Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 100 de 5095
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
propose que le projet de loi C-5, Loi modifiant la Loi sur les lettres de change, la Loi d’interprétation et le Code canadien du travail (Journée nationale de la vérité et de la réconciliation), soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité.
— Monsieur le Président, je tiens d'abord à souligner que nous nous trouvons sur les terres ancestrales du peuple algonquin anishinabe.
C'est un grand honneur pour moi de prendre la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi C-5, un projet de loi important visant à créer un nouveau jour férié fédéral, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Nous devons absolument féliciter et remercier Georgina Jolibois d'avoir présenté ce projet de loi au cours de la législature précédente, mais, surtout, de défendre les droits des peuples autochtones non seulement de sa circonscription, mais de partout au Canada. J'aimerais aussi remercier et saluer le député de Burnaby-Sud de son appui en faveur de cet important projet de loi.
J'ai déjà eu l'honneur de prendre la parole à la Chambre au sujet du cheminement de notre pays vers la réconciliation, et je sais que la réconciliation n'est pas la responsabilité d'un seul parti ou d'une seule personne, mais de tous les Canadiens.
Ce projet de loi est un pas important sur le parcours que nous réalisons ensemble. Je suis fier de travailler avec des députés de tous les partis politiques sur cette mesure législative.
Certains députés de la Chambre ont peut-être eu le privilège d'assister aux témoignages présentés au Comité permanent du patrimoine canadien lors de son étude du projet de loi de Georgina Jolibois, durant la dernière législature. Les témoignages que nous avons entendus ont renforcé notre conviction qu'il est important d'adopter ce projet de loi.
Une grande partie de ces témoignages ont évoqué de manière frappante et puissante les retombées potentielles d'une journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Par exemple, le chef national Robert Bertrand, du Congrès des peuples autochtones, a dit:
Un jour de fête légale offrira une occasion importante de réfléchir à la diversité des patrimoines et des cultures de notre peuple, ce qui demeure essentiel au tissu social de notre pays. Ce faisant, chacun d'entre nous s'efforcera de parvenir à une véritable réconciliation entre les Autochtones et les non-Autochtones.
Mme Theresa Brown, présidente du cercle des survivants du Centre national pour la vérité et la réconciliation, a elle aussi livré un témoignage éloquent. Elle a évoqué en ces termes l'importance d'une journée nationale de réflexion pour les survivants des pensionnats indiens:
Une journée spéciale et distincte où nos petits-enfants pourraient déposer une couronne, déposer du tabac, prier et se souvenir est importante pour moi et pour les autres survivants. C'est aussi l'occasion pour notre pays de se souvenir et d'affirmer: « plus jamais ». Nous voulons avoir l'assurance que, lorsque nous serons partis, cet esprit de vérité et de réconciliation survivra pour les générations futures.
M. Natan Obed, président de l'Inuit Tapiriit Kanatami, a témoigné de ce qui suit:
[...] la création d'un jour férié a plus de poids et permet de sensibiliser davantage les gens à l'aide d'une plus grande tribune. Quand on pense aux congés, aux jours fériés et à la façon dont ils ont été désignés au fil du temps, on constate qu'ils sont de nature coloniale et qu'ils se rapportent au fondement du pays, sans nécessairement tenir compte des peuples autochtones établis au Canada. On se démarquerait ainsi considérablement de cet héritage.
Il a également ajouté:
Ce jour férié peut contribuer dans une grande mesure à garantir que dès leur plus jeune âge, tous les Canadiens auront un lien positif avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis.
Le premier point soulevé par M. Obed souligne l'importance et le statut des jours fériés nationaux au Canada. Je voudrais rappeler à la Chambre que le fait de créer un jour férié est, en lui-même, tout-à-fait significatif. En ce moment, il y a neuf jours fériés sous réglementation fédérale au Canada. Une journée nationale de la vérité et de la réconciliation aurait le même statut que la fête du Travail ou le jour du Souvenir, ce qui soulignerait l'importance et la portée de cette journée.
Durant les témoignages que nous avons pu entendre, de nombreux groupes ont exprimé des points de vue similaires à ceux que je viens de citer sur le sens et les retombées d'une journée de commémoration.
Le système des pensionnats autochtones a été une véritable tragédie nationale. Pendant 130 ans, plus de 150 000 enfants des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont été placés dans des pensionnats. On a séparé de force ces enfants de leurs parents, de leur foyer, de leur culture, de leur langue, de leur terre, de leur réseau de relations et de leur communauté.
Cette journée est importante. Elle offre l'occasion de réfléchir aux maux qui ont été infligés aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis tant au fil de notre histoire que de nos jours en raison des séquelles des pensionnats. Ce préjudice, nous nous efforçons de le réparer en mettant en oeuvre les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.
L'appel à l'action 80, lancé par la Commission de vérité et réconciliation, demande à notre gouvernement
d'établir comme jour férié, en collaboration avec les peuples autochtones, une journée nationale de la vérité et de la réconciliation pour honorer les survivants, leurs familles et leurs collectivités et s'assurer que la commémoration de l'histoire et des séquelles des pensionnats demeure un élément essentiel du processus de réconciliation.
Aujourd'hui, nous voulons répondre à cet appel à l'action.
Après des consultations respectueuses et une mûre réflexion, on a choisi la date du 30 septembre en raison de sa signification. À l'heure actuelle, le 30 septembre est la date du mouvement populaire appelé Journée du chandail orange, créé par la formidable Phyllis Webstad et ainsi nommé en l'honneur du chandail orange que Mme Webstad avait reçu de sa grand-mère pour son premier jour au pensionnat, mais qu'on lui a confisqué dès son arrivée. Son chandail orange symbolise toute la vitalité des cultures, des langues, des traditions, des identités et des enfances qui ont été réprimées au sein du système des pensionnats. Il symbolise également les survivants comme Mme Webstad et les efforts monumentaux déployés par les Premières Nations, les Inuits et les Métis afin de protéger et de revitaliser leurs cultures et leurs langues pour les futures générations.
Durant les témoignages en comité, nous avons appris que septembre était une période douloureusement symbolique pour les familles et les communautés autochtones. C'est durant ce mois que les enfants étaient séparés de leurs proches et de leur communauté, chaque année pour retourner à l'école. Il convient donc de souligner cette souffrance par une journée solennelle pour se souvenir du passé, y réfléchir et apprendre ensemble à mieux connaître l'histoire et les séquelles des pensionnats.
J'ai toujours été convaincu que l'un des piliers de la réconciliation est l'éducation. L'établissement d'une Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est de l'éducation en action. Pour tous ceux et celles qui vivent au Canada, ce serait une journée de commémoration, mais aussi une journée pour apprendre à connaître une partie sombre de notre passé. Ce serait une façon de se souvenir de ne jamais oublier et de ne jamais nous arrêter sur le chemin vers la réconciliation.
Les étudiants retournent encore à l'école chaque année en septembre. Au-delà de l'importance symbolique du 30 septembre, cette date proposée, pour une journée nationale de la vérité et de la réconciliation, est aussi une occasion d'apprentissage au sein de nos réseaux scolaires sur notre parcours vers la réconciliation. Les enseignants et les enseignantes de partout au pays pourront s'appuyer sur des discussions déjà en cours dans de nombreuses écoles sur les pensionnats. Les familles auront une raison de parler de la réconciliation à la maison. Les Canadiens et les Canadiennes auront une journée pour réfléchir à notre histoire et à nos valeurs en tant que société.
J'aime à penser au jour où les écoles de tout le pays marqueront ce jour férié par des cérémonies, une journée d'apprentissage. J'espère qu'elles inviteront des aînés ou des survivants, des détenteurs de savoir et des éducateurs autochtones à venir en classe pour parler avec les enfants.
Je pense à la manière dont les écoles du pays tout entier se servent du jour du Souvenir comme d'un outil d'apprentissage pour les enfants de tous âges afin de les renseigner sur les conflits passés auxquels le Canada a participé, de leur faire comprendre les atrocités de la guerre et, surtout, d'honorer les hommes et les femmes qui ont tant sacrifié au service du pays. J'estime qu'une nouvelle journée de la vérité et de la réconciliation serait une excellente occasion d'apprentissage au sujet de ce chapitre de notre histoire qui est tout aussi important que les autres.
Malheureusement, seule la moitié des Canadiens et des Canadiennes connaissent l'histoire du système de pensionnats autochtones et ses effets à long terme sur les peuples autochtones.
Le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada affirme qu'un trop grand nombre de Canadiens ne savent pas grand-chose, voire rien du tout sur les racines historiques et profondes de ces conflits. Le manque de connaissances historiques a d'importantes répercussions pour les Premières Nations, les Métis et les Inuits, ainsi que pour l'ensemble du Canada. Le fait d'avoir chaque année une journée pour prendre le temps de reconnaître cette histoire douloureuse nous aidera à connaître et à comprendre les réalités des pensionnats. C'est une façon positive de cheminer vers la réconciliation. Ce type de commémoration est un acte collectif et public de reconnaissance.
Ce sera aussi une journée d'écoute et de guérison pour le pays tout entier. Ensemble, nous pourrons poursuivre notre conversation sur la justice sociale.
Comme l'a dit Mme Marie Wilson, ancienne commissaire de la Commission de vérité et réconciliation, lorsqu'elle a comparu devant le Comité permanent du patrimoine canadien:
Ainsi, tout le monde devra y porter attention, se souvenir et faire preuve de respect, et espérons [...] que l'apprentissage à ce sujet le sera également. Nous ne nous contentons pas de parler de guerres; nous parlons de la paix dans la discussion sur les guerres. Dans le contexte des pensionnats, nous pouvons parler des erreurs du passé et de ce que nous tentons de faire pour nous attaquer aux problèmes à l'avenir.
M. Tim Argetsinger, conseiller politique de l'Inuit Tapiriit Kanatami, est du même avis lorsqu'il affirme:
[...] je crois qu'il y a une façon de trouver un juste équilibre de sorte que l'attention d'une journée se concentre sur les violations des droits de la personne commises dans le passé à l'encontre des peuples autochtones et que ces derniers cherchent à surmonter. Cette journée pourrait, en même temps, être une occasion de nous concentrer sur notre responsabilité de prendre des mesures positives pour résoudre certaines des difficultés qui découlent des expériences du passé.
Je veux souligner la priorité constante que notre gouvernement accorde à la réconciliation et à la promotion des droits des Autochtones. Certains diront qu'une simple journée ne résoudra pas les horreurs du passé et n'améliorera pas les conditions de vie inacceptables de certaines communautés encore aujourd'hui. Je crois toutefois que ce souvenir du passé est un moyen efficace de s'assurer que l'histoire ne se répète pas.
Le racisme systémique et les actes de racisme sont présents au Canada, mais cela ne les rend pas et ne les rendra jamais acceptables. Nous avons été encore une fois témoins, dernièrement, des conséquences horribles qu'ils peuvent avoir. Les événements qui ont précédé la mort de Joyce Echaquan nous ont tous choqués. Ils nous ont scandalisés, mais ils n'auraient pas dû nous étonner, car il ne s'agissait pas d'événements isolés.
Pour éradiquer le racisme systémique de nos institutions, il faut pratiquer l'écoute active, il faut créer des politiques publiques rigoureuses et il faut que toutes les couches de la société soient également représentées. Rendre hommage aux victimes du racisme institutionnel, quelle que soit la forme qu'il a pu prendre au fil des ans, nous rapproche un tant soit peu de ce but. Tout faire pour que cessent à tout jamais les atrocités dont sont victimes les peuples autochtones sera notre plus grande priorité.
La future journée nationale de la vérité et de la réconciliation sera l'occasion pour les Canadiens de réfléchir à leurs propres préjugés et idées reçues et de les remettre en question. Pour les faire tomber, il faudra toutefois que les efforts collectifs que nous devrons tous déployer s'étendent bien au-delà du 30 septembre.
J'implore les députés de la Chambre d'écouter attentivement les témoignages des survivants et des leaders autochtones qui nous disent comment une journée nationale de reconnaissance aiderait à guérir les blessures du passé, à honorer les survivants et à avancer ensemble vers la réconciliation
Nous devons également continuer à travailler d'arrache-pied pour résoudre rapidement de nombreux problèmes auxquels sont confrontées les communautés autochtones aujourd'hui. L'accès à l'eau potable, par exemple, est essentiel.
Notre gouvernement s'est engagé à mettre fin à tous les avis d'ébullition de l'eau, à long terme, dans les communautés des Premières Nations vivant dans les réserves. Nous reconnaissons et affirmons le droit des communautés à avoir accès à une eau potable et sûre. Dans le cadre de cet engagement, 95 avis d'ébullition d'eau ont été levés depuis 2015.
Au cours de la législature précédente, nous avons adopté une loi importante, afin de réformer le service de protection de la jeunesse et de la famille, dans le but de réduire le nombre d'enfants autochtones pris en charge. Cette loi permet également aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis d'exercer leur pleine autorité sur les services de protection de la jeunesse, afin qu'ils puissent prendre les décisions nécessaires pour le bien-être de leurs enfants, leurs familles et leurs communautés. Une crise est en cours dans les communautés autochtones. Trop d'enfants sont retirés de leurs foyers et de leur communauté.
Nous sommes également engagés vers la réappropriation, la revitalisation et le renforcement des langues autochtones. En effet, la Loi sur les langues autochtones a reçu la sanction royale le 21 juin 2019. Il s'agit d'une loi historique. Elle a été élaborée en collaboration avec les peuples autochtones. Elle reconnaît les droits linguistiques des peuples autochtones et elle indique comment nous allons les soutenir.
Patrimoine canadien s'emploie activement, en collaboration avec ses partenaires autochtones, à la mise en œuvre de la Loi sur les langues autochtones. Il consulte les gouvernements autochtones, les autorités concernées ainsi qu'une panoplie d'organismes concernant, d'une part, la nomination du futur commissaire aux langues autochtones et de ses trois directeurs et, d'autre part, l'élaboration d'un modèle de financement pour les langues autochtones. Il s'agit d'avancées remarquables, mais nous sommes tous conscients qu'il reste encore beaucoup à faire.
Qu'il s'agisse de ce dossier ou de nombreux autres tout aussi importants, je suis impatient de poursuivre les progrès entamés, en collaboration avec les peuples autochtones de partout au Canada.
Le Canada est engagé sur la voie de la réconciliation. À chaque pas, les Canadiens et les Canadiennes ont l'occasion de mieux comprendre la vie, les luttes et les points de vue des peuples autochtones d'hier et d'aujourd'hui.
En présentant ce projet de loi visant à créer une Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le gouvernement du Canada souhaite encourager les gens de tout le pays à apprendre leur histoire, à s'engager et à se rapprocher afin de soutenir et d'accélérer la marche vers la réconciliation dans leur communauté.
Bien que nos parcours et nos expériences soient variés, chaque personne au Canada a un rôle unique et vital à jouer sur ce chemin que nous parcourons ensemble vers la réconciliation et l'édification d'un Canada plus fort et plus résilient.
J'estime qu'il est tout naturel pour moi de terminer mon allocution sur les mots de Mme Georgina Jolibois, qui a dit: « Les Canadiens [sont tout à fait capables de] pleurer le passé, [de] célébrer le présent et [de] se réjouir de l'avenir. » Je presse tous les députés d'appuyer ce projet de loi afin que le Canada puisse honorer les survivants et clore l'histoire des pensionnats autochtones par une journée dédiée à la reconnaissance, à la réflexion, à la commémoration, à la conscientisation et à l'entraide.
Enfin, il est important de reconnaître que d'autres sont venus avant nous pour tracer cette voie. Les commissaires de la Commission de vérité et réconciliation ont tant donné d'eux-mêmes pour que les voix des autres puissent être entendues. Ceux qui ont apporté des témoignages, les dirigeants et les communautés autochtones de tout le Canada ainsi que les parlementaires actuels et anciens, notamment Georgina Jolibois, ont demandé que des mesures soient prises pour créer une telle journée, comme le propose ce projet de loi. Je les remercie toutes et tous.
Meegwetch, marsi.
Voir le profil de Dane Lloyd
PCC (AB)
Voir le profil de Dane Lloyd
2020-10-23 10:23 [p.1154]
Monsieur le Président, je pense qu'aucun député ne peut contester qu'il faille absolument créer une journée de commémoration, mais cette idée a suscité beaucoup d'inquiétudes parmi les Autochtones de ma circonscription parce qu'ils craignent que ce nouveau jour férié où les fonctionnaires fédéraux auraient congé ne soit préjudiciable à la population autochtone.
Les besoins des populations autochtones sont immenses, et je veux que le ministre donne son assurance aux Autochtones de ma circonscription qu'il y aura bien quelqu'un pour répondre au téléphone pendant la journée nationale de commémoration, s'ils ont besoin d'aide.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, le gouvernement fédéral et la fonction publique fédérale travaille pour fournir aux peuples autochtones de ce pays tous les services nécessaires dont ils ont besoin, et elle continuera de le faire.
Voir le profil de Kristina Michaud
BQ (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours.
Je salue le dépôt de ce projet de loi. Il est important de prendre le temps de réfléchir et de se remémorer, mais je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin. Ce projet de loi répond à l'appel à l'action no 80 du rapport de la Commission de vérité et réconciliation.
J'aimerais qu'on porte notre attention sur l'appel à l'action no 43, qui demande au gouvernement fédéral de mettre en œuvre et d'adopter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. J'aimerais savoir si mon collègue est d'accord pour dire que nous devrions mettre en œuvre cette Déclaration pour véritablement accomplir la réconciliation. Demandera-t-il à son gouvernement d'en faire une priorité?
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question.
Nous nous sommes évidemment engagés à le faire. C'est une priorité pour notre gouvernement et nous irons de l'avant avec l'adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.
Voir le profil de Brian Masse
NPD (ON)
Voir le profil de Brian Masse
2020-10-23 10:25 [p.1154]
Monsieur le Président, j'aimerais remercier le ministre d'avoir rendu hommage, avec beaucoup de classe et de respect, à Georgina Jolibois et à son travail. Elle a travaillé sans relâche à ce projet et a aussi fait preuve d'un grand esprit de collaboration, c'est-à-dire l'esprit dont nous voudrions marquer cette journée. Elle a vraiment essayé de convaincre non seulement les communautés, mais aussi les députés.
Comme le ministre le sait, le projet de loi est auparavant mort au Feuilleton du Sénat. Il est très important que nous portions ce projet de loi tous ensemble, au Parlement. J'aimerais savoir si le ministre a l'intention de s'investir pour qu'il soit rapidement adopté à la Chambre et au Sénat.
Je le remercie encore une fois d'avoir rendu hommage à Georgina. J'ai vu tout le travail qu'elle a fait dans ce dossier, les efforts qu'elle a déployés et l'importance que ce projet revêt pour elle. Il s'agit d'une question primordiale pour tout le monde et il est important que nous puissions avancer, mais nous devons prendre conscience du passé et l'inscrire dans notre avenir.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, il faut rendre à César ce qui appartient à César, comme on dit. C'est un geste tout à fait naturel pour nous. Je tiens à assurer à mon collègue que nous travaillerons assidûment avec tous les députés et tous les sénateurs pour que ce projet de loi soit adopté aussi rapidement que possible.
Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
Voir le profil de Julie Dabrusin
2020-10-23 10:27 [p.1154]
Monsieur le Président, je suis heureuse que ce projet de loi ait été présenté et que nous en débattions aujourd'hui. Je faisais partie du comité chargé d'examiner le projet de loi présenté par Georgina Jolibois, au cours de la législature précédente. Je sais à quel point c'est un projet de loi important. Je suis convaincue que les témoins que nous avons entendus alors seront ravis d'apprendre que nous réalisons des progrès dans ce dossier et que nous en faisons une priorité.
Le ministre en a parlé brièvement dans son discours, mais j'aimerais savoir pourquoi on a choisi cette date. Je sais qu'il y a eu des discussions à ce sujet, mais pourquoi a-t-on convenu que le 30 septembre serait la meilleure date pour tenir la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation?
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, lorsque des consultations ont eu lieu, au cours de la dernière législature, sur l'ancêtre de ce projet de loi et lorsque des témoignages ont été entendus par l'entremise de la Commission de vérité et réconciliation, il est devenu évident que le 30 septembre, qu'un mouvement populaire mené par les peuples autochtones partout au pays a désigné comme la Journée du chandail orange, est véritablement la date la plus significative pour créer ce jour férié national et commémorer l'histoire et le traitement réservé aux Autochtones par les autorités canadiennes dans le passé. Nous voulons faire en sorte que les Canadiens, mais surtout les jeunes Canadiens, comprennent cette période de notre histoire pour que jamais une telle chose ne se reproduise.
Voir le profil de Colin Carrie
PCC (ON)
Voir le profil de Colin Carrie
2020-10-23 10:28 [p.1154]
Monsieur le Président, l'un des privilèges que j'ai eus en tant que député a été de prendre conscience de ma propre ignorance et de m'instruire sur la réconciliation et la nécessité de se réconcilier.
Le ministre souligne, avec raison, le besoin d'éduquer les Canadiens, car un si grand nombre ne sont pas au courant de cette page sombre de notre histoire. Or, le projet de loi ne prévoit pas la création d'une stratégie en matière d'éducation. Il dit que ce jour serait célébré un peu comme le jour du Souvenir. Le jour du Souvenir, le gouvernement fédéral, les écoles et l'ensemble de la population font véritablement un effort pour permettre aux jeunes et à l'ensemble des Canadiens d'en apprendre davantage sur ces périodes tragiques de notre histoire.
J'aimerais que le ministre me dise ce qui est prévu au chapitre de l'éducation. Je trouve préoccupant que le projet de loi n'ait pas de volet éducationnel. Lorsque nous avons débattu du jour du Souvenir, je me souviens que l'on avait soulevé la même préoccupation. On voulait éviter que cette journée devienne simplement un jour de congé et s'assurer que ce soit une occasion d'apprendre.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, c'est un élément fort important, d'ailleurs, Patrimoine Canada a prévu des programmes d'activités éducatives relatifs à cette journée. Il s'agit d'une chose que nous voulons poursuivre dans l'avenir et même bonifier. C'est un excellent point.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2020-10-23 10:31 [p.1155]
Monsieur le Président, je remercie le ministre de son discours.
J'aimerais savoir s'il reconnaît que la loi fédérale sur les Indiens est une loi raciste et désuète qui doit être complètement changée.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
Je pense qu'il y a énormément de choses que nous devons faire sur le plan de la quête vers la réconciliation envers les peuples autochtones. De plus, je ne prétends pas que le projet de loi que je présente aujourd'hui va régler tous les problèmes.
Toutefois, c'est l'une des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et c'est l'une des choses que nous avons entendues d'un bout à l'autre du pays dans le cadre des consultations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et du Comité permanent du patrimoine canadien.
C'est un pas vers la réconciliation, mais il y a beaucoup d'autres pas à franchir.
Voir le profil de Alexandre Boulerice
NPD (QC)
Monsieur le Président, je remercie le ministre d'avoir poursuivi et repris le travail de mon ancienne collègue, Georgina Jolibois, et je le remercie des bons mots qu'il a eus pour elle aujourd'hui.
Dans cet esprit de réconciliation, de dialogue et de pas en avant, je voudrais lui demander s'il est prêt à engager son gouvernement à cesser de contester en cour le jugement du Tribunal canadien des droits de la personne en lien avec les services de protection des enfants autochtones.
Voir le profil de Steven Guilbeault
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Rosemont—La Petite-Patrie de sa question.
Je l'ai dit tout à l'heure en réponse à la question du député de Joliette et je le répète, ce projet de loi est l'un des éléments vers la réconciliation avec les peuples autochtones. Il y a beaucoup d'autres choses que nous devons faire.
Je parlais par exemple dans mon discours de la mise en œuvre de la Loi concernant les langues autochtones, laquelle est un élément absolument nécessaire. Nous tenons des consultations actuellement dans tout le pays sur la mise en œuvre de cette Loi et j'entendais une intervenante dire que les langues, c'est la culture et que la culture, c'est les langues. Je ne peux qu'être d'accord avec cela.
Il y a beaucoup d'éléments que nous devons mettre en place. Notre gouvernement s'est engagé sur cette voie de la réconciliation avec les peuples autochtones et c'est un processus qui va prendre encore beaucoup de temps.
Voir le profil de Todd Doherty
PCC (BC)
Voir le profil de Todd Doherty
2020-10-23 10:33 [p.1155]
Monsieur le Président, c'est un honneur d'être ici. Imaginons la situation: vivre pendant des années à un endroit et connaître toutes les familles qui ont habité dans la maison voisine avant de se rendre compte, une fois qu'on a grandi et déménagé, que des horreurs inimaginables sont survenues dans cette maison. Les députés devraient s'imaginer ce que c'est que de vivre une telle situation, parce que, pour moi, c'est ce qui est arrivé.
La Journée du chandail orange a été créée dans ma ville natale, Williams Lake. Le pensionnat St. Joseph's Mission était au bout de la rue où j'ai grandi. J'ai jouté au hockey-balle là-bas; je suis allé à la piscine. Plus vieux, j'ai fait de la motocyclette, j'ai joué dans les champs et fait de l'équitation là-bas. J'ai joué avec de nombreux enfants et je connais beaucoup de gens qui y sont allés. Pour moi, chaque année, la Journée du chandail orange me rappelle qu'on ne sait jamais vraiment ce qui se passe tout près de chez nous.
Au fil des ans, j'ai appris à connaître un certain nombre de survivants du programme des pensionnats autochtones. Les histoires qu'ils racontent sont atroces. Ma femme et mes enfants sont membres de la Première Nation Esdilagh. De plus, je suis un bon ami du chef Willie Sellars de la bande indienne de Williams Lake. C'est l'un de mes mentors, même s'il est plus jeune que moi. Les vestiges du pensionnat St. Joseph's Mission se trouvent encore dans leur communauté. Les gens passent devant ces lieux tous les jours, et c'est un rappel constant des atrocités qui y ont été commises. Voilà ce que représente pour moi la Journée du chandail orange.
Nous avons parlé à la Chambre du jour du Souvenir, ainsi que de l'importance de se souvenir tous les jours des personnes étant au service de notre pays et de la population. Une journée n'est pas suffisante pour nous souvenir de leur service. Nous devons nous en souvenir tous les jours. Pour moi et bien d'autres, il en est de même pour la Journée du chandail orange. Nous devons nous rappeler les atrocités commises tous les jours.
Nous devons comprendre notre passé. Nous vivons une ère de culture de l'effacement. Nous voulons tout effacer: démolir les statues et effacer le passé. Or, nous avons besoin de nous rappeler notre passé. En effet, sans notre passé, nous ne savons pas ce qui a été fait. Sans notre passé, nous n'avons aucune idée de qui nous sommes aujourd'hui. Sans notre passé, nous ne savons pas où nous allons.
J'ai eu l'honneur de participer au débat sur la Loi sur les langues autochtones. J'ai alors parlé d'une aînée de ma circonscription, Mary Gouchie de la nation Lheidli T'enneh, qui était l'une des dernières personnes à parler le dakelh dans ma région. J'ai eu l'honneur de passer du temps avec elle, d'écouter ce qu'elle avait à raconter et de m'abreuver de son savoir. Elle m'a inculqué toute l'importance de notre passé. La culture a une grande importance, tout comme le fait de connaître sa propre culture. Comme je l'ai dit, mes enfants, mon fils et ma fille, sont membres des Premières Nations. Pourtant, ils connaissent très peu leur histoire. À mon avis, c'est honteux.
J'ai mentionné mon ami le chef Willie Sellars. Ce mentor aide les membres de sa communauté à surmonter les difficultés et à apprendre des erreurs du passé. Il les mène vers un avenir meilleur aux multiples possibilités.
C'est un auteur accompli. Il a écrit Dipnetting with Dad et Hockey with Dad. J'encourage fortement mes collègues à la Chambre et ceux qui sont à l'écoute à lire ces livres. Ce sont des lectures faciles, mais marquantes.
La Journée du chandail orange a été inspirée par l'histoire de Phyllis Jack, dont la grand-mère lui avait acheté un joli chandail orange pour son premier jour d'école. Elle a pris l'autobus vers le pensionnat St. Joseph's Mission. Dès son arrivée, on lui a arraché son chandail orange. Le programme des pensionnats autochtones visait à éradiquer l'identité autochtone, la partie indigène, de ces enfants. Plus de 150 000 enfants des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont subi ce programme, et beaucoup ne s'en sont pas sortis.
La journée du 30 septembre est l'occasion de rendre hommage aux survivants de ce programme et d'honorer la mémoire de ceux qui n'y ont pas survécu. Notre collègue a posé une excellente question au ministre à propos de l'enseignement portant sur ce sujet. Pour ma part, je crains que le programme serve seulement de prétexte à un jour de congé. J'en reviens à ce que j'ai déjà dit: imaginons vivre à côté d'une maison des horreurs. Nous ne devons jamais oublier ce qui s'est passé. Nous devons tirer des leçons de ces événements et veiller à ce qu'ils ne se reproduisent jamais. Le slogan associé au chandail orange est que chaque enfant compte. Nous devons veiller à rendre la société plus équitable afin que chaque enfant compte vraiment.
Parfois, le mot « réconciliation » semble n'être utilisé que comme une expression à la mode. On a pu le constater dans certains programmes et certaines politiques. À titre d'exemple, il y a toujours des avis d'ébullition de l'eau dans des communautés des Premières Nations. Je suis le premier à reconnaître que ces avis sont en place depuis longtemps et que chaque situation est différente. Il n'y a pas de solution passe-partout. C'est un enjeu très complexe, certes, mais il faut faire mieux.
Que dire des épidémies de suicides? Que faire quand des enfants d'à peine 4 ans choisissent de se donner la mort pour échapper à leur vie de misère? L'un des premiers débats d'urgence auxquels j'ai pris part portait sur l'épidémie de suicides au sein de la Première Nation d'Attawapiskat. Hélas, les problèmes et les difficultés que nous avions alors déplorés sont encore bien présents aujourd'hui. Pour qu'il y ait réconciliation, nous devons cheminer ensemble et non monter les Premières Nations les unes contre les autres, tenter de départager les gagnants des perdants et semer la division entre les Autochtones et les non-Autochtones. Si les Canadiens croient vraiment et sincèrement à la réconciliation, ils devront unir leurs efforts et apprendre les uns des autres.
J'ai parlé de l'intervention que je m'apprêtais à faire aujourd'hui à quelques chefs autochtones. Ils connaissent ma position. Ils m'ont déjà entendu dire que la réconciliation doit être plus qu'un mot à la mode, plus qu'un concept brandi par le genre de politicien qui affirme, la main sur le cœur et une fausse larme au coin de l'œil, qu'il n'y a rien de plus important que la relation avec les Autochtones, pendant qu'un peu partout au pays, il y a encore des communautés autochtones qui doivent faire bouillir leur eau et qui vivent dans des conditions déplorables.
Si nous avons sérieusement l'intention de cheminer sur la voie de la réconciliation, nous devons conscientiser les gens. On ne peut pas créer de politiques sur les Autochtones si les Autochtones ne participent pas à leur élaboration. On ne pourra pas cheminer si on ne se parle pas franchement, mais il faut aussi se rappeler que les conversations vraiment honnêtes peuvent aussi donner lieu à des désaccords. Dans la circonscription que je représente, Cariboo—Prince George, il y a un secteur où je suis souvent allé pêcher, chasser ou marcher quand j'étais jeune. Ce secteur, c'est celui qui était en cause dans l'arrêt William, de la Cour suprême, et il appartient à la Première Nation Tsilhqot’in.
Là où les Premières Nations et les non-Autochtones cohabitent depuis des générations, les relations peuvent parfois être tendues. Personnellement, je trouve toujours que l'équilibre est difficile à maintenir, parce que j'ai des amis et des connaissances dans les deux groupes, mais on doit toujours se rappeler que la seule façon d'avancer, c'est en se parlant honnêtement et en apprenant à connaître l'autre.
En écrivant son histoire, Phyllis Jack espérait susciter un mouvement et sensibiliser les gens. La discussion que nous avons aujourd'hui, et que nous avons depuis des années, est très importante. Notre histoire commune, notre relation avec le passé, est souvent immédiate. La façon dont nous comprenons notre héritage nous est transmise, en grande partie, par des livres, des souvenirs et des communications entre communautés. Toutefois, notre histoire commune est aussi influencée par notre race, notre couleur et nos croyances. Bien que celles-ci soient communes, elles sont transmises très différemment. Lorsque nous cheminons ensemble, il est très important de comprendre que nous avons tous des histoires différentes. Je suis convaincu que certains députés entendent cette histoire pour la première fois aujourd'hui. L'histoire de Phyllis est importante, mais il ne s'agit là que d'une seule histoire. Je presse mes collègues d'être à l'écoute.
J'ai participé à des cercles de discussion durant l'étude de la Commission de vérité et réconciliation. Les histoires que nous avons entendues étaient à briser le coeur. Le 30 septembre dernier, la Journée du chandail orange, j'ai tenu un cercle de discussion dans ma localité et certains survivants y ont assisté. Les familles ressentent encore les effets transgénérationnels des pensionnats autochtones. Bien que le dernier pensionnat ait été fermé en 1981 ou 1984, les répercussions négatives se font encore sentir à ce jour. Elles se manifestent par la violence latérale, les problèmes de toxicomanie et la pauvreté abjecte dans laquelle vivent les communautés.
Je souhaite que les députés qui écoutent à distance et ceux qui sont présents à la Chambre prennent le temps de s'arrêter. Nous devons accorder une attention particulière aux dispositions du projet de loi pour, je l'espère, apporter les amendements qui l'amélioreront et le renforceront.
Parlant d'éducation, le district 27 dans ma circonscription a été sélectionné par le Comité de coordination de l'éducation des Premières nations pour mettre à l'essai un programme d'apprentissage modifié pour les élèves de la cinquième année et de la dixième année, de manière à approfondir la réflexion sur l'expérience des pensionnats autochtones. Ce nouveau programme vise à faire connaître ce qui s'est passé dans les pensionnats autochtones, à reconnaître et à honorer le parcours des survivants et de leur famille vers la guérison, et à susciter un engagement envers le processus continu de la réconciliation.
Phyllis (Jack) Webstad a raconté son histoire à propos de sa première journée au pensionnat autochtone, quand on lui a enlevé son tout nouveau chandail offert par sa grand-maman. Phyllis avait 6 ans.
Le ministre a parlé du 30 septembre et des motifs qui ont mené au choix de cette date. Pour les enfants et les parents du pays, du moins pour la plupart d'entre eux, la rentrée des classes est synonyme d'excitation. En envoyant leurs enfants à l'école, les parents peuvent profiter de quelques heures libres chaque jour. Ils sont heureux de voir leurs enfants poursuivre leur parcours d'apprentissage. Cependant, ce moment d'effervescence est aussi un moment de réflexion pour certains. J'ai pu constater par moi-même à quel point cela pouvait être traumatisant.
On dit que tous les enfants sont importants, mais il ne faut pas oublier ceux qui sont maintenant devenus des adultes. Plusieurs se sentent encore prisonniers de ce programme.
Un chef autochtone m'a téléphoné hier soir. Je lui avais fait savoir que j'allais intervenir sur le sujet. Il se demandait à peu près les mêmes choses que mon collègue de Sturgeon River. Cela permettra-t-il de lever les avis de faire bouillir l'eau, de combattre le racisme systémique et d'enrayer l'épidémie de suicides? Non, certainement pas. C'est toutefois un pas dans la bonne direction pour sensibiliser davantage la population. La sensibilisation est primordiale et elle doit faire partie du projet de loi.
On ne peut pas créer un jour férié simplement pour donner une longue fin de semaine de plus aux gens pour sortir l'autocaravane et aller faire un petit voyage. En fin de compte, cela irait à l'encontre du but visé. Il est important que le projet de loi fasse en sorte que nous n'oubliions jamais.
Qu'on choisisse le 30 septembre, comme il est proposé, ou une autre date, nous devons toujours nous souvenir des enfants, au nombre plus de 150 000, qui ont été placés dans des pensionnats autochtones, des membres des Premières Nations, des Inuits et des Métis qui ont vécu cette expérience. Nous devons rendre hommage aux survivants et ne jamais oublier les enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux.
Voir le profil de Kevin Lamoureux
Lib. (MB)
Voir le profil de Kevin Lamoureux
2020-10-23 10:53 [p.1157]
Monsieur le Président, les paroles du ministre, du député d'en face je veux dire, viennent droit du coeur, je n'en doute pas, et je l'en remercie sincèrement.
Durant le présent débat, il ne faut pas oublier qu'une commission a formulé 94 appels à l'action. La majorité d'entre eux, plus de 70, demandaient une intervention plus directe du gouvernement fédéral. Il est question d'un de ceux-là aujourd'hui.
De façon générale, on trouve que cette mesure législative constitue un pas dans la bonne direction. Ce n'est pas une simple mesure symbolique. La sensibilisation est le meilleur outil dont nous disposons pour en arriver à la vérité et à la réconciliation. À bien des égards, elle est au coeur de la démarche. Je pense que nous sommes portés à sous-estimer le pouvoir de la sensibilisation transculturelle. Elle peut avoir un effet profondément positif et faire changer les choses.
Désigner un jour où la société civile pourra tirer parti de programmes de sensibilisation ne peut qu'améliorer notre société. Le député peut-il nous dire ce qu'il en pense?
Voir le profil de Todd Doherty
PCC (BC)
Voir le profil de Todd Doherty
2020-10-23 10:55 [p.1157]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de la promotion qu'il m'a accordée en m'appelant « ministre »; j'aurai peut-être cette chance un jour.
Je conviens que la sensibilisation est extrêmement importante. J'ai passé énormément de temps à travailler à l'étranger avec des représentants d'autres pays. J'ai toujours dit que nous dépensons des millions de dollars, voire des milliards, pour tenter de comprendre d'autres cultures et comment faire affaire avec ces gens, mais nous n'avons pas fait la même chose dans notre pays. Nous n'avons pas tiré de leçons. Comme je l'ai dit dans mes observations, la sensibilisation est un aspect essentiel qui n'est pas pris en compte dans la loi actuelle. Nous devons faire en sorte qu'elle joue ce rôle crucial.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Voir le profil de Christine Normandin
2020-10-23 10:56 [p.1157]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de son discours.
J'aimerais l'entendre davantage sur quelque chose qu'il avait déjà abordé, soit le fait que cette journée fériée ne doit pas être juste une journée de congé, mais une journée où l'on en profite pour faire notre devoir de mémoire et d'éducation.
J'aimerais savoir à quoi il s'attend spécifiquement de la part des parlementaires.
Par exemple, qu'aimerait-il que nous puissions tous faire dans nos circonscriptions pour honorer cette journée?
Voir le profil de Todd Doherty
PCC (BC)
Voir le profil de Todd Doherty
2020-10-23 10:56 [p.1157]
Monsieur le Président, je crains que cela ne devienne qu'une autre excuse pour que les gens et les familles aillent faire du camping ensemble.
Les 338 personnes élues comme députés doivent montrer l'exemple. Dans ma circonscription, nous faisons de notre mieux pour participer à ces événements. Parfois, nous soulignons cette journée à la Chambre des communes.
Nous pourrions faire bien des choses. J'exhorte mes collègues à joindre les nations autochtones de leur collectivité, à véritablement tenter d'amener les aînés à parler ouvertement de ce qu'ils ont subi à cause des programmes des pensionnats autochtones.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2020-10-23 10:57 [p.1157]
Monsieur le Président, les propos sincères du député m'ont beaucoup émue aujourd'hui.
Je suis enseignante de formation, donc il est très important pour moi d'entendre le député parler de la valeur de l'éducation. Je suis aussi mère de famille, alors il est également très important pour moi de réfléchir au sort des enfants placés dans les pensionnats autochtones et de leurs parents. J'ai des frissons rien qu'à imaginer ce qu'ils ont vécu.
En Alberta, des documents ayant fait l'objet d'une fuite cette semaine révèlent que la question des pensionnats autochtones serait retirée du programme d'études de la province. À une époque où nous devons tous faire de notre mieux pour que les Canadiens connaissent l'histoire des pensionnats autochtones, on veut retirer cette question du programme d'études en Alberta.
Il est important de nous rappeler de l'histoire, d'être conscient des torts causés aux Premières Nations et de souligner ce qu'ils ont subi.
Le député pourrait-il nous dire s'il appuiera l'étude accélérée du projet de loi à la Chambre pour l'adopter et l'envoyer rapidement Sénat?
Voir le profil de Todd Doherty
PCC (BC)
Voir le profil de Todd Doherty
2020-10-23 10:59 [p.1158]
Monsieur le Président, il y a beaucoup d'éléments dans cette question. C'est la deuxième fois que nous discutons du projet de loi. J'ai exprimé certaines de mes préoccupations à son sujet. Je pense que ma position et celle de mon parti à l'égard du projet de loi ne sont pas un secret pour mes collègues.
Nous voulons que la diligence raisonnable ne se limite pas seulement au projet de loi qui nous occupe. Nous voulons que ce qui s'est passé en Alberta ne se produise pas ailleurs. Nous voulons travailler avec les députés provinciaux et fédéraux ainsi qu'avec les sénateurs pour que le projet de loi reçoive la sanction royale afin que nous ayons une journée nationale de reconnaissance. Cependant, il ne faut jamais oublier la signification de cette journée; nous devons nous rappeler que chaque enfant compte et nous efforcer de faire mieux.
Je vais travailler fort dans ce dossier avec notre ministre du cabinet fantôme et les députés d'en face.
Voir le profil de Bruce Stanton
PCC (ON)
Voir le profil de Bruce Stanton
2020-10-23 11:00 [p.1158]
Nous devrons en rester là pour le moment. Le député de Cariboo—Prince George disposera de trois minutes pour les questions et observations lorsque la Chambre reprendra le débat sur cette question.
Voir le profil de Irek Kusmierczyk
Lib. (ON)
Voir le profil de Irek Kusmierczyk
2020-10-23 11:01 [p.1158]
Monsieur le Président, demain sera la Journée mondiale contre la polio. Je tiens à remercier tous les clubs Rotary du Canada, y compris ceux qui font partie du district binational 6400, pour les efforts qu'ils ont déployés dans le but d'éradiquer la poliomyélite partout dans le monde. Je félicite en outre Jennifer Jones, une compatriote windsoroise, de sa nomination à la présidence du Rotary international. En 115 ans d'histoire, c'est la première fois qu'une femme prendra la tête de cette organisation.
L'Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite a facilité la vaccination de 2,5 milliards d'enfants depuis 1988, mais nous savons que le travail n'est pas encore terminé. En mai, le gouvernement a d'ailleurs annoncé qu'il investira dans l'Initiative 190 millions de dollars sur quatre ans. Je suis fier du grand leadership dont le Canada fait preuve à l'échelle internationale dans le dossier de la santé.
Partout sur la planète, les efforts déployés pour éradiquer la poliomyélite ont déjà permis de prévenir 18 millions de cas de paralysie. Il s'agit de l'une des plus grandes réussites en matière de santé mondiale des 30 dernières années. Le gouvernement du Canada demeurera un partenaire à chaque étape de cette lutte pour l'éradication de cette maladie.
Voir le profil de Brad Redekopp
PCC (SK)
Voir le profil de Brad Redekopp
2020-10-23 11:02 [p.1158]
Monsieur le Président, je tiens à féliciter Mark Arcand pour sa réélection en tant que chef du Conseil tribal de Saskatoon le 15 octobre dernier.
Le Conseil tribal de Saskatoon représente 11 000 personnes issues de sept Premières Nations différentes, dont la nation crie du lac Muskeg, d'où vient le chef Arcand. Le chef Arcand est déterminé à aider les jeunes à exceller et à réaliser leurs rêves en développant les dons de chaque enfant. À titre de chef du Conseil tribal de Saskatoon, il se bat inlassablement pour l'amélioration des installations et des programmes, surtout pour les personnes vulnérables de Saskatoon.
Le Conseil tribal de Saskatoon administre des programmes de santé familiale et de bien-être, un centre d'aide juridique, un centre de formation professionnelle, des logements abordables ainsi que le White Buffalo Youth Lodge, un établissement qui permet aux jeunes de sortir de la rue et qui leur offre des solutions de rechange à l'itinérance et à la toxicomanie. Le Conseil tribal de Saskatoon vise à renforcer la capacité économique des communautés autochtones. Il contribue à la création de partenariats avec les entreprises et les industries en faisant la promotion de la création d'une richesse durable pour les communautés des Premières Nations.
Je félicite une fois de plus le Conseil tribal de Saskatoon et le chef Mark Arcand.
Voir le profil de Julie Dabrusin
Lib. (ON)
Voir le profil de Julie Dabrusin
2020-10-23 11:03 [p.1158]
Monsieur le Président, les petites entreprises sont le moteur de la collectivité que je représente. Elles constituent des carrefours communautaires dynamiques et contribuent à souder la collectivité. Bien que ces petites entreprises représentent des vecteurs économiques et des employeurs importants, elles ont été durement touchées par la pandémie actuelle. Je me suis entretenu avec bon nombre de propriétaires et de représentants d'associations vouées à l'amélioration des entreprises. Je tiens à les remercier d'avoir pris contact avec moi et de m'avoir fait part de leurs points de vue, lesquels ont contribué à façonner les politiques de notre gouvernement. Je suis déterminé à continuer de collaborer avec tous ces intervenants.
Je tiens à remercier ma collectivité de s'être mobilisée et d'avoir apporté son soutien aux entreprises locales en cette période, car c'est ensemble que nous allons nous en sortir. Nous en ressortirons plus résilients, et nous pourrons éventuellement retourner nous promener sur les rues principales à la fois animées et dynamiques de notre communauté.
Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Monsieur le Président, l'industrie vinicole joue un rôle important dans l'économie de ma circonscription et elle a été directement touchée par la COVID. La plupart des petites entreprises vinicoles dépendent des ventes aux restaurants, des ventes en ligne directes aux consommateurs et des ventes aux visiteurs. Elles ont subi un important contrecoup lorsque les restaurants ont fermé et que les touristes ont cessé de les visiter. Bien que les ventes en ligne aient augmenté, l'industrie vinicole de la Colombie-Britannique est toujours confrontée à des barrières commerciales interprovinciales qui interdisent cette pratique. Cela doit changer.
En plein milieu de la pandémie, le gouvernement fédéral a annulé l'exemption de la taxe d'accise sur les vins canadiens et a ainsi éliminé une aide essentielle à l'industrie. Il doit rapidement combler le vide laissé au moyen d'un soutien juridique au commerce, comme celui proposé par Vignerons Canada.
Je termine en soulignant le décès prématuré de David Wilson, l'ancien président de l'Association des vignerons du Canada. Je pouvais toujours compter sur M. Wilson pour tenir une conversation intelligente et apporter de bons vins de l'Okanagan à nos réunions à Ottawa. Il nous a quittés trop tôt et nous manquera.
Voir le profil de Peter Fragiskatos
Lib. (ON)
Voir le profil de Peter Fragiskatos
2020-10-23 11:05 [p.1159]
Monsieur le Président, je prends la parole pour souligner la vie remarquable de Fania « Fanny » Goose, une habitante et chef d'entreprise de longue date de London, qui est décédée en avril à l'âge de 99 ans.
Fanny — ou la première dame du centre-ville, comme on l'appelait — était une femme exceptionnelle qui a vécu le meilleur et le pire de ce que le monde peut offrir. Arrivés au Canada en 1949 après avoir survécu à l'Holocauste, Fanny et son époux ont réalisé le rêve canadien en fondant un commerce de détail qui a été l'un des piliers du centre-ville de London pendant plus de 50 ans.
On consultait Fanny pour son opinion directe et avertie. Toujours engagée politiquement, elle était au courant de ce qui se passait dans la collectivité. Fanny était bienveillante, assurée, attentionnée et toujours optimiste. Précédée dans la mort par son époux Jerry, elle laisse dans le deuil ses fils Steve Goose Garrison et Martin Goose, ainsi que trois petits-enfants et six arrière-petits-enfants bien-aimés.
Que Fanny repose en paix éternellement. Son héritage se perpétuera pendant de nombreuses générations.
Voir le profil de Richard Bragdon
PCC (NB)
Voir le profil de Richard Bragdon
2020-10-23 11:06 [p.1159]
Monsieur le Président, aujourd'hui, je tiens à rendre hommage et à offrir mes félicitations à l'une des personnes les plus importantes dans ma vie, mon père. En fin de semaine, Gary Bragdon, mon père, prendra sa retraite. Après plus de 50 ans de loyaux services, il quittera l'usine de pâte Nackawic, où il a travaillé sans relâche pour subvenir aux besoins de sa femme et de ses quatre enfants.
Sa boîte à lunch en métal est devenue un symbole important pour moi au cours de ma campagne pour me faire élire à la Chambre. Elle me rappelle constamment les personnes que je représente. Ce sont elles qui portent une boîte à lunch, qui travaillent dans les usines, qui servent aux tables, qui transportent la nourriture par camion, qui exploitent les ressources naturelles, qui dirigent une petite entreprise, qui pêchent dans nos eaux, qui cultivent les aliments et qui veillent littéralement sur nos terres. Ce sont ces personnes qui, en grande partie, font du Canada ce qu'il est et qui relanceront l'économie du pays pour qu'il retrouve la prospérité.
Je garde la boîte à lunch de mon père dans mon bureau à Ottawa pour me rappeler en permanence qui sont les gens qui m'ont élu pour les représenter.
Je félicite mon père pour sa retraite et je lui assure que, de ce côté-ci de la Chambre, nous nous souviendrons de ceux qui portent une boîte à lunch.
Voir le profil de Wayne Long
Lib. (NB)
Voir le profil de Wayne Long
2020-10-23 11:08 [p.1159]
Monsieur le Président, le développement de la technologie du petit réacteur modulaire est la clé pour non seulement rebâtir l'économie du Canada atlantique, mais la rendre meilleure. Les petits réacteurs modulaires sont sécuritaires, fiables et transportables et ils ne produisent pas d'émissions; de plus, la science dit clairement que nous n'arriverons pas à atteindre la cible de zéro émission nette d'ici à 2050 sans eux.
Avec sa position géographique stratégique, son bassin de compétences et ses infrastructures de transport, le Canada atlantique a tout pour devenir un chef de file mondial dans le développement et la fabrication des petits réacteurs modulaires. Notre secteur régional du petit réacteur nucléaire, qui est situé dans Saint John—Rothesay, a le potentiel de créer des milliers d'emplois hautement spécialisés, bien rémunérés et axés sur la durabilité environnementale répartis dans toute la région.
C'est pourquoi je suis fier de faire partie d'un gouvernement fédéral qui s'est engagé à consacrer tous les investissements nécessaires pour optimiser le potentiel de notre secteur du petit réacteur modulaire. C'est aussi pourquoi je collabore étroitement avec mes collègues fédéraux du Canada atlantique, ainsi que mes homologues provinciaux au Nouveau-Brunswick, afin de concrétiser les investissements aux échelons fédéral et provinciaux qui permettront de saisir cette occasion sans précédent pour notre région.
Voir le profil de Stéphane Lauzon
Lib. (QC)
Monsieur le Président, j'aimerais souligner la Semaine de la petite entreprise, qui se terminera demain. C'est l'occasion de démontrer notre soutien aux petites entreprises du pays et, surtout, de ma circonscription, Argenteuil—La Petite-Nation.
Ces derniers temps ont été particulièrement difficiles pour les petites entreprises, mais les propriétaires ont su faire preuve de résilience, de détermination et d'innovation. Notre gouvernement est là pour les soutenir, au moyen des différentes mesures que nous avons mises en place, comme la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer, la prolongation de la Subvention salariale d'urgence du Canada et l'élargissement du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes.
J'ai une pensée spéciale pour les propriétaires de ma circonscription, comme Félix Marcoux, de La boulangerie du P'tit chef; Alain Boyer, de la Fromagerie Montebello; Charles-Alain Carrière, d'Orientech; et Carole et Martin Lajeunesse, du Lala Bistrot, pour ne nommer que ceux-là.
J'encourage tout le monde à appuyer les entreprises locales qui font rayonner nos communautés.
Voir le profil de John Barlow
PCC (AB)
Voir le profil de John Barlow
2020-10-23 11:11 [p.1160]
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour rendre hommage à une pionnière, un modèle et une leader inspirante qui a conquis des sommets jamais atteints auparavant. Je tiens à offrir mes plus sincères félicitations à la lieutenante-colonelle Riel Erickson, de ma circonscription, Foothills, pour sa nomination à titre de commandante de l'école de pilotage des Forces canadiennes de Moose Jaw.
Élevée sur une ferme de Millarville, Mme Erickson est la première femme à prendre le commandement de la 2e École de pilotage des Forces canadiennes, qui est au cœur de la formation au pilotage du pays. C'est son oncle, un pilote de chasse durant la guerre du Golfe, qui l'a inspirée à s'enrôler dans l'armée.
Diplômée de l'école secondaire Oilfields, Riel a gagné son insigne de pilote en 2005 et elle est seulement la cinquième femme à devenir pilote de CF-18 dans toute l'histoire de l'Aviation royale canadienne. Au cours de son impressionnante carrière, elle a dû surmonter de nombreux obstacles, y compris des bombardiers russes, mais ce faisant, elle s'est valu le surnom de « Guns ».
Issue d'un milieu modeste du Sud de l'Alberta, elle s'est transformée en véritable leader et en pilote redoutable. Elle a démontré que tout est possible. Ses parents, son époux, ses fils et sa communauté sont extrêmement fiers d'elle. Elle a déclaré avoir hâte d'être à court de premières. Par son leadership, elle prouve toute la véracité de ses propos.
Voir le profil de Larry Bagnell
Lib. (YT)
Voir le profil de Larry Bagnell
2020-10-23 11:11 [p.1160]
Monsieur le Président, nous célébrerons demain la Journée mondiale contre la polio, un événement destiné à célébrer les progrès réalisés dans le monde contre la polio, et à prendre conscience de notre détermination à mettre fin à cette horrible maladie une fois pour toutes. Récemment, l'Afrique a été reconnue comme exempt du virus sauvage de la polio, ce qui constitue une étape importante, mais la COVID-19 a fait en sorte que 50 millions d'enfants n'ont pas été vaccinés contre la polio. Par conséquent, il est impératif de mettre en place des mesures soutenues afin de protéger la santé des populations à l'échelle mondiale. Si nous baissons les bras maintenant, 200 000 enfants par an pourraient se retrouver paralysés.
En mai, le Canada s'est engagé à verser 190 millions de dollars à l'Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite, capitalisant ainsi sur les contributions passées. Tous les Canadiens peuvent être fiers de cette initiative.
J'invite les députés à se joindre à moi pour célébrer la Journée mondiale contre la polio et remercier toutes les personnes qui contribuent à l'éradication de cette maladie, notamment les clubs Rotary de partout au Canada et le Rotary Club de Whitehorse, qui a parrainé la tournée épique de collecte de fonds à vélo manuel de Ramesh Ferris, survivant de la polio, sur 7 140 kilomètres à travers le Canada.
C'est grâce à l'ensemble de ces gestes que 18 millions de personnes, qui autrement auraient pu être paralysées à vie, sont aujourd'hui de nouveau capables de marcher. Continuons le bon travail.
Voir le profil de Tony Baldinelli
PCC (ON)
Voir le profil de Tony Baldinelli
2020-10-23 11:12 [p.1160]
Monsieur le Président, à l'approche du jour du Souvenir et de la commémoration du 80e anniversaire de la bataille d'Angleterre, il est important de reconnaître, de se souvenir et de souligner les contributions des membres des Forces armées canadiennes qui ont servi et qui continuent de servir le pays.
Voir le profil de Tony Baldinelli
PCC (ON)
Ce 11 novembre, nous nous souviendrons de ceux qui ont fait le sacrifice ultime. Nous n'oublierons jamais les contributions de ces héros qui ne sont pas revenus.
Dans cette optique, j'attire l'attention sur l'important travail de récupération d'un bombardier de la Seconde Guerre mondiale, un Short Stirling britannique, qui a lieu actuellement aux Pays-Bas. Le bombardier est disparu en 1943 alors qu'il revenait d'un raid au-dessus de l'Allemagne. Il avait à son bord un équipage de sept personnes, dont deux Canadiens: le sergent John Francis James McCaw, âgé de 20 ans et le plus jeune membre de l'équipage, de Belleville, en Ontario, et le lieutenant d'aviation Harry Gregory Farrington, âgé de 24 ans, de Niagara Falls, en Ontario.
Nous devons nous souvenir d'eux et nous ne les oublierons jamais. Ils ont sacrifié leur vie pour que nous puissions aujourd'hui jouir de la paix et de la liberté.
Voir le profil de Brad Vis
PCC (BC)
Monsieur le Président, en ce Mois de la petite entreprise, je tiens à féliciter une entreprise de ma circonscription, Bear Country Bakery, à Mission, en Colombie-Britannique.
Je veux rendre hommage à Bear Country Bakery parce que les propriétaires, la famille Potma, ont entendu dire que la Légion royale canadienne avait besoin d'aide cette année et ils ont décidé de passer à l'action. La famille a pris l'initiative d'organiser, le 17 octobre, une vente de beignes au profit de la filiale 57 de la Légion. Elle a recueilli 1 100 $ avec la vente des beignes, en plus de nombreux dons personnels.
La famille continue de recueillir des fonds. Sa prochaine collecte en plein air au profit des anciens combattants se tiendra le samedi 7 novembre. J'invite tous les habitants de Mission—Matsqui—Fraser Canyon à acheter une boite de beignes pour soutenir Bear Country Bakery et la Légion royale canadienne. La contribution des entreprises communautaires altruistes comme celle-ci est vraiment utile pour renforcer nos collectivités.
Je remercie les propriétaires de Bear Country Bakery. Je remercie également nos anciens combattants et les membres des filiales de la Légion de l'ensemble de Mission—Matsqui—Fraser Canyon.
Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Voir le profil de Heather McPherson
2020-10-23 11:14 [p.1161]
Monsieur le Président, en tant que fière Albertaine et ancienne étudiante de l'Université de l'Alberta, j'ai le grand honneur de prendre la parole pour rendre hommage au virologiste de l'Université de l'Alberta, Michael Houghton. Au début de ce mois, M. Houghton a reçu le prix Nobel 2020 dans la catégorie physiologie ou médecine pour sa découverte du virus de l'hépatite C.
Nous avons une pandémie mondiale d'hépatite C, mais aujourd'hui, grâce à Michael Houghton et à ses travaux ultérieurs sur la mise au point de tests sanguins et de traitements pour la maladie, des millions de personnes peuvent prendre un nouveau départ et notre approvisionnement en sang est plus sûr. C'est une réalisation incroyable et une histoire merveilleuse, et cela ne s'arrête pas là. M. Houghton a créé un vaccin contre l'hépatite C, qui en est au stade des essais, et il dirige les efforts en vue de trouver un vaccin contre la COVID-19.
Félicitations à M. Houghton. Il nous a tous rendus fiers et nous lui sommes très reconnaissants pour son travail.
Voir le profil de Caroline Desbiens
BQ (QC)
Monsieur le Président, ce sont les 1001 métiers de la culture qui ont été mis à l'honneur lors de la 24e édition des Journées de la culture au Québec, du 25 septembre au 25 octobre. Ce mois a été consacré à mettre en lumière tout ce beau monde artistique, qui anime un peuple, qui l'identifie, le distingue, le définit et le fait rayonner et reconnaître partout dans le monde.
Depuis trop de mois, une large part du monde culturel s'est éteinte brusquement. À cet égard, toute l'industrie créative nous démontre une résilience remarquable. Je salue tous ceux et celles qui portent à bout de bras et maintiennent en vie notre belle culture québécoise. Je remercie les artistes et les créateurs de toutes sphères qui continuent de nous inventer des histoires, des rêves et de la beauté. Je les sais très préoccupés. Je veux qu'ils sachent que, pour le Québec, ils sont plus que jamais une force sociale et économique essentielle.
En mon nom et au nom de tous mes collègues du Bloc québécois, je dis à toute cette belle gang de beaux humains qui font que la vie est belle: industrie culturelle, le bonheur a besoin de toi.
Voir le profil de Cheryl Gallant
PCC (ON)
Monsieur le Président, le premier ministre ayant été lent à la détente en janvier, le virus a pu se propager pendant plusieurs mois partout au Canada. Occupé à compter les cas et les morts, le gouvernement a laissé de côté d'autres victimes collatérales.
La Banque TD, bien que déclarée service essentiel, s'est servie de la pandémie comme excuse pour fermer sa succursale à Petawawa. Petawawa abrite la plus grande communauté d'anciens combattants du Canada et de veuves d'anciens combattants. Les personnes âgées, qui craignent d'être escroquées en utilisant les services bancaires en ligne, préfèrent traiter avec des caissiers en chair et en os. Comme il s'agit en majorité de femmes, celles qui travaillaient à la succursale de Petawawa ont donc perdu leur poste là-bas.
Qu'il s'agisse de peloter une journaliste, de donner un coup de coude dans la poitrine à une députée, de virer des femmes du Cabinet ou maintenant, de s'occuper de la pandémie — abstraction faite des gestes symboliques coûteux — ce premier ministre féministe autoproclamé a tourné le dos aux Canadiennes à la moindre occasion.
Voir le profil de Tim Louis
Lib. (ON)
Voir le profil de Tim Louis
2020-10-23 11:17 [p.1161]
Monsieur le Président, je tiens à souligner que la circonscription de Kitchener—Conestoga a accueilli un nouveau journal local juste avant l'Action de grâces. Le Wilmot Post a été créé et est géré par un groupe de membres actifs de la collectivité qui donnent de leur temps bénévolement pour diffuser des nouvelles locales, faire des annonces relatives à des événements familiaux marquants, communiquer des renseignements sur le sport dans la région et fournir d'autres informations afin de partager des histoires avec les gens de la collectivité et d'amplifier leur voix. Je souhaite la bienvenue au Wilmot Post et suivrai avec intérêt l'évolution du journal au cours des mois à venir.
J'aimerais aussi souligner que l'Association des nouvelles radio, télévision et numériques a décerné le prestigieux prix Edward R. Murrow à la station de radio 570 News de Kitchener pour ses bulletins d'information exceptionnels diffusés sur un petit marché. Je la félicite. Je me réjouis à la perspective d'appuyer le journalisme local, que ce soit en lisant, regardant ou écoutant les nouvelles chez moi ou en prenant la parole à la Chambre des communes pour faire valoir ses mérites pour la circonscription de Kitchener-Conestoga et l'ensemble des circonscriptions du Canada.
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
Monsieur le Président, un centre de dépistage de la COVID-19 de Coquitlam a dû fermer ses portes récemment parce que le personnel était épuisé. Des résidants de la région ont donc dû attendre des jours avant d'obtenir les résultats de leur test de dépistage.
Il est malheureux que le député de Coquitlam—Port Coquitlam ait passé la semaine à tenter d'empêcher les Canadiens d'obtenir des réponses au sujet des tests de dépistage rapide de la COVID-19, comme il l'a fait dans le discours qu'il a prononcé hier, à la Chambre, et comme il l'a fait au comité de la santé quand il a veillé à ce que les libéraux vident de sa substance notre motion sur le même sujet.
J'ai une question très simple à poser, car je pense qu'aucun libéral n'en a parlé aujourd'hui. Quand les tests de dépistage rapide de la COVID-19 seront-ils largement accessibles à Coquitlam?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, nous disons depuis le tout début que les tests de dépistage sont l'un des outils les plus importants à notre disposition pour lutter contre la COVID-19. Nous travaillons sans relâche pour examiner et approuver de nouvelles technologies de dépistage chaque jour.
Nous avons déjà approuvé plusieurs tests, et nous pouvons nous attendre à ce que d'autres soient approuvés à mesure que la technologie évoluera. Nous avons reçu les tests de dépistage rapide, et nous les distribuerons sous peu aux provinces et au reste du pays.
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
Monsieur le Président, « sous peu ». Quelle réponse formidable du secrétaire parlementaire. Cela lui ressemble bien.
Cette semaine, à Richmond Hill, des gens ont été empêchés de se rendre à l'étranger pour être réunis avec des membres de leur famille parce qu'ils n'avaient pas accès à des tests de dépistage rapide de la COVID-19. En effet, il est maintenant souvent nécessaire de passer un test de dépistage rapide avant de pouvoir monter à bord d'un vol international, surtout à des fins de réunification familiale, mais les personnes ne peuvent pas savoir si elles ont contracté le virus parce que les libéraux n'ont pas su garantir l'accès à des tests de dépistage rapide. Ces tests ne sont pas facilement accessibles.
Je veux poser une question très simple au nom des habitants de Richmond Hill. Quand auront-ils facilement accès à ces tests?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, comme nous l'avons dit, nous savons qu'il est important d'avoir rapidement accès aux résultats des tests. Nous accélérons l'examen des tests de dépistage de la COVID-19 partout au pays, y compris pour les tests de dépistage rapide.
Nous allons continuer de travailler avec les provinces et les territoires pour nous assurer que les personnes qui ont besoin d'un test de dépistage puissent l'obtenir et bénéficier de ce dépistage rapide.
Voir le profil de Michelle Rempel Garner
PCC (AB)
Monsieur le Président, je pense que c'est le député de Gatineau en fait qui est chargé de travailler à l'acquisition de tests de dépistage rapide, c'est pourtant à Gatineau qu'on voit des files d'attente parmi les plus longues pour le dépistage de la COVID-19. Les gens attendent pendant des jours.
Je pense que le député de Gatineau joue également un rôle dans l'approvisionnement, ce qui veut dire qu'il était au courant qu'on a attribué un beau contrat juteux à Frank Baylis, ce proche du Parti libéral, alors qu'on aurait pu à la place obtenir des tests de dépistage rapide pour les gens de Gatineau.
J'ai une question pour le collègue du député. Quand les gens de Gatineau vont-ils avoir facilement accès à des tests de dépistage rapide?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, il est essentiel de pouvoir diagnostiquer rapidement la maladie si nous voulons ralentir et réduire la propagation de la COVID-19 au Canada.
Nous avons apporté des changements d'urgence pour accélérer l'accès aux tests de dépistage de la COVID-19 au pays. Dans le cadre du programme de relance sécuritaire, nous avons versé des milliards de dollars aux provinces pour les aider à se doter d'une plus grande capacité.
Nous nous en occupons.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2020-10-23 11:21 [p.1162]
Monsieur le Président, « nous allons nous en occuper », d'accord.
D'accord, je vais prendre le gouvernement au jeu. Est-il honnête, oui ou non?
Ce gouvernement s'est fait élire il y a cinq ans en disant qu'il allait laver plus blanc que blanc concernant la nomination des juges. Force est d'admettre que le blanc est pas mal taché de taches rouges libérales.
Ma question est fort simple. En trois jours, le ministre n'a jamais donné de réponse claire et honnête. Est-ce que le ministre de la Justice, qui est un homme honorable et un universitaire raffiné, peut assurer à cette Chambre que, jamais, lors du processus de la nomination des juges, il n’y a eu quelque intervention du Parti libéral que ce soit, oui ou non?
Voir le profil de Arif Virani
Lib. (ON)
Voir le profil de Arif Virani
2020-10-23 11:22 [p.1162]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
Je peux assurer au député d'en face, comme le ministre l'a mentionné lui-même, qu'il n'a reçu aucune pression partisane concernant la nomination des juges. Les juges sont nommés selon un processus fort, basé sur le mérite et dont l'objectif est de diversifier le nombre de juristes au Canada. Nous avons apporté des changements au processus. Il s'agit de bons changements qui vont dans la bonne direction.
Voir le profil de Gérard Deltell
PCC (QC)
Voir le profil de Gérard Deltell
2020-10-23 11:23 [p.1162]
Monsieur le Président, selon les témoignages recueillis par Radio-Canada, c'est exactement le contraire.
Voilà qu'un ancien employé du cabinet du ministre dit que, au contraire, on faisait référence à la fameuse « Libéraliste », c'est-à-dire à la liste des amis du Parti libéral, pour savoir s'ils avaient, oui ou non, posé des pancartes pendant les élections ou encore donné de l'argent au Parti libéral.
Le ministre de la Justice peut-il donner l'assurance aux Canadiens que jamais, dans tout le processus, de A à Z, la « Libéraliste » n’a été utilisée, oui ou non?
Voir le profil de Arif Virani
Lib. (ON)
Voir le profil de Arif Virani
2020-10-23 11:23 [p.1163]
Monsieur le Président, ce que je peux souligner au député d'en face, c'est que la pression partisane n'a jamais eu d'impact sur la nomination d'un juge par le ministre de la Justice.
Comme je l'ai mentionné, nous prenons la situation très au sérieux. Nous traitons du mérite et du calibre des candidats. L'objectif est de diversifier nos cours. Grâce à cet objectif, nous avons eu de bons résultats. Par exemple, le nombre de femmes nommées par notre gouvernement est de plus de 50 %. C'est un taux vraiment beaucoup plus élevé que celui du Parti conservateur dans le passé.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Voir le profil de Christine Normandin
2020-10-23 11:24 [p.1163]
Monsieur le Président, le Bloc québécois remercie du fond du cœur les anges gardiens qui sauvent des vies dans nos CHSLD. Parmi eux se trouvent des centaines de demandeurs d'asile qui ont risqué la leur pour les aînés du Québec.
Le Bloc québécois soutient la volonté du gouvernement et celle du Québec de leur octroyer la résidence permanente pour services exceptionnels rendus. Or deux mois après son annonce, le programme n'existe toujours pas et le ministère laisse entendre que cela pourrait prendre encore des mois.
Quand les anges gardiens pourront-ils enfin faire une demande?
Voir le profil de Pablo Rodriguez
Lib. (QC)
Monsieur le Président, nous reconnaissons le travail extraordinaire réalisé par les anges gardiens, c'est-à-dire par les hommes et les femmes qui sont dévoués depuis le tout début et qui ont su faire une différence pour tant de gens, en les accompagnant, en les aidant, en les nourrissant, en les lavant et en faisant mille et une choses. Le gouvernement reconnaît ce travail et chemine avec eux.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Voir le profil de Christine Normandin
2020-10-23 11:25 [p.1163]
Monsieur le Président, nous soutenons la démarche, et nous la soutenons de tout cœur, mais nous souhaitons simplement que le fédéral fasse preuve d'autant de dévouement à l'égard des anges gardiens que ceux-ci en ont eu pour les aînés du Québec.
Nous sommes inquiets, parce que, déjà avant la COVID-19, Ottawa prenait des années à traiter les différentes demandes en matière d'immigration. Les gens ont le temps de s'installer au Québec, de trouver un emploi et de fonder une famille avant d'avoir des nouvelles du fédéral, et ce sont souvent des mauvaises nouvelles.
Quand les anges gardiens pourront-ils enfin demander leur résidence permanente?
Voir le profil de Pablo Rodriguez
Lib. (QC)
Monsieur le Président, encore une fois, nous soulignons le travail de ces anges gardiens. D'ailleurs, j'en connais plusieurs, car plusieurs d'entre eux viennent de mon coin, l'Est de Montréal.
Je suis content que le Bloc québécois soulève ce point, parce que c'est extrêmement important de reconnaître tout ce qu'ils ont fait depuis le tout début et les sacrifices qu'ils ont faits tant sur le plan personnel que familial. Cela n'est pas passé inaperçu, et le gouvernement du Canada va travailler avec eux.
Voir le profil de Rachel Blaney
NPD (BC)
Monsieur le Président, en Nouvelle-Écosse, les pêcheries mi'kmaq ont été victimes de violence, et leurs biens ont été détruits. En Ontario, des membres de la nation Haudenosaunee, des défenseurs des terres autochtones se sont fait braquer par des armes à feu. On rapporte même que certains Autochtones se seraient fait tirer dessus par les forces de l'ordre avec des balles en caoutchouc. Malgré toutes leurs belles paroles, les libéraux ne sont pas parvenus à entamer des négociations de bonne foi et à faire ce qui s'impose.
Le gouvernement fédéral a le pouvoir de garantir un règlement pacifique du conflit, et de veiller à ce que personne d'autre ne subisse des blessures. Pourquoi les peuples autochtones doivent-ils lutter contre le gouvernement pour faire respecter leurs propres droits à chaque étape du processus?
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Monsieur le Président, le gouvernement est convaincu que la meilleure manière de résoudre certains enjeux est d'engager un dialogue respectueux et empreint de collaboration, essentiel à la consolidation de nos relations avec les Autochtones, et à une réconciliation au profit des communautés autochtones et de l'ensemble des Canadiens. Notre relation avec les Six Nations revêt une grande importance à nos yeux. Nous nous engageons à continuer à collaborer afin de régler les revendications territoriales historiques. Le gouvernement collabore activement avec la communauté des Six Nations, et attend avec impatience de rencontrer ses représentants à la première occasion.
Voir le profil de Matthew Green
NPD (ON)
Voir le profil de Matthew Green
2020-10-23 11:27 [p.1163]
Monsieur le Président, ce n'est pas suffisant. Cette semaine, un tribunal ontarien a donné gain de cause à des promoteurs privés et prononcé une injonction permanente contre les Haudenosaunee sur leur territoire traditionnel, au 1492, Land Back Lane. Hier soir, la police provinciale de l'Ontario a tiré des balles de caoutchouc sur des défenseurs des terres, ce qui a créé des conditions propices à une vive escalade de la violence. Le conflit n'est pas nouveau. La violence découle directement du refus du gouvernement de négocier de bonne foi les revendications territoriales. Quand le gouvernement retournera-t-il enfin à la table de négociation avec le conseil de la Confédération Haudenosaunee et permettra-t-il de faire aboutir ces revendications pacifiquement?
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Monsieur le Président, le Canada accorde une grande importance à sa relation avec les Six Nations et est déterminé à poursuivre sa collaboration avec elles pour répondre à leurs revendications historiques et territoriales. Nous avons mis en place des processus souples afin de trouver de nouveaux moyens d'atteindre ces objectifs, comme ceux dont fait état le rapport Coyle. Ce rapport indépendant produit par des enquêteurs a constitué un premier pas important pour ouvrir les voies de communication à ce moment-là ainsi que pour favoriser la compréhension des négociations et des discussions qui ont suivi.
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Monsieur le Président, à maintes reprises, le premier ministre s'est vanté du fait que le Canada allait rétablir ses opérations de maintien de la paix, mais c'était, une fois de plus, une fausse promesse. En février 2019, des fonctionnaires ont dit au Comité permanent de la défense nationale que la force d'intervention rapide avait été ajoutée au registre des ressources des Nations unies. On apprend maintenant que, d'après Affaires mondiales et les Nations unies, le Canada n'a jamais inscrit sa force d'intervention rapide au registre. Pourquoi le gouvernement libéral a-t-il induit en erreur le comité de la défense?
Voir le profil de Anita Vandenbeld
Lib. (ON)
Monsieur le Président, nous regrettons beaucoup ce témoignage erroné. Je peux toutefois affirmer au député que, comme nous l'avions promis aux Canadiens, nous renouvelons l'engagement du Canada envers le maintien de la paix. Au Mali, notre force opérationnelle aérienne a mené des évacuations médicales qui ont sauvé des vies. Elle a aussi fait du transport aérien tactique pour les forces onusiennes déployées dans ce pays. De plus, après une pause temporaire due à la COVID-19, le détachement tactique à l'oeuvre en Ouganda a mené à bien sa mission à Entebbe.
Voir le profil de James Bezan
PCC (MB)
Monsieur le Président, le premier ministre a fait miroiter de grands projets de maintien de la paix, mais, depuis que sa quête d'un siège au Conseil de sécurité de l'ONU s'est soldée par un échec cuisant, les soldats qui avaient été promis se sont volatilisés. En fait, le premier ministre a laissé le nombre de soldats canadiens participant à des missions de l'ONU tomber à zéro, nada, rien du tout. Le gouvernement libéral a induit un comité parlementaire en erreur en lui disant que le Canada avait inscrit sa force d'intervention rapide. Reconnaître cette erreur dans un gazouillis ne suffit pas. Le ministre des Affaires étrangères déposera-t-il des excuses officielles — comme il se doit de le faire — pour avoir induit le Parlement en erreur?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Monsieur le Président, en tant que parlementaires, nous devrions être fiers des Forces canadiennes, qui prennent part à des opérations de maintien de la paix dans le monde entier.
J'ai eu le privilège de passer du temps avec nos miliaires au Mali dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali. Beaucoup d'entre eux améliorent vraiment les choses et je peux assurer au député que le Canada continuera à jouer un rôle clé dans les opérations de maintien de la paix de l'ONU partout dans le monde.
Voir le profil de Alain Rayes
PCC (QC)
Voir le profil de Alain Rayes
2020-10-23 11:32 [p.1164]
Monsieur le Président, pendant que les libéraux donnent un contrat de 237 millions de dollars à un autre ami du Parti libéral, l'ancien député Frank Baylis, les restaurants et les bars sont fermés au Québec à cause de la COVID-19 et leur situation est critique. L'une des solutions pour les aider serait d'avoir accès à des tests de dépistage rapide.
Pourquoi les entreprises, les restaurateurs et les provinces n'y ont toujours pas accès alors qu'ailleurs dans le monde, cela fait déjà des mois qu'ils sont utilisés?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, comme nous l'avons dit à maintes reprises à la Chambre, le dépistage est l'un des outils les plus importants dont nous disposons pour lutter contre la COVID-19. Nous travaillons jour et nuit pour examiner et approuver les nouvelles technologies de dépistage et je peux dire au député que le Canada reçoit des tests rapides chaque jour et qu'ils sont acheminés quotidiennement dans toutes les régions du pays.
Voir le profil de Alain Rayes
PCC (QC)
Voir le profil de Alain Rayes
2020-10-23 11:32 [p.1164]
Monsieur le Président, les grands pays partout dans le monde y ont accès depuis déjà plusieurs semaines. Nous ne sommes pas différents des autres pays: pourquoi ne sommes-nous pas capables de les obtenir?
J'ai parlé des restaurateurs et des bars, mais il y a aussi le secteur de l'aviation et des agences de voyages qui sont en mode « survie » présentement. Eux aussi attendent les tests de dépistage rapide depuis déjà des mois.
Quand vient le temps de donner de l'argent aux amis du Parti libéral, ce n'est pas long, cela prend quelques jours et c'est fait. Ce sont des millions de dollars qui sont dépensés. À l'inverse, quand c'est le temps d'aider les entreprises, l'argent n'arrive pas pour pouvoir payer ces tests de dépistage rapide.
Pourquoi?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, je le répète, nous approuvons et recevons régulièrement des tests. Nous avons notre propre processus géré par Santé Canada. Nous nous appuyons sur les résultats de nos propres essais. Nous avons notre propre processus d'approbation.
Depuis le début, nous avons confiance en nos capacités. Nous avons fondé notre réponse à la COVID-19 sur des données scientifiques et nous continuerons à le faire.
Voir le profil de Eric Melillo
PCC (ON)
Voir le profil de Eric Melillo
2020-10-23 11:34 [p.1164]
Monsieur le Président, la Première Nation de Neskantaga, dans ma circonscription, est visée par un avis de faire bouillir l'eau depuis 25 ans. Aujourd'hui, en raison de la fermeture de l'usine de traitement d'eau, de nombreux membres de la communauté sont obligés d'évacuer les lieux. Il s'agit sans aucun doute d'une urgence de santé publique qui aurait pu être évitée si des mesures avaient été prises plus tôt.
Le gouvernement a montré qu'il peut dépenser sans tarder des milliards de dollars pour faire face à une crise. Quand accordera-t-il les fonds nécessaires pour enfin fournir de l'eau potable aux populations dans les réserves?
Voir le profil de Pam Damoff
Lib. (ON)
Voir le profil de Pam Damoff
2020-10-23 11:34 [p.1165]
Monsieur le Président, nous sommes profondément préoccupés par la fermeture du système de distribution d'eau de Neskantaga, et nous travaillons activement avec les dirigeants de la communauté pour trouver des solutions immédiates et à long terme à cette urgence sanitaire. Nous nous chargeons du côté financier pour les réparations nécessaires et l'évacuation temporaire des membres de la communauté, et nous travaillons avec le gouvernement de l'Ontario afin de fournir un accès facile aux services de santé et de prendre les précautions de santé publique appropriées pour protéger les personnes évacuées.
Nous travaillerons sans relâche tant que Neskantaga n'aura pas accès à de l'eau potable propre et fiable.
Voir le profil de Eric Melillo
PCC (ON)
Voir le profil de Eric Melillo
2020-10-23 11:35 [p.1165]
Monsieur le Président, la problématique des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées touche malheureusement un grand nombre de personnes dans ma circonscription. Au cours des huit dernières années, la moitié de ces drames recensés en Ontario ont eu lieu dans la région de Kenora. C'est pourquoi j'ai été très déçu d'apprendre que le gouvernement planifie de laisser les résultats du rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées sur une tablette.
Ma question est simple. Quand le gouvernement présentera-t-il un vrai plan pour garder en sécurité les femmes et les filles autochtones?
Voir le profil de Gary Anandasangaree
Lib. (ON)
Monsieur le Président, les voix des femmes autochtones sont indispensables pour avancer sur le chemin de la réconciliation. Les travaux effectués dans le cadre de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées sont fondamentaux pour se tourner vers l'avenir. Nous allons collaborer avec tous les partis et les leaders autochtones afin de satisfaire aux attentes qui découlent du rapport et même les surpasser.
Voir le profil de Stéphane Bergeron
BQ (QC)
Voir le profil de Stéphane Bergeron
2020-10-23 11:36 [p.1165]
Monsieur le Président, il y a deux semaines, déjà plus de la moitié de la population du Haut-Karabakh avait été déplacée en raison du conflit qui y fait rage, dont 90 % sont des femmes et des enfants. Il ne faut pas oublier que cela se produit en pleine pandémie.
La communauté arménienne est sur la Colline aujourd'hui pour témoigner de sa vive inquiétude par rapport au conflit qui s'enlise. Le maire de Laval a aussi écrit au premier ministre pour relayer les préoccupations de la population arménienne québécoise, mais c'est silence radio de la part de ce dernier.
Le gouvernement peut-il nous expliquer ce qu'il fait concrètement pour assurer une résolution pacifique du conflit dans le Haut-Karabakh?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question.
Comme il le sait très bien, le Canada a été une des premières voix dans le monde à vouloir s'assurer de la désescalade de ce conflit. La semaine dernière, j'étais en Europe pour rencontrer nos partenaires, entre autres l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Nous allons continuer d'aider à la désescalade et à l'obtention d'un cessez-le-feu.
Hier, nous avons annoncé une aide humanitaire d'urgence de plus de 325 000 $. Nous sommes tous préoccupés par le conflit arménien et nous allons continuer de faire preuve de leadership pour amener...
Voir le profil de Bruce Stanton
PCC (ON)
Voir le profil de Bruce Stanton
2020-10-23 11:37 [p.1165]
La parole est à l'honorable député du Lac-Saint-Jean.
Voir le profil de Alexis Brunelle-Duceppe
BQ (QC)
Monsieur le Président, actuellement et depuis plusieurs années, il se produit des violations abominables des droits fondamentaux du peuple ouïghour en Chine. Celles-ci constituent un génocide. C'est ce qu'a reconnu officiellement le Sous-comité des droits internationaux de la personne de la Chambre des communes. La situation est intenable.
Le parti communiste chinois doit être tenu responsable de ces actes génocidaires. Le gouvernement du Canada et son ministre des Affaires étrangères sont-ils d'accord avec les conclusions du Sous-comité — dont font partie des députés libéraux — et reconnaissent-ils que l'État chinois commet des actions génocidaires envers le peuple ouïghour?
Voir le profil de François-Philippe Champagne
Lib. (QC)
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de sa question.
Nous sommes tous et toutes profondément troublés par les violations des droits de la personne au Xinjiang. Nous avons publiquement et systématiquement demandé au gouvernement chinois de mettre fin à la répression des Ouïghours. J'ai récemment soulevé cet enjeu directement avec la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Mme Bachelet, pour voir ce que la communauté internationale pourrait faire. Plus récemment, le Canada et 37 autres pays ont parlé haut et fort des violations que l'on constate dans cette région de la Chine.
Voir le profil de Leona Alleslev
PCC (ON)
Monsieur le Président, la région du Grand Toronto a besoin d'une gare Union du Nord, mais le gouvernement refuse d'investir. Pour les habitants de ma circonscription et de l'ensemble de la région d'York, le prolongement de la ligne de métro Yonge est une priorité. Le gouvernement de l'Ontario s'est engagé à investir, mais cinq années et deux analyses de rentabilisation plus tard, le gouvernement fédéral n'a toujours rien fait.
Pourquoi le gouvernement refuse-t-il d'investir dans le prolongement de la ligne de métro Yonge afin que ce projet puisse se mettre en branle?
Voir le profil de Catherine McKenna
Lib. (ON)
Monsieur le Président, nous avons conclu une entente bilatérale avec l'Ontario qui prévoit un investissement, par le gouvernement fédéral, de plus de 11,8 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, dont 8,3 milliards pour le transport en commun. Nous voulons soutenir les bons projets de transport en commun.
J'en profite pour rappeler à la députée que la plateforme électorale de son parti prévoyait des coupes dans les investissements en infrastructure. Est-ce que ce projet aurait écopé?
Voir le profil de Leona Alleslev
PCC (ON)
Monsieur le Président, le gouvernement fédéral a promis de consacrer 8,3 milliards de dollars au transport en commun en Ontario, mais rien n'est prévu pour le prolongement de la ligne de métro Yonge. Cette ligne est vitale pour la région du Grand Toronto avec ses 800 000 usagers quotidiens, dont près de 100 000 passent par la gare Finch. Le prolongement créerait 60 000 emplois, réduirait la congestion routière et donnerait un coup de pouce économique à l'ensemble de la région du Grand Toronto.
L'analyse de rentabilisation est claire, alors quelle est la raison qui empêche le gouvernement d'investir?
Voir le profil de Catherine McKenna
Lib. (ON)
Monsieur le Président, je peux sans problème répéter l'engagement du gouvernement en matière de transport en commun. Nous nous sommes engagés à investir 8,3 milliards de dollars dans le transport en commun en Ontario. J'ai discuté avec le ministre responsable de ce projet quant à la possibilité de le mettre en œuvre.
Je vais de nouveau poser ma question à la députée d'en face. Puisque son parti prévoyait des coupes de 18 milliards de dollars en infrastructure, est-ce que le financement du projet en question aurait été supprimé?
Voir le profil de Richard Bragdon
PCC (NB)
Voir le profil de Richard Bragdon
2020-10-23 11:41 [p.1166]
Monsieur le Président, la semaine dernière, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse a déclaré au Chronicle Herald, à propos de la crise des pêches, que toutes les parties n'étaient pas à la table de négociations pour essayer de trouver une solution pratique, que les positions se durcissaient de plus en plus, que la ministre fédérale devait prendre place à la table de négociations et qu'il ne suffisait pas de discuter avec les dirigeants autochtones ou les représentants des associations de pêcheurs. Personne n'est satisfait du travail de la ministre dans ce dossier, y compris le premier ministre libéral de la Nouvelle-Écosse lui-même.
Quand la ministre rencontrera-t-elle les pêcheurs autochtones et non autochtones ensemble pour trouver une solution pacifique à cette crise?
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Voir le profil de Terry Beech
2020-10-23 11:42 [p.1166]
Monsieur le Président, notre gouvernement continuera à collaborer avec les représentants des communautés des Premières Nations pour faire respecter intégralement leurs droits issus de traités. À l'heure actuelle, la priorité de notre gouvernement consiste à assurer la sécurité de tous. Nous devons travailler ensemble pour atténuer les tensions sur l'eau et parvenir à une résolution pacifique de cette impasse.
Nous savons que ces enjeux de longue date sont complexes et qu'ils touchent personnellement tous les intéressés. Un dialogue respectueux et collaboratif constitue la seule façon de résoudre ces enjeux, et c'est exactement ce que nous avons entrepris.
Voir le profil de John Williamson
PCC (NB)
Monsieur le Président, après avoir tergiversé, s'être défilée et avoir fait fi du différend sur la façon de permettre aux communautés autochtones de s'assurer une subsistance convenable, comme le veut la décision Marshall, la ministre des Pêches a décidé de nommer un négociateur pour faire son travail. Il est cependant trop tard. Des gens dénoncent la situation et jettent le blâme sur la ministre.
Le chef Sack est mécontent depuis des mois, tout comme les dirigeants de la communauté des pêcheurs. Alan Clarke, qui a dirigé pendant 25 ans les activités d'application de la loi sur les pêches au ministère des Pêches et des Océans dans le Sud du Nouveau-Brunswick, jette aussi le blâme sur la ministre. L'ancien député provincial Sterling Belliveau, qui a aussi été ministre des Pêches de la province, jette carrément le blâme sur la maladresse de la députée de South Shore—St. Margarets.
Pourquoi les Néo-Écossais devraient-ils continuer d'accorder leur confiance à cette ministre?
Voir le profil de Terry Beech
Lib. (BC)
Voir le profil de Terry Beech
2020-10-23 11:43 [p.1166]
Monsieur le Président, nous sommes tout à fait déterminés à collaborer avec les Premières Nations afin de faire respecter leur droit issu de traités pour qu'ils puissent s'assurer une subsistance convenable.
À l'heure actuelle, la plus grande priorité de la ministre est d'assurer la sécurité de la population, de réduire les tensions sur les eaux et de trouver une façon de dénouer l'impasse dans le calme. Elle a parlé directement aux dirigeants des Premières Nations et aux représentants de l'industrie en Nouvelle-Écosse, et le gouvernement continuera de travailler en collaboration avec les communautés des Premières Nations afin de faire respecter tous leurs droits issus de traités.
Voir le profil de Leah Gazan
NPD (MB)
Voir le profil de Leah Gazan
2020-10-23 11:44 [p.1166]
Monsieur le Président, à l'établissement de soins de longue durée de Parkview Place, au Manitoba, les résidents et les familles sont en crise. La COVID-19 y a déjà causé 14 décès. Les familles sont atterrées. Le gouvernement libéral n'a rien fait pour assurer la sécurité des gens durant la pandémie. Il refuse d'éliminer l'aspect lucratif des soins de longue durée et d'ainsi assurer le bien-être et la sécurité des résidents et des employés.
Les gens ont besoin d'aide de toute urgence. Quand le gouvernement fédéral mettra-t-il fin aux établissements de soins de longue durée à but lucratif? Quand développera-t-il des normes nationales pour les soins de longue durée et quand verra-t-il à ce que les employés et les résidents aient ce dont ils ont besoin pour être en sécurité?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, nous sommes profondément préoccupés par les éclosions de COVID-19 dans les établissements de soins de longue durée. Nous collaborons étroitement avec nos homologues provinciaux et l'Agence de la santé publique du Canada a publié des lignes directrices sur la manière dont les établissements peuvent protéger les résidents de la COVID-19. L'Accord sur la relance sécuritaire prévoit 740 millions de dollars pour des mesures de contrôle et de prévention des infections, y compris dans les soins de longue durée.
Nous allons travailler avec les provinces et les territoires afin d'établir des normes nationales pour les soins de longue durée.
Voir le profil de Don Davies
NPD (BC)
Voir le profil de Don Davies
2020-10-23 11:45 [p.1167]
Monsieur le Président, tandis la deuxième vague de COVID déferle sur le Canada, nos proches qui vivent dans des établissements de soins de longue durée se préparent au pire. Ils ont raison de s'inquiéter. En Ontario et au Manitoba, certaines des flambées les plus meurtrières sont survenues dans des établissements à but lucratif appartenant au gouvernement fédéral. Afin de maximiser les profits, ces établissements étaient en situation de sous-effectif et ne possédaient pas suffisamment d'équipement de protection pour assurer la sécurité des employés et des résidents.
Le gouvernement fédéral manque à ses responsabilités envers les aînés dans les établissements de soins qu'il possède. Quand passera-t-il à l'action afin de régler les problèmes du secteur des soins à but lucratif?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, comme je l'ai dit, nous savons que nous devons prendre des mesures pour protéger nos concitoyens dans ces établissements ainsi que les personnes qui en prennent soin. L'Agence de la santé publique du Canada a mis au point des lignes directrices provisoires pour les établissements de soins de longue durée qui ont été approuvées par des administrateurs en chef de la santé. Les lignes directrices recommandent d'envisager l'adoption d'une politique de visites interdites, d'appliquer les mesures de distanciation physique en tout temps et de demander aux employés des établissements de soins de longue durée de ne pas se présenter au travail s'ils sont malades.
Nous continuerons de collaborer étroitement avec nos partenaires et avec nos homologues provinciaux et territoriaux afin de faire tout ce qui est possible pour protéger les personnes âgées qui nous sont chères.
Voir le profil de Francis Scarpaleggia
Lib. (QC)
Voir le profil de Francis Scarpaleggia
2020-10-23 11:46 [p.1167]
Monsieur le Président, l'isolement et le maintien d'une bonne santé mentale demeurent parmi les plus grands défis de nos aînés en cette période de pandémie. De nombreux aînés habitent seuls et peuvent avoir de la difficulté à trouver des moyens de communiquer avec d'autres.
Le secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé peut-il nous indiquer quelles sont les mesures que prend notre gouvernement pour s'assurer que nos aînés demeurent en constante connexion à tous les niveaux afin de pouvoir briser l'isolement et veiller à leur santé mentale?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, les personnes âgées se sentent isolées à cause de la COVID-19, et nous ne devons pas les laisser tomber en cette période où elles ont le plus besoin de nous.
C'est pour cette raison que nous avons lancé le portail Espace mieux-être Canada, qui fournit des services de soutien confidentiels aux Canadiens durant la pandémie. Les Canadiens dans le besoin peuvent accéder à ce service en se rendant à l'adresse canada.ca/coronavirus ou par l'entremise de l'application Alerte COVID. Nous avons également bonifié le financement du programme Nouveaux Horizons pour les aînés à raison de 20 millions de dollars afin d'aider les personnes âgées à rester en contact avec leur collectivité.
Ensemble, nous allons passer à travers cette crise.
Voir le profil de Stephanie Kusie
PCC (AB)
Voir le profil de Stephanie Kusie
2020-10-23 11:47 [p.1167]
Monsieur le Président, la période de quarantaine pour les voyageurs en provenance de l'étranger qui arrivent à l'aéroport de Calgary sera bientôt facultative s'ils obtiennent un résultat négatif à un test de dépistage de la COVID-19. Cette mesure est l'aboutissement de sept mois d'appels à l'action de l'industrie, de la mise à l'essai d'un programme par WestJet et Air Canada aux aéroports internationaux de Vancouver et de Toronto ainsi que de la mise en oeuvre de stratégies de dépistage robustes partout ailleurs dans le monde.
Cette mesure aurait dû être offerte il y a des mois. Pourquoi le gouvernement a-t-il tant tardé à agir?
Voir le profil de Darren Fisher
Lib. (NS)
Monsieur le Président, nous continuerons d'appliquer les mesures aux frontières, y compris la quarantaine ou la période d'isolement obligatoire de 14 jours pour les voyageurs qui entrent au Canada.
Toute modification des mesures de santé publique, en particulier en ce qui a trait au dépistage et à la quarantaine obligatoire, doit être fondée sur des données scientifiques fiables. Une étude est réalisée en Alberta pour déterminer la faisabilité d'utiliser un programme rigoureux de dépistage et de surveillance comme stratégie pour réduire la période de quarantaine obligatoire sans compromettre la sécurité des Canadiens.
Voir le profil de Steven Blaney
PCC (QC)
Monsieur le Président, il y a cinq ans, les libéraux nous promettaient de repeindre le pont de Québec.
Depuis, la rouille gruge notre joyau patrimonial. Si les libéraux avaient tenu leur promesse, cela ferait longtemps que la peinture serait sèche, mais, pour gagner du temps, ils ont décidé de mandater un négociateur. Son rapport est caché depuis plus de six mois. Qu'attendent les libéraux pour rendre le rapport Charest public et appliquer ses recommandations? Il faut qu'on se grouille, avant que ça rouille.
Voir le profil de Pablo Rodriguez
Lib. (QC)
Monsieur le Président, en fait, il y a cinq ans, les Canadiens faisaient le choix d'un gouvernement progressiste ouvert sur le monde qui serait là pour l'ensemble des Québécois et des Canadiens et qui allait aussi régler le cas du pont de Québec.
On l'a promis et il sera réglé. M. Charest a déposé son rapport, on l'étudie actuellement. Je peux dire que c'est un dossier qui sera réglé par le gouvernement du Canada.
Voir le profil de Blaine Calkins
PCC (AB)
Voir le profil de Blaine Calkins
2020-10-23 11:50 [p.1168]
Monsieur le Président, au cours des cinq dernières années, les politiques libérales ont accablé l'Alberta et l'Ouest. Elles ont rendu l'extraction de ressources plus difficile, moins profitable et hautement incertaine. Les libéraux ont en outre carrément annulé des projets déjà approuvés qui auraient permis de diversifier les marchés et d'élargir l'accès à ceux-ci, ce dont on avait grandement besoin.
Les libéraux n'ont rien fait pour nos agriculteurs et producteurs en ces temps extrêmement difficiles. Ils ont attaqué les fabricants de produits en plastique et ils ont même empêché l'Alberta de devenir une plaque tournante du recyclage du plastique.
Pourquoi le premier ministre ne dit-il tout simplement pas à l'Ouest ce qu'il pense vraiment de lui, comme son père l'avait fait?
Voir le profil de Paul Lefebvre
Lib. (ON)
Voir le profil de Paul Lefebvre
2020-10-23 11:50 [p.1168]
Monsieur le Président, comme le député le sait, 5 600 travailleurs sont actuellement en train de construire le pipeline TMX. Cela tient au fait que nous avons pris le temps de déployer tous les efforts nécessaires pour consulter véritablement les partenaires autochtones. Des milliers d'autres personnes se joindront maintenant à ces travailleurs puisque nous avons approuvé le projet NGTL 2021.
La Chambre sait fort bien que lorsqu'on saute des étapes et qu'on se précipite, les projets n'aboutissent pas. C'est quand l'on prend le temps de se retrousser les manches et de s'acquitter de l'obligation de consulter les parties prenantes que les projets se concrétisent. Nous avons collaboré avec les partenaires. Nous tenons à ce que les projets prometteurs puissent être mis en œuvre et créent de bons emplois pour les citoyens de l'Alberta et de l'Ouest canadien.
Voir le profil de Brad Redekopp
PCC (SK)
Voir le profil de Brad Redekopp
2020-10-23 11:51 [p.1168]
Monsieur le Président, Jordan est un étudiant de Saskatoon et il a voulu répondre à l'appel au bénévolat du premier ministre. Il a demandé la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant le lendemain de l'annonce du programme. Il a été jumelé à un conseiller du programme et il a commencé à faire du bénévolat à Saskatoon avec plaisir pour le bien de sa collectivité. Jordan ne se doutait aucunement qu'il s'agissait d'une simple mascarade pour refiler des millions de dollars de l'argent des contribuables aux frères Kielburger. Les amis du premier ministre continuent de s'enrichir, ce qui n'est pas du tout le cas de Jordan.
Le premier ministre va-t-il s'excuser auprès de Jordan?
Voir le profil de Adam van Koeverden
Lib. (ON)
Voir le profil de Adam van Koeverden
2020-10-23 11:51 [p.1168]
Monsieur le Président, la fonction publique s'est efforcée de trouver la meilleure façon de mettre ce programme en oeuvre et de verser des bourses aux étudiants pour leurs heures de bénévolat. Elle a travaillé avec l'organisme UNIS pour élaborer cette entente. Ce travail et les négociations se sont faits au niveau des fonctionnaires. Je travaille aussi avec des étudiants dans ma circonscription. Nous devons continuer d'aider les étudiants et les jeunes du pays.
Voir le profil de Marilène Gill
BQ (QC)
Voir le profil de Marilène Gill
2020-10-23 11:52 [p.1168]
Monsieur le Président, les libéraux ont donné 237 millions de dollars à un ami, l'ex-député libéral Frank Baylis, pour fabriquer des ventilateurs médicaux au double de la valeur marchande. Ils l'ont fait sans appel d'offres et par le truchement d'une coquille vide qui n'existait pas sept jours auparavant et qui ne construit pas de ventilateurs au détail.
J'essaie fort d'être de bonne foi. Être libéral n'empêche personne de proposer ses services. L'urgence de la pandémie peut, peut-être, expliquer l'absence d'appel d'offres. Ça coûte cher, mais c'est local.
Quand même, pourquoi ont-ils confié un contrat de ventilateurs à une coquille vide qui ne construit pas de ventilateurs?
Voir le profil de Steven MacKinnon
Lib. (QC)
Voir le profil de Steven MacKinnon
2020-10-23 11:53 [p.1168]
Monsieur le Président, je vais nous ramener au mois de mars. Le Canada était inquiet de manquer de respirateurs. Nous avons fait appel aux esprits du secteur privé du Canada entier. Nous avons conclu des ententes avec quatre manufacturiers qui ont tout laissé tomber afin de venir justement aider le Canada à relever le défi de l'approvisionnement au pays. C'est ce que nous avons fait et c'est ce que le Canada va continuer de faire. Nous allons continuer de protéger nos citoyens et nous allons le faire avec l'ingéniosité des Canadiens et des Canadiennes.
Voir le profil de Marilène Gill
BQ (QC)
Voir le profil de Marilène Gill
2020-10-23 11:53 [p.1168]
Monsieur le Président, c'est cela, le problème: on confond le Canada avec les amis des libéraux.
On a beau être de bonne foi, j'ai essayé fort tantôt, tout ce qu'on voit, c'est des irrégularités et des libéraux qui en profitent. Aujourd'hui, c'est un ex-député qui encaisse 237 millions de dollars par le truchement d'une coquille vide. Hier, c'était les amis de WE Charityà qui on confiait 900 millions de dollars, encore par le truchement d'une coquille vide. J'ai presque envie d'ajouter ce qui arrivera demain, mais ce n'est pas dans mon texte; c'est le suspens. Rappelons-nous que, quand le cannabis a été légalisé, pas moins de cinq anciens ministres libéraux attendaient la main tendue pour des contrats.
Pourquoi, partout où l'on regarde, tout ce que l'on voit, c'est des libéraux qui s'enrichissent...
Résultats : 1 - 100 de 5095 | Page : 1 de 51

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes