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NPD (BC)
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2021-12-16 11:34
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Monsieur le Président, je remercie mon collègue pour son analyse approfondie de cet enjeu. Il nous a présenté un examen rafraîchissant et révisionniste de l’économie néoconservatrice.
Je suis très heureux de constater qu’il a pris conscience de la crise du logement au Canada. Le NPD la dénonce depuis des décennies. Je viens de la vallée du bas Fraser, en Colombie‑Britannique, et je peux vous assurer que la crise du logement ne date pas d’hier ni de ces trois ou quatre dernières années. Elle s’amplifie depuis 20 ans. Mon collègue faisait partie du gouvernement au pouvoir de 2006 à 2015, lorsque la crise du logement s’aggravait dans la vallée du bas Fraser.
Je tiens à souligner une autre réalité. Évidemment, mon collègue est un ardent défenseur du libre-échange. Mais quels sont les effets du libre-échange? Nous vous mettons en garde à ce sujet depuis des années. Lorsqu’on réduit tous les tarifs à la frontière, les capitaux partent vers les pays où la production est la moins chère. Cela réduit la capacité concurrentielle du Canada.
Mon collègue est-il maintenant d’accord avec le NPD pour dire que la politique néolibérale de libre-échange était néfaste et a rendu le Canada dépendant d’autres pays pour obtenir ses produits primaires? Quelle responsabilité assume-t-il face à la crise du logement au Canada?
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Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Monsieur le Président, j’assumerai la responsabilité du fait qu’il était possible d’acheter une maison moyenne au Canada pour 450 000 $ lorsque notre parti était au pouvoir. J’en assume l’entière responsabilité. Actuellement, ce prix est de 720 000 $, soit 58 % de plus aujourd’hui que lorsque les conservateurs étaient au pouvoir.
Le député a tout à fait raison de dire que c’est dans sa province que le problème est le plus grave. Vancouver a un maire néo-démocrate, et il est impossible d’y construire quoi que ce soit. C’est formidable pour les riches. Je ne dis pas que c’est mauvais pour tout le monde. Ceux qui ont un manoir à Vancouver s’enrichissent chaque jour. Ils n’ont pas besoin de travailler du tout. Ils peuvent s’asseoir sur leurs gros actifs et s’enrichir chaque jour. Il y a aussi un premier ministre néo-démocrate qui est tout aussi anti-développement et qui empêche les gens de construire des maisons pour se loger à un prix plus abordable. Les snobs qui aiment tenir les pauvres et les minorités à l’écart de leurs quartiers se portent très bien dans cette ville néo-démocrate parce qu’on ne permet pas la construction de maisons dans ces quartiers huppés, branchés et socialistes où l’on boit du champagne.
Quant à la question des salaires, dans les pays qui nous devancent, les salaires sont élevés. L’Irlande, la Suisse et Singapour, où la libre entreprise règne, ont des salaires beaucoup plus élevés qu’ici au Canada et ils nous battent sur toute la ligne. Les salaires élevés sont bons pour la compétitivité. Le coût élevé du gouvernement ne l’est pas.
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Voir le profil de Denis Trudel
BQ (QC)
Monsieur le Président, cela fait environ deux ans que j'ai été élu à la Chambre des communes. Cela me fait beaucoup rire chaque fois que j'entends les conservateurs se plaindre que les libéraux n'en font pas assez pour l'industrie pétrolière. Or les libéraux sont meilleurs que les conservateurs. Ils ont acheté un oléoduc et, depuis deux ans, ils investissent 14 milliards de dollars par année dans l'industrie pétrolière.
Au Canada, les émissions des gaz à effet de serre n'ont cessé d'augmenter depuis que les libéraux sont au pouvoir, soit depuis 2015. Ils avaient promis de planter deux milliards d'arbres, mais seulement 0,5 % de ce nombre a été planté. Les libéraux sont meilleurs que les conservateurs pour l'industrie. Il y a même des environnementalistes qui s'ennuient des conservateurs, c'est quand même quelque chose.
J'ai un conseil à donner à mes amis conservateurs: ils devraient faire comme les libéraux, c'est‑à‑dire ajouter les mots « vert » et « durable » à la fin de toutes leurs phrases. De cette façon, ils vont se faire élire.
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Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Monsieur le Président, j'aimerais dire que ce ne sont pas les libéraux qui en font le plus pour la consommation de pétrole, ce sont les bloquistes.
Le Bloc québécois veut que l'on offre des subventions à Bombardier. Qu'est-ce que l'on brûle dans les avions de Bombardier? Est‑ce du pétrole? Est-ce l'énergie solaire qui fournit l'énergie pour ces avions? Que retrouve-t-on dans les raffineries à Montréal et à Québec? On y retrouve du pétrole, mais c'est du pétrole provenant des États‑Unis. Il faut faire attention à cela.
Les bloquistes appuient seulement les compagnies pétrolières étrangères. Personne au monde n'en fait plus pour le pétrole étranger que le Bloc québécois. À mon avis, c'est important de le dire.
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Voir le profil de Mark Gerretsen
Lib. (ON)
Monsieur le Président, j’ai écouté l’intervention du député de Carleton aujourd’hui et j’ai certes entendu beaucoup de choses. Chaque fois qu’il aborde la question du logement, il semble parler de la construction de nouveaux logements et, si je comprends bien, il parle davantage de lotissements et de maisons individuelles. C’est important et, assurément, nous devons toujours nous concentrer sur ce dossier à tous les ordres de gouvernement, mais ce dont ne parlent jamais les conservateurs, en particulier le député, c’est de logements abordables pour les gens qui ont besoin que leur loyer soit adapté à leur revenu. Il ne faut pas seulement parler du prix abordable des maisons, mais aussi des logements abordables.
Le député peut-il nous présenter sa position, et peut-être celle du Parti conservateur, à propos des gens qui ont besoin d’un logement mieux adapté à leurs revenus, des gens qui ont vraiment de la difficulté à joindre les deux bouts, et pas seulement ceux qui cherchent à posséder une nouvelle maison individuelle?
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Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Monsieur le Président, permettez-moi de corriger le député. Chaque Canadien a besoin d’un logement adapté à son revenu. Par définition, les gens ne peuvent pas payer leur hypothèque si leur maison est hors de prix par rapport à leur revenu. Or, c’est exactement le problème que le gouvernement a créé.
Lorsque le gouvernement a commencé à imprimer de l’argent au printemps 2020, les prix des logements étaient en baisse. Puis, soudainement, la tendance s’est inversée et nous avons observé une flambée jamais vue dans toute l’histoire du Canada, comme l’ont dit les économistes principaux de l’Association canadienne de l’immeuble, pas plus tard qu’hier. Qu’est ce que cela signifie? Cela signifie que non seulement les très pauvres sont incapables d'être propriétaires maintenant, mais que lorsqu’ils calculent le nombre de mois qu’il leur faudrait pour économiser l’acompte requis pour acheter un logement, ils s’aperçoivent qu’ils ne vivront pas assez longtemps pour y parvenir. Il existe maintenant une catégorie de personnes au Canada qui ont fait le calcul mathématique qu’elles ne posséderont jamais une maison.
Je voudrais qu’avant que lui et son gouvernement ne commencent à imprimer plus d’argent et à gonfler les actifs de leurs amis riches, le député réfléchisse bien aux répercussions sociétales très dangereuses de ces actes sur un pays où des millions de personnes croient qu’elles seront privées à jamais de la propriété foncière.
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Voir le profil de Clifford Small
PCC (NL)
Monsieur le Président, en 2008 et 2009, le Canada faisait l’envie du monde lorsque nous avons traversé la crise financière. Pourquoi en était-il ainsi, et quelles politiques différentes sont nécessaires pour nous ramener au premier rang des pays du G7 sur le plan économique?
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Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Monsieur le Président, je peux dire objectivement que c’est la meilleure question qui a été posée jusqu’à présent. Cela ne fait aucun doute.
Le député a tout à fait raison. Nous avons été les derniers à entrer dans la récession de 2008 et les premiers à en sortir. Pourquoi? Parce que nos dépenses étaient opportunes, ciblées et temporaires, parce que nous avons allégé les tracasseries administratives et réduit les impôts afin de stimuler l’investissement et la croissance, et ce, tout en équilibrant le budget seulement quatre ans plus tard. Nous avons réussi à maintenir notre ratio de la dette au PIB au plus bas niveau de tout le G7, un grand atout que le gouvernement a hérité des conservateurs, mais qu’il est malheureusement en train de dilapider rapidement.
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Voir le profil de Mario Simard
BQ (QC)
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2021-12-16 11:43
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Monsieur le Président, j'ai beaucoup d'affection pour mon collègue de Carleton et je vais donc lui dire immédiatement que je ne suis pas d'accord avec mon collègue de Longueuil—Saint-Hubert.
Je suis persuadé que les conservateurs sont très bons lorsqu'il est question de pétrole. La preuve en est qu'à la dernière session, ils ont déposé une motion qui disait que le pétrole était irremplaçable et que c'était mieux que l'air et l'eau.
Je vais tout de même souligner à mon collègue de Carleton, qui me dit souvent que le véhicule le plus vendu est le F‑150 et qu'il sera bientôt disponible en version électrique, qu'un mensonge maintes fois répété n'en fait pas une vérité.
Le Québec consomme majoritairement du pétrole en provenance du Canada. Mon collègue serait-il d'accord avec moi que, pour créer de la richesse, il faudrait peut-être réfléchir à une transition vers des énergies plus propres, ce qui semble supposer de restreindre notre consommation de pétrole? J'aimerais l'entendre à ce sujet et avoir ses lumières.
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Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Monsieur le Président, à cause du Bloc, les pétrolières étrangères sont capables de vendre davantage de pétrole dans l'Est du Canada. C'est un fait. Tout le pétrole qui vient de l'océan Atlantique, dans l'Est du Canada, provient des pétrolières étrangères, et le Bloc appuie...
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Voir le profil de Chris d'Entremont
PCC (NS)
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2021-12-16 11:45
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Je suis désolé d'interrompre le député, mais il semble y avoir un problème d'interprétation.
Le problème est maintenant réglé.
L'honorable député de Carleton a de nouveau la parole.
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Voir le profil de Pierre Poilievre
PCC (ON)
Monsieur le Président, l'absence d'un oléoduc pour acheminer le pétrole de l'Ouest canadien signifie nécessairement que le pétrole proviendra du Moyen‑Orient.
On devrait parler de « Bloc d'Arabie saoudite » au lieu de Bloc québécois, parce que le Bloc appuie le pétrole de l'Arabie saoudite. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être l'expliqueront-ils.
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Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2021-12-16 11:45
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Monsieur le Président, je vais partager le temps qui m'est imparti avec ma collègue et amie la députée de Shefford.
Le projet de loi C‑2 est revenu à la Chambre après avoir été étudié, et même bonifié, en comité parlementaire. Je tiens à expliquer à la Chambre pourquoi le Bloc québécois appuyait le principe du projet de loi et a voté en sa faveur. On est toujours en pandémie, comme le rappelle malheureusement le variant Omicron, et plusieurs secteurs demeurent en difficulté. Or, depuis le début, on a décidé collectivement de les soutenir en sachant qu'on aurait besoin de ces travailleuses et travailleurs et de ces entreprises au lendemain de la pandémie.
Le projet de loi C‑2 prolonge la Subvention salariale d'urgence du Canada et la Subvention d'urgence pour le loyer du Canada, mais de façon plus ciblée, visant des secteurs en difficulté comme le tourisme et l'hôtellerie. Je pense ici aux difficultés que vivent les grands groupes hôteliers alors que les conférences internationales, entre autres, sont mises sur pause. Le projet de loi cible aussi un secteur qui nous tient particulièrement à cœur, celui des arts et de la culture, et contient des mesures pour les entreprises d'autres secteurs qui vivent de grandes difficultés. Le projet de loi propose aussi un soutien aux gens qui doivent aider un malade confiné à domicile en raison de la COVID‑19, ainsi que des mesures de soutien si une province ou une région retombe en confinement. Nous sommes donc en faveur de tout cela.
En lisant la première version du projet de loi, nous avions, ainsi que plusieurs collègues à la Chambre, remarqué que les travailleuses et travailleurs autonomes y étaient laissés pour compte puisque le projet de loi ne prévoyait rien pour elles et eux après la fin de la Prestation canadienne de la relance économique. Nous étions favorables à l'idée de soutenir ces personnes dans ces secteurs en difficulté.
La première question que j'avais posée à la ministre des Finances portait donc sur l'absence de mécanismes de soutien pour ces personnes dans les secteurs ciblés. Elle nous a dit et redit publiquement — ce que les fonctionnaires sont venus confirmer au Comité permanent des finances — que le programme, le gouvernement et le ministère n'étaient pas en mesure d'apporter un soutien ciblé dans ces secteurs. Mon collègue d'Elmwood—Transcona a lui aussi soulevé cette question au Comité, tout comme ma collègue de Shefford.
Tout cela est donc très décevant. Après presque deux ans de pandémie, le gouvernement et les ministères n'ont pas été capables d'évoluer, d'adopter une nouvelle direction, d'être plus flexibles et de mieux adapter les outils existants, notamment en ciblant les secteurs. On l'a fait pour la Subvention salariale, mais pas pour les travailleuses et travailleurs autonomes de ces mêmes secteurs. Cela n'a pas de bon sens.
Néanmoins, nous avons négocié et réussi à obtenir une garantie qu'il y aurait un programme de soutien pour les travailleuses et travailleurs autonomes du secteur de la culture. La ministre des Finances est venue nous en informer au Comité et le ministre du Patrimoine canadien nous a expliqué avec beaucoup de détails à quoi cela allait ressembler, évoquant notamment le modèle québécois. Au Québec, le gouvernement soutient des fondations, qui appuient à leur tour les travailleuses et travailleurs autonomes du secteur. Puisqu'il nous était inacceptable d'abandonner les travailleuses et travailleurs autonomes du secteur de la culture, les garanties que nous avons eues nous conviennent et c'est parfait pour ce point.
Le Bloc québécois avait une autre demande pour le gouvernement et la ministre des Finances. La version initiale du projet de loi accordait un immense pouvoir à la ministre et au gouverneur en conseil — dans le jargon législatif — pour modifier toutes les modalités du projet de loi afin de répondre à tout nouveau besoin qui pourrait se faire sentir. Selon les critères, une entreprise devait avoir perdu 50 % de son chiffre d'affaires — 40 % si l'entreprise est dans un secteur ciblé — durant les périodes de référence pour être admissible. Sont-ce de bons pourcentages? Nous n'avons malheureusement pas eu le temps d'étudier ces questions en profondeur à cause des courts délais que nous avons eus.
La ministre des Finances et les fonctionnaires nous ont confirmé que, avec le projet de loi C‑2 tel que rédigé, la ministre avait le pouvoir d'apporter des modifications par règlement. C'est la même chose en ce qui concerne le niveau de soutien et les secteurs ciblés.
Il s'agit de quelque chose de fondamental pour le Bloc québécois. En effet, en temps de pandémie, la situation et la conjoncture changent vite. Certains secteurs, que nous jugeons devoir soutenir parce qu'ils sont cruciaux et stratégiques pour notre économie, peuvent se retrouver en grande difficulté. Il faut donc agir en ce sens. Nous avons d'ailleurs reçu une confirmation à cet égard, grâce à une certaine ouverture de la ministre des Finances.
Le Bloc québécois sera là pour le lui rappeler. En effet, le secteur manufacturier au Québec nous a interpelés à ce sujet. La pandémie a entraîné une grande pénurie de semi‑conducteurs, et d'importantes entreprises québécoises qui utilisent des semi‑conducteurs ont vu leur production varier considérablement et être ralentie. La ministre des Finances nous a dit que les chiffres montraient que la situation était moins mauvaise qu'on le craignait, et elle s'est engagée à nous transmettre les chiffres. Je lui rappellerai que nous les attendons toujours et que, une semaine après cette discussion, nous n'avons rien reçu. Cela pourrait certainement être corrigé.
Ce que le Bloc québécois aime du projet de loi C‑2, c'est que, si la ministre des Finances devait soutenir et mieux épauler ce secteur, elle aurait le pouvoir de le faire par règlement. Cela pourrait se faire rapidement. C'est la même chose en ce qui concerne l'industrie aérospatiale. Nous nous sommes engagés à en discuter en profondeur dès notre retour à la Chambre, afin de voir quelle est la conjoncture et comment les besoins ont évolué. Encore une fois, le Bloc québécois sera là pour rappeler à la ministre des Finances le pouvoir dont elle dispose et pour lui rappeler de l'utiliser au besoin pour le bien‑être de l'économie.
J'aborderai un point qui ne figure pas dans le projet de loi C‑2. Cela est d'une injustice sans nom, car il s'agit d'une grave crise. Je veux parler de la situation des aînés qui ont eu recours à diverses formes de prestations d'urgence pendant la pandémie et qui se voient maintenant amputés d'une partie de leur Supplément de revenu garanti, parce que la Prestation canadienne d'urgence n'est finalement pas considérée comme un revenu de travail, parce que leur dossier était traité par Service Canada, ce qui les empêchait de procéder à un nouveau calcul pour l'année en cours, ou parce qu'on a exigé un remboursement de dette dans l'année même au lieu d'un étalement sur quelques années.
Je suis certain que ma collègue de Shefford en parlera en profondeur dans son discours. Le Bloc québécois considère qu'il s'agit d'un grave problème. Pendant et après la campagne électorale, nous avons contacté la ministre des Finances et les ministres québécois respectifs à ce sujet en leur disant qu'il fallait agir, car c'était important. Ensuite, en lien avec le projet de loi C‑2, nous le lui avons demandé. La ministre des Finances s'est engagée à régler la situation et nous disait que ce serait fait dans les prochains jours. Nous avons compris que ce serait dans la mise à jour économique. Nous avons finalement obtenu 742 millions de dollars. Ce n'est pas la formule que nous préconisions, mais cela semble intéressant. Nous attendons de voir tous les détails pour pouvoir nous faire vraiment une tête.
Cependant, il y a un gros problème. En effet, cela ne serait disponible qu'en mai 2022. Les aînés vivent depuis plusieurs mois avec des revenus réduits. Les aînés les plus pauvres, qui touchent le Supplément de revenu garanti, n'ont déjà pas un grand pouvoir d'achat. De plus, alors que nous sommes aux prises avec l'inflation, la correction arriverait seulement en mai prochain. C'est inacceptable. Le Bloc québécois sera assurément là pour rappeler au gouvernement l'importance d'accélérer ces délais.
Nous aurions eu besoin de plus de temps en comité. Nous avons été très pressés et le gouvernement a mis deux mois avant de convier de nouveau la Chambre, à la suite d'une élection qui n'était pas nécessaire. Cela fait que nous n'avons pas pu bonifier le projet de loi comme nous aurions pu le faire.
Je tiens toutefois à rappeler que nous avons adopté un amendement proposé par mon collègue d'Elmwood—Transcona. Cet amendement vient bonifier le projet de loi C‑2. J'imagine que mon collègue pourra en parler plus en détail lors de sa présentation. Un amendement proposé par le député de Carleton a également été adopté. Cependant, l'étude d'un projet de loi requiert davantage de temps.
En conclusion, je tiens à remercier mes collègues qui m'ont épaulé au Comité permanent des finances. Je pense au député de Drummond concernant les arts et la culture, à la députée de Terrebonne, qui s'intéresse aux programmes d'aide en période de pandémie, à ma collègue de Shefford, qui s'intéresse aux aînés, et à mon collègue d'Abitibi—Témiscamingue, qui est également venu m'épauler.
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Voir le profil de Daniel Blaikie
NPD (MB)
Monsieur le Président, l'une des choses qui me surprennent concernant la solution libérale à la question du Supplément de revenu garanti, c'est qu'il ne s'agit que d'un seul paiement qui ne sera peut-être pas versé avant le mois de mai. Or on sait déjà que des aînés sont en crise et ont besoin d'aide maintenant.
Dans les premiers jours de la pandémie, en mars 2020, des centaines de milliards de dollars en liquidités ont été versés aux banques. En ce moment, des vraies personnes ont un vrai problème qui exige une solution urgente. Pourtant, le gouvernement leur dit qu'elles devront attendre encore quelques mois même si elles attendent une solution depuis plusieurs mois. Ces personnes vivent dans leur automobile ou dans la rue. Il est vraiment inacceptable qu'elles ne reçoivent de l'aide qu'au mois de mai.
Qu'en pense mon collègue?
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Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
BQ (QC)
Voir le profil de Gabriel Ste-Marie
2021-12-16 11:57
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Monsieur le Président, en effet, quand un problème touche des gens qui ont beaucoup de pouvoir économique, cela se règle vite. Ils ont l'oreille du gouvernement et cela ne tarde pas, c'est rapidement corrigé.
Par contre, quand il s'agit de pauvre monde, de gens qui ne parlent pas fort et qui mènent leur petite vie comme ils le peuvent, c'est plus long. On les entend moins parce qu'ils parlent moins fort et sont moins amis avec le gouvernement. C'est déplorable.
Selon nos calculs, les sommes prévues dans le budget corrigeront la situation, mais nous devons obtenir une confirmation à ce sujet. Cependant, quand on regarde le tableau, on constate que cet argent ne sera versé que lors du prochain exercice financier, à compter d'avril prochain. Lorsque nous posons la question aux fonctionnaires, ils nous répondent qu'ils avaient prévu cela pour le mois de mai. Or, comme le dit si justement mon collègue, ce problème aurait dû être réglé dès le mois de juillet dernier.
Nous entendons des histoires d'horreur dans chacune de nos circonscriptions. Des gens ont quitté leur logement, alors que d'autres ne peuvent plus payer leurs médicaments. On ne pouvait pas attendre jusqu'à maintenant et on ne peut certainement pas attendre jusqu'en mai pour que ce problème soit réglé. Notre rôle, en tant que parlementaires, est de faire pression sur le gouvernement pour que cela change.
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