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Lib. (QC)
Nous reconnaissons que les étudiants qui étudient à la maison doivent utiliser de l'équipement électronique. Ils ne peuvent certainement pas le faire sans accès à Internet. C'est un défi même dans les maisons les plus modernes, alors imaginez ce qu'il en est dans le scénario que vous venez d'évoquer.
Concernant le Nunavik, il faut parler de l'engagement que nous avons en commun avec le gouvernement québécois. C'est une responsabilité partagée.
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Lib. (QC)
En ce qui concerne la Colombie-Britannique, je dirais que ce travail est principalement effectué par l'entremise de l'Autorité sanitaire des Premières Nations, mais pour ce qui est de la question générale des stocks, nous sommes passés à un délai d'exécution de 24 heures. Maintenant, la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits et les ressources dont nous disposons servent essentiellement à répondre aux besoins du milieu des soins de santé et des services essentiels dans les communautés autochtones. Notre délai d'intervention s'est amélioré, si bien que le tout se fait en 24 heures.
Manifestement, au début, il y avait une certaine confusion dans l'ensemble du Canada en ce qui concerne la manière, le moment et le lieu d'utilisation et de déploiement de l'équipement de protection individuelle, et nous avons tenu des discussions sur les besoins. De toute évidence, nous avons reçu un message clair selon lequel nous devions agir et accroître notre communication avec les communautés pour déterminer, d'abord et avant tout, le protocole lié à l'équipement de protection individuelle. Des choses très simples deviennent assez complexes et compliquées, en particulier dans le contexte des régions éloignées du Nord, comme les procédures d'enfilage et de retrait, une expression qui revient souvent de nos jours. Il fallait également déterminer l'utilisation appropriée de l'équipement de protection individuelle, en plus de préciser quand et comment l'utiliser pendant les tests.
Je vais laisser Mme Gideon compléter la réponse à cette question.
Pourriez-vous ajouter quelques observations, madame Gideon?
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Lib. (QC)
Je crois qu’il y en a d’autres, mais je vais laisser le soin à Mme Gideon de répondre à cela.
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Lib. (QC)
D'abord, pour revenir à votre précédente question, madame McCleod, le nombre de machines GeneXpert qui ont été déployées est en fait de 77.
Ce que je dirais, c’est que l’une des leçons que nous avons tirées de la grippe H1N1, c'est que nous ne voulions pas que, dans ce contexte de crise, le personnel infirmier ou d'autres aidants entrent et sortent des communautés. Ils deviennent eux-mêmes des vecteurs, en particulier dans des situations où ils sont manifestement là pour soigner et aider. C’est pourquoi nous disposons d’un protocole assez élaboré — qu’il s’agisse d’isoler les personnes avant leur entrée ou d’autres méthodes — pour répondre à tout scénario particulier. Cela a été un énorme défi logistique, et il a en outre fallu recourir à des vols nolisés. Nous sommes conscients de cela.
En ce qui concerne les exemples particuliers de membres du personnel infirmier qui sont eux-mêmes devenus des vecteurs, je suppose que vous voulez dire qu’ils n’ont pas été infectés uniquement pour ensuite être empêchés... mais qu’ils ont été infectés et qu'ils ont ensuite propagé... Je m’en remettrais à Mme Gideon ou au Dr Wong pour répondre à cela, mais d’après tous les rapports que j’ai reçus, cela a été extrêmement rare.
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Lib. (QC)
Merci beaucoup de cette importante question, car elle concerne les défis que nous avons dû relever et les autorités politiques et administratives strictes auxquelles nos ministères ont dû faire face. Elle porte également sur la façon dont nous avons tous dû sortir des sentiers battus pour remédier aux vulnérabilités là où elles s'expriment, notamment en ce qui a trait aux 50 % ou plus de la population autochtone qui vivent « hors réserve ». La manifestation la plus commune de cela est la réalité des grands centres urbains comme Montréal, Toronto, Ottawa, Vancouver, Calgary et Edmonton, mais il y a aussi celle d'endroits comme La Loche, où s'est produite l'une des pires éclosions. C’est un sujet qui touche beaucoup le député Vidal, car je connais son engagement à veiller à ce que des ressources adéquates soient déployées dans ces communautés.
Nous avons reconnu ce problème, car ces vulnérabilités existent bel et bien, mais lorsque vous parlez de chevauchements complexes de compétences, il y a évidemment des problèmes quant à la prestation des soins de santé, prestation qui, dans ces cas, relève principalement et exclusivement des gouvernements provinciaux ou territoriaux. C’est un problème qui a eu une incidence sur les pouvoirs stricts associés aux fonds que nous avons accordés.
Nous savions dès le début que les 15 millions de dollars consacrés à l'aide en milieu urbain étaient largement insuffisants. Nous avons donc dégagé 75 millions de dollars qui devaient être distribués à l'échelle d'un vaste réseau d’organisations et d’organismes communautaires qui accomplissent un travail concret et essentiel pour assurer la sécurité des personnes — qu’il s’agisse de sécurité alimentaire ou de soutien sur le plan culturel — ou pour garder des portes ouvertes. Je pense au Foyer pour femmes autochtones de Montréal, qui accomplit un travail incroyable pour faire en sorte que les gens soient en sécurité, en vie et bien entourés pendant cette pandémie. Je pense à certains soutiens mobiles dans le centre-ville de Toronto, que Mme Damoff a contribué à annoncer et à promouvoir. C’est le résultat d’un travail de sensibilisation de la part de tous les partis. Tous les partis sans exception sont venus me voir pour me dire que nous devrions faire plus pour les communautés autochtones en milieu urbain. Cela a donné des résultats dans les domaines que j’ai mentionnés, y compris en matière de sécurité alimentaire. Cela a permis en outre de soutenir des modèles de réduction des méfaits sous diverses formes, qu’il s’agisse d’un abri pour les personnes qui ne sont pas sobres ou d’autres types de soutien pour ceux qui ne bénéficient peut-être pas d’un approvisionnement digne de confiance.
Ce sont tous des éléments où nous avons constaté ce que j’appelle un « vide administratif », c'est-à-dire un aspect où aucun des trois ordres de gouvernement — fédéral, provincial et territorial — n'était présent. La COVID ne vérifie pas la Constitution avant d’infecter quelqu’un, et là où nous l'avons vue, elle s’en est prise aux plus vulnérables. Les communautés autochtones qui se sont réunies, les Métis, les Dénés... La Loche a été le théâtre d'une propagation très alarmante au début de la pandémie. Deux cents personnes ont été infectées dans une collectivité qui a connu son lot de difficultés, mais la communauté a fait front commun avec une équipe d’intervention d’urgence. Nous avons appuyé cette charge en offrant du financement, et elle a pu endiguer la propagation. Il s'est fait là un travail formidable.
C’est en partie la réponse du gouvernement fédéral à une question administrative très délicate sur laquelle nous n’avons pas pu fermer les yeux, mais c'est aussi le résultat d'un engagement qui se manifeste au-delà des lignes de parti. Je pense que nous devons continuer à travailler ensemble sur cette question, parce que nous ne sommes pas au bout de nos peines, tout particulièrement en ce qui concerne la COVID. Il y a des besoins qui ne sont pas satisfaits à l'heure actuelle, reconnaissons-le, que ce soit dans une optique fédérale ou dans celle des administrations provinciales.
Je vous remercie, monsieur van Koeverden, en particulier, pour votre engagement, car je sais comment vous avez interagi avec notre... Ce n’est pas un remerciement de pacotille, c’est un merci tout à fait sincère pour tout ce que vous faites, parce que je sais que vous prenez cela vraiment à cœur.
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Lib. (QC)
Comme vous le faites à juste titre observer, monsieur Vidal...
D'abord, je vous remercie pour votre travail pour les centres. Je l'ai relevé dans des séances antérieures, mais il vaut la peine de le répéter. Votre équipe a pris contact avec notre ministère et a plaidé leur cause dans des situations très complexes, particulièrement les événements de La Loche et la réponse de tous les gouvernements pour... la propagation de la COVID dans le Nord de la Saskatchewan.
Au cœur de cela... Les appels à l'action du rapport sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ne s'adressent pas seulement au gouvernement fédéral et ne sont pas uniquement du ressort du ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord. Ils intéressent l'ensemble du gouvernement, la société civile, les provinces et les territoires.
Une partie de ces appels exige, de la part de Services aux Autochtones Canada, quand nous observons la réaction de la fonction publique à ces appels, dans ce que fait ce ministère... Au cœur de la question et ce que le rapport a bien mis en évidence aussi sont les conditions socioéconomiques, les inégalités qui excessivement et de manière disproportionnée pèsent sur les femmes et instaurent les conditions que vous avez mises en relief et que les témoignages nous ont signalées.
L'un des appels à l'action visait une initiative que nous avons dévoilée la semaine dernière, la réponse sous forme de financement des immobilisations pour les refuges pour femmes autochtones qui fuient la violence. En effet, pendant la COVID, la violence familiale a augmenté et, en proportion, le besoin de ces moyens de soutien en ce qui concerne les centres d'amitié et les diverses organisations de prestation de services qui font du travail incroyable avec très peu de ressources. Notre gouvernement, très rapidement, a débloqué 50 millions de dollars, ce qui était complètement insuffisant, puis 75 millions, qu'on distribue précisément aux organisations qui accordent des services aux Autochtones, parmi ces femmes et ces enfants qui fuient la violence.
Encore une fois, ça relève de Services aux Autochtones Canada ainsi que d'autres gouvernements, du niveau fédéral et de toute la gamme des services de l'État et de la société civile au Canada. C'est l'un des aspects de la question, mais c'est un élément très important de la réponse au rapport sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Il faut agir de façon coordonnée, en profondeur, sans rien oublier. Les appuis donnés aux femmes qui se trouvent dans ce genre de situation sont capitaux et Services aux Autochtones Canada doit apporter sa contribution.
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Lib. (QC)
Oui. Votre question est excellente. Quand j'ai eu des discussions avec le chef Mitsuing au tout début de mon mandat, comme vous l'avez souligné, sa communauté faisait face à une crise. Ce n'était pas une situation unique, mais les besoins des communautés sont uniques, surtout dans le domaine de la santé mentale. Ce sont les communautés qui détiennent les solutions.
Une des critiques émises par le chef, c'est que lorsque les solutions viennent de l'extérieur ou même des conseils tribaux, qui ont accès à de très bonnes mesures de soutien, les besoins supplémentaires sont financiers et locaux. Les seules solutions possibles sont des solutions d'infrastructure, qui sont toujours sous-capitalisées.
À mon avis, nous devons continuer à réfléchir à cela et à y travailler. Nous avons réussi à faire en sorte que les services, les bâtiments et l'infrastructure disposent du capital nécessaire pour soutenir la pression accrue, surtout dans le domaine de la santé mentale...
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Lib. (QC)
Je ne peux prendre d'engagement précis, mais je suis heureux de continuer à y travailler.
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Lib. (QC)
Oui, et je vous remercie encore une fois de collaborer avec notre ministère et de veiller à ce que les besoins des communautés de votre circonscription soient entendus et satisfaits.
Depuis le début, nous travaillons à un rythme accéléré. Évidemment, la raison pour laquelle la situation dans les communautés autochtones est si favorable, c'est qu'elles ont agi rapidement; elles ont été en mesure de faire des prévisions, d'établir la communication et d'assurer un approvisionnement et une distribution rapides.
En ce qui concerne la Première Nation Mathias Colomb, nous envisagions d'inclure des structures mobiles dans un contrat d'approvisionnement général lié à la capacité d'intensification. Les structures mobiles sont très recherchées dans les communautés qui ont besoin d'accroître leur capacité d'isolement ou de dépistage. Puis, l'entreprise concernée a pris l'initiative de publier un communiqué de presse dans lequel, franchement, elle a mal représenté les ressources envoyées à la communauté, et la communauté a réagi, avec raison. Notre ministère s'est excusé pour l'erreur, mais elle était liée à la coordination et au plan relatif à la pandémie de la communauté.
En gros, le projet inclus dans le plan de préparation à la pandémie de la Première Nation Mathias Colomb était la transformation d'un de ses centres communautaires, projet dans lequel nous avons versé environ 400 000 $. Elle ne demandait pas les structures mobiles que nous avons acquises de manière proactive en vue de les distribuer aux diverses communautés aux prises avec les défis qui ont été présentés au Comité. Je crois que cela résume la situation.
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Lib. (QC)
Je crois que oui.
Vous savez, le sentiment de frustration ressenti par certaines communautés existait avant la pandémie. Nous avons affaire à des déterminants socioéconomiques qui accroissent la vulnérabilité. Services aux autochtones Canada est appelé à prendre des mesures qui n'ont pas à être prises dans les communautés non autochtones parce que les conditions n'y sont pas les mêmes. Le sentiment de frustration est donc bien réel. Nous devons absolument veiller à bien communiquer, à utiliser les ressources dont nous disposons et à acquérir des structures médicales et d'isolement de manière proactive, et ce, en sachant qu'il n'y a pas eu d'éclosion.
Je pense que c'est toujours important pour la communauté que nous établissions la communication et que nous répondions... [Difficultés techniques]
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Lib. (QC)
Les Premières Nations du Manitoba ont fait un travail exceptionnel. Nous avons collaboré avec le chef régional, le grand chef Arlen Dumas, pour nous assurer que nous répondons aux besoins — c'est la priorité — et que les communautés communiquent avec nos équipes régionales, ainsi que pour faire en sorte d'acquérir de manière proactive l'équipement et les ressources nécessaires à la capacité d'intensification afin que nous soyons prêts à réagir en un instant. Vous savez, nous ne tenons rien pour acquis. Les ressources acquises et le travail fait par les Premières Nations pour mettre en place une approche fondée sur les données sont exemplaires à l'échelle du Canada. Par conséquent, franchement, le mérite revient surtout aux dirigeants locaux. Évidemment, il y a un élément de chance — nous ne pouvons pas le nier —, mais ils ont agi de manière proactive et énergique. Ce n'est pas arrivé encore au Manitoba, mais les communautés d'ailleurs au pays qui ont le mieux réagi sont celles qui ont laissé les dirigeants médicaux prendre les rênes et qui ont permis aux gens de communiquer, de façon à apporter une réponse axée sur la santé à un problème, essentiellement, de santé.
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Lib. (QC)
Madame Michaud, d'entrée de jeu, je dois dire que c'est avec plaisir que je m'exprime en français, surtout que je suis présentement à Montréal.
Ce qui est arrivé, c'est un peu en raison de la nature de la bête, si je peux m'exprimer ainsi. Nous avons dû composer avec une pandémie très imprévisible et de nature historique. Il fallait agir et être proactif afin de s'approvisionner en produits et en structures très dispendieuses. Il fallait élaborer un plan visant à affronter l'épidémie, et celui-ci ne devait pas concerner seulement une province, mais bien le Canada au complet.
Services aux Autochtones Canada évalue toutes les possibilités d'éclosion et toutes les vulnérabilités, qu'il s'agisse de l'éloignement ou du surpeuplement d'une communauté, par exemple. L'important, c'était d'agir de manière proactive.
Il y a beaucoup de demandes quant à l'approvisionnement en structures amovibles conçues pour répondre à la surpopulation de certaines communautés, par exemple.
Dans le cas de la nation crie de Mathias Colomb, une entente avait été conclue pour envoyer des structures amovibles à la communauté, mais cette dernière n'en voulait pas. Selon son plan relatif à la pandémie, elle voulait plutôt réapprovisionner et restructurer son centre communautaire. C'est ce que nous avons fait, par un investissement de 400 000 $. Il y a eu une mésentente relativement au communiqué de presse, car celui-ci a été diffusé par la compagnie de façon hâtive. La mésentente portait sur le moment où cela serait fait et sur la nature de ce qui serait aménagé pour la communauté.
Notre ministère a présenté ses excuses à la communauté. Nous continuons à communiquer de façon proactive avec ses membres pour nous assurer que la communauté a tout ce dont elle a besoin en matière de réapprovisionnement.
Lorsque l'on agit dans l'urgence, on peut faire des erreurs. Il faut en tirer des leçons.
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