Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 6782
Voir le profil de Alex Ruff
PCC (ON)
Voir le profil de Alex Ruff
2022-09-28 14:11 [p.7848]
Monsieur le Président, en avril 2021, j'ai demandé au gouvernement libéral quelles procédures étaient en place pour que tous les Canadiens, y compris ceux n'ayant pas accès à Internet ou à un téléphone, disposent des renseignements nécessaires pour traverser la frontière canado‑américaine et demander une dispense de quarantaine pour des raisons d'ordre humanitaire, entre autres.
J'ai posé cette question au nom des amish et des mennonites de ma circonscription, qui possèdent la double citoyenneté et peuvent entrer dans les deux pays en vertu de la Constitution. Je rappelle au gouvernement que les amish n'ont pas de voiture, de téléphone ni d'ordinateur, qu'ils n'utilisent pas Internet et qu'ils n'ont pas non plus recours au système universel de soins de santé et au système d'éducation du Canada. Toutefois, ils paient des impôts fonciers, des taxes scolaires et des impôts sur le revenu. Ils ne votent pas aux élections publiques.
En février, j'ai demandé au gouvernement comment il informait les Canadiens des restrictions ou des exigences relatives aux voyages, qui changent constamment et sont souvent déroutantes. La réponse écrite qui m'a été fournie explique comment ces changements ont été communiqués sur Internet, mais pas comment ils ont été communiqués aux Canadiens n'ayant pas d'Internet ni de télévision. Les membres de la communauté amish de ma circonscription font maintenant face à des amendes de plus de 250 000 $ parce qu'ils ne se sont pas conformés à ces exigences du gouvernement libéral.
Les députés ministériels croient‑ils que c'est juste? Dans la négative, que feront‑ils pour corriger la situation?
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, même si les libéraux ont finalement imité leurs alliés ailleurs dans le monde en déclarant que les voyageurs peuvent monter à bord d’avions ou de trains en toute sécurité sans vaccin contre la COVID‑19, même chose pour le retour au travail des fonctionnaires fédéraux, le gouvernement continue de prétendre que les membres des Forces armées canadiennes doivent être vaccinés pour servir notre pays en toute sécurité.
Nous savons depuis longtemps que les libéraux se fient davantage à la science politique qu’aux données scientifiques éprouvées sur la COVID‑19. Il n’est donc pas surprenant qu’ils ne veuillent pas annuler cette obligation vaccinale qui est non scientifique et très contradictoire. Les soldats, les marins et les pilotes du Canada sont les meilleurs au monde. Je vais le répéter: ils sont les meilleurs au monde.
Nos militaires nous ont prouvé maintes et maintes fois à quel point ils sont compétents dans le cadre des missions pour porter secours à la population canadienne et aux autres pays. Cette semaine, nous avons été témoins de l’aide qu’ils ont offerte aux sinistrés du Canada atlantique après le passage de l’ouragan. Nous avons vu des grands-mères pousser un soupir de soulagement à l’arrivée de nos soldats dans leurs villages pour leur prêter main-forte.
Pendant que la Russie est déterminée à mener une guerre, les Forces armées canadiennes doivent être préparées à défendre nos alliés. Le temps est venu pour le premier ministre de laisser tomber sa dernière exigence vaccinale motivée par la politique, sans compter qu’elle sème la division, afin que nos braves hommes et femmes en uniforme puissent reprendre leurs emplois.
Nous avons appris cette semaine que les restrictions relatives à la COVID en place aux frontières se termineront vendredi. C'est le cas de la preuve de vaccination, de la quarantaine et des exigences en matière de tests et d'isolement à l'intention des personnes qui arrivent au Canada. C'est donc dire que le gouvernement fédéral se décide enfin à suivre l'exemple des provinces et à se fier aux données scientifiques. Ajoutons que l'utilisation de l'application ArriveCAN cessera aussi d'être obligatoire après vendredi.
Ces changements sont importants, puisque les Canadiens traversent des moments terriblement difficiles. Des gens ont perdu leur emploi. Certains ont eu du mal à composer avec l'isolement causé par les confinements. D'autres ont raté des événements cruciaux, comme l'arrivée d'un nouveau bébé ou les derniers adieux à un être cher.
Alors que les Canadiens sont aux prises avec des hausses du coût de la vie comme plusieurs n'en avaient encore jamais vu, le gouvernement a imposé à des gens qui cherchaient à entrer au Canada des amendes totalisant plus d'un million de dollars, et ce, à cause de l'application inefficace ArriveCAN. Le gouvernement doit faire ce qui s'impose et agir avec compassion. Il doit éliminer ces amendes, annuler la perception des paiements et rembourser aux Canadiens les sommes qu'ils ont versées. En toute franchise, je crois qu'il doit aussi présenter ses excuses aux Canadiens pour les effets négatifs qu'a eus cette application médiocre.
Je ne sais pas quelles données scientifiques expliquent que les restrictions sont nécessaires aujourd'hui, mais ne le seront plus samedi, reste qu'il est grand temps que ces restrictions disparaissent. Nous saluons leur élimination. Nous demandons au gouvernement de faire le nécessaire et de rembourser les personnes qui ont reçu, à tort, une amende à cause de l'application ArriveCAN.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Gerretsen
2022-09-28 19:38 [p.7894]
Madame la Présidente, je respecte entièrement les opinions du député, dont la circonscription est voisine de la mienne. Toutefois, je ne suis pas d’accord avec lui quand il allègue que le gouvernement fait des jeux politiques dans ce dossier. Le gouvernement a toujours écouté les experts scientifiques pour prendre ses décisions. Il n’a pas écouté la science politique ni tenté de faire des gains politiques. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant du député ni des députés conservateurs, surtout dans le contexte de la pandémie.
En réalité, chaque décision a été prise en tenant compte de notre compréhension de ce qui était dans l'intérêt fondamental des Canadiens, à tout moment, que ce soit pour la levée des obligations vaccinales ou l’annulation de l’application ArriveCAN.
Il est également important de souligner que les Canadiens, et notamment les employés de la fonction publique fédérale, qui comprend les membres des Forces armées canadiennes, se sont présentés en grand nombre pour se faire vacciner et que, dans l'ensemble, la grande majorité des Canadiens étaient d'accord avec les exigences établies par le gouvernement fédéral avec les conseils d'experts qui lui ont été fournis pour prendre ces décisions. Je suis d'accord avec le député pour dire que les membres des Forces armées sont les meilleurs du monde. Ils agissent pour répondre aux demandes en cas de besoin. En tant que représentant d'une circonscription où se trouve la Base des Forces canadiennes Kingston, j'en suis témoin quotidiennement lorsque je me trouve dans ma circonscription.
Il est extrêmement regrettable, à mon avis, que les conservateurs, comme ils le font presque depuis le premier jour, qualifient cette mesure d'attaque contre les Canadiens et de motivation politique, alors que le seul objectif depuis le début a été de prendre soin des Canadiens et de les protéger, afin que nous puissions traverser cette pandémie dans les meilleures conditions possible.
En ce qui concerne la situation du Canada, depuis le début de la pandémie, nous avons toujours été en meilleure position, surtout en nous comparant à nos voisins du Sud. Par habitant, nous avons déploré moins de morts, plus de gens se sont fait vacciner et plus de gens ont respecté les mesures imposées par les divers ordres de gouvernement. Aujourd'hui, nous commençons enfin à voir la fin de la pandémie et à nous en sortir. Parce que nous y sommes parvenus ensemble, notre pays s'en trouve meilleur.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, on peut compter sur les Canadiens pour qu'ils fassent ce qui s'impose, et ils veulent pouvoir en dire autant de leur gouvernement. Les données sont claires: les mesures obligatoires doivent être levées. Il est grand temps de le faire.
Le secrétaire parlementaire a dit que les membres des Forces armées canadiennes sont égaux aux fonctionnaires fédéraux. Je m'attends donc à ce qu'ils reçoivent le même traitement que celui réservé aux fonctionnaires fédéraux. Ils ne doivent faire l'objet d'aucune restriction en raison de leur statut vaccinal pour pouvoir continuer de servir vaillamment le pays, étant donné qu'ils ont répondu à l'appel et revêtu l'uniforme pour les Canadiens. Permettons-leur de retourner au travail.
Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Voir le profil de Mark Gerretsen
2022-09-28 19:43 [p.7895]
Madame la Présidente, le gouvernement s'est toujours servi des meilleurs conseils des experts dans son processus décisionnel. Selon lui, il n'a jamais pris de décision en fonction des courants politiques. Au contraire, très souvent, il a dû défier les courants politiques et ce qui était peut-être l'opinion populaire, notamment ceux qu'ont encouragés les députés d'en face.
Je suis absolument persuadé que le gouvernement agira dans ce sens. Au moment opportun, en fonction des renseignements disponibles, le gouvernement, j'en suis persuadé, prendra les décisions nécessaires pour que les choses se fassent de manière à assurer la sécurité de tous les Canadiens.
Voir le profil de Peter Fragiskatos
Lib. (ON)
Voir le profil de Peter Fragiskatos
2022-09-26 12:36 [p.7660]
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député de Cowichan—Malahat—Langford.
Comme c’est la première fois que j’ai l’occasion de prendre la parole à la Chambre, maintenant que nous sommes de retour après la pause parlementaire, c’est un honneur d’être de retour parmi mes collègues. C’est formidable de revoir les gens et je me réjouis du travail qui m’attend.
Je parle aujourd’hui de la prestation dentaire canadienne, mais je m’en voudrais de ne pas mentionner d’abord l’ouragan Fiona. De nombreux électeurs de London ont des proches et des amis dans les régions touchées. Tous les députés pensent à ceux qui ont été touchés, mais pour les députés des provinces de l’Atlantique, y compris notre ministre du Revenu national qui représente, entre autres, les Îles de la Madeleine, c’est une tragédie qui s’est produite et nous sommes de tout cœur avec tous ceux qui sont concernés.
Nous avons devant nous un projet de loi vraiment historique, un projet de loi historique que les gens de partout au pays réclamaient depuis longtemps. La prestation dentaire canadienne proposée est le résultat d’un travail considérable effectué depuis des décennies, non seulement dans cette Chambre, mais dans tout le pays, par des militants qui se concentrent sur la politique sociale. Elle représente l’aboutissement de ce travail et en constitue la première étape.
Elle s’appliquerait, dans un premier temps, aux enfants de moins de 12 ans. Pour comprendre son importance, je prendrai un peu de recul pour replacer les choses dans un contexte plus large. Je le fais en me reportant à un philosophe que mes collègues conservateurs aiment beaucoup citer. Généralement, ils le citent hors contexte, mais il est important de souligner les pensées d’Adam Smith et de les appliquer à cette politique sociale précise. C’est quelque chose qui n’est pas souvent fait, mais qui met bien les choses en perspective.
Adam Smith a dit: « Une société dont la plupart des membres sont pauvres et misérables, ne peut certainement être florissante et heureuse. » Ce qu’il voulait dire par là, c’est que, lorsqu’une société vit et voit la pauvreté d’une manière qui empêche ses membres de réaliser leur véritable potentiel en tant qu’êtres humains, on ne peut pas dire que cette société est florissante ou prospère.
Il s’agit d’une idée dont la validité est intemporelle et universelle dans sa validité, qu’il s’agisse de la démocratie du Canada ou d’ailleurs. Je l’utilise pour comprendre l’importance de cette innovation politique, la prestation dentaire canadienne, car plus de 30 % des Canadiens n’ont pas d’assurance dentaire. En fait, en 2018, plus de 20 % ont déclaré qu’ils ne consultaient pas leur dentiste parce que la visite serait trop coûteuse.
Nous parlons ici d’enfants, qui sont peut-être le segment le plus vulnérable de notre population. Il s’agit des enfants de moins de 12 ans dont les parents n’ont pas les moyens de les emmener chez le dentiste. Le Canada demeure l’un des pays les plus prospères au monde, mais lorsqu’on a une telle situation, c’est tragique, c’est inacceptable et cela exige une réaction de la part du gouvernement. Je suis heureux de voir que le gouvernement va dans ce sens.
Grâce au projet de loi C-31, 500 000 enfants recevront de l’aide. Les enfants de moins de 12 ans seraient aidés par une prestation non imposable. Pour être plus précis, et pour que nous soyons bien d’accord sur ce point, l’aide serait répartie en trois catégories différentes. Les enfants de moins de 12 ans dont le revenu familial est inférieur à 70 000 $ recevraient 650 $ par an, par enfant. Les enfants de familles dont le revenu se situe entre 70 000 $ et 79 000 $ pourraient recevoir 390 $ par année, par enfant, et dans les familles dont le revenu se situe entre 80 000 $ et 89 000 $, un enfant pourrait recevoir 260 $ par année.
L’Agence du revenu du Canada administrerait la prestation et elle serait disponible en ligne par le truchement de Mon dossier, ou par téléphone si c’est l’option à laquelle les personnes ont accès. Il y aurait un processus d’attestation que les gens devront suivre. Par exemple, ils devront établir qu’ils ne bénéficient pas déjà d’une assurance dentaire privée et que la prestation sera utilisée pour des frais dentaires. Ils devront également conserver des reçus.
Il y a aussi d’autres étapes à franchir. Ils devront avoir rempli une déclaration de revenus en 2021. Lors de la demande, ils devront confirmer qu’ils sont bien le parent qui reçoit la prestation canadienne pour enfants pour leur enfant, et ils doivent s'inscrire au dépôt direct.
Le fait que le programme soit administré par l’Agence du revenu du Canada est une très bonne chose, car tout au long de la pandémie, nous avons vu l’Agence du revenu du Canada et ses fonctionnaires se mobiliser et soutenir les Canadiens dans le besoin, notamment les particuliers, les familles et les entreprises. Après tout, l’Agence du revenu du Canada était l’agence chargée de superviser et d’administrer les divers programmes d’intervention d’urgence. Ces programmes se sont révélés absolument vitaux.
Nous entendons parfois des critiques, notamment de la part de nos amis conservateurs. Ils dénigrent les programmes qui ont été mis en place. Ils ont voté pour eux, mais maintenant, tout à coup, ils ont des doutes. Il est important pour les Canadiens, et pour nous tous à la Chambre, de penser à ce qui serait arrivé au pays s’il n’y avait pas eu des programmes comme la Prestation canadienne d’urgence. S’il n’y avait pas eu la Subvention salariale d’urgence du Canada ou la subvention pour le loyer, que seraient devenues les entreprises?
Ces programmes, entre autres, et il y en avait plusieurs, ont permis au pays de survivre pendant la pire crise économique que nous ayons connue depuis la Grande Dépression. C’est un fait. Ces jours-ci, j’entends mes amis conservateurs s’en prendre longuement à ces programmes. En fait, j’ai travaillé avec leur nouveau chef au comité des finances et je me souviens qu’à l’époque où nous étions chargés d’examiner les programmes d’intervention d’urgence et de comprendre comment ils fonctionneraient, il les qualifiait de « gros programmes gouvernementaux ». Lors d’une conférence de presse célèbre, il a déclaré que les conservateurs n’étaient pas pour de tels programmes. Les conservateurs ont néanmoins voté pour ces programmes parce qu’il y avait une énorme pression publique pour aller dans ce sens. Cependant, maintenant, dans une sorte de discours populiste, bien que je ne sois pas sûr de ce qui se passe, les conservateurs continuent de se prononcer contre ces programmes particuliers.
Quoi qu’il en soit, la prestation elle-même reflète une vision du gouvernement selon laquelle celui-ci a la responsabilité d’aider les personnes dans le besoin. Encore une fois, 500 000 enfants bénéficieraient de l'aide dont nous parlons ici. Il y a quelques instants, j’ai entendu mon collègue d’en face, du Parti conservateur, expliquer en long et en large qu'il s’oppose au projet de loi C‑31.
Voyons les choses sous un autre angle. Qu’en est-il de tous ces enfants qui ne reçoivent actuellement aucune aide et qui en recevraient une? Que préféreraient les conservateurs? Préféreraient-ils que nous ignorions un enfant qui a un besoin réel de soins de santé? Ce n’est pas seulement insensible, c’est cruel, car il convient de considérer les soins dentaires comme des soins de santé. Nous avons la responsabilité, à partir de tant de perspectives différentes, d’examiner ces questions avec compassion. Cet enfant dans le besoin est notre responsabilité collective.
Au Parlement, nous nous occupons de nos concitoyens. C’est pour cela qu'on nous envoie ici. Dans ma propre collectivité, il y a des parents qui n’ont pas les moyens d'emmener leurs enfants chez le dentiste. J’ai dit tout à l’heure qu’environ 20 % des Canadiens, du moins en 2018, ont déclaré ne pas pouvoir se permettre d’aller chez le dentiste, ce qui inclut leurs enfants. Ce n’est pas acceptable, et c’est pourquoi ce projet de loi est tout à fait opportun.
Je dois dire également que, dans ce projet de loi, nous prenons très au sérieux les droits individuels et leur importance, certes, mais nous estimons que les droits individuels absolus n’ont pas leur place au sein d'une société démocratique moderne qui aspire à la prospérité. L’objectif est assurément de placer les droits individuels au premier plan. Les individus, y compris les enfants, ont droit à des soins de santé et lorsqu’ils n’y ont pas droit, notre société s’en trouve diminuée. Comme Adam Smith l’a dit à juste titre, si, dans une société, la pauvreté empêche les gens de réaliser leur véritable potentiel, alors cette société n’est pas du tout ce qu’elle peut être. Elle ne peut exploiter à fond toutes ses possibilités, et cela s’applique également à ses citoyens. Par conséquent, lorsque les enfants ne peuvent pas obtenir de soins dentaires, nous en souffrons tous.
Je vous remercie, madame la Présidente. Je vais m’arrêter là et j’attends avec impatience les questions.
Voir le profil de Arnold Viersen
PCC (AB)
Voir le profil de Arnold Viersen
2022-09-26 15:16 [p.7687]
Monsieur le Président, je présente une pétition au nom de Canadiens de partout au pays qui s’opposent aux obligations vaccinales liées à la COVID‑19 et qui souhaitent qu’elles soient toutes éliminées. Les pétitionnaires affirment que, tout au long de la pandémie, les camionneurs ont servi les Canadiens, qu'ils sont des héros et qu'ils ont été assujettis à l’obligation vaccinale, ce qui a eu une incidence sur les chaînes d’approvisionnement. Selon les pétitionnaires, le premier ministre a politisé les vaccins et insulté les Canadiens en désaccord avec sa position. Les signataires exhortent la Chambre des communes à mettre fin immédiatement à toutes les obligations vaccinales et autres restrictions liées à la COVID‑19 mises en œuvre et régies par le gouvernement fédéral.
Voir le profil de Yasir Naqvi
Lib. (ON)
Voir le profil de Yasir Naqvi
2022-09-23 11:08 [p.7614]
Monsieur le Président, après deux années de difficultés causées par la pandémie, le visage du centre-ville d'Ottawa a dramatiquement changé. Les travailleurs qui venaient des quatre coins de la région pour travailler au centre-ville ont changé leurs habitudes de déplacement. Les entreprises qui comptaient au quotidien sur des dizaines de milliers de passants en arrachent aujourd'hui. Le système de transport en commun d'Ottawa qui a été conçu pour amener les travailleurs des banlieues vers le centre-ville n'a toujours pas retrouvé son achalandage d'avant la pandémie.
En réponse à cette situation, en tant que député d'Ottawa‑Centre, j'ai réuni des représentants de la collectivité et de la communauté d'affaires pour trouver des idées créatives afin de revitaliser le centre-ville d'Ottawa dans l'après-pandémie.
Le travail hybride est là pour de bon, et les travailleurs de notre belle ville ont renoncé à leur trajet quotidien pour trouver un équilibre plus raisonnable.
Nous travaillons fort pour trouver des solutions créatives afin de ramener des résidants, des travailleurs et des visiteurs dans le centre-ville d'Ottawa. Je suis impatient de travailler avec notre incroyable communauté de partenaires pour trouver des solutions créatives afin de revitaliser le centre-ville d'Ottawa et d'en faire une fierté de la capitale nationale.
Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Voir le profil de Pierre Poilievre
2022-09-23 11:48 [p.7622]
Monsieur le Président, nous sommes heureux que le gouvernement ait renoncé à obliger les gens à utiliser la désastreuse application ArriveCAN ou à satisfaire aux exigences non scientifiques relatives à la vaccination pour pouvoir simplement traverser la frontière, mais il existe toujours une incohérence. Le gouvernement admet maintenant qu'une personne non vaccinée peut prendre l'avion ou travailler dans un bureau du gouvernement sans danger, mais estime qu'il est dangereux pour cette même personne de servir dans les Forces armées canadiennes. Il s'agit évidemment d'une opinion sans fondement scientifique et contradictoire.
Le gouvernement va-t-il faire preuve de cohérence scientifique et permettre à nos braves hommes et femmes de retrouver leur emploi?
Voir le profil de Jean-Yves Duclos
Lib. (QC)
Voir le profil de Jean-Yves Duclos
2022-09-23 11:49 [p.7622]
Monsieur le Président, je suis heureux d'entendre le député parler de science; 200 000 personnes sont décédées indûment en raison du taux de vaccination relativement plus faible aux États‑Unis qu'au Canada. Aux États-Unis, 200 000 décès auraient pu être évités. C'est un résultat que nous n'avons pas vu au Canada, ce dont nous pouvons être très fiers.
Voir le profil de Arnold Viersen
PCC (AB)
Voir le profil de Arnold Viersen
2022-09-22 10:05 [p.7517]
Monsieur le Président, je présente une pétition au nom de Canadiens qui veulent que l'on élimine définitivement l'application ArriveCAN, les exigences relatives à la vaccination et toutes les restrictions associées à la COVID‑19. Pour le moment, le gouvernement n'a fait que suspendre certaines de ces exigences, mais grâce aux pressions exercées par l'opposition, il mettra fin à l'obligation d'utiliser l'application ArriveCAN et aux exigences relatives à la vaccination imposées aux frontières.
Les pétitionnaires font remarquer que d'autres pays ont éliminé l'ensemble de leurs exigences et restrictions en matière de vaccination. Les pétitionnaires demandent au gouvernement et au ministre des Transports de mettre fin à toutes les exigences et restrictions relatives à la vaccination contre la COVID‑19 imposées par le gouvernement fédéral.
Voir le profil de Dan Albas
PCC (BC)
Madame la Présidente, je suis heureux de participer au débat d'aujourd'hui sur le projet de loi C‑30, qui vise à modifier la Loi de l'impôt sur le revenu.
Avant d'aller plus loin, admettons tous qu'au bout du compte, le projet de loi propose d'augmenter, pendant six mois et sur une base temporaire, le crédit pour la TPS pour ceux qui gagnent jusqu'à 49 200 $, ou 58 500 $ dans le cas d'un ménage avec des enfants. La prestation sera ensuite complètement éliminée. Le coût de tout cela sera d'environ 2,5 milliards de dollars. Autrement dit, il s'agira d'injecter 2,5 milliards de dollars dans l'économie, où ils serviront à augmenter davantage la demande. Voilà le cycle inflationniste dans lequel nous nous trouvons.
Arrêtons-nous un instant pour y penser. Je ne suis certainement pas le seul à qui des Canadiens disent qu'ils n'ont plus les moyens de payer leur hypothèque à cause de l'augmentation des paiements mensuels. Cette situation cause beaucoup de stress et d'anxiété à de nombreuses familles canadiennes. Il faut toutefois reconnaître qu'elle ne touche pas tout le monde. Beaucoup de personnes riches ne sont pas touchées par cette situation, et certaines en sortent même gagnantes, puisque leurs épargnes et leurs investissements profitent de l'intérêt plus élevé.
Certaines des personnes les plus vulnérables sur le plan financier — souvent les familles de travailleurs qui ont un bon emploi et vivent dans des quartiers bien établis — sont les plus durement touchées. Gardons à l'esprit que ces gens n'ont pas créé la situation actuelle, mais qu'ils en subissent les effets de façon disproportionnée.
Quels messages avons-nous entendus de la part du gouvernement jusqu'à tout récemment? Revenons au mois de juin, au moment où la Chambre se préparait à la pause estivale. Mon bureau — comme ceux d'une grande majorité de députés, j'en suis sûr — recevait une multitude d'appels de gens qui avaient du mal à composer avec l'essence à 2 $ le litre, le loyer et les factures d'épicerie qui grimpaient en flèche. À chaque période des questions, les députés conservateurs demandaient au gouvernement de porter attention à ce que disaient les gens et d'agir.
Qu'avons-nous obtenu en retour? Nous avons eu droit à une leçon donnée par la ministre des Finances sur Bay Street où il a essentiellement déclaré à nos concitoyens que la situation n'avait jamais été aussi bonne. Le gouvernement a essayé de présenter ses deux derniers budgets comme un prétendu plan en matière d'abordabilité, en soutenant que les prestations étaient liées à l'inflation. Précisons qu'elles sont liées au taux d'inflation de l'an dernier — et non pas à l'inflation record de cette année — et donc aux augmentations de l'indice des prix à la consommation de l'an dernier. Il s'agit d'un manque à gagner important qui en inquiète plus d'un. La ministre a prétendu à l'époque que c'était ce qui s'imposait, alors que ce n'était manifestement pas le cas.
Que s'est-il passé ensuite? Silence. Le silence était si profond que j'ai appelé cette période « l'été du silence ». En effet, le gouvernement semblait s'être arrêté. Bien sûr, d'autres projets financés par les contribuables ont été annoncés presque quotidiennement, ce qui a incité le compte Twitter « ottawaspends » à publier des messages sur les dépenses fédérales à un rythme record. Qu'a fait le gouvernement pendant que les Canadiens étaient témoins d'autres records d'inflation et de taux d'intérêt en hausse? Le gouvernement fédéral n'a rien fait. Je promets que j'ai essayé de trouver des déclarations où il reconnaissait un tant soit peu ce que vivent les Canadiens.
On peut supposer que les libéraux ont passé l'été à faire des sondages. Je ne peux que supposer qu'à la rentrée, ils n'ont pas aimé les résultats, et que c'est pourquoi nous sommes ici aujourd'hui. Ce n'est que maintenant, après que les conservateurs eurent fait tout un raffut au sujet du prix de l'essence, de l'épicerie et des loyers, sans parler de la hausse des taux hypothécaires, que le gouvernement a fini par admettre qu'il avait tort au sujet de l'inflation.
Les députés se rappellent-ils que c'est la ministre des Finances qui avait prétendu que le principal problème, c'était la déflation, et que les conservateurs avaient tout faux? Puis, lorsque l'inflation a atteint des sommets, les libéraux ont prétendu que ce n'était pas le cas. Ils avaient encore tort. Puis, ils ont déclaré que leur budget sur le logement, au printemps dernier, était en fait un plan en matière d'abordabilité, mais il s'est avéré peu efficace dans un cas comme dans l'autre. Cela fait trois prises.
Tandis que le gouvernement affichait, trimestre après trimestre, des revenus record en raison des prix gonflés, les Canadiens, eux, avaient de plus en plus de difficulté à joindre les deux bouts. Tandis que les Canadiens avaient besoin de l'aide de leur gouvernement, tout ce qu'ils ont obtenu de lui, c'est une attitude indifférente, déconnectée et distante. C'est remarquable de la part d'un gouvernement qui aime dire qu'il est là pour les Canadiens. Nous voici maintenant, des mois plus tard, à discuter d'un paiement qui n'aidera probablement pas ceux qu'il vise, soit les étudiants, les personnes handicapées, les retraités et les familles à faible revenu, avant le mois de novembre ou de décembre dans le meilleur des cas. Combien de temps encore les gens devront-ils souffrir d'ici à ce que ces paiements arrivent enfin par la poste?
L'inflation, dit-on, est une taxe coite qui nuit surtout aux plus vulnérables. Je suis convaincu que toutes les personnes qui m'ont parlé diront que c'est vrai, comme il est également vrai que la nuisibilité dont je parle va bien au-delà des personnes visées par le projet de loi C‑30. D'autres ont elles aussi de plus en plus de mal à s'en sortir.
Selon les plus récentes projections du PIB, celui-ci baissera d'un point de pourcentage complet cette année. Avec la hausse du chômage et les nouvelles taxes sur les salaires et le carbone qui arriveront l'année prochaine — sans même parler de la hausse des taux d'intérêt —, il y aura davantage de Canadiens parmi « la classe moyenne et ceux qui s'efforcent d'en faire partie » qui ne s'en sortiront pas bien.
Je m'explique en revenant au projet de loi C‑30, qui est essentiellement plafonné et éliminé complètement pour les familles dont le revenu est de 58 500 $, ce qui correspond à la grande majorité des travailleurs les plus durement touchés. Je ne veux pas que mes commentaires semblent relever de la partisanerie bête et méchante. Les banques, elles, ne sont pas partisanes. Leurs économistes en chef fournissent généralement des conseils impartiaux et ils sont tous d'avis que le gouvernement ne peut pas continuer à nourrir l'inflation. Je mentionne les dépenses du gouvernement parce qu'il s'agit d'une question sur laquelle nous pouvons agir.
Je vais donner un autre exemple de quelque chose sur quoi nous pouvons agir. Nous avons tous vu la montée en flèche du prix de l'essence entraîner une hausse spectaculaire de l'inflation. Bien sûr, comme un grand nombre de nos marchandises sont livrées sur le marché par l'intermédiaire de nos chaînes d'approvisionnement, ce qui requiert la consommation d'essence, la hausse du prix de l'essence ne fait qu'aggraver les choses: tout est plus cher. C'est une leçon que nous avons bien apprise au cours des derniers mois. C'est précisément ce que fait une taxe sur le carbone: elle fait augmenter le coût du carburant et, par ricochet, l'inflation.
Je sais que certains députés diront qu'il y a des rabais. Or, voici ce qu'il en est vraiment. Pour ceux qui, comme la ministre des Finances, vivent dans une ville comme Toronto et n'ont pas de voiture, je suis persuadé que les remboursements de la taxe sur le carbone sont avantageux. Cependant, l'avantage ne serait pas au rendez-vous s'ils vivaient dans un endroit comme Hedley, en Colombie-Britannique, dans ma circonscription, à peu près le seul endroit où l'on peut trouver des logements abordables. Pourquoi en est‑il ainsi? Parce que Hedley n'a pas d'hôpital. Elle n'a aucune école secondaire, aucun grand magasin d'alimentation et aucun agent d'assurance. Pour accéder à ces services, les résidants de Hedley doivent se rendre en voiture à Princeton, à Keremeos ou, dans certains cas, à Penticton. C'est ce que l'on peut voir dans nombre de municipalités rurales du Canada. Pour elles, les taxes sur le carbone sont dévastatrices. Ces taxes ne traitent pas tous les gens de la même façon et elles favorisent ceux qui vivent dans les grandes régions urbaines.
Pourquoi les Canadiens devraient-ils être victimes de discrimination en raison de leur code postal? Aucune personne vivant dans une communauté rurale ne paie moins d'impôt sur le revenu qu'une personne vivant à Vancouver ou à Toronto, et pourtant le gouvernement libéral fédéral ne les traite pas de la même façon. C'est pourquoi notre caucus de l'opposition officielle continuera de demander au gouvernement libéral d'éliminer la taxe sur le carbone. Aucun de nos principaux partenaires commerciaux n'a de taxe sur le carbone. Il est temps de le reconnaître.
Nous assisterons également à une hausse des taxes sur les salaires au cours de l'année prochaine. Les cotisations au Régime de pensions du Canada et à l'assurance-emploi augmenteront. Ainsi, Ottawa aura plus d'argent, et les ménages canadiens en auront moins. À une époque où l'inflation est élevée, où les paiements d'intérêts sont exorbitants, cela ne fait qu'empirer les choses au lieu de les améliorer. C'est pourquoi notre caucus de l'opposition demande au gouvernement actuel de renoncer à toute augmentation de taxe. Nous savons que le gouvernement libéral aime dire que ce n'est pas sa faute, mais il y a d'autres pays qui ont fait exactement comme le Canada et qui ont des problèmes similaires. Dans certains cas, c'est même pire.
Rien de tout cela ne change le fait que nous traversons une grave crise du coût de la vie au Canada. Si ce n'était pas le cas, nous ne serions pas ici à débattre de ce petit projet de loi qui ne propose que des solutions de fortune. En fin de compte, c'est bien là le problème. En l'occurrence, le fait de restituer une partie de la TPS que les consommateurs ont payée à un moment aussi difficile est une mesure que nous, en tant qu'opposition officielle, approuverions, tout comme nous aurions approuvé un allégement de la TPS sur l'essence et le diésel. Malheureusement, cette mesure ne remporte pas notre appui, car nous sommes contre l'idéologie du NPD et des libéraux, qui souhaitent voir le prix de l'essence augmenter ici, au Canada, quelles qu'en soient les conséquences pour la population en général.
Cette semaine, le sous-gouverneur de la Banque du Canada Paul Beaudry a affirmé que, avec le recul, les gouvernements et les banques centrales auraient dû retirer les mesures de relance beaucoup plus tôt, alors que les économies se remettaient de la pandémie de COVID‑19, ce qui aurait probablement freiné l'inflation. Comme nous le savons, ce n'est pas ce qui s'est passé, mais par cette affirmation, la Banque du Canada reconnaît clairement que l'approche du type « toujours dépenser » qui est privilégiée par le gouvernement libéral a contribué énormément à la situation actuelle. De l'avis de la plupart des grandes banques, le gouvernement libéral ne pourra pas contrer l'inflation tout simplement en dépensant. Je suis inquiet parce que, contrairement aux gouvernements libéraux précédents, le gouvernement libéral actuel et le premier ministre ne semblent pas comprendre qu'ils ne peuvent pas multiplier les dépenses pour protéger les Canadiens de l'inflation.
On nous dit que la situation actuelle pourrait durer pendant deux ans et que les taux d'intérêt pourraient encore augmenter si le gouvernement libéral continue à dépenser. C'est ce que je disais plus tôt au ministre du Tourisme. Pourquoi les libéraux n'ont-ils pas profité de l'été pour effectuer la difficile tâche prévue dans le budget, où il est indiqué qu'un examen des politiques permettrait de cerner des économies potentielles de milliards de dollars? Pourquoi n'ont-ils pas réduit ces dépenses pendant l'été et présenté ensuite ce projet de loi, après s'être acquittés de la difficile tâche de tenter de réduire l'inflation tout en aidant les Canadiens?
Ce n'est pas ce qu'ils ont fait. Contrairement à notre chef, le député de Carleton, ils ne comprennent pas le principe qui veut que l'on dépense selon ses moyens. Nous tentons de nous assurer que les Canadiens profitent au maximum de chaque dollar utilisé. Malheureusement, le gouvernement semble seulement savoir comment dépenser sans compter.
Il y a des ménages canadiens qui ont de la peine à survivre, et ils ne peuvent pas absorber d'autres hausses des taux d'intérêt ni résister à deux années de plus de souffrances. Je suis certain que tous les députés ont entendu des concitoyens leur parler de la situation désastreuse dans laquelle ils se trouvent maintenant. Devrions‑nous les écouter? Devrions‑nous écouter les experts et les dirigeants de la banque centrale qui nous disent d'arrêter de dépenser, ou devrions‑nous continuer de laisser le Cabinet du premier ministre imposer sans cesse des dépenses qui alimentent la flambée inflationniste?
N'oublions pas que, il y a à peine deux ans, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, avait affirmé: « Si vous avez une hypothèque à rembourser ou un achat important à faire, […] vous pouvez avoir l'assurance que les taux demeureront bas pendant longtemps. »
Certaines personnes qui ont suivi ce conseil en toute bonne foi se trouvent maintenant dans une situation financière désastreuse. Je ne le dis pas pour pointer qui que ce soit du doigt, car cela n'aiderait aucunement ceux qui se trouvent dans cette situation et il est peu probable que le projet de loi dont nous débattons aujourd'hui les aide. Je le dis parce que nous devons être conscients que beaucoup de Canadiens qui ont travaillé fort, qui ont suivi les règles et qui ont fait tout ce qu'il fallait pâtissent en ce moment, et le gouvernement doit le reconnaître.
Selon les dernières manchettes, l'accession à la propriété est à la baisse. De nombreux jeunes Canadiens à qui j'ai parlé ont essentiellement abandonné l'idée d'acheter une maison. Il n'espère pas devenir propriétaire, mais cherche simplement à se maintenir la tête hors de l'eau. Il est déjà assez difficile pour eux de rembourser leur prêt étudiant, de trouver un logement sûr et d'essayer d'élever une famille tout en faisant le plein d'essence et en se nourrissant. Ils savent ce que c'est de travailler dur, mais, avec le gouvernement actuel, ils ont perdu tout espoir. La crise actuelle est réelle et elle touche des ménages partout au Canada.
Avant de conclure, j'aimerais vous faire part d'une réflexion. Tout d'abord, les conservateurs du Canada, sous le leadership du député de Carleton, appuieront ce projet de loi. Cependant, comme nous le savons tous, alors que ce projet de loi aiderait certaines personnes, une grande partie de la population sera laissée pour compte. C'est l'un des défis que posent les projets de loi du gouvernement comme celui-ci. Inévitablement, le gouvernement choisit les gagnants et les perdants. En votant en faveur de ce projet de loi, nous reconnaissons que nous aiderons certaines personnes. Cependant, je sais que dans ma circonscription, ce projet de loi n'aidera en rien certaines des personnes les plus durement touchées à l'heure actuelle, non seulement par l'inflation, mais aussi par les taux d'intérêt écrasants qui augmenteront à la suite de l'adoption de ce projet de loi. Je pense que nous devons tous être pleinement conscients qu'il y a des gens qui souffrent et qui ne profiteront pas de ce projet de loi.
Ne perdons pas de vue non plus que les personnes visées par le projet de loi ne recevront pas d'aide avant novembre ou décembre. Cependant, de nombreuses personnes vivent dans la crainte d'une hausse des taux d'intérêt sur leur prêt hypothécaire ou ont peur d'aller à l'épicerie et de repartir avec de moins en moins de choses, parce qu'elles ne peuvent tout simplement pas se le permettre. Qui peut les blâmer? La crise du coût de la vie est réelle, et j'espère que tous les députés se rendent compte que c'est plus qu'un simple sujet de discussion.
Par ailleurs, les gens se reconnaissent de moins en moins dans le gouvernement. Ils se tournent de plus en plus vers mon parti pour intervenir, pour être leur voix et rappeler aux libéraux que plus n’est pas toujours synonyme de meilleur. Un gouvernement qui ne peut pas accomplir des tâches comme délivrer des passeports ou réduire les files d’attente dans les aéroports devrait se mêler de ses oignons au lieu d'essayer constamment d’accroître la taille du gouvernement. Les libéraux doivent garder à l’esprit que le gouvernement et ses ministres sont là pour servir les Canadiens et non l’inverse. Les conservateurs appuieront le projet de loi, car ils veulent offrir un allégement fiscal aux Canadiens, aider les personnes qui souffrent et défendre les intérêts de tous ceux que le projet de loi C‑30 laisse de côté. C’est la réalité.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, c'est un plaisir de prendre la parole ce soir pour discuter de certains des changements qui semblent se produire à la suite de l'élection d'un nouveau chef de l'opposition officielle de Sa Majesté et chef des conservateurs du Canada. Le député de Carleton a été élu, et cela suscite beaucoup de réactions sur les banquettes ministérielles. Je sais que les libéraux sont eux aussi très enthousiastes à l'idée qu'il y ait maintenant un chef dans cette enceinte qui contribuera à redonner aux Canadiens le contrôle de leur vie. Un chef qui accordera de l'importance au sort des Canadiens qui sont à la retraite et aux chèques de paie de ceux qui travaillent. Voilà précisément notre intention.
Nous avons également en la personne du député de Carleton, le chef des conservateurs du Canada, un leader qui s’est beaucoup concentré sur un point sensible de l’économie canadienne. Des maires de villes frontalières et des représentants de l'industrie touristique et de groupes commerciaux tels que l’Association Frontière Hors Taxes nous ont dit que les ratés de l'application ArriveCAN leur ont causé bien des problèmes, tout comme les mesures frontalières sans fondement scientifique qui ont été laissées en place longtemps après qu’elles n'étaient plus justifiées sur le plan de la santé publique. Nous venons d’apprendre par les médias, alors que le gouvernement tente de mettre le plus de temps et de distance possible entre lui et ces politiques ratées, qu’il compte enfin supprimer cette application et les exigences qui l’accompagnent.
Cependant, beaucoup de dommages ont été causés dans l’intervalle. Des emplois ont été perdus, et l’économie a été asphyxiée. Des visiteurs se sont vu refuser l'entrée au Canada, ont dit ne pas se sentir les bienvenus et se sont fait dire qu’ils n’étaient pas les bienvenus. Les Canadiens qui n’ont pas pu ou n’ont pas voulu se conformer à l’expérience lamentable d’ArriveCAN ont écopé d’une amende de 6 255 $. Je ne parle pas d’un seul type de personne. Je parle de Canadiens qui n’étaient pas vaccinés autant que de Canadiens qui ont reçu une dose, deux doses, trois doses, quatre doses et plus d’un vaccin contre la COVID et qui se sont vu imposer une amende de 6 255 $ par le gouvernement.
C'était supposément pour assurer la conformité ou pour accroître la sécurité de la population. Cependant, des épidémiologistes ont affirmé que cette application et les restrictions ne protégeaient aucunement les Canadiens, alors que l'ensemble des provinces et des territoires avait changé de cap depuis longtemps et décidé d'aller de l'avant. Maintenant que le gouvernement reconnaît l'obsolescence de ces politiques, il doit aussi rectifier ce qui ne va pas, c'est‑à‑dire le fait que les Canadiens ont payé ou reçu une amende de 6 255 $ ou viennent d'être informés qu'ils devraient en payer une. Certaines familles avaient plusieurs personnes à bord de leurs véhicules ou voyageant avec elles. Aucune famille canadienne ne peut se permettre de payer des amendes de plus de 6 000 $ par personne.
Nous demandons donc au gouvernement d'annuler ces amendes et de rembourser tout l'argent qu'il a pris dans les poches des Canadiens à cause de ces politiques inefficaces. Le gouvernement donnera‑t‑il suite à nos demandes?
Voir le profil de Adam van Koeverden
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam van Koeverden
2022-09-21 18:27 [p.7512]
Madame la Présidente, en juin, le gouvernement du Canada a suspendu les exigences relatives à la vaccination pour les fonctionnaires fédéraux et les secteurs des transports sous réglementation fédérale. Par rapport au moment où ces exigences ont été mises en place, le Canada présente un niveau d'immunité plus élevé à la fois en raison de la vaccination et des infections acquises. Les médicaments antiviraux sont plus largement disponibles, et nous sommes maintenant mieux équipés pour gérer efficacement la pandémie de COVID‑19 et réduire la pression sur le système de santé.
Au Canada, nous avons constaté une diminution du nombre de cas au cours des dernières semaines. Bien que l'on observe toujours des variations régionales, le pic de la dernière vague de COVID‑19 semble être passé. Cependant, il faut garder à l'esprit que, partout dans le monde, le virus continue de circuler et que la pandémie n'est pas terminée. C'est pourquoi nous devons prendre certaines précautions, notamment en maintenant nos vaccins à jour.
Récemment, les écoles ont recommencé à accueillir les enfants, et davantage de travailleurs retournent au bureau. Par ailleurs, l'été touchant à sa fin, nous passons plus de temps à l'intérieur. Ces facteurs pourraient contribuer à un regain d'activité et à l'apparition de nouveaux variants.
Nous devons rester à jour en ce qui a trait à la vaccination. C'est l'une de nos meilleures défenses et c'est une priorité absolue.
Cela vaut tant pour les vaccins contre la COVID‑19 que pour les vaccins contre les autres maladies évitables, telles que la rougeole, la polio et les infections à méningocoques, pour lesquelles nous observons des éclosions à l'heure actuelle.
Cela fait presque deux ans que Santé Canada a approuvé les premiers vaccins contre la COVID‑19 au Canada. Depuis, plus de 87 millions de doses ont été administrées au Canada et des milliards de doses ont été livrées dans le monde.
Les données sur l'efficacité des vaccins montrent que les vaccins contre la COVID‑19 offrent une bonne protection contre les conséquences les plus graves de la maladie, réduisant notamment le risque d'hospitalisation et de décès en raison de la COVID‑19.
Tout au long de la pandémie de COVID‑19, le gouvernement a instauré des politiques et des mesures de santé publique pour aider à en réduire l'incidence. Nous avons mis des vaccins à la disposition de la population pour réduire autant que possible le risque de maladie grave et de décès. Nous avons travaillé fort pour préserver la capacité du système de santé et réduire la transmission afin de protéger les populations les plus à risque.
Nous continuerons de fonder nos mesures sur les analyses, l'opinion des experts et les données scientifiques. Nous surveillerons les nouveaux variants préoccupants, évaluerons la valeur et l'incidence des interventions en santé publique, et surveillerons l'incidence de la vaccination et l'efficacité des vaccins.
Depuis deux ans et demi, nous adaptons les mesures que nous prenons à mesure que la situation épidémiologique et les conseils en santé publique évoluent. Contrairement aux conservateurs, qui se sont trompés sur toute la ligne au sujet de la pandémie depuis deux ans, nous avons toujours estimé que la santé et la sécurité des Canadiens sont prioritaires et elles demeureront notre priorité.
J'espère que ma réponse a plu au député d'en face. Je ne m'entendais même pas parler puisqu'il a papoté tout le long.
Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, le secrétaire parlementaire s'est contenté de lire la réponse que le ministère a préparée pour lui au lieu de répondre à la question, qui était de savoir si le gouvernement entend corriger son erreur. Le gouvernement a imposé des amendes à des Canadiens qui avaient suivi toutes les règles. Il n'a pas dit un mot à ce sujet.
Des familles qui ont suivi toutes les règles ont reçu des amendes de 6 200 $ par personne. Le secrétaire parlementaire considère-t-il qu'il est raisonnable ou acceptable que des Canadiens se voient imposer des amendes de dizaines de milliers de dollars parce qu'ils ont traversé la frontière en voiture et qu'ils ont suivi toutes les directives énoncées par le gouvernement? Certains ont peut-être simplement fait une erreur une fois rendus à la frontière, mais on leur a imposé une amende de 6 200 $.
C'est tout à fait indéfendable. On ne peut pas traiter les Canadiens de cette façon. C'est inacceptable. Le gouvernement doit redresser la situation, redonner l'argent qu'il a reçu et présenter des excuses.
Résultats : 1 - 15 de 6782 | Page : 1 de 453

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes