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PCC (BC)
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2022-09-23 10:01 [p.7603]
Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de Red Deer—Lacombe.
Cet été, j'ai parlé avec des milliers de gens de Kelowna—Lake Country au téléphone et en personne, en faisant du porte-à-porte et en participant à des activités communautaires. J'ai rencontré des propriétaires de petites entreprises, des agriculteurs et des représentants d'organismes sans but lucratif. Les difficultés que vivent les particuliers et les petits entrepreneurs sont bien réelles et multiples.
Ils m'ont parlé du coût de la vie impossible à gérer, notamment des prix du logement, de l'essence et de l'épicerie, de l'inflation en général, des pénuries de main-d'œuvre, des restrictions de voyage comme l'application ArriveCAN, des exigences fédérales en matière de vaccination, des dettes sous lesquelles croulent les petites entreprises, des problèmes de chaîne d'approvisionnement et des retards dans tous les ministères fédéraux, que l'on pense à l'immigration et à la citoyenneté, à l'Agence du revenu du Canada, aux prestations ou aux passeports.
Il est évident que la mesure législative dont nous sommes saisis, le projet de loi C‑31, ne prévoit rien pour régler ne serait-ce qu'un de ces problèmes et qu'elle ne prévoit rien pour contrer l'inflation qui a atteint son plus haut niveau en 40 ans. Le fait que les libéraux présentent ce projet de loi rédigé à la hâte qui ne fera qu'attiser l'inflation — et dont les avantages se volatiliseront en raison des prix qui ne cessent de monter pour l'épicerie et l'essence — montre à quel point le gouvernement est déconnecté des familles de travailleurs, des petits entrepreneurs et des aînés.
Je me souviens des temps difficiles il y a 40 ans à la fin du précédent gouvernement Trudeau, quand j'étais encore enfant. L'histoire se répète. Je me rappelle d'avoir mangé beaucoup de saucisses, de pain blanc et de Spam. Nous nous en sommes sortis grâce à mes grands-parents, paternels et maternels, qui avaient de grands potagers. Les familles souffrent aujourd'hui.
J'ai envoyé un sondage par la poste aux habitants de Kelowna—Lake Country pour obtenir leurs commentaires au sujet du coût de l'épicerie et du prix de l'essence. J'ai reçu des milliers de réponses. Le coût des aliments peut varier d'une région à l'autre et la plupart des gens ont déclaré que leurs factures d'épicerie ont augmenté de plus de 20 %. Pour faire le plein de leur véhicule, il doivent débourser plus de 50 $ de plus par plein d'essence que l'an dernier.
Beaucoup de personnes ont donné des exemples précis de leur situation personnelle. Je ne partagerai qu'un petit nombre d'entre eux. John, qui a besoin de sa camionnette pour le travail et qui dit qu'elle a une faible consommation d'essence, paiera 513 $ de plus par mois pour son essence que l'an dernier. Jeff, de Lake Country, m'a écrit qu'il est sur le point de devoir choisir entre l'essence et la nourriture et affirme que ce n'est « pas une situation enviable ».
Lea, de Kelowna, dit qu'elle est obligée de fréquenter les banques alimentaires pour la première fois de sa vie. Ken a écrit que sa famille aide actuellement un homme qui vit dans sa voiture parce qu'il n'a pas les moyens de payer un loyer. Cette personne travaille comme chauffeur-livreur, mais le prix de l'essence pourrait maintenant l'empêcher complètement de travailler.
Paulette m'a écrit et m'a dit: « Je suis une infirmière récemment retraitée. J'ai un budget assez serré. J'ai réussi à maintenir les fonds dans mon compte bancaire au même niveau. Depuis mars de cette année, j'ai remarqué une baisse progressive de mon solde bancaire de l'ordre de 400 $ par mois. Il ne faut pas longtemps, quand on a un revenu fixe, pour être alarmé de voir une baisse constante. »
Comment une retraitée comme Paulette est-elle censée faire face à une perte de 400 $ par mois? Comment y arrivera une jeune famille ou un jeune travailleur? Ils ne le pourront pas si nous maintenons l'approche dépensière et coûteuse néo-démocrate—libérale du gouvernement. Nous devons arrêter d'imprimer de l'argent, arrêter de dépenser et arrêter d'augmenter les impôts, qui sont toutes des mesures qui créent de l'inflation.
Une mesure comme le projet de loi C‑31 n'inversera pas les coûts toujours plus élevés de nos produits de première nécessité. Bien que le gouvernement affirme que ce projet de loi s'attaquera aux problèmes réels des Canadiens qui ont besoin d'aide, la valeur de ces mesures de soutien sur le budget des gens sera rapidement réduite à néant. Elle s'évaporera rapidement si le gouvernement ne fait rien pour contrôler ses propres dépenses.
Les conservateurs ont justement parlé de mesures qui permettraient au gouvernement de réduire les coûts, ce qui contribuerait directement à réduire l'inflation qui gruge les chèques de paie et le budget des Canadiens. Le gouvernement pourrait annuler la Banque de l'infrastructure du Canada, qui dispose de 35 milliards de dollars, mais qui n'a encore construit aucun chemin, aucun pont ni aucune voie ferrée. Il pourrait éliminer complètement l'application ArriveCAN dès aujourd'hui. Le gouvernement pourrait économiser dès maintenant 25 millions de dollars en éliminant ce que j'appelle l'application « N'arriveCAN ».
Le gouvernement pourrait utiliser la règle du un-pour-un: pour chaque dollar dépensé, il doit trouver le moyen d'économiser un dollar. Le gouvernement pourrait annuler toutes les augmentations de taxes qu'il a prévues, y compris l'augmentation de la taxe sur les chèques de paie prévue le 1er janvier et l'augmentation des taxes sur l'épicerie, l'essence et le chauffage prévue le 1er avril. Il pourrait aussi annuler l'augmentation de la taxe d'accise, une taxe avec indexation, qui est également prévue le 1er avril.
Laisser ces augmentations en place sera catastrophique pour les finances des Canadiens et des petites entreprises. Changeons de cap dès aujourd'hui. Le projet de loi néo-démocrate—libéral ne ferait qu'accroître les coûts au Canada; c'est tellement évident.
Les économistes aussi sont d'accord sur ce point. Robert Kavcic, économiste principal à la Banque de Montréal, aurait récemment dit ceci au sujet de la proposition du gouvernement: « Nous savons tous qu'envoyer de l'argent comme mesure de soutien contre l'inflation est intrinsèquement... inflationniste. »
Andrey Pavlov, de l'École de commerce Beedie de l'Université Simon Fraser, a déclaré: « Si le taux d'inflation est élevé et que la tendance se maintient, cette aide ne profitera pas vraiment à qui que ce soit, y compris les destinataires de l'aide en question. Ce ne sera tout simplement pas suffisant. »
Derek Holt, vice-président et chef des Études économiques sur les marchés des capitaux de la Banque Scotia, ne pourrait être plus clair: « Quiconque est d'avis que les propositions du gouvernement vont permettre d'atténuer les pressions inflationnistes doit avoir étudié des manuels d'économie différents. »
N'oublions pas que nous sommes saisis de cette mesure législative uniquement parce que les membres de la coûteuse coalition néo-démocrate—libérale ont réalisé pendant l'été qu'il fallait agir rapidement. Ils tentent une fois de plus de transformer le processus législatif parlementaire en un service de restauration rapide qui livre rapidement la marchandise.
Ce projet de loi présente tous les signes d'une mesure qui n'a pas été mûrement réfléchie. Si les députés ministériels prenaient au moins le temps de jeter un coup d'œil à la plupart des annonces de logements à louer en Colombie-Britannique, ils sauraient qu'un chèque de 500 $ représente à peine plus qu'une seule semaine de loyer.
Selon le site Web de location de logements rentals.ca, en août 2022, la Colombie‑Britannique avait le taux locatif moyen le plus élevé, à 2 578 $ par mois. Même si le projet de loi est adopté, six locataires sur 10 ne seront pas admissibles aux mesures d’aide qu’il prévoit. Dans Kelowna—Lake Country, le bilan du gouvernement en matière de logement est clair. Selon la SCHL, le prix d’un logement ordinaire d’une chambre à coucher s’élevait à environ 900 $ par mois en 2015, quand le gouvernement actuel est arrivé au pouvoir. Toutefois, en 2022, les prix des loyers ont augmenté de 61 % par rapport à 2015, avec une moyenne de 1 475 $ par mois.
Au lieu de présenter un projet de loi qui élargirait le marché du logement ou qui offrirait aux habitants de ma circonscription une voie abordable pour accéder à la propriété, le gouvernement choisit d’augmenter encore plus les coûts.
Aux yeux du gouvernement, l’autre moitié de ce projet de loi est un programme de soins dentaires, mais il a tort de le voir ainsi. Un vrai programme de soins dentaires comprend normalement un processus de demandes et, parfois, une certaine coordination avec les nombreuses mesures provinciales qui sont déjà incluses dans des programmes de soins dentaires pour les personnes à faible revenu. Si c’était le cas, on pourrait parler d’un programme. Ce que le gouvernement offre correspond plutôt à une attestation.
Nous avons vu quels ont été les résultats d’un précédent processus d’attestation sans vérification ni croisement de données. Le gouvernement ne dit pas comment l’Agence du revenu du Canada administrera ce programme ni si elle devra ajouter du personnel pour en assurer la prestation. Le gouvernement se limite à dire que tous les participants devront conserver leurs reçus de soins dentaires.
Y aura-t-il récupération de cette prestation si le gouvernement ou l'Agence du revenu du Canada estime que les gens ne sont pas admissibles? D'innombrables personnes ont communiqué avec mon bureau de circonscription parce qu'on leur a dit qu'ils devaient rembourser la PCU. Le gouvernement n'a tout simplement pas tiré de leçon.
Encore une fois, la coalition libérale—néo-démocrate sait clairement comment elle souhaite que le gouvernement procède. Elle entend laisser l'inflation augmenter sans intervenir, aller chercher plus d'argent dans les poches des Canadiens, le faire circuler dans la bureaucratie gouvernementale pour ensuite faire des chèques qui ne redonneront aux contribuables qu'une fraction de ce qu'ils ont payé. On pourrait comparer la situation financière d'une famille à un bateau en train de couler. Au lieu d'aider les gens à bord à colmater les fuites, les libéraux leur lancent une tasse minuscule en guise d'écope.
Il faut accorder la priorité aux gens.
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Lib. (MB)
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2022-09-23 10:10 [p.7604]
Monsieur le Président, il est fort regrettable que les conservateurs et les bloquistes ne reconnaissent pas que cette mesure législative permettra aux enfants de moins de 12 ans de recevoir des soins dentaires indispensables. De nombreux enfants n'ont pas accès à des soins dentaires faute de moyens. Or, bon nombre de ces enfants se retrouvent à l'hôpital à grands frais pour l'État parce qu'ils n'ont pas reçu les soins dentaires requis. Maintenant, le gouvernement reconnaît l'importance de prendre les mesures qui s'imposent pour servir les jeunes enfants au Canada.
Des centaines de milliers d'enfants dans toutes les régions du pays seront admissibles à ce programme, mais les conservateurs estiment que le gouvernement fédéral n'a pas de rôle à jouer dans ce dossier.
Pourquoi la députée ne défend-elle pas les intérêts des enfants qu'elle représente et qui ne sont pas couverts par une assurance dentaire?
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PCC (BC)
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2022-09-23 10:11 [p.7605]
Monsieur le Président, voici ce qui serait peut-être une meilleure question: pourquoi les gens n'ont-ils pas les moyens de faire certaines dépenses? C'est parce que leur chèque de paie est en train de s'évaporer. C'est parce que l'inflation est à son niveau le plus haut en 40 ans, ce qui signifie que les gens n'ont même pas les moyens de faire l'épicerie, d'acheter des médicaments et de mettre de l'essence dans leur véhicule. Ils manquent d'argent chaque mois à cause des politiques du gouvernement. J'ai donné plusieurs exemples dans mon discours d'aujourd'hui. Les gens sont dans une situation difficile à cause des politiques du gouvernement.
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BQ (QC)
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2022-09-23 10:12 [p.7605]
Monsieur le Président, quand on écoute mes amis conservateurs parler de la crise du logement, on a l'impression qu'ils sont toujours en train de s'opposer à n'importe quelle mesure proposée par le gouvernement libéral. Or, ils apportent peu de solutions pour répondre à la crise.
La semaine dernière, lors d'un colloque à Laval, j'ai rencontré un économiste de la SCHL. Il disait que si on n'agit pas pour changer les choses, c'est 500 000 logements qui seront construits au cours des prochains 10 ans, simplement au Québec, alors que les besoins pour faire face à la crise d'accessibilité et d'abordabilité sont de 1 100 000 logements. C'est ce qu'on doit construire au cours des prochains 10 ans au Québec si on veut faire face à la crise qu'on vit en ce moment.
Quelles sont les solutions du Parti conservateur pour remédier à cette crise?
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PCC (BC)
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2022-09-23 10:12 [p.7605]
Monsieur le Président, nous avons fait plusieurs suggestions. L'une d'entre elles serait d'utiliser certains des nombreux édifices fédéraux qui sont vides pour bâtir des logements. Il n'y a pas assez d'habitations. Quand on regarde le nombre de maisons en fonction de la population, le Canada a l'un des taux les plus bas du monde. Il faut absolument construire plus d'habitations.
L'autre aspect du problème concerne l'augmentation des coûts. Dans un contexte où la chaîne d'approvisionnement pose problème et où l'inflation sévit comme en ce moment, il est beaucoup plus difficile pour les constructeurs de bâtir des logements abordables. Si nous n'arrivons pas à juguler la crise de l'inflation, il sera d'autant plus difficile de construire des maisons de façon abordable.
Voir le profil de Gord Johns
NPD (BC)
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2022-09-23 10:13 [p.7605]
Monsieur le Président, Ted est un aîné de ma circonscription qui n'a plus de dents. Il ne peut pas obtenir d'assurance dentaire. Lorsque j'ai parlé de lui à la Chambre, un collègue du parti de la députée a suggéré que Ted retourne travailler. Il a 77 ans. Il ne devrait pas avoir à retourner au travail pour avoir accès à des soins dentaires et il ne devrait pas être obligé de se nourrir exclusivement de soupe.
La députée parle de taxe sur le chèque de paie. La cotisation au Régime de pensions du Canada n'est pas une taxe. C'est un salaire différé. C'est essentiel. Certaines personnes âgées n'ont pas d'économies. Elles ont besoin d'aide pour obtenir des soins dentaires. Elles doivent pouvoir toucher un meilleur revenu à la retraite.
Des premiers ministres provinciaux du pays, y compris d'allégeance conservatrice, ont conclu un accord avec le gouvernement afin d'augmenter les cotisations au Régime de pensions du Canada, ce qui touche à la fois les contributions des travailleurs et celles de leurs employeurs, afin que les aînés aient suffisamment d'argent pour subvenir à leurs besoins.
La députée ne convient-elle pas que les investissements dans le Régime de pensions du Canada constituent un salaire différé censé être touché à la retraite? Il ne s'agit pas d'une taxe sur le chèque de paie.
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PCC (BC)
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2022-09-23 10:14 [p.7605]
Monsieur le Président, je vais d’abord répondre aux commentaires du député au sujet de la personne âgée dans sa circonscription. J’entends aussi des histoires comme celle-là. Les personnes âgées sont parmi les plus durement touchées, car elles ont un revenu fixe. Comme l’inflation continue d’atteindre des niveaux records, elles sont, comme je l’ai mentionné dans mon intervention avec des exemples, parmi les plus durement touchées, parce qu’elles ne sont pas en mesure de gagner davantage. C’est la première chose.
Ensuite, en ce qui concerne les chèques de paie, ce que feront les augmentations des cotisations au RPC et à l’assurance-emploi, c’est réduire le salaire que les gens reçoivent. Cela sera également plus coûteux pour les entreprises. Dans une période comme celle-ci, où l’inflation bat des records, ce n’est pas le moment d’augmenter les charges imposées aux gens.
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PCC (AB)
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2022-09-23 10:15 [p.7605]
Monsieur le Président, je tiens à remercier ma collègue pour son discours éloquent et les pensées qu'elle a exprimées clairement à la Chambre ce matin. Elle a tout à fait raison.
Le gouvernement propose de faire partie de la solution, mais il contribue plutôt au problème. Le problème ne peut jamais devenir la solution. Au sortir de la pandémie de COVID‑19, nous voyons que l'inflation cause énormément de problèmes aux Canadiens, qui voient leur pouvoir d'achat réduit. Leur salaire suffit à peine à couvrir leurs dépenses mensuelles. Les Canadiens ont du mal à joindre les deux bouts.
Je ne parle même pas des Canadiens qui ont toujours eu du mal à joindre les deux bouts, même en temps normal, mais de ceux qui, il y a quelques années seulement, n'avaient pas besoin du gouvernement pour quoi que ce soit. Je parle des propriétaires d'entreprise et des travailleurs du secteur privé qui pouvaient gagner leur vie et qui touchaient un salaire suffisant pour couvrir le coût de la vie, payer le logement, l'électricité et l'épicerie, élever leurs enfants et payer leurs études, et même épargner suffisamment pour leur retraite.
Je parle des Canadiens qui veulent que le gouvernement leur fournisse seulement les services qu'il est le seul à pouvoir offrir, et qu'il ne leur fasse pas obstacle. C'est la mentalité des gens que je représente dans ma circonscription, Red Deer—Lacombe. C'est pour cela que ma province, l'Alberta, est l'un des endroits où le fardeau fiscal est le plus bas, et l'une des provinces de la Confédération qui enrichissent le plus l'ensemble des Canadiens, du moins, c'était le cas auparavant.
Le problème réside dans la philosophie du gouvernement actuel. Dans son empressement de rendre tout le monde égal, il rend tout le monde misérable de façon égale. Voilà ce qui cloche avec la philosophie à tendance socialiste de la coalition néo-démocrate—libérale. Elle ne fonctionne pas. L'histoire nous a enseigné que ce genre d'idéologie ne fait qu'empirer la situation de tout le monde.
Ce projet de loi traite précisément du loyer et du programme de soins dentaires. Le gouvernement croit qu'il doit proposer ces mesures à ce moment-ci parce que les résidants de ma circonscription, qui avaient habituellement les moyens de payer ces choses eux-mêmes, qui avaient un employeur pour faire ces paiements ou qui avaient un régime de soins dentaires ne se retrouvent plus dans cette catégorie d'emploi. Cette situation est attribuable à l'idéologie du gouvernement actuel et à son attaque idéologique contre l'énergie.
Je veux que les Canadiens se rendent compte, en regardant autour d'eux, que tout ce qui se trouve sous leurs yeux a été fabriqué ou leur a été livré grâce à l'énergie. Or, en attaquant cette énergie avec des mesures comme la taxe sur le carbone, on nuit à l'économie dans son ensemble. Dès le premier communiqué de presse qu'il a publié, le gouvernement a adopté une position inflexible qui visait à remanier les projets Énergie Est et Northern Gateway au point de les annuler. L'imprévoyance pour des raisons de basse politique au détriment des ressources énergétiques essentielles, non seulement au Canada, mais dans le monde entier, se manifeste aujourd'hui.
Le chancelier de l'Allemagne était ici récemment, et le gouvernement canadien était trop inepte pour se rendre compte qu'il était venu dans notre pays pour réclamer notre aide sans se mettre dans une situation embarrassante devant son propre peuple. Comment le gouvernement a‑t‑il traité le représentant de ce pays ami, qui est l'un de nos alliés au sein de l'OTAN et l'un de nos partenaires commerciaux? Il l'a essentiellement envoyé promener en lui disant que nous lui fournirions des énergies renouvelables dans trois à cinq ans. Entretemps, les habitants des démocraties libérales occidentales — les bons, nos amis, nos alliés philosophiques — seront laissés dans l'obscurité par le gouvernement actuel qui, à cause de sa croisade idéologique contre le pétrole et le gaz naturel, ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Je pense que le gouvernement actuel est à l'origine de l'annulation, de la mise au rancart ou du report de 14 à 18 projets de gaz naturel liquéfié. Voilà notre héritage.
Je veux expliquer comment cela se rapporte aux résidants de ma province, et plus précisément aux habitants de Red Deer—Lacombe, la circonscription que je représente. Le centre de l'Alberta est une plaque tournante du secteur des services de l'industrie pétrolière et gazière de la province. Nous avons un grand nombre de sociétés de pipelines, d'opérateurs de plateformes de forage et de maintenance. Nous avons même une entreprise de fabrication de tuyaux en acier qui appartenait à un oligarque russe — espérons que ce ne soit plus le cas — et qui offrait des services à l'industrie pétrolière et gazière. Cela représentait des emplois bien rémunérés.
J'ai de bons amis qui ont exploité des entreprises dont le chiffre d'affaires se chiffrait en millions de dollars. La meilleure façon de se débarrasser d'une entreprise de camionnage de 10 millions de dollars en Alberta est de voter pour les libéraux et d'attendre quelques années. En fin de compte, l'entreprise perd tout. Malheureusement, c'est justement ce qui est arrivé à certains de mes bons amis du centre de l'Alberta. Voilà le calvaire infligé à des dizaines, voire à des centaines de milliers d'Albertains qui sont victimes de cette politique.
Aujourd'hui, les braves gens d'Allemagne et du reste du monde libre sont pris en otage par une dictature de l'énergie dans des pays comme l'Allemagne, l'Ukraine et la Pologne. Ce sont nos amis, et ils sont en ce moment même pris en otage par l'impérialisme dévastateur de Vladimir Poutine. Ils sont pris en otage sur le plan économique. Poutine se sert de l'énergie comme d'une arme.
Nous pourrions être indépendants sur le plan énergétique. Nous n'avons pas besoin d'importer la moindre goutte de gaz ou de pétrole dans ce pays. En fait, il est avéré que nous possédons les troisièmes réserves de pétrole en importance au monde et que nous avons des billions de pieds cubes de gaz naturel sous chaque province et territoire du pays. Nous pourrions approvisionner nos amis, nos voisins, nos alliés et les citoyens des démocraties libérales qui partagent nos idées. Je parle bien sûr des petites démocraties libérales au sens large, car les libéraux d'aujourd'hui ne sont pas des libéraux. Nous pourrions fournir cette énergie, cette aide et cette sécurité à nos amis.
Si mes concitoyens n'ont plus le pouvoir d'achat qu'ils avaient auparavant et qu'ils se retrouvent désormais dans le même bateau que beaucoup d'autres Canadiens, c'est qu'ils ne jouissent plus de la sécurité que leur assurait leur ancien emploi, un emploi bien rémunéré dans le secteur de l'énergie au sein d'une entreprise qui leur offrait un régime d'avantages sociaux. J'ai vu cela se produire. Cette situation a été absolument désastreuse et absolument ruineuse.
Je reviens au problème de l'orientation philosophique du gouvernement, qui est incapable de voir plus loin que le bout de son nez. Il suffit d'examiner les politiques en matière de pipelines et leur application injuste. Par exemple, la notion d'émissions en amont et en aval appliquée à la production canadienne d'hydrocarbures ne s'applique pas au pétrole importé au Canada. Pourquoi ces deux poids, deux mesures?
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Lib. (ON)
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2022-09-23 10:23 [p.7606]
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Le projet de loi porte sur les soins dentaires pour les enfants de moins de 12 ans. Le député a parlé d'à peu près tous les sujets possibles, sauf des soins dentaires. Je me demande s'il est possible de l'encourager à revenir au sujet de la discussion.
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PCC (NS)
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2022-09-23 10:23 [p.7606]
Je comprends le recours au Règlement. Je demande au député de s'efforcer de faire un lien avec le sujet du débat parce qu'il ne reste que 2 minutes et 35 secondes.
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PCC (AB)
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2022-09-23 10:23 [p.7606]
Monsieur le Président, mon voisin est dentiste et il a remarqué une forte diminution de son chiffre d'affaires peu de temps après l'arrivée au pouvoir des libéraux parce que les politiques du gouvernement font que les gens n'ont plus autant d'argent qu'avant. C'est de cela qu’il est question. Je sais que des députés de l'autre côté s'en réjouissent...
Une voix: Cela vient de votre côté.
M. Blaine Calkins: ...parce que, à vrai dire, les libéraux ne se soucient pas des Canadiens qui ne votent pas pour eux. C'est de cela qu’il est question.
Je pourrais demander à tous mes amis dentistes de venir nous parler de la baisse du chiffre d'affaires qu'ils ont observée à partir du moment où les travailleurs du secteur du pétrole et du gaz ont vu disparaître leur revenu disponible. C'est là le problème, et je vais en parler plus en détail.
Quand une famille dépense jusqu'au dernier sou de ses revenus, quand une personne qui arrivait facilement à subvenir aux besoins de sa famille n'a plus les moyens de le faire, elles se retrouvent dans la situation actuelle, elles perdent espoir et elles deviennent dépendantes du gouvernement. C'est en fait ce que souhaite le gouvernement libéral. Je vais reprendre une citation célèbre de Ronald Reagan, ancien président des États‑Unis: « Le gouvernement ne règle pas les problèmes; il les subventionne. »
C'est exactement ce qui se passe avec ce projet de loi. Qu'est-ce qu'un chèque de 500 $ va changer pour un résidant de Toronto ou de Vancouver qui paie actuellement un loyer de 2 300 $ à 2 600 $ par mois? Le gouvernement propose de résoudre les problèmes de logement de ces personnes en leur donnant l'équivalent d'une semaine de loyer tout en ajoutant des milliards de dollars à notre dette nationale déjà énorme. Cela ne fonctionnera pas. Les économistes de tout le pays sont quasi unanimes pour dire que toute dépense supplémentaire du gouvernement provoquera inévitablement une pression à la hausse sur l'inflation et exacerbera le problème que nous connaissons actuellement.
Le gouvernement actuel ne propose aucune solution. En revanche, il crée des problèmes. Il y a plus de gens en difficulté aujourd'hui au pays qu'il n'y en a eu depuis que je suis ici. En raison des pressions inflationnistes que nous subissons, les Canadiens connaissent plus de difficultés que depuis les 40 dernières années. Les taux d'intérêt augmentent. Maintenant, les personnes et les entreprises qui ont emprunté pendant la pandémie doivent payer davantage pour rembourser leurs prêts. Cette situation est terrible pour les citoyens de notre pays. Le problème, c'est le gouvernement. Il n'est pas la solution.
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Lib. (ON)
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2022-09-23 10:26 [p.7607]
Monsieur le Président, puisqu'il n'a pas parlé des soins dentaires, je suppose que je vais poser au député une question sur son discours. Je tiens à ce que mon intervention soit pertinente par rapport à son discours.
Le député a parlé de la tarification de la pollution. La réalité, c'est que 14 des 31 pays de l'OCDE ont adopté une forme de tarification de la pollution. Je sais que les conservateurs s'y opposent maintenant, mais je rappelle au député que, lorsqu'il s'est présenté aux élections de 2021 sous la direction du chef de l'époque, le député de Durham, il était en faveur de la tarification de la pollution. On dirait toutefois que les conservateurs ne le sont pas maintenant.
Le député pourrait-il informer la Chambre de la manière dont les conservateurs, s'ils sont élus, prévoient réduire les émissions croissantes de carbone et prendre des mesures appropriées pour lutter contre la pollution, comme nous devrions le faire en tant que société? Je suppose qu'il serait d'accord pour le faire. Quel est le plan actuel des conservateurs? Je sais quel était leur plan en 2021, lorsque le député s'est présenté aux dernières élections, mais quel est-il aujourd'hui?
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PCC (AB)
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2022-09-23 10:27 [p.7607]
Monsieur le Président, j'aimerais rappeler à mon collègue d'en face qui a posé cette question que les conservateurs ont toujours été des gardiens de l'environnement. L'ancien premier ministre Brian Mulroney est l'un des plus grands gardiens de l'environnement que nous n’ayons jamais eu à la tête d'un gouvernement. Il a été récompensé pour cela, et les conservateurs ont toujours présenté un plan pour l'environnement.
Cependant, le problème actuel, et là où le gouvernement fait piètre figure, c'est que pratiquement tous les autres pays que le député vient de citer au sein de l'OCDE réduisent les impôts et les dépenses pour maîtriser l'inflation. Le gouvernement libéral est toujours en retard. Il suffit de regarder les mesures à la frontière. Il suffit de regarder tout ce que font les libéraux lorsqu'il s'agit de mettre un terme aux restrictions liées à la COVID. Ceux-ci ne reconnaîtraient pas une bonne idée même si elle leur arrivait en plein visage.
Voir le profil de Christine Normandin
BQ (QC)
Voir le profil de Christine Normandin
2022-09-23 10:28 [p.7607]
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de Red Deer—Lacombe de son discours. Dans son discours et dans le discours précédent, on a parlé de l'importance de couper dans les dépenses pour s'assurer de contrer l'inflation. Si on veut couper dans les dépenses, je pourrais suggérer qu'on abolisse les subventions qui sont données aux compagnies pétrolières, qui font des profits records dans le contexte de la crise actuelle.
Je sais que, du côté conservateur, il n'est absolument pas question de toucher aux subventions pétrolières. En même temps, on ne veut pas offrir une aide loyer.
J'aimerais savoir tout simplement pourquoi les compagnies pétrolières, qui sont déjà riches et font des profits, méritent d'être aidées plus que quelqu'un qui n'arrive pas à payer son loyer.
Voir le profil de Blaine Calkins
PCC (AB)
Voir le profil de Blaine Calkins
2022-09-23 10:29 [p.7607]
Monsieur le Président, il est clair que la députée représente une région où il n'y a pas de travailleurs de l'énergie. Je représente une partie du pays qui compte en fait un grand nombre de travailleurs de l'énergie, ou du moins qui en comptait un grand nombre. Je sais, par exemple, que le PIB de Fort McMurray représente à lui seul près de 6 % du PIB national. Toutes les entreprises qui y exercent leurs activités, les sous-traitants qui y exercent leurs activités et les employés qui travaillent pour ces entreprises versent tous des impôts et contribuent aux recettes générales du pays, qui sont distribuées dans tout le pays, en particulier dans des endroits comme la province de Québec. J'aimerais des remerciements au lieu de la rhétorique que je viens d'entendre.
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NPD (BC)
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2022-09-23 10:29 [p.7607]
Monsieur le Président, depuis la pandémie de COVID, le caucus du NPD, qui compte 25 députés, a beaucoup insisté pour que l'on augmente la Prestation canadienne d'urgence et pour que l'on fasse passer la subvention salariale de 10 % à 75 %. Nous avons réclamé un programme d'aide au loyer commercial et des congés de maladie payés. Toutes ces choses ont contribué à protéger des emplois et à sauver des entreprises au cours de la pandémie. Nous avons proposé de doubler le crédit pour la TPS, d'augmenter l'allocation pour le logement, d'offrir des soins dentaires pour les enfants et les aînés qui n'en ont pas les moyens et d'imposer aux banques une taxe sur les bénéfices exceptionnels.
Le caucus conservateur, auquel appartient le député, compte 118 membres et, à ma connaissance, il n'a pas proposé une seule chose pour aider les gens à traverser cette période éprouvante. Le député n'appuie-t-il pas une seule des nouvelles idées que nous avançons afin d'aider les Canadiens en ces temps difficiles?
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PCC (AB)
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2022-09-23 10:30 [p.7608]
Monsieur le Président, j’aimerais inviter mes collègues à méditer sur une autre citation, de Winston Churchill cette fois. Il a dit: « Le socialisme est la philosophie de l’échec, le crédo des ignorants, le prêche de la haine et de l’envie », en ajoutant que sa qualité inhérente est « qu’il répartit également la misère ».
Les Canadiens n’ont pas besoin d’une subvention pour le loyer; ils ont besoin d’un toit au-dessus de leur tête. Notre plan consiste à convertir des édifices gouvernementaux sous-utilisés à l’heure actuelle en des logements où les Canadiens pourront vivre. Voilà le type d’approche sur laquelle le gouvernement devrait plutôt miser. Le gouvernement doit réduire les impôts et redonner aux Canadiens leur autonomie afin qu’ils puissent prendre soin d’eux-mêmes et cesser de dépendre d’un programme ou d'un plan gouvernemental. La majorité des Canadiens ont la capacité d’occuper un emploi pour subvenir à leurs besoins et de payer eux-mêmes leurs factures. Les Canadiens demandent simplement au gouvernement de ne plus leur barrer la route. En renflouant le navire libéral qui prenait l’eau, le NPD est devenu la source du problème. Il n’est pas la solution.
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PCC (NS)
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2022-09-23 10:31 [p.7608]
Avant de passer au prochain intervenant, j'aimerais demander, en mon nom, à tous ceux qui connaissent des gens en Nouvelle‑Écosse de leur téléphoner pour savoir comment ils vont et s'assurer que tout va bien à l'approche de la tempête qui frappera au cours des prochains jours. Téléphonez à vos amis en Nouvelle‑Écosse, à l'Île‑du‑Prince‑Édouard, au Nouveau‑Brunswick, à Terre‑Neuve et dans l'Est du Québec qui pourraient subir les effets de Fiona au cours des prochains jours.
Nous reprenons le débat. Le député de Whitby a la parole.
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Lib. (ON)
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2022-09-23 10:32 [p.7608]
Monsieur le Président, je suis très heureux de prendre la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi C‑31. Avant de commencer, permettez-moi de vous informer que je vais partager mon temps de parole avec la députée de London—Fanshawe.
Je dois dire que l'intervenant précédent, le député de Red Deer—Lacombe, était vraiment divertissant. Je crois qu'il a fait de grandes envolées théâtrales, mais qu'elles étaient plutôt dénuées de substance. Si nous cherchons la vérité dans ses propos, je crois que nous aurons de la difficulté à en trouver.
Je discute avec mes concitoyens chaque semaine et j'essaie vraiment d'établir des liens avec eux et d'écouter quelles sont leurs préoccupations. Il est indéniable qu'un segment de la population, les locataires en particulier, éprouve des difficultés avec le coût du logement. Le gouvernement...
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PCC (NS)
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2022-09-23 10:33 [p.7608]
Nous avons un rappel au Règlement de la part du député de Cariboo—Prince George.
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PCC (BC)
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2022-09-23 10:33 [p.7608]
Monsieur le Président, loin de moi l'idée de vous dire comment faire votre travail, mais je crois que dans sa déclaration préliminaire, le député a traité notre collègue de Red Deer—Lacombe de menteur. Or, vous et moi savons, comme notre collègue, que c'est une pratique proscrite, que ce soit directement ou indirectement.
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PCC (NS)
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2022-09-23 10:33 [p.7608]
Je remercie le député de son intervention. Malheureusement, comme je parlais encore de l'ouragan, cela m'a échappé. Nous examinerons le hansard pour voir si le député a effectivement utilisé ce qualificatif et, le cas échéant, nous lui donnerons la possibilité de se rétracter. Si ce n'est pas le cas, le député peut poursuivre.
Le député de Whitby a la parole.
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Lib. (ON)
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2022-09-23 10:34 [p.7608]
Monsieur le Président, c'est tout à fait le contraire. J'ai dit que les envolées du député étaient plutôt divertissantes.
Le gouvernement comprend que de nombreux ménages partout au Canada ont éprouvé et éprouvent encore des difficultés, et c'est précisément pour cette raison qu'il a mis en place de nouvelles mesures pour alléger les charges financières que les Canadiens doivent assumer à cause de l'inflation mondiale dont les effets se répercutent au Canada. À bien des égards, nous nous tirons mieux d'affaire que bon nombre d'autres pays comparables, néanmoins, l'inflation mondiale affecte les Canadiens, et force est de constater qu'elle entraîne une hausse du coût de la vie. Dans ma circonscription, Whitby, j'ai entendu dire que de nombreuses personnes se demandent comment elles arriveront à payer le loyer et à nourrir leur famille.
C'est pourquoi, depuis le premier jour, la priorité absolue du gouvernement est de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Je suis très heureux que nous présentions une nouvelle mesure législative pour aider les familles à payer leur loyer, pour nous assurer qu’elles peuvent se payer les soins dentaires dont elles ont besoin et pour remettre des centaines de dollars dans les poches des Canadiens, tout comme nous l’avons fait en réduisant de 50 % les frais de garde d’enfants, en offrant l’Allocation canadienne pour enfants, en faisant passer le versement des produits de la tarification de la pollution à des paiements trimestriels directs, ce qui donnera aux familles ontariennes 745 $ en moyenne cette année, en augmentant de 10 % la Sécurité de la vieillesse et en doublant le crédit d'impôt pour la TPS. Sous beaucoup d’aspects, les mesures de notre gouvernement ont pour but d’aider les personnes qui en ont le plus besoin et qui subissent les pressions du coût de la vie.
L’abordabilité du logement est absolument cruciale, et le gouvernement reste déterminé à aider les Canadiens en cette période difficile, en leur offrant un répit immédiat, tout en nous mettant sur la voie d’un avenir meilleur et plus radieux grâce aux nombreuses stratégies à moyen et à long terme que nous mettons en œuvre depuis plusieurs années. C’est pourquoi nous avons présenté une nouvelle mesure législative pour aider les familles à payer leur loyer, pour s’assurer qu’elles peuvent se payer les soins dentaires dont elles ont besoin et pour remettre des centaines de dollars dans leurs poches.
Ce projet de loi offrirait une aide ponctuelle supplémentaire au titre de l'Allocation canadienne pour le logement. Ainsi, 1,8 million de Canadiens qui peinent à composer avec la hausse du coût des logements recevraient 500 $. Cette aide est destinée aux familles qui gagnent moins de 35 000 $ par année, qui ont un revenu net ajusté de moins de 20 000 $ et qui consacrent au moins 30 % de leur revenu au logement. Cette prestation vient bonifier l'Allocation canadienne pour le logement, qui est offerte en collaboration avec les provinces et les territoires. Cette allocation, qui s'élève en moyenne à 2 500 $, aide de nombreuses familles canadiennes à continuer de payer le loyer. Le paiement supplémentaire répond à un besoin immédiat et aidera les familles à payer le loyer dès maintenant, et c'est pourquoi j'encourage mes collègues d'en face à nous aider à faire adopter ce projet de loi.
L'abordabilité du logement doit être notre objectif à long terme, et c'est exactement pour cela que le gouvernement veut mettre en œuvre des mesures pour que le Canada soit en voie de doubler la construction de logements au cours de la prochaine décennie. Le compte d'épargne pour l'achat d'une première propriété que nous proposons aidera les gens à épargner en vue de l'achat d'une première maison. Cela s'ajoute à une foule d'autres mesures du budget de 2022 qui ont été ajoutées à la Stratégie nationale sur le logement et qui visent notamment à réduire l'assurance hypothécaire de 25 %, à doubler le crédit d'impôt et à assouplir le programme d'aide à l'achat d'une première propriété. De plus, nous prenons des mesures pour interdire l'achat par des étrangers et pour freiner la spéculation, deux aspects qui font augmenter le prix des maisons pour les Canadiens.
Pour réaliser notre objectif à long terme, nous élargissons et nous bonifions la Stratégie nationale sur le logement, un ambitieux plan décennal appuyé par plus de 72 milliards de dollars en investissements qui accorde la priorité aux travailleurs et aux familles de travailleurs et, surtout, aux Canadiens les plus vulnérables.
N'oublions pas que pendant des décennies, plus précisément à l'époque où Stephen Harper était au pouvoir, le secteur du logement n'a reçu aucun financement du gouvernement fédéral. Je trouve que les conservateurs ne manquent pas de culot lorsqu'ils critiquent un gouvernement qui a pris des engagements à long terme pour régler le problème de l'abordabilité des logements en investissant 72 milliards de dollars sur 10 ans et en mettant continuellement à jour son plan pour relever les défis auxquels les Canadiens doivent encore faire face sur le marché immobilier.
On n'a qu'à regarder l'Initiative pour la création rapide de logements du gouvernement. C'est un excellent exemple de la Stratégie nationale sur le logement en action. Lancée en 2020 au beau milieu de la pandémie, l'initiative avait pour objectif de répondre aux besoins les plus urgents en matière de logement au Canada. Après deux séries de demandes, ce programme a constamment dépassé ses objectifs.
Forts de cette réussite, nous avons annoncé le mois dernier la troisième phase du programme. Selon nos prévisions, ce programme nous aura permis, à lui seul, de créer au moins 14 500 logements permanents abordables au total. Bon nombre de ces logements sont destinés aux Autochtones, aux aînés et aux femmes avec des enfants, particulièrement à celles qui fuient la violence familiale. L'Initiative pour la création rapide de logements n'est qu'un élément d'un ensemble de programmes qui visent à accroître l'offre de logements abordables et qui donnent un fier coup de pouce aux familles d'un bout à l'autre du pays.
Seulement pendant le dernier mois, nous avons fait les annonces suivantes: un projet pour la création de logements de transition destinés aux femmes en situation d'itinérance à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick; des réparations urgentes qui permettront de stabiliser les rives de la rivière Rouge pour ne pas qu'elle empiète sur une coopérative d'habitation pour aînés située à Winnipeg; un projet pour la création de logements étudiants près de l'Université Laval à Québec; un projet qui contribuera à la construction de près de 100 habitations pour des familles, des adultes et des aînés vivant à Stouffville, en banlieue de Toronto. À cela s'ajoutent les quatre projets qui se déroulent dans ma région, dont deux projets dans ma circonscription, qui viennent répondre aux besoins grâce à l'Initiative pour la création rapide de logements. La coopérative d'habitation Otter Creek s'agrandit, et notre gouvernement a financé ces travaux. Je mentionnerai aussi le Muslim Welfare Centre, qui a acheté un vieil hôtel de la rue Dundas, à Whitby, et le transforme en logements abordables pour les personnes qui risquent de devenir itinérantes.
Ce programme fonctionne vraiment, et il est remarquable qu'il dépasse les objectifs qui avaient été fixés à l'avance. Ce ne sont là que quelques-uns des centaines d'exemples d'effets de la Stratégie nationale sur le logement et de son succès dans la création de logements locatifs abordables.
Cependant, nous savons que le rêve de devenir propriétaire est cher aux yeux de nombreux Canadiens. Voilà pourquoi nous avons récemment annoncé un volet quinquennal dans le cadre du Fonds d'innovation pour le logement abordable, afin d'aider les fournisseurs de logements à élaborer et à mettre à l'essai des modèles et des projets de location avec option d'achat et afin d'aider les locataires à s'engager sur la voie de l'accession à la propriété.
Les progrès réalisés sont majeurs, mais nous savons qu'il faut en faire davantage. Dans le cadre du budget de 2022, nous nous sommes engagés à prendre une série de mesures qui représentent un financement de 6,3 milliards de dollars sur une période de sept ans. La majorité de cette somme sera consacrée à l'amélioration et à l'expansion du logement dans les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Comme on le sait, de nombreux Autochtones vivent dans le Nord, où les besoins en matière de logement sont criants. C'est un facteur important dont il faudra tenir compte dans toutes nos initiatives à venir en matière de logement.
Le gouvernement s'est engagé à rendre la vie plus abordable pour les travailleurs, les familles et les personnes les plus vulnérables. Cette priorité est liée en grande partie aux mesures qui rendront le logement plus abordable. Notre plan repose sur l'idée que chacun mérite un endroit où il peut s'épanouir et contribuer à une économie résiliente où personne n'est laissé pour compte. Nous devons aider les travailleurs, les familles et les personnes les plus vulnérables qui en ont vraiment besoin.
J'exhorte les députés de tous les partis à appuyer le projet de loi qui prévoit le versement d'un supplément ponctuel au programme d'Allocation canadienne pour le logement. Il s'agit d'une mesure nécessaire pour mettre de l'argent dans les poches des Canadiens qui en ont besoin dès maintenant, et qui nous aidera à faire un pas de plus dans nos efforts en vue de s'assurer que tous les Canadiens ont accès à un logement sûr et abordable.
En réfléchissant à cette question, je me suis demandé comment une personne qui est consciente des pressions liées à l'augmentation du coût de la vie que subissent les familles aujourd'hui pourrait ne pas être favorable à une allocation supplémentaire de 500 $ pour aider les locataires à payer leur loyer. Ce sont 1,8 million de Canadiens qui remercieront les députés d'avoir débloqué ces fonds. J'exhorte tous les députés à appuyer cette importante mesure législative.
Voir le profil de Todd Doherty
PCC (BC)
Voir le profil de Todd Doherty
2022-09-23 10:43 [p.7609]
Monsieur le Président, je félicite notre collègue d'avoir lu ce discours.
Il ne s'agit pas d'un plan, mais plutôt d'un chèque pour tenter de relancer l'économie. Cela viendra en aide aux Canadiens pendant un mois. C'est très bien, mais que feront-ils les 11 autres mois de l'année? Que feront-ils au quotidien? Les Canadiens versent plus d'argent au fisc qu'ils n'en dépensent pour se procurer des produits de première nécessité, et le gouvernement prévoit maintenant d'augmenter les taxes sur leurs salaires.
Les conservateurs réclament un véritable plan pour aider les Canadiens au quotidien, plutôt que de leur envoyer un chèque. Quel est le plan du gouvernement pour aider réellement les Canadiens plutôt que de leur nuire?
Voir le profil de Ryan Turnbull
Lib. (ON)
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2022-09-23 10:43 [p.7610]
Monsieur le Président, comme d'habitude, les députés d'en face semblent croire que les cotisations au RPC et à I'assurance-emploi constituent une taxe, ce qui est tout à fait absurde.
Voici ce que fait notre gouvernement pour aider les Canadiens qui éprouvent des difficultés: nous réduisons les frais de garde d'enfants de 50 %, nous augmentons l'Allocation canadienne pour enfants, nous doublons le crédit d'impôt pour la TPS, nous aidons les locataires en leur versant 500 $. La liste est longue et comprend également une contribution aux soins dentaires. Quelles autres mesures un gouvernement peut-il prendre pour soutenir les familles canadiennes moyennes?
Je crois que nous offrons des aides ciblées et que nous aidons les personnes qui en ont le plus besoin. Je crois fermement que c'est la bonne chose à faire.
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2022-09-23 10:44 [p.7610]
Monsieur le Président, j'aimerais savoir s'il est d'accord avec moi pour dire que, dans la rédaction du projet de loi C‑31, le gouvernement a vraiment travaillé en cabochon. Nous sommes d'accord sur les principes, mais c'est écrit tout croche.
Je vais donner deux exemples. L'aide au loyer sera offerte par l'entremise du programme d'Allocation canadienne pour le logement. Or, au Québec, personne ne reçoit cela. Québec a son propre programme avec un droit de retrait avec compensation. Il n'y a pas une ligne à ce sujet dans le projet de loi C‑31 et aucun arrimage n'est prévu.
C'est la même chose pour les soins dentaires. C'est pour les 11 ans et moins. Au Québec, il existe un programme pour les 9 ans et moins. Il n'y a pas une ligne à ce sujet et aucun arrimage n'est prévu.
Selon mon collègue, le Québec existe-t-il aux yeux du gouvernement ou est-ce que ce projet de loi devrait plutôt s'appeler « comment transformer de beaux principes en une mauvaise loi »?
Voir le profil de Ryan Turnbull
Lib. (ON)
Voir le profil de Ryan Turnbull
2022-09-23 10:45 [p.7610]
Monsieur le Président, à ma connaissance, il s'agirait d'une aide directe du gouvernement fédéral. Elle ne passerait pas par l'Allocation canadienne pour le logement, qui est versée en partenariat avec les provinces et les territoires. Il s'agirait d'une prestation directe que les Canadiens pourraient demander.
Les conditions d'admissibilité sont très concises et clairement exposées dans le projet de loi. Je ne comprends donc pas pourquoi le député d'en face a du mal à comprendre comment cela fonctionnerait pour le Québec. Si le député a une préoccupation particulière, je serais heureux de l'entendre.
Voir le profil de Elizabeth May
PV (BC)
Voir le profil de Elizabeth May
2022-09-23 10:46 [p.7610]
Monsieur le Président, comme les députés peuvent le voir, lorsque je tends la main, je peux presque tenir celle du député de Whitby, même si nous siégeons dans des partis différents. Je suis assise ici parce que c'est la place qu'on m'a assignée, mais je considère le député comme un ami.
Je voulais dire qu'il est important pour moi d'appuyer ce projet de loi à titre de députée du Parti vert parce que nous avons été le premier parti dans cette enceinte à demander que les soins dentaires fassent partie de notre système de santé publique, en s'occupant d'abord des enfants à faible revenu, parce qu'il s'agit d'une initiative coûteuse. Nous en avons fait évaluer les coûts par le directeur parlementaire du budget. Nous savons qu'il aurait été impossible de l'inclure dans le premier budget. Je remercie donc mes amis néo‑démocrates et libéraux de l'avoir présentée dans le cadre de cette mesure législative.
Dans le contexte de la crise du système de santé, oui, il faut absolument considérer les soins dentaires comme faisant partie des soins de santé, car si une personne n'a pas les moyens de payer pour des soins dentaires, elle peut se retrouver avec des problèmes de santé plus graves. En passant, je n'ai pas de médecin de famille et j'ai 68 ans. Mon mari a 74 ans et n'a pas de médecin de famille non plus. Nous ne pouvons pas obtenir de bilan de santé. Je m'inquiète un peu de la situation du système de santé en général au pays et je crains la menace de la privatisation.
Je me demande si le député de Whitby a une idée de ce qu'il faudrait faire pour empêcher le système de santé de s'écrouler dans l'ensemble du pays.
Voir le profil de Ryan Turnbull
Lib. (ON)
Voir le profil de Ryan Turnbull
2022-09-23 10:48 [p.7610]
Monsieur le Président, je remercie ma collègue, qui siège tout près de moi au quotidien à la Chambre. J'ai eu de nombreuses excellentes conversations avec elle au cours des dernières années, surtout au sujet des changements climatiques.
Je suis heureux d'entendre la députée parler des efforts qu'elle a déployés en matière de soins dentaires et nous appuyons ces efforts. Je souligne également les efforts du NPD dans ce dossier. Il est bon de voir que le projet de loi présenté obtient l'appui de ceux qui ont besoin d'un régime de soins dentaires.
En ce qui concerne le système de santé en général, je n'ai plus assez de temps, mais je serai prêt à en discuter une autre fois.
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NPD (ON)
Voir le profil de Lindsay Mathyssen
2022-09-23 10:48 [p.7610]
Monsieur le Président, je suis en politique depuis longtemps. On pourrait ne pas le penser parce que je tente d'avoir l'air plus jeune que je le suis, mais c'est bien le cas. Ma mère en est entièrement responsable. Elle a commencé à s'impliquer alors que j'avais 10 ou 11 ans et elle se battait pour les gens de ma collectivité. Elle travaillait avec d'autres néo-démocrates pour créer une infrastructure et des programmes sur lesquels les gens pouvaient compter.
J'ai beaucoup parlé de ma mère à la Chambre cette semaine. Elle a eu une énorme influence sur moi. Elle m'a permis de grandir en côtoyant des gens exceptionnels de la Fédération du Commonwealth coopératif et du Nouveau Parti démocratique, qui croyaient vraiment aux institutions qu'un gouvernement peut établir. Souvent — et c'est certainement le cas dans le contexte actuel —, nous nous éloignons de cette possibilité pour un gouvernement de créer quelque chose de beaucoup plus grand qu'un simple allégement fiscal ou une quelconque mesure à court terme. Les gens ont tendance à penser que ces solutions faciles vont les aider.
Au bout du compte, ce sont plutôt les investissements à long terme, les solutions et les programmes sociaux à long terme qui aident les gens. Je pense que c'est ce dont il est question aujourd'hui. Il s'agit de lutter pour la justice sociale et d'exercer des pressions sur le gouvernement fédéral pour faire en sorte que les gens soient traités de façon juste, équitable et respectueuse.
Lorsque ma mère était sur le point de prendre sa retraite, elle m'a proposé de présenter ma candidature dans London—Fanshawe. Nous avons parlé du fait que les dirigeants doivent se battre tous les jours pour les programmes sociaux qui améliorent le sort des gens de façon équitable. Je sais que les Canadiens souffrent. Nous le savons tous. L'inflation a un effet dévastateur sur le portefeuille des gens.
Un Canadien sur cinq est obligé de se passer de visites chez le dentiste parce qu'il n'en a pas les moyens. Un Canadien sur trois n'a aucune assurance dentaire. De nombreux Canadiens ont une assurance inadéquate, mais il ne suffit tout simplement pas de savoir combien de Canadiens souffrent. Nous ne pouvons pas nous contenter de parler du problème. Nous devons nous y attaquer.
Nous savons depuis des décennies que les soins dentaires doivent faire partie de notre système de santé public. Cinquante-huit ans se sont écoulés depuis que la Commission royale d'enquête sur les services de santé a demandé que les soins dentaires soient inclus dans notre système public. Les néo-démocrates se battent d'ailleurs pour cette mesure depuis que Tommy Douglas a créé notre système de santé universel. Nous avons également parlé de l'assurance-médicaments, une autre mesure qui est réclamée par les néo-démocrates.
Je suis consciente que se battre pour les habitants de London—Fanshawe est une énorme responsabilité. C'est pourquoi j'ai décidé de me présenter aux élections. Ma mère m'a fait promettre de tout faire pour améliorer la vie des gens, et je crois sincèrement que nous sommes tous ici parce que nous voulons apporter des changements positifs dans notre circonscription et dans la vie de nos concitoyens.
Il va sans dire que nous ne nous entendons pas nécessairement sur la meilleure voie à suivre, mais je crois au pouvoir et à l'équité des programmes sociaux offerts par le gouvernement ainsi qu'au pouvoir des gens qui collaborent pour s'entraider. C'est pourquoi j'étais si fière d'appuyer conjointement la motion d’initiative parlementaire M‑62 de mon ancien collègue, Jack Harris, lors de la dernière législature. Elle réclamait un régime fédéral de soins dentaires.
C'est pourquoi je suis fière également de prendre position pour le logement à la Chambre aujourd'hui en appuyant le projet de loi C‑31. Ce projet de loi réglera-t-il tous les problèmes? Non. J'aimerais bien qu'il puisse le faire à lui seul. J'aimerais que tous les députés s'unissent pour vraiment fournir aux gens les solutions à long terme dont ils ont besoin.
Les néo-démocrates font cela. Nous utilisons chaque once d'influence que nous avons dans ce gouvernement minoritaire pour tenir les promesses sur lesquelles nous avons fait campagne et dont j'ai parlé lorsque j'ai fait du porte-à-porte dans London—Fanshawe. Nous travaillons sur les solutions qui, nous le croyons vraiment, aideront les gens.
Le projet de loi C‑31 fait partie de ces promesses. Il prévoit une prestation pour soins dentaires, du soutien au logement et plus d'argent dans les poches des Canadiens afin de faire face à l'augmentation du coût de la vie. La prestation pour soins dentaires pour les enfants de moins de 12 ans sans assurance aiderait les parents dont le revenu est inférieur à 90 000 $ à payer des soins dentaires indispensables pour leurs enfants.
Des paiements directs jusqu'à concurrence de 650 $ par année par enfant de moins de 12 ans seraient versés aux demandeurs admissibles. Des paiements pouvant atteindre 390 $ seraient versés aux familles dont le revenu se situe entre 70 000 $ et 79 999 $. Les Canadiens pourront demander et toucher la prestation avant de recevoir des soins dentaires. Ils n'auront pas à la recevoir après la prestation de soins, ce qui est formidable.
La prestation serait également souple, pouvant être utilisée pour tout soin dentaire fourni par un professionnel de la santé bucco-dentaire réglementé et autorisé à exercer dans la province ou le territoire du demandeur. Il s'agit là d'un point essentiel. Cette souplesse permettrait aux parents d'avoir des discussions avec leurs fournisseurs de soins bucco-dentaires afin de déterminer le traitement dentaire le plus approprié pour leurs enfants.
Faire en sorte que les enfants s'engagent dès un jeune âge sur la voie de la santé contribuera non seulement à les aider maintenant, mais soutiendra aussi l'ensemble du réseau de la santé pendant longtemps dans l'avenir. Nous savons tous qu'une bonne santé buccale est liée à une bonne santé globale. Par exemple, les bactéries responsables d'une infection buccale peuvent être propagées par le système sanguin dans d'autres parties de l'organisme et entraîner d'autres problèmes de santé, notamment des maladies cardiaques et des AVC.
La santé des dents et des gencives constitue un élément important de la santé globale à long terme. C'est précisément à cause d'un manque d'accès à des soins dentaires qu'il en coûte 155 millions de dollars par année au système de santé pour les soins dentaires d'urgence prodigués dans les hôpitaux canadiens.
Le projet de loi C‑31 vise également à ce que les Canadiens aient plus d'argent dans leurs poches, puisqu'il prévoit le versement d'un supplément ponctuel de 500 $ à l'Allocation canadienne pour le logement, pour aider à payer le loyer, et d'un supplément de 467 $ au remboursement de la TPS, pour aider à payer les factures.
Mercredi, Statistique Canada a révélé que le nombre de ménages locataires a augmenté deux fois plus vite que celui des ménages propriétaires. Le nombre de Canadiens locataires a augmenté de 21 % au cours de la dernière décennie. Entretemps, le coût moyen du loyer a augmenté de 17,6 % au cours des cinq dernières années, et on sait que cette hausse a été encore plus rapide dans de nombreuses régions du Canada. Les résidants de ma circonscription, London—Fanshawe, ont connu une des hausses de loyer les plus considérables, allant jusqu'à 26,5 %.
Avec la hausse de l'inflation, les locataires canadiens ont de la difficulté à joindre les deux bouts. La bonification de l'Allocation canadienne pour le logement et du remboursement de la TPS n'est que le début d'une aide concrète qui sera apportée aux Canadiens.
Il est clair que seul, le gouvernement libéral n'allait pas agir, et les conservateurs croient que les gens devraient se débrouiller seuls. Ces trois mesures qui vont changer la vie des familles sont uniquement le fruit des efforts du NPD.
Nous n'allons pas en rester là. Nous allons continuer de lutter pour veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à des soins dentaires complets dans notre système de soins de santé, et qu'ils aient également accès à des logements vraiment abordables.
Alors que l'inflation atteint un sommet inégalé en presque 40 ans, les travailleurs et leur famille tirent le diable par la queue. Les gens travaillent fort, ils jouent selon les règles, mais ils ont de plus en plus de difficulté à joindre les deux bouts. Soyons clairs, ce ne sont pas les travailleurs qui ont causé l'inflation. Ils ne devraient donc pas devoir en faire les frais.
Les profits trop élevés des grandes sociétés et la cupidité font grimper les coûts, mais les salaires ne suivent pas. Les grandes chaînes d'épicerie, les grandes pétrolières et les magasins à grande surface amassent des fortunes sur le dos des familles de travailleurs. Lorsque les temps sont difficiles, ce ne devrait pas être aux familles d'en payer le prix. Le 1 % le plus riche a truqué le système afin de soutirer de la richesse à la classe ouvrière. Même si les libéraux et les conservateurs se plaisent à dire qu'ils soutiennent les travailleurs, quand vient le temps d'agir, ils prennent toujours le parti des PDG.
Ce fossé abyssal entre les ultrariches et le reste de la population se creuse à un rythme effréné. À preuve, des multimilliardaires de ce monde vont se promener dans l'espace pour leur bon plaisir. Jeff Bezos a payé 5,5 milliards de dollars pour passer 11 minutes le plus loin possible du sol sur lequel les gens ordinaires marchent. Pendant ce temps, les employés de son entreprise, ces gens qui font toutes les tâches qui produisent ses profits faramineux, travaillent dans des conditions très difficiles et jugées inhumaines.
Bien sûr, nous avons tous entendu l'histoire de Galen Weston, le propriétaire de la chaîne de supermarchés Loblaws, qui est au cœur du scandale sur la fixation des prix du pain. Il utilise la période d'inflation actuelle pour accroître davantage ses profits. Depuis le début de la pandémie, il a engrangé les marges de profits les plus élevées, mais il a soutenu qu'il devait couper la prime salariale liée aux risques de la pandémie offerte aux employés de ses épiceries. Malgré sa fortune évaluée à plus de 10 milliards de dollars américains, cet homme prétend ne pas avoir les moyens de payer davantage que le salaire minimum à ses employés ni de leur verser la prime de 2 $ de l'heure, et ce, même si ceux-ci étaient en première ligne.
Bien qu'il soit facile de blâmer les plus riches de ce monde et de les accuser d'être sans cœur, ils sont libres d'agir impunément parce que les gouvernements leur en donnent la possibilité. Autement dit, chacun dans cette enceinte doit aussumer sa part de responsabilité pour ce problème.
Il y a d'autres cas d'inégalités au chapitre de la richesse. C'est une chose que je constate dans ma ville. La banque alimentaire de London connaît un achalandage record, avec plus de 20 000 clients par mois. Les temps sont durs.
Le projet de loi à l'étude pourrait aider les gens, mais ce n'est qu'un début. Nous devons continuer à améliorer les grands programmes sociaux, qui sont des solutions à long terme. C'est ce que font les néo-démocrates avec le projet de loi C‑31 et j'en suis fière.
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