est dangereux, et nous avons une responsabilité comme parlementaires de veiller à ce que les échanges, le débat dans cette enceinte, ne descendent pas aussi bas. Nous devons élever le débat, et cette motion ne l'élève en rien.
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PCC (AB)
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2022-09-29 12:06 [p.7918]
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Chicoutimi—Le Fjord.
Les Canadiens n’ont pas les moyens de se payer le gouvernement libéral actuel. Les néo-démocrates—libéraux ont tellement fait grimper le coût de la vie que les gens sont forcés de choisir entre chauffer leur maison, faire le plein d’essence et nourrir leur famille. C’est pourquoi la motion conservatrice d’aujourd’hui demande au gouvernement de mettre fin immédiatement aux nouvelles taxes sur l’essence, l’épicerie, le chauffage et les chèques de paie. Cela signifierait l’annulation de l’augmentation prévue de la taxe sur le carbone et des hausses de taxes prévues sur le salaire, qui font toutes partie du fardeau fiscal selon le site Web du gouvernement libéral.
Les chiffres sont sombres. Un Canadien qui gagne 60 000 $ par année payait 3 400 $ de taxes par année sous le gouvernement conservateur précédent comparativement à 4 169 $ aujourd’hui. La famille canadienne moyenne consacre maintenant une plus grande partie de son revenu aux taxes qu’à la nourriture, aux vêtements et au logement réunis, et cette part va continuer d’augmenter sous le gouvernement libéral actuel. C’est immoral, et tout cela est la conséquence de mauvaises politiques.
Tout coûte de plus en plus cher. Les familles dépensent 1 200 $ de plus par année pour se nourrir. Le prix des logements, qui a grimpé en flèche, et la hausse des taux d’intérêt signifient que la moitié des jeunes Canadiens, soit 56 %, qui cherchent à acheter leur première maison ont mis leur projet en veilleuse ou l’ont tout simplement abandonné.
Le loyer d’un logement d’une chambre à coucher à Toronto dépasse les 2 300 $ par mois, et des étudiants de niveau postsecondaire vivent dans des refuges pour sans-abri. Une petite entreprise sur six envisage de fermer définitivement ses portes, tandis que près des deux tiers demeurent endettées depuis les deux dernières années, en grande partie à cause des décisions prises par les gouvernements. Bien sûr, il y a aussi la taxe sur le carbone de plus en plus lourde que les libéraux avaient promis de maintenir à un certain niveau, mais elle dépassera de loin ce qu’ils prétendaient au départ.
Les libéraux n’arrêtent pas de dire que cette taxe redonne aux Canadiens plus que ce qu’elle leur enlève, mais, bien sûr, le directeur parlementaire du budget a complètement démenti cette affirmation. La réalité, c’est que 60 % des Canadiens ne récupéreront pas plus que ce qu’ils y ont investi et, bien sûr, grâce au gouvernement libéral, les Albertains sont les plus durement touchés, puisqu’ils paient 2 282 $ de plus que ce qu’ils reçoivent.
Cependant, dans la pratique, le remboursement de la taxe sur le carbone, c’est un moyen employé par le gouvernement libéral pour se servir des Canadiens de la classe ouvrière comme source de prêt sans intérêt. Les gains ne sont pas remis, et il coûte aux Canadiens le montant exact de l’inflation pour chaque mois où ils sont privés de cet argent, en plus du coût des pertes de revenus de placement potentiels.
Par exemple, si on utilise le taux d'inflation de 2021 estimé de façon prudente, comme nous le savons maintenant, à 3,4 %, qui a plus que doublé cette année, plus un taux de rendement prudent de 2 % sur les investissements, et en ajoutant cela au coût moyen de la taxe sur le carbone en 2021 pour un Albertain, fixé à 1 585 $, c'est presque 86 $ qui viennent de disparaître. C’est de l'argent que ces Canadiens ne récupéreront jamais et qu’ils auraient pu utiliser pour payer l'épicerie ou faire le plein d'essence. Les libéraux vont aggraver ces pertes et continuer à enlever de plus en plus d'argent aux Canadiens.
Les conservateurs se concentrent sur les Canadiens qui sont aux prises avec cette crise du coût de la vie fabriquée par les libéraux.
Coralea, d'Elk Point, m'a écrit. Son fils souffre d’un trouble du déficit de l'attention et de plusieurs autres difficultés d'apprentissage. Pour surmonter ces difficultés, elle l'a envoyé dans une école située à environ une demi-heure de leur domicile. Ils pouvaient faire du covoiturage avec d'autres familles, et son mari avait un emploi bien rémunéré dans le secteur pétrolier, mais la guerre des libéraux contre le secteur pétrolier et gazier a tout changé.
Des plateformes de forage ont cessé leurs activités, des entreprises ont fermé, les investissements se sont faits rares et des projets ont été annulés, tout cela à cause du risque et de l'incertitude créés par le gouvernement libéral. Malheureusement, comme des dizaines de milliers d'autres travailleurs directement employés par le secteur de l'énergie, le mari de Coralea a perdu son emploi. Il a bien trouvé un autre emploi près de chez eux, mais il était payé un tiers de ce qu'il gagnait auparavant. Coralea a créé une entreprise d'entretien ménager pour que sa famille puisse joindre les deux bouts, mais cette entreprise a été réduite à néant au cours des deux dernières années.
Il y a quelques mois, l'école du fils de Coralea l'a appelée afin de lui proposer un plan pour les quatre prochaines années qui permettrait à son fils d'obtenir un diplôme et sa première année d'apprentissage, mais elle a dû leur dire que son fils ne retournerait pas à cette école l'année suivante, parce qu’ils ne peuvent plus assumer les frais de l’aller-retour d'une heure deux fois par jour avec le coût de l’essence qui monte en flèche et un revenu réduit.
Coralea n’est pas une Canadienne qui a les moyens de s’acheter une Tesla de luxe à 60 000 $. Elle n’a même pas les moyens de recâbler sa maison pour pouvoir en faire la recharge. Elle n’a pas les moyens d’avoir une voiture électrique qui ne fonctionne pas pendant les tempêtes de neige et les températures de -40 °C que les gens de Lakeland connaissent bien. Elle n’a pas les moyens de payer les nouvelles taxes et les augmentations de taxes que le gouvernement libéral ne cesse d’infliger aux Canadiens.
Un autre électeur, Steve, un aîné de Vermilion, m’a dit qu’il recevait à la fois des prestations au titre du Régime de pensions du Canada et de la Sécurité de la vieillesse, toutes deux indexées sur l’inflation. Les libéraux nous diront que les aînés qui vivent de ces programmes sont à l’abri des hausses du coût de la vie et des pressions inflationnistes, mais ce n’est pas vrai. Moins de la moitié de la facture mensuelle d’essence de Steve sert à payer l’essence qu’il utilise. Pas moins du quart de sa facture sert à payer les taxes, soit plus de 50 $ par mois.
Pour les deux premiers trimestres de l’année, les adultes célibataires ont reçu un peu plus de 250 $ en remboursements de la taxe sur le carbone. Steve payait en même temps 300 $ en taxes sur sa seule facture d’essence. Il paye des taxes sur le carbone sur sa facture d’électricité, sur son épicerie et sur l’essence pour son camion. Les taxes obligeront Steve à sortir de sa retraite. Il m’a dit: « Cette taxe sur le carbone me tue », et m’a demandé de continuer de lutter contre cette taxation « qui n'a pas de sens et qui est inutile. »
Puis, il y a Austin, un homme de 25 ans de Vegreville, qui devrait avoir un avenir brillant devant lui. Il devrait être prêt à commencer sa vie, à s’acheter une maison et à penser à fonder une famille s’il le souhaite. Il doit plutôt décider quelles factures il paiera chaque mois et s’il aura aussi les moyens de faire son épicerie. L’entretien de sa voiture lui a coûté 850 $, 850 $ qu’il ne peut se permettre de payer lorsque les prix de l’essence ont doublé et que ses factures d’essence et d’électricité lui coûtent 400 $ par mois. Austin occupe deux emplois, un chez Walmart et l’autre dans un aréna local. Sa petite amie de 21 ans travaille dans le domaine de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants. Fort préoccupé pour leur avenir, il m’a dit: « Abolissez la taxe sur le carbone... Arrêtez les dépenses. Atténuez le choc de l’inflation, faites que la classe moyenne paie moins de taxes et aidez-nous vraiment à avancer, au lieu de nous ramener en arrière. »
Nous pourrions tous vous donner d'autres exemples recensés auprès de nos électeurs: Jason, qui exploite un petit terrain de golf public au Nouveau-Brunswick, a payé 6 000 $ de plus en carburant entre 2020 et 2021 et s’attend à une autre hausse de 7 500 $ cette année; Linda, une veuve âgée, conduit toujours un autobus scolaire parce qu’elle n’a pas les moyens de chauffer sa maison et de mettre de l’essence dans sa voiture; quant à Fred, il m’a parlé d’une jeune famille qu’il côtoie chaque semaine à la pratique de hockey, qui doit maintenant choisir lequel de ses enfants pourra jouer la saison prochaine parce que les déplacements pour se rendre aux matchs sont devenus trop coûteux.
La crise du coût de la vie imposée par les libéraux n’est pas « transitoire », elle n’est pas « l’inflation de Vladimir Poutine » et elle n’est pas « un problème de chaîne d’approvisionnement ». C’est une inflation qui existe parce que le gouvernement a toujours dépensé bien au-delà de ses moyens, sans tenir compte des mises en garde des conservateurs selon lesquelles ses dépenses effrénées feraient grimper les prix des produits de première nécessité pour tous les Canadiens.
La crise du coût de la vie provoquée par les dépenses du gouvernement et par ses hausses de taxes sur l’essence, l’épicerie, le chauffage des maisons et les chèques de paie forcent les Canadiens que je représente à choisir entre se chauffer et se nourrir. Ils doivent choisir lequel de leurs enfants peut faire du sport ou, le cas échéant, décider s’ils ont les moyens de rendre visite à leurs petits-enfants. Ils sont souvent obligés d’hypothéquer l’avenir de leurs enfants parce qu’ils n’ont plus les moyens de les soutenir. Il faut que cela cesse. Les dépenses inconsidérées du gouvernement, ses attaques contre les travailleurs canadiens et ses hausses d’impôt continuelles détruisent des vies. Voilà pourquoi la motion d’aujourd’hui est si importante. Les Canadiens ne peuvent plus se permettre de vivre sous un gouvernement libéral.
Comme notre nouveau chef, le député de Carleton, le leur demande depuis des années, les libéraux doivent faire marche arrière, réduire les dépenses gouvernementales et équilibrer le budget de façon à ce que notre dette ne soit pas refilée aux générations futures alors qu’elles n’en auront rien retiré. Ils doivent cesser d’imposer des amendes, de diaboliser et de congédier des Canadiens pour des décisions médicales personnelles que le premier ministre ne juge pas acceptables. Ils doivent cesser de détruire la vie et les moyens de subsistance des Canadiens en chassant les investissements et en menottant l’exploitation des ressources naturelles du Canada dans les secteurs agricoles, qui constituent les ancrages dans notre économie. Leur programme va à l’encontre de l’entreprise et du secteur privé, lui imposant son lourd fardeau administratif. Les libéraux doivent promettre aujourd’hui de ne pas imposer de nouvelles taxes sur l’essence, sur l’épicerie, sur le chauffage des maisons et sur les salaires.
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PCC (AB)
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2022-09-29 12:17 [p.7920]
Madame la Présidente, il est frappant de constater que le gouvernement, qui est au pouvoir depuis sept ans et qui a conclu une entente pour y rester pendant 10 ans, a réussi jusqu'à présent à provoquer une flambée des prix presque jamais vue d'à peu près tous les produits de première nécessité.
Les députés ministériels prennent la parole à la Chambre des communes pour offrir leurs pensées et leurs prières aux Canadiens touchés par la crise du coût de la vie, dont ils admettent l'existence, et ils leur envoient un message d'espoir et de compassion, et pourtant, le député souhaite parler de n'importe quoi sauf du bilan des libéraux et de la crise du coût de la vie qu'ils ont créée.
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PCC (AB)
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2022-09-29 12:19 [p.7920]
Madame la Présidente, le fait est que le premier ministre a dépensé plus que tous les autres premiers ministres de l'histoire canadienne réunis. Ceci est une conséquence des dépenses effrénées qu'engage le gouvernement budget après budget. À vrai dire, il ne s'agit pas que d'une conséquence des deux dernières années.
Les Canadiens veulent voir les élus assumer la responsabilité du programme de politiques du gouvernement, lequel rend la vie trop dispendieuse et inabordable, et fait souffrir les Canadiens, qui peinent à joindre les deux bouts et s'inquiètent vivement de leur avenir. Il est ahurissant d'entendre les députés d'autres partis admettre qu'il y a une crise du coût de la vie, tout en omettant d'en assumer la responsabilité et refuser de voter en faveur d'une mesure évidente, immédiate et concrète susceptible d'atténuer les difficultés de chaque travailleur ordinaire du pays.
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PCC (AB)
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2022-09-29 12:20 [p.7921]
Madame la Présidente, c'est là un autre dossier où l'on constate un énorme écart entre les propos des députés d'autres partis, leurs actions et les résultats qui découlent de leurs politiques. En réalité, les politiques des néo-démocrates et des libéraux, qui se résument à de lourds impôts, de fortes dépenses et des déficits élevés, causent un tort disproportionné aux Canadiens à faible revenu ou à revenu fixe, aux aînés, aux petits salariés et aux gens les plus désavantagés partout au pays. C'est à ces personnes que leur programme de politiques nuit le plus. Les conservateurs sont ceux qui offrent une véritable solution afin de fournir...
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NPD (AB)
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2022-09-29 12:48 [p.7925]
Madame la Présidente, il y a de nombreuses raisons qui expliquent l’inflation actuelle au Canada. Il y a des facteurs sur lesquels nous n’avons pas de contrôle et d’autres sur lesquels le gouvernement a beaucoup de contrôle. L’un de ces facteurs, c'est la cupidité des entreprises. Des économistes de l’organisme Canadiens pour une fiscalité équitable nous ont dit qu'une raison très simple explique cette inflation et la crise de l’abordabilité: c’est parce que les entreprises profitent de la conjoncture pour augmenter les prix. Les mêmes économistes soulignent aussi qu’on demande aux plus démunis de faire le plus de sacrifices.
Comme membre du gouvernement, le député serait-il favorable à un impôt sur le revenu des sociétés qui viserait les énormes bénéfices que celles-ci engrangent sur le dos des consommateurs? Considère-t-il un impôt comme une possibilité?
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