Comité
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 30 de 3426
Voir le profil de Randall Garrison
NPD (BC)
Merci beaucoup, madame la présidente.
J'imagine qu'il est facile de deviner que je suis le critique en matière de défense de mon parti. Je siège habituellement au comité de la défense. Je voudrais parler d'un autre projet d'acquisition, d'une valeur estimée de 11 milliards de dollars, pour remplacer le Système d'alerte du Nord, qui prend de l'âge.
Ma question sera pour M. Greenley.
Le gouvernement a-t-il demandé aux industries aérospatiale et spatiale de lui proposer des solutions novatrices pour remplacer le vieux système radar par un autre qui serait beaucoup plus avant-gardiste? Est-ce qu'il y aurait là une occasion de lancer une autre course nationale aux meilleures idées?
Thank you very much, Madam Chair.
I guess you'd be able to tell that I am my party's defence critic. I'm usually in the defence committee. I want to talk about another upcoming procurement, which is an estimated $11 billion to replace the aging north warning system in Canada.
I'll direct my question to Mr. Greenley.
Have there been any approaches by the government to aerospace and space industries about innovative ideas on how we could replace the old radar system with something much more forward looking? Is this an opportunity for another nationwide competition of best ideas?
Mike Greenley
Voir le profil de Mike Greenley
Mike Greenley
2021-03-09 12:25
À ce jour, il n'y a pas eu de discussions officielles concernant le remplacement du Système d'alerte du Nord. Quand on en parle, c'est dans le cadre de conversations informelles. Évidemment, les gens sont au courant de ce projet.
Il y a certainement là une occasion de développer des technologies terrestres de surveillance du Nord et de tirer profit des technologies spatiales. Ce jumelage offrirait une solution très efficace. Le secteur industriel canadien a la capacité de livrer cette solution, c'est clair. Les entreprises comme la nôtre sont bien placées pour mener ce genre de discussions.
Donc, oui, l'idée d'un programme qui mobiliserait toute la base industrielle dans ce domaine est tout à fait réjouissante.
There has not been a lot of formal discussion yet around the replacement for the north warning. You get that in casual conversations in the background. People obviously see that coming.
There's certainly an opportunity there for ground-based technologies to sense over the north in addition to leveraging space-based technologies in combination to be able to have a solid solution. Canada would certainly have a capability in its industrial sector to deliver that. Firms like ours are in a position to lead that kind of discussion.
It's absolutely an opportunity for a program to engage the industrial base in this area.
Voir le profil de Randall Garrison
NPD (BC)
Jusqu'ici, il n'y a pas eu de consultations officielles de l'industrie.
So far, there have been no formal consultations at all with the industry.
Mike Greenley
Voir le profil de Mike Greenley
Mike Greenley
2021-03-09 12:26
Pas que je sache.
Not that I've seen.
Voir le profil de Randall Garrison
NPD (BC)
C'est une autre bonne idée que le secteur de la défense et l'industrie pourront mettre à profit pour assurer la pérennité de l'industrie aérospatiale.
Here's another good idea we can pass forward through both defence and industry, for the long-term future of the aerospace industry.
Voir le profil de Sherry Romanado
Lib. (QC)
Merci beaucoup.
Je sais qu'il reste deux minutes et je suis heureuse de pouvoir poser une question en comité.
J'aimerais revenir sur un point que mon collègue, M. Garrison, a soulevé.
Monsieur Mueller, vous pourriez peut-être nous en parler un peu.
En ce qui concerne le thème de « Protection, Sécurité, Engagement » dans la politique de défense qui a été présentée il y a quelques années, en 2017 je crois, il y a un financement consacré et chiffré pour le programme des avions de combat. Vous en avez parlé un peu.
Pouvez-vous parler des occasions que cela va offrir au Canada sur le plan de la relance économique? Lorsque nous parlons du Système d'alerte du Nord, je sais que nous devons débattre de son remplacement et du programme des avions de chasse. Ce sont là des occasions pour le Canada d'investir massivement, et nous nous sommes engagés à le faire, mais aussi à créer des emplois bien rémunérés et à assurer le soutien en service pendant de nombreuses années, car nous avons l'habitude de garder nos actifs dans le domaine de la défense pendant longtemps. Si vous pouviez nous en dire un peu plus à ce sujet, ce serait formidable.
Merci.
Thank you very much.
I know there are two minutes remaining in that spot, and I welcome a chance to ask a question in committee.
I want to follow up on something that my colleague MP Garrison brought up.
Mr. Mueller, perhaps you could talk a little bit about this.
With respect to “Strong, Secure, Engaged”, in the defence policy that was brought in a few years back, in 2017, I believe, there is dedicated, costed-out funding for the strategic fighter program. You mentioned a little bit about that.
Can you talk about the opportunities that it's going to bring Canada in terms of our economic recovery? When we talk about the north warning system, I know we need to have that conversation about replacing it and the fighter jet program. These are opportunities for Canada to invest heavily, and we've made the commitment to do so but also to create good-paying jobs and in-service support for many years to come, because we have a habit of keeping our assets in defence for a long time. If you can you elaborate a little bit about that, it would be great.
Thanks.
Mike Mueller
Voir le profil de Mike Mueller
Mike Mueller
2021-03-09 13:04
Absolument, et encore une fois, je ne vais pas parler d'un marché précis ou des différentes entreprises qui soumissionnent, mais je suis d'accord.
Nous avons plaidé en faveur d'une action visant à maximiser les marchés publics de la défense et les partenariats gouvernementaux pour stimuler la croissance industrielle. Il y a certainement des possibilités et, comme je l'ai déjà dit, en ce qui concerne la COVID-19, il ne fait aucun doute que l'aérospatiale est un secteur d'importance stratégique qui joue un rôle important et contribue à la reprise économique du Canada dans son ensemble.
Là encore, c'est ce que nous disons au gouvernement et à vous, parlementaires, pour demander l'accélération des dépenses de programme prévues dans le domaine de la défense et de l'espace afin que nous puissions contribuer à cette reprise économique. Comme je l'ai déjà dit, 80 % de ce que nous produisons est exporté; il y a là un réel débouché.
Absolutely, and again I'm not going to comment on a specific procurement and different companies bidding there, but I would agree.
We've been advocating for action to again maximize defence procurement and government partnerships to drive industrial growth. There are definitely opportunities there and, as I said before, in terms of COVID-19, there is no doubt that aerospace is a strategically important sector playing a significant role and contributing to Canada's overall economic recovery.
Again, that's the message we've been giving to government and to you, as parliamentarians, calling for the acceleration of planned program spending in defence and space to ensure that we can contribute to that economic recovery. As I said before, 80% of what we produce is exported, and there is a real opportunity there.
Kirsten Hillman
Voir le profil de Kirsten Hillman
Kirsten Hillman
2021-03-04 17:33
Merci beaucoup, monsieur le président.
Bonjour à tous.
J'aimerais simplement vous mentionner que depuis que je suis à Washington, j'ai été à même de constater la solidité de la relation entre le Canada et les États-Unis dans son ensemble, et plus particulièrement de la relation économique entre nos deux pays.
Environ 2,7 milliards de dollars de biens et de services traversent notre frontière commune chaque jour, et environ trois quarts des exportations du Canada sont destinés aux États-Unis. De plus, le Canada est le plus important client dans plus de 30 États américains. En fait, les États-Unis vendent plus de produits au Canada qu'ils n'en vendent à la Chine, au Japon et au Royaume-Uni ensemble.
Bien sûr, nous ne nous contentons pas de nous vendre des produits l'un à l'autre, nous en fabriquons aussi ensemble, qu'il s'agisse des pièces automobiles qui traversent la frontière à de multiples reprises au cours de la fabrication d'un véhicule, ou des animaux qui naissent d'un côté de la frontière, qui sont élevés de l'autre et qui traversent à nouveau la frontière pour être abattus ou pour leur transformation.
Nous en avons eu, bien entendu, un autre exemple très éloquent avec la COVID. Le Canada est l'un des principaux fournisseurs des États-Unis pour divers articles d'équipement de protection individuelle essentiels et de leurs intrants, notamment les masques, les jaquettes et les respirateurs, et le Canada est l'un des principaux marchés d'exportation des États-Unis pour d'autres articles d'équipement de protection individuelle et de leurs intrants, notamment les produits nettoyants, les savons, les aiguilles et les seringues.
Pour dire les choses simplement comme l'a fait le président Biden mardi dernier, les États-Unis n'ont pas de meilleur ami que le Canada, et aucun pays dans le monde ne souhaite davantage voir les États-Unis réussir que le Canada. Notre prospérité tout comme notre sécurité sont étroitement liées d'une façon durable.
La portée et l'importance de notre relation étaient manifestes lorsque le premier ministre et le président se sont rencontrés virtuellement la semaine dernière. Il s'agissait de la première rencontre bilatérale du président avec un homologue étranger depuis son entrée en fonction. Les dirigeants ont publié, de plus, une feuille de route qui contient une dizaine d'engagements de collaboration concrets entre leurs pays au cours des années à venir.
Bien entendu, la priorité absolue pour nos deux pays est de mettre fin à la pandémie de la COVID-19. Par conséquent, les dirigeants ont convenu de renforcer leur collaboration à cet égard, ainsi que de prendre une approche coordonnée, basée sur la science et la santé publique, pour déterminer quand le moment sera venu d'assouplir les restrictions à la frontière.
Ils ont discuté de leur vision commune d'une relance économique qui crée des emplois sûrs et bien rémunérés dans leurs deux pays et qui profite au plus grand nombre. Comme tous les gens n'ont pas été frappés de la même manière par la pandémie, et c'est vrai des deux côtés de la frontière, ils ont annoncé également une initiative conjointe pour stimuler la relance des petites et moyennes entreprises, en particulier celles appartenant à des femmes, des minorités et des Autochtones.
Le président et le premier ministre ont parlé en outre de l'importance de notre relation économique profondément interconnectée et mutuellement avantageuse. Le fait est que la relance économique au Canada et aux États-Unis sera plus rapide, plus solide et plus durable si nous travaillons ensemble. C'est pourquoi le président et le premier ministre ont lancé une nouvelle stratégie pour renforcer les chaînes d'approvisionnement canado-américaines et ont souligné les avantages importants de la relation bilatérale en matière d’énergie et de son infrastructure.
En ce qui concerne les changements climatiques, il existe des occasions de travailler ensemble à l'échelle internationale, mais également chez nous, où nous pouvons harmoniser les politiques et les approches pour créer des emplois tout en nous attaquant aux émissions de carbone. À cette fin, les dirigeants ont convenu de créer les chaînes d'approvisionnement nécessaires pour faire du Canada et des États-Unis des chefs de file mondiaux en matière de développement et de production de batteries.
Comme le Comité s'intéresse principalement à la relation économique, je souligne les éléments de la feuille de route qui en font partie, mais les dirigeants ont aussi prévu des plans concrets pour élargir la collaboration dans les dossiers de la défense continentale, de la cybersécurité, de la criminalité transfrontalière et de l'Arctique. Ils ont discuté des moyens d'harmoniser leurs approches concernant la Chine, notamment des façons de contrer les pratiques économiques coercitives et déloyales de la Chine, les obstacles en matière de sécurité nationale et la violation de droits de la personne. Ils ont discuté de la détention arbitraire de Michael Kovrig et de Michael Spavor, et le président s'est engagé à oeuvrer en faveur de leur libération.
Les relations que le Canada entretient avec les États-Unis sont solides. Elles sont interdépendantes et comportent de multiples facettes. C'est précisément en raison de cette interdépendance que les décisions prises d'un côté de la frontière ont souvent des répercussions considérables de l'autre. Par conséquent, tout en travaillant de concert avec les États-Unis sur ces nombreux objectifs communs, le Canada doit également veiller à faire avancer ses priorités et à défendre clairement et avec fermeté ses intérêts.
Lors de la négociation du nouvel ALENA, nous avons appris qu'une approche équipe Canada est constructive et efficace. Le fait de travailler pour atteindre les mêmes objectifs et de présenter systématiquement des faits convaincants à nos homologues américains au sein de l'administration, au Congrès et à tous les niveaux de gouvernement est une recette éprouvée.
J'aimerais terminer en disant que nous vivons une période très excitante dans les relations canado-américaines. Les possibilités de collaboration avec l'administration Biden sont nombreuses pour le Canada au cours des années à venir, et je pense que nous sommes très bien placés pour en profiter.
Je vous remercie. Je serai heureuse de répondre à vos questions.
Thank you very much, Mr. Chairman.
Hello, everybody. Good afternoon.
I'd just like to say that in my time in Washington, I've seen first-hand the strength of the Canada-U.S. relationship in general and our economic relationship in particular.
About $2.7 billion worth of goods and services cross our shared border every day. Roughly three-quarters of Canada's exports go to the United States. Moreover, Canada is the number one customer for more than 30 American states. In fact, the United States sells more goods to Canada than it sells to China, Japan and the United Kingdom combined.
But we don't just sell to each other. We make things together, from auto parts and components that cross the border multiple time in the production of a final vehicle, to the animals that are born on one side of the border, raised on the other and travel back again for slaughter or food processing.
Also, of course, COVID has brought to light another very important example. Canada is a top supplier to the U.S. of critical PPE and PPE inputs, including for masks, gowns and ventilators, and Canada is a main market for U.S. exports of PPE and PPE inputs, including cleaning compounds and soaps, needles and syringes.
Simply put, as President Biden said last Tuesday, the U.S. has no better friend than Canada, and there's no country in the world that wants the U.S. to succeed more than Canada does. Our prosperity and also our security are fundamentally linked in an enduring way.
The breadth, depth and significance of the relationship was clear when the Prime Minister and the President met last week—virtually. It was the President's first bilateral meeting with a foreign counterpart since taking office. The leaders released a road map that outlines dozens of concrete commitments for Canada and U.S. collaboration in the coming years.
Of course, for both our countries, the top priority is to end the COVID-19 pandemic. The leaders agreed to strengthen collaboration in that regard, and they agreed to take a coordinated approach, based on science and public health, when considering when to begin easing border restrictions.
They discussed their shared vision for an economic recovery that creates good-paying and secure jobs in both countries and ensures that the benefits of economic growth are shared more widely. The pandemic has not affected everyone equally, and that's true on both sides of the border, so they also announced a joint initiative to help small and medium-sized enterprises recover, with a focus on supporting women-owned and minority/indigenous-owned businesses.
The President and the Prime Minister spoke of the importance of our deeply interconnected and mutually beneficial economic relationship. The reality is that economic recovery in Canada and in the U.S. will be faster, stronger and more enduring if we move forward together. That's why the President and the Prime Minister launched a new strategy to strengthen Canada-U.S. supply chains, and that's why they recognized the important benefits of the bilateral energy relationship and its infrastructure.
In terms of climate change, there are opportunities to work together internationally, but also at home, where we can align policies and approaches to create jobs, while tackling carbon emissions. To that end, the leaders agreed to create the necessary supply chains to make Canada and the United States global leaders in battery development and production.
Given the focus of this committee, I'm highlighting the economic elements of the road map, but the leaders also made very concrete plans to extend co-operation on continental defence, cybersecurity, cross-border crime and the Arctic. They discussed ways to align our approaches on China, including how we deal with China's coercive and unfair economic practices, national security challenges and human rights abuses. They discussed the arbitrary detention of Michael Kovrig and Michael Spavor, and the President committed to work for their release.
Canada's relationship with the U.S. is strong. It's interdependent, and it's multi-faceted. It's precisely because of this interdependence that decisions on one side of the border are often very impactful on the other, so while we work together on these many shared goals, Canada must also be vigilant in advancing our priorities and standing up for our interests clearly and strongly.
We learned from our experience in negotiating the new NAFTA that a team Canada approach is constructive and effective. Working towards the same goals and consistently presenting compelling facts to our U.S. counterparts in the administration, Congress and all levels of government has proven to be successful.
I'd like to conclude by saying that this is a very exciting time in the Canada-U.S. relationship. There are many opportunities for Canada in the years ahead in working with the Biden administration, and I think we're very well placed to seize them.
Thank you. I'll be happy to answer your questions.
Michael Grant
Voir le profil de Michael Grant
Michael Grant
2021-03-02 15:32
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je m'appelle Michael Grant. Je suis sous-ministre adjoint, Amériques. Je vais présenter la déclaration liminaire. Je suis accompagné de Steve Verheul, sous-ministre adjoint, Politique commerciale.
J'aimerais souligner tout d'abord que je m'adresse à vous depuis le territoire traditionnel et non cédé du peuple algonquin.
Comme les membres de ce comité spécial le savent déjà, le Canada et les États-Unis jouissent depuis longtemps d'une relation particulière. Nos deux pays bénéficient de la plus importante relation commerciale du monde. Nous défendons et protégeons ensemble l'Amérique du Nord. Nous sommes les gardiens d'un environnement commun. Nous sommes présents sur la scène mondiale pour répondre ensemble aux défis mondiaux urgents.
Monsieur le président, ce ne sont pas que des mots. Nous venons de nous engager à revitaliser et à étendre nos liens avec les États-Unis afin de réaliser le plein potentiel de notre relation.
La semaine dernière, le premier ministre et le président, Joe Biden, ont annoncé la Feuille de route pour un partenariat renouvelé États-Unis-Canada. C'est un plan directeur pour encadrer un effort pangouvernemental ambitieux de lutte contre la pandémie de la COVID-19 et d'appui à nos prospérités mutuelles. Il crée un partenariat sur le changement climatique; il fait progresser la sécurité sanitaire mondiale; il renforce la coopération en matière de défense et de sécurité; et il réaffirme un attachement commun à la diversité, à l'équité et à la justice.
Le gouvernement a commencé rapidement à mettre en oeuvre la Feuille de route en organisant des réunions virtuelles et des appels entre nos deux pays. Outre les appels et la réunion du premier ministre Trudeau, du président et de la vice-première ministre, les ministres Garneau, Wilkinson et Alghabra se sont tous entretenus avec leurs homologues, la semaine dernière, et nous nous attendons à bien d'autres entretiens au cours des semaines à venir.
Permettez-moi, monsieur le président, d'aborder brièvement quelques thèmes prioritaires des relations canado-américaines.
Tout d'abord, nos leaders ont convenu que la priorité fondamentale des deux pays est de mettre fin à la pandémie mondiale. La propagation de la COVID-19 a provoqué des bouleversements tant au Canada qu'aux États-Unis.
Revenons au mois de mars dernier. Le Canada et les États-Unis sont parvenus à un accord de grande portée pour limiter les voyages discrétionnaires et récréatifs transfrontaliers, un accord qui a été prolongé d'un commun accord. Cette collaboration a donné le ton à des collaborations ultérieures, notamment pour ramener nos citoyens au pays, assurer le fonctionnement continu de nos chaînes d'approvisionnement et s'entraider dans la production et l'achat de fournitures médicales et d'autres biens essentiels.
Notre collaboration dans la gestion de la circulation des biens pendant la pandémie n'est qu'une facette de la relation économique profondément interconnectée entre le Canada et les États-Unis. Cette relation commerciale durable est un modèle de réussite pour le monde entier depuis de nombreuses années, soit depuis l'Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis conclu en 1989, suivi de l'Accord de libre-échange américain, l'ALENA, en 1994, et enfin, de l'Accord États-Unis—Canada—Mexique, ou AEUCM, en place actuellement.
Bien sûr, nous avons encore du travail à faire, guidé par la nouvelle feuille de route. Par exemple, le Canada et les États-Unis vont élaborer une stratégie pour renforcer la sécurité de la chaîne d'approvisionnement et accélérer les initiatives conjointes pour soutenir la reprise des petites et moyennes entreprises.
Le gouvernement reconnait également le rôle essentiel que joue l'énergie dans nos relations commerciales. Le Canada constitue, pour les États-Unis, le plus important fournisseur étranger d'énergie sous toutes ses formes, y compris le pétrole brut, le gaz naturel, l'hydroélectricité et l'uranium. L'énergie sûre et abordable est obtenue selon des méthodes durables. L'énergie est un élément central de nos exportations. Elle appuie l'économie, les emplois et la compétitivité de nos deux pays. Elle assure la sécurité énergétique et la résilience de l'Amérique du Nord.
Dans la nouvelle Feuille de route, nos deux pays ont reconnu ces faits. Nous avons également convenu de l'importance de nos infrastructures d'énergie hautement intégrée. L'aménagement d'une infrastructure d'énergie nouvelle et élargie viendra soutenir nos économies et assurera un approvisionnement en énergie propre et renouvelable.
Appuyer l'utilisation continue de la canalisation 5 demeure un projet prioritaire, maintenant et à l'avenir, dans le cadre du projet de tunnel d'Enbridge. Nous travaillons sans relâche, par l'entremise du réseau diplomatique du Canada aux États-Unis, pour promouvoir et renforcer la relation énergétique et soutenir des projets comme celui de la canalisation 5.
La sécurité énergétique n'est qu'un des facteurs importants liés à la sûreté et la sécurité globales de notre région. Le Canada et les États-Unis collaborent étroitement dans le domaine de la défense, tant au niveau national qu'international. La sécurité collective est une responsabilité partagée. Les Canadiens et les Américains dépendent les uns des autres depuis des décennies. À l'avenir, nous allons étendre notre collaboration en matière de défense continentale et dans l'Arctique, notamment en modernisant le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord et en lançant un dialogue élargi entre les États-Unis et le Canada sur l'Arctique.
Un autre élément qui nous unit est notre environnement naturel commun. Le Canada et les États-Unis partagent de nombreuses voies navigables qui marquent ou traversent notre frontière commune, des Grands Lacs à des cours d'eau comme le majestueux fleuve Saint-Laurent. Dans le cadre de la nouvelle feuille de route, nous ferons davantage, notamment en lançant une conférence ministérielle de haut niveau sur le climat afin d'accroître nos ambitions dans ce domaine, conformément à l'accord de Paris et aux objectifs de carboneutralité, et en tenant les pollueurs responsables de leurs actes.
En lançant la nouvelle Feuille de route pour un partenariat renouvelé États-Unis-Canada, nos leaders l'ont bien dit dans leur déclaration commune: « le partenariat entre les États-Unis et le Canada se perpétue parce que nous contribuons chacun à la réussite de l'autre ».
Le Canada est heureux d'accueillir la Feuille de route comme moyen de redynamiser et d'élargir ses liens avec les États-Unis, pendant que nous poursuivons notre collaboration étroite en tant que partenaires, amis, alliés et voisins.
Merci.
Thank you very much, Mr. Chair.
My name is Michael Grant. I'm the assistant deputy minister of the Americas. I'll be giving the opening remarks. I'm joined by my colleague Steve Verheul, the assistant deputy minister for trade policy.
I would like to begin by acknowledging that I'm speaking to you today from the traditional unceded territory of the Algonquin people.
As members of this special committee will already know, Canada and the United States have long enjoyed a special relationship. Our two countries enjoy the largest trading relationship in the world. We defend and protect North America together. We are stewards of our shared environment. We stand on the world stage to respond to pressing global challenges together.
Mr. Chair, these are not merely words. We’ve just committed to revitalizing and expanding our ties with the United States in order to realize our relationship’s full potential.
Last week, the Prime Minister and President Joe Biden announced the roadmap for a renewed United States-Canada partnership. It's a blueprint for an ambitious and whole-of-government effort against the COVID-19 pandemic and in support of our mutual prosperity. It creates a partnership on climate change; advances global health security; bolsters co-operation on defence and security; and reaffirms a shared commitment to diversity, equity and justice.
The government has quickly started implementing the roadmap through virtual meetings and calls between our two countries. In addition to phone calls and the meeting between Prime Minister Trudeau, the president and the Deputy Prime Minister, we saw Minister Garneau, Minister Wilkinson and Minister Alghabra speak with their counterparts last week. We expect more discussions in the coming weeks.
Allow me, Mr. Chair, to briefly touch on a few priority themes in the Canada-U.S. relationship.
Foremost, our leaders have agreed that both countries' fundamental priority is to end the global pandemic. The spread of COVID-19 has caused upheaval in both Canada and the United States.
Consider last March. Canada and the United States arrived at a far-reaching agreement to limit discretionary and recreational travel across the border, an understanding that has been extended by mutual agreement. This collaboration set the tone for subsequent co-operation, including in getting our citizens home, ensuring continued operation of our supply chains, and assisting each other in the production and procurement of medical supplies and other essential goods.
Our work together in managing the flow of goods amid the pandemic is just one facet of the deeply interconnected economic relationship between Canada and the United States. This enduring trade relationship has been a model of success for the world for many years, starting with the Canada-U.S. FTA in 1989, continuing with NAFTA in 1994 and culminating today in the Canada-U.S.-Mexico Agreement, or CUSMA.
Of course, we have more work to do, guided by the new road map. For example, Canada and the United States will build a strategy to strengthen supply chain security and will also accelerate joint initiatives to support the recovery of small and medium-sized enterprises.
The government also recognizes the critical role that energy plays in our trading relationship. Canada is the United States' number one foreign supplier of all forms of energy, including crude oil, natural gas, hydroelectricity and uranium. The secure and affordable energy is sustainably produced. Energy underpins our exports. It supports the economy, jobs and competitiveness on both sides of the border. It provides energy security and resiliency to North America.
In the new roadmap, our two countries have recognized this. We've also agreed on the importance of our highly integrated energy infrastructure. Completing new and expanded energy infrastructure will fuel our economies and provide clean and renewable energy.
Supporting Line 5's continued operation remains a top priority, now and in the future, through Enbridge's tunnel project. We work tirelessly, through Canada's diplomatic network in the United States, to promote and strengthen the energy relationship and support projects like Line 5.
Energy security is just one important factor in our region's overall safety and security. Canada and the United States collaborate closely on defence, both at home and abroad. Collective security is a shared responsibility. Canadians and Americans have depended on each other for decades. Looking ahead, we will be expanding our co-operation on continental defence and in the Arctic, including by modernizing the North American Aerospace Defense Command and launching an expanded U.S.-Canada Arctic dialogue.
A further element that unites us is our shared natural environment. Canada and the U.S. share many waterways that mark or cross our shared border, from the Great Lakes to rivers such as the mighty St. Lawrence. Moving forward under the new road map, we will do more, such as launching a high-level climate ministerial to increase our climate ambitions aligned to the Paris Agreement and net-zero objectives while holding polluters accountable for their actions.
In launching the new roadmap for a renewed United States-Canada partnership, our leaders said it best in their joint statement: “the partnership between the United States and Canada endures because we invest in each other's success.”
Canada welcomes the roadmap as a way to revitalize and expand its ties with the United States as we continue to work closely as partners, friends, allies and neighbours.
Thank you.
Voir le profil de Sherry Romanado
Lib. (QC)
Merci.
J'aimerais maintenant revenir sur les remarques formulées par mon collègue, M. McKay.
J'ai eu l'occasion, en 2016, de visiter NORAD à titre de membre du comité de la défense nationale. J'ai siégé au sein de ce comité pendant mes quatre premières années à la Chambre. Pourriez-vous préciser un peu l'importance de cette relation du point de vue de NORAD? Nous savons que le Système d'alerte du Nord doit être mis à niveau. Le Canada cherche à remplacer ses chasseurs à réaction, et nous savons qu'il y a deux entreprises américaines dans la course.
Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur l'importance de la défense, notre défense continentale, ainsi que sur l'importance d'aborder notre relation avec les États-Unis à cet égard d'un point de vue global?
Thank you.
I want to go on now to comments made by my colleague MP McKay.
I had the opportunity in 2016 to visit NORAD as part of the national defence committee. I spent the first four years of my first mandate on the national defence committee. Can you talk a bit about that important relationship with respect to NORAD? We know that the North Warning System is looking at an upgrade. Canada is in a search for fighter jet replacements, and we know there are two companies that are in the running in the United States for possible replacements.
Could you could elaborate a little more on the importance of defence, our continental defence, and also on the importance of looking at that from a holistic point of view with the relationship with the United States?
Michael Grant
Voir le profil de Michael Grant
Michael Grant
2021-03-02 16:48
Bien sûr.
Comme tout le monde le sait probablement, le NORAD constitue probablement la relation la plus étroite au monde en matière de défense. Depuis des décennies maintenant, il nous est très utile, et il n'est pas surprenant que nous traversions cette période de réflexion et de modernisation. Le monde évolue et il est important que le NORAD demeure moderne.
C'est une excellente occasion pour nous, surtout maintenant, puisque, comme je l'ai déjà dit, les deux gouvernements ont des affinités évidentes. C'est une excellente occasion d'étudier tous les aspects de notre sécurité collective. Je ne suis pas un spécialiste des chasseurs à réaction, donc je ne vais pas m'aventurer sur le sujet, ni sur celui du Système d'alarme du Nord, mais il s'agit là d'aspects clés de cette relation.
Non seulement elle sert nos intérêts évidents dans la sécurité nord-américaine, mais elle envoie au reste du monde un message très fort sur le soutien mutuel du Canada et des États-Unis.
Sure.
As I think everybody knows, NORAD is arguably the closest defence relationship in the world. It has served us very well for decades now, and it's not surprising that we're going through a period of reflection and modernization. The world has changed, and it's important that NORAD remain modern.
This gives us a great opportunity, especially now, as I've mentioned, with the two governments in significant alignment. It gives us a great opportunity to look at all aspects of our collective security. I'm not the expert on fighter jets, so I won't go there, nor on the North Warning System, but these are key aspects of that relationship.
I think that not only does it serve our clear interests in terms of our security of North America, but it sends a very strong signal to the world of what Canada and the United States stand for together.
Voir le profil de Yves Robillard
Lib. (QC)
Pouvez-vous nous en dire davantage sur le rôle des femmes dans la défense pour progresser vers ce changement de culture, compte tenu de votre expérience en tant que fondatrice de l'organisation Women in International Security Canada?
Can you tell us more about women's role in defence to move toward that cultural change, given your experience as the founder of Women in International Security Canada?
Stéfanie von Hlatky
Voir le profil de Stéfanie von Hlatky
Stéfanie von Hlatky
2021-02-26 13:41
Je vais commencer par dire que l'on s'attarde beaucoup sur le rôle des femmes, mais qu'il ne faut pas non plus se limiter à cela. Je pense qu'il faut aussi s'attarder aux autres groupes qui sont sous-représentés. En matière de diversité, je sais que les Forces armées canadiennes ont beaucoup misé sur la représentation des femmes, mais il y a aussi d'autres groupes qui sont sous-représentés.
Il faut donc continuer à mesurer les progrès sur ce front, lesquels commencent à être encourageants puisque la représentation des femmes est en hausse dans la relève. Je pense aussi que le Canada a un rôle important à jouer comme chef de file international en matière de représentation des femmes chez les hauts gradés. En effet, il s'agit d'une belle occasion de mettre en valeur ce cheminement des femmes au sein de l'organisation, mais aussi de promouvoir un réseautage qui déborde des seules Forces armées canadiennes.
La diversité professionnelle se manifeste dans toute l'équipe de la défense. Sur des questions comme celles-ci, il faut aussi réfléchir à la dynamique de coopération entre les milieux civil et militaire. Ainsi, quand on parle de participation des femmes au monde de la défense, il faut élargir un peu notre champ de vision pour réfléchir à la participation des femmes tant au sein des Forces armées canadiennes que du côté civil de cette grande équipe de la défense, qui comprend notamment tout le personnel du ministère de la Défense.
La représentation et la participation à tous ces niveaux, tant civils que militaires, permettraient de vraiment donner aux femmes dirigeantes la place et la visibilité qu'elles méritent. Cela aurait peut-être dû être fait avant, mais la période de crise que nous vivons suggère que c'est encore plus nécessaire étant donné les prochaines étapes à suivre.
I will begin by saying that we are really focused on the role of women, but that this should not be the limit. I think that focus must also be placed on other under-represented groups. In terms of diversity, I know that the Canadian Armed Forces have invested a lot in the representation of women, but other groups are also under-represented.
So we must continue to gauge progress on that front, and that progress is becoming encouraging because women's representation is increasing with the new generation. I also think that Canada has an important role to play as an international leader in women's representation in senior ranks. This is a great opportunity to showcase that direction for women within the organization, but also to promote networking that comes from the Canadian Armed Forces.
Professional diversity manifests across the entire defence team. In terms of these questions, we must also think about the cooperation dynamic between the civilian and military worlds. So concerning women's participation in the world of defence, our scope must be broadened a bit to think about women's participation both within the Canadian Armed Forces and on the civilian side of that large defence team, which also includes the entire staff of the Department of Defence.
Representation and participation at all levels, both civilian and military, would really help give women in leadership positions the place and visibility they deserve. Perhaps this should have been done earlier, but the crisis period we are going through suggests that it is even more necessary considering the next steps.
Voir le profil de Bob Benzen
PCC (AB)
Merci, madame la présidente, et merci à tous les témoins.
Monsieur Leuprecht, vous avez dit beaucoup de choses très intéressantes dans votre déclaration préliminaire, et j'aimerais revenir sur certaines d'entre elles. De toute évidence, compte tenu de la pandémie et de tous nos autres engagements militaires à l'étranger, comme la lutte contre les feux de forêt et tout le reste, l'Armée canadienne est très sollicitée. Pourtant, il semble que nous n'ayons pas suffisamment de ressources. Vous avez expliqué brièvement que le gouvernement devait augmenter ses dépenses en matière de défense de sorte qu'elles représentent 2 % de son budget, plutôt que 1,3 %.
Pouvez-vous nous en parler un peu?
Thank you, Madam Chair, and thank you to all the witnesses.
Professor Leuprecht, you said a lot of very interesting things in your opening comments, and I'd like to follow up on a few. Clearly, with the pandemic, and all our other military commitments overseas, dealing with forest fires and whatnot, there's a high demand for the Canadian military. Yet, it doesn't seem we have enough resources. You talked a bit about the government's need to increase defence spending from 1.3% to 2% of its budget.
Can you talk a bit about that?
Christian Leuprecht
Voir le profil de Christian Leuprecht
Christian Leuprecht
2020-11-23 12:15
Permettez-moi de vous fournir quelques données sur les récentes opérations.
De 2010 à 2020, il y a eu 31 opérations nationales, y compris des activités d'aide dans le cadre de 23 opérations. Le nombre et le type de soldats affectés à 29 d'entre elles, ainsi que la durée de 23 d'entre elles, permettent de dégager les tendances suivantes. La fréquence de ces opérations est en hausse, mais la majorité d'entre elles étaient d'envergure relativement modeste: elles ont exigé moins de 100 militaires canadiens, et 16 des 23 opérations pour lesquelles nous disposons des renseignements étaient de durée relativement courte, c'est-à-dire de moins d'une quinzaine de jours. Bien que l'ampleur des opérations ait augmenté récemment, après les années 2000, les inondations ont nécessité l'intervention d'environ 2 500 membres des Forces armées canadiennes, alors que les inondations de la rivière Rouge en 1997 avaient nécessité l'intervention de 8 000 militaires, et la tempête de verglas de 1998 dans l'est du Canada avait exigé 12 000 militaires.
Le point crucial, c'est le transport aérien, comme nos collègues l'ont évidemment déjà signalé. L'évacuation des habitants d'une localité et le transport aérien de fournitures et d'effectifs sont des fonctions très demandées. Il y a aussi une certaine demande pour des spécialistes, comme des ingénieurs, et une forte demande pour la main-d'œuvre en général. Aussi perturbatrices que soient ces activités, dans l'ensemble, ce sont des opérations qui devraient figurer parmi les capacités des Forces armées canadiennes.
Comme le chef d'état-major de la défense l'a souligné dans ses observations devant le Comité, les Forces armées canadiennes intègrent désormais ces capacités dans leurs cycles opérationnels d'entraînement et d'intervention en cas d'incident. L'effet perturbateur tient à l'ampleur des opérations et à la nature non conventionnelle des exigences, par exemple, pour les inondations et les feux de forêt, qui font maintenant partie des opérations des Forces armées canadiennes. Toutefois, comme je l'ai signalé, les Forces armées canadiennes n'avaient pas prévu une opération de lutte contre la pandémie de l'ampleur de celle qu'on lui a demandé de mener. L'armée a prouvé qu'elle pouvait accomplir cette tâche, mais elle a aussi montré que, devant la demande constante de ressources, il y a des compromis très difficiles à faire.
Comme nos collègues l'ont fait remarquer, nous vivons dans un environnement international de sécurité qui nécessitera probablement plus de capacités et de besoins, simplement sur le plan opérationnel. Nous vivons dans un environnement où nos alliés et notre principal allié stratégique, les États-Unis, demandent aux autres alliés de faire plus en matière de défense, et nous devons composer avec une exigence accrue en matière d'opérations nationales.
Autrefois, les gens disaient toujours que le Canada s'en tirait à bon compte. Pour ma part, je soutiens que le Canada est un allié profitable. Il n'a dépensé que le nécessaire pour la défense. Le problème, c'est que le montant qui était qualifié de strict nécessaire dans le passé ne l'est tout simplement plus maintenant, compte tenu des exigences et des défis auxquels nous faisons face aujourd'hui sur le plan des déploiements à l'échelle nationale, continentale et internationale en matière de paix, de stabilité et de sécurité, ainsi que sur le plan de nos engagements à titre d'alliés.
Let me just give you some data on recent operations.
There were 31 domestic operations from 2010 to 2020, including assistance activity for 23 operations. The number of and types of troops assigned for 29 of them, and the duration for 23 of them show the following patterns. The frequency of these operations is increasing, but the majority of these were relatively minor, they required fewer than 100 CAF personnel, and 16 out of 23 operations for which information is available were relatively short, so less than a fortnight in duration. While the size of operations has increased recently, post-2000s, floods have required call-outs of about 2,500 CAF personnel, whereas the 1997 Red River floods required 8,000 personnel, and the 1998 eastern Canada ice storm required 12,000 personnel.
The real critical point to get to is aviation transport, and of course, our colleagues have already flagged that. The evacuation of communities, airlifting supplies and personnel is in high demand. There has been some demand for specialists, such as engineers, and a great demand for general labour. However disruptive these operations might be, by and large, these are operations that should be within the capabilities of the CAF.
As the chief of the defence staff pointed out in his remarks before the committee, the CAF now builds this into its training and incidents operational cycles. What is disruptive is the size of the operations, and demands that are unconventional, for example, for floods and forest fires, the CAF now builds in. But the CAF, as I pointed out, had not built in a large pandemic operation of the size that it was asked to carry out. It demonstrated it could carry out that task, but it showed that with constant resources, there are very difficult trade-offs to be made.
We live, as our colleagues have pointed out, in an international security environment that is likely going to require more capacity and more demands, simply operationally. We live in an environment where our allies, and our key strategic ally, the United States, are calling for allies to do more on defence, and we have a growing requirement in terms of domestic operations.
In the past, people always said that Canada was a free rider. I've argued that Canada is not a free rider, it is an easy rider. It has spent just enough on defence. The problem is that what was just enough in the past is simply not enough in light of the challenges and the demands we are facing today in terms of domestic deployments, continental defence and international demands in terms of peace, stability and security, as well as our allied commitments.
Voir le profil de Bob Benzen
PCC (AB)
Cela signifie manifestement que nous devrions doubler nos dépenses et passer de 20 à 40 milliards de dollars.
That definitely means we should be doubling our spending, and going from $20 billion to $40 billion.
Christian Leuprecht
Voir le profil de Christian Leuprecht
Christian Leuprecht
2020-11-23 12:19
Je tiens à préciser que ce dont le Canada a besoin, ce n'est pas nécessairement d'une plus grosse armée; les gens ont souvent tendance à croire que nous devons faire plus de recrutement. Nous avons déjà des problèmes à ce chapitre. Ce qu'il nous faut, c'est une meilleure armée, c'est-à-dire une armée mieux organisée avec le bon matériel, la bonne formation et les bonnes personnes. Cela a toujours été la force des Forces armées canadiennes.
En fin de compte, ce qu'il nous faut, ce sont des gens exceptionnels avec des attirails exceptionnels et fiables, et cette capacité que nous avons de faire les choses par nous-mêmes. En fait, c'est ce qui est en jeu ici si nous continuons à miner notre capacité à donner à l'organisation ce dont elle a besoin pour lui permettre de se déployer et d'être l'organisation sur laquelle nous pouvons compter, peu importe ce que l'État attend d'elle. Compte tenu du présent rythme opérationnel, je crains que le degré d’engagement actuel ne soit pas suffisant pour maintenir cela.
I would caution that what Canada needs is not necessarily a bigger military, because people always think that we need to recruit more people. We already have challenges on the recruitment side. We need a better military, and in many ways, a better organized military with the right kit, the right training and the right people. That has always been the strength of the Canadian Armed Forces.
Ultimately, it's exceptional people with exceptional kits that can be relied upon, and the ability to do that on our own. This is ultimately what's in question here, if we further undermine our ability to deliver for the organization, that we can deploy and be relied upon to deliver regardless what the government asks of its Canadian Armed Forces. I'm concerned that the current level of commitment is not enough to sustain that in light of the current operational tempo.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Puis-je revenir sur cette question? Pourriez-vous parler brièvement de l'intégration entre le secteur commercial et le secteur militaire?
Je crois que bien des gens seraient aussi surpris d'apprendre que des entreprises qui s'affichent comme des sociétés privées sont constamment à la recherche de toutes sortes d'applications militaires, et ce, à la demande des comités du parti. Ces recherches se sont intensifiées considérablement sous le gouvernement de Xi Jinping. Je ne parle pas seulement de certains secteurs en particulier. C'est une pratique exigée de tous les secteurs commerciaux au sein de l'économie chinoise.
Can I pick up on that? Could you talk a bit more about the integration between the commercial and the military?
I think this would surprise a lot of people as well, that ostensibly private companies are constantly looking for opportunities to find all kinds of military applications through the direction of party committees, and this has been escalated dramatically under Xi Jinping. This isn't just particular sectors; this is ubiquitous in what is expected on the commercial side within the Chinese economy.
Charles Burton
Voir le profil de Charles Burton
Charles Burton
2020-06-08 12:38
Le Parti communiste chinois dresse des plans quinquennaux comportant des objectifs pour l'avancement de ses intérêts dans les secteurs stratégiques clés, notamment la technologie. L'industrie participe donc à l'obtention de ces renseignements soit en concluant des accords commerciaux avec des entreprises étrangères en échange d'un transfert de propriétés intellectuelles ou de technologies, soit en subtilisant ces renseignements. Par exemple, des agents de l'État chinois font du cyberespionnage ou de l'espionnage traditionnel dans le cadre de tels échanges avec des entreprises ou des universités étrangères et on a découvert que des universitaires ayant des liens avec l'Armée populaire de libération avaient collaboré avec des Canadiens dans des secteurs clés sans faire connaître leur association avec l'Armée populaire de libération.
Toutes les industries en Chine sont liées à ce système. Chaque ministère a un système et il en va de même pour l'armée. Bien des entités qu'on croit être des entreprises commerciales sont en fait des acteurs dont le principal mandat est de faire avancer les intérêts de l'appareil stratégique et militaire chinois. C'est une réalité bien établie.
The Chinese Communist Party establishes a five-year plan with goals for furtherance of their interests in key strategic sectors, including high technology. Therefore, the industries are involved in acquiring this information either through commercial deals with foreign companies contingent on the transfer of intellectual property and technology or through theft. For example, cyber espionage or espionage engaged in by agents of the Chinese state are involved in these relationships with foreign firms or universities where PLA-associated scholars have been found to be collaborating with Canadians in key sectors without identifying their People's Liberation Army association.
All the industries in China belong to these systems. Each ministry has a system, and this includes the military. A lot of things that we think are commercial enterprises are actors whose primary mandate is to further the interests of the Chinese strategic and military apparatus. That's been pretty well established.
Voir le profil de Garnett Genuis
PCC (AB)
Au sujet de votre recommandation concernant un moratoire sur les investissements provenant de toute entreprise d'État chinoise, serait-il possible, comme certains pourraient le suggérer, de dire que tel secteur pourrait avoir des applications militaires ou aurait une plus grande valeur stratégique contrairement à tel autre secteur, ou ce genre d'applications est-il plutôt possible dans un grand nombre de secteurs?
To your recommendation about a moratorium on all state-owned enterprise investment from China, would it be possible, as some might want to do, to say this sector might have military applications or might be more strategic, and this sector isn't, or is it more likely that those applications exist in a very broad spectrum of sectors?
Charles Burton
Voir le profil de Charles Burton
Charles Burton
2020-06-08 12:40
Je crois que l'État chinois ne souhaitera vraisemblablement pas investir dans les industries et secteurs canadiens en déclin qui n'ont pas de valeur géostratégique pour les intérêts de la Chine, comme l'indique son processus de planification, qui est global et exhaustif. Je crois qu'il faut considérer tout investissement venant de Chine comme étant contrôlé par le Parti communiste chinois, ce qui est requis pour toute entreprise inscrite en République populaire de Chine. Je crois que nous constaterons que la plupart des investissements, pour ne pas dire tous les investissements, servent les intérêts de l'État chinois et n'ont pas seulement pour but d'accroître la profitabilité d'une entreprise au moyen d'un judicieux investissement fondé sur des considérations privées ou commerciales. Ils sont fondés sur des considérations étatiques.
I think the Chinese state is not likely to be investing in failing Canadian industries and sectors that are not in the geostrategic interests of the state as reflected in their planning process, which is comprehensive and very thorough. I think we have to look at any Chinese investment that is controlled by the Chinese Communist Party, which all of them are required to be by virtue of their citizenship in the People's Republic of China. I think we'll find that most, if not all of them, are serving the interests of the Chinese state and are not simply about enhancing the profitability of a company in Canada through a shrewd investment by private or corporate considerations. They're state considerations.
Voir le profil de Kelly McCauley
PCC (AB)
Il y aurait donc peut-être lieu de repenser les critères d'admissibilité.
J'aimerais passer rapidement à la politique de défense Protection, Sécurité, Engagement. Nous avions demandé un rapport sur les dépenses en matière de défense, l'ampleur de l'effondrement, les travaux qui avancent comme prévu et les retards. Vous nous aviez dit, au départ, que le tout serait prêt à la fin de mai. Où est le rapport? Nous voici à la fin de mai.
So a possible rethink of eligibility might be a good idea.
I want to pop over quickly to the “Strong, Secure, Engaged”. We had asked for a report on defence spending, how much was collapsing, what's on schedule and what's behind. You had told us originally the end of May. Where is the report? It is the end of May now.
Yves Giroux
Voir le profil de Yves Giroux
Yves Giroux
2020-05-29 11:16
Nous avons demandé au ministère de nous fournir des renseignements à jour, mais en vain. Comme vous l'avez dit, nous comptions publier un rapport d'ici la fin du mois de mai, mais nous n'avons pas reçu les renseignements que nous espérions obtenir. Voilà pourquoi nous devons en reporter la publication.
We asked the department for updated information, and we did not get it. As you mentioned, we were hoping to release a report by the end of May, but we haven't received the information we were hoping to get, so we have to postpone that.
Voir le profil de Kelly McCauley
PCC (AB)
S'agissait-il de renseignements en provenance du ministère de la Défense nationale?
Was that information from DND?
Yves Giroux
Voir le profil de Yves Giroux
Yves Giroux
2020-05-29 11:17
Oui.
Yes.
Yves Giroux
Voir le profil de Yves Giroux
Yves Giroux
2020-05-29 11:17
Nous ne le savons pas.
We don't know why.
Voir le profil de Kelly McCauley
PCC (AB)
C'est honteux. On parle de dépenses de 500 milliards de dollars. Les fonctionnaires refusent-ils de vous fournir les renseignements? Vous font-ils la sourde oreille? Que sont-ils en train de faire?
That's disgraceful. This is half a trillion dollars of spending. Are they refusing to give it to you? Are they ignoring you? What are they doing?
Yves Giroux
Voir le profil de Yves Giroux
Yves Giroux
2020-05-29 11:17
À ce qu'il paraît, en raison de la situation actuelle, les fonctionnaires du ministère ont beaucoup de mal à nous fournir les renseignements.
Apparently the current situation makes it very difficult for departmental officials to provide us with the information.
Résultats : 1 - 30 de 3426 | Page : 1 de 115

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Afficher une langue
Préciser votre recherche
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes