Hansard
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Consultez le guide de l'usager
Pour obtenir de l’aide, contactez-nous
Ajouter un critère de recherche
Résultats : 1 - 15 de 17
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-11-07 17:45 [p.23410]
Ouvrir
Monsieur le Président, j'aimerais remercier mon collègue d'Edmonton-Ouest de son excellent discours. La pertinence de celui-ci renforce la position de notre parti, le parti des ententes de libre-échange et de l'économie. Je remercie également mon collègue de partager son temps de parole avec moi. J'en suis fier.
Aujourd'hui est une journée bien spéciale. Plus tôt, à la Chambre, nous avons eu une pensée toute spéciale pour les gens de nationalité juive. Nous avons pensé à eux, nous nous sommes excusés et nous reconnaissons que ce peuple a vécu l'une des plus grandes tragédies humaines et est encore debout. J'ai beaucoup de respect pour le peuple juif.
Le 27 octobre, à Pittsburgh, une synagogue a malheureusement été la cible d'une attaque. C'est inacceptable. Cela me rappelle la tuerie qui a eu lieu dans une mosquée à Sainte-Foy, où des gens qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment ont été victimes d'actes barbares. Dans une société civilisée, on ne peut pas accepter ce genre d'attaques. Le gouvernement doit mettre des mesures en place pour éliminer le plus possible ces actes de barbarie basés sur la race et la religion.
Aujourd'hui, je me lève pour parler du projet de loi C-85, Loi modifiant la Loi de mise en oeuvre de l’Accord de libre-échange Canada-Israël et apportant des modifications connexes à d’autres lois. Nous, les conservateurs, sommes le parti de l'économie, comme je l'ai dit d'entrée de jeu. C'est avec beaucoup de fierté que nous avons mis en place et développé plusieurs marchés. Nous sommes cohérents et avec nous, les bottines suivent les babines. Nous allons appuyer ce projet de loi en deuxième lecture, parce que c'est important de créer des routes de commerce, et celle-ci en est une autre.
En tant que partenaire commercial de longue date d'Israël, le Canada se doit de continuer de faire des affaires avec lui. Israël représente un marché important pour les biens et les services canadiens. La relation canado-israélienne est basée sur le partage des mêmes valeurs et des mêmes intérêts. Le Canada tire des avantages tangibles de cette forte relation.
Premièrement, concernant la sécurité, Israël est au coeur de la tempête dans laquelle se trouve le Moyen-Orient dans son ensemble, mais demeure un îlot de stabilité dans cette région de la planète. Le savoir et l'expérience partagés entre Israël et le Canada sont d'une importance croissante. Nous sommes tous conscients que, dans notre monde moderne, les menaces ne s'arrêtent pas aux frontières nationales. L'entente de sécurité signée par le Canada et Israël en 2008 sous le gouvernement conservateur de M. Harper rend permanente cette collaboration qui profite au Canada.
Deuxièmement, parlons de l'économie. Depuis 1996, le Canada et Israël sont liés par une entente de libre-échange qui a beaucoup contribué à l'intensification des échanges commerciaux entre les deux pays.
Troisièmement, il y a la technologie. Israël a la plus importante concentration de firmes de haute technologie après Silicon Valley, aux États-Unis. Israël est un modèle d'innovation. J'ajouterais que j'ai eu le privilège, en tant que parlementaire, de visiter Israël et la Palestine, et je dois dire que les gens qui y habitent sont des gens déterminés et intelligents qui ont un savoir extraordinaire. Nous devrions nous inspirer de leurs façons de faire pour démarrer de nouvelles entreprises ici, au Canada.
En Israël, les start-ups, comme on les appelle dans le langage des entreprises, sont appuyées et stimulées par un modèle impressionnant. Leur développement est notamment appuyé par les universités, et là-bas, le risque fait partie de l'équation. Ici, au Canada, on devrait penser à permettre plus de risque en ce qui a trait aux start-ups, car lorsqu'une entreprise devient un leader mondial, même si ce n'est qu'une seule parmi une centaine, on marque des points.
Nous avons donc tout intérêt à prévoir un modèle qui s'arrime avec celui d'Israël en ce qui concerne les start-ups.
Nous sommes d'ailleurs déjà liés par la Fondation Canada-Israël pour la recherche et le développement industriels, la FCIRDI. Celle-ci accepte les propositions de projets en recherche et développement, dans tous les domaines de la technologie, qui n'ont aucune application militaire ou de défense. Cependant, une attention particulière est accordée aux projets en aérospatiale, en agriculture et aliments transformés, en services financiers, en technologies de l'information et des communications, en sciences de la vie, en pétrole et gaz et en technologies durables. Ces relations sont bénéfiques pour nos deux pays.
L'Accord de libre-échange Canada-Israël, l'ALECI, a été signé le 31 juillet 1996 et est entré en vigueur le 1er janvier de l'année suivante. Il y a donc plus de 20 ans de cela. Ce projet de loi vise à étendre le périmètre de l'Accord et fait suite à deux initiatives qui ont été lancées en 2010 et en 2014. Ces initiatives ont abouti en juillet 2015 et touchent les éléments suivants: une réduction des droits de douane pour l'ensemble des matières agricoles; les procédures de protection des investissements; les mesures sanitaires; le droit intellectuel; et les barrières non tarifaires.
Nous pouvons d'ailleurs lire ceci sur le site Web du gouvernement du Canada concernant l'Accord de libre-échange Canada-Israël, sous la rubrique « Survol de la modernisation et chapitres »:
En juillet 2015, le Canada et Israël ont terminé leurs négociations visant à mettre à jour quatre chapitres de l’Accord (le règlement des différends, l’accès aux marchés pour les produits, les dispositions institutionnelles et les règles d’origine). L’Accord a aussi été élargi afin d’y inclure sept nouveaux chapitres (le commerce électronique, la propriété intellectuelle, les mesures sanitaires et phytosanitaires, les obstacles techniques au commerce, le commerce et l’environnement, le commerce et le travail, ainsi que la facilitation du commerce).
Cela m'amène à dire qu'on a perdu trois ans à mettre à jour cet accord qui avait été conclu en 2015 sous le gouvernement Harper. J'ajouterais que le protocole portant amendement à l'Accord de libre-échange Canada-Israël a été signé à Montréal le 28 mai 2018, trois ans plus tard, mais qu'il n'est pas encore entré en vigueur. Jusqu'à son entrée en vigueur, l'accord de libre-échange de 1997 continue de s'appliquer.
Les discussions se sont terminées en 2015 et nous sommes maintenant à la fin de 2018. Nous avons donc perdu trois ans. Ce sont des milliards de dollars que nous avons perdus à cause de la lenteur de ce gouvernement. Le gouvernement conservateur a négocié les ententes et le gouvernement libéral actuel se pète les bretelles et signe les ententes.
N'oublions pas l'Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste. Ce traité multilatéral de libre-échange signé le 4 février 2016 vise à intégrer les économies de l'Asie-Pacifique et de l'Amérique. Les négociations de l'Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste ont démarré en 2008 sous le gouvernement Harper. En juin 2012, le Canada et le Mexique se sont joints aux négociations. Le 4 février 2016, l'Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste a été signé solennellement. Il doit être soumis à la ratification de 12 pays et ce processus est toujours en cours. Encore une fois, cela démontre qu'avec les libéraux, les choses avancent lentement.
Ensuite, il y a eu l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne, l'AECG. Encore une fois, qui a mis cela en place? C'est le gouvernement Harper. C'est le Parti conservateur, le parti de l'économie qui prône l'ouverture de nouvelles routes commerciales. Je pense d'ailleurs que cela est très légitime, puisque notre voisin du Sud a une attitude imprévisible. Malheureusement, encore ce matin, je lisais que notre premier ministre avait annoncé qu'on allait signer l'accord avec les États-Unis même si on n'enlevait pas les tarifs sur l'acier, le bois et l'aluminium.
C'est bien de faire des accords, mais il faut avoir des leviers de négociation. Malheureusement, quand ce gouvernement signe des accords, il se sert de nos accords et de nos objectifs et ne fait que continuer notre travail. Pour ce qui est de l'accord avec les États-Unis et le Mexique, les choses ne se seraient pas passées de la même façon si le gouvernement conservateur était au pouvoir.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-11-07 17:57 [p.23411]
Ouvrir
Monsieur le Président, nous ne ferons pas d'interprétation à savoir qui est le plus fort. Je veux tout simplement dire que, en tant que parlementaires, il faut s'élever au-delà de la partisanerie et faire en sorte de nouer des relations internationales afin d'avoir des accords de libre-échange rentables pour les Canadiens.
Dans le dossier le plus récent, celui de l'AEUMC, le Canada est arrivé en dernier pour négocier. Il a fallu 13 mois de négociations. Malheureusement, ces négociations n'ont pas éliminé tous les irritants. Il y a des taxes américaines sur l'aluminium, l'acier et le bois d'oeuvre. De l'autre côté, il y a des taxes à la consommation sur des produits.
Comme je l'ai déjà dit à la Chambre, une entreprise de ma circonscription, qui a son siège social au Canada, a développé une industrie aux États-Unis. Cette entreprise canadienne produit des barres tendres aux États-Unis et elle doit payer des taxes pour exporter ses produits au Canada. C'est inacceptable.
Je pense qu'on doit s'élever au-dessus de la partisanerie afin d'accélérer le processus pour avoir les meilleurs traités de libre-échange avec plusieurs pays.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-11-07 17:59 [p.23411]
Ouvrir
Monsieur le Président, j'aimerais saluer mon collègue de Trois-Rivières. Il a une question intéressante.
Ici, au Parlement, notre travail est d'améliorer les projets de loi afin qu'ils soient meilleurs. Ce soir, j'ai permis à mon collègue de manifester ses intérêts par rapport au projet de loi que les libéraux vont déposer. Nous sommes présentement à la deuxième lecture du projet de loi C-85 et nous en débattons parce que nous voulons améliorer les choses. J'espère que son message a été entendu.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-10-05 10:33 [p.22264]
Ouvrir
Monsieur le Président, j'aimerais remercier mon collègue du Parti libéral de Mississauga-Centre de son discours et de s'être inspiré de ce que le Parti conservateur a fait à l'époque lorsqu'il a mis la table.
Mon collègue de Skeena—Bulkley Valley vient de demander ce qu'est la différence entre le Parti conservateur et le Parti libéral. Je lui répondrai que le Parti conservateur, c'est le parti de l'économie et le Parti libéral, on ne sait pas ce que c'est, mais il a eu la générosité de s'inspirer de notre idée et de notre initiative pour mettre en place le projet de loi C-79, qui porte sur l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste.
Le PTPGP est un nouvel accord de libre-échange. Il est intéressant sur le plan de l'économie et pour le gouvernement d'ouvrir des marchés pour qu'on puisse prospérer. Prospérer veut dire de permettre à nos entreprises d'être très impliquées à l'échelle internationale pour augmenter les revenus et créer de la richesse. La création de cette richesse permet à ces entreprises et à nos gouvernements de rendre disponible de l'argent pour créer des programmes sociaux et pour aider les gens qui sont plus démunis.
Créons de la richesse et offrons-nous des programmes sociaux. Les libéraux, présentement, travaillent à dépenser beaucoup d'argent, mais ils se servent d'un mécanisme mis en place par le Parti conservateur pour peut-être espérer créer de la richesse.
Ce qui est intéressant, c'est que le PTPGP permet d'ouvrir des marchés avec l'Australie, Brunei, le Canada évidemment, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam.
J'insiste encore sur le fait que cela a été initié par le Parti conservateur. Ils se plaisent beaucoup à utiliser le nom de l'ancien premier ministre que j'estime beaucoup. Il est une des raisons pour lesquelles je suis en politique, aujourd'hui. Stephen Harper, économiste de formation qui ne joue pas au théâtre, a mis en place des moyens pour développer l'économie canadienne, et j'en suis très heureux.
Cela démontre l'improvisation des libéraux. On l'a vu avec l'ALENA qui est maintenant l'AEUMC; le C est pour « Canada ». Le C est la dernière lettre de l'acronyme, parce que nous sommes les derniers dans la trilogie à avoir signé ou avoir conclu une entente. Alors, on voit qu'il y a improvisation de la part des libéraux et c'est insécurisant.
Mon chef, le chef du Parti conservateur, a écrit au premier ministre du Canada cet été pour accélérer le processus, dans un contexte où il y avait des négociations. Cela fait 13 mois que notre gouvernement négocie avec notre voisin du sud, les États-Unis. Je pense que, stratégiquement, c'était intéressant de démontrer que nous n'étions pas vulnérables face aux États-Unis, qu'ils sont un marché très important, mais que nous voulions développer d'autres marchés pour avoir un pouvoir de négociation avec les États-Unis.
Mon chef a communiqué avec le premier ministre du Canada pour accélérer le processus. L'important, dans ce traité, c'est d'être parmi les six premiers signataires pour que l'entente entre en vigueur. Encore une fois, l'improvisation, l'amateurisme et le manque de rigueur du gouvernement libéral font que nous sommes ici, au mois d'octobre, à la veille de l'Action de grâce, pour parler de l'entente du PTPGP. Alors, on perd du temps.
On sait qu'en économie, lorsqu'un joueur n'est pas là et que les commandes arrivent, il faut que le client soit déçu pour que l'entreprise puisse aller chercher ce client-là. C'est comme pour la construction d'un siège social, lorsqu'on a des occasions d'amener des sièges sociaux ici, mais qu'ils vont s'installer ailleurs. On n'en construit pas tous les jours, toutes les semaines ni tous les mois. Ce sont des cycles et des investissements. Lorsqu'une entreprise est installée dans une région ou dans un pays, le fait de transférer le siège social dans un autre pays est complexe. Il faut être sérieux comme gestionnaire.
Voici ce qui est écrit sur le site d'Exportation et développement Canada: « Grâce aux accords de libre-échange comme le PTPGP, vous pouvez attirer plus facilement de nouveaux clients commerciaux; soumissionner pour des contrats gouvernementaux étrangers; réduire ou éliminer la facture de tarifs douaniers sur les biens et services que vous achetez. »
C'est un site du gouvernement fédéral qui fait la promotion des avantages d'un accord de libre-échange. Selon moi, c'est ce qu'un gouvernement doit faire. Le gouvernement actuel a été lent, a improvisé et a manqué de rigueur. Peut-être que le premier ministre avait le goût d'être en vacances cet été. Nous, les conservateurs, étions prêts à faire avancer le dossier pour accélérer le processus. Malheureusement, le premier ministre a répondu à notre chef qu'il ne pouvait pas et que les choses suivraient leur cours. C'est pour cela que nous débattons de ce projet de loi aujourd'hui.
Comme je le mentionnais tout à l'heure, l'entente entrera en vigueur 60 jours après que six pays l'auront signée. Si on retarde cela, si on n'est pas dans les six premiers pays, cela veut dire qu'on ne participe pas à l'accélération de la mise en place de cette entente. Est-ce que le gouvernement libéral veut vraiment ouvrir des marchés? C'est assez particulier. Dimanche soir dernier, à 22 heures, durant le jour du Seigneur, le premier ministre a décidé d'organiser une rencontre ici, avec le Conseil des ministres. Voilà qu'il se réveille. Il y a une urgence et il faut aller vite. L'amateurisme du gouvernement nous démontre qu'il a accéléré les choses de façon irresponsable dans le dossier de l'AEUMC. Le « C » est pour le petit Canada, qui est dans le trio, avec le grand marché que sont les États-Unis.
Il n'y a pas de cohérence dans ce gouvernement, est c'est ce qui est malheureux. Il a accéléré le processus. Je ne sais pas quelle mouche l'a piqué. Pourtant, habituellement, au mois d'octobre, les mouches sont plutôt en hibernation. En tout cas, je ne sais pas quelle mouche a piqué le premier ministre pour qu'il décide d'accélérer le processus et de donner sans recevoir.
Je ne suis pas un expert négociateur. Je n'étais pas assis à la table aux États-Unis pour négocier. Lorsqu'on fait une négociation, habituellement, on donne et on reçoit. Il y a un levier. On accepte de sacrifier « X » à la condition que l'autre partie donne « Y ». C'est un vieux principe et ça ne prend pas la tête à Papineau — j'insiste sur le mot « Papineau » — pour faire en sorte d'avoir un give and take. Je le dis en anglais pour que tout le monde comprenne. C'est cela une négociation.
Regardons ce que le gouvernement libéral a reçu en échange de ses dons. Je suis obligé de dire que je ne vois rien dans mes notes. Il n'y a pas de gains. On donne, on se réjouit, on est contents et on dit « bravo, mission accomplie ». Oui, il est important d'avoir un marché avec les États-Unis, mais il ne faut pas négocier à genoux. Il faut se tenir debout. Il y avait un rapport de force à établir. Le processus était en cours, puis une mouche a piqué quelqu'un autour de la table et on a décidé qu'il fallait aller très vite. C'est assez dramatique.
Dans l’Accord États-Unis—Mexique—Canada, le Canada a fini troisième. Les États-Unis se sont entendus avec le Mexique et on dit au Canada qu'il pouvait embarquer si cela lui tentait, mais que si cela ne lui tentait pas, ils allaient continuer. Quel beau rapport de force. Le gouvernement libéral de notre premier ministre a donné l'accès au marché du lait sans retour, sans accès pour nos agriculteurs et nos producteurs de lait au marché américain. Au moins, dans le PTPGP, il y a un accès au marché.
Le gouvernement a abdiqué devant les États-Unis en laissant la surtaxe sur l'acier, sur l'aluminium et sur le bois d'oeuvre. On donne, on négocie, la partie adverse trouve un moyen de mettre de la pression, mais après être arrivé à une entente, elle ne retire pas les outils qui lui ont servi à faire pression lors de la négociation. C'est assez particulier.
De plus, l'entente prolonge la période de brevet pour les produits pharmaceutiques. Cela veut dire que cela va coûter beaucoup plus cher aux Canadiens pour se soigner. C'est assez impressionnant comme négociation ou comme gain.
Par ailleurs, on va limiter le développement de l'industrie automobile au Canada. Il y a maintenant des quotas, alors qu'il n'y en avait pas. Qu'a-t-on eu en retour?
Il y a encore beaucoup d'autres éléments. Je ne peux pas en faire toute la nomenclature. Cela dit, plus on lit, plus on découvre des choses, et le diable est dans les détails. Ce que je vais dire est particulier: nous allons devoir le demander au président des États-Unis avant de conclure des accords commerciaux avec d'autres pays. J'en tombe en bas de ma chaise — je le dis mais je ne le ferai pas. Je ne comprends pas cela.
Or notre premier ministre se réjouit et est heureux de la négociation. Comme je l'ai déjà dit, c'est important d'avoir une entente de libre-échange avec les États-Unis, dont le marché est très important pour nous. Ce marché représente pratiquement 80 % de nos exportations. En effet, c'est important, mais pas à n'importe quel prix. Le gouvernement a sauvé les meubles, et il s'en réjouit! Pourtant, nous n'avons rien en retour.
On nous dit que la négociation est terminée. Dans ma circonscription, Portneuf—Jacques-Cartier, une entreprise fait des affaires aux États-Unis et au Canada. Malheureusement, son produit fait partie de la liste des produits surtaxés, un outil qui permettait de mettre de la pression afin de négocier la nouvelle entente. Si cette entreprise développe certains produits aux États-Unis pour répondre aux marchés du Canada et des États-Unis et les importe au Canada, elle devra payer une surtaxe.
Biscuits Leclerc Ltée, pour ne pas le nommer, est une entreprise reconnue et présente dans 20 pays. Il s'agit d'une entreprise canadienne dont le siège social est situé au Canada. Heureusement — je m'en réjouis énormément —, il est situé dans ma circonscription, plus précisément dans le parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures. Qu'a-t-on fait pour démontrer l'importance de cette entreprise? On a nommé ce parc industriel le « Parc industriel François-Leclerc », en reconnaissance du lieu qu'elle a choisi pour installer son siège social. Elle est prospère chez nous et croit en nous; nous croyons aussi en elle.
Je reviens à mon histoire. Cette entreprise produit des biscuits qu'elle envoie au Canada. Elle fabrique ses propres produits, et elle les exporte au Canada. Savez-vous combien représente annuellement la surtaxe? Elle représente 1 million de dollars. Cette surtaxe est encore en vigueur aujourd'hui, malgré que le gouvernement se soit réjoui d'avoir tout soit réglé et d'avoir bien négocié. C'est un exemple assez particulier.
Donald Trump, lors de la conférence qu'il a donnée après la signature, a donné un discours triomphal. Lui, il était heureux. Il avait gagné. Cependant, qu'est-ce que le Canada a gagné? On a sauvé les meubles.
Dans cette entente, qu'on n'a pas fini de négocier, puisqu'il y a encore des surtaxes de part et d'autre de la frontière sur l'acier et sur les biscuits, on a même dit qu'on maintenait la surtaxe sur l'acier et sur l'aluminium au nom de la sécurité nationale. Pourquoi donc ne pas avoir invoqué la sécurité alimentaire lors des négociations pour dire que nous ne céderions pas sur la gestion de l'offre? Au Canada, les normes en matière de sécurité, de contrôle de la production et d'hygiène auxquelles sont soumis les producteurs de lait et de bien d'autres produits sont plus élevées. Santé Canada fait un travail respectable, mais les règles ne sont pas les mêmes aux États-Unis.
Lorsqu'on fait du commerce et que, de l'autre côté de la frontière, dans l'autre pays, les normes sont moins élevées, cela signifie que les coûts de production sont aussi moins élevés. Il s'agit alors d'une concurrence déloyale. Pourquoi les négociateurs du gouvernement libéral n'ont-ils pas plaidé la sécurité alimentaire pour fermer la porte en ce qui concerne la gestion de l'offre? Ce gouvernement avait dit à tous les agriculteurs qu'il allait protéger la gestion de l'offre. Quelle belle protection! Il n'a rien protégé, il a plutôt ouvert une brèche. Dans les autres accords, il y avait des compensations et des accès aux marchés.
Hier, le premier ministre est allé rencontrer des agriculteurs et il leur a dit que la ministre leur accorderait peut-être une compensation totale. Maintenant, ils reculent. Les gens constatent ce que nous constatons depuis trois ans ici, à la Chambre des communes: ce gouvernement ne maîtrise pas la situation. Il fait des consultations et a de belles paroles, mais il n'est pas proactif. À preuve, les libéraux se sont inspirés du travail de notre gouvernement pour faire le PTPGP dont on parle aujourd'hui, et j'en suis très fier. Cela doit signifier que nous avons fait quelque chose de bien dans le passé. L'économie au Canada, c'est le Parti conservateur.
Nous avons fait énormément de bonnes choses. Beaucoup de Canadiens que je rencontre me répètent qu'ils s'ennuient du gouvernement précédent, et c'est de la musique à mes oreilles. Je m'en réjouis. J'aurai d'ailleurs la chance d'en rencontrer d'autres, puisque nous retournons dans nos circonscriptions la semaine prochaine. Cet été, échec après échec, ce gouvernement a permis aux citoyens canadiens de voir sa vraie nature.
J'ai un conseil à donner aux libéraux. Je ne suis pas un expert, mais j'ai des sources. Dans le Business Insider, M. Jeff Haden donnait 12 trucs de négociation. Je les aurais tous commentés, mais puisque je n'en aurai pas le temps, je vais simplement les énumérer: partir le bal; rester calme; savoir ce que l'on veut — il y a des gros points d'interrogation dans mes yeux à ce sujet —; prévoir le meilleur scénario; fuir les échelles; éviter les compromis; se donner une marge de manoeuvre; le temps est un allié; ne pas se laisser impressionner; éviter les culs-de-sac; éviter qu'il y ait un gagnant et un perdant; et créer une relation.
À plusieurs de ces chapitres, les négociateurs du Parti libéral ont totalement échoué. En fait, il n'y a rien à évaluer, ils n'ont pas eu de résultats. J'aurai l'occasion d'en dire davantage à ce sujet.
Comme je le mentionnais dans mon allocution, nous allons appuyer cette entente. L'ouverture des marchés est importante. Il faut d'abord créer de la richesse et par la suite s'offrir des programmes sociaux.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-10-05 10:54 [p.22267]
Ouvrir
Monsieur le Président, j'aimerais remercier mon collègue de Mississauga—Lakeshore de sa question.
Il faut mentionner que nous avons laissé la maison propre. Nous avons laissé les finances du Canada avec un surplus budgétaire. C'est un élément important lorsqu'on parle de prospérité économique. J'aimerais rappeler à mon très chaleureux collègue que le Canada a été le premier pays du G7 à se sortir la tête de l'eau après la crise économique.
Où est-elle, la crise économique des libéraux? Pourquoi font-ils autant de déficits? Pourquoi dépensent-ils sans être responsables? Cela va être beau tantôt, quand les taux d'intérêt vont augmenter et quand on fera face à une crise économique. Où sont l'oxygène et l'espace qui permettraient d'investir dans notre société pour contrer les crises économiques? Voilà une question importante.
Nous, les conservateurs, nous sommes tenus debout. Nous avons rempli nos engagements. Je réaffirme que nous sommes le seul parti au pays qui a comme priorité l'économie.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-10-05 10:56 [p.22267]
Ouvrir
Monsieur le Président, j'aimerais remercier ma collègue de Jonquière.
C'est tout à fait normal que l'économie, les marchés et les transactions avec des pays avec lesquels on n'a pas d'entente, soient moindres. Quand on a une entente, on enlève les barrières et cela permet de conquérir les marchés, de part et d'autre. Ils viennent ici, et nous allons là-bas. C'est à nous d'être créatifs, de saisir les occasions et de faire en sorte que nos entreprises canadiennes puissent être prospères dans ces régions.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-10-05 11:18 [p.22271]
Ouvrir
Monsieur le Président, le gouvernement dit avoir négocié une bonne entente. Les libéraux se réjouissent de l'Accord États-Unis—Mexique—Canada. Pour moi, la définition de négocier est de donner des choses et d'en recevoir en retour. Ils ont donné accès au marché du lait. Ils ont abdiqué face aux États-Unis en laissant la surtaxe sur l'acier, l'aluminium et le bois d'oeuvre. Ils acceptent que les médicaments coûtent plus cher. Ils mettent des quotas sur l'industrie automobile. En plus, on va devoir demander la permission au président Trump si on veut faire des accords commerciaux avec d'autres pays. Ils appellent cela une bonne entente.
Où sont les gains?
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-10-05 11:19 [p.22272]
Ouvrir
Monsieur le Président, comment ce gouvernement libéral peut-il se réjouir de l'Accord États-Unis—Mexique—Canada, le Canada étant le petit dernier? La négociation n'est pas finie, car les produits surtaxés par le Canada pour mettre de la pression pendant les négociations avec les États-Unis s'appliquent encore aujourd'hui.
Dans Portneuf—Jacques-Cartier, à titre d'exemple, Biscuits Leclerc, qui possède des usines de production au Canada et aux États-Unis, doit payer une surtaxe, comme je l'ai déjà dit, pour importer ses propres produits dans son propre pays.
Quand ce gouvernement va-t-il retirer ces taxes pour que les consommateurs puissent payer moins cher pour leurs produits de consommation?
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-10-05 12:15 [p.22282]
Ouvrir
Monsieur le Président, j'aimerais remercier ma collègue du Québec et députée de Rivière-des-Mille-Îles de sa question. Il faut comprendre qu'il y a moins de risque qu'une agression culturelle vienne des pays d'Asie que de nos voisins du Sud. J'aimerais rappeler à ma collègue que nous ne sommes pas contre les accords de libre-échange. Nous y sommes très ouverts. Si je n'ai pas parlé abondamment du PTPGP, c'est que j'ai voulu démontrer l'aberration, le manque de rigueur, l'amateurisme du gouvernement en place dans la stratégie de négociation des accords de libre-échange.
Encore une fois, comme je l'ai mentionné plus tôt, on a négocié des choses et mis en place des éléments pour mettre de la pression, mais une fois que l'entente est signée, on laisse les outils en place et on pénalise les Canadiens et les Canadiennes qui, comme consommateurs, vont payer leurs achats plus cher. Je pense que la députée devrait être sensible à cela, d'autant plus qu'elle a présenté un projet de loi allant dans le même sens au sujet des frais des cartes de crédit. Son gouvernement devrait faire preuve de cohérence pour minimiser les coûts pour les consommateurs.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-10-05 12:17 [p.22283]
Ouvrir
Monsieur le Président, j'aimerais saluer mon collègue de Joliette, qui pose une question très pertinente. En fait, il faut comprendre que les libéraux se sont inspirés des conservateurs pour écrire l'entente du PTPGP. Je trouve cela intéressant. Toutefois, ils auraient dû continuer à s'inspirer de ce que nous avions mis en place, parce que nous avions prévu une compensation.
Au sujet du nouvel accord, l'AEUMC, le premier ministre a mentionné, tout au long des 13 mois de négociations, qu'il allait protéger la gestion de l'offre. Nous le lui avons suggéré et nous lui avons demandé s'il allait la protéger de façon intégrale. Malheureusement, on a vu le résultat.
Hier, ils ont rencontré les agriculteurs et les producteurs de lait. Le premier ministre a parlé d'indemniser les producteurs « de façon équitable », alors que sa ministre parlait précédemment de les indemniser en totalité.
Aujourd'hui, à la Chambre, on a entendu les mêmes mots. On est en train de changer le discours. Voilà la vraie face du gouvernement libéral devant nos agriculteurs. Il ne tient pas ses promesses comme dans bien d'autres dossiers.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2018-10-05 12:20 [p.22283]
Ouvrir
Monsieur le Président, il faut comprendre que le seul parti de la Chambre qui connaît l'économie, qui travaille pour la prospérité, qui développe consciencieusement des mécanismes économiques importants et performants, c'est le Parti conservateur. On ne peut pas fermer des marchés. Ce que nous disons, c'est que nous aurions voulu avoir beaucoup plus et que nous aurions eu beaucoup plus. Malheureusement, c'est le gouvernement libéral que la population a choisi en 2015 et il faut vivre avec cela.
La gestion de l'offre a été sacrifiée par les libéraux sans compensation. Il ne faut pas oublier que la Chambre ferme aujourd'hui pour une semaine. Nous allons dans nos circonscriptions, et lundi, c'est la fête des récoltes. J'espère que nos agriculteurs pourront vendre leurs récoltes et bien exploiter leurs fermes. Je souhaite à tous une très joyeuse Action de grâce.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2017-06-08 14:48 [p.12314]
Ouvrir
Monsieur le Président, dans le dossier du bois d'oeuvre, nous ne voulons pas n'importe quelle entente, comme ils le disent, nous voulons une entente qui servira notre industrie. Pourquoi, dès que la surtaxe des États-Unis a été annoncée, le gouvernement du Québec a-t-il été capable, le jour même, d'annoncer un programme d'aide pour soutenir l'industrie, alors que cela a pris six semaines pour qu'Ottawa présente un programme d'aide financière? De plus, cela fait 20 mois que ce gouvernement négocie une entente et il est incapable d'arriver à un résultat.
Comment les milliers de travailleurs canadiens peuvent-ils faire confiance à ce gouvernement libéral? Cela fait 20 mois.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2017-06-01 14:55 [p.11849]
Ouvrir
Monsieur le Président, le gouvernement vient d'accoucher d'une souris. Au lieu de prendre le taureau par les cornes et de conclure une entente avec les États-Unis, il préfère s'agenouiller dans le dossier du bois d'oeuvre. Le gouvernement manque de leadership et ne sait pas négocier. Il doit protéger l'industrie du bois d'oeuvre et créer des emplois.
Les libéraux abandonnent nos régions. Ce que les travailleurs veulent, c'est une entente signée qui permettra une industrie stable et prospère. Quand le gouvernement signera-t-il une nouvelle entente avec notre partenaire principal, les États-Unis?
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2017-03-09 15:04 [p.9608]
Ouvrir
Monsieur le Président, il faut créer des emplois permanents.
Ce gouvernement ne fait rien de concret pour aider l'économie de nos régions. Il y a son inaction dans le dossier du bois d'oeuvre, et pire encore, en ce qui concerne l'entente sur l'ALENA, naïvement, notre premier ministre s'est mis à genoux devant le président des États-Unis. Ce gouvernement libéral doit soutenir nos régions et donner de l'espoir à ces gens qui ont grandement contribué à la prospérité de notre beau pays qu'est le Canada.
Ce gouvernement veut-il fermer nos régions? Si non, il doit agir maintenant.
Réduire
Voir le profil de Joël Godin
PCC (QC)
Voir le profil de Joël Godin
2016-09-30 11:30 [p.5333]
Ouvrir
Madame la Présidente, j'invite le gouvernement à prendre ses responsabilités. Il mène plusieurs consultations et plusieurs comités et il travaille à plusieurs dossiers, mais rien n'avance.
Il y a un dossier urgent, et c'est celui du bois d'oeuvre. Dans quelques jours, l'entente prendra fin. Il faut savoir ce qui arrivera à cette industrie. C'est important pour les régions.
Quand le gouvernement pourra-t-il, au-delà des belles paroles, conclure une entente dans l'intérêt des familles canadiennes?
Réduire
Résultats : 1 - 15 de 17 | Page : 1 de 2

1
2
>
>|
Exporter en: XML CSV RSS

Pour plus d'options de données, veuillez voir Données ouvertes