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PV (BC)
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2022-09-29 10:04 [p.7899]
Monsieur le Président, je prends la parole pour présenter une pétition signée par des électeurs et d'autres personnes qui sont extrêmement préoccupés par l'urgence climatique. Ils soulignent que la Chambre a adopté en juin 2018 une motion selon laquelle nous sommes en situation d'urgence climatique. Les électeurs soulignent que cela exige que nous agissions comme si nous étions dans une situation d'urgence, ce qui ne s'est pas encore produit.
Les pétitionnaires demandent au Canada de faire face à l'urgence climatique en réduisant les émissions d’au moins 60 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030, en faisant une importante contribution afin d'aider les pays en développement ou, comme ils sont appelés dans la pétition, les pays du Sud, en réduisant progressivement l’industrie des combustibles fossiles de manière à ce que les collectivités et les travailleurs soient protégés de toute perturbation économique, en créant de bons emplois verts et en favorisant le développement d’un effectif diversifié, en renforçant les droits de la personne et les droits des travailleurs, en élargissant le filet de sécurité sociale avec de nouvelles mesures d’aide au revenu, des logements sociaux décarbonés et des fonds de soutien pour des services de transport en commun abordables et accessibles à l’échelle du pays, et en finançant la transition en augmentant l’impôt des plus riches et des grandes pétrolières et en mettant sur pied une banque publique nationale.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2022-09-29 10:35 [p.7904]
Monsieur le Président, je ne saurais être plus en accord avec mon collègue lorsqu’il dit que nous pourrions passer la journée à discuter d’enjeux plus importants. Nous voici à la veille de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Qu’entendons-nous de la part des conservateurs? C'est une reprise de mardi. Nous avons vu le chef de l’opposition officielle à la Chambre parler de bière.
Que font-ils aujourd’hui? Ils passent leur temps, comme ils l’ont fait chaque jour de cette semaine, à retarder l’aide aux gens.
Mon collègue ne croit-il pas qu’aujourd’hui, nous devrions passer la journée à discuter des problèmes urgents auxquels sont confrontés les Autochtones de ce pays, à faire pression sur le gouvernement pour qu’il respecte ses engagements en ce qui concerne les appels à l’action et les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées? Pourquoi les conservateurs ne passent-ils pas la journée à faire cela? Pourquoi ne passons-nous pas la journée à le faire, aujourd’hui, là, maintenant?
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
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2022-09-29 10:37 [p.7904]
Monsieur le Président, je suis heureux d’être ici pour discuter de ce sujet. Je vais partager mon temps de parole avec le député de Milton.
Nous observons une hausse des taux d’inflation et du coût de la vie au Canada et, manifestement, dans le monde entier en raison de nombreux facteurs, notamment la guerre en Ukraine, les goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement mondiale dus en grande partie à la pandémie et l’incertitude du marché mondial d’énergie. L’inflation est en fait moins élevée ici au Canada, à 7 %, que chez bon nombre de nos pairs. Elle se situe à 8,3 % aux États-Unis et à 9,9 % au Royaume-Uni. La zone euro et les pays de l’OCDE subissent aussi une inflation plus forte.
Bien que l’inflation au Canada ait continué de fléchir par rapport au sommet atteint en juin, nous savons que les Canadiens se soucient encore de l’augmentation du coût de la vie. Ils demandent ce que fait leur gouvernement à ce sujet et ce que nous allons continuer à faire pour rendre la vie abordable et faire croître une économie qui fonctionne pour tout le monde.
Bien que l’inflation ne soit pas un problème propre au Canada, nous sommes particulièrement bien placés pour y faire face. Notre ratio dette-PIB est le plus bas du G7. Nous avons une cote de crédit AAA et, selon le Fonds monétaire international, l’économie canadienne connaîtra la croissance la plus rapide du G7 cette année et l’an prochain. Cela signifie que nous pouvons élaborer un plan complet pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens tout en continuant à réduire notre radio dette-PIB, et c’est exactement ce que nous faisons.
Qu’est-ce que cela signifie pour les Canadiens? Notre plan contribuera à rendre la vie plus abordable grâce à des mesures comme le doublement du crédit pour la TPS pendant six mois, qui fournira 2,5 milliards de dollars de soutien ciblé supplémentaire cette année à environ 11 millions de personnes et de familles qui reçoivent déjà le crédit d’impôt, dont plus de la moitié des aînés canadiens. En fait, je suis très heureux que le Parti conservateur appuie maintenant cette mesure.
Nous allons bonifier l’Allocation canadienne pour les travailleurs afin de mettre jusqu’à 2 400 $ de plus dans les poches des familles de travailleurs à faible revenu. Nous augmentons les prestations de la Sécurité de la vieillesse pour les personnes âgées de plus de 75 ans, une mesure qui touche plus de 3 millions de personnes âgées et qui fournit plus de 800 $ la première année à celles qui touchent la pension complète.
Cette année, un paiement de 500 $ sera versé à 1,8 million de locataires canadiens à faible revenu. De plus, nous réduirons les frais de garde d'enfants de 50 % en moyenne d'ici la fin de l'année. Pour la première fois dans l'histoire du Canada, des centaines de milliers d'enfants de moins de 12 ans dont les parents ou les tuteurs n’ont pas d’assurance dentaire et gagnent moins de 90 000 $ auront accès à des soins dentaires.
Nous continuerons d'indexer sur l'inflation certains des programmes les plus importants du Canada, notamment l'Allocation canadienne pour enfants, le crédit pour la TPS, le Régime de pensions du Canada, la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti. Bref, notre plan met plus d'argent dans les poches des Canadiens au moment où ils en ont le plus besoin. Les Canadiens ciblés sont les travailleurs les moins bien rémunérés, les locataires à faible revenu et les familles qui n'ont pas les moyens d'emmener leurs enfants chez le dentiste.
Nous savons qu’il ne serait pas financièrement sage d’indemniser tous les Canadiens pour la hausse des coûts causée par une pandémie mondiale et une guerre illégale en Ukraine. Agir ainsi ne ferait qu'aggraver l'inflation. Les Canadiens le comprennent aussi. Nous ciblons plutôt les Canadiens touchés de la façon la plus disproportionnée par l'inflation.
Le gouvernement surveillera également la croissance de notre économie et veillera à ce que nos entreprises aient les travailleurs dont elles ont besoin et à ce que les Canadiens puissent continuer à trouver des emplois bien rémunérés et gratifiants. Nous y parviendrons tout en maintenant notre solide bilan financier et en évitant d'attiser davantage le feu de l'inflation.
Soyons bien clairs: l'ensemble des mesures qui composent notre plan d'abordabilité aidera les Canadiens sans augmenter l'inflation. Bien sûr, cela ne sert pas la motion du chef de l'opposition et ce que son leader à la Chambre a déjà dit aujourd'hui et est tout à fait contraire à l'affirmation selon laquelle le gouvernement fait augmenter l'inflation.
De nombreux économistes, dont l'ancien directeur parlementaire adjoint du budget, Lindsay Tedds, de l'Université de Calgary, et l'économiste albertain Trevor Tombe, ont tous convenu que ce programme d’aide pour les Canadiens n'est pas inflationniste. En fait, comme nos investissements supplémentaires ne représentent que 0,1 % de notre PIB, même l'actuel directeur parlementaire du budget a déclaré que l'incidence sur l'inflation ne serait ni importante ni mesurable.
Il est formidable de voir que les conservateurs ont commencé à revenir sur leurs positions antérieures contre l'octroi d'une aide aux Canadiens et qu'ils soutiennent maintenant le crédit d'impôt pour la TPS. Il est temps pour eux d’appuyer également l'Allocation canadienne pour le logement et le programme pour les soins dentaires.
Permettez-moi de m’attarder un peu au Régime de pensions du Canada et au régime d’assurance-emploi. En cette période d’incertitude économique mondiale, c’est le comble de l’irresponsabilité de la part des conservateurs de suggérer que notre pays cesse de mettre de l’argent de côté pour la retraite et l’assurance-emploi. La réduction des cotisations se traduira par une diminution des pensions pour les personnes âgées à un moment où elles en auront le plus besoin. Le pillage des pensions est une stratégie bien connue du Parti conservateur, et cette politique est similaire à celle qu’il a adoptée lorsqu’il a fait passer l’âge d’admissibilité à la retraite de 65 à 67 ans. Cette mesure a privé des personnes âgées de milliers de dollars et nous ne devrions pas les laisser faire à nouveau.
En ce qui concerne l’assurance-emploi, lorsque nous avons été élus en 2015, le taux de cotisation à l’assurance-emploi était de 1,88 $. Fait amusant, l’actuel chef de l’opposition était le ministre responsable du dossier à l’époque. Aujourd’hui, le taux de cotisation à l’assurance-emploi est de 1,58 $, soit 0,30 $ de moins. L’an prochain, il passera à 1,63 $, ce qui est encore 25 ¢ de moins qu’en 2015, alors que le chef de l’opposition avait le plein contrôle du dossier. Je suis certain que cela clarifie la question pour les Canadiens.
En passant, s’en prendre aux pensions des Canadiens n’est pas seulement, sans équivoque, une mauvaise décision économique et sociale, mais aussi une décision un peu malavisée. Je suis sûr que le chef de l’opposition sait que pour apporter des changements au régime de pensions du Canada, il faut une loi et l’accord de 7 des 10 provinces. S’il veut vraiment gouverner, il devrait réfléchir longtemps avant de s’engager dans une lutte avec les 13 provinces et territoires pour réduire les régimes de retraite chèrement gagnés de nos concitoyens.
Passons maintenant à la lutte contre les changements climatiques et à notre système national de tarification de la pollution.
Tout d’abord, la lutte contre les changements climatiques est une nécessité absolue pour l’avenir de notre planète. Reconnaissons aussi que les effets des changements climatiques exercent une pression inflationniste sur notre économie. Il est bien connu que la tarification de la pollution à l'échelle nationale est un mécanisme de marché très efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en rendant la vie plus abordable pour la majorité des Canadiens. Tout au long de tous les débats de cette session, les conservateurs ont tenté d’établir une corrélation entre l’augmentation massive du prix de l’essence et le prix fédéral du carbone, et c’est tout simplement faux. En 2019, le prix du carbone était d’environ 9 ¢ le litre en Colombie‑Britannique, ma province. Aujourd’hui, il est de 11 ¢ le litre. Cela signifie que bien que le prix de l’essence ait augmenté de plus de 1 $ le litre, seulement 2 ¢ de cette augmentation peuvent être attribués à la tarification de la pollution en Colombie‑Britannique au cours des trois dernières années.
De plus, comme la tarification du carbone en Colombie‑Britannique est administrée par la province, si la taxe fédérale sur le carbone était éliminée, comme les conservateurs le proposent régulièrement, cela n’engendrerait aucune économie pour les résidants de la Colombie‑Britannique. Au contraire, cela signifierait simplement que d’autres provinces en feraient moins dans la lutte contre les changements climatiques.
Il convient aussi de souligner qu’avec l’Incitatif à agir pour le climat, la tarification du carbone rend en réalité la vie plus abordable pour 80 % des ménages canadiens, ce que les conservateurs semblent toujours oublier lorsqu’ils abordent le sujet.
J'espère que tous les députés d'en face vont communiquer l'information à leurs collègues et qu'ils vont convaincre les membres de leur caucus d'appuyer à nouveau la tarification du carbone, comme ils l'ont fait il y a à peine 12 mois.
Je crois bien avoir parlé de tous les éléments de la motion. De toute évidence, le gouvernement a, encore et toujours, un plan financièrement responsable pour rendre la vie plus abordable aux Canadiens et faire en sorte que tous bénéficient de la croissance économique.
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Lib. (BC)
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2022-09-29 10:47 [p.7906]
Monsieur le Président, je suis heureux d'apprendre que la députée a parlé de l'inflation à ses élèves et leur a expliqué ses nombreuses causes.
Un désaccord tend à se manifester au sujet des causes de l'inflation et il oppose en particulier le gouvernement et les conservateurs, ce qui donne lieu à de nombreux échanges. La députée a effectivement raison de dire que les changements climatiques et les catastrophes naturelles peuvent notamment être des causes de l'inflation. La guerre en Ukraine exerce assurément des pressions inflationnistes sur l'économie mondiale, tout comme les goulots d'étranglement dans les chaînes d'approvisionnement qui subsistent partout sur la planète et qui sont des séquelles de la pandémie.
L'opposition veut nous faire la démonstration de sa thèse, selon laquelle le gouvernement du Canada est seul responsable de l'inflation. Or, cette démonstration n'est pas facile à faire, car les politiques du Canada ne peuvent en aucune façon influer sur l'inflation en Europe, dans les pays de l'OCDE ou aux États-Unis.
À court terme, nous allons faire en sorte que la vie soit plus abordable pour les Canadiens, puis nous allons faire croître l'économie de manière à ce qu'elle profite à tous. À long terme, nous allons utiliser à la fois nos outils financiers et les outils monétaires de la Banque du Canada, une institution indépendante, pour réduire l'inflation.
Voir le profil de Taylor Bachrach
NPD (BC)
Monsieur le Président, ce que me disent, entre autres, beaucoup les aînés dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique dernièrement c’est combien il est difficile de joindre les deux bouts avec un revenu fixe et que leurs pensions et la Sécurité de la vieillesse ne suffisent pas pour couvrir les frais de subsistance de base.
Tellement de personnes me demandent quand leurs pensions gouvernementales vont augmenter de manière à ce qu’elles puissent subvenir à leurs besoins essentiels, qu’elles puissent retrouver la dignité d’être en mesure de payer leur loyer, leurs médicaments et les choses que nous sommes si nombreux à tenir pour acquises.
Le secrétaire parlementaire peut-il expliquer ce que compte faire le gouvernement, si tant est qu’il prévoie quelque chose, pour enfin augmenter les pensions gouvernementales de manière à ce que les citoyens retrouvent la dignité de pouvoir payer ce dont ils ont besoin avec un revenu de base?
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
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2022-09-29 10:50 [p.7906]
Monsieur le Président, à court terme, en ce qui concerne les aides aux retraités, nous augmentons de 10 % la Sécurité de la vieillesse pour les aînés âgés de 75 ans et plus. Les aînés peuvent donc s’attendre à recevoir 815 $ de plus en prestations. Nous avons ramené l’âge de la retraite de 67 à 65 ans. Les aînés qui ont plus de 75 ans ont reçu un paiement ponctuel de 500 $ cet été.
Je suis heureux d’informer la Chambre que nos politiques fonctionnent parce que le nombre d’aînés vivant dans la pauvreté a baissé de 25 % depuis que nous avons accédé au pouvoir, en 2015. En collaboration avec les provinces et les territoires, le gouvernement a établi un plan qui permettra aux futurs retraités de toucher nettement plus de prestations lorsqu’ils prendront leur retraite, si nous ne laissons pas les conservateurs leur supprimer ces prestations.
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Voir le profil de Terry Beech
2022-09-29 10:51 [p.7907]
Madame la Présidente, je renvoie les Canadiens au contenu de mon intervention. Si je peux parler de mon expérience en Colombie-Britannique, nous avons une tarification de la pollution depuis 2008. Notre économie connaît l’essor le plus rapide du pays. En fait, notre plan rend la vie plus abordable pour 80 % des ménages canadiens.
C’est un bon plan qui lutte contre les changements climatiques tout en stimulant la croissance économique.
Voir le profil de Lisa Marie Barron
NPD (BC)
Voir le profil de Lisa Marie Barron
2022-09-29 11:18 [p.7911]
Madame la Présidente, c'est reparti: les conservateurs se concentrent sur les cotisations au Régime de pensions du Canada et à l'assurance-emploi tout en travaillant avec les libéraux pour remplir les poches des PDG ultrariches qui imposent des prix abusifs aux Canadiens, qui, eux, ont de la difficulté à se nourrir.
Le député convient-il qu'il faut commencer à imposer équitablement ceux qui réalisent des profits aux dépens des Canadiens afin de redistribuer l'argent aux gens qui en ont le plus besoin?
Voir le profil de Marc Dalton
PCC (BC)
Madame la Présidente, je remercie ma collègue bloquiste de ses commentaires.
Elle a parlé du populisme, et j'aimerais lui donner une autre définition de ce terme. Je crois que le populisme signifie aussi qu'on est sensible aux besoins et à l'angoisse des gens. Le gouvernement, et même les experts, devraient faire vraiment attention à cette attitude selon laquelle ils en savent plus que le petit monde. C'est un aspect important.
Elle a parlé du prix du carbone. À Vancouver, où j'habite, le prix de l'essence est de presque 2,50 $ le litre, alors qu'en Alberta, il est d'environ 1,50 $ le litre. Il s'agit d'une grande différence, qui est attribuable notamment aux taxes.
Ma question porte sur l'assurance-emploi. On l'augmente de 9 % cette année, ce qui est non négligeable, surtout qu'il y a des milliards de dollars de surplus dans la caisse. La députée peut-elle parler de cela?
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
Voir le profil de Gord Johns
2022-09-29 11:33 [p.7913]
Madame la Présidente, comme c'est aujourd'hui la veille de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, je crois qu'il aurait été plus constructif de consacrer le temps de la Chambre aux enjeux pressants que vivent les peuples autochtones au lieu de revivre la journée de l'opposition conservatrice de mardi.
J'ai rencontré des représentants de l'Association canadienne d'habitation et de rénovation urbaine cette semaine. Pendant qu'ils étaient dans mon bureau, des membres de la province de la députée ont demandé la création d'une régie du logement nationale conçue par et pour les Autochtones. Comme on le sait, les Autochtones réclament depuis un certain temps une stratégie de logement autochtone en milieu urbain, rural et nordique ainsi qu'un financement suffisant pour la mettre au point. Des Aînés autochtones de ma circonscription communiquent avec moi. Mon amie Nora, une Aînée autochtone des Premières Nations Tla‑o‑qui‑aht, vit dans sa voiture. C'est inacceptable.
La députée croit-elle que nous devrions nous concentrer, ici et maintenant, sur ces problèmes très importants?
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2022-09-29 12:17 [p.7920]
Madame la Présidente, c’est la première fois que j’ai l’occasion de participer à ce débat, même si je l’écoute depuis des heures. J’ai, pour ma collègue de Lakeland, une question que je voulais poser depuis le discours de l’honorable leader à la Chambre de l'opposition officielle, l’ancien Président de la Chambre.
Les conservateurs présentent la situation comme si le Canada était le seul pays au monde qui ait procédé à un assouplissement quantitatif, et qui ait emprunté beaucoup d’argent pour maintenir les devises et son économie à flot. Je suggère à la députée d'examiner les rapports du Fonds monétaire international de juin 2020. Toutes les nations du G20 ont agi ainsi. Toutes, le Canada compris, ont procédé à un assouplissement quantitatif. Elle peut douter de l’efficacité de ces politiques, mais je lui demanderais d’y réfléchir.
Si le chef actuel de ma collègue avait été premier ministre pendant la pandémie, les conservateurs auraient-ils décidé de rejeter les politiques de Boris Johnson, de rejeter les politiques d’autres gouvernements conservateurs idéologiquement alignés partout dans le monde et de tracer un…
Voir le profil de Taylor Bachrach
NPD (BC)
Madame la Présidente, je partage la frustration de ma collègue d’Edmonton Strathcona. Il semble que les conservateurs essaient de faire passer les cotisations de retraite pour des taxes. Mes deux parents sont retraités. Les aînés du Nord-Ouest de la Colombie‑Britannique me disent souvent à quel point il est difficile de joindre les deux bouts avec la Sécurité de la vieillesse et avec les pensions publiques minimes qu’ils reçoivent.
Ma collègue du Parti conservateur est-elle d’accord pour dire, premièrement, que les aînés du Canada méritent une augmentation importante de la Sécurité de la vieillesse et, deuxièmement, que cette augmentation devrait s’appliquer non seulement aux aînés de plus de 75 ans, mais à tous les aînés?
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NPD (BC)
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2022-09-29 13:02 [p.7927]
Madame la Présidente, alors que nous débattons de la motion dont nous sommes saisis aujourd’hui, les conservateurs classent les cotisations au Régime de pensions du Canada dans la catégorie des charges sociales. Pourtant, comme nous le savons, c'est ce régime qui garantit la sécurité de la retraite. C'est une forme de rémunération différée, mais les conservateurs manipulent les travailleurs pour leur faire croire qu’ils paient une taxe lorsqu'une augmentation des cotisations au Régime de pensions du Canada a pour but d'accroître la sécurité de leur retraite. Quand on sait que les cotisations des employeurs connaîtront une augmentation égale, on comprend qui a intérêt à ce que la motion des conservateurs soit adoptée. Ce sont les grandes sociétés parce qu'elles ne veulent pas payer plus cher, comme le veut le principe de la participation égale de l'employé et de l'employeur. L'augmentation des cotisations a été demandée par les premiers ministres provinciaux et territoriaux de tout le pays, y compris de nombreux premiers ministres conservateurs. Les conservateurs oublient de le mentionner à leurs premiers ministres.
Je pense que les libéraux ont aussi failli à la tâche en ce qui concerne la Sécurité de la vieillesse. Ils n’accordent l’augmentation de 10 % qu’aux personnes de 75 ans et plus. Mon collègue est-il d’accord pour dire que le Régime de pensions du Canada est une garantie et une rémunération différée? Pense-t-il aussi que les prestations de la Sécurité de la vieillesse des personnes de 65 à 74 ans devraient également augmenter de 10 %?
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2022-09-29 13:18 [p.7929]
Madame la Présidente, puisque nous avons droit à une répétition de la motion de mardi, je vais rappeler la vision que les conservateurs avaient d’un gouvernement plus petit. Ils ont réduit d’un tiers le personnel du ministère des Anciens Combattants, ce qui a entraîné un arriéré de 50 000 demandes. Ils ont aussi réduit le personnel lors du déploiement du système de paie Phénix et en ont fait un fiasco, ce qui nous a coûté des milliards de dollars au lieu de nous en faire économiser des millions. Ils ont fait passer l’âge de la retraite de 65 à 67 ans; imposé des compressions au ministère des Pêches et des Océans et à l’Agence des services frontaliers du Canada; et privé ma circonscription d’infrastructures essentielles. Pour les conservateurs, réduire la taille de l’État, c’est réduire les services à la population.
Quels services le député va-t-il éliminer pour réduire la taille du gouvernement, à supposer que les conservateurs forment à nouveau le gouvernement dans ce pays?
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PCC (BC)
Voir le profil de Mark Strahl
2022-09-29 13:21 [p.7930]
Madame la Présidente, c'est un plaisir de prendre la parole à la Chambre aujourd'hui au nom des citoyens de ma circonscription, Chilliwack—Hope.
Je rappelle à tous qu'aujourd'hui, nous débattons de la motion suivante:
Que, étant donné que les coûts du gouvernement font grimper l’inflation, ce qui rend inabordable le coût des biens que les Canadiens achètent et des intérêts qu’ils paient, cette Chambre demande au gouvernement de s’engager à n’imposer aucune nouvelle taxe sur l’essence, l’épicerie, le chauffage des foyers et les chèques de paie.
Il s'agit d'une motion relativement simple. En gros, nous demandons au gouvernement de ne pas aggraver la situation. Il nous a déjà conduits là où nous sommes actuellement. Aujourd'hui, le prix du litre d'essence dans ma ville, en Colombie‑Britannique, est de 2,25 $. Cela signifie qu'un étudiant conduisant une Honda Civic doit payer plus de 100 $ pour faire le plein afin de se rendre à l'école, qu'une mère de famille doit débourser plus de 135 $ pour faire le plein de son VUS, et qu'un entrepreneur doit débourser plus de 250 $ pour faire le plein de son camion afin de se déplacer pour accomplir son travail dans nos collectivités. Chez nous, il s'agit souvent de travaux agricoles ou du domaine de la construction, qui ne peuvent pas être effectués à l'aide d'une Prius, mais à l'aide d'un camion.
Je représente une collectivité rurale où il n’y a pas beaucoup de choix de transport rapide. Les distances sont longues entre les lieux où les gens doivent se rendre. Or, les libéraux veulent empirer la situation en augmentant le prix de l’essence, qui a atteint 2,25 $, un record. Ils proposent de tripler la taxe sur le carbone en avril prochain.
La Colombie-Britannique a sa propre taxe sur le carbone. Cela a été un échec à tous les niveaux. La taxe n’a pas permis de réduire les émissions, mais elle a augmenté le coût de tout en Colombie-Britannique, et, contrairement à certaines autres provinces du pays, il n’y a pas de remboursement fédéral. L’argent va à Victoria qui le dépense comme bon lui semble. L’argent est redonné en partie sous forme de remises, mais le reste va dans les coffres du gouvernement. C’est exactement ce qu’a indiqué le directeur parlementaire du budget, un agent du Parlement indépendant, à savoir que 60 % des Canadiens payent plus de taxe qu’ils n’obtiennent de remises. Je m’attends à ce qu’en Colombie-Britannique, la situation soit au moins aussi mauvaise, mais c’est ce que veut le gouvernement.
Le gouvernement fait semblant de se soucier de temps en temps du prix élevé de l’essence, mais en réalité, il veut que cela coûte cher. Il veut que les prix augmentent pour les Canadiens. Il veut que les gens qui conduisent leurs parents ou grands-parents âgés chez le médecin payent plus cher pour l’essence. Il veut que les mères et les pères qui conduisent leurs enfants à des activités parascolaires payent plus cher. Nous l’avons entendu à la Chambre plus tôt cette semaine. Il s’agit en quelque sorte d’une incitation du marché. Le gouvernement essaye de pousser les gens à moins utiliser leur véhicule.
Dans ma collectivité, les gens doivent utiliser leur voiture pour se rendre d’un endroit à un autre. Le gouvernement manque de respect envers les Canadiens des régions rurales. Il manque de respect envers les personnes qui doivent conduire du point A au point B. Il manque aussi de respect, très ouvertement, envers les personnes qui doivent chauffer leur logement. Il dit aux personnes âgées qu’il va faire grimper le prix de leur combustible de chauffage, quel qu’il soit – gaz naturel, mazout, etc. – et qu’il triplera le prix de la taxe sur le carbone, ce qui fera grimper encore plus le prix du combustible. Il suggère qu’ils peuvent peut-être s’en passer, peut-être en coupant le chauffage. Les personnes âgées n’ont qu’à frissonner pour que les libéraux puissent mettre plus d’argent dans les coffres du gouvernement. C’est inacceptable, et les conservateurs leur demandent d’arrêter d’aggraver la situation.
Il y a des articles que nous devrions tous connaître et qui devraient tous nous interpeller: « Demande en hausse, dons en baisse: Les soupes populaires et les comptoirs alimentaires de la Colombie-Britannique en difficulté ». Nous l'avons entendu hier à la période des questions. Le député de Barrie—Springwater—Oro‑Medonte a signalé que d’anciens donateurs à une banque alimentaire en sont devenus clients et, selon Food Banks BC, « le nombre de nouveaux clients qui font appel à ses 105 organismes de secours contre la faim a augmenté de 50 % de décembre 2021 à mars ». On constate par ailleurs que, vu la hausse des prix, la majorité des Canadiens modifient leurs habitudes à l’épicerie. Selon Bloomberg, en raison de la hausse de l’inflation, près du quart des Canadiens réduisent la quantité de nourriture qu’ils achètent. Ce phénomène est plus répandu chez les femmes, comme les mères seules dans de nombreux cas, puisque 29,6 % d’entre elles choisissent d'acheter moins de nourriture, contre 18 % des hommes. Or, ce n’est pas un choix: elles y sont contraintes.
Que constate-t-on? On sait que lorsque le prix de l’essence augmente, ce que le gouvernement souhaite — après tout, c'est lui qui modifie la politique et c'est l’effet qu’il recherche —, le prix du transport augmente, ce qui signifie que le prix des marchandises qui doivent parvenir à l’épicerie augmente également. L’inflation des prix des produits alimentaires a déjà atteint son plus haut niveau depuis 40 ans. Elle est en hausse de plus de 10 % par rapport à l’année dernière et elle grimpe à un taux qui n’a jamais été aussi élevé depuis 40 ans. De tels chiffres ne se sont pas vus depuis les années 1980.
La réaction du gouvernement devrait simplement être de cesser d’aggraver la situation, de cesser d’augmenter la taxe sur le carbone et de cesser de prendre toujours plus d’argent dans les poches des travailleurs en haussant les taxes sur leur chèque de paie, ce qu’il prévoit de faire le 1er janvier prochain.
J’ai entendu les libéraux dire maintenant que ce n’est pas une taxe et que ce ne sont pas des impôts. Or, leur site Web indique qu’il s’agit de taxes. Le site Web du gouvernement du Canada indique que ce sont des taxes parce qu’elles entraînent une baisse du salaire net des Canadiens.
Paul Martin pensait qu’il s’agissait de taxes lorsqu’il s’est donné pour priorité de rendre le pays plus efficient et plus concurrentiel. Il disait que les taxes sur les chèques de paie tuent l'emploi et qu'il réduisent la capacité concurrentielle. Il avait compris, mais il ne reconnaîtrait pas le gouvernement libéral d’aujourd’hui parce que celui-ci a abandonné tous ses points d’ancrage fiscaux. Il a complètement...
M. Mark Gerretsen: Je me demande ce qu'en pense Brian Mulroney.
M. Mark Strahl: Madame la Présidente, le député ne semble pas se soucier de l’augmentation du prix des aliments qui frappe les Canadiens. Quand je parle des comptoirs alimentaires, il rit. Il ne supporte tout simplement pas d’entendre la vérité et il veut aggraver la situation.
Le député de Kingston et les Îles veut voter pour que le prix de l’essence augmente encore. Il veut voter pour que les Canadiens aient moins d’argent dans leurs poches. Libre à lui de défendre ces positions; pour ma part, je défendrai le fait de réduire les impôts et de tenir bon pour les Canadiens.
Si le député n'entend personne parler de la crise de l'abordabilité dans sa circonscription, c'est parce qu'il n'écoute pas, ce qui le place en bonne compagnie avec le gouvernement libéral. Nous tous, de ce côté-ci de la Chambre, recevons des messages. Voici ce que dit un message que j’ai reçu:
Auparavant, les budgets étaient serrés, et l'argent manquait. Maintenant que les loyers ont presque doublé, que le prix de l'essence est plus élevé que jamais et que le prix du panier d'épicerie augmente, il devient impossible d'acheter le minimum vital.
Étant donné que j'ai un enfant, il ne me reste pas beaucoup d'options. J'ai déjà un deuxième emploi, et vivre dans ma voiture ou retourner vivre chez mes parents n'est pas envisageable. Par conséquent, je ne sais pas ce que je peux faire d'autre. Y aura-t-il des solutions? Je sais que je ne suis pas la seule à avoir du mal à joindre les deux bouts.
La solution, dans le cas de cette femme, ce n'est pas de lui enlever plus d'argent sur son chèque de paie; ce n'est pas d'aller piger davantage dans ses poches, alors qu'elle doit faire le plein pour transporter son fils à l'école. Elle a dit qu'elle a dû abandonner ses études universitaires parce que les choses sont tellement inabordables sous le gouvernement actuel.
Une autre de mes concitoyennes a écrit:
Mon époux et moi occupons des emplois à temps plein et bien rémunérés et nous éprouvons encore des difficultés. [Nous] avons à peine les moyens de faire l'épicerie, car les coûts augmentent en Colombie‑Britannique. Je trouve renversant de voir que des familles ne peuvent même pas faire l'épicerie sans qu'il y ait de répercussions. Nous sommes un ménage à deux revenus [...] et nous avons du mal à joindre les deux bouts. Nous n'achetons que le strict nécessaire et nous essayons même parfois de nous en passer.
Les gens tirent actuellement le diable par la queue, mais le gouvernement menace d’aggraver la situation. Il se prépare à hausser les taxes sur les chèques de paie au 1er janvier. La motion que nous présentons demande qu’il y renonce. Le gouvernement s’apprête à faire augmenter les prix de l’essence, des produits d’épicerie et du chauffage domestique en avril. Nous demandons au gouvernement de renoncer à ces hausses de taxes.
Nous voterons pour protéger les intérêts des travailleurs canadiens et des familles canadiennes, et pour laisser plus d’argent dans leurs poches, car ils savent mieux le dépenser que le gouvernement libéral gaspilleur.
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