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NPD (NU)
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2022-06-22 16:39 [p.7155]
demande à présenter le projet de loi C‑297, Loi modifiant la Loi électorale du Canada (langues autochtones).
[La députée s'exprime en inuktitut et fournit le texte suivant:]
ᓯᕗᓪᓕᕐᒥᒃ ᐊᒃᓱᐊᓗ ᖁᔭᓕᒍᒪᕗᖓ ᒪᓕᒐᓕᐅᖅᑎᖅᔪᐊᕐᒃ ᐊᑦᒪᓐᑕᓐ- ᒍᕆᔅᐹᒧᑦ, ᐊᐃᒃᐲᒪᑦ ᑖᒃᓱᒥᖓ ᒪᓕᒐᒃᓴᒃᒥᒃ. ᐊᒻᒪᓗ ᒪᑦᓇᓪᓗᐊᕕᒃ ᒧᒥᓛᖅ ᖃᖅᑲᖅ ᒪᓕᒐᓕᐅᖅᑎᖅᔪᐊᖑᓚᐅᖅᑐᖅ ᓄᓇᕗᒻᒧ ᐱᒋᐊᖅᑎᓚᐅᖅᑕᖓ ᑲᔪᓯᑎᓐᓇᓱᒃᑲᒃᑯ
[La députée fournit un texte en anglais dont voici la traduction:]
Je tiens d'abord à remercier du fond du cœur mon collègue le député d'Edmonton Griesbach d'avoir appuyé mon projet de loi. Ce projet de loi fait fond sur l'excellent travail lancé par la précédente députée de Nunavut, Mumilaaq Qaqqaq, et je la remercie.
[Traduction]
— Monsieur le Président, je tiens d'abord à remercier du fond du cœur mon collègue le député d'Edmonton Griesbach d'avoir appuyé mon projet de loi.
Ce projet de loi fait fond sur l'excellent travail lancé par la précédente députée de Nunavut, Mumilaaq Qaqqaq, et je la remercie.
Les Nunavummiuts et les autres locuteurs de langues autochtones ont le droit inhérent de recevoir de l'information et de voter dans leur propre langue. Lors des élections de 2019, le taux de participation des Autochtones vivant dans les réserves était de 51,8 %. Au Nunavut, où la population est presque exclusivement autochtone, le taux de participation était inférieur à 50 %, ce qui est beaucoup plus bas que la moyenne canadienne de 76 %. Dans son rapport au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, le gouvernement fédéral a admis que les peuples autochtones, et plus particulièrement les aînés, auraient beaucoup de mal à exercer leur droit de vote si des élections avaient lieu pendant la pandémie.
Comment se fait-il qu'au Nunavut, où la langue maternelle de 46 % des électeurs est l'inuktitut ou l'inuinnaqtun, les bulletins de vote ne soient qu'en anglais et en français? La Couronne et le gouvernement fédéral ont l'obligation de collaborer et d'établir des liens de confiance avec les communautés et les particuliers autochtones dans tout le Canada.
Ce projet de loi, s'il est adopté, représenterait un pas important vers l'établissement de ces liens de confiance et le respect de nos droits inhérents, en plus de mener, espérons-le, à une plus grande participation des peuples autochtones du Canada au processus électoral démocratique.
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NPD (NU)
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2022-06-21 13:00 [p.7073]
Uqaqtittiji, pendant les élections de 2019, le parti du député a promis de faire en sorte que l’Agence des services frontaliers du Canada ait les ressources voulues pour détecter et arrêter le trafic d’armes à nos frontières.
Pourquoi le gouvernement libéral n’a-t-il pas rétabli les plus de 1 000 postes que les précédents gouvernements conservateurs avaient supprimés et qui sont nécessaires pour bloquer l'importation d'armes depuis les États‑Unis?
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NPD (NU)
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2022-06-21 14:14 [p.7085]
[La députée s'exprime en inuktitut et fournit le texte suivant:]
ᐅᖅᑲᖅᑎᑦᑎᔨ, ᓯᕗᓪᓕᕐᒥ ᑳᓇᑕᓕᒫᕐᒥᒃ ᓄᓇᖃᖅᑳᖅᓯᒪᔪᓄᑦ ᐅᓪᓗᕆᔭᐅᑎᓪᓗᒍ, ᐅᓪᓗᖃᑦᑎᐊᖁᕙᓯ.
[La députée fournit une version en anglais dont voici la traduction:]
Tout d’abord, je tiens à souhaiter à tous une très belle Journée des peuples autochtones.
[Traduction]
C'est un honneur pour moi de prendre la parole à l'occasion de la Journée nationale des peuples autochtones. J'aurais toutes sortes d'histoires à raconter. Les Inuits, les Premières Nations et les Métis du Canada ont réalisé des avancées historiques. Je pense par exemple à la création, à la gestation et à la mise en œuvre du programme de diplôme double en common law canadienne et en droit autochtone, à l'Université de Victoria.
Je remercie les dirigeants autochtones et les anciens élèves des pensionnats indiens. Grâce à leurs sacrifices, les peuples autochtones reprennent vie. C'est grâce à leur détermination que nous sommes aujourd'hui capables de célébrer notre patrimoine et nos langues, et d'espérer un avenir meilleur pour les générations à venir. Je leur suis immensément reconnaissance.
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NPD (NU)
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2022-06-21 14:30 [p.7087]
Uqaqtittiji, hier, le gouvernement a annoncé l’investissement de milliards de dollars pour la défense de l’Arctique. La souveraineté dans l’Arctique s’inscrit toujours dans une vision coloniale et patriarcale. Les personnes réinstallées dans l’Extrême-Arctique à Grise Fiord et à Resolute peuvent témoigner du fait qu’elles ont été envoyées là-bas sans les ressources dont elles avaient besoin pour survivre et s’épanouir.
Les sommes investies dans le Nord doivent aider les habitants du Nord à avoir accès à des logements sûrs, à de l’eau potable et à des aliments frais. Les investissements actuels ne donnent rien de bon. En quoi les Nunavummiuts bénéficieront-ils des milliards investis dans la défense de l’Arctique?
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NPD (NU)
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2022-06-17 11:49 [p.6907]
Uqaqtittiji, l'insécurité alimentaire est un grave problème au Nunavut. La crise du coût de la vie ne fait qu'aggraver une situation déjà déplorable. Les libéraux n'ont pas mentionné l'insécurité alimentaire dans le Nord une seule fois dans le budget de 2022. Les habitants de ma circonscription ont été laissés pour compte par le gouvernement. Les aliments sont déjà périmés lorsqu'ils parviennent enfin au Nunavut. Aucun Canadien ne devrait vivre ainsi.
Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas pris de mesures pour veiller à ce que tous les habitants du Nord puissent avoir accès à des aliments frais et abordables?
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NPD (NU)
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2022-06-17 12:56 [p.6920]
Uqaqtittiji, j'ai été heureuse de constater que des amendements ont été apportés pour les fournisseurs de contenu généré par les utilisateurs. Je me demande si le député pourrait préciser ce que les amendements impliqueraient si le projet de loi C‑11 était adopté.
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NPD (NU)
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2022-06-17 13:14 [p.6923]
Uqaqtittiji, j'aimerais demander au député si son parti comprend que les amendements proposés au projet de loi C‑11 incluent les créateurs de contenu généré par les utilisateurs en général, mais prévoient des exceptions uniquement pour les fournisseurs de contenu professionnel qui génèrent des revenus.
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NPD (NU)
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2022-06-17 13:39 [p.6926]
Uqaqtittiji, mon père s'est suicidé quand j'étais jeune, mais j'ai été très chanceuse de connaître plusieurs autres personnes, dans plusieurs familles partout au Nunavut, qui ont fait figure de père pour moi. J'aimerais bien leur souhaiter une très joyeuse fête des Pères. Je le souhaite aussi tout particulièrement à mon mari Allan. Comme famille reconstituée, nous avons élevé ensemble neuf enfants. Ainsi, joyeuse fête des Pères à Allan.
Je m'estime privilégiée de prendre la parole au moment où la Chambre souligne et célèbre le Mois national de l'histoire autochtone, surtout puisque la semaine prochaine, le 21 juin, nombre de Canadiens célébreront la Journée nationale des peuples autochtones. Cela dit, je veux attirer l'attention sur l'éducation, en insistant pour que tous les gouvernements et tous les établissements d'enseignement du Canada mettent en œuvre les appels à l'action nos 6 à 12 et 63 à 66, qui visent l'éducation.
Je tiens également à remercier la députée de Saanich—Gulf Islands d'avoir présenté le projet de loi, dont la première mouture, le projet de loi C-230, est morte au Feuilleton.
J'expliquerai brièvement comment le racisme environnemental a été perpétué par le Canada et enchâssé dans le cadre constitutionnel et juridique canadien relatif à la gestion des terres au pays.
La violation du droit foncier inhérent des Autochtones est la pire forme de colonialisme. Cette pratique du Canada a eu des répercussions négatives sur les peuples autochtones. Ce type de colonialisme existe depuis des centaines d'années, depuis l'époque des premiers colons jusqu'au Canada d'aujourd'hui. Cette évidence s'impose avec la jurisprudence qui a mené à la décision historique récente sur le titre foncier de la nation haïda. Nous ne pouvons nier qu'il existe un conflit entre le Canada colonialiste et de nombreuses Premières Nations, qui ont dû s'adresser aux tribunaux pour faire reconnaître leurs droits et leurs titres.
Avant l'arrivée des colons dans ce qui forme aujourd'hui le Canada, les peuples autochtones prospéraient. Ils géraient l'environnement, la faune et la flore pour veiller à ce que l'environnement demeure sain et équilibré. Depuis l'arrivée des colons, qui sont à l'origine de la Loi constitutionnelle de 1867, les peuples autochtones ont été dépouillés de leurs terres. Cependant, les peuples autochtones peuvent récupérer leurs terres de quatre manières différentes. Plutôt que d'expliquer la Loi constitutionnelle de 1867, je me contenterai d'affirmer que le paragraphe 91(24), et les articles 92 et 35 de la Loi ouvrent la porte à la perpétuation du racisme environnemental.
De nombreuses causes juridiques ont porté sur les droits et les titres, y compris les affaires Calder, R. c. Sparrow, Delgamuukw, R. c. Marshall, Nation Tsilhqot'in, Clyde River, Nation haïda et Conseil tribal Carrier Sekani. Ces causes ont ouvert la porte à la perpétuation du racisme environnemental. Bien que ces causes importantes aient permis de faire des progrès au chapitre des droits et des titres concernant les territoires autochtones, les tribunaux ont veillé à ce que ces droits soient limités et mis en œuvre de manière progressive.
Un autre instrument, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, a été adopté par les Nations Unies en 2007. Le Canada est l'un des quatre pays qui a voté contre son adoption. Ce n'est qu'en 2016 que le Canada l'a finalement adoptée. Lors de la dernière législature, une loi relative à cette déclaration a enfin reçu la sanction royale. J'aimerais préciser brièvement que l'article 32 dit ceci:
1. Les peuples autochtones ont le droit de définir et d'établir des priorités et des stratégies pour la mise en valeur et l'utilisation de leurs terres ou territoires [...]
Je vais présenter brièvement un exemple qui illustre les conséquences du racisme environnemental.
En février 2021, période où le racisme environnemental semble avoir atteint un sommet au Nunavut, un groupe de chasseurs d'Arctic Bay et de Pond Inlet ont changé la façon dont les Inuits font valoir leurs préoccupations. Pendant qu'ils étaient à la chasse, il se trouve que la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions tenait des audiences techniques sur le projet d'expansion de la mine actuellement exploitée par la société minière Baffinland Iron Mines Corporation.
Pendant cette période, les Inuits qui ont assisté aux audiences ne se sont pas sentis écoutés. Les questions qu'ils ont posées à la société minière Baffinland sont restées sans réponse, et la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions a continuellement limité le nombre de questions que les Inuits pouvaient poser pendant les délibérations. Les chasseurs, après avoir entendu que la parole des Inuitstait était réprimée, ont pris la décision draconienne de bloquer l'accès à deux entrées de la mine. La société Baffinland, au lieu de travailler avec les Inuits, a choisi de fermer la mine et de leur imposer une ordonnance d’injonction de la Cour.
Grâce au courage de ceux que nous connaissons maintenant comme les Nuluujaat Land Guardians et des organismes de chasseurs et de trappeurs comme la Qikiqtani Inuit Association, qui représente les intérêts régionaux des Inuits, les Inuits ont changé de position. Alors qu'ils avaient initialement été disposés à appuyer la deuxième phase, ils ont fini par carrément rejeter la proposition sous la forme présentée. En effet, les Inuits étaient prêts à travailler avec la société Baffinland pour protéger les emplois et pour garantir que des mesures de protection, d'adaptation et d'atténuation des risques étaient en place concernant l'environnement, mais ils n'ont simplement pas été entendus autant qu'ils auraient dû l'être.
Le 13 mars dernier, la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions, a recommandé au ministre des Affaires du Nord, dans le cadre du mandat qui lui a été conféré par la loi, de ne pas autoriser l'expansion de la mine actuelle proposée par Baffinland à la phase deux de son projet. La commission a dit « On ne peut prévenir, atténuer ou gérer de manière adaptative les effets négatifs potentiels considérables au moyen des programmes d'atténuation des effets, de gestion adaptative des effets et de surveillance proposés ni des modifications proposées [au certificat du projet]. » Le ministre des Affaires du Nord dispose de 90 jours à compter du 13 mars pour décider s'il acceptera la recommandation de la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions. Bien que je sois très reconnaissante du travail de mes prédécesseurs, le fait que l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut comprenne une disposition donnant au gouvernement fédéral le dernier mot est plus que du racisme environnemental.
Depuis la décision de la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions, Baffinland a demandé au ministre des Affaires du Nord d'autoriser de toute urgence l'expansion du projet actuel au-delà de la portée initialement prévue. Maintenant, Baffinland a avisé qu'elle mettrait ses travailleurs à pied, choisissant les profits au détriment des travailleurs. Bien que le cours du fer ait diminué, on prévoit qu'il continuera d'augmenter, puis demeurera stable.
Par ailleurs, le fait que quatre ministres ont refusé une invitation à entendre directement les communautés les plus touchées va au-delà du racisme environnemental. Le fait que c'est le ministre des Affaires du Nord qui décidera du sort des terres, ce qui aura une incidence directe sur l'environnement et les Inuits qui y vivent depuis des temps immémoriaux, nécessite l'adoption de ce projet de loi.
Même si ce projet de loi représente une autre façon de miner un peu plus le système actuel, il permettra quand même aux peuples autochtones de participer à l’élaboration d'une stratégie nationale. C'est pourquoi le NPD appuie son adoption. Enfin, l'adoption de ce projet de loi fera en sorte que le Canada se conformera à l'article 32 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, cet instrument international si important au sujet duquel le Canada a l'occasion de faire preuve de leadership.
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NPD (NU)
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2022-06-16 14:45 [p.6817]
Uqaqtittiji, imaginons qu'un membre de notre famille ait un urgent besoin de services médicaux. Au Nunavut, cela signifie des milliers de dollars de dépenses afin de parcourir de longues distances seulement pour obtenir des soins de santé de base. Si un aîné a besoin de soins de longue durée, les choix sont trop limités. Les familles doivent envoyer leurs proches à l'autre bout du pays, en craignant de ne plus jamais les revoir.
Les résidants du Nunavut ont le droit d'obtenir près de chez eux les soins dont ils ont besoin. Pourquoi le gouvernement n'arrive-t-il toujours pas à garantir l'accès aux soins de santé de base au Nunavut?
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NPD (NU)
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2022-06-16 16:30 [p.6833]
Uqaqtittiji, le Conseil canadien de la magistrature, qui comprend les juges en chef et les juges en chef associés ou adjoints, a mené des consultations sur ce processus dès 2016. En 2019, en réponse aux consultations du Conseil, l'Association du Barreau canadien a parlé de l'importance de mettre en œuvre ces procédures.
En quelque sorte, le projet de loi à l'étude n'est pas tout à fait nouveau. On a déjà discuté d'un projet de loi précédent qui portait là-dessus. Dans les faits, il ne s'agit pas d'un tout nouveau projet de loi, et il me semble que cette initiative ne date pas d'hier. Selon ce que j'ai lu dans la lettre de mandat du ministre, cette initiative est censée être une priorité.
Le député a-t-il lu la lettre de mandat qui justifie ce processus et qui dit qu'il faut en faire une priorité?
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NPD (NU)
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2022-06-16 16:56 [p.6836]
Uqaqtittiji, la députée convient-elle qu'il y a déjà eu de nombreuses consultations ainsi qu'une grande adhésion du public justifiant l'adoption rapide du projet?
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NPD (NU)
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2022-06-16 17:30 [p.6841]
Uqaqtittiji, le député ne se rend-il pas compte que le projet de loi améliorerait en fait l'équité, en raison des mécanismes qui seraient établis, et que, grâce à l'amélioration de ces systèmes d'équité, il contribuerait à améliorer la protection des victimes?
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NPD (NU)
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2022-06-14 17:27 [p.6710]
[La députée s'exprime en inuktitut et fournit le texte suivant:]
ᐅᖃᖅᑎᑦᑎᔨ, ᐊᒃᓱᐊᓗᒃ ᖁᕕᐊᓱᒃᐳᖓ ᒪᑭᑦᑕᕆᐊᒃᓴᖅ ᑖᒃᓱᒥᖓ ᒪᓕᒐᒃᓴᖅ S-21 ᑕᐃᔭᐅᓪᓗᓂ ᓯᓚᖅᔪᐊᕐᒥᒃ ᐊᓈᓇᒋᔭᖅᓄᑦ ᐅᖃᐅᓯᓕᕆᓂᖅ ᐅᓪᓗᖅ ᐃᓕᑕᕆᔭᐅᖁᓪᓗᒍ.
ᐱᒋᐊᕈᑎᖃᕈᒪᓪᓗᖓ ᖁᔭᓕᒍᒪᓪᓗᒋ ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐃᓕᓴᐃᔨᒋᓚᐅᖅᑕᒃᑲ ᐸᓛᓐᑎᓇ ᒪᒃᑭᒃ, ᒫᓂᑲ ᐸᓂᐸᑯᑐᒃ, ᐊᒻᒪᓗ ᒫᓂᑲ ᐃᑦᑐᒃᓵᖅᔪᐊᖅ.
ᐃᖅᑲᐅᒪᓪᓚᕆᒃᑕᒃᑲ ᐃᓕᓴᐃᔨᑦᑎᐊᕙᐅᓪᓗᑎᒃ. ᕐᑯᔭᓕᕐᑲᑕᐅᔪᒪᔪᖓ ᐃᓕᓐᓂᐊᕆᐊᖅᑎᑕᐅᕙᓚᐅᖅᓯᒪᔪᓕᒫᓂᒃ. ᐊᒃᓱᕈᖅᑎᑕᐅᔪᒃᑰᒻᒪᕆᓚᐅᖅᑎᓪᓗᓯ ᒫᓐᓇᒧ ᑎᑭᐅᑎᓯᒪᑎᑦᑎᕐᑲᑕᐅᒐᓯ.
ᑭᖑᓪᓕᕐᒥᒃ ᕐᑯᔭᓕᒍᒪᔭᒃᑲ ᐃᓐᓇᒻᒪᕇᑦ. ᐊᒃᓱᐊᓗᒃ ᓇᒡᓕᒋᕙᓯ. ᕐᑭᑐᕐᖓᓯᓐᓂ ᐊᖅᓵᖅᑕᐅᓯᒪᓚᐅᕋᓗᐊᖅᖠᓯᒃ ᓇᒡᓕᖕᓂᒃᑯᑦ ᒫᓐᓇᒧᑦ ᑎᑭᐅᑎᓯᒪᕐᑲᑕᐅᓯᒪᓪᓚᕆᒃᑲᓯ.
[La députée fournit un texte en anglais dont voici la traduction:]
Monsieur le Président, c'est un très grand privilège de prendre la parole à titre de représentante des Nunavummiuts sur le projet de loi S‑21, Loi instituant la Journée internationale de la langue maternelle.
J'aimerais commencer par témoigner ma gratitude aux enseignantes d'inuktitut que j'ai eues au primaire: Blandina Makkik, Monica Panipakutsuk et Monica Ittusardjuat. Elles ont été des enseignantes fort gentilles et bienveillantes.
Je témoigne ma gratitude aux anciens résidents des pensionnats autochtones. Malgré les agressions que vous avez subies, vous avez contribué à notre bien-être et à nous ammener jusqu'ici aujourd'hui.
Enfin, je me dois de saluer les aînés autochtones, plus particulièrement ceux qui se sont fait enlever leurs enfants. C'est grâce à votre amour et à vos soins que nous pouvons nous épanouir aujourd'hui. J'ai très à cœur votre bien-être.
[Français]
Ce que je viens de dire dans ma langue maternelle a été traduit en français, l'une des deux langues officielles.
Dans ma déclaration d'aujourd'hui, j'énoncerai les raisons pour lesquelles l'adoption de ce projet de loi peut contribuer à une meilleure compréhension de l'histoire du Canada et de la façon dont les Inuits, les Métis et les Premières Nations ont été traités. Je commencerai par l'histoire extraordinaire de feue Clara Quassa, d'Igloolik. Mme Quassa a brièvement fait part de son histoire dans le cadre d'une entrevue accessible sur isuma.tv.
J'ai gardé d'elle le souvenir d'une aînée douce. Toutefois, jusqu'à il y a quelques semaines, je ne savais pas qu'elle avait été forcée d'envoyer ses cinq enfants dans un pensionnat à Chesterfield Inlet. Elle a été obligée de les envoyer à quelque 800 km de chez elle.
Elle n’avait plus d’enfants à la maison parce qu’ils avaient tous été envoyés à Chesterfield Inlet. Elle se souvenait de les avoir vu pleurer quand ils étaient montés à bord de l’avion. Elle a dit que, quand ils sont revenus du pensionnat, ils étaient différents. Elle se rappelait avec bonheur qu’ils parlaient encore inuktitut.
L’un de ses enfants est décédé après avoir été envoyé à un autre établissement. On lui a dit où sa fille était enterrée, mais Clara est décédée alors qu’elle rêvait encore de visiter la tombe de sa fille. En dépit de tout cela, je vois son héritage à travers ses enfants adultes, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants. Quand je reviens à Igloolik, je les vois et les entends parler en inuktitut. Ils chérissent sa mémoire affectueusement.
Ce qui me désespère, c’est que son histoire n’est pas unique. Il y a beaucoup trop de membres des Premières Nations, d’Inuits et de Métis qui ont des histoires semblables. Le Canada a été fondé sur les terres des Inuits, des Métis et des Premières Nations. Le Canada prospère en tant que pays industrialisé sur le dos des injustices qu’il a fait subir aux peuples autochtones. Même si les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuits racontent leur histoire depuis des générations, leurs voix ont été réprimées, ignorées et incomprises à dessein par l’ensemble de la société.
Le Canada est un pays soi-disant bilingue avec deux langues officielles, l’anglais et le français. Pourtant, l’UNESCO estime que 75 % des langues autochtones au Canada sont en péril. Des Canadiens ordinaires, des colons, ont aussi été victimes de l’histoire colonialiste du Canada. Des Canadiens ordinaires, des colons, ont été privés de leur sentiment d’appartenance au Canada. Après tout, bon nombre de gens sont fiers d’être Canadiens. Ce dont la plupart ne se rendent pas compte, c’est qu’ils sont fiers de la répression du Canada. Ils sont fiers des politiques oppressives du Canada. Ils sont fiers des lois et des politiques colonialistes qui continuent d’avoir des effets sur les générations actuelles à cause des traumatismes intergénérationnels. Ils sont fiers du sous-financement chronique qui fait en sorte que les Inuits, les Premières Nations et les Métis demeurent réprimés, pauvres, peu instruits et incapables de surmonter les problèmes de santé mentale causés par les traumatismes intergénérationnels.
En effet, j'étais moi-même, autrefois, fière de célébrer la fête du Canada. J'ai moi aussi été spoliée par le système d'éducation colonial du Canada. Lorsque j'ai participé à l'étude du comité de la procédure sur la viabilité des langues autochtones aux élections fédérales, j'en ai appris davantage sur les Premières Nations et sur les dangers qui menacent leurs langues respectives. Statistique Canada nous a fourni des données qui correspondent aux chiffres de 2017. Plus de 70 langues autochtones sont parlées au Canada, mais seulement 15,6 % des membres de la population autochtone sont capables de tenir une conversation dans l'une de ces langues maternelles. On nous a dit que seulement 170 des personnes qui s'identifient comme Kutenais, 255 des personnes qui s'identifient comme Tlingits et 455 des personnes qui s'identifient comme Haïdas parlent leur langue maternelle. Ces chiffres témoignent de la force des lois et des politiques coloniales du Canada aujourd'hui. La mesure dans laquelle ces langues sont menacées montre à quel point nous devons tous travailler fort pour autochtoniser l'histoire du Canada. Nous devons veiller à ce que toutes les Premières Nations, les Inuits et les Métis soient soutenus et disposent des ressources nécessaires pour revitaliser ces magnifiques langues maternelles.
Je suis reconnaissante à la fois au Bangladesh et à l'UNESCO qui, en 1999, ont proposé la création de la Journée internationale de la langue maternelle. En 2002, cette journée a été reconnue par l'Assemblée générale des Nations unies. Je crois comprendre qu'à partir de 1948, les Bengalis se sont opposés à l'imposition de l'urdu par le gouvernement du Pakistan au Bangladesh. Je suis reconnaissante au peuple bengali d'avoir exigé que sa langue maternelle soit une langue officielle aux côtés de l'urdu. Les atrocités subies par les Bengalis sont physiquement et collectivement terribles. Après avoir exigé le changement, beaucoup de Bengalis ont été blessés et tués lors d'une manifestation organisée par les étudiants de l'université de Dhaka, contre la répression des Bengalis par le gouvernement. Cette manifestation a eu lieu le 21 février 1952. Qujannamiik au peuple bengali. Nous devons reconnaître leurs énormes sacrifices et célébrer leur histoire.
Je dois reconnaître ce qui a été tenté pour promouvoir et protéger les langues autochtones. En 2014, Matthew Kellway, un néo-démocrate, a présenté un projet de loi d'initiative parlementaire pour reconnaître cette journée. Alors que nous débattons de la question aujourd'hui, nous savons que ce projet de loi n'a pas été adopté. Il y a maintenant la Loi sur les langues autochtones, qui a créé le poste de commissaire aux langues autochtones. J'ai eu le plaisir de rencontrer le commissaire aux langues autochtones, Ronald Ignace, et les directeurs Robert Watt, Georgina Liberty et Joan Greyeyes, lors de leur première réunion ici, à Ottawa. Je me réjouis de l'excellent travail qu'ils accompliront pour promouvoir et protéger les langues autochtones.
Je propose que la version anglaise du projet de loi soit modifiée de façon à remplacer le mot « aboriginal » par le mot « indigenous ».
Je vais conclure en disant que le gouvernement fédéral doit offrir aux langues autochtones les mêmes ressources, les mêmes droits et les mêmes privilèges qu'il offre aux deux langues officielles. En terminant, je serai heureuse d'appuyer l'adoption de ce projet de loi.
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NPD (NU)
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2022-06-13 16:12 [p.6604]
Uqaqtittiji, je remercie moi aussi la députée de son discours empreint de passion. Croit-elle que le projet de loi en fait suffisamment pour aider soutenir les affaires autochtones?
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NPD (NU)
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2022-06-13 16:44 [p.6608]
Uqaqtittiji, c'est un plaisir, comme toujours, d'intervenir à la Chambre pour représenter ma circonscription, Nunavut. Je suis toujours reconnaissante aux gens de ma circonscription de leur soutien et des commentaires qu'ils me transmettent.
Je partagerai mon temps de parole avec le député d'Edmonton Griesbach, dont j'apprécie toujours les excellentes interventions à la Chambre. Il offre aux jeunes hommes autochtones et à toutes les personnes bispirituelles un excellent modèle à suivre.
Je suis heureuse de prendre la parole pour débattre du projet de loi C‑11, Loi modifiant la Loi sur la radiodiffusion et apportant des modifications connexes et corrélatives à d'autres lois. J'ai déjà participé aux débats à propos de ce projet de loi important et je me réjouis que les néo-démocrates l'appuient. Je suis les débats depuis que le projet de loi a été présenté, en février, et je continue d'affirmer qu'il s'agit d'une mesure législative importante, qui soutient la diffusion de contenu autochtone.
Au Canada, l'Inuit Broadcasting Corporation est un chef de file de la télédiffusion de contenu inuit. Elle diffuse beaucoup de contenu culturel inuit de même que du contenu en inuktitut fait par les Inuits, pour les Inuits.
Je pense que ce projet de loi a le potentiel de garantir un excellent contenu inuit par des fournisseurs de diffusion en ligne comme Uvagut TV et Isuma TV. Ces deux fournisseurs en ligne ont déjà fait une énorme percée dans l’information déjà disponible en ligne. Je suis sûr qu’Inuit TV, qui sera un nouveau fournisseur de diffusion en continu, sera également en mesure de partager un excellent contenu inuit, avec un énorme public, espérons-le, surtout si ce projet de loi est adopté.
Certains articles de ce projet de loi entraînent directement le soutien de la programmation autochtone. Sans ce projet de loi, ces importants fournisseurs de services de radiodiffusion et de programmation continueront de lutter contre la concurrence de géants du Web comme Netflix. J’apprécie l’espace prévu dans ce projet de loi pour améliorer et actualiser la politique canadienne de radiodiffusion en précisant que le système doit répondre aux besoins des Canadiens, et plus particulièrement à ceux des communautés racialisées et des groupes qui représentent la diversité dont jouit le Canada, y compris les peuples autochtones.
J’aimerais que le comité discute de garanties qui obligeraient les radiodiffuseurs à diffuser dans les langues autochtones, car ce projet de loi comporte une lacune qui doit être comblée pour que les langues autochtones soient également incluses.
J’ai eu le plaisir de siéger au comité de la procédure lors de l'examen de la loi électorale. Il était question de l’étude sur les langues autochtones au Canada. Nous avons appris des faits intéressants sur les langues autochtones.
Par exemple, il y a 175 825 personnes qui parlent des langues algonquiennes. Le Manitoba en compte 21,7 %, le Québec 21,2 %, l’Ontario 7,2 %, l’Alberta 16,7 % et la Saskatchewan 16 %. Quant aux langues inuites, 42 065 personnes parlent l’inuktitut au Nunavut et au Québec. Il y a 23 455 personnes qui parlent les langues athabaskanes, dont 38 % en Saskatchewan, 22 % dans les Territoires du Nord-Ouest et 18 % en Colombie-Britannique.
Je ne vais pas passer en revue toute cette liste, mais je tiens à souligner qu’il existe des centaines de milliers de langues autochtones et que nous devons faire notre part pour contribuer à les promouvoir, les préserver et les revitaliser en tant que Canadiens. Pour rester fidèles à la réconciliation, nous devons inclure ces objectifs dans tout projet de loi qui a une incidence sur les peuples autochtones.
J’apprécie en outre le fait que cette mesure législative tient compte des préoccupations concernant la liberté d’expression puisqu’il y est déclaré que la loi serait directement guidée par la garantie que la liberté d’expression y est comprise et reconnue. Lors des débats antérieurs, j'ai été surprise de constater que certains craignent que le projet de loi ne restreigne la liberté d’expression. Et j’ai déclaré que, d’après moi, le projet de loi n’aurait pas ce résultat puisqu’il favoriserait et garantirait le soutien au contenu qui est important pour les Canadiens, en particulier au contenu autochtone. Nous savons tous que dans le secteur de la diffusion en continu sur Internet, la concurrence est énorme au Canada en général, ce qui ne laisse pas suffisamment d’espace pour que le contenu autochtone soit inclus sur les ondes dont nous parlons.
Enfin, j’ai beaucoup apprécié la priorité accordée à la collaboration, pour faire tout ce qui est possible pour les peuples autochtones, notamment les Premières Nations, les Métis et les Inuits, et plus particulièrement pour soutenir le projet de loi, non seulement pour assurer le bien-être actuel de tous les peuples autochtones de notre pays, mais également pour mettre l’accent à l’avenir sur la protection des cultures autochtones, y compris des Premières Nations, des Métis et des Inuits.
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