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BQ (QC)
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2022-04-25 11:23
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Madame la Présidente, ce sera sans surprise que le Bloc québécois s'opposera à la motion, et nous allons examiner les raisons pour lesquelles nous allons nous y opposer.
D'abord, tout dans la motion n'est pas mauvais.
Par exemple, pour les premiers alinéas, tous s'accordent au Québec pour dire que la pandémie de la COVID‑19 a tragiquement exposé les problèmes de longue date touchant les établissements de soins de longue durée, les travailleurs de première ligne qui s'occupent des résidants et les résidants eux-mêmes...
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Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je dois interrompre le député, car il semble que nous ayons des problèmes d'interprétation.
Maintenant que l'interprétation fonctionne, l'honorable député de Montcalm peut reprendre là où il en était.
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BQ (QC)
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2022-04-25 11:24
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Madame la Présidente, le deuxième alinéa dit ceci: « nous devons nous assurer que les conditions de travail respectent les normes de soins que nos aînés méritent ».
Tous conviennent que nous avons une responsabilité collective de prendre soin de nos aînés comme individus. Cependant, les conditions de travail des CHSLD et des résidences pour personnes âgées ne sont pas de compétence fédérale. Voilà le premier problème. J'y reviendrai.
Au troisième alinéa, on dit: « même si la gestion des établissements de soins de longue durée relève de la compétence des provinces et des territoires, [...] ». Voilà un aveu du fait que cela ne les regarde pas. On a, à tout le moins ici, une reconnaissance.
La motion se poursuit ainsi: « [...] nous partageons l’objectif de garantir des soins plus sûrs et de meilleure qualité aux aînés ». Je dis bravo. Je suis très content de voir que le gouvernement fédéral partage l'objectif qu'ont le Québec et les provinces d'assurer des soins de meilleure qualité aux aînés. C'est en effet ce que veut le Québec.
Cependant, les soins de santé ne sont pas de compétence fédérale. Si le fédéral souhaite réellement aider les provinces et le Québec, qu'il convoque un sommet en vue d'augmenter durablement le financement des soins de santé pour qu'on en discute, et qu'il augmente, comme le demande le front commun du Québec et des provinces, les transferts en santé. J'y reviendrai.
Au début de la deuxième partie de la motion, on dit: « de l’avis de la Chambre, le gouvernement devrait travailler avec les provinces et territoires afin (i) d'améliorer la qualité des établissements de soins de longue durée et l’accès à des places, [...] ». Le Québec a déjà un plan dit de refondation de son système de santé. Il y aura des débats parlementaires pour le bonifier et pour en questionner le bien-fondé, les tenants et les aboutissants, mais cette dynamique appartient aux élus de l'Assemblée nationale du Québec, et non pas à la Chambre des communes.
Ce qui manque aux réseaux de santé, ce sont des ressources financières, des investissements récurrents et structurants, ainsi qu'une augmentation substantielle de la part du fédéral. Cela passe par une augmentation des transferts en santé faisant passer la part du fédéral de 22 % à 35 %, de même que par une indexation passant de 3 % à 6 % par année pour couvrir les coûts de système. C'est ce que demande le front commun du Québec et des provinces, et c'est ce que demandent plusieurs autres intervenants. J'y reviendrai tantôt.
Au deuxième alinéa de la deuxième partie de la motion, on dit: « [...] de mettre en œuvre des mesures rigoureuses de prévention et de contrôle des infections, y compris en multipliant les inspections provinciales et territoriales dans les établissements de soins de longue durée, [...] ». Le Québec a fait et continue de faire le bilan de ses actions durant la pandémie. Ce n'est pas au gouvernement fédéral de lui dire quoi faire et comment le faire. D'ailleurs, il n'en a même pas l'expertise. Le mieux que le fédéral puisse faire, c'est de prendre les meilleures pratiques qu'on retrouve d'un océan à l'autre et de les imposer comme si cela relevait de sa compétence.
Le troisième alinéa de cette deuxième partie dit: « [...] d'élaborer de façon collaborative une loi sur les soins de longue durée sécuritaires afin de garantir aux aînés les soins qu’ils méritent, peu importe où ils vivent ». L'Assemblée nationale du Québec s'est opposée à l'unanimité à de telles normes fédérales, et la Chambre des communes s'était prononcée contre l'imposition de normes lors de la 43e législature, faut‑il le rappeler, lorsque le NPD avait déposé une motion en mars 2021. À ce moment, les libéraux avaient voté contre.
Cependant, en cette 44e législature, le Parti libéral, sûrement frappé d'amnésie, revient à la charge avec cette motion. Il faut dire que, depuis l'avènement du gouvernement NPD-libéral, les positions se confondent. Une chose demeure toutefois claire, à savoir leur appétit de se mêler des choses qui ne les regardent pas.
A‑t‑on déjà vu un gouvernement fédéral être défait à des élections sur des questions portant sur la santé? La réponse est non, parce que la prestation des soins de santé n'est pas de ses affaires. Au Québec, on a toutefois souvent vu des gouvernements sur un siège éjectable en ce qui a trait à des questions relatives à la santé.
La santé est une compétence exclusive du Québec et des provinces depuis 1867. La santé est un pouvoir exclusif du Québec, à l'exception de la santé des Autochtones, des hôpitaux militaires, de l'homologation des médicaments et des quarantaines. C'est donc aux Québécois de faire ce débat et de trancher. En démocratie, il appartient aux électeurs de sanctionner leur gouvernement.
La question des soins de longue durée et des décisions qui ont été prises lors de la crise de la COVID‑19 est l'objet d'un débat qui se fait et qui fait rage depuis plusieurs mois au Québec. Le débat se poursuit, et il appartient au gouvernement québécois de prendre les mesures pour corriger la situation et à l'électorat de juger, pas plus tard qu'en octobre prochain, s'il est satisfait ou non des actions de son gouvernement.
Des solutions, le Québec en a déjà. Il n'a pas besoin du fédéral pour cela.
Dans son rapport du 23 novembre 2021, le Protecteur du citoyen fait état de lacunes, mais surtout de mesures que doit mettre en place le gouvernement du Québec pour que jamais plus ne se produise une telle chose.
En réponse à ce rapport, le gouvernement du Québec a présenté son plan de refondation du système de santé. Le plan comprend une panoplie de mesures, comme un recrutement massif de personnel, un meilleur accès aux données, la construction de nouveaux hôpitaux et une responsabilité accrue pour les dirigeants. De plus, les enquêtes du coroner se poursuivent. Des voix s'élèvent pour qu'une enquête publique soit faite sur la situation des CHSLD.
Dans tous les cas, c'est aux Québécoises et aux Québécois de faire le bilan et de corriger leur système. Des normes, je l'ai dit et je le répète, le Québec en possède déjà. Au Québec, ces règlements sont inscrits dans la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour ce qui est des CHSLD. Rappelons qu'au Québec, 86 % des foyers de soins de longues durées sont publics.
Le rapport des Forces armées canadiennes suivant leur passage dans les CHSLD au Québec est clair. Des normes et des règles sur la prévention et le contrôle de la contamination ou sur le port d'équipement de protection, par exemple, il y en a déjà beaucoup. Celles-ci n'ont pourtant pas suffi à stopper le virus.
D'ailleurs, pourquoi la réserve fédérale du pays était-elle vide? Pourquoi avons-nous envoyé des EPI en Chine continentale alors que nous allions être frappés par le virus de plein fouet? Il faudrait répondre à ces questions avant de faire la leçon aux autres.
La raison principale qui explique le fait que ces règles ont été plus difficiles à respecter est tout aussi claire: c'est la pénurie de la main-d'œuvre. Je cite le rapport des Forces armées canadiennes: « Selon nos observations, conclut-on dans le rapport, le besoin criant des CHSLD est au niveau du personnel avec formation médical. »
Si le gouvernement fédéral souhaite réellement aider les provinces et le Québec à sortir de la pandémie et à améliorer les soins à nos aînés, il doit cesser de se montrer paternaliste, il doit oublier cette idée de normes nationales imposées et mal-adaptées aux différents contextes sociaux et institutionnels, et il doit augmenter les transferts en santé qui permettront d'attirer et de retenir plus de monde dans le système de santé.
C'est le rôle du fédéral. C'est une hausse des transferts en santé qu'il doit faire. Il le sait, mais il s'imagine qu'il peut continuer à faire des investissements ponctuels et non récurrents alors qu'il faut sortir de la pandémie.
Le Bloc québécois porte cette revendication avec détermination; il faut dès maintenant augmenter les transferts à la hauteur de 35 % des coûts du système et les indexer par la suite. C'est une demande du Parlement canadien. Le Parlement canadien, à l'initiative du Bloc québécois, a adopté une motion à cet égard qui demandait au gouvernement d'augmenter de manière importante et durable les transferts canadiens en santé afin de soutenir les efforts des gouvernements du Québec et des provinces, des travailleurs de la santé et de la population. C'est une demande de l'ensemble des premiers ministres. C'est une demande de l'Assemblée nationale. C'est une demande de l'ensemble des centrales syndicales, la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD, qui disaient que « les problèmes de financement structurel auquel sont confrontées les provinces ainsi que le Québec sont autant de bâtons dans les roues des citoyens pour obtenir des services à la hauteur de leurs besoins. »
Le 4 avril 2022, le milieu médical québécois, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, la Fédération des médecins spécialistes du Québec, l'Association des médecins hématologues et oncologues du Québec et plusieurs syndicats ont joint leurs voix à celle du Bloc pour réclamer au gouvernement fédéral un sommet public sur le financement des systèmes de santé. L'augmentation des systèmes de santé est une mesure qui est appuyée par l'ensemble des électeurs, des Canadiens et des Québécois. Selon un sondage fait par Léger, 85 % des électeurs appuient la recommandation des premiers ministres et du front commun.
Cette motion est aussi inutile que la dernière élection. Ce ne sont pas des normes qui garantiront des meilleurs soins, mais c'est l'argent nécessaire pour assurer l'application.
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Voir le profil de Richard Cannings
NPD (BC)
Madame la Présidente, je suis très heureux de prendre la parole aujourd'hui au sujet de la motion M‑47 sur les améliorations aux soins de longue durée, qui a été présentée par le député d'Avalon. La motion souligne que la pandémie de COVID a mis en lumière les problèmes de longue date touchant les établissements de soins de longue durée et elle demande au gouvernement fédéral de:
[...] travailler avec les provinces et territoires afin (i) d'améliorer la qualité des établissements de soins de longue durée et l’accès à des places, (ii) de mettre en œuvre des mesures rigoureuses de prévention et de contrôle des infections [...], (iii) d'élaborer [...] une loi sur les soins de longue durée sécuritaires afin de garantir aux aînés les soins qu’ils méritent [...]
Je suis aussi heureux de dire que j'appuierai cette motion. En tant que néo-démocrate, je suis très fier de souligner que nous nous sommes servis de notre pouvoir, dans le contexte actuel de gouvernement minoritaire, pour inclure dans notre entente de soutien et de confiance un engagement du gouvernement fédéral à présenter une loi sur les soins de longue durée sécuritaires afin de veiller à ce que les aînés reçoivent les soins qu'ils méritent, peu importe où ils vivent. Une telle loi, attendue depuis longtemps, doit être mise en œuvre sans tarder, et je remercie le député d'avoir présenté cette motion, laquelle réaffirme le besoin de cette mesure nécessaire.
Je tiens d'abord à remercier tous les travailleurs dans les établissements de soins de longue durée au Canada. Ils sont aux premières lignes de la pandémie depuis plus de deux ans. C'est un travail difficile. C'est un travail stressant, et il est effectué par des gens qui se soucient vraiment des personnes dont ils prennent soin. Je veux que ce soit parfaitement clair: ces travailleurs ne sont pas le problème de la crise des soins de longue durée.
Comme la motion le souligne, la COVID‑19 a mis à nu un système de soins de longue durée fragmenté et dépourvu de ressources partout au Canada, et le problème existe depuis de nombreuses années. Je me rappelle avoir pris la parole à la Chambre il y a un peu plus d'un an au sujet d'une motion du NPD qui demandait des changements importants pour faire en sorte que les aînés soient traités correctement et avec dignité. Dans ce discours, j'ai mentionné quelques exemples qui montraient à quel point le problème ne datait pas d'hier. J'aimerais revenir rapidement sur ces points aujourd'hui.
En 2013, il y a neuf ans, j'ai rencontré une famille dont la mère et le père avaient péri en raison de la mauvaise qualité des soins qu'ils avaient reçus dans un foyer de soins privé de Summerland, en Colombie‑Britannique. La province a mené une enquête sur les préoccupations de la famille et a découvert que les effectifs à l'établissement étaient nettement insuffisants. Des mois plus tard, Retirement Concepts, l'entreprise propriétaire de l'établissement, a déclaré qu'elle voulait embaucher plus de personnel, mais qu'elle avait du mal à pourvoir les nouveaux postes. Comme l'a dit Mike Old du syndicat des employés d'hôpitaux, Retirement Concepts est bien connue pour ses salaires peu élevés, ce qui entraîne une pénurie d'effectifs chronique dans beaucoup de ses établissements.
Retirement Concepts gère 20 établissements au Canada, dont la plupart sont en Colombie‑Britannique. En 2016, Retirement Concepts a été vendue à la société chinoise Anbang Insurance Group pour plus de 1 milliard de dollars. Depuis, les problèmes dans les établissements de Retirement Concepts ne semblent qu'empirer. L'an dernier, les opérations dans ses foyers de Summerland, Courtenay, Nanaimo et Victoria ont été prises en charge par les autorités sanitaires provinciales. Dans tous les cas, le niveau des soins était inadéquat, en raison du manque d'effectifs.
Retirement Concepts n'est pas la seule société à connaître des problèmes de pénurie de personnel. Je me souviens d'avoir visité un autre établissement il y a sept ans, en 2015. J'avais parlé avec le personnel de leurs conditions de travail. J'avais alors appris avec étonnement que certains employés qui travaillaient dans cet établissement depuis 20 ans gagnaient moins d'argent en 2015 qu'à leurs débuts, en 1995. Il n'est guère surprenant qu'ils aient été tentés de quitter leur emploi à la première occasion. Un de mes amis, dont la mère résidait dans cet établissement, m'a récemment dit que le personnel travaillait fort et était attentionné, mais qu'il était complètement débordé. À l'avant de l'établissement, il y avait toujours une affiche indiquant que le centre cherchait à embaucher du personnel. Apparemment, le centre de soins n'avait pas les moyens de payer les travailleurs autant que l'hôpital local, si bien qu'il perdait constamment ses employés les plus expérimentés dès que cet hôpital offrait un poste.
Les spécialistes tirent pourtant la sonnette d'alarme depuis des années à ce sujet, mais les gouvernements successifs, tant conservateurs que libéraux, n'ont pas su agir. Puis, la pandémie a frappé et des centaines de personnes sont décédées inutilement dans ces établissements de soins, parfois dans d'horribles conditions. Les forces armées ont dû intervenir, car le personnel était débordé dans de nombreux établissements. D'après l'Institut canadien d'information sur la santé, plus de 840 éclosions ont été signalées dans les établissements de soins de longue durée et les maisons de retraite pendant la première vague de la pandémie. Cela représente 80 % des décès attribuables à la COVID‑19 au Canada pendant la première vague, soit le pire bilan de tous les pays comparables et le double de la moyenne des pays de l'OCDE.
Nous ne devons jamais laisser cela se reproduire. Un leadership fédéral s'impose de toute urgence pour protéger les Canadiens vulnérables qui vivent dans les établissements de soins de longue durée tant et aussi longtemps que la pandémie durera ainsi que dans les années à venir.
De nombreux appels ont été formulés à la Chambre pour des normes nationales de soins. En effet, des normes nationales s'imposent, mais le fait est qu'aucune des normes provinciales n'est respectée à l'heure actuelle. Le point de référence pour des soins de longue durée de qualité est de 4,1 heures de soins directs par résidant et par jour. Or, aucune province ou aucun territoire ne respecte actuellement cette norme de soins.
Les exploitants d'établissements de soins de longue durée ont peu de comptes à rendre en raison d'un laxisme dans l'application des normes et des règlements. Par exemple, selon une enquête menée récemment par la CBC, 85 % des établissements de soins de longue durée de l'Ontario enfreignent régulièrement les normes en matière de soins de santé depuis des décennies en jouissant d'une impunité presque complète.
Le problème, c'est le financement. L'insuffisance du financement a pour résultat des établissements où les employés sont trop peu nombreux et trop peu rémunérés. Les travailleurs sous-payés sont forcés de travailler dans deux ou trois établissements en même temps, et nous avons vu comme cela a contribué à propager le virus au début de la pandémie de COVID.
Au cœur du problème de financement se trouvent les établissements de soins de longue durée à but lucratif. Quatre-vingts pour cent des résidants de centres de soins de longue durée ont des problèmes de santé qui les ont obligés à déménager dans ce genre d'établissement. Les soins de longue durée sont des soins médicaux, mais ils ne sont pas couverts par le régime universel canadien de soins de santé sans but lucratif, et comme les soins de longue durée ne font pas partie des soins régis par la Loi canadienne sur la santé, beaucoup de centres offrant ces soins sont exploités avant tout à des fins lucratives.
Cela signifie que les Canadiens doivent souvent payer des montants importants de leur poche pour obtenir des soins de longue durée et ces coûts varient grandement d'une région à l'autre et selon qu'il s'agit d'un établissement privé ou public. La qualité des services est grandement affectée par la capacité de payer; or, la qualité des services peut avoir un impact majeur sur la santé des résidents des établissements de soins, surtout pendant une pandémie. Les résidents et les travailleurs des établissements à but lucratif risquaient davantage d'attraper la COVID‑19 et d'en mourir que ceux des établissements sans but lucratif et des établissements publics.
Les recherches menées au cours des dernières décennies ont montré que les établissements à but lucratif ont tendance à avoir moins de personnel, plus de plaintes justifiées et plus de transferts vers les hôpitaux, et que leurs résidents présentent généralement des taux plus élevés d'ulcères et de morbidité. En outre, pendant la pandémie, de nombreux opérateurs d'établissements à but lucratif ont versé des millions de dollars en primes aux dirigeants et en dividendes aux actionnaires, alors que leur établissement recevait des subventions gouvernementales et qu'il négligeait les soins aux résidents.
Le NPD est fier d'avoir usé de son pouvoir pour obtenir une promesse du gouvernement concernant la présentation d'un projet de loi sur les soins de longue durée sécuritaires au moyen de l'entente de soutien sans participation, et j'ajouterais que c'est également grâce à cette entente que l'assurance dentaire et l'assurance-médicaments deviendront réalités, ce qui dotera le Canada d'un véritable système de santé universel.
Nous devons continuer de collaborer avec les patients, les fournisseurs de soins et les gouvernements provinciaux et territoriaux en vue de développer des normes nationales en matière de soins de longue durée et d'autres soins continus. Ces normes devront comprendre des mécanismes relatifs à la responsabilité et des méthodes de collecte de données, et leur respect sera une condition pour l'obtention d'un financement durable à long terme. Seulement établir des normes ne serait pas suffisant.
Les gouvernements libéraux et conservateurs qui se sont succédé n'ont jamais amélioré les normes relatives aux soins de longue durée, parce qu'ils ont choisi de laisser le champ libre au modèle des établissements à but lucratif. Le NPD travaillera sans relâche à changer cette situation. Le profit n'a pas sa place dans les soins aux aînés, comme il n'a pas sa place dans le reste du système de santé primaire au Canada.
Les aînés méritent de vivre dans la dignité et le confort. Je dirai donc, en conclusion, que j'appuierai la motion. J'exhorte le gouvernement à tenir sa promesse et à agir rapidement et résolument pour régler la crise des soins de longue durée au Canada.
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Lib. (ON)
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2022-04-25 11:43
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Madame la Présidente, j'apprécie l'occasion qui m'est donnée de m'exprimer sur un sujet qui touche de près de nombreuses familles canadiennes. La pandémie de COVID‑19 a mis en lumière les lacunes structurelles du système de soins de longue durée au Canada. Elle a emporté certains des citoyens les plus vulnérables de notre pays et a changé à jamais la vie des familles et des soignants.
Dans ma circonscription, Scarborough—Agincourt, nous avons pu en constater les conséquences tragiques. Nos établissements de soins de longue durée ont enregistré l'un des taux de mortalité les plus élevés, 81 résidants ayant été emportés par la COVID‑19. Cela a mis en évidence le manque criant de mesures de prévention et de contrôle des infections, des problèmes de dotation en personnel et la qualité insuffisante des soins dans leur ensemble. Pendant que la COVID‑19 se propageait dans bon nombre de ces établissements de soins de longue durée, il a fallu déployer les Forces armées canadiennes et la Croix-Rouge canadienne pour parvenir à en limiter les conséquences désastreuses.
Les députés savent déjà tout cela. Nous savons également que nous ne pouvons pas permettre à ce type de situation de se reproduire, ce que nous nous engageons à faire. Nous devons trouver des solutions permanentes et à long terme pour les établissements de soins de longue durée, pour que les Canadiens qui y vivent et qui y travaillent soient en sécurité et traités avec respect et dignité.
Le budget de 2021 prévoyait un investissement de 3 milliards de dollars sur cinq ans, à compter de 2022-2023, pour aider les provinces et les territoires à mettre en place des normes en matière de soins de longue durée et à apporter des changements permanents. Le budget de 2022 prévoit un financement de 20 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2022-2023, pour permettre aux Instituts de recherche en santé du Canada de faire des recherches additionnelles sur les effets à long terme des infections à la COVID-19 sur les Canadiens ainsi que sur les répercussions plus vastes de cette maladie sur la santé et sur le système de soins de santé. Le gouvernement fédéral fait ces investissements tout en respectant la compétence des provinces et des territoires dans le secteur des soins de longue durée.
Le financement fédéral sert à embaucher du personnel supplémentaire affecté à l'élaboration, à la mise en œuvre, à l'évaluation et au maintien d'un programme complet de lutte contre les infections dans les foyers d'hébergement et à la modernisation des infrastructures pour améliorer la prévention et le traitement des infections dans les établissements de soins de longue durée. Ces investissements dans la dotation et la modernisation améliorent la qualité de vie des résidants et du personnel dans les établissements où sont prodigués des soins de longue durée.
Pas plus tard que la semaine dernière à Scarborough—Agincourt, le ministre de la Santé et la ministre des Aînés ont annoncé la signature de l'entente du Fonds pour la sécurité des soins de longue durée avec l'Ontario. D'autres provinces et territoires ont également signé cette entente afin de recevoir leur part du financement de 1 milliard de dollars.
Outre le Fonds pour la sécurité des soins de longue durée, le gouvernement du Canada prévoit un financement qui permettra de régler les lacunes relevées pendant la pandémie. Ce financement prend différentes formes. Nous investissons 740 millions de dollars dans l'Accord sur la relance sécuritaire pour aider les provinces et les territoires à répondre aux besoins urgents des populations vulnérables, notamment dans les établissements de soins de longue durée. Jusqu'à 3 milliards de dollars de fonds fédéraux seront versés aux provinces et aux territoires pour les aider à augmenter les salaires des travailleurs essentiels à faible revenu, y compris les travailleurs de première ligne dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée. Nous investissons 9,6 millions de dollars dans Excellence en santé Canada pour soutenir les établissements un peu partout au pays par l'entremise de l'initiative SLD+. Plus de 1 500 établissements participent à ce programme qui les aide à échanger des renseignements afin de mieux se préparer aux pandémies.
Mais ce n'est pas tout. Le gouvernement finance un projet pilote de 38,5 millions de dollars pour remédier aux pénuries de personnel criantes dans les établissements de soins de longue durée et les soins à domicile. Ce financement permettra de recruter et de former jusqu'à 2 600 nouveaux préposés aux bénéficiaires par l'entremise de programmes accélérés de formation en ligne et de stages en milieu de travail. Grâce à ce projet pilote, jusqu'à 1 300 préposés aux bénéficiaires pourraient obtenir leur attestation en services de soutien à la personne.
Dans le budget de 2021, nous avons inclus un financement de 41,3 millions de dollars sur six ans, et de 7,7 millions de dollars par la suite, à Statistique Canada afin d'améliorer l'infrastructure de données et la collecte de données sur les soins de soutien, sur les soins primaires et sur les produits pharmaceutiques. Ce travail s'amorce cette année.
Le gouvernement sait parfaitement que de nombreux aînés peuvent vivre heureux chez eux, mais qu'ils ont souvent besoin de soutien. C'est pourquoi nous avons investi 90 millions de dollars pour que, à compter de 2021‑2022, Emploi et Développement social Canada lance l’initiative pour vieillir dans la dignité à la maison. Cette initiative aidera des organismes communautaires à apporter du soutien pratique pour aider les aînés à faible revenu et autrement vulnérables à vieillir chez eux.
Je devrais aussi rappeler à mes collègues que, à compter de juillet 2022, il y aura une augmentation de la pension de la Sécurité de la vieillesse pour les aînés de 75 ans et plus. Par ailleurs, Emploi et Développement social Canada dirige le nouveau programme de solutions pour la main‑d’œuvre sectorielle, qui bénéficiera d'un financement gouvernemental de 960 millions de dollars au cours des trois prochaines années. Ce programme vise à aider des secteurs clés de l'économie, y compris le secteur de la santé, à concevoir et à offrir une formation pertinente et à jumeler les Canadiens à la formation dont ils ont besoin pour accéder à de bons emplois. Il contribuerait notamment à répondre à la nécessité d'un plus grand nombre de préposés aux services de soutien à la personne qualifiés. Le gouvernement investit aussi 27,6 millions de dollars sur trois ans pour un compte d’épargne libre d’impôt collectif afin de stimuler l'épargne-retraite des préposés aux services de soutien à la personne.
Il a mis en place un filet de sécurité sociale et un régime de pensions solides dont tous les Canadiens peuvent être fiers. Nous avons bonifié le Régime de pensions du Canada, et le gouvernement du Québec a fait de même avec le Régime de rentes du Québec. Nous avons augmenté le Supplément de revenu garanti pour 900 000 aînés vivant seuls et, cet été, nous augmenterons la Sécurité de la vieillesse des aînés les plus vulnérables. Nous aidons également les Canadiens à rester plus longtemps dans leurs collectivités et leurs maisons en investissant 70 millions de dollars annuellement par l'entremise du programme Nouveaux Horizons pour les aînés, 6  milliards de dollars dans les soins à domicile et 90 millions de dollars sur trois ans dans la nouvelle initiative pour vieillir dans la dignité à la maison.
Les Canadiens qui résident et ceux qui travaillent dans les établissements de soins de longue durée méritent d'être traités avec respect et dignité, et ce, dans un environnement sûr. Comme je l'ai dit, le gouvernement s'est engagé à collaborer avec les provinces et les territoires de manière à respecter leurs compétences en matière de prestation de services de santé, notamment les soins de longue durée. Il s'est également engagé à augmenter le nombre d'inspections des établissements provinciaux et territoriaux. L'un des objectifs fondamentaux de notre collaboration est d'élaborer un ensemble de normes nationales pour remplacer l'assemblage hétéroclite que nous connaissons actuellement au pays.
En étroite collaboration, l'Organisation des normes en santé et le Groupe CSA sont en train d'élaborer deux normes nationales complémentaires pour les soins de longue durée. Ces normes porteront à la fois sur la prestation de soins sûrs, fiables et de haute qualité, ainsi que sur la conception de l'infrastructure sanitaire et de l'environnement dans les établissements de soins de longue durée. L'Organisation des normes en santé a publié en janvier son projet de norme à des fins de consultation publique, après avoir consulté 18 000 Canadiens et intervenants. Le Groupe CSA a, quant à lui, publié son projet de norme en février. Ces deux ensembles de normes font l'objet d'une période de consultation de 60 jours, et les normes définitives seront publiées fin 2022.
L'adoption d'un ensemble de normes nationales s'inscrirait dans le cadre de la recherche d'une solution permanente pour assurer la sécurité et la tranquillité d'esprit du personnel, des résidants et de leurs familles. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour apporter les correctifs permanents qui s'imposent au système de soins de longue durée, non seulement pour mieux nous prémunir contre une autre pandémie, mais aussi pour assurer sécurité et qualité de vie, au quotidien, dans ces établissements.
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Voir le profil de Kelly McCauley
PCC (AB)
Voir le profil de Kelly McCauley
2022-04-25 11:52
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Madame la Présidente, je suis très heureux de prendre la parole et de participer au débat sur la motion M‑47.
Tout d'abord, je tiens à remercier quelqu'un. Il s'agit d'une femme qui a joué un rôle absolument déterminant, non seulement dans ma décision de me lancer en politique, mais aussi dans son rôle de mentor à mon égard. Lorsque nous devenons députés ou que nous occupons d'autres postes, nous parlons souvent de nos expériences passées dans le cadre d'emplois précédents. J'ai déjà eu l'honneur d'être le président de la fondation Eldercare du Grand Victoria, qui est la plus grande fondation de soins de santé aux aînés de l'île de Vancouver. Elle s'occupe de nombreux hôpitaux dans une partie de la région de l'île de Vancouver et de Victoria, notamment l'Hôpital Aberdeen, l'Hôpital Glengarry, le Priory and Heritage Woods, le Summit et, à une certaine époque, l'Oakbay Lodge.
J'ai commencé à offrir mon aide à cette fondation en raison d'une femme: Lori McLeod. Après une quinzaine d'années, Mme McLeod est toujours la directrice générale de la fondation. Dans le cadre de toutes mes interactions avec les aînés, tant avant et qu'après que je me sois lancé en politique, je n'ai jamais rencontré quelqu'un de plus déterminé à prendre soin des aînés, ainsi que de plus progressiste et de plus imaginatif dans ce domaine, que Mme McLeod. Je lui suis très reconnaissant.
Si les députés ministériels veulent vraiment en faire davantage pour les aînés, ils devraient appeler la fondation Eldercare du Grand Victoria et constater l'incroyable travail qu'elle accomplit non seulement pour aider les Canadiens à vieillir dans la dignité, mais aussi pour aider les aînés et les personnes handicapées.
Je demande au gouvernement de le faire, car je sais qu'il ne s'agit pas d'un projet de loi d'initiative parlementaire comme dans le cas d'une loi ordinaire, mais seulement d'une motion. Et une motion, malheureusement, c'est un peu comme les bonnes intentions: c'est merveilleux d'en parler, et nous pouvons nous en féliciter, mais en réalité, cela n'accomplit pas grand-chose. Cela ne force pas vraiment le gouvernement à apporter les changements nécessaires.
La motion porte sur la nécessité d'améliorer la qualité et l'accessibilité des foyers de soins de longue durée, ce qui est merveilleux. Mais une fois de plus, elle ne s'appuie sur rien de concret. Il n'y a pas de mesure pour indiquer que nous avons besoin d'un montant x ou que nous devons agir de telle ou telle autre façon. La motion parle des travailleurs. Nous savons qu'un grand nombre des travailleurs qui s'occupent des membres de nos familles dans ces foyers pour aînés sont des néo-Canadiens, en particulier d'origine philippine. Le gouvernement n'a rien fait pour accélérer le processus d'obtention du statut de résident permanent pour les travailleurs étrangers temporaires de ce secteur, alors qu'ils en ont désespérément besoin. Le gouvernement ne fait rien pour reconnaître les diplômes étrangers de ces néo-Canadiens afin de leur permettre de travailler comme infirmières et infirmiers auxiliaires ou infirmières et infirmiers autorisés dans les établissements de soins de longue durée. Bien que je reconnaisse les très bonnes intentions de cette motion, nous savons à quoi celle-ci aboutissent.
Je trouve très préoccupant que les députés du gouvernement parlent tant de ce qu'ils font pour les aînés. Les discours semblent porter sur l'argent qu'ils ont dépensé, sans qu'il se rattache à des résultats réels. Pendant la pandémie de COVID, nous les avons entendus dire: « Nous avons donné 500 $ à tout le monde, qu'ils en aient besoin ou non ». J'aurais été très heureux d'appuyer cette mesure s'ils avaient consacré tout cet argent au Supplément de revenu garanti, pour les aînés qui sont vraiment à faible revenu et qui en ont besoin, peut-être ceux qui ne touchent pas de prestations du Régime de pensions du Canada. Au lieu de cela, ils ont envoyé un chèque à tout le monde, ce qui ressemblait plutôt à l'achat de votes. Nous avons reçu beaucoup d'appels d'aînés qui sont très bien nantis et qui ont dit qu'ils n'avaient pas besoin de cet argent. Ils ont demandé pourquoi on le leur avait envoyé. Si l'on était cynique, on dirait que c'était pour acheter des votes. Oui, je fais probablement preuve de cynisme dans cette affaire. Tout cela pour dire que le gouvernement ne veut pas vraiment faire ce qu'il faut.
En 2017, pendant la 42e législature, j'avais présenté un projet de loi d'initiative parlementaire qui avait pour but d'éliminer les fonds enregistrés de revenu de retraite, ou FERR. En effet, la loi oblige les personnes âgées de 72 ans à commencer à retirer des sommes d'argent de leurs REER, en payant l'impôt requis. À cause de cette situation, les personnes âgées se retrouvent dans une tranche d'imposition supérieure, ce qui peut leur faire perdre leurs prestations du Supplément de revenu garanti. Si elles habitent dans un établissement de soins de compétence provinciale où leur loyer est calculé selon un pourcentage de leur revenu, elles devront y consacrer un plus haut pourcentage de leur revenu. Quand j'ai présenté ce projet de loi, le gouvernement a déclaré qu'il avait besoin de ces sommes d'argent et que le coût allait être trop élevé, sans tenir compte du fait que, bien entendu, les personnes âgées, contrairement au gouvernement du Canada, ne vivront pas éternellement.
Le fait est que, comme le directeur parlementaire du budget l'a souligné, le gouvernement mettra tôt ou tard la main sur son argent sale parce qu'au décès d'un époux, sa pension est transférée à son épouse et que les sommes sont exonérées d'impôt, et quand cette épouse décède, le montant devient entièrement imposable. De nos jours, l'espérance de vie des Canadiens est de 81,4 ans tandis qu'il se situe à 85 ans pour les Canadiennes. Autrement dit, le gouvernement mettra toujours la main sur l'argent des personnes âgées. Pourtant, le gouvernement libéral a déclaré qu'il est plus important d'obtenir cet argent immédiatement.
Le directeur parlementaire du budget a déclaré que le gouvernement recouvre environ 1 milliard de dollars par année auprès des personnes âgées parce qu'il a besoin de cet argent aujourd'hui. C'est plutôt cocasse. Le gouvernement a donné 91 millions de dollars à Elon Musk, l'homme le plus riche du monde, en disant que le Canada n'avait pas besoin de cet argent à l'heure actuelle. Elon Musk peut donc profiter de cet argent, alors que les personnes âgées doivent donner de l'argent au gouvernement dès maintenant. En réalité, les Canadiens ne vivent pas éternellement, mais parce que le gouvernement, quant à lui, a une espérance de vie illimitée, il finit toujours par obtenir l'impôt des personnes âgées. Le gouvernement prend 1 milliard de dollars chaque année dans les poches des personnes âgées, ce qui les pousse vers les tranches d'imposition supérieures, et il recouvre alors les prestations du Supplément de revenu garanti et des autres programmes.
Si le gouvernement était vraiment résolu à aider les aînés, il ne présenterait pas une motion remplie de bonnes intentions disant qu'il aimerait améliorer l'accès aux établissements de soins de longue durée. C'est un objectif louable, certes, mais les bonnes intentions ne suffisent pas. Il faut des gestes concrets, comme l'élimination des fonds enregistrés de revenu de retraite, les FERR. L'Association canadienne des individus retraités le réclame. Des groupes d'aînés le réclament. L'Institut C.D. Howe le réclame et déclare très clairement que le gouvernement gagnerait à procéder ainsi au lieu d'imposer les aînés trop tôt, comme il le fait actuellement.
Les libéraux pourraient aussi envisager une réforme du Supplément de revenu garanti, car le taux de recouvrement qui y est associé est très élevé. Comme l'a dit l'interlocutrice qui m'a précédé, il faut faire en sorte que les aînés puissent rester chez eux plus longtemps. Il leur faudra toutefois un peu plus d'argent pour y arriver. Comme une crise de la main-d'œuvre se dessine au pays; si nous pouvions garder les aînés au travail plus longtemps, le pays et les aînés y gagneraient. Il faudrait toutefois voir à ce qu'ils puissent avoir un revenu un peu plus élevé sans subir un fort taux de récupération de leur Supplément de revenu garanti. Ce serait une première étape. Ainsi, les aînés pourraient travailler et augmenter leurs revenus sans être punis. Voilà le genre de geste concret que nous pourrions poser au lieu de nous contenter d'une motion remplie de bonnes intentions. Nous pourrions aussi réformer le Régime de pensions du Canada.
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Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Le député pourra poursuivre son intervention la prochaine fois que la Chambre sera saisie de cette question.
La période prévue pour l'étude des affaires émanant des députés est maintenant expirée. L'ordre est reporté au bas de l'ordre de priorité au Feuilleton.
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Voir le profil de Lianne Rood
PCC (ON)
Madame la Présidente, conformément à l'article 43(2)a) du Règlement, je voudrais informer la Chambre que le reste des interventions réservées aux députés du caucus conservateur seront partagées en deux.
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Voir le profil de Carol Hughes
NPD (ON)
Je remercie la députée de l'avis.
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Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, c'est avec plaisir que je prends la parole ce matin. Au grand regret du secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre, j'ai été heureux d'entendre ce que la députée de Lambton—Kent—Middlesex a indiqué pour s'assurer que le plus grand nombre de députés conservateurs possible pourront prendre la parole au sujet des difficultés que les Canadiens éprouveront à cause du budget que le gouvernement néo-démocrate—libéral a présenté il y a seulement deux semaines.
Les Canadiens ont besoin de répit et de recevoir de l'aide pour composer avec la crise de l'abordabilité qui prend de l'ampleur, une crise que le gouvernement actuel a provoquée à cause de ses politiques inefficaces.
À quoi les Canadiens s'attendaient-ils lorsque la ministre des Finances et le premier ministre ont présenté le budget? Ils voulaient que les dépenses soient contrôlées. Comme ils ont dû eux-mêmes limiter leurs dépenses, ils s'attendaient à ce que le gouvernement en fasse autant. Évidemment, ils avaient besoin d'allégements fiscaux. Nous voyons que tous les prix augmentent, comme le prix de l'essence dont les gens ont besoin pour conduire leur voiture, que ce soit pour aller à leurs rendez-vous médicaux, se rendre au travail ou amener leurs enfants à des activités de loisir.
Nous voyons que le prix du chauffage résidentiel augmente également. Nous vivons dans l'un des pays aux climats les plus froids du monde, mais le prix du chauffage résidentiel ne cesse d'augmenter. Les Canadiens veulent des gestes concrets à l'égard de l'inflation qui touche le marché du logement. Au Canada, nous avons vu le prix des maisons plus que doubler depuis que le gouvernement actuel est au pouvoir.
Malgré les promesses faites par le gouvernement en 2015 pour se faire élire, les Canadiens se trouvent aujourd'hui en moins bonne posture qu'ils ne l'étaient il y a six ans. Qu'il s'agisse des aînés, des jeunes, des néo-Canadiens ou des familles, tous seraient écrasés par l'avalanche incontrôlée de dépenses promises dans la foulée de l'entente entre les libéraux et les néo-démocrates. Qui plus est, durant toute cette période, le gouvernement disposait d'une occasion unique. Les conditions qu'il a créées lui ont permis de récolter une véritable manne aux dépens des Canadiens qui souffrent.
Les recettes de l'État ont dépassé de 24 milliards de dollars ce que la ministre des Finances avait prévu dans l'énoncé économique de l'automne. C'était une occasion qui s'offrait. Or, le gouvernement n'en a pas profité pour donner un répit aux Canadiens et annuler l'augmentation de la taxe sur le carbone — une taxe qui ne contribue aucunement à réduire les émissions, mais qui fait tout pour nuire aux familles, aux aînés et aux jeunes gens — le 1er avril. Il n'a pas saisi cette occasion.
Nous savons également que les Canadiens ont bien du mal à composer avec les problèmes du système de santé, problèmes qui existaient avant la COVID‑19, mais qui ont été exacerbés par la pandémie. Le gouvernement aurait pu utiliser le budget pour accroître les capacités et réduire les listes d'attente, mais il préfère alourdir le fardeau du système de santé en lançant des programmes alors que chacun sait qu'il y a un manque criant de ressources humaines dans le secteur à l'heure actuelle.
Ces engagements du gouvernement, qui ne reposent pas sur des consultations avec les provinces — elles ont expressément dit qu'elles n'en voulaient pas —, nuiraient à la qualité des soins offerts aux gens, à leur qualité de vie et, en fait, aux résultats qu'ils obtiendraient pour des maladies qui sont normalement traitables et guérissables.
Ces engagements auront aussi de graves répercussions sur une dimension de la santé qui a été mise de l'avant dans tout le pays, dans l'ensemble de nos collectivités. Tous les députés peuvent témoigner des effets de la COVID‑19 sur la santé mentale des Canadiens. Il est irresponsable que le gouvernement accorde la priorité à cette entente pour consolider son pouvoir et asseoir encore davantage le pouvoir du Cabinet du premier ministre. Son entente avec le NPD lui donne les coudées franches, mais ces mesures seront prises au détriment des besoins en santé des provinces et territoires.
Il est crucial que le gouvernement travaille de concert avec les provinces et les territoires afin d'améliorer les soins de santé. Pour ce faire, il faut que le premier ministre fasse preuve de leadership en nouant le dialogue avec les premiers ministres provinciaux. Nous avons un budget post-pandémie et le premier ministre a déclaré qu'il ne discuterait pas des soins de santé avec les provinces tant qu'il n'aurait pas décidé que la pandémie est bel et bien terminée.
C'est incroyable, étant donné tous les défis qui existent. Pensons aux répercussions des rendez-vous médicaux manqués ou reportés, à l'attente pour les traitements et les chirurgies, qui s'est allongée. Pensons aux soins de santé de couloir qui étaient répandus au pays bien avant la pandémie de COVID‑19. Au moment où ces problèmes se font le plus durement sentir, le premier ministre déclare que nous en discuterons après la crise des soins de santé que nous vivons actuellement. Cela n'est pas la collaboration ou le leadership dont ont besoin les Canadiens. Ce n'est certainement pas le leadership que les provinces réclament.
Le système des soins de santé est à court d'argent et de ressources et voilà que nous avons des programmes qui ont été décidés par le parti qui s'est classé quatrième aux élections. Ce parti a dicté au gouvernement minoritaire la manière de résoudre les problèmes du système de soins de santé: non pas avec des solutions, mais avec un fardeau plus lourd.
Le gouvernement libéral, le premier ministre et leur partenaire, le chef du NPD devraient discuter de transferts en santé prévisibles et stables avec les provinces, pour qu'elles puissent procéder à une planification. Toutes les augmentations qu'elles touchent actuellement avaient été planifiées et décidées par le gouvernement conservateur avant l'arrivée des libéraux au pouvoir. Les libéraux n'ont rien amélioré à cet égard. En fait, ils ont dénigré la formule, bien qu'ils l'aient conservée.
Cela m’amène à me demander ce que les libéraux ont réellement à offrir quand ils déclenchent des élections. Ils dénigrent la formule de financement des soins de santé adoptée par les conservateurs avant 2015, mais ils continuent à l’appliquer durant une pandémie six ans plus tard. Ensuite, ils imposent les promesses du NPD aux provinces, qui voulaient simplement parler des changements subis par le système au cours des cinq années au pouvoir des libéraux. C’est vraiment déroutant. Ils ont dit qu’ils ne garderaient pas la formule des conservateurs, mais ils l’ont conservée pour ensuite y ajouter ce que le NPD voulait.
Je suppose que les libéraux préparent le terrain pour les prochaines élections, ou pour que ce vote sur le budget permette de déterminer si les Canadiens veulent voter pour les néo‑démocrates ou pour les conservateurs. Eh bien, je dois dire aux députés que nous travaillerons tous avec les provinces. Nous donnerons un répit aux Canadiens. Nous n’ajouterons pas au fardeau que portent les Canadiens dans une période où ils peuvent le moins se le permettre et dans tous les secteurs dont j’ai parlé tout à l’heure, où il est question de problèmes d'abordabilité.
Quand j’aborde ces sujets, les députés ministériels affirment que les problèmes de chaîne d’approvisionnement sont un phénomène mondial. Ils comparent notre ratio dette-PIB avec ceux d’autres pays dans le monde. Pourtant, que l’on soit à Eureka, au Nunavut, à Victoria‑by‑the‑Sea, à l’Île‑du‑Prince‑Édouard, à Victoria, en Colombie‑Britannique, ou n’importe où au milieu, ce n’est que du vent. Cela ne veut rien dire pour les Canadiens qui ont du mal à acheter les produits de première nécessité.
Dans ma collectivité et d'un océan à l'autre, des gens sont obligés de choisir entre se chauffer ou manger, alors que nous cherchons à accueillir davantage de personnes dans notre merveilleux pays, afin qu'elles puissent jouir de toute sa beauté et de toute sa richesse. Nous ferions mieux de veiller à ce que ceux que nous tentons d'attirer ici ne se plaignent pas de publicité trompeuse. Ce ne sera pas facile quand ces personnes arriveront ici et qu'elles découvriront la réalité. Bienvenue au Canada. En passant, si vous voulez acheter une maison, il vous faudra 850 000 $ au bas mot pour commencer. Ouf! Une fois la maison achetée, bon courage avec la facture de chauffage. Même en pouvant la payer, la facture d'épicerie grimpera cette année d'au moins 1 000 $ par famille. De surcroît, le prix de l'essence ne fera qu'augmenter à cause des politiques inefficaces sur lesquelles le gouvernement continue de miser.
Les Canadiens avaient besoin que le gouvernement leur accorde un peu de répit. Ils avaient besoin de leadership dans le domaine des soins de santé. Comme ils n'ont obtenu ni un ni l'autre, les conservateurs, qui forment l'opposition officielle, sont extrêmement préoccupés et continueront de défendre les Canadiens.
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Lib. (MB)
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2022-04-25 12:11
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Madame la Présidente, le député a une mémoire sélective lorsque nous parlons des soins de santé. Il est vraiment à côté de la plaque. Quand on y pense, Stephen Harper n'a absolument rien fait. Il n'a pas négocié avec les provinces. En fait, il a laissé l'accord sur les soins de santé au Canada arriver à échéance. Il n'y a eu aucune négociation.
Une des premières choses que nous avons faites lorsque nous sommes arrivés au pouvoir a été de négocier chacun des accords sur les soins de santé avec les provinces. Aujourd'hui, les transferts en santé destinés aux provinces atteignent des montants records, mais ce n'est pas suffisant. Nous reconnaissons l'importance de la santé mentale, des soins de longue durée et du coût des médicaments pour les Canadiens. Nous voulons en faire plus et nous sommes préparés à le faire. Nos budgets successifs en sont la preuve.
Comment le député, après avoir regardé les chiffres des dernières années, a-t-il pu prononcer un discours qui contredit à ce point la réalité? Le gouvernement se préoccupe des Canadiens et de leur santé, et il l'a démontré dans chacun de ses budgets, y compris dans le dernier.
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Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, je suis ravi de voir que nous avons réveillé les passions chez les députés ministériels en ce lundi matin. Bon sang, j'espère sincèrement que le député, les gens qu'il représente ainsi que tous les autres députés et les gens de leur circonscription n'auront pas à vivre les difficultés du système de santé canadien qui découlent de l'inaction du gouvernement. Malheureusement, les gens qui doivent naviguer dans le système de santé aujourd'hui se heurtent aux réalités que mon collègue essaie de déformer. Notre système de santé est en crise. Nous vivons une crise des ressources humaines dans le secteur de la santé, et le gouvernement n'a rien prévu pour s'y attaquer dans le budget.
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Voir le profil de Mario Beaulieu
BQ (QC)
Madame la Présidente, comme les députés le savent, on a parlé plus tôt de toute la question des transferts en santé dans le cadre du débat sur une motion.
Nous savons que, dans les années 1960 et 1970, le gouvernement fédéral finançait 50 % des dépenses en santé. Il y a eu de multiples coupes et, maintenant, il ne finance qu'environ 22 % des transferts en santé.
Le gouvernement du Québec et toutes les provinces canadiennes demandent l'augmentation de ces transferts en santé. Malheureusement, dans le budget, nous ne retrouvons pas du tout ces mesures. Qu'en pense mon collègue?
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Voir le profil de Michael Barrett
PCC (ON)
Madame la Présidente, le premier ministre de la province du député s'est dit très préoccupé — c'est le moins qu'on puisse dire — par l'approche du gouvernement fédéral à l'égard des provinces. Je paraphrase, mais je crois qu'il a parlé d'une déclaration de guerre aux provinces. C'est extrêmement préoccupant.
J'en reviens à la déclaration du premier ministre selon laquelle il ne discutera pas du financement des soins de santé avec les provinces avant la fin de la pandémie. Or, nous allons devoir vivre avec la COVID‑19 pendant un bon moment et nous y adapter. Le premier ministre devra adapter son approche en conséquence. Il doit collaborer avec les provinces, étant donné que la santé relève de leur champ de compétence. Je sais que le gouvernement fédéral a parfois de la difficulté à le comprendre, mais les soins de santé sont de compétence provinciale: il doit donc travailler avec les provinces pour assurer un financement adéquat, et non pas leur dicter comment procéder.
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Voir le profil de Peter Julian
NPD (BC)
Madame la Présidente, je trouve toujours le député éloquent, et j'aime travailler avec lui. Cependant, j'ai quelques questions à lui poser.
Tout d'abord, durant la sombre décennie où le gouvernement Harper était à la tête du pays, il y avait en moyenne, selon le directeur parlementaire du budget, 25 milliards de dollars qui aboutissaient chaque année dans des paradis fiscaux. Le député dit se préoccuper du déficit, mais durant cette sombre décennie, un quart de billion de dollars — ou 250 milliards de dollars — s'est retrouvé dans des paradis fiscaux, et les conservateurs avaient mis en place des initiatives pour que cette pratique se poursuive. Comme nous le savons, des compressions avaient été effectuées dans les soins de santé au cours de cette période.
Comment le député peut‑il défendre le bilan de l'ancien gouvernement?
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