Madame la Présidente, je remercie le député de sa question.
Tout comme celui du parti néo-démocrate, j'apprécie l'appui de son parti durant ces circonstances très difficiles.
C'est clair que j'étais nerveux. Beaucoup de gens m'avaient dit de ne pas y aller, de ne pas écouter et de laisser ce soin aux fonctionnaires, mais quand on entame un processus de confiance avec un groupe avec lequel la confiance n'est pas de mise, c'est très difficile de faire cette approche. Les gens se sentent vulnérables. Cela dit, j'avais la confiance de gens que je connaissais dans la communauté.
L'histoire inédite dans tout cela, c'est que tout cela n'était possible qu'avec l'aide de beaucoup de femmes de la communauté. Elles ont facilité ces conversations. Il y avait de la méfiance et ils ne voulaient pas que je vienne. Ils pensaient que c'était une ruse. Je ne comprenais pas du tout, mais, à force de discuter au cours de la journée, j'ai pu m'apercevoir qu'ils avaient toutes les raisons du monde d'être méfiants. Il y a tout un historique. Ils s'étaient sentis floués et roulés par la police, et ils voyaient l'histoire se répéter.
C'est difficile de bâtir de la confiance derrière une barricade, alors il fallait absolument y aller pour parler et causer. J'ai qualifié le progrès comme « modeste », somme toute, mais c'était un brin de confiance qui s'est bâti.
J'ai confiance. Ce qu'on a essayé de dégager, ce sont les pistes de désamorçage. J'ai encore confiance, et j'ai espoir que cela va pouvoir se réaliser.