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Shahram Golestaneh
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Shahram Golestaneh
2021-06-15 18:43
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Bonsoir, mesdames et messieurs, honorables députés et monsieur le président.
Je souhaite vous remercier tous de me fournir l'occasion de discuter d'une question d'importance capitale, qui touche et touchera encore de nombreuses personnes dans le monde et au Canada.
Je tiens à remercier le Sous-comité, ses membres actuels comme ses anciens membres, pour avoir uni leurs voix pour défendre les droits de la personne dans le monde, et particulièrement en Iran.
M. Saghah a déjà parlé de certains des problèmes. Ma collègue, Mme Boorchi, vous parlera aussi des enjeux en cause dans la situation déchirante des prisonniers politiques et des prisons iraniennes.
J'aimerais pour ma part concentrer mes remarques sur deux questions, principalement. Je ne peux vous dire à quel point cette séance tombe à point pour aborder ces questions. La première est l'abattage de l'avion du vol PS752 d'Ukraine International Airlines par deux missiles du CGRI, alors que 176 passagers, dont 58 Canadiens, prenaient place à bord et y ont perdu la vie. La deuxième question que j'aborderai est la prétendue élection présidentielle iranienne.
Les événements liés à l'abattage du vol ukrainien ont déjà été décrits en détail pendant plusieurs réunions, et je suis certain que vous avez entendu les témoignages des membres des familles touchées devant le comité des transports et ailleurs, donc je ne répéterai pas ce qu'ils ont dit. Les familles des victimes sont dévastées. Tout ce qu'elles veulent, c'est la justice — la justice avant l'indemnisation —, elles veulent que les dirigeants iraniens soient tenus responsables de ce que la Cour supérieure de l'Ontario a qualifié d'acte délibéré de terrorisme. Je suppose que ce n'est pas trop demander.
Le ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau, a qualifié d'inadmissible le comportement de l'Iran concernant le vol PS752. Nous croyons qu'il y a suffisamment de preuves pour poursuivre l'Iran devant les tribunaux internationaux. C'est ce que nous demandons au Canada de faire, en plus d'inscrire le CGRI à la liste des entités terroristes.
Mon prochain thème — et je serai très bref, afin de laisser du temps pour les questions et les réponses — est celui de l'élection présidentielle factice du 18 juin, dans trois jours à peine. L'appel massif au boycottage de cette élection a atteint un niveau sans précédent ces dernières années. De larges pans de la société, de tous les horizons, qualifient de plus en plus l'élection sous ce régime de simulacre illégitime. Les mères des martyrs du soulèvement de novembre 2019 et les familles des prisonniers politiques exécutés ou emprisonnés — y compris les membres de la famille du champion de lutte iranien Navid Afkari, qui a été exécuté en 2020 — ont non seulement réclamé le boycottage de l'élection, mais se sont engagées publiquement à voter pour renverser le régime.
Les slogans comme « Nous ne voterons plus, car nous avons entendu trop de mensonges », « Le peuple n'a pas oublié que Raïssi est le meurtrier en série de 1988 » et « Réformateurs, partisans de la ligne dure, la partie est maintenant terminée », sont tellement répandus que les médias sociaux sont inondés de messages du genre.
Dans un message publié hier, un jeune homme a déclaré publiquement à Raïssi, le soi-disant favori à l'élection présidentielle iranienne, trié sur le volet par Khamenei, que les Iraniens savent désormais qu'il est le meurtrier en série de 1988 et qu'il savait qu'il mettait sa propre vie en péril en le disant. Il s'est dit prêt à en subir les conséquences et n'avoir qu'un seul souhait, qu'ils utilisent une corde de soie pour le pendre. Un autre homme a déchiré des affiches de Khamenei et supplié les gens de prendre soin de ses deux enfants s'il se faisait arrêter et exécuter.
L'élection dans ce régime est une farce, non seulement selon nous, mais même pour ceux qui sont tombés en disgrâce auprès du régime, y compris d'anciens présidents ou dirigeants de ce même régime qui ont participé aux atrocités de masse.
Raïssi, de même que beaucoup d'autres dirigeants du régime, serait le candidat parfait, selon nous, pour des sanctions Magnitski. M. Cotler, professeur au Centre Raoul Wallenberg pour les droits de la personne, a publié un rapport dans lequel il nomme les auteurs des pires violations des droits de la personne, parmi lesquels figure Raïssi, et recommande de les inclure à notre liste de sanctions.
Malheureusement, à ce jour, le Canada n'a pas inscrit un seul individu à sa liste de sanctions, ce qui n'est pas une politique responsable. Le minimum que le Canada puisse faire est d'inscrire les fautifs à cette liste et de désigner le CGRI entité terroriste.
Le peuple iranien décidera bientôt de son propre sort, mais le Canada peut et doit jouer un rôle, comme celui que nous avons joué à l'égard du régime de l'apartheid en Afrique du Sud. Le Canada doit appuyer le peuple iranien dans sa quête d'une république démocratique basée sur la séparation de la religion et de l'État, l'égalité entre les sexes, l'abolition de la peine de mort et un système judiciaire moderne respectant le droit international.
C'est ce que le peuple veut. Ce sont les principes mêmes qui figurent dans le plan en 10 points et la plateforme de la présidente élue du CNRI, Mme Rajavi, pour l'avenir de l'Iran.
Merci.
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Lib. (ON)
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2021-06-15 18:49
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Merci, monsieur le président.
Je remercie nos témoins d'être parmi nous ce soir.
L'élection présidentielle en Iran doit se tenir cette semaine, plus précisément le 18 juin, et depuis la dernière élection, en 2017, beaucoup de choses ont changé dans le paysage politique iranien.
M. Golestaneh l'a mentionné dans sa déclaration préliminaire, mais j'aimerais entendre davantage M. Saghah et Mme Boorchi, pour connaître leur perception de l'élection présidentielle et tout ce qu'elle implique.
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Kamran Saghah
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Kamran Saghah
2021-06-15 18:50
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Je vous remercie de cette question, monsieur Sidhu.
En réalité, ce qui se passe, c'est que le régime dictatorial iranien ne se compare pas aux dictatures classiques. C'est un gouvernement fasciste religieux. Il utilise tous les moyens, toutes les tactiques possibles pour rester au pouvoir. Je pense qu'il joue toutes ses cartes.
Je crois que le peuple est conscient maintenant que rien ne pourra se régler avec ce genre de régime. Les gens en sont de plus en plus conscients. Je peux vous dire que plus de 98 % de la population détestent qu'une élection soit déclenchée, mais malheureusement, les gens sont sous l'emprise des différents services secrets, qui rassemblent environ 53 organisations différentes chargées d'opprimer et de contrôler les gens.
Ma mère m'a appelé ce matin même. Elle est très âgée, elle a dans les 80, et elle a remarqué une chose, parce que notre maison se situe très près d'un aéroport presque plus utilisé de nos jours, parce qu'un autre grand aéroport a été construit dans le Sud de Téhéran. Elle me disait: « Tu n'as pas idée du nombre de passagers qui arrivent par avion. » Il y a tellement de gens qui boycottent l'élection sous ce régime qu'il fait venir des gens de l'extérieur, d'Irak, du Hezbollah et de ses réseaux partout dans le monde. Ces gens sont là, prêts, et le régime affirme que la population votera pour lui. C'est tout ce que je peux vous dire pour l'instant.
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Simin Boorchi
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Simin Boorchi
2021-06-15 18:52
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Je n'ai pas entendu la question, parce que j'ai été déconnectée. Pouvez-vous la répéter, s'il vous plaît?
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Lib. (ON)
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2021-06-15 18:52
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Oui, sans problème.
Compte tenu de l'élection présidentielle imminente en Iran, le 18 juin, je voulais connaître votre perspective sur l'élection. J'aimerais également savoir quelles en seront les conséquences pour l'Iran, qui joue un rôle important dans la région. Je sais que M. Saghah a mentionné très brièvement le contexte régional.
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Simin Boorchi
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Simin Boorchi
2021-06-15 18:52
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Premièrement, le peuple d'Iran ne croit pas qu'il s'agit d'une élection. C'est une sélection.
Dans toute élection, il devrait y avoir un certain nombre de partis différents. Les candidats vont à la rencontre des autres, ils parlent, on voit de nouveaux visages, mais ce n'est pas ainsi en Iran. Certaines personnes se porteront candidates. La plupart d'entre elles choisiront de se dévouer à 100 % au guide suprême. Le guide suprême choisira quatre, cinq ou six personnes parmi les candidats, puis demandera au peuple de choisir entre eux.
Bref, tous les candidats qui sont présentés actuellement viennent du gouvernement, tout le monde sait à quel point ils sont corrompus et ils participent à l'oppression du peuple, donc pour moi comme pour des millions d'Iraniens, ce n'est pas une élection. C'est une sélection, et tout le monde boycotte le processus. Beaucoup de personnes, des citoyens ordinaires, enregistrent des messages vidéo qu'ils publient sur Internet afin de demander aux gens de ne pas participer aux élections.
Nous devons tous unir nos esprits, nous prendre la main pour renverser ce gouvernement, parce que nous avons vu tellement de corruption depuis plus de 40 ans. Assez, c'est assez.
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PCC (BC)
Merci.
Ma prochaine question est pour Mme Palabay.
Quelle est la situation des droits de la personne pour les dissidents politiques aux Philippines? Avez-vous des campagnes électorales démocratiques, libres et justes? Nous avons parlé de la population générale et de ce qu'elle pense de la guerre contre la drogue, mais y a-t-il des élections justes et transparentes?
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Cristina Palabay
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Cristina Palabay
2021-05-04 20:06
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Monsieur Chiu, je pense que la guerre contre la drogue, la guerre contre le soi-disant terrorisme et la guerre contre les défenseurs des droits de la personne sont toutes des guerres contre la dissidence politique.
Cette guerre a créé un climat de peur, un climat d'impunité. Elle influe sur la manière dont les gens participeraient au processus électoral. Ce phénomène était très évident lors des élections de mi-mandat de 2019. Même les politiciens sont sur des listes dites de surveillance des consommateurs de drogue, et nombreux sont ceux qui ont été tués. Il n'y a pas du tout d'application régulière de la loi.
Parallèlement, c'est ce qui se passe aussi avec les militants politiques, les journalistes. Vous ne le croiriez pas. Même les organisateurs de cantines communautaires, qui sont des initiatives d'aide mutuelle, sont étiquetés et harcelés.
Le problème est vraiment à ce niveau: quiconque exprime son opinion, que ce soit directement pour critiquer le gouvernement ou même pour proposer des mesures afin que le gouvernement agisse dans le cadre de cette pandémie, est...
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Voir le profil de Scott Reid
PCC (ON)
J'aimerais si possible poser une autre question au même témoin, M. Teklay. Je serai bref puisqu'il ne me reste que 30 secondes.
Il semble que les dirigeants du Tigré n'ont pas réclamé l'indépendance, ce qui est normalement la source des conflits dans la région. Ils essayaient d'organiser des élections régionales, et c'est ce qui a été jugé répréhensible par le régime éthiopien.
Est-il vrai que le gouvernement ne veut tout simplement pas qu'il y ait d'élections?
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Tesfay Teklay
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Tesfay Teklay
2021-02-16 20:29
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C'est exact. C'est bien ce qui s'est passé.
Comme je l'ai dit, Abiy Ahmed a proféré des menaces publiques à la télévision à l'endroit du Tigré en disant aux dirigeants que s'ils organisaient des élections, son armée était prête à attaquer. Il a dit que des enfants allaient mourir, des mères allaient pleurer et des édifices allaient partir en fumée.
Je peux vous envoyer le lien vers la vidéo, mesdames et messieurs les députés.
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Voir le profil de Heather McPherson
NPD (AB)
Je vous remercie, monsieur le président.
Messieurs, je vous remercie tous les deux de vos témoignages ce soir; ils sont fort intéressants.
Il y a un domaine au sujet duquel j'ai effectué quelques travaux et auquel je m'intéresse vivement: c'est celui des observations électorales, qui visent à faire en sorte que le processus d'élection des parlementaires soit juste et équitable. Cette observation s'inscrit-elle dans le mandat de votre groupe? Vous intéressez-vous à la justesse du processus menant à l'élection des parlementaires dans le monde?
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David Cunningham Carter
Voir le profil de David Cunningham Carter
Sir David Cunningham Carter
2021-02-02 19:10
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La réponse brève est non: nous acceptons le régime démocratique que s'est donné chaque pays. Nous nous intéressons aux cas de personnes dûment et légalement élues dans leur pays, mais qui se voient ensuite empêchées d'accomplir leurs fonctions.
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Voir le profil de David McGuinty
Lib. (ON)
J'ai le privilège de faire partie du comité exécutif de l'organisation à l'échelle mondiale. Je représente les 47 Parlements qui le composent, y compris celui de la Nouvelle-Zélande, et un débat est actuellement en cours pour déterminer si le fait que l'UIP se prononce sur la liberté et l'équité des élections présenterait, pour ainsi dire, un avantage comparatif.
Le comité exécutif a décidé de ne pas agir sur ce front, puisque d'autres groupes semblent être d'excellents experts en la matière. Il laisse davantage aux Nations unies, à d'autres groupes et à des missions d'observation le soin de surveiller les élections.
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