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Lib. (YT)
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2022-09-21 14:02 [p.7471]
Monsieur le Président, septembre est le mois de la sensibilisation aux troubles du spectre de l'alcoolisation fœtale. Ces troubles sont la principale cause de déficience neurologique au Canada: ils touchent 4 % de la population canadienne, sans épargner aucune catégorie socioéconomique. Cette année, le thème du mois de la sensibilisation est: « Renforçons les capacités et les compétences ». L'accès au diagnostic et aux mesures de soutien appropriées peut aider les gens atteints de troubles du spectre de l'alcoolisation fœtale à vivre une vie active et bien remplie.
La Fetal Alcohol Spectrum Society of Yukon, ou FASSY, collabore avec les collectivités du Yukon pour sensibiliser la population et soutenir les personnes et les familles touchées par les troubles du spectre de l'alcoolisation fœtale. L'un de ses programmes, Landlords to End Homelessness, vient en aide en ce moment à 11 personnes atteintes de ces troubles qui étaient auparavant sans-abri. Il est fièrement soutenu par les propriétaires participants.
J'espère que nous profiterons tous, en tant que Canadiens et députés, du mois de la sensibilisation aux troubles du spectre de l'alcoolisation fœtale pour nous renseigner sur ce que nous pouvons faire de plus pour prévenir ces troubles et faire en sorte que les personnes atteintes réalisent leur plein potentiel.
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Lib. (YT)
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2022-09-15 13:24 [p.7280]
Madame la Présidente, j’ai moi aussi aujourd’hui le triste privilège d’exprimer mes condoléances les plus sincères et celles de mes électeurs à notre souverain, le roi Charles III, et à sa famille, qui pleurent leur « mère bien-aimée » et grand-mère, notre regrettée reine Elizabeth II.
Aujourd'hui, nous réfléchissons aux 70 années de service accordées au Canada par notre reine, une cheffe d'État qui a joué un rôle central, bien que souvent discret, dans la vie des Canadiens.
La plupart des Canadiens d’aujourd’hui n’ont pas connu d’autre chef d’État. De nombreux gouvernements et parlements sont passés alors qu’elle, Sa Majesté, nous est restée. En 1959, la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip, duc d’Édimbourg, se sont arrêtés au Yukon pendant deux jours pendant leur tournée du Canada. Pour illustrer cette visite mémorable, j’ai affiché dans mes pages de médias sociaux une vieille vidéo de Pathé décrivant la tournée du couple royal dans notre Yukon « oh! si romantique! ».
Évidemment qu’il y a 64 ans, Whitehorse, nommée récemment capitale territoriale, était très différente. Les rues n’étaient pas asphaltées, et plusieurs maisons n’avaient toujours pas de plomberie intérieure. La grande époque des bateaux à aubes du Yukon venait de prendre fin, et sa base militaire florissante assurait une présence militaire importante dans la collectivité.
Certains Yukonnais se souviennent fièrement de cette visite. Ils n’ont pas oublié qu'un soir, une panne de courant a laissé le couple royal dans le noir pendant toute la nuit. Sa Majesté et son époux ont visité le MacBride Museum et sont montés à bord d’un train royal que le White Pass & Yukon Route Railway avait réservé pour les emmener sur le court trajet qui les séparait des limites de la ville.
Enceinte de son troisième enfant et souffrant d’une nausée matinale, Sa Majesté a choisi de ne pas aller plus loin, tandis que le duc d’Édimbourg s’est envolé vers Dawson et Mayo à bord d’un avion de Havilland Heron à quatre moteurs, qu’il pilotait lui-même. Pour vous rappeler une image du Yukon de cette époque, je vous dirai qu’à son retour, le prince Philip a pu faire rouler l’avion jusqu’à la porte de la maison où logeait Sa Majesté, près de l’escarpement de l’aéroport. Cette maison a depuis été déplacée au centre-ville.
Lorsque le couple royal a insisté pour saluer les Yukonnais dans une voiture ouverte, les responsables ont dû chercher un chauffeur qui leur prêterait son auto pour la journée. Ils ont emprunté la belle Ford Fairlane décapotable toute neuve d’un mineur de Cassiar, Vincenzo Caparelli.
Cette visite a été merveilleuse. Elle nous rappelle la relation que le Yukon et de nombreux Yukonnais entretiennent avec la Couronne.
Les Canadiens ont ressenti, tout naturellement, diverses émotions à la suite de notre récente perte. Pour certains, cela a été comme perdre un membre de la famille. D'autres réfléchissent à son rôle et à son service et offrent leurs condoléances à la famille immédiate, sans aller plus loin.
Cependant, pour ceux qui ressentent et vivent les répercussions des projets coloniaux exécutés par le gouvernement en son nom, cette perte peut provoquer des réflexions plus douloureuses.
Dans le cadre de notre monarchie constitutionnelle, les Canadiens ont la chance de pouvoir exprimer publiquement un vaste éventail d’émotions et de critiques, parfois simultanément, qu’ils partagent respectueusement avec leurs concitoyens. Bien peu de pays en dehors du Commonwealth laissent leur chef d’État s’élever au-dessus de la mêlée politique pour assurer la continuité, la compassion, la longévité et la prévoyance que les gouvernements élus ne négligent que trop souvent en se concentrant avant tout sur leurs prochaines élections.
Le roi Charles III perpétuera l’institution de la Couronne en assumant ce rôle. Il demeurera éloigné des vents changeants de la partisanerie des Chambres élues au Canada depuis que son ancêtre, la reine Victoria, a accordé pour la première fois au Canada un gouvernement responsable, il y a maintenant presque 200 ans.
La Couronne du Canada a représenté une relation importante entre l'État et ses membres. C'est une relation qui a pris une importance particulière compte tenu de la nature urgente de la crise climatique ressentie dans le monde et du cheminement continu du Canada vers la réconciliation avec les peuples autochtones.
Bon nombre des accords, traités et proclamations signés entre l’État et les peuples autochtones du passé et de l’ère moderne sont conclus entre des citoyens autochtones et la Couronne. Nous savons que les gouvernements élus n’ont pas toujours respecté ces accords comme ils auraient dû le faire, et que certains d’entre eux les ont complètement bafoués, ce qui a entraîné des résultats dévastateurs et un legs de traumatismes qui se perpétuent dans diverses tragédies. Les meurtres survenus dans la nation crie James Smith, pour lesquels nous avons observé un moment de silence à la Chambre ce matin, constituent le rappel le plus récent et le plus douloureux du tort que les pratiques coloniales du Canada ont causé sous la gouverne de notre monarchie.
Cependant, la guérison peut se poursuivre et elle se poursuivra. Lors de sa visite au Canada en sa qualité de prince de Galles plus tôt cette année, Sa Majesté a rencontré des survivants des pensionnats indiens et a demandé aux Canadiens de prendre acte de la réalité des expériences vécues par les peuples autochtones, et il a rappelé que nous avons tous la responsabilité d’écouter, de comprendre et d’agir de manière à favoriser les relations entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada.
Étant un Canadien d’origine britannique, de souches irlandaise et écossaise, et ma propre mère ayant grandi au Raj, en Inde, je suis conscient de la douloureuse symbolique de la Couronne dans mes propres terres ancestrales. Étant maintenant établi au Canada, je vois des similitudes dans les projets coloniaux ébauchés au fil des siècles, mais je sais aussi que la Couronne a évolué et reconnaît maintenant les torts causés en son nom, que ce soit à l’étranger ou au Canada.
Plus tôt cette semaine, lors de sa première visite en Irlande du Nord, le roi Charles III a rencontré des dirigeants et des politiciens et a parlé de l'importance de la réconciliation dans un échange remarquable de gestes de conciliation, une continuation de la bonne volonté engagée par la reine dans les dernières années de son règne.
Je suis convaincu qu'à l'occasion de sa première visite au Canada, le roi Charles continuera d'exprimer un désir d'écouter et de discuter avec les peuples autochtones et tous les Canadiens dans le cheminement vers la réconciliation partout au pays.
Je terminerai aujourd'hui en disant que de cette période de deuil jaillira de l'espoir, et la réconciliation continuera d'avancer vers un avenir meilleur. Quel Canadien ne serait pas d'accord, et quel meilleur legs pourrions-nous souhaiter de notre reine?
Nous offrons nos condoléances à notre nouveau roi en nous remémorant la compassion, l'aplomb et le charme que sa mère a apportés pendant 70 ans à son rôle de cheffe d'État du Canada, permettant ainsi au Canada de passer d'un jeune pays limité par de vieilles idées à un pays mûr sur la voie de l'inclusivité et de la prospérité. Nous offrons nos meilleurs vœux à notre nouveau roi pour son règne qui s'amorce. Longue vie au roi Charles III.
Merci, gunalchéesh, shäw níthän, mahsi cho.
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Lib. (YT)
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2022-06-21 14:50 [p.7091]
Monsieur le Président, hier, la ministre de la Défense nationale a annoncé le plan du gouvernement pour moderniser notre défense continentale, notamment en remplaçant le Système d'alerte du Nord. Dans le cadre de ce plan, le gouvernement investira dans des capacités de pointe pour que nous puissions moderniser et être mieux à même de défendre les Canadiens contre les nouvelles menaces. Cette modernisation sera bénéfique pour tous les Canadiens et tous les habitants de l'Amérique du Nord.
La ministre pourrait-elle parler de l'importance de procéder à ces investissements et de l'importance de travailler en partenariat avec les collectivités du Nord et autochtones lorsque nous investissons dans la défense du Nord?
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Lib. (YT)
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2022-06-20 15:08 [p.6973]
Monsieur le Président, nous franchissons aujourd'hui une nouvelle étape dans l'allégement des restrictions à la frontière, puisque la vaccination obligatoire n'est désormais plus exigée pour les vols internationaux et intérieurs. Voilà certes de bonnes nouvelles pour l'industrie touristique, tant pour le Yukon — la plus formidable destination touristique au Canada — que pour l'ensemble du pays, alors que le secteur du tourisme commence à reprendre de la vigueur après deux années de grandes difficultés. Les touristes recommencent à voyager.
Le ministre du Tourisme et ministre associé des Finances peut-il dire à la Chambre comment le gouvernement appuie le secteur du tourisme?
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Lib. (YT)
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2022-06-13 14:04 [p.6580]
Monsieur le Président, le Mois de la Fierté est bien entamé au Yukon, tout comme le sont les préparatifs en vue des célébrations entourant le festival de la Fierté du Yukon en août. La Queer Yukon Society a travaillé fort ces deux dernières années pour s'adapter aux besoins de la communauté LGBTQ2S+ du Yukon compte tenu des directives de la santé publique.
Nous sommes tous fébriles à l'idée de nous retrouver en personne pour célébrer ce qui est devenu une des plus importantes célébrations de la fierté au nord du 60e parallèle dans le monde.
Les événements de la fierté partout au Canada et dans le monde sont des occasions essentielles pour les alliés et les membres de la communauté LGBTQ+ de faire preuve de solidarité et d'apporter leur soutien à une communauté qui fait encore régulièrement face à la discrimination.
En tant que député du Yukon, je suis fier du travail accompli par notre gouvernement pour bâtir un Canada plus inclusif et plus tolérant. Je sais qu'il en reste encore beaucoup à faire.
Je suis fier d'être un allié de cette communauté. J'espère que tous mes collègues se joindront à moi pour célébrer la fierté ce mois-ci et tout au long de l'été dans leurs collectivités.
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Lib. (YT)
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2022-06-08 22:39 [p.6386]
Madame la Présidente, je tiens d'abord à préciser que je vais partager mon temps de parole avec le député de Kings—Hants. Je suis ravi de pouvoir donner mon avis sur le projet de loi d'exécution du budget et de parler de certaines mesures qui y sont proposées pour le Yukon ainsi que pour l'ensemble des Canadiens.
Selon le recensement de 2021, parmi les provinces et les territoires du pays, le Yukon est l'endroit qui connaît la croissance la plus rapide. C'est un endroit formidable où vivre, comme en témoigne l'afflux constant de nouveaux résidants. Cependant, comme partout au Canada, le Yukon doit composer avec une grave crise du logement. Elle se fait particulièrement sentir à Whitehorse, à Dawson City et dans des localités de l'ensemble du territoire.
J'ai récemment parlé à des résidants du village de Mayo qui se sont dits inquiets que la pénurie de logements soit l'une des principales raisons pour lesquelles la localité peine à garder des travailleurs de la santé, en particulier ceux qui ont la formation nécessaire pour répondre à la crise des opioïdes que nous observons actuellement. Dans le cadre du budget de 2022, le gouvernement s'efforce de résoudre cette crise nationale en consacrant au logement un investissement sans précédent de 10 milliards de dollars pour l'ensemble du pays, dont 30 millions de dollars pour le Yukon seulement. Les Yukonnais pourront bénéficier des mesures que nous proposons afin de rendre le logement plus abordable et accessible pour l'ensemble des Canadiens, dont l'élargissement de l'Incitatif à l'achat d'une première propriété et des mesures pour obliger ceux qui profitent de la revente rapide de propriétés à payer leur juste part.
Le budget prévoit des mesures pour le logement, notamment l'expansion de l'Initiative pour la création rapide de logements grâce à un financement supplémentaire de 1,5 milliard de dollars. Ce fonds a déjà eu un effet positif sur les collectivités de Whitehorse et du Yukon. Déjà, 149 unités sont en cours de construction au Yukon, et j'espère que ce chiffre continuera d'augmenter.
Ce ne sont là que quelques exemples des investissements que nous faisons pour que les Canadiennes et les Canadiens aient un endroit sûr où habiter et se sentir chez eux. Si la crise du logement touche les populations de toutes origines, nous savons que les communautés des Premières Nations sont confrontées à des obstacles particuliers.
Des logements convenables et des infrastructures adéquates sont deux déterminants essentiels de la santé et du bien-être des collectivités. Nous n'atteindrons pas nos objectifs en matière de réconciliation si nous ne veillons pas à ce que les citoyens des Premières Nations aient accès à des logements adéquats, sûrs et abordables.
Au cours de la dernière législature, le comité des ressources humaines a mené une étude sur le logement des Autochtones dans les collectivités rurales, urbaines et éloignées. Son rapport, intitulé Logement autochtone: en route vers chez soi, contenait plusieurs recommandations pour venir à bout de cette crise. L'une d'entre elles était d'établir une stratégie distincte sur le logement des Autochtones vivant dans les régions urbaines, rurales ou nordiques, en collaboration avec la SCHL — une stratégie créée pour des Autochtones par des Autochtones et dirigée par eux. Le budget de 2022 prévoit 300 millions de dollars pour instaurer ce programme de grande importance.
Il prévoit également 565 millions de dollars pour appuyer le logement dans les communautés des Premières Nations autonomes et signataires de traités modernes. Onze des quatorze Premières Nations du Yukon sont autonomes. Mentionnons entre autres la Première Nation de Little Salmon Carmacks, le Conseil des Tlingits de Teslin et la Première Nation des Gwitchin Vuntut.
Il s'agit d'investissements importants pour les Yukonnais et les Canadiens sur la route vers la réconciliation. Ce cheminement est déjà bien entamé, mais il reste encore beaucoup à accomplir.
L'accès à un logement abordable n'est pas la seule mission que nous entreprenons aujourd'hui: nous devons aussi prendre des mesures décisives et audacieuses pour atténuer les répercussions des changements climatiques dans nos milieux de vie et pour nous y adapter.
Les maisons et les immeubles du Canada représentent 13 % de nos émissions de GES. Il est urgent de travailler à appuyer la rénovation de nos maisons et de nos lieux de travail et à ajuster nos normes de construction afin que les immeubles du Canada puissent être aussi écoénergétiques que possible. L’écologisation de nos maisons, en plus de réduire notre effet sur l’environnement, nous permet de réaliser des économies substantielles grâce à la réduction du chauffage et d’autres coûts.
Le gouvernement est depuis longtemps résolu à verdir nos maisons et nos collectivités. Cette année, nous octroyons 150 millions de dollars à Ressources naturelles Canada pour élaborer la stratégie canadienne d'écologisation du parc immobilier.
Nous investissons également, par l’entremise de la SCHL, 458,5 millions de dollars dans la Subvention canadienne pour des maisons plus vertes afin d’offrir des prêts à faible taux d’intérêt et des subventions aux fournisseurs d’habitations à loyer modéré afin de soutenir des rénovations vertes.
Écologiser nos maisons et nos édifices contribue grandement à réduire nos émissions et à lutter contre les changements climatiques, et c'est aussi un moyen de juguler la crise du logement. Cependant, il nous reste encore beaucoup de travail à accomplir si nous voulons réussir à abaisser la courbe des émissions.
Le récent rapport du GIEC était clair: nous n’en avons pas fait assez pour lutter contre le changement climatique catastrophique. Nous ne prenons pas de mesures suffisamment importantes pour éviter le pire. Si nous n’accélérons et n’élargissons pas nos efforts, nous ne laisserons pas une planète habitable à nos enfants.
Je regarde les gens à la Chambre et je vois un bel éventail d’âges différents, mais d’ici 2050, quand nous devrions avoir atteint la carboneutralité et nous devrions avoir maintenu le réchauffement en deçà de 1,5 degré Celsius, il est probable que beaucoup des décideurs canadiens actuels, voire la plupart d’entre eux, ne seront plus là.
Les décisions que nous prenons aujourd'hui détermineront les choix dont nos successeurs à la Chambre disposeront. Il importe de ne pas les priver de choix valables simplement parce que nous discutons de mesures sur un horizon de 30 ans.
En tant que père de deux adolescents, je ne peux pas rester les bras croisés. Nous voyons les effets des changements climatiques au quotidien, que l'on pense aux graves inondations, aux incendies dévastateurs, au déclin considérable de la biodiversité ou au réchauffement de l'Arctique, qui est deux à trois fois plus rapide que la moyenne mondiale. La dévastation menace notre territoire, notre population et notre économie partout au Canada.
Pourtant, il nous est permis d'espérer. Même si nous accusons un certain retard, nous sommes en mouvement. Qui plus est, nous nous sommes dotés d'un ambitieux plan de réduction des émissions assorti d'objectifs, d'échéances et surtout d'obligations qui sont inscrites dans la loi.
Depuis janvier, j'ai eu le plaisir de participer à des annonces totalisant plus de 1,5 million de dollars pour étendre le réseau des bornes de recharge pour véhicules zéro émission à l'échelle du Yukon. Le transport est une autre grande source d'émissions. Comme le budget de 2022 prévoit 400 millions de dollars pour financer le déploiement de l'infrastructure de recharge des véhicules zéro émission dans les banlieues et les régions éloignées, j'ai hâte de participer à beaucoup d'autres annonces du genre. Elles permettront de se rendre en véhicule zéro émission à toutes les collectivités accessibles par route de notre territoire d'ici 2027.
Dans son plan de réduction des émissions, le gouvernement s'est engagé à faire de nouveaux investissements de 9,1 milliards de dollars pour faire fond sur les sommes déjà investies avec une feuille de route qui prévoit des mesures visant l'ensemble de l'économie pour réduire les émissions tout en créant des emplois pour les travailleurs et des possibilités pour les entreprises alors que nous travaillons pour atteindre les objectifs climatiques du Canada.
Pour y arriver, nous collaborerons étroitement avec les collectivités autochtones, en tirant parti de leur leadership, de leur profonde compréhension du territoire et de leurs connaissances traditionnelles pour nous aider à avancer ensemble. C'est pourquoi notre plan inclut près de 30 millions de dollars pour appuyer l'élaboration conjointe d'un programme de leadership climatique autochtone qui répond aux priorités climatiques des peuples autochtones.
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Lib. (YT)
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2022-06-08 22:44
C'est un travail de longue haleine, mais essentiel. Avec ce plan comme guide, le gouvernement ne compte plus lésiner sur les moyens de se bâtir un avenir plus propre et plus vert.
Si nous revenons à la situation du Yukon en particulier, le budget de 2022 prévoit également 32,2 millions de dollars pour le projet d'agrandissement de la centrale hydroélectrique d'Atlin, qui contribuera à l'alimentation électrique du Yukon dans le futur. Les investissements que nous faisons dans ce projet permettront d'acheminer l'électricité produite dans la centrale agrandie d'Atlin, dans le Nord de la Colombie‑Britannique, afin de garantir un approvisionnement fiable et diversifié en énergie renouvelable pendant l'hiver dans le Nord.
Les mines font partie de l'identité du Yukon depuis la ruée vers l'or du Klondike et même avant. Nous avons dû apprendre à la dure que l'impact d'une mine sur l'environnement fragile de l'Arctique peut être permanent et profond et coûter extrêmement cher à réparer, mais nous avons littéralement l'occasion de récolter les richesses de la terre pour propulser une économie verte revitalisée au moyen de la réglementation, des technologies et des procédés modernes afin de limiter les impacts des activités minières.
La planète nous observe, et le Yukon est rempli d'occasions pour les investisseurs et pour l'extraction responsable et durable des minéraux critiques. Plus de 1,5 milliard de dollars ont été dédiés au développement des chaînes d'approvisionnement pour les minéraux critiques sur cinq ans, et nous instaurons un crédit d'impôt pour l'exploration de minéraux critiques de 30 %.
Même si je suis heureux d'appuyer le budget, je m'en voudrais de ne pas souligner qu'il reste beaucoup à faire dans plusieurs de ces dossiers, notamment en ce qui concerne la création d'une stratégie pancanadienne en matière de santé mentale et d'une réponse globale à la crise engendrée par les drogues toxiques, ainsi que les investissements nécessaires pour soutenir les travailleurs de la santé qui en arrachent.
Toutefois, ce budget est le premier d'une série de quatre budgets progressistes et ambitieux, bien que prudents. C'est une excellente nouvelle pour le Canada et le Yukon.
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Lib. (YT)
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2022-06-08 22:49 [p.6388]
Madame la Présidente, je remercie le député d'Oshawa de ses commentaires, en particulier au sujet du Yukon.
Nous avons certainement de nombreux défis à relever pour installer les infrastructures nécessaires pour les véhicules zéro émission, notamment concernant le développement de notre réseau. Il est annoncé dans le budget que 400 millions de dollars supplémentaires seront versés pour le développement des infrastructures pour les véhicules zéro émission dans les banlieues et les collectivités isolées.
Je suis heureux de constater qu'au Yukon, on investit dans le projet d'agrandissement de la centrale hydroélectrique d'Atlin, qui permettra de fournir en électricité l'équivalent de près de 4 000 foyers une fois le projet opérationnel. Nous sommes sur la bonne voie, mais il ne fait aucun doute que nous devrons faire plus d'investissements et coordonner nos efforts, en particulier pour harmoniser le réseau partout au pays.
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Lib. (YT)
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2022-06-08 22:51 [p.6389]
Madame la Présidente, j'entends souvent des citoyens de ma circonscription parler de l'accès aux soins de santé, de la santé mentale, de leurs besoins en matière de logement, ainsi que des investissements pour lutter contre les changements climatiques. Ce sont, entre autres, les priorités pour le Yukon. Je suis très content de voir des investissements dans ces domaines dans le budget de 2022.
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Lib. (YT)
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2022-06-08 22:52 [p.6389]
Madame la Présidente, la députée pose une question intéressante. Je pense qu'il y a eu beaucoup de discussions, et je sais que cette option suscite de l'intérêt dans ma propre circonscription. J'ai hâte d'en apprendre davantage sur les détails de ce projet de loi, ainsi que sur les avantages et les inconvénients d'une telle approche.
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Lib. (YT)
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2022-05-20 11:39
Madame la Présidente, Jimmy Quong est venu au Yukon pour bâtir des ponts, littéralement. Ingénieur de formation, James est venu de Vancouver en 1942 pour faire la conception de ponts le long de la route de l'Alaska entre Dawson Creek, en Colombie‑Britannique, et Fairbanks, en Alaska, sur une période de seulement huit mois. Avec ses 134 ponts, le legs de Jimmy Quong s'étend de la route Dempster à Nisutlin Bay, au pont du lac Marsh et à la magnifique route Skagway qui relie Carcross à l'Alaska.
Jimmy a mis à profit son souci du détail pour photographier les paysages du Yukon à partir des années 1940: les routes et les ponts, les bateaux à aubes, les édifices et les gens de cette époque. Les photographies qu'il a prises avec minutie racontent l'histoire du Yukon dans les musées et les archives du territoire. Lorsque je suis arrivé au Yukon la première fois, par un froid mois de janvier 1995, une des premières personnes à m'accueillir a été le Dr Ken Quong, le fils de Jimmy, aujourd'hui un chef de file respecté dans le domaine médical et lui-même un photographe accompli.
Alors que nous soulignons le Mois du patrimoine asiatique, je rends hommage à la vie de Jimmy Quong, dont les ponts, les photographies et la famille font partie du tissu du Yukon.
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Lib. (YT)
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2022-05-13 12:13
Monsieur le Président, je présente aujourd'hui une pétition au nom de 517 Canadiens qui sont préoccupés par l'incidence qu'ont les dons provenant de l'étranger sur les orphelinats dans les pays à faible revenu. Malgré les meilleures intentions des Canadiens qui versent des dons à ces orphelinats ou y font du bénévolat, il est possible qu'ils nuisent à la capacité d'autres pays à protéger les enfants, ce qui donne lieu à des violations des droits de ces derniers.
Comme le Canada a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant de l’Assemblée générale des Nations unies, les pétitionnaires, dont certains habitent ma circonscription, demandent au Comité permanent des affaires étrangères et du développement international d'étudier la question et de recommander au gouvernement des façons de s'y attaquer.
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Lib. (YT)
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2022-05-12 14:03 [p.5227]
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour souligner la Journée internationale des infirmières et rendre hommage aux milliers d'infirmières et d'infirmiers de ce pays qui consacrent leur vie à soigner les Canadiens.
Ma propre famille a eu la chance d'avoir deux infirmières. Ma mère était une jeune infirmière à Londres pendant la Deuxième Guerre mondiale. Je suis également très fier de ma sœur Fiona Hanley, qui est une environnementaliste dévouée et une professeure en soins infirmiers au Collège Dawson à Montréal.
Représentant 50 % de notre main-d'œuvre en soins de santé, le personnel infirmier constitue l'épine dorsale de notre système de soins de santé. Soyons francs: cette main-d'œuvre est en crise. Deux années de pandémie ont aggravé la pression que subissait déjà le personnel infirmier: de longues heures de travail, une pénurie de personnel, un manque d'équipement et de ressources, et du stress. Actuellement, 45 % des infirmières et infirmiers présentent des symptômes d'épuisement professionnel, et la moitié d'entre eux envisagent de quitter leur emploi.
Aujourd'hui, nous célébrons les infirmières et les infirmiers et nous rendons hommage à leur travail essentiel. Toutefois, nous devons leur fournir le soutien dont ils ont besoin pour continuer d'accomplir leurs tâches et de s'épanouir dans leur travail afin de favoriser la santé des Canadiens. Aujourd'hui, je remercie Fiona, Meghan, Sean, Brooke et l'ensemble des infirmières et infirmiers du Yukon et du Canada.
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Lib. (YT)
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2022-05-12 20:16 [p.5279]
Madame la Présidente, je vous avise que je vais partager mon temps de parole avec le député de Berthier—Maskinongé.
En tant qu'habitant d'une région assez éloignée, je pense que c'est important de parler du contexte yukonais.
La population du Yukon est de 40 000 habitants. Il y en a 14 % qui parlent le français et l'anglais et environ 5 %, 1 600 personnes, ont le français comme première langue. Le Yukon a la troisième plus grande population par habitant de francophones au Canada. C'est une communauté dynamique, pleine d'esprit et engagée qui fait beaucoup de progrès depuis des décennies.
La renaissance francophone du Yukon prend ses racines dans les années 1970, après l'adoption de la Loi sur les langues officielles. Renforcée par cet engagement fédéral, la communauté francophone du Yukon a depuis grandi à tous les égards.
Culturellement, la communauté francophone du Yukon est forte. Elle a une influence sur toutes les communautés du Yukon. Le progrès continue. En fait, le Yukon va bientôt ouvrir un centre de santé bilingue. Récemment, on a appris qu'une troisième école francophone ouvrira à Dawson City pour la prochaine année scolaire. Dawson City est située au nord du Yukon. C'est une petite ville qui possède un grand esprit et une très belle histoire.
Au Yukon, le nombre d'élèves dans les classes d'immersion française a explosé. Maintenant, c'est possible d'entendre parler français un peu partout au Yukon.
En tant que francophile, je suis fier de constater le progrès réalisé depuis la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles du Canada.
Personnellement, j'ai grandi, plus ou moins, avec l'histoire des progrès et de l'avancement du français comme langue seconde au Canada. Oui, dans les années 1970, j'ai été inspiré par l'appel de voir un Canada bilingue. J'ai été inspiré par nul autre que Pierre Elliott Trudeau, pour ce qui est de nous comprendre et de surmonter les deux solitudes avec une meilleure compréhension l'une et de l'autre grâce à l'utilisation de la langue de l'autre.
J'ai commencé à suivre un cours d'immersion française en Alberta. J'ai voyagé, j'ai étudié en France. Plus tard, j'ai déménagé à Montréal pendant quelques mois. J'ai vécu et travaillé dans un milieu francophone à l'étranger. J'ai fait de mon mieux pour améliorer mon français au fil des années. Mon français est évidemment loin d'être parfait, mais le noyau est là. C'est assez pour que je puisse participer, au moins dans une certaine mesure, à la communauté francophone, une communauté si ouverte aux francophiles.
Maintenant, ma femme parle le français comme langue seconde. Mes deux enfants, élevés au Yukon, ont fréquenté des établissements francophones pour la majeure partie de leurs années préscolaire et scolaire et sont donc parfaitement bilingues.
Le Yukon a maintenant un si bon noyau de population francophone qu'il attire des gens du Canada, de l'Acadie, du Québec, de la France et d'autres pays francophones qui désirent vivre une vie aventureuse dans une communauté nordique, tout en préservant leur capacité à parler en français.
Au moyen du projet de loi C‑13, nous pouvons aller encore plus loi en appuyant nos communautés de langue officielle en situation minoritaire et ainsi améliorer la richesse de la vie pour nous tous.
Lorsque j'étais en campagne électorale, candidat pour la première fois, j'ai pris connaissance de l'ancien projet C‑32 et de l'importance pour la communauté francophone d'améliorer davantage le projet de loi. La nécessité d'aller plus vite et plus résolument vers une loi révisée modifiant la Loi sur les langues officielles était l'une des mesures clés que j'avais en tête en tant que nouveau député.
Je suis donc heureux de parler du succès du travail acharné de la part de la ministre des Langues officielles, du secrétaire parlementaire de la ministre des Langues officielles et de leur équipe, ainsi que des consultations et des analyses qui ont mené au projet de loi C‑13.
Ce projet de loi est important pour tous les Canadiens, y compris ceux d'entre nous qui vivent loin du centre et ceux d'entre nous qui vivent dans le Nord. Une loi sur les langues officielles forte est importante pour toutes les langues, y compris les langues autochtones. Je sais que cette fertilisation croisée est bien reconnue au Yukon, avec la préservation et la promotion actives des droits linguistiques, qu'il s'agisse des langues officielles ou des langues autochtones. Chacune sert l'autre.
C'est dans ce contexte que je parle non seulement des importants progrès que nous avons faits, des progrès du projet de loi C‑13, mais aussi des améliorations qui donnent des dents à ce nouveau projet de loi, c'est-à-dire des mesures positives, une agence centrale et une portée dont nous bénéficierons tous.
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Lib. (YT)
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2022-05-12 20:24 [p.5279]
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son intéressante question.
Je peux compléter en disant qu'avec un noyau, cela devient une mesure positive qui attire de plus en plus d'attention, d'immigration et de gens qui se déplacent.
La croissance de la communauté s'est toujours accompagnée du soutien du gouvernement fédéral qui a amorcé un mouvement accélérateur. Il y a un retour positif qui renforce la communauté francophone.
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